|
Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 12 No. 174
Jeudi 26 Juillet 2001
LES FAITS MARQUANTS DE LA
DEUXIEME PARTIE DE LA CDP-6
MERCREDI 25 JUILLET 2001
Les délégués près de la
session de reprise de la CdP-6 se sont réunis, en début de
soirée, dans une Plénière retardée, pour adopter
formellement la décision politique agréée, le lundi 23
juillet, par les ministres et autres officiels de haut rang.
Ils devaient y discuter par ailleurs, de l'organisation des
réunions durant le reste de la semaine. Après la Plénière,
les délégués se sont réunis dans des groupes de
négociation sur les questions du financement, du respect des
obligations, des mécanismes et du thème de l'utilisation des
sols, des modifications survenues dans l'utilisation des sols
et de la foresterie (LULUCF).
LA PLENIERE
Les délégués se
réunirent dans une séance Plénière reportée tard dans
l'après-midi, à la suite d'intenses négociations privées
menées tout au long de la journée entre le Président Pronk
et diverses délégations en vue de résoudre les questions en
suspens touchant à l'adoption de la décision politique,
ainsi que des questions d'ordre organisationnel. Le Président
Pronk souligna que son rôle consistait à sauvegarder
l'intégrité de l'accord politique conclu le lundi 23
juillet, à garantir un processus équitable et encourager les
délégués à travailler intensément sur la plate-forme de
ces accords, aux fins de parvenir à un consensus sur les
décisions pertinentes d'ici le vendredi 27 juillet.
L’ADOPTION DE LA DECISION
POLITIQUE: Le Président Pronk
présenta la décision politique concernant la Mise en
Application du Plan d'Action de Buenos Aires (PABA) (FCCC/CP/
2001/L.7), pour adoption formelle par la CdP. La décision fut
adoptée.
Le texte de cette décision
est identique à celui figurant dans la proposition
présentée au Comité du Président, samedi 21 juillet à
23h, intégrant les libellés portant sur les procédures et
sur les mécanismes ayant trait au thème du respect aux
obligations, qui avaient été présentés pour adoption
durant la Plénière de Haut Niveau, lundi 23 juillet. Le
Président Pronk nota qu'un certain nombre d'incohérences
restaient à régler, lesquelles se trouvaient listées dans
deux documents: le premier (FCCC/CP/2001/ CRP.9) présente
l'inventaire des amendements rédactionnels et techniques tels
qu'identifiés par le Secrétariat; le second, (FCCC/CP/ 2001/
CRP.10) est une proposition avancée par la Fédération de
Russie appelant à l'insertion d'une note de bas de page
stipulant que les valeurs allouées à la Fédération de
Russie pour la gestion forestière, sont à considérer comme
étant des chiffres préliminaires.
L'ARABIE SAOUDITE précisa
que ces documents étaient sujet de négociation et qu'ils ne
faisaient pas partie de ce qui avait été adopté dans la
décision. Il argua qu'il était inacceptable de réouvrir les
questions réglées. Le G-77/CHINE, appuyé par de nombreux
pays membres, ainsi que par le GROUPE POUR L'INTEGRITE
ENVIRONNEMENTALE, le CG-11, l'UE, le JAPON, l'AUSTRALIE et les
ETATS-UNIS, souligna l'importance de la sauvegarde de
l'intégrité de l'accord politique réalisé lundi. L'UE et
la SUISSE requirent que la Déclaration Politique conjointe
concernant les finances, soit incluse dans le procès verbal
de la conférence. Le JAPON requit également qu'une note
rende compte de sa déclaration sur le sujet du financement.
L'ARABIE SAOUDITE, l'AUSTRALIE et les ETATS-UNIS mirent en
relief la nécessité de s'adosser sur les textes de la CCCC
et du Protocole, lorsqu'il y a le moindre doute concernant la
décision politique.
L'ORGANISATION DES TRAVAUX: Le
Président Pronk proposa que les délégués poursuivent leurs
travaux restant des groupes de négociation établis
précédemment sur les thèmes du financement, de LULUCF, des
mécanismes, du respect des obligations et des Articles 5
(questions méthodologiques), 7 (communication des
informations) et 8 (revue des données) du Protocole.
L'orateur proposa que les travaux commencent, avec les quatre
premiers groupes. L'AUSTRALIE, le CANADA et la NOUVELLE
ZELANDE soulignèrent l'importance des Articles 5, 7 et 8, et
encouragèrent l'idée de traiter de ce point dans les
meilleurs délais possibles. Le Coprésident du groupe de
négociation sur les mécanismes, Raul Estrada, nota que le
thème de LULUCF, dans les mécanismes, sera traité dans le
groupe chargé de LULUCF, et que les questions des registres,
qui touche également les 5, 7 et 8, seront traitées sans le
groupe sur les mécanismes. Le CANADA fit part de ses
réserves concernant le fait que ces registres soient
"extraits" du paquet regroupant les Articles 5, 7 et
8.Le Président Pronk déclara que ces réserves seront
examinées par le Bureau, jeudi.
LES GROUPES DE NEGOCIATION
LES FINANCES:
Le groupe de négociation sur les finances se réunirent en
nocturne pour examiner la version révisée du papier
officieux concernant la mise en application de l'Article 4.8
et 4.9 (effets adverses). Une Partie visée à l'Annexe I
souligna que la décision politique nouvellement adoptée
concernant la mise en application du PABA, contenait des
chapitres présentant un chevauchement avec le papier
officieux, et insista que cette décision était le document
définitif. Les Parties examinèrent une proposition avancée
par l'une des délégations, concernant la mise en œuvre des
activités traitant des effets adverses du changement
climatique, aux fins d'établir une distinction entre les
activités appuyées par le FEM et d'autres sources
bilatérales et multilatérales, et les activités soutenues
par le Fonds Spécial pour la lutte contre le changement
climatique, l'outil d'adaptation. Plusieurs Parties visées à
l'Annexe I, notèrent que la proposition visait à fournir des
directives claires. Les pays en développement déclarèrent
que la réécriture du chapitre s'avérerait compliquées et
nécessitant beaucoup de temps. Le Coprésident Andrej Kranjc
suggéra qu'un comité de rédaction restreint soit convoqué.
Ce groupe se réunit immédiatement après la clôture de la
réunion du groupe de négociation, en vue de traiter de la
répartition des activités dans celles appuyées par le FEM
et celles appuyées par le Fonds pour l'Adaptation et le Fonds
spécial pour la lutte contre les changements climatiques.
LES MECANISMES:
Le groupe de négociation sur les mécanismes, co-présidé
par Raul Estrada et Kok Kee Chow, se réunit dans le courant
de l'après-midi et se retrouva dans la soirée pour entendre
la réponse des deux groupes et du sous-groupe établis
mercredi 18 juillet, et pour examiner le texte consolidé
concernant le MDP. Murray Ward (Nouvelle Zélande), Président
du sous-groupe informel sur l'éligibilité aux mécanismes et
des procédures de vérification pour le suivi de deux projets
conjoints de mise en application, nota qu'un certain nombre de
désaccords restait à régler, en particulier, les
procédures de vérification. Le Président du sous comité de
rédaction informel sur les questions techniques du MDP, Jose
Domingos Gonzales Miguez (Brésil), rapporta, pour sa part que
le consensus a été réalisé sur; les lignes de départ et
de la complémentarité; les activités des projets de petite
échelle relevant du MDP; l'évaluation de l'impact
environnemental; la participation du public; et la revue par
le Comité Exécutif .des Désaccords demeurent au sujet de la
transaction des REC. Les deux groupes se sont réunis de
nouveau pour parachever leurs négociations.
Utilisant un projecteur, les
Présidents Estrada et Chow devaient ensuite présenter une
proposition de texte consolidé concernant les Modalités et
Procédures pour l'incorporation dans le MDP, du texte de La
Haye, le texte de Pronk, les résultats agréées, le
sous-groupe technique concernant le MDP, et le texte tiré de
la décision politique concernant la mise en application du
PABA. Un certain nombre de Parties firent part de leurs
réserves concernant l'approbation du texte sur la base des
diapositives uniquement, et requit des copies imprimées du
texte d'intégration. Notant ces réserves, les Coprésidents
présentèrent un texte identifiant la source des divers
paragraphes. La réunion fut ensuite ajournée pour permettre
aux délégués de poursuivre leurs travaux dans les
sous-groupes informels.
Le Coprésident Estrada
souligna la nécessité de travailler rapidement si on voulait
qu'un accord soit réalisé vendredi. Le Coprésident Chow
nota que des consultations informelles auront lieu à un stade
ultérieur sur les activités de mise en œuvre concertée, et
requit des Parties de lui apporter leurs contributions sur ce
sujet.
LE RESPECT DES OBLIGATIONS:
Le Coprésident du groupe de négociation, Neroni Slade,
déclara que les Coprésidents ont préparé un papier
officieux, sous l'autorité du Président Pronk, qu'ils
espéraient voir aider les délégués dans leurs travaux à
venir. Introduisant le papier officieux, il indiqua l'origine
des libellés - le texte de Pronk, le texte de La Haye ou la
décision politique. Il ajouta que ce document unifié
constituait le "produit naturel" du travail du
groupe de négociation. Le Coprésident Slade suspendit,
ensuite, la réunion pour permettre aux groupes régionaux et
aux délégations d'examiner le papier officieux.
A la reprise de la réunion,
les délégués présentèrent leurs premières réactions au
sujet du papier officieux. Les pays en développement et
plusieurs autres pays industrialisés l'accueillirent
favorablement comme bonne plate-forme pour le travail futur du
groupe. Une Partie visée à l'Annexe I fit part de ses
réserves concernant la présence dans le papier officieux de
certaines parties de la d�cision politique non incluses dans
le chapitre concernant le respect des obligations. Avec
plusieurs autres Parties vis�es � l'Annexe I, l'oratrice
remit �galement en question la mani�re dont le paragraphe de
la d�cision consacr� � l'adoption des proc�dures et des
m�canismes ayant trait au th�me du respect des obligations a
�t� trait�. Un groupe de Parties vis�es � l'Annexe I fit
part d'un certain malaise concernant les modifications
apport�es � la branche charg�e de la facilitation, sa
relation avec la branche charg�e de la mise en application et
des proc�dures du recours en appel. Ce groupe rappela
�galement aux participants le mandat confi� par les
ministres de parachever leur travail d'ici la fin de la CdP-6.
Cl�turant la r�union, le Copr�sident Slade invita les
d�l�gu�s en position de le faire, � fournir d'ici jeudi,
midi, des suggestions quant � la mani�re de refl�ter dans
le papier officieux, la d�cision politique.
LULUCF:
Le Copr�sident Harald Dovland informa les d�l�gu�s
que la t�che qui attend le groupe de n�gociation comprenait
l'�laboration des d�cisions concernant le th�me de LULUCF,
et nota la limitation du temps disponible. Il souligna que les
d�cisions refl�teraient la d�cision politique prise par les
ministres le lundi 23 juillet, ainsi que le paquet de
documents discut� auparavant dans le groupe de n�gotiation .
Il sugg�ra qu'un petit comit� soit convoqu� pour mener les
travaux de r�daction, sur la base du nouveau libell�
pr�par� par les Copr�sidents. Plusieurs Parties
endoss�rent cette approche. Andreas Fischlin (Suisse) et
Halldor Thorgeirsson (Islande) furent d�sign�s Copr�sidents
du comit� de r�daction. Le Secr�tariat distribua les
projets de d�cisions concernant le th�me de LULUCF,
contenant des libell�s tir�s directement de la d�cision
politique et du texte juridique additionnel. Le projet de
d�cision englobait: une d�cision de la CdP-6; une d�cision
de la CdP/RDC-1; une annexe incluant des d�finitions, des
modalit�s, des r�gles et des lignes directrices applicables
au th�me de LULUCF dans le cadre du Protocole; et un
appendice incluant la quantit� de Mt C / an que les Parties
vis�es � l'Annexe I peuvent esp�rer recevoir des cr�dits
pour leur mise en �uvre, durant la premi�re p�riode
d'engagement, en tant que r�sultat de la gestion foresti�re,
dans le cadre de l'Article 3.4 (activit�s additionnelles) du
Protocole et des activit� ayant trait au th�me de LULUCF,
dans le cadre de la mise en �uvre concert�e. Le comit� de
r�daction se r�unit tard dans la soir�e pour travailler sur
le document, et poursuivit ses consultations jusque dans la
nuit.
LES CONSULTATIONS
INFORMELLES
Les d�l�gu�s se
r�unirent dans un groupe de contact convoqu� dans le cadre
du SBI, pour examiner le budget programmatique de la biennale
2002-2003. Les Participants engag�rent une s�ance de
question-r�ponse sur divers types de budgets programmatiques,
y compris: les exigences en mati�re d'effectifs; la
repr�sentation g�ographique, la repr�sentation du
personnel; le financement global, l'augmentation du
financement g�n�ral propos�e; et l'impact des d�cisions
prises par la CdP sur le programme de travail. Les d�l�gu�s
d�battirent �galement des priorit�s en mati�re de
d�pense, avec les pays en d�veloppement mettant l'accent sur
le transfert des technologies, comme �tant l�un des
domaines cl�s.
DANS LES COULOIRS
Les Participants ont v�cu
plusieurs heures de nervosit�, mercredi toute la journ�e,
apr�s que des d�saccords autour de la d�cision politique
approuv�e lundi, aient renvoy� les n�gociateurs �
l'ouvrage pour l'aplanissement de leurs diff�rences. Des
r�serves concernant les implications substantives/politiques
de certains des changements techniques et r�dactionnels
apport�s � la d�cision politiques, qui ont apparemment
abouti � quelques diff�rences dans les points de vue sur le
point de savoir quelle version soumettre � la Pl�ni�re pour
adoption. Des r�serves ont �galement port� sur le niveau du
plafonnement allou� par la F�d�ration de Russie dans le
domaine de la gestion foresti�re, ce pays ayant propos�
officiellement que les chiffres indiqu�s soient consid�r�s
comme �tant "pr�liminaires." Par ailleurs, des
questions ont �galement �t� pos�es quant � la meilleure
mani�re de proc�der du point de vue de l'organisation des
travaux de la deuxi�me partie de la CdP-6, durant les jours
qui lui restent. Ces questions ont, toutefois, sembl� �tre
r�gl�es, en fin d'apr�s-midi, lorsque la Pl�ni�re a �t�
enfin en mesure d'adopter officiellement la d�cision
politique et d'�tablir le calendrier de ses travaux.
Tard, mercredi, l'attention
des participants s'est tourn�e vers les groupes de
n�gociation, qui, apr�s la Pl�ni�re, reprirent leur
travail, commen�ant le nettoyage des divers textes. Certains
observateurs ont sugg�r� que les n�gociateurs doivent
cravacher dur pour finir le ce travail "technique"
autour des textes en suspens, d'ici vendredi, fin de journ�e.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
LES GROUPES DE NEGOCIATION: Les
groupes de n�gociation se r�uniront matin, apr�s-midi et
soir, pour la poursuite de travaux sur les textes de
n�gociation. Compte tenu de l'importance de leur panier de
travail, des r�unions de groupe, de sous-groupe et de
consultations informelles, additionnelles sont probables.
Consultez les monitors du circuit TV ferm� pour plus de
d�tails.
LE GROUPE D'EXPERTS
CONSULTATIF: Le Comit� des Amis du
Pr�sident du SBI sur le travail du Groupe d'Experts
Consultatif charg� des Communications des Parties vis�es �
l'Annexe I, se r�unira de 15h � 17h dans le Salon Mann. |