Les groupes de contact se sont réunis tout au long de la journée
pour considérer les thèmes: des effets adverses; du transfert des
technologies; du renforcement des capacités; de l'utilisation des
sols, modifications intervenues dans l'utilisation des sols et
foresterie (LULUCF); des politiques et mesures; des mécanismes; et
des lignes directrices devant encadrer les Articles 5 (questions
méthodologiques), 7 (communication des informations) et 8 (revue des
informations) du Protocole. Le Groupe de Travail Conjoint sur le
Respect des Obligations s'est réuni pour poursuivre l'examen du texte
des Coprésidents. Des consultations officieuses se sont tenues sur
les lignes directrices devant régir le mécanisme de financement.
LES GROUPES DE CONTACT ET LES REUNIONS OFFICIEUSES
ARTICLES 5, 7 & 8 DU PROTOCOLE: Les délégués
procédèrent à l'examen de conclusions préliminaires du SBSTA. Au
sujet des progrès démontrables, l'ARABIE SAOUDITE, contrée par l'UE,
proposa la suppression du paragraphe reconnaissant la première
communication nationale soumise en vertu de l'Article 7.2, arguant que
l'approche était trop étroite. La SUISSE suggéra un texte de
compromis qui fut accepté par le groupe. Les délégués se
penchèrent ensuite sur la deuxième partie des lignes directrices
relevant de l'Article 8. Dans le paragraphe Identification et
Classification des Problèmes par les Equipes d'Experts chargées de
l'Evaluation (EEE), le délégué des ETATS-UNIS, contré par l'UE,
proposa de déplacer la section consacrée à la classification,
soulignant que les EEE doivent plutôt identifier que classifier les
problèmes. Au sujet des délais, le même délégué suggéra
l'établissement de dates butoirs stricts pour la soumission des
rapports, tout en laissant une certaine souplesse pour les questions
d'envergure. Au sujet de l'élaboration des rapports, le délégué
des ETATS-UNIS proposa l'intégration des paragraphes portant sur les
rapports concernant l'état des lieux, les rapports d'évaluation des
inventaires particuliers et les rapports d'ajustement dans les
sections précédentes.
Les Parties considérèrent la proposition avancée par la Nouvelle
Zélande sur la troisième partie des lignes directrices relevant de
l'Article 8. Le G-77/CHINE proposa de placer entre crochets le
libellé entier. Au sujet de la portée de l'évaluation, l'ALLEMAGNE
suggéra d'y prévoir la couverture de l'annulation des unités des
quantités assignées, y compris celles ayant trait au thème des
LULUCF. Avec la SUISSE, l'oratrice souhaita en savoir plus long sur
les raisons de la suppression de la section consacrée au sujet de
l'élaboration des rapports. Les Parties examinèrent brièvement le
texte portant sur la compilation annuelle et la comptabilité des
inventaires d'émission et des quantités assignées.
EFFETS ADVERSES: Les Parties poursuivirent les délibérations sur le
thème Vulnérabilité et Adaptation dans le projet de texte révisé
des Coprésidents, consacré à l'Article 4.8 et 4.9 de la CCCC. Les
délégués soulignèrent que l'absence de quelque accord sur le
chapeau risquait d'avoir des implications sur les débats autour des
autres paragraphes. La CHINE mit l'accent sur l'intégration de
l'adaptation dans les programmes de développement durable, ceci
étant l'objectif ultime de la CCCC, et souligna le droit souverain
des Etats de tracer leurs propres politiques nationales. Le délégué
des ETATS-UNIS mit en garde contre les implications de ce point sur le
financement du FEM conformément au processus de trois étapes établi
en vertu de la décision 11/CP.1. L'UE, appuyée par les ETATS-UNIS et
le CANADA, endossa le texte consacré aux projets pilotes et/ou de
démonstration, qui soutenait le concept de l'apprentissage sur le tas.
Le G-77/CHINE préféra un libellé appelant à une mise en œuvre immédiate
des activités d'adaptation, là où des données suffisantes sont
disponibles.
Au sujet de la mise en place d'un fonds destiné à l'allégement
des catastrophes climatiques, l'UE mit en garde contre la duplication
du travail d'autres organisations. Avec les ETATS-UNIS, l'orateur
souligna qu'un tel fonds risquait de rendre encore plus complexe la
mise à disposition des financements, en raison de la difficulté
d'établir une distinction entre les catastrophes climatiques induites
par les activités humaines et celles naturelles.
TRANSFERT DES TECHNOLOGIES: Les délégués réexaminèrent les
amendements proposés, mardi, par différentes Parties, dans le
paragraphe Objectifs et Approche Générale du projet de texte devant
servir de cadre aux actions significatives et efficaces visant à
l'amélioration de la mise en application de l'Article 4.5 de la CCCC.
Au sujet des Objectifs, des points de vue divergents furent exprimés
sur le point de savoir si le cadre devait servir "à encadrer"
ou "à améliorer" la mise en œuvre de l'Article 4.5.
Plusieurs Parties firent objection à la référence aux
technologies "de pointe", arguant que celles-ci n'étaient
pas toujours économiquement viables. Le JAPON proposa de se référer
aux technologies "adaptées aux besoins locaux." L'UE
suggéra "les technologies appropriées à la situation des pays
respectifs."
La REPUBLIQUE DE COREE mit en exergue le rôle des gouvernements
dans la mise en place du cadre de régulation devant régir le marché
des technologies écologiquement rationnelles (TER). Le G-77/CHINE
souligna le besoin de placer dans son contexte le rôle des
gouvernements et du secteur privé quant à la suppression des
barrières et des restrictions entravant le transfert des
technologies.
Le délégué des ETATS-UNIS s'opposa à une proposition du
G-77/CHINE de supprimer la référence aux "approches intégrées"
en matière de transfert des technologies. Faisant état du désaccord
persistant sur de larges parties du texte, le Coprésident Cooper
proposa l'élaboration de conclusions préliminaires notant la
décision de poursuivre les délibérations au cours de la seconde
moitié de SBSTA-13.
POLITIQUES ET MESURES (P&M): Les délégués achevèrent leurs
discussions autour des éléments devant figurer dans le projet de
décision concernant les meilleures pratiques en matière de P&M.
Le CANADA, les ETATS-UNIS, le JAPON et l'AUSTRALIE, contrés par l'UE,
encouragèrent le placement entre crochets de toutes les références
au "processus consultatif." Les ETATS-UNIS et le JAPON
crochetèrent la liste des activités visant à améliorer la
transparence, l'efficacité et la comparabilité des P&M. Le JAPON
et les ETATS-UNIS, contré par l'UE et le G-77/ CHINE, plaidèrent
pour la suppression du lien entre les P&M et les progrès
démontrables. Le JAPON remit en question la référence à la mesure
des progrès démontrables au moyen de critères et de paramètres
quantitatifs. Le G-77/CHINE et l'ARABIE SAOUDITE, contrés par le
CANADA et l'AUSTRALIE, proposèrent un texte sur la nécessité de
minimiser les effets adverses des mesures prises par les Parties
visées à l'Annexe I.
Au sujet de la contribution des organisations internationales dans
le processus, le G-77/CHINE et l'ARABIE SAOUDITE encouragèrent
l'introduction d'une référence spécifique à l'OPEP. La HONGRIE et
l'UE proposèrent une référence aux organisations internationales et
intergouvernementales pertinentes. Le délégué des ETATS-UNIS
crocheta la requête adressée au Secrétariat d'organiser un atelier
et de présenter un rapport sur ses résultats à la CdP-7. Les
conclusions préliminaires furent amendées, avec une référence à
l'Article 2.1 et la suppression du processus consultatif.
RENFORCEMENT DES CAPACITES: Les Pays en Transition Economique (PTE):
Les délégués procédèrent à l'examen du cadre devant régir les
activités de renforcement des capacités dans les PTE et du projet de
décision concernant ce thème. La SLOVENIE introduisit un projet de
décision qui, entre autres, décide d'établir un processus et de
créer un cadre pour les activités de renforcement des capacités
dans les PTE, encourage les Parties visées à l'Annexe II à
s'assurer du soutien financier requis pour la mise en œuvre du
processus de renforcement des capacités, et exhorte le FEM à
élaborer une stratégie opérationnelle pour la mise en œuvre des
éléments du processus devant encadrer le renforcement des capacités.
Après les commentaires et les questions sur la décision, le
Coprésident Uosukainen requit de la Slovénie, la conduite de
consultations officieuses en vue d'un accord sur le texte.
Parmi les sujets soulevés dans les débats autour du cadre
préliminaire, il y a lieu de citer celui de la nécessité
d'élaborer une formulation concernant la mise en œuvre de la CCCC et
du Protocole et de clarifier la manière dont les données seront
mises à disposition pour permettre à la CdP d'évaluer les progrès
réalisés dans la mise en application du cadre.
Les Pays en Développement: Au sujet du libellé décrivant le
cadre devant régir les activités de renforcement des capacités dans
les pays en développement, l'OUGANDA, au nom des pays les moins
avancés (PMA), déclara que la position du groupe n'était pas
reflétée dans le texte. Les participants acceptèrent de poursuivre
les consultations officieuses au sein d'un groupe restreint.
LULUCF: les délégués présentèrent leurs points de vue sur le
texte des Coprésidents concernant les éléments relatifs à
l'Article 3.3 et 3.4 du Protocole, se focalisant sur les définitions,
entre autres: de la forêt; de l'afforestation, de la reforestation et
de ce qui les distingue; de la déforestation; de la taille de
l'unité d'évaluation; et de la gestion forestière. La SUISSE soumit
une proposition écrite, au nom du GROUPE SUR L'INTEGRITE
ENVIRONNEMENTALE.
Après les discussions, le Coprésident Thorgeirsson nota le
soutien apporté par de nombreuses Parties à la définition de la
forêt retenue par la FAO qui prévoit des seuils spécifiques aux
Parties, et le soutien apporté par certains à des définitions
élaborées au niveau international, tel que déterminé par la CdP.
L'orateur reconnut que les Parties n'ont pas trouvé utile le terme
"historique" retenu dans la définition de l'afforestation
et de la reforestation. Il indiqua que certaines Parties avaient
suggéré la suppression des paragraphes établissant une distinction
entre exploitation forestière et déforestation, et que le groupe
devrait plancher de nouveau sur la question de dégradation. Il fit
état d'orientations utiles reçus concernant le sujet de la taille de
l'unité d'évaluation, et accueillit favorablement la discussion du
thème de la gestion forestière. La BOLIVIE, au nom de plusieurs pays
d'Amérique Latine, introduisit une proposition textuelle ayant
également rapport avec l'Article 12 (MDP). Les délégués devaient
aborder ensuite les questions touchant à l'éligibilité des
activités.
MECANISMES: Les délégués procédèrent à l'examen du texte
consacré aux modalités et procédures devant encadrer le MDP. Le
JAPON, le HONDURAS et plusieurs Parties Latino-Américaines, contrés
par TUVALU, proposèrent la suppression de la liste des exigences
retenues pour les activités projetées. Le GROUPE AFRICAIN encouragea
une répartition géographique équitable des projets de MDP. Le
délégué des ETATS-UNIS mit l'accent sur les éléments figurant
dans sa soumission écrite intéressant, entre autres la prévision:
d'un "seuil d'éligibilité" traitant des difficultés
posées par l'investissement additionnel; de normes régissant les
lignes de base; et des crédits en matière de puits d'absorption.
L'UE mit en relief sa proposition concernant les lignes de base et la
participation du public dans le MDP. Le G-77/CHINE mit l'accent sur la
notion "d'additionalité", soulignant que cette dernière
était plus large que la notion de lignes de base. La REPUBLIQUE DE
COREE déclara que les lignes de base �taient les seuls crit�res
pratiques pour la conceptualisation des projets. Le CANADA mit en
exergue les difficult�s pos�es dans la mise en application des
diverses formes d'additionalit� autres que celle environnementale.
Au sujet des interconnexions entre le MDP et les LULUCF, le BRESIL,
avec le G-77/CHINE, argua que les discussions concernant la MDP
devaient d�pendre des d�cisions �manant du groupe de contact sur
les LULUCF, et fit objection � l'id�e d'une proposition pr�sent�e
par le Secr�tariat sur ce sujet, ainsi qu'� l'id�e d'une session
question-r�ponse men�e par le Pr�sident. L'AUSTRALIE, les
ETATS-UNIS, le JAPON, la SUISSE et la NOUVELLE ZELANDE exprim�rent
leurs r�serves � l'�gard de cette objection. Dans la conclusion des
d�bats autour du MDP, le Pr�sident Chow fit part de ses
pr�occupations quant au nombre de questions importantes sur
lesquelles les Parties ne se sont pas prononc�es.
MECANISME DE FINANCEMENT: Des consultations officieuses furent
men�es autour d'une proposition du G-77/Chine appelant � la
fourniture de directives compl�mentaires au FEM. Le d�l�gu� des
ETATS-UNIS, avec le CANADA et l'UE, d�clara que la proposition
traitait de questions examin�es actuellement dans d'autres groupes de
n�gociation, telles que les discussions autour de la troisi�me
�tape d'adaptation, et mit en garde contre toute tentative
d'outrepasser les n�gociations en cours. Le CANADA sugg�ra la
consid�ration de certaines parties du texte portant sur les aspects
op�rationnels du m�canisme de financement. Le G-77/CHINE d�clara
que les discussions en cours dans d'autres groupes ne devaient pas
emp�cher l'adresse de directives au m�canisme de financement.
LE GROUPE DE TRAVAIL CONJOINT SUR LE RESPECT DES OBLIGATIONS
Les d�l�gu�s poursuivirent les d�lib�rations autour du texte
des Copr�sidents. Au sujet de la soumission des questions touchant �
la mise en �uvre, le BRESIL, avec l'ARABIE SAOUDITE et l'EGYPTE,
crocheta le libell� autorisant le comit� sur le respect des
obligations � recevoir les questions indiqu�es dans les rapports des
EEE concernant l'Article 8 du Protocole. L'AUSTRALIE, contr�e par
SAMOA, crocheta le libell� permettant � une Partie donn�e de
soulever des questions concernant une tierce Partie. Le G-77/ CHINE,
contr� par la NOUVELLE ZELANDE, appuya l'id�e de pr�voir un r�le
pour la CdP/RdP dans la soumission des questions.
S'agissant de l'allocation des questions, l'ARABIE SAOUDITE,
contr�e par SAMOA, sugg�ra la formulation des lignes directrices
devant r�gir l'allocation de l'aide. Le G-77/CHINE proposa que la
pl�ni�re du comit� sur le respect des obligations soit charg�e de
la fonction d'allocation.
Au sujet de l'examen pr�liminaire des questions, Le d�l�gu� des
ETATS-UNIS sugg�ra que, pour ce qui est des conditions
d'�ligibilit� aux m�canismes, la d�termination se fasse
conform�ment aux crit�res de non-conformit� aux obligations
figurant dans les Articles 5, 7 et 8. SAMOA souhaita que la
formulation ne soit pas limit�e aux seuls Articles 5, 7 et 8, mais
ouverte aux autres crit�res �labor�s par le groupe sur les
m�canismes, tel que celui de "supplementarit�." Au sujet
des sources d'information, le d�l�gu� des ETATS-UNIS, appuy� par
la NOUVELLE ZELANDE et SAMOA, sugg�ra l'insertion d'un libell�
permettant la participation d'�l�ments ext�rieurs. Au sujet de la
proc�dure exp�ditive devant �tre pr�vue pour les m�canismes, la
NOUVELLE ZELANDE, contr�e par SAMOA, sugg�ra que l'�tablissement
d'un lien avec la proc�dure d'appel, la rendrait cr�dible. Au sujet
de la proc�dure d'appel, l'UE, SAMOA et les ETATS FEDERES DE
MICRONESIE firent part de leurs doutes quant � la n�cessit� d'une
telle proc�dure, qui risquerait de retarder le processus et donner
simplement aux Parties; l'occasion de faire entendre leur cause �
deux reprises.
DANS LES COULOIRS
Certains observateurs ont d�tect� un sentiment grandissant de
frustration et de malaise a mesure que s'�gr�ne le temps imparti aux
n�gociations � Lyon. Le blocage survenu mercredi, au sein du groupe
sur les m�canismes, � propos du point de savoir si, oui ou non, il
fallait inclure les LULUCF dans le MDP, le fl�chissement de l'�lan
dans le texte consacr� au transfert des technologies, et la
conclusion que certains estiment d�cevante, de la r�union sur le
th�me des P&M, ont contribu� � la naissance de certaines
pr�occupations concernant le manque apparent de progr�s.