Bulletin des Négociations de la Terre

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 Un service d'information sur les négociations en matière d'environnement et de développement

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Publié par L'Institut International du Développement Durable (IIDD)

Vol. 12 No. 162
Vendredi, 24 Novembre 2000

LES FAITS MARQUANTS DE LA CdP-6 DE LA CCCC
JEUDI 23 NOVEMBRE 2000

Les délégués se sont réunis tard dans la matinée pour une session Plénière informelle de haut niveau pour écouter les résumés des négociations de mercredi nuit. Cette session a été suivie l'après-midi de consultations informelles bilatérales et multilatérales. Peu avant 20h00, une note faite par le Président de la CdP-6, Pronk, traçant les grandes lignes des propositions pour aider à aller vers un " marché global " sur les questions en suspens, a été distribuée, et tôt vendredi matin, les délégués se réunirent de nouveau pour une courte Plénière informelle afin d'être instruits par le Président Pronk.

PLENIERE INFORMELLE DE HAUT NIVEAU

Les délégués se sont réunis le matin en Plénière informelle de haut niveau pour entendre des rapports présentés par les médiateurs sur les consultations informelles tenues mercredi nuit. Le Président Pronk ouvrit la séance et invita les Comédiateurs des quatre groupes constitués autour des " groupes " ou " boites " de questions clefs à rendre compte du progrès accompli dans les négociations.

BOITE A-RENFORCEMENT DES CAPACITES, TRANSFERT DES TECHNOLOGIES, EFFETS ADVERSES ET LIGNES DIRECTRICES DU FEM: Les Ministres Comédiateurs Mabudhafasi et Auken rapportèrent qu'il y avait eu des progrès réalisés sur le renforcement des capacités et sur le transfert des technologies, alors que la question financière demeurait. Concernant les effets adverses, le Ministre Auken déclara qu'on était dans une impasse à propos des questions clés, et qu'une aide de la part des Coprésidents du groupe de contact, Salamat et Kjellén, avait été demandée. Il déclara également qu'une proposition séparée faite par l'UE sur les questions financières avait été présentée et , qu'ajoutée à la proposition soumise par le Groupe Parapluie, cela était un matériel substantiel sur lequel négocier.

BOITE B - MÉCANISMES: La Ministre Comédiatrice Kawaguchi déclara qu'il y avait trop de questions à traiter. Elle déclara que l'accord était près de se conclure sur les détails à propos du MDP, y compris l'additionnalité financière; la concrétisation rapide de petits projets; l'utilisation de parts de montant du MDP pour l'adaptation; l'additionnalité environnementale; aucune liste pour l'éligibilité de projets. La question de la composition du Bureau Exécutif et sa relation avec la CdP/MdP est demeurée irrésolue. Elle nota le progrès sur le commerce des émissions, les registres et la participation, mais indiqua qu'aucun accord n'avait été conclu sur la responsabilité. Concernant les questions transversales, elle déclara qu'il y avait accord sur l'éligibilité des Parties visées à l'Annexe I à utiliser les mécanismes, mais désaccord aussi bien sur la façon d'utiliser la part de montant, que sur la fongibilité et l'additionnalité. Concernant la mise en œuvre conjointe (JI), les Parties ne pouvaient pas encore convenir si les règles et les directives devaient être identiques au MDP, ou s' il devrait y avoir une approche à deux volets.

BOITE C- LULUCF: La Ministre Carabias Lillo déclara que le groupe informel sur les LULUCF s'était divisé en deux sous-groupes la nuit d'avant, un groupe se concentrant sur l'analyse de l'Article 3.4 (activités additionnelles), et un autre sur l'inclusion des activités de LULUCF dans le cadre du MDP. Concernant le travail du premier, elle déclara que des idées avaient été discutées pour escompter quelques éléments, tels que la séquestration des émissions de carbone intervenue avant 1990. A propos du second, elle rapporta qu'il y avait un point de vue commun au sein du groupe sur la nécessité d'aborder la permanence, et que les discussions s'étaient concentrées sur la possibilité pour davantage de considération du SBSTA, avec la participation du GIEC. Elle déclara que des approches pour une première phase pilote de projets de LULUCF limités avaient été considérées. Elle déclara que le groupe des LULUCF avait maintenant atteint ses limites, et qu'il y avait peu de perspective de convergence.

BOITE D - RESPECT DES OBLIGATIONS, POLITIQUES ET MESURES, ET PRISE EN CONSIDERATION, ELABORATION DE RAPPORTS ET REVUE SOUS LES ARTICLES 5, 7, ET 8 DU PROTOCOLE : La Ministre Bjerke a rendu compte des travaux menés dans les petits groupes informels. Concernant les Articles 5 (questions méthodologiques), 7 (transmission d'informations) et 8 (examen des informations), elle déclara qu'un texte sur l'élaboration de rapport sur les Articles 10 (engagements existants) et 11 (mécanisme financier) du Protocole, avait été élaboré, et que le seul crochet restant sur la décision concernant l'Article 8 portait sur la composition des équipes expertes de revue. Elle déclara que d'autres crochets demeuraient en ce qui concerne les questions qui dépendaient des résultats d'autres groupes.

Concernant le progrès démontrable, elle déclara que le groupe avait convergé autour de l'idée que l'élaboration des rapports devrait avoir lieu en 2005, en tant que rapport séparé des transmissions nationales. Concernant le respect des obligations, elle déclara que les discussions s'étaient concentrées sur l'établissement et la structure du comité de respect des obligations, les fonctions de la Plénière, ainsi que sur la façon dont les principes pourraient être reflétés dans le texte sur le respect des obligations. Elle nota que plus de temps était nécessaire, étant donné que toutes les questions "croustillantes" n'avaient pas été résolues.

Le Président Pronk nota davantage de divergence d'opinion qu'il n'avait prévu, et déclara qu'il y avait trois éléments dans les rapports - les questions qui avaient fait l'objet d'un accord, celles sur le point d'aboutir et celles sur lesquelles aucun accord n'est actuellement prévisible. Il déclara qu'il récapitulerait ces questions dans un papier que les Ministres seraient invités à retirer à son bureau, pour s'assurer qu'il pourrait également conduire des discussions bilatérales avec chaque groupe. Répondant à la proposition du Président Pronk, le G-77/CHINE nota que les pays en développement avaient le plus d'intérêts en jeu dans ces négociations, et que tout le paquet, tel que dans le Plan d'Action de Buenos Aires, devrait être reflété. Concernant la proposition de financement faite par le Groupe Parapluie et l'alternative proposées par l'UE, il déclara qu'elles représentent un pas en avant, mais exigent toujours davantage de négociation. Il mit l'accent sur le fait que " la balle est dans le camp des pays développés, " disant qu'ils ont les ressources économiques et qu'ils ont créé le problème, et que donc il est de leur responsabilité de le résoudre. L'UE souligna sa proposition de financement qui se concentre sur la nécessité d'améliorer et d'augmenter le financement du FEM, en prenant en compte particulièrement les besoins des pays les moins avancés (PMA), et suggère un " fonds d'adaptation plus " dans la structure existante de FEM. Elle déclara que le financement devrait provenir pas seulement d'un prélèvement du CDM, mais également de contributions, et ajouta qu'assurer des ressources stables de financement était crucial.

Concernant le chemin encore à faire, le Président Pronk rassura les délégués que l'état des négociations aujourd'hui n'a pas représenté un recul, juste une " stagnation. " Il nota le besoin d'une percée , et souligna le rôle crucial des ministres dans les groupes informels.

NOTE DU PRÉSIDENT DE LA CdP-6

Peu avant 20h00, une note rédigée par le Président de la CdP-6 a été distribuée aux délégués. La note a été présentée comme une tentative par le Président Pronk de fournir une base pour d'autres négociations afin de produire de l'élan, qu'il a estimé freiné.

INTRODUCTION: Dans l'introduction, la note déclare qu'elle aborde les questions principales non résolues contenues dans les documents transmis à la CdP-6 par les organes subsidiaires à l'issue de leurs 13ème sessions le 18 novembre. Elle retranscrit également des idées qui ont émergé au cours des négociations, et tient compte de l'" état du jeu ", à la conclusion des 4 sous-groupes informels créés le 21 novembre. La note n'aborde pas les questions en suspens concernant les Articles 5, 7 et 8 du Protocole, suggérant que ces dernières peuvent être résolus une fois que d'autres questions auront été traitées. Elle aborde les questions en suspens dans quatre sections basées sur les " groupes " ou " boîtes " qui ont formé la base des négociations durant les quelques jours précédents.

BOITE A: Mécanismes et lignes directrices du financement du FEM: La note du Président Pronk propose de créer un Fonds d'Adaptation, un Fonds pour la Convention, et un Comité pour les Ressources Climatiques, ainsi que d'augmenter les ressources du financement pour le changement climatique. Le Fonds d'Adaptation serait un nouveau fonds sous le FEM, créé comme fonds en fidéicommis, avec une attention spéciale accordée aux besoins des PMA et des petits Etats insulaires en développement (PEID). Ce fonds, qui doit être géré par le Conseil Exécutif du MDP sous la houlette de la CdP/MdP, financerait des projets concrets d'adaptation dans les Parties non visées à l'Annexe I, avec des fonds produits par la part du montant sur le MDP et mis en œuvre par les agences de mise en œuvre des Nation-Unies .

Le Fonds pour la Convention proposé serait une fenêtre sous le FEM, avec des lignes de conduite séparées et une attention spéciale accordée aux besoins des PMA et des PEID. Ils serait géré par le Conseil du FEM et fonctionnerait sous les lignes directrices spéciales de la CdP envers laquelle il serait responsable. Sous cette fenêtre, les Parties visées à l'Annexe II fourniraient de nouveaux fonds additionnels pour des activités dans les pays en développement, incluant: le transfert des technologies et l'assistance technique; le renforcement des capacités concernant le changement climatique; le renforcement spécifique du MDP; et l'aide à une diversification économique. Elle fournirait également un soutien au renforcement des capacités aux économies en transition (PTE). La note propose également d'augmenter les ressources par d'autres canaux, dans le but d'atteindre un niveau annuel d'un milliard de dollars US, d'ici 2005. Si ce niveau n'est pas atteint, un prélèvement serait appliqué sur le JI et/ou sur le commerce des émissions. Elle propose également l'établissement d'un Comité pour les Ressources Climatiques à la CdP-7 pour donner des conseils aux canaux et aux établissements financiers existants - tels que le FEM et les banques de développement régionales - sur la façon d'accroitre les fonds climatiques, les canaliser, et sur la surveillance et l'évaluation.

Renforcement des capacités: La note propose un cadre pour guider les activités de renforcement des capacités liées à la mise en œuvre de la CCCC et du Protocole, afin d'aider les Parties non visées à l'Annexe II.

Transfert des technologies: Concernant le transfert des technologies, elle propose l'établissement d'un groupe consultatif intergouvernemental d'experts techniques et scientifiques sous le SBSTA sur la base d'une répartition géographique équitable. Ce groupe informerait le SBSTA sur des actions supplémentaires, se concentrerait sur des moyens d'aborder les barrières identifiées au transfert des technologies et faciliterait l'échange de l'information et la revue en créant un centre d’information et des centres régionaux de technologie. Le SBSTA passerait en revue le travail du groupe régulièrement et au besoin, inviterait la CdP à prendre toute autre mesure.

Effets adverses: Concernant les effets adverses, la note trace les grandes lignes des actions à prendre par les Parties visées à l'Annexe II, incluant: le lancement de projets pilotes/de démonstration sur l'adaptation; l'entreprise de projets d'adaptation dans lesquels l'information est disponible dans des domaines indiqués; et le renforcement et l'établissement de centres nationaux et régionaux, ainsi que des réseaux d'information pour la réponse rapide aux événements climatiques extrêmes.

La note propose également des actions pour aborder les impacts des mesures de réponse dans le cadre de l'Article 3.14 du Protocole. Elle suggère que l'Annexe I et d'autres Parties puissent rendre compte, dans leurs transmissions nationales qui seront passées en revue dans l'Article 8 du Protocole, de leurs efforts de limiter de tels impacts de leurs politiques et mesures mises en application ou futures, laissant de la flexibilité pour les PTE. La note propose aussi des actions par les Parties visées à l'annexe II, dans le but d'aborder les impacts des mesures de réponse sur les Parties non visées à l'Annexe I, dans le cadre de l'Article 4.8 de la CCCC, par des actions concrètes basées, entre autres, sur davantage de travail méthodologique dans la diversification économique, l’augmentation de l'efficacité énergétique dans la production de combustibles fossiles, et les technologies avancées de combustibles fossiles. Ces Parties non visées à l'Annexe I devraient également faire rapport de leurs besoins et préoccupations spécifiques dans leurs communications nationales.

Concernant les besoins des PMA, y compris PEID, la note suggère: un programme de travail séparé à financer par le FEM qui se concentrera sur la vulnérabilité et l'évaluation des besoins d'adaptation, y compris le transfert des technologies et le renforcement des capacités; le développement de programmes d'action d'adaptation nationaux; la mise en œuvre de projets concrets d'adaptation; et l'établissement d'un groupe d'experts en PMA. En outre, afin d'encourager un plus grand �coulement des projets du MDP aux PMA, la note propose que les projets MDP dans les PMA soient exempts de la part du montant pour l'adaptation, et que la mise en �uvre de la " petite �chelle de projets du MDP " soit encourag�e.

BOITE B: M�canismes: La note propose que le Bureau Ex�cutif comporte un nombre �gal issu de chaque groupe r�gional des Nations Unis, plus un repr�sentant des PEID. Des efforts seront entrepris pour atteindre des accords par consensus, avec un vote majoritaire de trois-quarts en dernier recours. Le Conseil sera sujet � l'autorit� et aux conseils de, et sera responsable envers la CdP/MdP. La note pr�conise un d�marrage prompt pour le MDP, avec l'�lection du Bureau � la prochaine session des organes subsidiaires.

Concernant l'�ligibilit� des projets du MDP, la note identifie la discr�tion de la Partie � �valuer la contribution d�un projet au d�veloppement durable. Elle propose que les Parties vis�es � l'Annexe I d�clarent leur intention de s'abstenir d' utiliser les installations nucl�aires pour produire des "CER", et que l'attention soit port�e aux am�liorations d'efficacit� �nerg�tique et � l'�nergie renouvelable. Concernant l'additionnalit� , elle propose que les Parties vis�es � l'Annexe I remplissent leurs engagements d'�mission principalement � travers des actions nationales, et que le respect des obligations soit �valu� par la branche de facilitation du comit� de respect des obligations, sur la base de d�information qualitatives et quantitatives.

Concernant les modalit�s du commerce et la responsabilit�, la note propose que les Parties vis�es � l'Annexe I maintiennent une partie de leurs montants assign�s (MA) dans leurs egistres nationaux, sp�cifiques � cette p�riode d'engagement, et que cette partie repr�sente 70% de leur MA, ou la partie d�termin�e sur la base des �missions projet�es ou r�centes. Ceci sera recalcul�, et si besoin est, ajust� apr�s la revue annuelle des donn�es des �missions de chaque Partie.

Concernant la fongibilit�, la note propose, entre autres, que les unit�s de r�duction d'�missions et les parties de montants assign�s puissent �tre permut�es selon des r�gles et des proc�dures � �tablir par la CdP/MdP. La note pr�conise la stimulation de la distribution �quitable des projets du MDP. La disposition plaide pour la stimulation de la participation des PMA au MDP. Concernant la mise en �uvre conjointe (JI), la note propose qu'aucune proc�dure rigoureuse ne soit n�cessaire sur la v�rification dans le but de savoir si les Parties r�pondent aux exigences de faire rapport, mais que les Parties n'arrivant pas � atteindre ces conditions devraient suivre les proc�dures de MDP.

BOITE C: LULUCF: La note propose que les Parties appliquent la d�finition de "for�t" de la FAO, dans le cadre de l'Article 3.3, prenant en compte les circonstances nationales, et appliquent la d�finition concernant la reforestation, le reboisement et le d�boisement par le GIEC. Elle sugg�re que l'approche sp�cifique au biome concernant la d�finition de la for�t soit �tudi�e plus en profondeur. En termes d'activit�s additionnelles dans le cadre de l'Article 3.4 pendant la premi�re p�riode d'engagement, la note sugg�re qu'on permette aux Parties d'inclure la gestion des p�turage et des terres agricoles, la gestion des for�ts, et la rev�g�tation. Pour aborder le probl�me des niveaux, une limite sup�rieure des cr�dits, s'�levant � 3% des �missions de l�an�e de r�f�rence d'une Partie, serait fix�. En outre, les Parties recevraient de pleins cr�dits pour les activit�s de l'Article 3.4 jusqu' � un niveau abolissant le d�bit possible de l'Article 3.3, pour autant que le stock global de for�t croit. Au del� de ce niveau, 85% du cr�dit serait d�duit des activit�s de gestion foresti�re, et 30% des autres activit�s dans le cadre de l'Article 3.4, afin d'escompter les effets induits indirectement par les humains et l'incertitude. Ce processus de "distinction" serait pass� en revue p�riodiquement. La CdP/MdP serait requise de passer en revue la liste d'activit�s dans le cadre de l'Article 3.4 et des r�gles de comptabilit� et des directives avant l'�tablissement des engagements concernant les �missions pour la deuxi�me et les subs�quentes p�riodes d'engagements.

Concernant les LULUCF dans le cadre du MDP, la note propose que les Parties permettent le reforestation et le reboisement. Des projets de conservation ne seraient pas permis, mais seraient prioritaires dans le cadre du fonds d'adaptation. Un processus serait �tabli sous le SBSTA, avec la participation du GIEC, pour d�velopper des r�gles et des modalit�s susceptibles de traiter des questions telles que la non-permanence, les effets sociaux et environnementaux, la fuite et l'incertitude.

BOITE D: Politiques et Mesures (P&M): La note propose l'�change de l'information sur les P&M et la soumission de points de vue sur la signification du progr�s d�monstrable sur la n�cessit� de lignes directrices pour l'�laboration de rapports relatifs � ce progr�s, en vue d'avoir davantage de consid�ration � la CdP-7.

Respect des obligations: Concernant les cons�quences de non respect des obligations dans le cadre de l'Article 3.1 (montants assign�s- MA), la note sugg�re qu'elles fassent l'objet d'un accord � l'avance, et consistent en: la soustraction des �missions exc�dentaires du MA de la p�riode d'engagement ult�rieure contre une p�nalit� de 1,5 � 1,75; et la soumission d'un plan d'action de respect des obligations. Concernant la diff�renciation entre les Parties vis�es � l'Annexe I et celles non vis�es � l'Annexe I , il fut propos� que : le mandat de la branche d'application soit limit� aux engagements incombant aux Parties vis�es � l'Annexe I; il n'y a aucune condition d'�ligibilit� pour les Parties non vis�es � l'Annexe I dans le cadre du MDP; et les mesures facilitatives ne sont pas diff�renci�es entre ces deux groupes de Parties. Concernant le r�le de la CdP/MdP, la note propose de le limiter aux lignes g�n�rales de conduite, et sugg�re qu'il n'y ait aucune proc�dure d'appel. Concernant le mandat, elle propose que la branche d'application couvre les engagements quantitatifs et l'�ligibilit�, dans le cadre des Articles 6, 12 et 17 du Protocole, et que tous les autres cas fassent partie du mandat de la branche de facilitation. Par ailleurs, la branche de facilitation fournirait les conseils, faciliterait la mise en �uvre et favoriserait le respect des obligations.

Concernant la composition du Comit� de Respect des Obligations, les branches de facilitation et d'application comprendraient 11 membres nomm�s sur la base des pratiques actuelles de la CCCC. Dans le cadre de la branche d'application, des d�cisions seraient adopt�es � une double majorit� - dans l' ensemble, et dans l'Annexe I et la non-Annexe I - s' il n'y avait aucun consensus. En conclusion, la note sugg�re que le syst�me de respect des obligations soit adopt�, avec des cons�quences juridiquement contraignantes, comme accord compl�tant le Protocole, avant son entr�e en vigueur.

PL�NI�RE INFORMELLE DE HAUT NIVEAU- SESSION NOCTURNE

Le Pr�sident de la CdP, Pronk, a ouvert la s�ance vendredi � 00:30. Il rappela que lors de la r�union pr�c�dente, les m�diateurs ont rendu compte des consultations continues sur les questions " croustillantes " et nota qu'il n'�tait pas possible de r�aliser d'autres r�sultats dans la forme actuel des n�gociations. Il d�clara qu'il avait ainsi pr�par� une note pour �tre utilis�e comme base pour d'autres n�gociations. Il souligna que bien que cette note se soit appuy�e sur le travail des Parties, elle se basa sur son �valuation personnelle. Il d�clara que la note ne satisferait pas tout le monde, mais r�it�ra le besoin d'une approche �quilibr�e � la derni�re �tape des n�gociations qui tienne compte des int�r�ts de tous les groupes. Il d�clara que cette note repr�sente le compromis n�cessaire pour une d�cision politique n�cessaire � la ratification, l'entr�e en vigueur, et la mise en �uvre ult�rieure du Protocole. Il d�clara que la note n'�tait pas cens�e �tre le r�sultat du processus de n�gociation, notant qu'il n'�tait plus question de viser l'ach�vement possible des travaux sur tous les textes d�taill�s transmis par les organes subsidiaires, � la CdP. Il d�clara que le consensus politique r�alis� lors de la r�union permettrait aux Parties de d�cider d'une m�thode pour la transformer en langage d�taill� de d�cisions de la CdP-6, � �tre adopt�es � une occasion post�rieure. Notant que les Parties auraient besoin de plus de temps pour consulter le papier, il annon�a que les consultations informelles impliquant les fonctionnaires gouvernementaux de haut rang, continueront tout au long de la journ�e de vendredi et samedi. Il leva la s�ance � 13:15 h.

DANS LES COULOIRS

Avec la nouvelle proposition du Pr�sident Pronk sur la table, et son appel � r�fl�chir soigneusement avant de rendre un jugement encore frais dans les esprits des d�l�gu�s, beaucoup �taient prudents dans leurs r�actions, tard, jeudi et t�t, vendredi. Les observateurs des ONG ont exprim� leurs inqui�tudes concernant le texte sur des questions telles que les activit�s additionnelles et le financement, sugg�rant que les positions du Groupe Parapluie �taient visibles sur un certain nombre de questions. Cependant, un participant sugg�ra que le Pr�sident Pronk avait r�sum� sa proposition tr�s succinctement plus t�t dans la journ�e, quand il avait dit qu'elle essayait de r�aliser un �quilibre et pourrait " causer de la douleur, " mais la partagerait aussi "�quitablement que possible."

Un autre sujet � l'�tude est la claire indication que la CdP-6 ne dispose que d'un temps suffisant pour r�aliser l'accord sur les principales questions politiques. Quelques participants sp�culent d�j� sur la date d'une r�union de suivi pour la r�solution des questions en suspens.

A SUIVRE AUJOURD'HUI

N�GOCIATIONS MINIST�RIELLES INFORMELLES: On s'attend � ce que des n�gociations de haut niveau pr�sid�es par le Pr�sident Pronk aient lieu tout au long de la journ�e. Veuillez examiner les tableaux �lectroniques pour plus de d�tails.

SESSION PL�NI�RE: Les d�l�gu�s se r�uniront � midi dans la salle Prins Willem-Alexander Hall pour consid�rer certains pr�rogatives de la CdP et entendre �galement une d�claration par le Pr�sident du Costa Rica, Miguel Angel Rodriguez.

Ce num�ro du Bulletin des N�gociations de la Terre � enb@iisd.org a �t� r�dig� par Angela Churie angela@iisd.org, Jon Hanks jon.hanks@iiiee.lu.se, Lisa Schipper lisa@iisd.org, Malena Sell malena@iisd.org, Chris Spence chris@iisd.org et Juliette Voinov cedrickohler@email.msn.com. Edition num�rique: Franz Dejon franz@iisd.org et Andrei Henry andrei@iisd.org. Photographies: Leila Mead leila@interport.net. Editice en Chef: Pamela S. Chasek, Ph.D. pam@iisd.org. Version Fran�aise: Mongi Gadhoum mongi.gadhoum@enb.intl.tn. Directeur des Services d�Information: Langston James Goree VI kimo@iisd.org. Les principaux bailleurs de fonds du Bulletin sont: Le Minist�re N�erlandais des Affaires Etrang�res, le Gouvernement du Canada (� travers l'ACDI et le DFAIT), les Etats-Unis (� travers l'USAID), l'Agence Suisse de l'Environnement, des For�ts et du Paysage (SAEFL), Le D�partement du Royaume-Uni charg� du D�veloppement International (DFID), la Commission Europ�enne (DG-ENV) et la Fondation Rockefeller. Un soutien g�n�ral a �t� accord� au Bulletin, au titre de l'exercice 2000, par: les Minist�res Allemands de l'Environnement (BMU) et de la Coop�ration pour le D�veloppement (BMZ), le Minist�re Danois des Affaires Etrang�res, les Minist�res Autrichiens de l'Environnement et des Affaires Etrang�res, les Minist�res Norv�giens de l'Environnement et des Affaires Etrang�res, les Minist�res Finlandais des Affaires Etrang�res et de l'Environnement, le Gouvernement Australien et BP Amoco. Ce num�ro a �t� pr�par� en coop�ration avec le Secr�tariat de la CCCC. La version Fran�aise est financ�e par l'IEPF/AIF avec l'appui du Minist�re Fran�ais des Affaires Etrang�res. A La CdP-6, le Bulletin est joignable par t�l au +31 70 322 4729 et physiquement au Statenhall 8 & 9. L'IIDD peut �tre contact� par courriel � info@iisd.ca et par voie postale au 161, Portage Avenue East, 6th Floor, Winnipeg, Manitoba R3B 0Y4, Canada. Les opinions exprim�es dans le Bulletin appartiennent � leurs auteurs et ne refl�tent pas n�cessairement les vues de l'IIDD et des bailleurs de fonds. Des extraits du Bulletin peuvent �tre utilis�s uniquement dans des publications non commerciales et ce, moyennant une citation appropri�e apr�s la permission du Directeur des Services de Reportage. Les versions �lectroniques du Bulletin sont diffus�es par courriel et sont disponibles � travers le serveur WWW Linkages �: http://www.iisd.ca.

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