Bulletin des Négociations de la Terre

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 Un service d'information sur les négociations en matière d'environnement et de développement

[Format PDF] [ Format Texte ] [ English Version] [CCCC COP-6]


Publié par L'Institut International du Développement Durable (IIDD)

Vol. 12 No. 160
Mercredi, 22 Novembre 2000

FAITS MARQUANTS DE LA CdP-6 DE LA CCCC
MARDI 21 NOVEMBRE 2000

Les délégués se réunirent en Plénière pour entendre les déclarations de haut niveau présentées par les Parties. Plus de 70 intervenants, y compris quatre Vice Présidents, deux Premiers Ministres Délégués, et plus de 60 Ministres, firent des présentations. Les délégués se sont également rencontrés pour des réunions Plénières informelles de haut niveau et en de plus petits groupes de négociations afin d'avancer dans les discussions sur les questions clés en suspens. Ces discussions se tinrent dans le cadre de quatre groupes de questions, notamment le renforcement des capacités, le transfert des technologies, les effets adverses et les lignes directrices pour le FEM; les mécanismes; l'utilisation des sols, les changements intervenus dans l'utilisation des sols et la foresterie (LULUCF); et le respect des obligations, les politiques et mesures, et la prise en considération, l'élaboration de rapports et leur revue sous les Articles 5, 7 et 8 du Protocole.

PLENIERE

A l'ouverture de la Plénière, le Secrétaire Exécutif de la CCCC, Michael Zammit Cutajar, appela à ce que l'imagination politique dépasse la convenance, recommanda de se focaliser pas seulement sur les intérêts nationaux, mais également sur le bien commun, et déclara qu'il espérait que la CdP-6 parviendrait à une "fin plutôt douce qu'amère".

Les représentants kenyans et britanniques de la jeunesse ont présenté ensuite un rapport sur la Conférence Internationale de la Jeunesse tenue la semaine précédente et à laquelle ont participé 118 jeunes venus de 61 pays, et recommandèrent à tous les délégués de lire et d'intégrer la Déclaration de la Jeunesse. Les deux représentants recommandèrent l'inclusion d'une représentation de la jeunesse dans les conseils environnementaux, soulignèrent le rôle des femmes, et appelèrent à l'établissement d'une Réunion Mondiale de la Jeunesse sur le Changement Climatique régulière.

DECLARATIONS DES PARTIES: Les délégués entendirent ensuite les déclarations formelles faites par les représentants de haut niveau issus de 70 Parties, soulignant les positions et les points de vue sur les négociations sur le changement climatique et les questions relatives à la CCCC et au Protocole de Kyoto.

<Note de l'éditeur: Une collection complète des déclarations Plénières sera bientôt disponible en-ligne sur le site: http://COP6.unfccc.int>

Ratification du Protocole: L'UE, le GROUPE VISEGRAD, et beaucoup d'autres encore, soutinrent la ratification et l'entrée en vigueur du Protocole en 2002. Le Mexique nota qu'il était le seul des quinze premières puissances économiques à avoir ratifié le Protocole. La NOUVELLE ZELANDE déclara qu'elle était le premier pays appartenant au Groupe Parapluie à avoir annoncer sa ferme intention de ratifier le Protocole en 2002. Invoquant le principe des responsabilités communes mais différentiées, la BOLIVIE déclara qu'il était injuste à ce stade de rendre la ratification tributaire d'actions supplémentaires prises par les pays en développement.

Engagements de la CCCC et du Protocole: Le G-77/ CHINE exprima sa préoccupation que la plupart des pays visés à l'Annexe I n'ont pas réussi à mettre en œuvre leurs engagements. Avec plusieurs autres pays en développement, le délégué souligna la nécessité pour les Parties visées à l'Annexe I de remplir leurs obligations à protéger le système climatique sur la base de l'équité et en conformité du principe des responsabilités communes mais différentiées. La question d'équité fut soutenue par le Royaume-Uni. L'INDE appela à ce qu'un droit d'émission égalitaire par habitant pour tous les pays en terme de gaz à effet de serre soit l'objectif final.

Les Etats-Unis déclarèrent que le succès du Protocole requiert la participation de tous les pays. Le délégué déclara que tandis que les Etats-Unis étaient prêts à assouplir leurs positions, ils ne transigeraient pas avec leurs principes visant à assurer que la mise en œuvre du Protocole soit accomplie d'une façon efficace du point de vue coût, tout en assurant l'intégrité environnementale.

Politiques et Mesures (P&M): Le DANEMARK appela à un renforcement de la coopération internationale au développement afin de développer et appliquer les P&M de manière effective, et déclara que celles qui ont des effets négatifs sur les émissions des gaz à effet de serre devrainet être progressivement écartées.

Les Mécanismes de Kyoto: Beaucoup de pays réitérèrent la nécessité pour les mécanismes de s'ajouter à l'action nationale. Le GROUPE VISEGRAD soutint un plafonnement quantifié des mécanismes, avec des projets préférentiels dans le cadre de la Mise en Œuvre Conjointe (JI). L'IRLANDE, l'ITALIE, l'ALLEMAGNE et la SLOVENIE insistèrent sur l'idée que l'action nationale soit le moyen principal de remplir les engagements du Protocole. Le CANADA plaida pour une flexibilité maximale dans l'utilisation des mécanismes afin de s'assurer que les ressources nécessaires soient fournies. La FINLANDE déclara que les mécanismes doivent être transparents et fiables, et ne pas être un outil d'imprimerie de "fausse monnaie" pour les crédits environnementaux.

Concernant le MDP, le COSTA RICA, la BOLIVIE et le SENEGAL, contrés par l'Irlande et l'Autriche, favorisaient l'inclusion des puits d'absorption dans le MDP. L'INDONESIE déclara que les puits d'absorption pouvaient être éligibles si la fixation du carbone était réelle et mesurable.

La NOUVELLE ZELANDE, la NORVEGE, l'AUTRICHE, le HONDURAS et le COSTA RICA déclarèrent que l'énergie nucléaire ne devrait pas être autorisée dans le cadre du MDP. SAMOA déclara que le MDP devraient promouvoir des investissements dans les technologies des énergies renouvelables saines du point de vue de l'environnement. Le JAPON déclara que le jugement des pays en développement sur ce qui constitue le développement durable ne devait pas être rejeté par la limitation des types d'activités dans le cadre du MDP. Un certain nombre de pays encouragea un démarrage rapide du MDP. Le MAROC déclara que le MDP ne devait pas être utilisé comme un canal pour l'exportation des technologies obsolètes du Nord vers le Sud.

Respect des obligations: Le JAPON déclara que les désaccords en ce qui concerne le régime du respect des obligation ne devrait pas retarder l'entrée en vigueur du Protocole. La NORVEGE déclara qu'un régime strict du respect des obligations était essentiel pour assurer le bon fonctionnement du Protocole the de ses mécanismes. SAMOA, le BRESIL, l'INDONESIE et le LUXEMBOURG appelèrent à des règles et procédures fortes qui sanctionneraient le non-respect des obligations .

LULUCF: La JAMAIQUE soutint fermement pour les forêts une approche basée sur le biome, définie au niveau international. SAMOA et la MICRONESIE arguèrent qu'on devrait interdire aux pays de remplir leurs obligations par des actions qui ne sont ni mesurables ni permanentes. Le JAPON déclara qu'il était essentiel de ne pas perdre les incitations aux activités appropriées des puits d'absorption. La BOLIVIE déclara que les crédits de réduction résultant du changement naturel devait être évités et que les systèmes de mesure du carbone devaient pouvoir faire la distinction entre les efforts humains et les réductions naturelles. La NORVEGE déclara que la contribution des puits d'absorption devrait être limitée pendant la première période d'engagement. Le DANEMARK argua que l'inclusion des puits d'absorption ne devrait pas empêcher le financement de projets qui auraient eu lieu dans tous les cas. Le CAMBODGE déclara que l'utilisation des puits d'absorption n'était pas une alternative équitablement durable pour réduire le changement climatique. Le KENYA déclara que bien que les bienfaits des activités d'utilisation des terres fussent indéniables, les inclure dans le cadre du MDP serait vraisemblablement contre-productif.

Renforcement des capacités et transfert technologique: Un grand nombre d'intervenants soulignèrent que les questions telles que le transfert des technologies, le renforcement des capacités et les effets adverses, devaient être reconnues et prises en considération, avec une attention spéciale portée aux pays les moins avancés (PMA) et aux plus vulnérables au changement climatique. La CHINE et plusieurs autres pays en développement déclarèrent que l'accord à La Haye était dépendant du fait que les questions du "pays en développement" reçoivent la reconnaissance qui leur est due. Beaucoup de pays en développement soulignèrent la nécessité de nouvelles ressources supplémentaires.

Le SOUDAN nota la réticence de la part des Parties pays développés à mettre en œuvre leurs engagements en ce qui concerne la fourniture de financement, le transfert des technologies et de la connaissance scientifique aux pays en développement Le BOTSWANA déclara que la lenteur de la mise en œuvre de la CCCC par les pays en développement était due aux manques de capacités. Le PARAGUAY déclara que les transferts des technologies ne devaient en aucun cas être discriminatoire et ne devrait pas exclure les technologies locales.

Les effets adverses: Les questions relatives aux effets adverses du changement climatique et les impacts des mesures de réponse furent soulevées par de nombreux pays. L'IRAN formula sa préoccupation concernant les politiques énergétiques actuelles des pays industrialisés qui engendrent des imperfections sur le marché. L'ARABIE SAOUDITE exprima sa préoccupation concernant les impacts qu'auront les mesures de réponse et soutint la création d'un fonds de compensation destiné aux pays dont les économies seraient affectées par la mise en œuvre des mesures de réponse.

Financement/FEM: La nécessité de ressources additionnelle dans l'aide aux pays en développement pour faire face au changement climatique a été mise en avant par de nombreux intervenants. Notant le besoin de réformer le FEM, le CANADA appela à la création d'une "fenêtre" au sein du FEM qui traiterait des questions spéciales du changement climatique telles que l'adaptation. Le BENIN déclara que le FEM devrait être équipé de ressources supplémentaires. Le DANEMARK appela le FEM à être plus réactif aux besoins des PMA et proposa une aide équivalente à 0,1% du Produit National Brut pour les fonds supplémentaires. Le JAPON déclara qu'un champs le plus large possible de ressources devait être mobilisé, y compris des AOD afin d'assurer la distribution équitable des projets du MDP. Le MAROC déclara qu'un fonds d'adaptation devait être créé à partir des ressources issues des sanctions financières en cas de non-respect des obligations et, conjointement avec le SENEGAL, ajouta que trois mécanismes devaient l'alimenter.

Economies en Transition (ET): La FINLANDE déclara qu'un vaste paquet de négociations devrait également intégrer les préoccupations des ET. L'ARMENIE déclara que les ET avaient un défit particulier à évoluer vers une économie de marché sans augmenter leurs émissions de gaz à effet de serre et déclara que cette transition devrait être dirigée par les principes du développement durable.

Autres questions: La NORVEGE et le ROYAUME-UNI se référèrent aux récents événements météorologique en Europe comme un signe de changements climatiques. A propos des activités mises en œuvre conjointement, le MALAWI nota l'expérience limitée de l'Afrique et appela à la poursuite de la phase pilote.

Ajournement de la réunion: Suite à une requête faite par le Président Pronk plus tôt dans la soirée - qui fut, dit-il, endossée par les ministres - les services d'interprétation de la session formelle se termina à 21 h., les interprètes couvrant parallèlement les négociations informelles de haut niveau. Plusieurs délégués y compris la FEDERATION DE RUSSIE et l'ESPAGNE s’opposèrent au départ des services d'interprétation. la Plénière fut ainsi ajournée jusqu'à mercredi matin lorsque les déclarations formelles par les Parties reprendront .

PLENIERE INFORMELLE DE HAUT NIVEAU

Le Président Pronk ouvrit la réunion, et suggéra d'organiser le travail conformément aux quatre "boites" suivantes qui regroupaient les questions basées sur les discussions précédentes: (i) renforcement des capacités, transfert des technologies, effets adverses et lignes directrices pour le FEM; (ii) mécanismes, (iii) LULUCF; et (iv) P&M, respect des obligations et prise en considération, élaboration de rapports et revue dans le cadre des Articles 5,7 et 8. Il déclara qu'il présiderait les sessions plénières informelles de haut niveau, et qu'après avoir entendu les déclarations sur les questions de chaque "boite", un groupe informel plus restreint serait formé, et serait présidé par des ministres. Les discussions dans les Plénières informelles passeraient à la "boite" suivante. Les groupes informels feront leurs rapports ensuite à la Plénière, une fois leurs discussions terminées.

RENFORCEMENT DES CAPACITES, TRANSFERT DES TECHNOLOGIES, EFFETS ADVERSES, ET LIGNES DIRECTRICES DU FEM: VANUATU plaida pour un fonds pour les PMA qui n'ont pas encore accès aux fonds du FEM. Le délégué requit l'inclusion du nouveau texte sur les PMA dans le(s) décision(s) sur l'Article 4.8 et 4.9 de la CCCC et l'Article 3.14 du Protocole. L'ARABIE SAOUDITE soutint deux décisions séparées sur l'Article 4.8 et 4.9 et l'Article 3.14, avec un langage impératif. Les ETATS-UNIS soutenirent une d�cision pour les deux et, avec le JAPON, s'oppos�rent � une compensation pour les effets adverses.

La BULGARIE, au nom du GROUPE CENTRAL 11, et soutenue par la FEDERATION DE RUSSIE, la CHINE et le KAZAKHSTAN, pour le GROUPE DES NEUF- une alliance de pays d'Europe Centrale et Trans-Caucase, et la Moldavie - souligna que les �conomies en transition sont, comme les pays en d�veloppement, dans le besoin d'une aide financi�re provenant du FEM dans le but d'un renforcement des capacit�s, transfert des technologies et r�actions aux effets adverse, et requis la suppression des crochets entourant le texte sur leurs besoins. Le BELIZE d�clara que la question de savoir si le renforcement des capacit�s serait consid�r� dans le cadre de l'adaptation ne devrait pas �tre difficile � r�soudre, et soutint le langage imp�ratif dans les d�cisions. Le CANADA avec les ETATS-UNIS et l'UE , mirent l'accent sur le soutien au FEM. Il reconnut que les pays en d�veloppement pourraient le trouver trop lent et soutint donc l'am�lioration de son fonctionnement. La FINLANDE d�clara que le FEM n'�tait pas la seule source de financement, et mis l'accent sur la disponibilit� de fonds provenant de secteurs bilat�raux et priv�s. L'AOSIS soutint le maintien du FEM comme le m�canisme financier, mais d�clara qu'il avait besoin d'am�lioration et de renforcement. L'AFRIQUE DU SUD s'opposa au "dumping", par les pays d�velopp�s, des technologies dont on ne voulait pas vers les pays en d�veloppement. La CHINE appela � des progr�s concrets, d�clarant que les partenaires n�gociateurs essayaient de gagner du temps.

Avant la pose, le Pr�sident Pronk r�suma les principales questions rest�es sans r�ponses: comment donner substance � la requ�te de compensation de l'Article 3.14; comment organiser des am�nagements sp�ciaux pour les PMA; comment les ET peuvent tirer des b�n�fices des m�canismes de financement, du transfert des technologies et du renforcement des capacit�s; si le langage d�cisionnel devait �tre imp�ratif pour toutes les d�cisions ou seulement pour des questions sp�cifiques; si l'on devait avoir une ou deux d�cisions sur les effets adverses; et comment r�soudre les questions sur le r�le du FEM. Un groupe informel, form� par les Ministres sud africains et danois, et assist� par le Pr�sident du SBI John Ashe, fut �tabli.

MECANISMES: Lors de la r�union Pl�ni�re informelle de haut niveau, tenue dans l'apr�s-midi, les ministres et les hauts fonctionnaires pr�sent�rent leurs points de vue sur les "questions croustillantes" en suspens sur les m�canismes, telles qu�identifi�es par le Pr�sident Pronk. Sur la question de suppl�mentarit�, le JAPON et les ETATS-UNIS mirent en garde contre la ren�gociation du Protocole. Tout en reconnaissant la n�cessit� d'une flexibilit�, l'UE attira l'attention sur l'importance d'une action nationale. L'INDONESIE plaida en faveur de l'exigence de r�ductions d'�missions de 70 % � travers l'action nationale, avec possibilit� de reduire ce montant sous certaines conditions. La HONGRIE et le GROUPE AFRICAIN, contr�s par la FEDERATION DE RUSSIE et l'AUSTRALIE, plaid�rent pour la mise en �uvre d'une limitation quantitative sur les m�canismes de flexibilit�. Le CANADA souligna sa flexibilit� sur cette question. La REPUBLIQUE DE COREE , contr�e par la HONGRIE et la CHINE, plaid�rent en faveur de projets MDP unilat�raux. La COLOMBIE et la BOLIVIE propos�rent une disposition pour les projets MDP bilat�raux, multilat�raux et unilat�raux. L'UE, soutenue par la HONGRIE, et contr�e par le JAPON, l'AUSTRALIE, les ETATS-UNIS, le CANADA et l'ARABIE SAOUDITE, souligna sa pr�f�rence pour une liste positive. La d�l�gu�e d�clara que l'objectif de la liste positive �tait d'aider � l'obtention du d�marrage du MDP en soutien aux projets durables, et de s'assurer que la liste serait soumise � r�vision. Le G-77/CHINE d�clara que le pays en d�veloppement h�te serait le seul juge � d�cider du projet. Les ETATS-UNIS exprim�rent une certaine flexibilit� concernant le potentiel pour des petits projets, � condition qu'il n'y ait pas de liste positive et que les puits d'absorption soient inclus.

Le G-77/CHINE, le GROUPE D'AFRIQUE et SAMOA, contr�s par les ETATS-UNIS, le CANADA, le JAPON et l'AUSTRALIE exig�rent l'�tablissement d'un fonds d'adaptation bas� sur une taxe pr�lev�e sur les trois m�canismes. A propos de la proposition de lever une "part des b�n�fices " sur l'Article 6 du Protocole (mise en �uvre conjointe) et l'Article 17 (commerce des �missions), la FEDERATION DE RUSSIE exprima sa volont� de discuter de cette possibilit�, uniquement sous certaines conditions. La HONGRIE d�clara qu'elle d�sapprouvait fermement cette proposition. Le JAPON, contr� par la CHINE et l'INDONESIE, soutint l'utilisation du financement des AOD en faveur du MDP.

A propos de la composition du Bureau Ex�cutif, le G-77/ CHINE mit l'accent sur la n�cessit� d'une repr�sentation g�ographique �quitable. Les ETATS-UNIS d�clar�rent qu'ils pourraient �tre flexibles sur cette question. La FEDERATION DE RUSSIE s'opposa � la cr�ation du Bureau Ex�cutif, sugg�rant que le Secr�tariat pouvait remplir ses fonctions. Le GROUPE D'AFRIQUE exprima sa pr�occupation � propos de la proposition pr�conisant que la soumission de la communication nationale soit une pr�condition pour la participation au MDP.

En ce qui concerne les puits d'absorption dans le MDP, les ETATS-UNIS, le CANADA, le JAPON, le COSTA RICA, l'AUSTRALIE, la COLOMBIE, le HONDURAS et la BOLIVIE, contr�s par l'UE, la CHINE et le GHANA, plaid�rent en faveur de l'inclusion des puits d'absorption. La FEDERATION DE RUSSIE sugg�ra que la d�cision concernant l'inclusion des puits d'absorption soit ajourn�e pour une possible inclusion dans la prochaine p�riode d'engagement. Le HONDURAS, l'ARABIE SAOUDITE et la HONGRIE s'oppos�rent � l'inclusion de l'�nergie nucl�aire dans le MDP. L'AUSTRALIE d�clara que cette question devait �tre d�cid�e par les pays en d�veloppement au niveau individuel et souligna que le silence des ETATS-UNIS sur ce probl�me n'indiquait pas n�cessairement un manque de soutien � cette question.

Concernant le commerce des �missions et la responsabilit�, le G-77/CHINE exprima sa pr�f�rence pour la combinaison des options concernant la "r�serve de la p�riode d'engagement" et les "unit�s exc�dentaires". La FEDERATION DE RUSSIE et le CANADA soutinrent la notion de responsabilit� du vendeur.

Un groupe informel pr�sid� par les Ministres br�silien et japonais fut �tabli avec l'aide de l'ancien Pr�sident du groupe de contact sur les m�canismes, Kok Kee Chow. Notant que dans la soir�e il n'y aurait qu'une seule �quipe de services d'interpr�tation, le Pr�sident Pronk requit l'approbation du groupe pour que ces services soient utilis�s dans la Pl�ni�re informelle de haut niveau.

LULUCF: Les d�l�gu�s se r�unirent � partir de 21 h. pour discuter des LULUCF. Le ROYAUME-UNI, au nom de l'UE, r�agit � la proposition faite par les ETATS-UNIS, lundi, pour l'introduction de cr�dits pour des activit�s dans le cadre de l'Article 3.4. Le d�l�gu� d�clara que l'UE acceptait le concept de puits d'absorption, en particulier les for�ts, mais, avec le GROUPE CENTRAL 11 et la NORVEGE, insista sur les probl�mes li�s � la permanence, l'incertitude, le risque, l'additionnalit� et en particulier le niveau, conform�ment � la proposition du Groupe Parapluie. Les ETATS-UNIS r�it�r�rent leur position concernant la n�cessit� d'inclure les puits d'absorption lors de la premi�re p�riode d'engagement et d�clar�rent que leur proposition permettait une certaine flexibilit� et �tait bas�e sur une perspective � long terme. Il illustra le niveau potentiel des activit�s de l'Article 3.4 et d�clara que les Parties pouvaient faire des estimations pr�cises. Le GROUPE d'INTEGRITE ENVIRONNEMENTALE d�clara qu'il �tait quelque peu rassur� par la d�claration des ETATS-UNIS en ce qui concerne leur proposition, et insista sur la n�cessit� de possibilit� de v�rification et d'additionnalit�. le G-77/CHINE mit l'accent sur ces principes concernant les LULUCF et sur le besoin d'exclure les cr�dits pour l�absorption naturelle. Les ETATS-UNIS, avec le JAPON, d�clar�rent que les effets sur la fertilisation du carbone sont bien en dessous de 10%. TUVALU et l'ARGENTINE se demand�rent si une d�cision finale sur l'Article 3.4 �tait appropri�e � la CdP-6. Un groupe informel, facilit� par le Mexique et la Slovaquie, et assist� par le Copr�sident du LULUCF, fut convoqu�.

RESPECT DES REGLES, POLITIQUES ET MESURES, ET ARTICLES 5, 7 ET 8 DU PROTOCOLE: Suite � l'ach�vement de la r�union des LULUCF � 23 h20, on convoqua une r�union pl�ni�re informelle de haut niveau pour discuter du quatri�me groupe de questions: les P&M, le respect des r�gles, et la prise en consid�ration, l'�laboration de rapports et la revue dans le cadre des Articles 5, 7 et 8. Le G-77/CHINE, l'UE et l'ARABIE SAOUDITE pr�sent�rent leurs positions respectives sur quelques-unes des questions, soulignant l'accord conclu sur les �l�ments des "questions croustillantes", et notant les �l�ments qui leur paraissaient manquants dans la note informelle du Pr�sident Pronk. La r�union fut ajourn�e � minuit, � la suite des pr�occupations exprim�es par le G-77/CHINE concernant la disponibilit� de moyens de transport et les capacit�s limit�es d'un nombre de leurs plus petites d�l�gations.

DANS LES COULOIRS

Certains d�l�gu�s exprim�rent une certaine pr�occupation concernant le rythme des discussions de mardi, avec des d�bats informels de haut niveau entamant le jour enlis�s dans des r�p�titions des positions affirm�es pr�c�demment, poussant certains � s'interroger sur l'approche adopt�e par le Pr�sident Pronk. Cependant, tard dans la soir�e, l'�valuation le long des couloirs semblait plus positive, refl�tant les tentatives de progr�s sur les m�canismes, et le fait que les n�gociations de la journ�e se d�roulaient dans groupes de Ministres plus restreints, que certains estimaient pouvoir renforcer les efforts visant � conclure des march�s sur les questions cl�s en suspens.

Autre note positive, un certain nombre de participants sentirent que bien qu'il y ait eu peu � rapporter mardi soir sur les questions importantes, la fa�on de diriger du Pr�sident Pronk avait au moins produit une atmosph�re plus ouverte et relax�e, susceptible d'avancer durant les jours cruciaux restants. Le geste du Pr�sident Pronk de d�placer tard dans la soir�e les services d�interpr�tation, des discussions formelles en Pl�ni�re vers les n�gociations de haut niveau fut �galement bien accueilli par quelques observateurs. Ils not�rent que bien que cela ait d�rang� certains des intervenants charg�s de faire, tard dans la soir�e, des pr�sentations sur les positions des pays en Pl�ni�re, toute tentative de faciliter, au stade actuel des choses, les n�gociations en cours, serait prioritaire.

Concernant une question s'y rapportant, l'ironie du d�placement graduel, mardi, de r�unions plus larges et plus ouvertes vers des n�gociations en petits groupes ferm�s ne fut pas perdue par plusieurs participants, qui demand�rent si les efforts pour assurer la transparence pouvait survivre aux r�alit�s des n�gociations alors que le temps restant pour la conclusion de march�s politiques commence � manquer.

A SUIVRE AUJOURD'HUI

PLENIERE- DECLARATIONS DES PARTIES: La pl�ni�re se r�unira � partir de 10 h. dans la salle Prins Willem-Alexander Hall pour entendre les d�clarations politiques de haut niveau restantes.

PLENIERE INFORMELLE DE HAUT NIVEAU: Des sessions Pl�ni�res de haut niveau, pr�sid�es par le Pr�sident de la CdP-6, Pronk, sont pr�vues de se r�unir dans la salle Van Gogh Hall � 10 h. pour poursuivre les discussions sur le quatri�me groupe de questions, respectivement le respect des obligations, les P&M, et les Articles 5, 7 et 8 du Protocole. Des groupes ferm�s restreints doivent se r�unir tout au long de la journ�e et �laborer des rapports en Pl�ni�re. Pri�re de v�rifier les tableaux �lectroniques pour plus de d�tails.

Ce num�ro du Bulletin des N�gociations de la Terre � enb@iisd.org a �t� r�dig� par Angela Churie angela@iisd.org, Jon Hanks jon.hanks@iiiee.lu.se, Lisa Schipper lisa@iisd.org, Malena Sell malena@iisd.org, Chris Spence chris@iisd.org et Juliette Voinov cedrickohler@email.msn.com. Edition num�rique: Franz Dejon franz@iisd.org et Andrei Henry <andrei@iisd.org>. Photographies: Leila Mead leila@interport.net. Editice en Chef: Pamela S. Chasek, Ph.D. pam@iisd.org. Version Fran�aise: Mongi Gadhoum mongi.gadhoum@enb.intl.tn. Directeur des Services d�Information: Langston James Goree VI kimo@iisd.org. Les principaux bailleurs de fonds du Bulletin sont: Le Minist�re N�erlandais des Affaires Etrang�res, le Gouvernement du Canada (� travers l'ACDI et le DFAIT), les Etats-Unis (� travers l'USAID), l'Agence Suisse de l'Environnement, des For�ts et du Paysage (SAEFL), Le D�partement du Royaume-Uni charg� du D�veloppement International (DFID), la Commission Europ�enne (DG-ENV) et la Fondation Rockefeller. Un soutien g�n�ral a �t� accord� au Bulletin, au titre de l'exercice 2000, par: les Minist�res Allemands de l'Environnement (BMU) et de la Coop�ration pour le D�veloppement (BMZ), le Minist�re Danois des Affaires Etrang�res, les Minist�res Autrichiens de l'Environnement et des Affaires Etrang�res, les Minist�res Norv�giens de l'Environnement et des Affaires Etrang�res, les Minist�res Finlandais des Affaires Etrang�res et de l'Environnement, le Gouvernement Australien et BP Amoco. Ce num�ro a �t� pr�par� en coop�ration avec le Secr�tariat de la CCCC. La version Fran�aise est financ�e par l'IEPF/AIF avec l'appui du Minist�re Fran�ais des Affaires Etrang�res. A La CdP-6, le Bulletin est joignable par t�l au +31 70 322 4729 et physiquement au Statenhall 8 & 9. L'IIDD peut �tre contact� par courriel � info@iisd.ca et par voie postale au 161, Portage Avenue East, 6th Floor, Winnipeg, Manitoba R3B 0Y4, Canada. Les opinions exprim�es dans le Bulletin appartiennent � leurs auteurs et ne refl�tent pas n�cessairement les vues de l'IIDD et des bailleurs de fonds. Des extraits du Bulletin peuvent �tre utilis�s uniquement dans des publications non commerciales et ce, moyennant une citation appropri�e apr�s la permission du Directeur des Services de Reportage. Les versions �lectroniques du Bulletin sont diffus�es par courriel et sont disponibles � travers le serveur WWW Linkages �: http://www.iisd.ca.

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