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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 12 No. 173
Mercredi 25 Juillet 2001
LES FAITS MARQUANTS DE LA
DEUXIEME PARTIE DE LACdP-6 DE LA CCCC
MARDI 24 JUILLET 2001
L'Organe Subsidiaire de Mise
en Application (SBI) et l'Organe Subsidiaire de Conseil
Scientifique et Technologique (SBSTA) se sont réunis pour la
prise en charge du programme de travail de leurs quatorzièmes
sessions. Les délégués ont également tenu une brève
séance Plénière.
LE SBI
LES QUESTIONS
ORGANISATIONNELLES: Le SBI procéda
à l'adoption de son ordre du jour et de la liste des ONG
recommandées pour la participation dans ses travaux en
qualité d'observateur. Au sujet de l'élection des membres du
Bureau, le Président du SBI, John Ashe, indiqua que lui-même
et le Président du SBSTA, Harald Dovland, étaient en train
de mener des consultations.
LES QUESTIONS
ADMINISTRATIVES ET FINANCIERES:
S'agissant des questions administratives et financières, le
SBI procéda d'abord à l'examen de la performance financière
des exercices 2000-2001. Le Secrétariat souligna qu'une liste
indicative révisée des contributions était présentée pour
2001, comme suite à l'adoption par l'Assemblée Générale de
l'ONU en 2000, de la révision de l'échelle d'évaluation.
L'orateur nota la contribution annuelle spéciale de DM 3.5
millions, apportée par le gouvernement hôte. Le CANADA, la
NORVEGE, la FEDERATION DE RUSSIE et la LETTONIE firent part de
leurs réserves concernant le fait que, contrairement aux
indications contenues dans le document de l'état des
contributions, ils avaient bien pris les mesures nécessaires
pour la réalisation de leurs contributions pour 2001. Le
G-77/CHINE déclara que la résolution pertinente de
l'Assemblée Générale de l'ONU stipule que l'échelle
révisée ne doit pas affecter, de manière automatique,
l'échelle d'évaluation des autres organes de l'ONU. Le
Président Ashe annonça qu'un projet de décision sur ce
sujet sera élaboré.
S'agissant de la mise en
œuvre de l'Accord concernant le Siège, le Secrétaire
Exécutif de la CCCC, Michael Zammit Cutajar, nota la
nécessité de trouver pour un nombre croissant de personnels
des logements temporaires, vu que le Secrétariat continue à
s'agrandir. Une première offre faite par le Gouvernement
Allemand, portant sur une partie du complexe de l'ex
Bundeshaus avait été jugée insuffisante pour répondre aux
besoins actuels. L'orateur déclara, cependant, avoir bon
espoir de voir la situation résolue, sous peu. Quelques
avancées sur le problème des visas et autres furent
également notées. L'ALLEMAGNE mit en exergue son engagement
à garantir un logement adéquat et les meilleures conditions
de travail possibles pour le personnel des Nations Unies. Le
représentant indiqua que des pourparlers étaient en cours
pour un éventuel accueil de toutes les organisations
onusienne résidant à Bonn, dans un seul endroit.
L'ARGENTINE exprima une
certaine préoccupation concernant les difficultés posées au
niveau des visas et du logement. Le délégué suggéra
l'établissement d'un comité restreint chargé de l'examen de
ces questions, sans devoir s'impliquer dans la micro-gestion.
L'ALLEMAGNE répondit que la plupart des difficultés ont
été aplanies au cours de l'année et demi écoulée, et que
toutes les mesures nécessaires ont été prises pour traiter
les problèmes au fur et à mesure de leur apparition. Le
CANADA nota la proposition "intéressante" de
l'Argentine, faisant part, toutefois, de certaines réserves.
Au sujet du lien
institutionnel reliant le Secrétariat de la CCCC aux Nations
Unies, le SBI s'accorda pour recommander à la CdP, l'adoption
d'une Note élaborée par le Secrétaire Exécutif, contenant
une recommandation appelant l'Assemblée Générale de l'ONU
et la CdP à approuver la prorogation du lien institutionnel
actuel et des arrangements administratifs en rapport, pour une
nouvelle période de cinq ans. Au sujet de la personnalité
juridique du Secrétariat, au plan international, le
porte-parole nota que c'est l'ONU qui lui avait permis de
fonctionner sans ce lien, et qu'il disposait bien d'une
personnalité juridique en Allemagne. Le Président Ashe
indiqua que le projet de texte des conclusions pertinente sera
élaboré.
Au sujet du budget
programmatique de la biennale 2002-2003, le Secrétaire
Exécutif Cutajar présenta les détails de la proposition de
budget. Il nota que l'adoption officielle du budget est
prévue à la CdP-7. Il signala que les revenus englobaient
des contributions indicatives de US$27.5 millions, outre la
contribution du gouvernement hôte et le montant des reports
des périodes précédentes. A la suite de quoi, Les
délégués se réunirent, l'après-midi, dans un groupe
restreint fermé, présidé par John Ashe, pour poursuivre les
discussions autour du budget programmatique, de manière plus
détaillée.
LES RAPPORTS CONCERNANT LES
ACTIVITES INTERSESSIONS: Au sujet
des rapports concernant les activités intersessions, le SBI
considéra le travail accompli par le Groupe d'Experts
Consultatif (GEC) sur les Communications Nationales des
Parties non visées à Annexe I. Présentant le rapport
préliminaire du Groupe, le Président Vute Wangwacharakul
(Thaïlande) déclara que dans l'examen d'une cinquantaine de
communications nationales, le Groupe a identifié un certain
nombre de problèmes susceptibles d'être traités, entre
autres, à travers la mise à disposition d'une assistance
financière et technique adéquate. Le G-77/ CHINE déclara
que les recommandations du GEC se fondaient seulement sur un
nombre limité de communications nationale et qu'une analyse
exhaustive était indispensable. La représentante des
ETATS-UNIS déclara que ces recommandations doivent constituer
une plate-forme pour l'élaboration de nouvelles lignes
directrices régissant les communications nationales, à
adopter à la CdP-7. Le Président Ashe indiqua des
consultations autour de cette question, modérées par Philip
Weech (Les Bahamas), auront lieu plus tard dans la journée.
Au sujet des activités en
cours concernant l'élaboration des rapports et la revue des
inventaires des gaz à effet de serre dans les pays visés à
l'Annexe I, le Secrétariat déclara qu'une information
détaillée concernant cette question sera fournie durant une
manifestation organisée en marge de la conférence, mercredi.
La représentante des ETATS-UNIS suggéra de procéder à
l'essai des lignes directrices par toutes les Parties, durant
la phase probatoire, et que des lignes directrices révisées
soient adoptées à la CdP-8. Le Président Ashe indiqua que
le SBSTA-15 procédera à l'examen de ce point de l'ordre du
jour.
LE SBSTA
LES QUESTIONS
ORGANISATIONNELLES: Les délégués
procédèrent à l'adoption de l'ordre du jour du SBSTA. Au
sujet de l'élection des membres du Bureau, le Président
Dovland nota que des consultations sont en cours.
LA COOPERATION AVEC LES
ORGANISATIONS INTERNATIONALES PERTINENTES:
Le Président Dovland nota les initiatives en cours entre la
CCCC et la Convention sur la Diversité Biologique (CDB), qui
englobent: une note de discussion de la CDB et les réponses
soumises par les Parties de la CCCC; le fait que le Groupe
d'Experts Technique Spécial de la CBD doit mener une étude
d'évaluation sur l'avis préconisant l'intégration de la
biodiversité dans la mise en application de la CCCC; et, la
proposition préconisant la mise en place d'un groupe de
liaison mixte, entre les deux Secrétariats. Jan Plesnik,
Président de l'Organe Subsidiaire de Conseil Scientifique,
Technique et Technologique, présenta un rapport sur les
initiatives entreprises dans le cadre de la CDB, pour traiter
les interconnexions entre la biodiversité et le changement
climatique. Bob Watson, Président du GIEC, présenta le
rapport sur les préparatifs d'un Papier Technique du GIEC sur
les liens entre le climat et la biodiversité. Le G-77/CHINE
appela à un programme conjoint CDB-CCCC, permettant
d'approfondir l'évaluation des interconnections. L'UE mit
l'accent sur les développements survenus dans le domaine de
la gouvernance environnementale internationale. Avec
l'OUGANDA, le ZIMBABWE et l'AUSTRALIE, l'orateur mit en relief
la coopération avec la Convention sur la Lutte Contre la
Désertification et avec le Forum des Nations Unies sur les
Forêts.
Au sujet du groupe de
liaison mixte proposé, le ZIMBABWE, avec le RWANDA et le
JAPON, déclara qu'il devrait être équitable et
géographiquement représentatif. L'AUSTRALIE, avec les
ETATS-UNIS, remit en question l'établissement d'un tel
groupe, mais accueillit favorablement la coordination
informelle. La NORVEGE appuya l'idée de concevoir des
activités de LULUCF en phase avec la biodiversité, selon des
"normes agréées." Le JAPON appela à la prudence
par rapport aux normes internationales, notant les décalages
entre les circonstances nationales. Le SENEGAL souligna le
lien avec le thème de l'allégement de la pauvreté. La FAO
évoqua l'atelier prévu en décembre 2001 sur les
définitions ayant trait aux forêts.
Le Président Dovland
déclara que les coordinateurs du Secrétariat continueront de
se réunir de manière informelle. Il requit de la Colombie et
de l'Australie d'entreprendre des consultations informelles
dans la formulation des projets de conclusions/décisions,
notant qu'une bonne partie sera référée au SBSTA-15.
S'agissant de la
coopération avec les organisations scientifiques, l'UE prit
note du Troisième Rapport d'Evaluation du GIEC (TRE) et ses
résultats "qui donne un sens d'urgence additionnel pour
faire avancer le travail sur le changement climatique. Le
repr�sentant du Syst�me Mondial de l'Observation du Climat ,
d�crivit les perspectives des pr�paratifs de la seconde
�tude d'�valuation de l'ad�quation des syst�mes
d'observation du climat de la plan�te, et d�clara qu'un
nouveau rapport sur les d�ficiences du syst�me d'observation
qui sera approuv�, pour adoption � la CdP-7.
LES RAPPORTS CONCERNANT LES
ACTIVITES INTERSESSIONS: Au sujet
des �missions d�coulant du fuel utilis� dans le transport
international, le Secr�tariat souligna les travaux
intersessions tels que mentionn�s dans le rapport �tabli
conjointement avec l'Organisation de l'Aviation Civile (ICAO)
et de l'Organisation Maritime Internationale. Le d�bat autour
de ce th�me est pr�vu en septembre � la SBSTA-15. L'UE fit
part de ses r�serves concernant l'augmentation des �missions
provenant du transport a�rien et nota que l'ICAO se r�unira
en septembre, en vue de parvenir � des d�cisions sur cette
question. Le Secr�tariat pr�senta le rapport concernant
l'atelier sur le th�me des m�thodes et outils destin�s �
l'�valuation des effets du changement climatique et des
mesures d'adaptation. L'UE fournit des r�ponses aux questions
pr�cises contenues dans le rapport de l'atelier.
Au sujet des questions ayant
trait aux �missions provenant de la r�colte foresti�re et
des produits ligneux, le Pr�sident Dovland signala que le
th�me sera r�f�r� � la SBSTA-15. La NOUVELLE ZELANDE
pr�senta le rapport de l'atelier sur l'estimation et la
comptabilit� des �missions de dioxyde de carbone provenant
de la r�colte foresti�re et des produits ligneux, et indiqua
qu'il est en train de coordonner une nouvelle �tude. Au sujet
des progr�s dus au syst�me d'information technologique, le
Pr�sident Dovland d�clara que le syst�me est mis � jour de
mani�re r�guli�re et qu'il est pris en charge par le groupe
consultatif sur le transfert des technologies.
Au sujet de l'Article 6
(�ducation, formation et conscientisation du public), L'UE,
appuy�e par plusieurs autres Parties, d�crivit la
proposition faite au SBSTA d�examiner les travaux futurs.
L'AUSTRALIE appuya la diss�mination des r�sultats du TRE du
GIEC, d'une mani�re accessible au public.
LA PROPOSITION BRESILIENNE:
Au sujet de la proposition br�silienne appelant � des
r�ductions permettant de r�aliser un plafonnement global des
�missions, pour les Parties de l'Annexe I, affect�es sur la
base de la part relative de responsabilit� de chacune des
Parties dans le changement climatique, le Pr�sident Dovland
indiqua qu'un atelier avait eu lieu pour l'identification des
aspects scientifiques et m�thodologiques de la proposition.
L'UE nota les progr�s r�alis�s dans le traitement de la
base technique de la proposition, mais identifia de nombreuses
questions en suspens. La CHINE, appuy�e par le BRESIL,
l'ARABIE SAOUDITE et l'INDE, mit en garde que les travaux ne
doivent pas aller au-del� du mandat de la CdP. La
repr�sentante des ETATS-UNIS nota l'�troitesse de la
focalisation de l'atelier, appela � la consid�ration
d'autres mod�les et indicateurs, et appuya la continuation de
la recherche. Le Pr�sident Dovland indiqua que des
consultations informelles autour du projet de conclusions,
seront men�es.
LES POLITIQUES ET MESURES:
au sujet des "meilleures pratiques" en mati�re de
politiques et mesures chez les Parties vis�es � l'annexe, le
Pr�sident Dovland nota les points de vue que les Parties ont
soumis sur les terme de r�f�rence (TdR) de l'atelier
propos�, appel�s � �tre d�termin�s au cours de la
pr�sente session du SBSTA. L'ARABIE SAOUDITE, contr�e par
l'EU, l'AOSIS et d'autres, requit que la question soit
diff�r�e, en tant que d�cision concernant l'atelier n'ayant
pas �t� officiellement adopt�e � la premi�re partie de la
CdP-6. Le Pr�sident Dovland d�clara qu'il tiendra des
consultations avec le Pr�sident Pronk et indiqua que les
consultations informelles sur le TdR seront mod�r�es par la
Suisse et la Tanzanie.
LA PLENIERE
Au cours de la Pl�ni�re
tenue en fin d'apr�s-midi, le Pr�sident Pronk expliqua que
le reste des n�gociations men�es � la sessions de reprise
de la CdP-6 seront bas�es sur le texte de la Haye et sur le
texte de n�gociation (le "texte de Pronk"), en y
incorporant les accords politiques r�alis�s par les
ministres, lundi 23 juillet. Il proposa que le travail qui
reste � faire soit conduit dans les groupes de n�gociation
sur les m�canismes, le th�me de LULUCF, le respect des
obligations et les Articles 5 (questions m�thodologiques), 7
(communication des informations) et 8 (revue de l�information)
du Protocole. L'ARABIE SAOUDITE, au nom du G-77/CHINE,
d�clara que les travaux sur les Articles 5, 7 et 8 ne doivent
�tre entrepris qu'apr�s adoption des d�cisions concernant
le Plan d'Action de Buenos Aires. Le Pr�sident Pronk indiqua
que des r�unions quotidiennes auront lieu avec les
Pr�sidents des groupes de n�gociation, pour clarifier le
timing et la structure du reste des travaux de la session. Il
devait ensuite suspendre la r�union, � la requ�te de la
FEDERATION DE RUSSIE et de l'UKRAINE, en raison de l'absence
de moyens de traduction.
DANS LES COULOIRS
On a d� revenir aux choses
r�elles, mardi, la controverse autour de la d�cision
politique du lundi ayant eu raison de l'exub�rance dont ont
pu faire montre, jusque l�, les d�l�gu�s. Dans les
coulisses, des r�serves ont refait surface sur, les soit
disant, changements "techniques" et
"r�dactionnel" op�r�s durant la nuit du lundi
dans la derni�re version de la d�cision, avec quelques
participants sugg�rant que de nombreuses alt�rations avaient
des implications de fond/politiques. Dans le chapitre sur les
m�canismes, la suppression de la r�f�rence aux principes
devant r�gir les projets d'afforestation et de reboisement
inscrits dans le cadre du MDP a donn�, croit on savoir,
quelques "frissons" � nombre de d�l�gu�s. Il y a
eu �galement dans ce chapitre, une controverse autour des
nouveaux libell�s sur les exigences de l'�ligibilit� aux
m�canismes ayant trait au th�me du respect des obligations.
Certains ont argu� que le changement a affect� le caract�re
juridique futur possible des proc�dures et des m�canismes
ayant trait au respect des obligation, mais d'autres ont
affirm� que les deux libell�s �taient en mesure
d'accommoder l'�ventuelle adoption d'une d�cision ou
l'introduction d'un amendement sur les proc�dures et les
m�canismes.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
LA PLENIERE:
La Pl�ni�re se r�unira probablement, dans le courant de la
matin�e, pour d�cider de l'organisation des travaux pour le
reste de la semaine et est susceptible de proc�der �
l'adoption officielle de la d�cision concernant le texte des
"�l�ments centraux" de Pronk. Consultez le tableau
d'affichage pour de plus amples d�tails. |