Des groupes de contact se sont réunis tout au long de la journée
pour l'examen: des mécanismes; de l'utilisation des sols,
modifications intervenues dans l'utilisation des sols et foresterie (LULUCF);
du transfert des technologies; des effets adverses; du renforcement
des capacités; et des lignes directrices devant encadrer les Articles
5 (questions méthodologiques), 7 (communication des informations) et
8 (revue des informations) du Protocole. Le Groupe de Travail Conjoint
sur le Respect des Obligations s'est réuni pour la poursuite des
discussions autour du texte des Coprésidents. Une réunion spéciale
sur les thèmes des LULUCF et MDP a été également tenue.
LES GROUPES DE CONTACT ET LES REUNIONS OFFICIEUSES
MECANISMES: Les Parties poursuivirent les délibérations
autour du texte consolidé, se focalisant sur la question de
l'échange des droits d'émission. Au sujet du projet de décision,
l'UE, le JAPON et la NORVEGE remirent en question la nécessité d'une
formulation se référant aux principes, dans la décision. Le G-77/
CHINE, avec le BRESIL, SAMOA et la JAMAIQUE, mais contré par les
ETATS-UNIS et le CANADA, indiqua que les quantités assignées (QA)
étaient fixées. L'UE ajouta que l'Article 3 (engagements) de la CCCC
faisait référence à "quantités assignées" et non à
"quantités assignées initiales". Le Président Chow
présenta un exposé sur les QA traitant, entre autres: du caractère
des QA; des éléments susceptibles d'être transférés et acquis; et
du lien entre les QA et les Articles 5, 7 et 8 du Protocole. SAMOA
s'interrogea sur le point de savoir si une partie des QA (PQA) pouvait
être retenue par les entités juridiques allouées ou uniquement par
les Etats souverains. L'oratrice suggéra que la question des entités
juridiques prenant part à l'échange des droits d'émission soit
traitée dans l'appendice consacré aux systèmes domestiques. Elle
ajouta que si les entités juridiques sont autorisées à participer,
le processus doit être transparent. La NOUVELLE ZELANDE, avec les
ETATS-UNIS, déclara qu'il s'agissait là de questions relevant des
Parties, et fit part de son appui en faveur d'une transparence totale.
L'AUSTRALIE ajouta que les garde-fous appropriés doivent être
élaborés dans les Articles 5, 7 et 8 et dans les dispositions
concernant les registres.
Au sujet des modalités opératoires, le G-77/CHINE, contré par le
CANADA, demanda si les Parties pouvaient transférer les PQA non
utilisées en raison de facteurs autres que les P&M, telle qu'une
récession économique. Le CANADA, contré par le G-77/CHINE et l'UE,
suggéra le retrait de l'appendice consacré à l'élaboration des
lignes directrices devant encadrer les systèmes nationaux ayant trait
aux unités de QA et/ou de PQA. Au sujet du partage des bénéfices,
le délégué des ETATS-UNIS proposa que ce point soit traité par le
groupe sur les lignes directrices. Au sujet des registres, le
G-77/CHINE nota que cette question pouvait être traitée dans le
cadre de chacun des Articles consacrés aux mécanismes. La COLOMBIE
mit en relief le document politiques soumis par diverses Parties
Latino-Américaines visant à promouvoir des mécanismes MDP plus
efficaces.
LULUCF: Le groupe de contact procéda à l'examen des conclusions
préliminaires du SBSTA. Les délégués s'interrogèrent sur le statu
des documents mentionnés dans les conclusions et sur la manière dont
ils seront élaborés par les Coprésidents sur la base des données
fournis par les Parties. TUVALU déclara qu'il était prématuré
d'avoir des conclusions sur un texte qui devait être encore examiné
par le groupe.
Les Parties devaient ensuite poursuivre l'examen du thème de
l'Eligibilité sur la base du texte des Coprésidents consacré aux
éléments ayant trait à l'Article 3.3 et 3.4. Plusieurs Parties
attirèrent l'attention sur leurs soumissions concernant le texte des
Coprésidents, telles que compilées dans le nouveau document
consacré aux questions diverses. Au sujet de la Comptabilité, la
SUISSE, au nom du GROUPE DE L'INTEGRITE ENVIRONNEMENTALE, plaida en
faveur d'une pleine comptabilité des gaz carboniques. L'AUSTRALIE
suggéra l'insertion de dispositions spécifiques traitant des
incitations perverses encourageant la déforestation et des entraves
décourageant les activités de reboisement avant la première
période d'engagement. TUVALU et l'UE firent objection à l'inclusion
des produits ligneux récoltés, mais la NORVEGE plaida pour leur
inclusion notant, toutefois, que la question devait être débattue à
la SBSTA-14. La SUISSE, avec l'UE, TUVALU et la NORVEGE, mais contrée
par le JAPON, déclara que les prélèvements naturels devaient être
séparés des effets induits par les activités humaines. L'UE mit en
exergue le lien entre ce sujet et celui de la limitation des crédits
durant la première période d'engagement. S'agissant de la limitation
des débits et des crédits, le JAPON déclara que l'option de la
non-limitation des crédits devrait être retenue.
TRANSFERT DES TECHNOLOGIES: Les délégués débattirent des
conclusions préliminaires des Coprésidents, notant que des progrès
limités avaient été réalisés dans l'élaboration des éléments
du cadre préliminaire visant à améliorer la mise en œuvre de
l'Article 4.5 (transfert des technologies) de la CCCC.
Le G-77/CHINE souhaita l'insertion d'une référence à sa
proposition appelant à un projet de décision, qui devait être
examinée au cours de la seconde moitié des SB-13. Les ETATS-UNIS,
l'UE et le CANADA y firent objection, n'ayant pas encore vu le
document. La MALAISIE indiqua que la référence pouvait être
introduite sans recommandation quant à la manière dont elle doit
être traitée. La proposition du G-77/Chine fut distribuée au groupe.
Reprenant les débats sur les conclusions préliminaires des
Coprésidents, le G-77/CHINE proposa la suppression du paragraphe
invitant le Président du SBSTA à fournir, avec l'assistance du
Secrétariat, des rapports additionnels sur les résultats de
l'atelier régional, notant le temps limité imparti aux négociations
durant la CdP-6. L'oratrice remit en question l'objectif du
complément d'information et son apport aux discussions. Le
ROYAUME-UNI déclara que l'atelier servait à informer les
négociateurs nouvellement introduits au processus. La MALAISIE nota
que le Président du SBSTA avait la prérogative de décider de
l'opportunité et du moment d'organiser les réunions officieuses.
Le Coprésident Cooper requit des Etats-Unis, du G-77/Chine et de
l'UE de mener des consultations officieuses en vue d'un accord sur les
paragraphes en suspens du projet de conclusions.
ARTICLES 5, 7 & 8 DU PROTOCOLE: La Coprésidente Plume
introduisit le Chapitre IV des lignes directrices devant encadrer
l'Article 8, Revue des Systèmes Nationaux, sur la base des
soumissions présentées par l'UE et l'Australie. Elle fit état des
conclusions transmises par le groupe de contact pour adoption par la
Plénière du SBSTA, indiquant qu'elles englobaient, en additif,
quatre projets de décisions à l'intention de la CdP et de la CdP/RdP
consacrés aux Articles 5.1, 5.2, 7 et 8, et les lignes directrices
devant régir les Articles 7 et 8. L'oratrice souligna les
consultations officieuses prévues à Bonn en octobre, et invita les
Parties à soumettre au Secrétariat, leurs points de vue concernant
les lignes directrices relevant des Articles 5.2, 7 et 8 to, avant le
29 septembre. La Coprésidente Plume remercia les délégués pour
leur labeur et clôtura le groupe de contact.
EFFETS ADVERSES: Les participants se réunirent pour considérer
les chapitres du texte révisé des Coprésidents consacrés à
l'Article 3.14 et à l'impact des mesures de réponse relevant de
l'Article 4.8 et 4.9 de la CCCC. Au sujet de l'Article 3.14, l'ARABIE
SAOUDITE, appuyée par plusieurs autres pays en développement,
déclara que ce dernier se référait uniquement aux actions
entreprises par les Parties visées à l'Annexe I et indiqua qu'il
était inapproprié de suggérer que les Parties non visées à
l'Annexe I aient des obligations en vertu de cet Article. Le
délégué des ETATS-UNIS plaida pour le maintien des références aux
Parties non visées à l'Annexe I, l'Article 3.14 ne spécifiant pas
que les actions devant être considérées par la CdP/RdP en vertu de
cet Article étaient exclusivement celles des Parties visées à
l'Annexe I.
Au sujet de l'impact de la mise en application des mesures de
réponse, le JAPON, appuyé par les ETATS-UNIS, mais contré par la
CHINE, souligna que les Parties non visées à l'Annexe II qui sont en
mesure d'aider les pays en développement doivent être encouragées
à le faire. Le libellé portant sur le processus d'analyse des
données fut placé entre crochets. Le G-77/CHINE, le KUWAIT et le
VENEZUELA soulignèrent l'importance du développement des
technologies relatives aux combustibles fossiles pour la
diversification des économies des pays en développement producteurs
de pétrole.
RENFORCEMENT DES CAPACITES: Les Pays en Transition Economique (PTE):
Les délégués se réunirent pour l'examen du cadre préliminaire
devant régir les activités de renforcement des capacités dans les
PTE et du projet de décision proposé, qui avait été révisé suite
à des consultations officieuses menées sous la conduite de la
Slovénie. Un certain nombre de paragraphes, notamment les
références au Protocole, furent placés entre crochets. Le
Coprésident Ashe indiqua que les commentaires et amendements
introduits par les Parties seront pris en considération lors de la
revue du cadre et du projet de décision y afférent.
Les Pays en Développement: VANUATU, au nom des PMA, encouragea
l'insertion, dans un chapitre séparé, d'une référence explicite
aux soumissions faites par le groupe dans le texte révisé, aux fins
de s'assurer de dispositions concernant les besoins particuliers des
PMA. En raison du manque de temps, la considération du cadre devant
encadrer le renforcement des capacités dans les pays en
développement fut différée à la prochaine réunion du groupe de
contact.
LE GROUPE DE TRAVAIL CONJOINT SUR LE RESPECT DES OBLIGATIONS
Les Parties procédèrent à l'examen des chapitres du texte des
Coprésidents traitant des dispositions générales, des conclusions
et des conséquences, et dispositions diverses. S'agissant des
dispositions générales, les Parties exprimèrent des avis divergents
quant à la nécessité d'avoir un libellé consacré aux principes,
mais s'accordèrent pour dire que le libellé portant sur les
fonctions était superflu, compte tenu de l'élaboration de ce thème
plus loin dans le texte. Au sujet de l'adoption, le JAPON déclara que
la CdP-6 pouvait recommander que la CdP/RdP adopte la décision. L'UE
présenta deux options: adoption de la décision par la CdP-6, avec
effet intérimaire immédiat, accompagnée par une recommandation à
la CdP/RdP-1 d'adopter un instrument identique; et l'adoption d'un
instrument juridique qui entrerait en vigueur au même moment que le
Protocole. Les Parties apportèrent leur soutien à ces différentes
options, en fonction de leurs positions à l'égard de la question du
besoin de prévoir des conséquences contraignantes.
Au sujet des conséquences du non-respect des obligations, le
G-77/CHINE exprima son intérêt pour la proposition avancée par l'UE
appelant à des sanctions financières devant être versées au fonds
consacré à la conformité aux obligations. L'UE souligna le rôle
des P&M dans les plans d'action de la mise en conformité aux
obligations et, contrée par l'AUSTRALIE et le CHILI, plaida en faveur
d'une liste ouverte de conséquences à caractère facilitatif. Le
délégué des ETATS-UNIS déclara que la branche chargée de la
facilitation ne doit pas appliquer des résultats obligatoires. La
FEDERATION DE RUSSIE mit l'accent sur les préoccupations ayant trait,
entre autres: à la publication des cas potentiels de non-respect aux
obligations; � l'initiation, par la branche charg�e de la
facilitation, de la proc�dure d'application; et au calcul du tonnage
exc�dentaire devant �tre d�duit de la quantit� assign�e � une
Partie donn�e. La SUISSE, au nom du GROUPE DE L'INTEGRITE
ENVIRONNEMENTALE, apporta son appui aux cons�quences suivantes: un
plan d'action de mise en conformit�, des restrictions dans
l'utilisation des m�canismes, et un fonds consacr� � la mise en
conformit� aux obligations. L'AUSTRALIE s'opposa � l'id�e d'avoir
des sanctions financi�res et � l'�mission de mises en garde.
LA SESSION SPECIALE SUR LES LULUCF ET LE MDP
Au cours d'une s�ance sp�ciale, les d�l�gu�s examin�rent la
question de l'inclusion des projets LULUCF dans le MDP. Le BRESIL, le
PEROU, le CHILI, la COLOMBIE, la NOUVELLE ZELANDE, le COSTA RICA, la
BOLIVIE, l'AUSTRALIE, les ETATS-UNIS, le JAPON, l'URUGUAY, le CANADA,
la NORVEGE et le GROUPE DE L'INTEGRITE ENVIRONNEMENTALE plaid�rent en
faveur de leur inclusion, �voquant toute une vari�t� de motivations
et de pr�-conditions. L'UE, TUVALU, SAMOA, la CHINE et la JAMAIQUE
souhait�rent voir le MDP exclure toute disposition pour les puits
d'absorption.
Parmi les pr�occupations exprim�es � l'�gard de l'inclusion des
projets LULUCF dans le MDP: l'incertitude; les fuites; la
non-permanence; les questions m�thodologiques touchant �
d�termination des lignes de base; le risque de promouvoir une
foresterie inappropri�e; l'in�galit� g�ographique et entre les
g�n�rations; et la taille potentielle des cr�dits permettant
d'�viter les r�ductions d'�mission.
Les arguments en faveur des projets MDP englob�rent: la
contribution potentielle de ces derniers au d�veloppement durable
dans les pays en d�veloppement, et l'importance de la fixation du
carbone. Les partisans des projets LULUCF argu�rent que bon nombre de
pr�occupations techniques ne sont pas exclusives aux projets de puits
d'absorption, et qu'elles pouvaient �tre trait�es � travers une
conception appropri�e des projets. Ils sugg�r�rent par ailleurs que
le trait principal qui distingue les projets de puits d'absorption est
leur caract�re permanent et affirm�rent que cet aspect pouvait �tre
trait�, citant le r�cent papier de position pr�sent� par la
Colombie.
Parmi les pr�-conditions � pr�voir pour les projets LULUCF MDP:
s'accorder sur des m�thodologies rationnelles pour la d�termination
des lignes de base et la comptabilit�; s'assurer de la compatibilit�
avec les conventions internationales ayant trait � la biodiversit�,
aux for�ts et aux zones humides; prot�ger les droits et les
pr�occupations des populations autochtones; s'assurer que les
m�thodologies utilis�es pour la premi�re fois pour la
d�termination de la ligne de base des cr�dits en mati�re de puits
d'absorption sont approuv�es par le Comit� Ex�cutif; et accepter
les r�gles du MDP dans le traitement des fuites et de la permanence.
DANS LES COULOIRS
Nombre d'observateurs ont fait part, jeudi, de leurs r�serves
quant au proc�d� utilis� dans la formulation et la pr�sentation de
certaines conclusions et d�cisions au sein des groupes de contact.
Ils ont all�gu� que quelques libell�s qui n'avaient pas �t�
examin�s auparavant ont �t� "gliss�s subrepticement," et
que dans d'autres cas, les soumissions faites par les Parties semblent
avoir �t� "commod�ment ignor�es." D'autres, devaient
noter que ce n'�tait pas t�che facile de se retrouver dans les
textes �manant des diff�rents groupes et les propositions
�mergentes.