Bulletin des Négociations de la Terre

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 Un service d'information sur les négociations en matière d'environnement et de développement

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Publié par L'Institut International du Développement Durable (IIDD)

Vol. 12 No. 155
Jeudi 16, Novembre 2000

LES FAITS MARQUANTS DE LA CdP-6 DE LA CCCC
MERCREDI 15 NOVEMBRE 2000

Les délégués se sont réunis dans des groupes de contact tout au long de la journée pour débattre des libellés concernant: l’utilisation des sols, changements intervenus dans l’utilisation des sols et foresterie (LULUCF); les lignes directrices devant encadrer les Articles 5 (questions méthodologiques), 7 (communication des données) et 8 (évaluations des informations) du Protocole; la mise au point et le transfert des technologies; les effets adverses; et les "meilleures pratiques" en matière de politiques et mesures. Le Groupe de Travail Conjoint sur le Respect des Obligations (GTC) s’est réuni en séance nocturne pour poursuivre son examen des textes de négociation. En outre, les négociateurs ont tenu des consultations "informelles informelles" et des réunions de comités de rédaction privées pour plancher sur un certain nombre de thèmes, dont ceux des mécanismes, de la mise au point et du transfert des technologies, du mécanisme de financement, des effets adverses et du renforcement des capacités dans les pays en développement.

LES GROUPES DE CONTACT ET LES CONSULTATIONS INFORMELLES

LULUCF: Dans le groupe de contact consacré au thème de LULUCF, le Président Thorgeirsson informa les participants que la réunion de jeudi 16 novembre du groupe se focalisera sur la fourniture de conseils techniques au groupe de contact group sur les mécanismes au sujet de l’intégration des puits dans les Articles 6 (JI) et 12 (MDP) du Protocole. Les participants devaient ensuite aborder les sections portant sur les Définitions, l’Eligibilité et la Comptabilité Spécifiques à l’Article 3.3 (afforestation, reforestation, déforestation) dans le texte des Présidents.

S’agissant de la définition de "forêt," TUVALU apporta son appui à l’approche biome, et souhaita la voir élaborée d’ici la CdP-7. L’UE, le GROUPE POUR L’INTEGRITE ENVIRONNEMENTALE, la NORVEGE et le CHILI se déclarèrent du même avis, précisant toutefois que l’approche n’était pas encore à maturité et que la définition figurant dans le texte des Présidents suffira pour le moment. Ils indiquèrent que les lignes directrices devant régir l’approche biome doivent être sollicitées du GIEC. L’UE souligna la nécessité d’une cohérence et d’une symétrie entre toutes les définitions. La CHINE déclara qu’il était prématuré de s’accorder sur les définitions relevant de l’Article 3.4 (activités additionnelles) du Protocole.

L’UE, avec la NOUVELLE ZELANDE et contrée par la CHINE, lA MALAISIE et le BHUTAN, appuya l’idée d’inclure la promotion de la régénération naturelle dans les définitions des termes "afforestation" et "reforestation." Le BRESIL et le PEROU déclarèrent que la régénération naturelle est, selon le Rapport Spécial du GIEC, une approche de gestion, et qu’elle n’est pas toujours induite par l’Homme.

Au sujet du terme"re-végétation," l’UE, la NORVEGE et le PEROU notèrent le besoin d’une définition correspondante du terme "dé-végétation." Au sujet de la gestion forestière, le CANADA, la NOUVELLE ZELANDE et les ETATS-UNIS appelèrent à une définition simple et claire.

L’UE déclara que le débat devait se focaliser sur les définitions relevant de l’Article 3.3 et 3.4, notant que ces définitions ne seraient pas nécessairement applicables en vertu des Articles 6 et12, si les puits venaient à être autorisés dans leur cadre. TUVALU, appuyé par la MALAISIE, fit objection à l’idée d’élaborer une définition des quantités assignées (QA) dans ce groupe de contact.

Le GROUPE POUR L’INTEGRITE ENVIRONNEMENTALE, le PEROU, la MALAISIE et la CHINE, contrés par le CANADA et la NOUVELLE ZELANDE, apportèrent leur appui à l’idée d’avoir plutôt la CdP, que chacune des Parties visées à l’Annexe I, pour procéder à la sélection des critères devant présider à l’application de la définition de "forêt" dans la première période d’engagement.

Au sujet de la question d’Eligibilité, TUVALU et le PEROU déclarèrent que les activités relevant de l’Article 3.3 ayant eu lieu après 1990 ne doivent pas être éligibles. Les délégués procédèrent ensuite à l’examen de deux options relatives aux conditions d’éligibilité: une liste des accords internationaux ou une liste des effets environnementaux ancillaires devant être pris en ligne de compte. La NOUVELLE ZELANDE, avec le CANADA et l’AUSTRALIE, proposa d’insérer dans le préambule un libellé sur les liens entre la mise en oeuvre des activités et d’autres internationaux. TUVALU proposa l’insertion d’un nouveau principe se référant à la non-éligibilité, en vertu de l’Article 3.4, des activités qui visent à la conversion des forêts primitives.

Concernant les activités additionnelles Durant la première période d’engagement, l’UE, TUVALU, la CHINE, la NORVEGE et la MALAISIE, contrés par le JAPON, déclarèrent qu’elles ne doivent pas être poursuivies. TUVALU et le GROUPE POUR L’INTEGRITE ENVIRONNEMENTALE requirent la suppression du libellé autorisant les Parties à "élire" les activités dans le cadre de l’Article 3.4 devant être intégrées dans la première période d’engagement. Au sujet des activités additionnelles durant la seconde période d’engagement et celles subséquentes, l’UE, la NORVEGE, TUVALU et la MALAISIE, contrés par le JAPON, déclarèrent que la CdP doit établir une liste avant la seconde période d’engagement. L’AUSTRALIE suggéra d’introduire un libellé garantissant la cohérence, au niveau des définitions et de la comptabilité, entre les première et seconde périodes d’engagement. Le GROUPE POUR L’INTEGRITE ENVIRONNEMENTALE apporta son appui à l’adoption d’un système de comptabilité intégrale du carbone, ne requérant pas de liste d’activités. La COLOMBIE fit part de ses réserves concernant l’approche basée sur les activités et proposa une approche symétrique.

Concernant le chapitre du texte sur la Comptabilité Spécifique à l’Article 3.3, l’UE, les ETATS-UNIS, le PEROU et TUVALU appelèrent à une symétrie dans les termes des crédits au niveau de l’afforestation et de la reforestation d’une part, et les débits au niveau de la déforestation, d’autre part.

ARTICLES 5, 7 & 8 DU PROTOCOLE: Au sujet de l’élaboration des rapports relevant des Articles 10 (engagements existants) et 11 (mécanisme de financement), le G-77/ CHINE, contré par les ETATS-UNIS et l’UE, déclara que les Parties visées à l’Annexe I doivent également être requis de fournir des rapports sur la mise en application de leurs engagements dans le domaine du transfert des technologies et de la mise à disposition de ressources financières "nouvelles et supplémentaires".

Concernant l’émission et l’annulation des quantités assignées (QA) relevant de l’Article 3.3 et 3.4 du Protocole, le G-77/CHINE, appuyé par l’UE et les ETATS-UNIS, suggéra de se référer dans les lignes directrices régissant l’Article 7, à des "additions" et des "soustractions" des QA. Contré par la NOUVELLE ZELANDE et soutenu par l’INDE, le délégué ajouta qu’en attendant la conclusion d’un accord sur ce sujet dans le groupe chargé du thème de LULUCF, toute référence à l’Article 3.4 doit être placée entre crochets. Le Coprésident Newton Paciornik (Brésil) indiqua que les Coprésidents mèneront des consultations sur ce sujet avec les Coprésidents du groupe de contact chargé du thème de LULUCF. Dans les lignes directrices relevant de l’Article 8, le G-77/CHINE suggéra de supprimer le Chapitre III consacré à l’évaluation des données relatives aux QA. L’INDE expliqua que les QA sont des quantités fixées et que par conséquent, elles ne sauraient être évaluées, mais que les données concernant les additions et les soustractions feraient l’objet, elles, d’une évaluation. Le BRESIL, au nom du G-77/ CHINE, introduisit ensuite le libellé du nouveau chapitre III bis qui traite de la terminologie "QA initiales" en la remplaçant par "quantités contribuant à la mise en conformité des Parties visées à l’Annexe I, avec leurs obligations en matière de limitation et de réduction des émissions dans le cadre de l’Article 3."

Au sujet des équipes d’experts chargées de l’évaluation (EEE), le G-77/CHINE recommanda de se baser sur le fichier d’experts et de respecter un certain équilibre régional. L’orateur indiqua que les équipes doivent être soutenues par le Secrétariat et non par les gouvernements, pour s’assurer de leur impartialité.

Au sujet de la confidentialité, l’UE introduisit un nouveau libellé stipulant, enter autres, que les EEE garantiront la confidentialité des données signalées par une Partie, comme étant confidentielles, et que si une Partie ne fournissait pas des informations suffisantes pour permettre l’évaluation de sa conformité aux directives révisées du GIEC, l’EEE présumera que l’estimation n’est pas effectuée comme il se doit. Dans son commentaire sur cette proposition, SAMOA suggéra que les Parties soient sollicitées de fournir la plate-forme nécessaire à la protection de la confidentialité dans le cadre de la législation nationale et que les conflits d’intérêts potentiels avec les membres des EEE soient traités avec la constitution de l’équipe.

Concernant la fourniture de complément d’information dans le cadre de l’Article 7, l’UE proposa un libellé pour le chapitre consacré aux "programmes nationaux," requérant des rapports sur les politiques et mesures intérieures ainsi que sur le système national de suivi de la participation des entités juridiques dans les échanges internationaux des droits d’émission. SAMOA apporta son soutien à ce libellé. Les ETATS-UNIS, l’AUSTRALIE, le JAPON et la NOUVELLE ZELANDE y firent objection.

Concernant les "questions de mise en application," les ETATS-UNIS, le G-77/CHINE, le BRESIL et l’INDE s’opposèrent à la proposition du JAPON de limiter ce concept aux conditions obligatoires des lignes directrices relevant des Articles 5.1(système national) et 7.2 (complément d’information). Le Coprésident Paciornik indiqua que les Coprésidents élaboreront une révision de texte et mèneront des consultations avec les divers groupes.

MISE AU POINT & TRANSFERT OF TECHNOLOGIES: Les délégués entendirent lecture de brefs rapports des deux comités de rédaction qui se sont réunis mardi 14 novembre pour travailler sur le texte révisé des Coprésidents concernant le cadre devant permettre l’amélioration de la mise en application de l’Article 4.5 de la CCCC (mise au point et transfert des technologies). L’UE rapporta qu’il ne restait aucune divergence majeure dans le groupe qui a travaillé sur les trois premiers thèmes – évaluation des besoins en matière de technologie, information technologique, et environnements favorables. Intervenant au non du second comité de rédaction, le GHANA déclara que seul le chapitre sur le renforcement des capacités a pu être examiné. L’orateur signala qu’il restait un certain nombre de divergences quant à l’inclusion du MDP et des JI dans le cadre. Il nota également quelques divergences dans l’utilisation des termes "sont encouragés à" et "doivent", dans le descriptif des actions inscrites dans le cadre appelé à être instauré.

Les délégués entamèrent ensuite l’examen de la révision de texte émanant du premier comité de rédaction. Dans le paragraphe définissant les besoins en matière de technologie et de la détermination des besoins, les délégués débattirent du point de savoir s’il fallait maintenir la référence aux "Parties non visées dans l’Annexe II, notamment les pays en développement Parties" comme moyen de traiter la proposition d’intégrer également les pays en transition économiques (PTE). Le G-77/CHINE et le BRESIL encouragèrent l’harmonie avec le libellé de la CCCC et préférèrent insérer "et autres pays, en particulier ceux en développement." Le G-77/CHINE déclara que le paragraphe se référait uniquement aux responsabilités des pays en développement et non à la manière dont l’évaluation des besoins contribuera à la réalisation des engagements en matière de transfert des technologies. Le débat sur cette question fut reporté à de nouvelles consultations.

Au sujet de l’objectif de l’évaluation des besoins en matière de technologie, la représentante des PHILIPPINES souhaita avoir des éclaircissements sur la manière dont le produit contribuera à la mise en application de l’Article 4.5. L’oratrice s’opposa à une proposition des ETATS-UNIS de stipuler que l'évaluation des besoins en matière de technologie pouvait "attirer et focaliser les efforts devant être fournis par les Parties visées à l’Annexe II pour l’amélioration de la mise au point et le transfert des technologies." La REPUBLIQUE DE COREE déclara que l’évaluation des besoins doit être utilisée pour "faciliter les efforts" devant être fournis par les Parties visées à l’Annexe II. Le G-77/CHINE préféra voir stipuler qu’elle doit "faciliter le transfert et l’accès aux PTE."

Au sujet des ressources financières destiné au soutien de l’évaluation des besoins, la représentante des PHILIPPINES proposa de supprimer en fonction de la disponibilité des ressources," notant que la provision de ressources financières est un engagement élaboré dans le cadre de l’Article 4.3 (ressources financières nouvelles et supplémentaires) de la CCCC. Le CANADA indiqua que l’Article 4.5 ne se limitait pas aux ressources financières et préféra une référence générale à "ressources."

La REPUBLIQUE DE COREE, avec le PEROU, déclara qu’un accent trop fort est placé sur l’évaluation des besoins faisant perdre toute focalisation sur la mise en application du transfert des technologies. L�orateur indiqua qu�il �tait difficile, sinon impossible, pour les secteurs publics de fournir toutes les donn�es couvrant �galement le secteur priv�. IL souligna la n�cessit� de b�tir sur les activit�s et les informations disponibles. Mettant en garde contre le transfert des responsabilit�s aux pays en d�veloppement, le NIGERIA mit en relief le besoin de se r�f�rer � l�entit� qui sera charg�e de l��valuation des besoins.

Dans le paragraphe traitant de la mises en oeuvre de l��valuation des besoins en mati�re de technologies, l�UE nota qu�il restait des divergences d�opinion concernant le moment le plus opportun pour le SBSTA d�examiner ce sujet, et le point de savoir si une date fixe doit �tre �tablie. Evoquant le besoin �ventuel d�une confidentialit� pour certaines donn�es, la repr�sentante des PHILIPPINES s�opposa � une suggestion de fournir ces donn�es dans le cadre des communications nationales. Les ETATS-UNIS plaid�rent pour l�utilisation des communications nationales. Le groupe de contact ajourna ses travaux pour permettre la poursuite des d�lib�rations dans deux comit�s de r�daction restreints.

EFFETS ADVERSES: Les d�l�gu�s poursuivirent leurs d�bats autour du libell� figurant dans le projet de d�cision, maintenant les crochets autour du sous-alin�a portant sur les "projets d�adaptation de d�monstration," et appelant � la mise en �uvre imm�diate de certaines activit�s d�adaptation. Dans le sous-alin�a consacr� � la pr�paration aux catastrophes et � leur gestion, le CANADA, appuy� par l�AUSTRALIE et les ETATS-UNIS, d�clara que la pr�vention des catastrophes est impossible et que la terminologie doit refl�ter cela. Le G-77/CHINE, appuy� par les ILES MARSHALL et l�ARABIE SAOUDITE, d�clara que les catastrophes d�pendaient de l�impact des conditions climatiques sur les �tre humains et qu�elles pouvaient par cons�quent �tre pr�venues. La repr�sentante appuya le maintien du terme "pr�vention." Le d�bat autour de la proposition appelant � l��tablissement d�un fonds destin� � la couverture des catastrophes, fut report� en attendant la conclusion des discussions sur les questions financi�res men�es ailleurs. Plusieurs crochets sont rest�s dans le paragraphe examin�, en attendant la d�cision sur la formulation du chapeau qui identifie les ressources financi�res n�cessaires aux activit�s d�crites dans ce paragraphe. Plus tard dans la soir�e, un comit� restreint des Amis du Pr�sident se r�unit en s�ance priv�e pour y poursuivre l�examen du texte. Ce comit� se r�unira de nouveau jeudi pour reprendre la consid�ration des nombreuses questions en suspens, tandis que le groupe de contact reprendra ses travaux, vendredi.

POLITIQUES ET MESURES (P&M): Les d�l�gu�s reprirent le d�bats sur les �l�ments du projet de d�cision concernant les "meilleures pratiques" ou "bonnes pratiques" en mati�re de P&M dans les rangs des Parties vis�es � l�Annexe I. Au sujet de la d�cision requ�rant du Secr�tariat, sous l�orientation du Pr�sident du SBSTA et en collaboration avec les organisations internationales et intergouvernementales pertinentes, d�apporter son soutien aux futur travail sur P&M en organisant, entre autres des ateliers et autres manifestations, l�UE, appuy�e par les ETATS-UNIS, le CANADA et le JAPON, proposa de supprimer la r�f�rence � des organisations internationales sp�cifiques. Le G-77/CHINE et l�ARABIE SAOUDITE encourag�rent le maintien de la r�f�rence aux organisations sp�cifiques, et en particulier � l�OPEP. La r�f�rence fut crochet�e. Les d�l�gu�s d�cid�rent que le Secr�tariat op�re sous les directives plut�t du SBSTA, que celles du Pr�sident du SBSTA.

Concernant la d�cision invitant les organisations internationales � pr�senter un rapport sur l��tat d�avancement de leurs activit�s dans le domaine des P&M, les ETATS-UNIS, appuy�s par l�UE et l�AUSTRALIE, proposa que cela soit int�gr� dans la d�cision requ�rant du Secr�tariat de soutenir le travail futur. Le G-77/CHINE, l�ARABIE SAOUDITE et le BRESIL encourag�rent son maintien en tant que d�cision � part, notant qu�elle incluait des propositions additionnelles. Les Parties ne parvinrent pas � un accord sur ce point.

Les ETATS-UNIS et l�AUSTRALIE propos�rent la suppression du libell� requ�rant du Secr�tariat la compilation des donn�es concernant les P&M mises en place et celles planifi�es par les Parties vis�es � l�Annexe I, notant les implications significatives sur les ressources pour le Secr�tariat. Ils pr�cis�rent que si la r�f�rence est maintenue, elle doit �tre limit�e � la Convention. Le G-77/ CHINE, l�ARABIE SAOUDITE, SAMOA et le BRESIL propos�rent de retenir la requ�te et plaid�rent pour une r�f�rence sp�cifique au Protocole. L�AUSTRALIE et les ETATS-UNIS, contr�s par le G-77/CHINE, l�ARABIE SAOUDITE et SAMOA, d�clar�rent que l�information devant �tre compil�e par le Secr�tariat doit �tre bas�e exclusivement sur les donn�es fournies dans les communications nationales.

Suite � la discussion, deux options alternatives pour cette d�cision furent �labor�es: la premi�re requiert du Secr�tariat de compiler les donn�es concernant les P&M mises en oeuvre et celles planifi�es dans le cadre de la Convention et de son Protocole, par les Parties vis�es � l�Annexe I. La deuxi�me, requiert du Secr�tariat de compiler les donn�es concernant les P&M telles que figurant dans les communications nationales soumises par les Parties vis�es � l�Annexe I et dans les rapports �manant des ateliers et autres manifestations.

MECANISMES: Plus de trente d�l�gu�s issus de diff�rentes Parties devaient se r�unir en une seconde s�ance "informelle informelle" priv�e, jusque tard dans la soir�e du mercredi. Les d�bats qui se d�roul�rent par moments dans des sous-commissions, se focalis�rent sur les chapitres du texte ayant trait au MDP. Un certain nombre de � progr�s constants ï¿½ ont �t� accomplis sur les questions examin�es. Les d�l�gu�s se r�uniront de nouveau en s�ance publique du groupe de contact le jeudi.

MECANISME FINANCIER: Les d�l�gu�s se r�unirent en consultations "informelles informelles" pour l�examen de la r�vision de texte des Copr�sidents concernant les directives additionnelles devant �tre fournies � l�entit� charg�e de l�op�ration du m�canisme de financement. Les discussions se focalis�rent sur le libell� ayant trait � la fourniture de ressources du FEM pour la couverture des activit�s d�adaptation de la seconde �tape, et en particulier le point de savoir jusqu�� quel point ces activit�s sont bas�es sur les communications nationales. Les consultations se poursuivront jeudi.

RENFORCEMENT DES CAPACITES: Une r�union "informelle informelle" priv�e sur le renforcement des capacit�s dans les pays en d�veloppement se tint tard mercredi nuit et fut consacr�e � l�examen du papier des Copr�sidents refermant un projet de d�cision et une annexe d�crivant le cadre du renforcement des capacit�s.

LE GROUPE DE TRAVAIL CONJOINT SUR LE RESPECT DES OBLIGATIONS

Les d�l�gu�s pr�sent�rent leurs commentaires sur les propositions pr�liminaires des Copr�sidents exposant trios options pour l�adoption de proc�dures et m�canismes pour la mise en conformit� aux obligations. Le G-77/CHINE, appuy� par plusieurs membres de son groupe, d�clara qu�il �tait pr�matur� de d�cider du choix de l�option, car le mode d�adoption d�pend du contenu des proc�dures et m�canismes. L�Oratrice ajouta qu�il est, � l��vidence, besoin de cons�quences juridiques contraignantes et qu�en raison de cela l�Article 18 du Protocole, qui se r�f�rent � l�amendement devra �tre pris en ligne de compte. Le JAPON, l�AUSTRALIE et la FEDERATION DE RUSSIE, contr�s par les ETATS-UNIS et le CANADA, appuy�rent l�adoption par d�cision. La SUISSE et la NOUVELLE ZELANDE d�clar�rent que l�adoption doit s�effectuer � travers une d�cision de la CdP-6 ent�rinant l�accord qui deviendra partie int�grante du Protocole. L�UE pr�f�ra l�option selon laquelle l�accord serait adopt� � la CdP-7.

Au sujet des cons�quences relevant de la branches de mise en application, la NOUVELLE ZELANDE, contr�e par le BRESIL et l�INDE, sugg�ra l�insertion d�un nouveau libell� sur le traitement des quantit�s assign�es dans le cadre de l�Article 3.3 et 3.4. Au sujet des cons�quences relevant de la branche charg�e de la facilitation, le G-77/CHINE rejeta une proposition de l�UE qui n��tablissait pas de distinction entre les Parties vis�es et les Parties non vis�es � l�Annexe Annexe I. Concernant les recours en appel, les d�l�gu�s pr�sent�rent leurs commentaires pr�liminaires sur la proposition des Copr�sidents pr�voyant la possibilit� d�un recours en appel aupr�s de la CdP/RdP. Le G-77/CHINE pr�f�ra un champ d�action plus �troit. Un certain nombre de d�l�gations souhait�rent avoir plus de temps pour l�examen de la proposition.

DANS LES COULOIRS

La question de l�inclusion de l��nergie nucl�aire dans le MDP refit surface, mercredi, et nombre d�observateurs s�attendent � d��ventuelles �volutions dans les positions des Parties. Les �changes dans les couloirs laissent � penser que


certains pays en d�veloppement semblent adopter des vues plus favorables quant � l�inclusion de l��nergie nucl�aire, et certains commentateurs ont �voqu� de r�cents commentaires faits par l�une des principales Parties vis�es � l�Annexe I qui sugg�rent qu�elle �tait pr�te � assouplir son attitude pro-nucl�aire.

A SUIVRE AUJOURD�HUI

La Pl�ni�re de la CdP, le SBI et le SBSTA ne tiendront pas de r�union. Mais le GTC et les groupes de contact ci-apr�s reprendront l�examen des textes de n�gociation qui leur respectivement sont confi�s:

GROUPE DE TRAVAIL CONJOINT SUR LE RESPECT DES OBLIGATIONS: Le GTC se r�unira formellement a 15h dans la Salle Van Gogh pour poursuivre ses travaux sur le texte de n�gociation. Par ailleurs, les Copr�sidents travailleront � l��laboration d�une r�vision de texte � partir de 11h dans la Salle Breughel. Les Parties sont invit�es � s�y joindre.

RENFORCEMENT DES CAPACITES: Ce groupe se r�unira � 10h dans la Salle Breughel 4 pour reprendre les n�gociations entam�es dans les "informelles informelles", puis de nouveau � 17h dans la Salle Escher.

MECANISMES: Ce groupe de contact se r�unira � partir de minuit dans la Salle Van Gogh. On y entendra lecture du rapport des consultations "informelles informelles" de mercredi, puis on poursuivra les n�gociations.

TRANSFERT DES TECHNOLOGIES: Le groupe de contact se r�unira � 15h dans la Salle Mondriaan. Il entamera l�examen de la r�vision de texte des Copr�sidents. Les comit�s de r�daction y pr�senteront des rapports sur l��tat d�avancement de leurs travaux.

POLITIQUES ET MESURES: Ce groupe de contact se r�unira � 17h dans la Salle Mondriaan pour poursuivre la n�gociation du texte.

ARTICLES 5, 7 & 8 DU PROTOCOLE: Le groupe de contact formel se r�unira � 28h dans la Salle Escher. S�attendre � une r�vision de texte des Copr�sidents qui serait disponible � partir de 11h au bureau du Secr�tariat dans le Staten Hall. Par ailleurs, les Copr�sidents se r�uniront avec les repr�sentants des diff�rents groupes dans la Salle Breughel: l�UE de 17h � 17h30 ; le �Umbrella Group� de 17h30 � 18h ; Autres Parties, de 18h � 18h30 ; et le G-77/ CHINE, de 18h30 � 19h.

LULUCF: Ce groupe de contact se r�unira dans la Salle Van Gogh � 20h pour l�examen des aspects techniques du th�me de LULUCF pour son �ventuel insertion dans les m�canismes, en vue d�un apport pour le groupe de contact sur les m�canismes.

EVENEMENTS SPECIAUX DE L�IIDD: L�Institut International du D�veloppement Durable organise deux �v�nements sp�ciaux en marge de la conf�rence. A 9h30, une manifestation media pour c�l�brer la sortie de son film documentaire sur l�impact des changements climatiques dans l�Arctique, qui se d�roulera dans la Salle des Conf�rences de Presse, et � 18h, sortie d�un ouvrage, suivi d�une pr�sentation et d�un d�bat autour du Projet des N�gociateurs sur les Changements Climatiques. Pour de plus amples d�tails, consulter le tableau d�affichage.

Ce num�ro du Bulletin des N�gociations de la Terre � enb@iisd.org a �t� r�dig� par Angela Churie angela@iisd.org, Jon Hanks jon.hanks@iiiee.lu.se, Lisa Schipper lisa@iisd.org, Malena Sell malena@iisd.org, Chris Spence chris@iisd.org et Juliette Voinov cedrickohler@email.msn.com. Edition num�rique: Franz Dejon franz@iisd.org et Andrei Henry andrei@iisd.org. Photographies: Leila Mead leila@interport.net. Editice en Chef: Pamela S. Chasek, Ph.D. pam@iisd.org. Version Fran�aise: Mongi Gadhoum mongi.gadhoum@enb.intl.tn. Directeur des Services d�Information: Langston James Goree VI kimo@iisd.org. Les principaux bailleurs de fonds du Bulletin sont: Le Minist�re N�erlandais des Affaires Etrang�res, le Gouvernement du Canada (� travers l'ACDI et le DFAIT), les Etats-Unis (� travers l'USAID), l'Agence Suisse de l'Environnement, des For�ts et du Paysage (SAEFL), Le D�partement du Royaume-Uni charg� du D�veloppement International (DFID), la Commission Europ�enne (DG-ENV) et la Fondation Rockefeller. Un soutien g�n�ral a �t� accord� au Bulletin, au titre de l'exercice 2000, par: les Minist�res Allemands de l'Environnement (BMU) et de la Coop�ration pour le D�veloppement (BMZ), le Minist�re Danois des Affaires Etrang�res, les Minist�res Autrichiens de l'Environnement et des Affaires Etrang�res, les Minist�res Norv�giens de l'Environnement et des Affaires Etrang�res, les Minist�res Finlandais des Affaires Etrang�res et de l'Environnement, le Gouvernement Australien et BP Amoco. Ce num�ro a �t� pr�par� en coop�ration avec le Secr�tariat de la CCCC. La version Fran�aise est financ�e par l'IEPF/AIF avec l'appui du Minist�re Fran�ais des Affaires Etrang�res. A La CdP-6, le Bulletin est joignable par t�l au +31 70 322 4729 et physiquement au Statenhall 8 & 9. L'IIDD peut �tre contact� par courriel � info@iisd.ca et par voie postale au 161, Portage Avenue East, 6th Floor, Winnipeg, Manitoba R3B 0Y4, Canada. Les opinions exprim�es dans le Bulletin appartiennent � leurs auteurs et ne refl�tent pas n�cessairement les vues de l'IIDD et des bailleurs de fonds. Des extraits du Bulletin peuvent �tre utilis�s uniquement dans des publications non commerciales et ce, moyennant une citation appropri�e apr�s la permission du Directeur des Services de Reportage. Les versions �lectroniques du Bulletin sont diffus�es par courriel et sont disponibles � travers le serveur WWW Linkages �: http://www.iisd.ca.

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