Bulletin des Négociations de la Terre

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 Un service d'information sur les négociations en matière d'environnement et de développement

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Publié par L'Institut International du Développement Durable (IIDD)

Vol. 12 No. 161
Jeudi, 23 Novembre 2000

LES FAITS MARQUANTS DE LA CCCC DE LA CdP-6
MERCREDI 22 NOVEMBRE 2000

Les délégués se sont assemblés en session Plénière pour entendre les rapports de 34 Parties, terminant de ce fait le segment de haut niveau qui a débuté mardi. Les hauts représentants de gouvernements se sont également réunis en sessions informelles Plénières de haut niveau et des consultations informelles fermées pour faire avancer les négociations sur les questions en suspens principales. Ces négociations se sont concentrées sur les quatre "groupes" ou " boîtes " de questions clés identifiées par le Président de la CdP-6, Pronk : (a) renforcement des capacités, transfert des technologies, effets adverses et lignes directrices pour le FEM; (b) les mécanismes; (c) l'utilisation des sols, les changements intervenus dans l'utilisation des sols et la foresterie (LULUCF); et (d) les politiques et mesures (P&M), le respect des obligations, et la prise en considération, l'élaboration de rapports et la revue sous les Articles 5, 7 et 8 du Protocole.

PLENIERE

DECLARATIONS DES PARTIES: Les délégués ont entendu des rapports formels par les représentants de haut niveau de 34 Parties.

<Note de l'Editeur: Une collection complète des déclarations en Plénière sera bientôt disponible à:
http://COP6.unfccc.int >

Beaucoup d'intervenants ont souligné l'importance de préserver l'intégrité environnementale du Protocole. Un certain nombre de déclarations ont également souligné le principe des responsabilités communes mais différenciées dans le cadre du Protocole. En outre, beaucoup d'intervenants ont poussé à la ratification et l'entrée en vigueur du Protocole en 2002.

Engagements de la CCCC et du Protocole: Un certain nombre de pays en développement ont indiqué que des Parties visées à l'Annexe I n'avaient pas pris des mesures adéquates afin d'atteindre leurs engagements, et poussèrent à une action concrète. L'ESPAGNE a souligné l'importance d'identifier les besoins des pays en développement. Les PHILIPPINES ont exprimé leur consternation qu'un nombre restreint de Parties " essentielles " retardaient le processus et essayaient " de biaiser les règles en leur faveur, " ce qui ,dirent-ils, aurait comme conséquence des augmentations plutôt que des coupes dans leurs émissions. Le KOWÉIT s'est opposé à l'imposition de tout engagement supplémentaire de la part des pays en développement.

Mécanismes de Kyoto: Plusieurs pays ont souligné que les actions nationales devraient former les moyens primaires de remplir les engagements du Protocole sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Concernant le MDP, beaucoup de pays ont soutenu un "prompt" démarrage, et un certain nombre de pays en développement ont souligné le besoin d'une distribution équitable des projets. La GAMBIE a soutenu une liste positive de technologies d'énergies admissibles renouvelables non-litigieuses et crédibles, basées sur la demande. Le BHUTAN a souligné le besoin d'une participation active des pays les moins avancés (PMA), suggérant leur exemption d'une surtaxe d'adaptation. L'AFRIQUE DU SUD et la TANZANIE ont indiqué que le prélèvement d'adaptation sur le MDP devrait également s'appliquer aux autres mécanismes. A propos des puits d'absorption dans le cadre du MDP, le GUATEMALA, contré par TUVALU et la GRECE, apportèrent leur soutien à leur inclusion. La TANZANIE s'est opposée à l'inclusion des puits d'absorption à ce stade, invoquant des questions de stabilité, de déperdition et de souveraineté. La THAÏLANDE déclara que l'inclusion des puits d'absorption dans le MDP ne devrait pas être autorisée jusqu'à ce que les incertitudes scientifiques aient été résolues. Le GUATEMALA soutint l'inclusion des puits d'absorption. Concernant l'énergie nucléaire dans le MDP, la GRECE et TUVALU se sont opposés à son inclusion.

Utilisation des sols, changements intervenus dans l'utilisation des sols et foresterie: La MALAISIE et la THAÏLANDE se sont opposées à l'inclusion d'activités additionnelles sous l'Article 3.4 du Protocole durant la première période d'engagement.

Respect des obligations: Concernant le respect des obligations, beaucoup de pays ont fait part de leur soutien pour un système fort. L'AFRIQUE DU SUD a réitéré le soutien du G-77/CHINE aux conséquences obligatoires. La GAMBIE a soutenu l'idée de lier des pénalités financières à un fonds pour le respect des obligations.

Renforcement des capacités et transfert des technologies: Beaucoup de pays en développement ont invité les pays développés à assurer le transfert des technologies environnementalement saines et à un engagement et une action plus grands dans le renforcement des capacités. Reconnaissant que la plupart des technologies existent au sein du domaine du secteur privé, la MALAISIE a invité les Parties visées à l'Annexe I à faciliter le transfert des technologies en fournissant un environnement favorable au secteur privé dans l'exécution de ce rôle.

Effets adverses: Un certain nombre de pays ont souligné le besoin d'accorder une attention adéquate aux préoccupations des PMA concernant les effets adverses du changement climatique. Le BHUTAN, le NEPAL et le PEROU ont attiré l'attention sur les effets significatifs du changement climatique sur l'écosystème fragile des montagnes.

Le BHUTAN a appelé à une aide financière et technique pour les efforts d'adaptation, et déclara que les préoccupations immédiates incluent un manque de données météorologiques et hydrologiques et la nécessité des systèmes de détection précoce pour la gestion des catastrophes naturelles. La TANZANIE a noté la fréquence croissante des événements climatiques extrêmes et les effets adverses significatifs de ces phénomènes, et appela à la mobilisation de ressources financières et à toute autre aide.

Concernant les impacts des mesures de réponse au changement climatique, l'AFRIQUE DU SUD nota sa vulnérabilité, étant donné la taille de son industrie houillère. Notant la dépendance de son pays des exportations de combustibles fossiles, la LIBYE a invité les Parties visées à l'Annexe I à supprimer les subventions et les politiques fiscales qui sont discriminatoires, et à éviter les réponses au changement climatique qui ont des impacts néfastes.

Financement /FEM: CUBA a indiqué que la barrière principale à l'accord a été le manque de consensus sur la disponibilité des ressources financières, et déclara que les pays développés devraient prendre des consequences appropriées pour dépasser cet obstacle. Le GUATEMALA soutint l'idée d'un établissement prompt d'un fonds d'adaptation.

Autres questions: Le NEPAL soutint l' intégration des actions contre le changement climatique dans des stratégies de développement durable. Le KAZAKHSTAN réitéra son souhait de devenir une Partie visée à l'Annexe I. La MOLDAVIE demanda des éclaircissements sur son statut en tant qu'économie en transition et pays Partie non visé à l'Annexe I dans le cadre de la CCCC, afin de participer convenablement aux activités conjointes dans le cadre de la CCCC et du Protocole. Après le parachèvement des rapports formels, la session Plénière fut ajournée à 14h00.

PLENIERE INFORMELLE DE HAUT NIVEAU ET CONSULTATIONS:

Les délégués se sont assemblés le matin en session Plénière de haut niveau afin de poursuive les discussions et recevoir les rapports intérimaires des médiateurs des groupes de négociation informels constitués autour des " groupes " ou des " boites" de questions clés. Ces discussions se sont poursuivies tout au long de la journée dans des groupes informels restreints de négociation. Les participants se sont ensuite réunis de nouveau en session Plénière de haut niveau, en soirée, pour recevoir les rapports mis à jour, avant de se diviser de nouveau en consultations fermées.

BOITE A - RENFORCEMENT DES CAPACITES, TRANSFERT DES TECHNOLOGIES, EFFETS ADVERSES ET LIGNES DIRECTRICES DU FEM: La Plénière informelle de haut niveau tenue le matin a commencé par un rapport du Co-médiateur, la Ministre Mabudhafasi (Afrique du Sud), sur les progrès faits mardi sur les questions de la "Boite A ". Elle rapporta que les participants avaient reconnu la nécessité d'avancer vers une action concrète, et souligna l'importance de la présence des Ministres pour trouver un accord sur les questions politiques clés. Le co-médiateur, le Ministre Auken (Danemark), déclara que les délégués étaient près d'atteindre un accord sur le renforcement des capacités, excepté la question transversale du financement. Il insista sur le fait qu'il n'y aurait aucun marché global si les Parties ne trouvaient pas de solution à la question du financement. A la suite d'une demande de l'ARABIE SAOUDITE et du G-77/CHINE que la question croisée du financement soit abordée dans un groupe séparé, le Président Pronk déclara que le groupe sur la " Boite A " disposerait de plus de temps pour aborder cette question. Il a également invité les Ministres à participer eux-mêmes aux négociations afin d'éviter une répétition des discussions de la semaine dernière.

Ces sujets ont ensuite été repris dans l'après-midi dans des consultations informelles fermées. Lors de la Plénière informelle de haut niveau tenue en soirée, les co-médiateurs ont rendu compte des progrès réalisés dans les consultations informelles sur le transfert des technologies. La Ministre Mabudhafasi déclara que des différends persistaient concernant: le nom et la composition du groupe consultatif intergouvernemental d'experts; l'élaboration de rapports et les activités de revue, et les besoins dans le cadre de l'Article 4.5 de la CCCC; le développement d'un centre d'information et d'un réseau de centres de technologie. Le Ministre Auken déclara que l'accord sur la question du financement permettrait l'accord sur bon nombre des questions en suspens, et insista sur la flexibilité apparente des points de vue sur le FEM, indiquant que d'autres possibilités pour le nouveau financement additionnel étaient explorées par les Parties. Cependant, il déclara que beaucoup de questions concernant les effets adverses restaient irrésolues, et des groupes de contact informels furent formés pour traiter de questions spécifiques. Le JAPON, soutenu par le CANADA, annonça l'ajournement d'une proposition préliminaire du Groupe Parapluie concernant la création d'une nouvelle " Fenêtre " dans le FEM, afin de canaliser le financement des questions débattues dans la "Boite A"; l'amélioration du FEM; et une considération spéciale pour les PMA et les PEID. L'IRAN prit note de cette proposition et indiqua que, dépendant du sentiment su sein du G-77/CHINE, elle offrait un terrain propice à davantage de mouvement sur cette question. L'ARGENTINE indiqua que les réductions d'émissions devraient être l'objectif prioritaire des négociations et que la proposition préliminaire du Groupe Parapluie entraînait des confusions sur les priorités.

BOITE B - MECANISMES: Pendant la session Plénière informelle à haut niveau du matin, le co-médiateur, la Ministre Kawaguchi (Japon) a rendu compte du progrès accompli dans le groupe de la "Boite B " . Elle souligna les positions divergentes restantes sur les questions du supplémentarité, et déclara que l'UE avait montré un intérêt pour un plafonnement qualitatif possible. Sur la question de la fongibilité et des montants assignés, elle rapporta que l’Inde et les Etats-Unis conduisaient des consultations. Concernant le MDP, elle déclara que la majorité s'est opposée à une liste indicative de projets. Elle ajouta que la France, la Corée, le Brésil et la Norvège travaillaient à la question d'un démarrage rapide et qu'une divergence est demeurée sur un possible MDP unilatéral. Des consultations étaient également en cours entre les Etats-Unis et l'Inde sur la composition du Conseil Exécutif, et entre la Chine, la Norvège et le Canada sur le rôle possible d'institutions multilatérales de financement. En réponse à une question posée par les ETATS-UNIS concernant l'allocation de la question sur les puits d'absorption dans le cadre du MDP, le Président Pronk a déclaré qu'il consulterait les co-médiateurs des deux groupes et qu'il édicterait ensuite une règle. L'UE indiqua que bien qu'il ait une majorité qui s'y oppose, l'option d'avoir une liste positive d'activités dans le cadre du MDP devrait demeurer sur la table.

Les discussions se sont alors poursuivies l'après-midi pendant des consultations informelles fermées. Par la suite, les délégués ont entendu encore un autre rapport sur l'état d'avancement en session de soirée de la session Plénière informelle de haut niveau. Rendant compte des consultations informelles, les Ministres Sardenberg (Brésil) et Kawaguchi ont noté que tandis qu'il y avait eu du progrès sur l'éligibilité et la l’additionalité financière, le progrès sur la responsabilité, la supplémentarité, et la composition du Conseil Exécutif et son rapport avec les CdP/MdP,était insuffisant. Sardenberg nota que des consultations continues ont lieu sur la question des projets unilatéraux, ainsi que sur le rôle des institutions multilatérales. Concernant l'éligibilité des projets, il déclara que la majorité des Parties s'est opposée à une liste. Il nota un certain soutien sur l'utilisation du financement de l'APD dans le MDP, si cela est supplémentaire aux niveaux actuels de l'APD. Il nota l'accord croissant sur le rôle des petits projets qui peuvent tirer bénéfice d'une piste rapide, bien que des d�tails techniques dussent �tre r�solus. Il d�clara qu'il y avait des vues diverses sur l'�ligibilit� des projets des LULUCF, aussi bien sur la substance que sur la question de savoir si le groupe de m�canismes �tait le forum le plus appropri�. L'ARABIE SAOUDITE demanda � �tre �clair�e sur ce qu'on signifie par ce financement "additionnel"� l'APD " actuel ". SAMOA appela au pr�l�vement d'une surtaxe sur chacun des trois m�canismes. La CHINE souligna qu'il reste un d�saccord sur la question des projets unilat�raux ou bilat�raux, et sur la possible inclusion limit�e des puits d'absorption dans le MDP.

BOITE C - LULUCF: Les n�gociateurs impliqu�s dans des discussions sur LULUCF se sont r�unis l'apr�s-midi et encore en soir�e pour des consultations informelles, co-facilit�es par la Ministre Carabias Lillo (Mexique) et le Ministre Mikl�s (Slovaquie). En soir�e, les Co-m�diateurs ont fait un rapport � la session informelle Pl�ni�re de haut niveau sur les progr�s r�alis�s. La Ministre Carabias Lillo d�clara que le groupe avait explor� dans l'apr�s-midi diff�rentes conditions pour inclure des activit�s de l'Article 3.4, peut �tre m�me dans la premi�re p�riode d'engagement, sous des conditions contr�l�es. Elle expliqua que des r�unions bilat�rales avaient �t� tenues dans le but d'explorer une approche � ceci, mais le probl�me n'avait pas �t� encore r�solu. Elle d�clara que la deuxi�me r�union tenue dans la soir�e s'�tait concentr�e sur l'inclusion des activit�s des LULUCF sous le MDP, et un certain accord aussi bien que des pr�occupations avaient �merg�. Elle nota que le groupe pourrait apporter des propositions vers l'avant sur les questions, mais plus de temps �tait n�cessaire.

BOITE D- RESPECT DES OBLIGATIONS, POLITIQUES ET MESURES, ET PRISE EN CONSIDERATION, ELABORATION DE RAPPORTS ET REVUE SOUS LES ARTICLES 5, 7 ET 8 DU PROTOCOLE: Durant la session du matin de la Pl�ni�re informelle de haut niveau, les participants se sont engag�s dans un premier �change de vues sur ces questions. La POLOGNE, au nom du GROUPE CENTRAL ONZE, indiqua que le traitement du non-respect des obligations ne devrait pas �tre bas� sur les Parties, mais sur la nature de l'engagement. Avec la FEDERATION DE RUSSIE, elle appela � la flexibilit� pour les pays en transition �conomique. La CHINE souligna qu'un syst�me strict de respect des obligations devrait �tre bas� sur les Articles 5, 7 et 8 du Protocole, et que les rapports des Parties vis�es � l'Annexe I devraient inclure l'information sur les Articles 10 (engagements existants) et 11 (m�canisme financier) du Protocole, notamment concernant les ressources financi�res s additionnelles. L'intervenant ajouta que les diff�rentes responsabilit�s des Parties vis�es et non vis�es dans l'Annexe I devraient �tre refl�t�es dans les sections sur les principes, le mandat et les consequences. Il conclut en soulevant la question de composition des organes et appela � un attachement aux principes d'�quit� et de repr�sentation g�ographique �quitable. Pronk indiqua que les questions de composition �taient transversales. La SUISSE d�clara que l'int�grit� du processus de revue exige que la comp�tence des experts soit une priorit�, et sugg�ra la formation comme moyen d'atteindre cet objectif et d'assurer la repr�sentation g�ographique �quitable. Suite � une question du Pr�sident Pronk, l'intervenant d�clara qu'il �tait raisonnable d'avoir la pleine repr�sentation dans seulement une des deux branches du comit� de respect des obligations.

L'ARGENTINE exprima des inqui�tudes concernant l'adoption d'un r�gime de respect des obligations et un amendement possible du Protocole avant son entr�e en vigueur. Oppos� par le BR�SIL, l'intervenant a invit� les Parties � ne pas pousser pour le r�gime le plus complet et le plus complexe, mais pour un qui sera " viable. " Concernant les cons�quences, il d�clara que la bonne foi devrait constituer la source principale de confiance en cet accord. La porte parole des ETATS-UNIS indiqua que les cons�quences juridiquement contraignantes n'ont pas besoin d'�tre punitives et souligna qu'elle a apport� son soutien � une d�duction de la p�riode d'engagement suivante avec un taux de 1,3% ainsi qu'� une restriction du transfert des unit�s �galement applicables aux Parties de l'Article 4 du Protocole (mise en �uvre conjointe). L'UE argua du fait que l'Article 4 n'est pas un m�canisme et, pr�sentant ses observations sur l'intervention de l'ARGENTINE, d�clara que la bonne foi ne suffit pas en raison de l'inclusion des m�canismes de march� dans le Protocole. L'intervenant expliqua que les cons�quences juridiquement contraignantes �taient donc ainsi justifi�es aussi bien par les pr�occupations au sujet de l'int�grit� environnementale du Protocole, que par la n�cessit� de fournir au secteur priv� la confiance n�cessaire pour l'utilisation des m�canismes. Il ajouta que le taux de la d�duction devrait fluctuer entre 1 et 1,5% et constituerait une incitation pour la Partie concern�e d'employer la � p�riode pour faire ses preuves ï¿½ pour tirer profit du march�. Le CANADA d�clara que des cons�quences juridiquement contraignantes �taient �galement justifi�es par des raisons de comp�titivit�. Pronk conclut que la bonne foi et des consid�rations �conomiques devraient guider ainsi les cons�quences � adopter.

Le G-77/CHINE mit l'accent sur le fait que le manque de respect des obligations touche chacun, et pas seulement les partenaires commerciaux des Parties vis�es � l'Annexe I. L'intervenante demanda instamment que ceci soit refl�t� dans la composition du comit� de respect des obligations.

L'AUSTRALIE et la FEDERATION DE RUSSIE ont plaid� pour un r�gime non contraignant et d�clar�rent que leurs pays �taient davantage pr�occup�s par leur propre respect des obligations que celui des autres. En soutien � l'AUSTRALIE, le JAPON expliqua que ses partenaires commerciaux principaux n'�taient pas les autres Parties vis�es � l'Annexe I mais les pays asiatiques non vis�s � l'Annexe I. Le CANADA soutint l'id�e de paiements volontaires � un fonds de respect des obligations pour traiter des projets de r�duction. L'IRAN d�clara qu'un tel fonds devrait �galement r�duire au minimum les effets adverses des mesures de r�ponse. L'AOSIS d�clara que des contributions � un fonds volontaire fournirait en fait aux Parties un m�canisme flexible suppl�mentaire.

Concernant les politiques et mesures (P&M), l'UE indiqua que la participation des Parties non vis�es � l'Annexe I dans les ateliers fourniraient un �change d'information valable. Le porte parole d�clara que les inventaires d'�missions seuls ne sont pas assez complets pour �valuer le progr�s d�montrable, en 2005, et sugg�ra une d�cision CdP-7 sur l'information n�cessaire � cet �gard. Le G-77/CHINE indiqua que la totalit� de l'Article 2 du Protocole - comprenant la disposition pour r�duire au minimum les effets adverses - devrait �tre mentionn�e dans la d�cision. Il sugg�ra de garder la r�f�rence aux " Parties vis�es � l'Annexe I, " sinon les Parties non vis�es � l'Annexe I seraient requises de mettre en application ces engagements.

Les d�l�gu�s se sont �galement r�unis dans des consultations informelles ferm�es pour discuter de ces questions, l'apr�s-midi, bien que la r�union ait �t� coup�e court quand des manifestants sont entr�s dans la salle et ont perturb� les n�gociations. Les consultations ont �t� reconvoqu�es t�t dans la soir�e avant la session informelle Pl�ni�re de haut niveau, dans laquelle les participants ont entendu un rapport sur les progr�s r�alis�s. En Pl�ni�re, la Ministre co-m�diatrice Bjerke (Norv�ge) mit l'accent sur un dialogue constructif et le besoin de plus de temps, �tant donn� l'interruption de son travail. Concernant le progr�s d�montrable, elle d�clara que les discussions s'�taient concentr�es sur ce qu'il fallait rapporter, et quand. Elle ajouta qu'un groupe restreint avait identifi� un compromis possible. Cette option d�cide que la consid�ration du progr�s d�montrable ne peut avoir lieu avant que le SBSTA ait consid�r� cette question, conform�ment aux directives qui peuvent �tre �labor�es en vertu de l'Article 7, �tant donn� que les Articles 2 et 3.2 ne pr�voient aucun mandat pour que les P&M soient consid�res dans le contexte du progr�s d�montrable. Elle d�clara que les questions d'�laboration de rapports sur l'Article 3.14 du Protocole (effets adverses) et sur la suppl�mentarit� n'ont pas encore �t� r�solues et que les consultations sur l'Article 4 du Protocole (r�alisation commune) se poursuivaient. Concernant le respect des obligations, elle rapporta que les discussions s'�taient concentr�es sur des cons�quences.

Dans la discussion qui a suivi, l'ARABIE SAOUDITE indiqua que la composition des �quipes d'experts de revue et les questions relatives � l'Article 3.14 n�cessitaient encore un examen. L'UE indiqua qu'un r�gime de respect des obligations fort �tait une condition fondamentale et l' AOSIS souligna l'importance qu'elle attache � cette question.

CONCLUSION DE LA R�UNION: R�fl�chissant sur les rapports des co-m�diateurs et sur les commentaires des n�gociateurs, le Pr�sident Pronk nota l'�lan produit. Il invita les d�l�gu�s � continuer de n�gocier dans la nuit, dans des consultations informelles, et demanda aux Co-m�diateurs de lui pr�senter de nouveau leurs rapports, jeudi � 8:30 h. Il d�clara qu'il convoquerait alors une Pl�ni�re informelle et ferait un rapport sur les progr�s accomplis pendant la nuit. Il a dit qu'il soumettrait sa propre proposition pour un march� global si les n�gociations venaient � se trouver dans une impasse. Il d�clara alors cl�tur�e la Pl�ni�re informelle � 23:20 h.

DANS LES COULOIRS: Beaucoup de d�l�gu�s ont exprim� leur consternation concernant les protestations dans le centre de conf�rence par un groupe de 30 activistes ou plus, mercredi apr�s-midi . Les protestations ont perturb� une session ferm�e de n�gociations informelles de haut niveau, et ont culmin� en un assaut sur le n�gociateur en chef des Etats-Unis, Frank Loy, pendant une conf�rence de presse, le recouvrant de g�teau � la cr�me. En outre, on enregistra dans le centre des dommages mineurs � la propri�t� et plusieurs petits feux ont �t� enregistr�s. Tandis que plusieurs participants pensaient que les protestations pourraient rappeler aux d�l�gu�s l'urgence et le sentiment d'impatience sur les questions en jeu, certains ont pens� que la nature proche de la violence de l'incident et du comportement indisciplin� des manifestants pourraient miner l'id�e d'une plus large participation des ONG, et ne firent que perturber les n�gociations. En attendant, les discussions substantives ont montr� des signes de mouvement, car les discussions multilat�rales et bilat�rales ont fait bouger les choses. Plusieurs observateurs ont enregistr� un ramollissement de la position de l'UE sur plusieurs questions, y compris la suppl�mentarit� et le pr�l�vement. En outre, il y eut une d�claration de la part d'un membre du Groupe Parapluie laissant entendre une ligne adoucie sur la suppl�mentarit�, en �change d'une flexibilit� sur les LULUCF.

A VOIR AUJOURD'HUI

PL�NI�RE INFORMELLE DE HAUT NIVEAU: On s'attend � ce que des sessions Pl�ni�res informelles de haut niveau men�es par le Pr�sident de la CdP-6, Pronk, se r�unissent dans la salle Van Gogh Hall, jeudi matin, � une heure qui sera annonc�e sur les moniteurs de TV. On pr�voit que le Pr�sident Pronk rendra compte des progr�s accomplis durant les discussions tenues durant la nuit et d�finira ses plans pour d'autres n�gociations.

Ce num�ro du Bulletin des N�gociations de la Terre � enb@iisd.org a �t� r�dig� par Angela Churie angela@iisd.org, Jon Hanks jon.hanks@iiiee.lu.se, Lisa Schipper lisa@iisd.org, Malena Sell malena@iisd.org, Chris Spence chris@iisd.org et Juliette Voinov cedrickohler@email.msn.com. Edition num�rique: Franz Dejon franz@iisd.org et Andrei Henry andrei@iisd.org. Photographies: Leila Mead leila@interport.net. Editice en Chef: Pamela S. Chasek, Ph.D. pam@iisd.org. Version Fran�aise: Mongi Gadhoum mongi.gadhoum@enb.intl.tn. Directeur des Services d�Information: Langston James Goree VI kimo@iisd.org. Les principaux bailleurs de fonds du Bulletin sont: Le Minist�re N�erlandais des Affaires Etrang�res, le Gouvernement du Canada (� travers l'ACDI et le DFAIT), les Etats-Unis (� travers l'USAID), l'Agence Suisse de l'Environnement, des For�ts et du Paysage (SAEFL), Le D�partement du Royaume-Uni charg� du D�veloppement International (DFID), la Commission Europ�enne (DG-ENV) et la Fondation Rockefeller. Un soutien g�n�ral a �t� accord� au Bulletin, au titre de l'exercice 2000, par: les Minist�res Allemands de l'Environnement (BMU) et de la Coop�ration pour le D�veloppement (BMZ), le Minist�re Danois des Affaires Etrang�res, les Minist�res Autrichiens de l'Environnement et des Affaires Etrang�res, les Minist�res Norv�giens de l'Environnement et des Affaires Etrang�res, les Minist�res Finlandais des Affaires Etrang�res et de l'Environnement, le Gouvernement Australien et BP Amoco. Ce num�ro a �t� pr�par� en coop�ration avec le Secr�tariat de la CCCC. La version Fran�aise est financ�e par l'IEPF/AIF avec l'appui du Minist�re Fran�ais des Affaires Etrang�res. A La CdP-6, le Bulletin est joignable par t�l au +31 70 322 4729 et physiquement au Statenhall 8 & 9. L'IIDD peut �tre contact� par courriel � info@iisd.ca et par voie postale au 161, Portage Avenue East, 6th Floor, Winnipeg, Manitoba R3B 0Y4, Canada. Les opinions exprim�es dans le Bulletin appartiennent � leurs auteurs et ne refl�tent pas n�cessairement les vues de l'IIDD et des bailleurs de fonds. Des extraits du Bulletin peuvent �tre utilis�s uniquement dans des publications non commerciales et ce, moyennant une citation appropri�e apr�s la permission du Directeur des Services de Reportage. Les versions �lectroniques du Bulletin sont diffus�es par courriel et sont disponibles � travers le serveur WWW Linkages �: http://www.iisd.ca.

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