Bulletin des Négociations de la Terre

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 Un service d'information sur les négociations en matière d'environnement et de développement

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Publié par L'Institut International du Développement Durable (IIDD)

Vol. 12 No. 154
Mercredi 15, Novembre 2000

LES FAITS MARQUANTS DE LA CdP-6 DE LA CCCC
MARDI 14 NOVEMBRE 2000

Les délégués près de la CdP-6 et des SB-13 de reprise se sont réunis dans groupes de contact durant les sessions du matin, de l’après-midi et de la soirée, procédant à l’examen des textes et faisant avancer les discussions autour des thèmes: utilisation des sols, changements intervenues dans l’utilisation des sols et foresterie (LULUCF); lignes directrices devant encadrer les Articles 5 (questions méthodologiques), 7 (communication des données) et 8 (évaluation des informations) du Protocole; les effets adverses; "les meilleures pratiques" en matière de politiques et mesures; la mise au point et le transfert des technologies; les mécanismes; et le renforcement des capacités dans les pays en transition économiques. Le Groupe de Travail Conjoint sur le Respect des Obligations (GTC) s’est également réuni pour reprendre l’examen du texte de négociations.

LE GROUPE DE TRAVAIL CONJOINT SUR LE RESPECT DES OBLIGATIONS

Le Coprésident Neroni Slade (Samoa) introduisit le texte révisé sur la base des consultations intersessions qui ont suivi la première partie des SB-13. Au sujet de l’intégration des principes dans le texte, le G-77/CHINE, contré par les ETATS-UNIS et le JAPON, encouragea leur maintien, notant qu’un certain nombre parmi ces principes proposés ne figuraient pas dans l’Article 3 (principes) de la CCCC. Au sujet de la plénière de la Commission sur le Respect des Obligations, le G-77/CHINE, contré par les ETATS-UNIS, l’UE, L’AUSTRALIE, la FEDERATION DE RUSSIE et la NOUVELLE ZELANDE, déclara qu’elle devait avoir des fonctions à la fois d’attribution et d’examen préliminaire. L’oratrice proposa aussi que la plénière soit coprésidée par les Présidents des branches chargées de la facilitation et de mise en application, en tant qu’alternative au bureau.

Sur la question du mandat de la branche chargée de la facilitation, l’UE, avec les ETATS-UNIS, l’AUSTRALIE et la NOUVELLE ZELANDE et contrée par l’ARABIE SAOUDITE, la CHINE et les EMIRATS ARABES UNIS, déclara que les cas devaient être traités en fonction de leurs mérites et non en fonction de la Partie impliquée. Au sujet du mandat de la branche chargée de la mise en application, le G-77/CHINE déclara que la branche ne devait s’occuper que des Parties visées à l’Annexe I. L’UE, lE JAPON et les ETATS-UNIS déclarèrent que la références aux "Parties visées à l’Annexe I" pouvait être supprimée étant donné que les articles relevant du champ d’action de cette branche ne s’appliquent qu’aux seules Parties visées l’Annexe et compte tenu du fait que les Parties non visées à l’Annexe I ne sont pas soumises aux conditions requises des pays hôtes, dans le cadre du MDP. L’ARABIE SAOUDITE et les EMIRATS ARABES UNIS, contrés par SAMOA et le JAPON, déclarèrent que l’Article 3.14 (effets adverses) était applicable. La NOUVELLE ZELANDE suggéra d’ajouter qu’il reviendrait à la branche de déterminer si "telle ou telle Partie est ou n’est pas conforme aux conditions retenues dans le cadre des Articles 5.2 (ajustements), 7.1 (inventaires) et 7.4 (lignes directrices encadrant la soumission des données) en rapport avec la fixation des quantités assignées en vertu de l’Article 3.3 (afforestation, reforestation et déforestation) et 3.4 (activités additionnelles)." L’INDE, SAMOA et le BRESIL firent part de leurs réserves concernant cette nouvelle proposition.

Au sujet des procédures à suivre, les ETATS-UNIS, les EMIRATS ARABES UNIS et SAMOA firent objection a un texte conférant à la branche chargée de la mise en application une certaine flexibilité dans l’application des conséquences prévues pour les pays en transition économies. Au sujet des sources d’informations, l’UE, les ETATS-UNIS, le CANADA et la NOUVELLE ZELANDE s’opposèrent à une suggestion de l’ARABIE SAOUDITE de supprimer la référence aux ONG et aux OIG.

Le Coprésident Slade, contré par l’ARABIE SAOUDITE, indiqua qu’il tiendra mercredi, des consultations avec les Parties.

LES GROUPES DE CONTACT

ARTICLES 5, 7 & 8 DU PROTOCOLE: les délégués se réunirent pour reprendre l’examen des lignes directrices devant encadrer les Articles 5, 7 et 8 du Protocole. Suite à l’opposition de l’ARABIE SAOUDITE quant à la tenue de consultations "informelles informelles" pour l’élaboration d’un nouveau texte, les délégués décidèrent de confier aux Coprésidents le soin de présenter un nouveau texte, dans le courant de la semaine, sans crochets, autant que possible, et basé sur les discussions qui ont eu lieu au sein du groupe et dans les consultations informelles. Le groupe décida ensuite de poursuivre ses travaux sur la base du texte élaboré par les Coprésidents. Compte tenu des liens existant avec d’autres groupes, la Coprésidente Plume indiqua que certains éléments des lignes directrices ne seraient pas parachevés à la CdP-6. Elle devait ensuite présenter une liste de questions importantes nécessitant une résolution, à laquelle les délégués firent plusieurs ajouts.

Au sujet des problèmes de premier ordre, l’ALLEMAGNE et les ETATS-UNIS, contrés par le G-77/CHINE , suggérèrent l’insertion d’une référence à ce point dans le projet de décision concernant l’Article 7 plutôt que dans les lignes directrices devant encadrer l’application de cet article. Le délégué des ETATS-UNIS expliqua que les rapports annuels incluaient les données concernant à la fois les inventaires et la quantité assigné et, contré par le G-77/CHINE, suggéra que les problèmes de premier ordre ne se référaient qu’au premiers.

Au sujet "des quantités [initiales] assignées," les ETATS-UNIS et le JAPON soulignèrent que la terminologie allait dépendre des conclusions du groupe sur les mécanismes. Le BRESIL, appuyé par le G-77/CHINE, déclara que la terminologie était plutôt liée à l’Article 3.1 (quantité assignée) du Protocole et indiqua qu’il soumettra une proposition écrite clarifiant la terminologie. Au sujet du calendrier des rapports et des évaluations, le débat se focalisa sur la date butoir devant être retenue pour la soumission des données relevant de l’Article 7 et mit en relief les liens avec le groupe sur les mécanismes. Les ETATS-UNIS, le JAPON, la NOUVELLE ZELANDE et l’UE apportèrent leur appui à la proposition du 1er janvier 2007 comme date limite. SAMOA préféra l’an 2005 pour permettre, avant la première période d’engagement, une évaluation et la détermination des critères d’éligibilité à la participation dans les mécanismes. L’UE et la NOUVELLE ZELANDE déclarèrent que la possibilité de cette participation fournissait aux Parties assez d’encouragement pour la soumission des données avant le 1er janvier 2007.

Au sujet de l’élaboration des évaluations et des rapports annuels ou périodiques dans le cadre de l’Article 3.14 (effets adverses) du Protocole, la Coprésidente Plume indiqua que les Coprésidents mèneront, avec la participation de l’ARABIE SAOUDITE, des ETATS-UNIS et de l’UE, des consultations avec les Coprésidents du groupe de contact sur les effets adverses et exposa les difficultés empêchant le parachèvement des lignes directrices avant que ce dernier groupe n’ait terminé ses travaux.

Au sujet des progrès démontrables, l’UE exprima son appui en faveur d’une obligation forte pour chacune des Parties à démontrer, dans sa communication nationale, les progrès réalisés dans l’accomplissement de ses engagements avant 2005. SAMOA requit des éclaircissements quant au moyen de signaler des progrès démontrables avant 2005 si le Protocole n’est pas entré en vigueur d’ici là. Le délégué des ETATS-UNIS déclara qu’il ne soutenait pas l’idée d’un système de rapport séparé pour les progrès démontrables au-delà de ce qui est actuellement requis de figurer dans les communications nationales.

LULUCF: Le Coprésident Thorgeirsson introduisit le nouveau texte des Présidents concernant le thème de LULUCF, élaboré sur la base des contributions apportées par les Parties durant la première partie de SBSTA-13 et des consultations informelles tenues au mois d’octobre. L’orateur indiqua que des groupes officieux restreints seront invités à mener des consultations sur un certain nombre de sujets spécifiques, comte tenu du peu de temps qui reste, et assura les délégués que le processus restera transparent. Il précisa que parmi les principaux points à résoudre, figuraient : les définitions, les règles devant encadrer les décomptes et les rapports, et le plafonnement des crédits. Etablissant une distinction entre un plafonnement, allant de bas en haut, des activités éligibles et un plafonnement, allant de haut en bas, des crédits, l’orateur invita les Parties à présenter leurs commentaires sur la section consacrée, dans le nouveau texte, à la limitation des crédits (additions et soustractions effectuées dans les quantités assignées des Parties), notant que cette limitation pouvait s’appliquer d’une manière générale ou sous forme de plafonnement, de seuil limite ou d’abattement. Les ETATS-UNIS et le CANADA présentèrent une proposition pour l’introduction progressive de la gestion forestière dans le cadre de l’Article 3.4 (activités additionnelles), soulignant qu’elle comportait des incitations à la réalisation d’activités additionnelles de fixation du carbone. Dans le cadre de cette approche, une certaine quantité de carbone peut être créditée, après quoi un abattement serait appliqué. Après un second seuil limite, le crédit entier peut de nouveau être autorisé.

La BOLIVIE, contrée par le BRESIL et le PEROU, appela à une progression simultanée sur la question de l’intégration des puits dans le MDP, dans les deux groupes de contact sur le thème de LULUCF et celui des mécanismes. L’INDONESIE déclara que les règles devant régir les décomptes dans les pays visés à l’Annexe I, doivent être applicables aussi dans le MDP et appela à l’intégration des dimensions sociales et culturelles. TUVALU, au nom de l’AOSIS, remit en question le statu du nouveau texte, notant que certaines soumissions n’y avaient pas été incorporées. La COLOMBIE et la BOLIVIE mirent en garde contre l’adoption d’une approche de "sélection" dans le cadre de l’Article 3.4, qui viendrait permettre aux Parties visées à l’Annexe I de tenir compte des activités additionnelles de fixation du carbone et d’ignorer les sources additionnelles.

Le PEROU, LE BRESIL et la PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE soulignèrent le besoin de préserver l’intégrité du Protocole et l’importance des réductions d’émission dans les pays visés à l’Annexe I. Le délégué des ETATS-UNIS, contré par la CHINE, l’AOSIS et le PEROU, apporta son appui à l’idée d’une décision sur l’Article 3.3 et 3.4 dans un même paquet, à la CdP-6, arguant que cela était important pour la réussite du Protocole. La NOUVELLE ZELANDE nota la nécessité d’une cohérence avec la Décision 9/CP.4 (LULUCF), et affirma que la différence entre les Alinéas 3.3 et 3.4 était en train de devenir un peu floue.

EFFETS ADVERSES: Le Coprésident Mohamad Reza Salamat (Iran) ouvrit le groupe de contact en introduisant le Project de proposition concernant les considérations particulières dont les pays les moins avancés (PMA) doivent faire l’objet, qui pourraient selon lui, remplacer le troisième chapitre du projet de décision concernant les effets adverses examiné dans ce groupe de contact. L’orateur nota que le projet de décision demeurait entièrement crocheté après la première partie des SB-13.

Au sujet du point de savoir s’il fallait avoir une décision portant à la fois sur l’Article 4.8 et 4.9 de la CCCC et sur l’Article 3.14 (effets adverses) du Protocole ou deux décisions séparées, le Coprésident Salamat rapporta que des conseillers juridiques auprès des Nations Unies avaient indiqué qu’il était plus approprié d’avoir deux décisions séparées, étant donné que la CCCC et le Protocole sont deux instruments juridiques distincts, mais que la décision finale revenaient aux Parties. La décision concernant ce thème fut reportée à plus tard dans la semaine.

L’ARABIE SAOUDITE déclara qu’elle soumettra une nouvelle proposition pour le préambule du projet de décision, dès la prochaine réunion, après concertation avec le G-77/ CHINE. Concernant le premier chapitre du projet de texte, le G-77/ CHINE fit opposition au libellé qualifiant l’étude et l’évaluation des mesures ayant trait à l’adaptation. Le G-77/ CHINE et un certain nombre de Parties visées à l’Annexe I décidèrent de se réunir séparément pour essayer de dégager un consensus autour de ce libellé.

POLITIQUES ET MESURES (P&M): Les délégués poursuivirent les négociations sur le texte élaboré au cours de la première partie des SB-13. L’UE plaça entre crochet la référence à la décision stipulant que les tâches pertinentes requises par le Plan d’Action de Buenos Aires ont été accomplies. La HONGRIE annonça que l’établissement d’un nouveau groupe de négociation – le "Groupe Central des Onze," comprenant divers pays d’Europe Centrale et de l’Est – et exprima sa préférence pour l’établissement d’un "processus consultatif."

Lés délégués procédèrent ensuite à l’examen de la proposition de texte de l’UE concernant la décision appelant à la facilitation de la coopération entre les Parties de l’Annexe I et les autres Parties intéressées, pour améliorer l’efficacité individuelle et combinée des P&M. Le G-77/CHINE requit une référence à l’amélioration de l’efficacité des P&M relevant de l’Article 2 (P&M) du Protocole, dans son int�grit�. Le CANADA, les ETATS-UNIS, le JAPON et l�AUSTRALIE encourag�rent la limitation de la r�f�rence au seul Article 2.1(b) (Coop�ration en mati�re de P&M). La r�f�rence � l�Article resta entre crochets. Les ETATS-UNIS, le CANADA, l�AUSTRALIE et le JAPON demand�rent, dans la proposition avanc�e par le G-77/CHINE et l�ARABIE SAOUDITE, le placement entre crochet de la r�f�rence � "autres Parties int�ress�es." Apr�s un certain d�bat, la r�f�rence fut supprim�e.

Le Pr�sident Rom�ro demanda aux d�l�gu�s de ne pas rouvrir les discussions autour des libell�s crochet�s aux cours des d�bats � venir. L�UE, les ETATS-UNIS et le JAPON appuy�rent cette proposition. L�ARABIE SAOUDITE et le VENEZULA s�y oppos�rent. L�ARABIE SAOUDITE rejeta la proposition du Pr�sident d��tablir un Comit� des Amis du Pr�sident pour l��laboration d�un texte de compromis, et mena�a de retirer son soutien � une proposition similaire dans le groupe de contact sur les m�canismes. Le groupe de contact se r�unira de nouveau mercredi..

MISE AU POINT & TRANSFERT DES TECHNOLOGIES: Ce groupe de contact proc�da � l�examen de la r�vision de texte des Copr�sidents concernant l��laboration d�un cadre pour l�am�lioration de la mise en �uvre de l�Article 4.5 (mise au point et transfert des technologies) de la CCCC. Apr�s un d�bat autour de ce libell�, les d�l�gu�s, les d�l�gu�s entendirent une br�ve pr�sentation par le Secr�tariat, sur le dispositif d��change d�informations relatif au transfert des technologies. Le nouveau texte des Copr�sidents renfermait �galement trois annexes additionnelles portant sur: un centre d��change d�informations international; les activit�s de renforcement des capacit�s en mati�re de transfert des technologies; et les id�es pr�liminaires concernant les Termes de R�f�rence devant r�gir le "groupe d�experts international sur le transfert des technologies" ou le "groupe d�experts consultatif sur le transfert des technologies."

Au sujet de l�approche globale, quelques participants s�interrog�rent sur la signification de l�approche int�gr�e et sur le point de savoir si elle viendrait sp�cifier "l��tat actuel" des techniques �cologiquement rationnelles ainsi que la n�cessit� de se focaliser �galement sur le d�veloppement des technologies. La CHINE et le GHANA mirent l�accent sur la n�cessit� d�une approche sectorielle en mati�re de transfert des technologies. Concernant la suggestion de la Pologne de refl�ter les priorit�s des pays en transition �conomiques dans le texte, le BRESIL affirma que cela n��tait pas explicitement refl�t� dans l�Article 4.5 de la CCCC qui se r�f�rent en particulier aux pays en d�veloppement.

Concernant l��valuation des besoins en mati�re de technologies, l�UE appuya l�id�e de faire r�f�rence aux activit�s existantes et aux rapports disponibles. TRINIDAD & TOBAGO pr�f�ra plut�t une r�f�rence plus large aux technologies �cologiquement rationnelles qu�une sp�cification des technologies d�att�nuation des effets et d�adaptation. Au sujet du recours aux experts, l�UE d�clara qu�il est difficile de confier aux experts le soin de d�finir les approches bases sur les choix nationaux. Le d�l�gu� des Etats-Unis d�clara que les experts doivent travailler sur les lignes directrices devant encadrer l��laboration de ces approches.

Au sujet du financement de ces �valuations, le CANADA et les ETATS-UNIS pr�f�r�rent ne pas voir mentionn� de mani�re sp�cifique les pays vis�s � Annexe II, indiquant que plusieurs sources �taient susceptibles d��tre impliqu�es. La THAILANDE et la CHINE y firent objection, notant que l�Article 4.5 se r�f�rait sp�cifiquement aux Parties vis�es � l�Annexe II et non � d�autres institutions. Le NIGERIA d�clara que la d�termination des besoins en mati�re de technologie ne devait pas rester tributaire de la disponibilit� des fonds.

Les d�l�gu�s abord�rent ensuite les questions touchant au centre d��change d�informations, y compris le point de savoir si ce centre devait �tre virtuel et s�il devait oui ou non �tre une institution permanente. La THAILANDE nota avec pr�occupation qu�on exigeait du Secr�tariat un peu trop de t�ches. Le BRESIL demanda si le Secr�tariat disposait des ressources requises.

L�UE nota le r�le du secteur priv� dans l�instauration d�environnements favorables. La THAILANDE appela � un �quilibre avec le transfert des technologies initi� par le secteur public, indiquant que le secteur priv� avait tendance � avoir un parti pris � l��gard des technologies d�adaptation.

Au sujet de la mise en place d�environnements favorables, le G-77/CHINE d�clara que les actions des pays en d�veloppement �taient tributaires de la mise en �uvre des engagements des pays vis�s � l�Annexe I. Le d�l�gu� des ETATS-UNIS proposa l�insertion d�un libell� encourageant les pays en d�veloppement � "promouvoir le fonctionnement efficient des march�s de technologies �cologiquement rationnelles � travers une structuration appropri�e des taxes, et � promouvoir la collecte de donn�es exactes, actuelles et fiables sur les divers aspects de leurs �conomies o� des projets pouvaient �tre entrepris dans le cadre du MDP". LE BRESIL, avec la CHINE et la THAILANDE, s�oppos�rent vigoureusement � la r�f�rence au MDP et aux tentatives continues de rattacher le transfert des technologies relevant de la CCCC, au Protocole. Le groupe de contact ajourna ses travaux dans deux comit�s de r�daction restreints.

MECANISMES: Le Pr�sident Chow distribua un nouveau projet de texte de n�gociation de deux pages, concernant le r�le de la Conf�rence des Parties servant de R�union des Parties signataires du Protocole, et concernant le Comit� Ex�cutif du MDP. Il nota que le texte �tait le produit des consultations informelles men�es par le Comit� des Amis du Pr�sident. Apr�s un bref �claircissement du texte, il suspendit la r�union et poursuivit les travaux dans une r�union priv�e du Comit� des Amis du Pr�sident aux fins d�y r�aliser de nouveaux progr�s sur le texte de n�gociation.

RENFORCEMENT DES CAPACITES DANS LES PAYS EN TRANSITION ECONOMIQUES: Les d�l�gu�s achev�rent l�ensemble des questions juridiques et une bonne partie des questions de fond continues dans le projet de d�cision ainsi que l��laboration du cadre devant r�gir le renforcement des capacit�s dans les pays en transition �conomiques. Les ETATS-UNIS et l�UE requirent que le libell� de la clause consacr�e � la mise � disposition d�un soutien financier et technique pour la mise en �uvre du cadre en question, � travers "le FEM dans le cadre de son mandat" soit plac� entre crochets. Le Copr�sident Uosukainen indiqua qu�il tiendra des consultations sur la proposition soumise par l�UE appelant � int�grer l�Article 10 (engagements existants) Protocole dans le pr�ambule du projet de d�cision. A la cl�ture de la session, il fit part de sa satisfaction quant aux progr�s r�alis�s, pr�cisant qu�il se concertera avec le Bureau sur la mani�re dont les questions restantes doivent �tre r�solues.

DANS LES COULOIRS

Nombre d�observateurs ont not� un certain changement d�atmosph�re, mardi, plusieurs n�gociateurs semblant r�pondre positivement au message fort lanc� par le Pr�sident Pronk appelant � la n�cessit� d�avancer plus rapidement. Certains ont sugg�r� que les efforts fournis par quelques Parties visant � emp�cher les d�l�gu�s d�aller de l�avant dans des consultations "informelles informelles" doivent �tre consid�r�s peu r�alistes et tout � fait contre-productives.

Un certain nombre de participants ont �galement abord� le probl�me �mergeant, que l�un des d�l�gu�s qualifia d�effet "ping-pong": la tendance � bloquer les prises de d�cision sur les questions ayant un lien avec les sujets d�battus dans les divers groupes de contact. L�exemple le plus �vident a �t� celui de la question d�int�gration des puits dans le MDP, les groupes de contact sur les m�canismes et sur LULUCF essayant de coordonner leurs travaux respectifs, et certains ne sont pas loin de penser que cet effort est utilis� par des groupes particuliers pour ralentir les pourparlers et "inter changer les responsabilit�s."

A SUIVRE AUJOURD�HUI

La Pl�ni�re de la CdP, le SBI et le SBSTA ne tiendront pas de r�unions aujourd�hui. Par contre, le GTC et les groupes de contact ci-apr�s sont pr�vus pour une reprise de l�examen des textes de n�gociation:

GROUPE DE TRAVAIL CONJOINT SUR LE RESPECT DES OBLIGATIONS: Le GTC se r�unira � 20h dans la Salle Van Gogh pour poursuivre les n�gociations autour des questions en suspens. De nouvelles propositions �crites soumises par les Parties seront mises � disposition par le Secr�tariat dans la Salle Staten.

LULUCF: Ce groupe de contact se r�unira dans la Salle Van Gogh � 10h pour poursuivre la consid�ration des nouveaux textes des Pr�sidents, en commen�ant par celui consacr� aux d�finitions.

ARTICLES 5, 7 & 8 DU PROTOCOLE: Ce groupe de contact se r�unira � 15h dans la Salle Escher et poursuivra l�examen de la liste des sujets importants identifi�s sous ce th�me.

TRANSFERTS DES TECHNOLOGIES: Ce groupe de contact se r�unira � 15 h dans la Salle Mondriaan pour aborder l�examen du projet de texte r�vis� des Copr�sidents. Les comit�s de r�dactions y pr�senteront au principal groupe de contact, leurs rapports sur les progr�s r�alis�s.

EFFETS ADVERSES: Le groupe de contact conjoint se r�unira � 17h dans la Salle Mondriaan.

POLITIQUES ET MESURES: Ce groupe de contact se r�unira de 3h � 5h dans la Salle Maris, pour reprendre la n�gociation autour du texte.

Outre ces r�unions de groupes de contact, un certain nombre de r�unions priv�es de groupes restreints, de comit�s de r�daction et de consultations "informelles informelles" sont pr�vues.

Ce num�ro du Bulletin des N�gociations de la Terre � enb@iisd.org a �t� r�dig� par Angela Churie angela@iisd.org, Jon Hanks jon.hanks@iiiee.lu.se, Lisa Schipper lisa@iisd.org, Malena Sell malena@iisd.org, Chris Spence chris@iisd.org et Juliette Voinov cedrickohler@email.msn.com. Edition num�rique: Franz Dejon franz@iisd.org et Andrei Henry andrei@iisd.org. Photographies: Leila Mead leila@interport.net. Editice en Chef: Pamela S. Chasek, Ph.D. pam@iisd.org. Version Fran�aise: Mongi Gadhoum mongi.gadhoum@enb.intl.tn. Directeur des Services d�Information: Langston James Goree VI kimo@iisd.org. Les principaux bailleurs de fonds du Bulletin sont: Le Minist�re N�erlandais des Affaires Etrang�res, le Gouvernement du Canada (� travers l'ACDI et le DFAIT), les Etats-Unis (� travers l'USAID), l'Agence Suisse de l'Environnement, des For�ts et du Paysage (SAEFL), Le D�partement du Royaume-Uni charg� du D�veloppement International (DFID), la Commission Europ�enne (DG-ENV) et la Fondation Rockefeller. Un soutien g�n�ral a �t� accord� au Bulletin, au titre de l'exercice 2000, par: les Minist�res Allemands de l'Environnement (BMU) et de la Coop�ration pour le D�veloppement (BMZ), le Minist�re Danois des Affaires Etrang�res, les Minist�res Autrichiens de l'Environnement et des Affaires Etrang�res, les Minist�res Norv�giens de l'Environnement et des Affaires Etrang�res, les Minist�res Finlandais des Affaires Etrang�res et de l'Environnement, le Gouvernement Australien et BP Amoco. Ce num�ro a �t� pr�par� en coop�ration avec le Secr�tariat de la CCCC. La version Fran�aise est financ�e par l'IEPF/AIF avec l'appui du Minist�re Fran�ais des Affaires Etrang�res. A La CdP-6, le Bulletin est joignable par t�l au +31 70 322 4729 et physiquement au Statenhall 8 & 9. L'IIDD peut �tre contact� par courriel � info@iisd.ca et par voie postale au 161, Portage Avenue East, 6th Floor, Winnipeg, Manitoba R3B 0Y4, Canada. Les opinions exprim�es dans le Bulletin appartiennent � leurs auteurs et ne refl�tent pas n�cessairement les vues de l'IIDD et des bailleurs de fonds. Des extraits du Bulletin peuvent �tre utilis�s uniquement dans des publications non commerciales et ce, moyennant une citation appropri�e apr�s la permission du Directeur des Services de Reportage. Les versions �lectroniques du Bulletin sont diffus�es par courriel et sont disponibles � travers le serveur WWW Linkages �: http://www.iisd.ca.

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