L'Organe Subsidiaire de Mise en Œuvre (SBI) s'est réuni, le matin,
pour procéder à l'examen du lieu éventuel de la CdP-7, des
questions administratives et financières, des communications des pays
visés et de ceux non visés à l'Annexe I, et du mécanisme de
financement. Des réunions officieuses ont été tenues pour débattre
des activités du FEM et des directives additionnelles devant lui
être fournies, en tant que mécanisme de financement. Des groupes de
contact ont été convoqués autour des thèmes: de politiques et
mesures; de respect des obligations; des mécanismes; du transfert des
technologies; des effets adverses; de l'utilisation des sols,
modifications intervenues dans l'utilisation des sols et foresterie (LULUCF);
et des lignes directrices en vertu des Articles 5 (questions
méthodologiques), 7 (communication des informations) et 8 (revue des
informations) du Protocole.
LE SBI
LIEU DE LA CdP-7: Le SBI adopta un projet de décision devant
être soumis à la CdP-6 acceptant l'offre du Maroc d'accueillir la
CdP-7.
QUESTIONS ADMINISTRATIVES ET FINANCIERES: Au sujet de la mise en
application de l'accord concernant le siège, le Président du SBI,
Ashe, retraça les préoccupations quant à l'espace adéquat
nécessaire et à l'acquisition des visas et autres permis de travail.
L'ALLEMAGNE déclara que des progrès ont été réalisés pour la
résolutions des difficultés et qu'un rapport sera présenté à la
CdP-6.
Au sujet du compte rendu du Secrétariat concernant le rapport
d'audit financier (1999) et les résultats financiers intérimaires
(2000), le Secrétaire Exécutif de la CCCC, Cutajar, rapporta que les
Secrétariats de la CCCC et de la CCD travaillaient à
l'établissement de services administratifs commun et qu'un rapport
sera mis à disposition à la CdP-6. Le SBI accepta de différer, à
la CdP-6, l'examen des options éventuelles permettant de répondre à
la situation des paiements tardifs des contributions.
COMMUNICATIONS DES PAYS VISES A L'ANNEXE I: Les participants
procédèrent à l'examen du rapport concernant les données figurant
dans les inventaires nationaux de gaz à effet de serre soumis par les
Parties visées à l'Annexe I Parties au titre de la période
1990-1998. L'ARGENTINE nota les mesures probantes entreprises par le
ROYAUME-UNI et par l'ALLEMAGNE en vue de réduire les émissions et
souligna l'accroissement continu enregistré dans les taux d'émission
des ETATS. L'orateur déclara que les engagements des pays visés à
l'Annexe I doivent être honorés. L'UE fit part de sa satisfaction
quant au nombre de Parties visées à l'Annexe I utilisant le nouveau
format de rapport. Le représentant nota avec préoccupation
l'accroissement continu des émissions dans certains pays.
COMMUNICATIONS DES PAYS NON VISES A L'ANNEXE I: L'URUGUAY remercia
le FEM pour son assistance. Au sujet du rôle du Groupe d'Experts
Consultatif (GEC), le KENYA et VANUATU attirèrent l'attention sur le
déficit financier auquel ce dernier se trouve confronté. Le
délégué des PHILIPPINES déclara qu'il y avait eu un gaspillage des
ressources en rapport avec le GEC, et appela à une revue de ses
termes de référence. La CHINE encouragea les pays visés à l'Annexe
II à fournir au GEC un soutien financier adéquat. Le délégué des
ETATS-UNIS indiqua que de nombreuses Parties considéraient le GEC
comme un groupe utile, et apporta son appui à ses activités.
LES GROUPES DE CONTACT ET LES REUNIONS OFFICIEUSES
FEM: Les Parties engagèrent une séance officieuse de
questions réponses avec le Président Directeur Général du FEM,
Mohamed El-Ashry. Répondant aux commentaires introduits par le KENYA
sur les difficultés rencontrées dans les rapports avec les agences
d'exécution, El-Ashry affirma que le FEM était en train de
travailler à l'amélioration des capacités de réponse des agences
d'exécution. L'orateur assura les délégués que le FEM entendait
agir conformément aux directives reçues de la CdP. Au sujet des
questions de savoir si le FEM projetait de reconsidérer son actuelle
focalisation sur les projets d'atténuation en faveur d'autres
domaines tel que celui de l'adaptation, une fois le MDP introduit, El-Ashry
nota la limite des directives fournies par la CdP au sujet des
activités ayant trait à l'adaptation, ajoutant que les détails
spécifiques du MDP attendaient encore d'être décidés. Il assura
néanmoins les Parties que le FEM veillait à éviter toute
duplication. El-Ashry indiqua, enfin, que les Parties se devaient de
communiquer leurs préoccupations de manière à permettre la
résolution des problèmes.
MECANISME DE FINANCEMENT: Les délégués se réunirent dans des
consultations officieuses pour procéder à l'examen d'un projet de
décision soumis par le G-77/CHINE, contenant des directives
additionnelles à l'adresse de l'entité opérant le mécanisme de
financement. Le délégué des PHILIPPINES, au nom du G-77/CHINE,
donna un aperçu sur la proposition visant l'intégration des
décisions qui se réfèrent aux activités du FEM. Le Président du
SBI, Ashe, indiqua que les discussions se poursuivront cette semaine,
en vue d'élaborer un texte final à la CdP-6.
POLITIQUES ET MESURES (P&M): Les délégués procédèrent à
la considération du texte portant sur les éléments devant figurer
dans le projet de décision concernant les "meilleures pratiques"
en matière de P&M. Le texte proposé par les ETATS-UNIS et
reconnaissant le parachèvement des exigences du PABA relatives aux
P&M, fut accepté. Au sujet de l'échange continu d'information,
les délégués débattirent du texte révisé proposé par les
ETATS-UNIS concernant "la considération des voies et moyens"
de faciliter la coopération dans le domaine des P&M, en vertu de
l'Article 2.1(b) (coopération en matière de P&M). Le G-77/CHINE
proposa de placer entre crochets la référence aux sous-alinéas 1 et
b. Le VENEZUELA, contré par les ETATS-UNIS et le CANADA, inséra une
référence à l'Article 2.3 (effets adverses des P&M) du
Protocole. Le G-77/CHINE, contré par le CANADA et le JAPON,
encouragea la limitation de la portée de la décision aux seules
Parties visées à l'Annexe I. L'UE, contrée par le CANADA, le JAPON
et l'AUSTRALIE, mit en relief la mise en place d'un processus
consultatif permettant de s'assurer de la continuation de l'échange
d'informations.
Au sujet de la nature des activités futures, le CANADA, les
ETATS-UNIS et le JAPON, contrés par l'UE, proposèrent l'insertion
d'une référence aux "travaux futurs" au lieu de "processus
consultatif." Le JAPON et l'AUSTRALIE mirent l'accent sur
l'échange d'informations concernant les thèmes intersectoriels.
ARTICLES 5, 7 & 8 DU PROTOCOLE: La Coprésidente Plume fit
circuler le projet de conclusions révisé, notant que ces dernières
ne précisaient pas si des décisions séparées devaient être prises
à la CdP-6 sur les lignes directrices devant encadrer les Arti-cle
5,7 et 8. L'oratrice souligna la proposition appelant à la tenue
d'une consultation officieuse sur les questions posées. Au sujet du
projet de décision concernant l'Article 5.2 devant être soumis à la
CdP-6 et celui devant être soumis à la CdP/RdP-1, l'ARABIE SAOUDITE,
appuyée par TUVALU, le PEROU, la CHINE et le BRESIL, mais contrée
par les ETATS-UNIS et la NOUVELLE ZELANDE, suggéra la suppression, à
ce stade, des références aux activités relevant de l'Article 3.3 et
3.4 du Protocole, compte tenu du fait que les questions en suspens se
trouvaient en cours d'examen dans le groupe sur les LULUCF.
Les délégués devaient ensuite aborder la deuxième partie des
lignes directrices devant encadrer l'Article 8. L'ARABIE SAOUDITE
souligna l'incapacité du G-77/CHINE de participer pleinement dans les
discussions, et ajouta que le texte devait être, plus tard, ouvert
aux commentaires. Les délégués présentèrent leurs commentaires à
la fois sur les questions structurelles et sur les questions
spécifiques, plaçant plusieurs paragraphes entre crochets.
RESPECT DES OBLIGATIONS: Le G-77/CHINE souligna la nécessité
d'une répartition géographique équitable au sein du comité chargé
du respect des obligations. La représentante proposa l'insertion d'un
libellé faisant référence aux responsabilités communes mais
différenciées et suggéra l'établissement d'une distinction entre
les Parties visées et celles non visées à l'Annexe I. Les
ETATS-UNIS, avec le CANADA, l'AUSTRALIE et la NOUVELLE ZELANDE,
suggérèrent que, dans les cas où des membres de l'une des deux
branches viendraient à participer aux travaux de l'autre, cette
participation doive s'effectuer sans droit de vote. L'ARABIE SAOUDITE,
avec le VENEZUELA, la CHINE et QATAR, déclara que la mise en
application des mandats des branches doit inclure la détermination du
point de savoir si la Partie visée à l'Annexe I est en situation de
non-conformité aux dispositions de l'Article 3.14 (effets adverses)
de la CCCC. Avec la FEDERATION DE RUSSIE et le VENEZUELA, mais
contrée par le CANADA, l'AUSTRALIE et la NOUVELLE ZELANDE, l'orateur
plaida pour l'insertion d'un libellé faisant référence à l'Article
18 (non-respect des obligations) du Protocole, dans l'établissement
du comité chargé du thème du respect des obligations. L'UE, avec le
JAPON, le CANADA, la NOUVELLE ZELANDE, l'AUSTRALIE et les ETATS-UNIS,
recommanda que les options concernant la composition du comité en
question, soient maintenues ouvertes. Avec le JAPON et le CANADA,
l'oratrice ajouta que la branche chargée de la mise en application
doit être en mesure d'imposer des conséquences de facilitation. La
FEDERATION DE RUSSIE suggéra l'insertion d'un libellé faisant
référence à l'Article 4.6 (souplesse en faveur des PTE) de la CCCC.
MECANISMES: Les délégués poursuivirent l'examen du texte
consolidé. Au sujet du projet de décision concernant le MDP, le
JAPON déclara que les exigences en matière de financement
additionnel ne doivent pas aboutir à une déviation de l'APD. Le
délégué des ETATS-UNIS souligna que les révisions devant être
apportées aux modalités, procédures et lignes directrices doivent
s'effectuer par voie de consensus. Le G-77/CHINE souligna la
nécessité d'établir une distinction entre les lignes de départ et
les compléments, et mit en relief la référence au financement
additionnel. L'UE, contrée par le G-77/CHINE, proposa que la CdP
invite le GIEC à élaborer les lignes directrices devant encadrer le
financement de départ. Au sujet des règles devant régir la CdP/RdP,
la NORVEGE et les ETATS-UNIS soulignèrent que les responsabilités
institutionnelles doivent faire partie intégrante de la décision de
la CdP-6.
Au sujet du Comité Exécutif (CE), la NORVEGE, le CANADA, le JAPON
et les ETATS-UNIS, contrés par le G-77/ CHINE, souhaitèrent un rôle
pour le CE dans la détermination des nouvelles lignes de base et des
méthodes de suivi. Le G-77/CHINE fit part de ses réserves concernant
les gains acquis par le CE au détriment de la CdP/RdP. Au sujet de
l'accréditation, le BRESIL suggéra de remplacer la référence à
l'organe chargé de l'accréditation par une référence au CE.
L'ARABIE SAOUDITE mit en exergue la CdP/RdP en tant qu'autorité
suprême.
Au sujet des entités opérationnelles désignées, la REPUBLIQUE
DE COREE, contrée par la NORVEGE, introduisit une référence aux
conflits d'intérêts. Au sujet de la participation, les Parties
exprimèrent des avis divergents quant à la nécessité de libellés
portant sur: les projets proposés, élaborés, financés et mis en
œuvre par les pays non visés à l'Annexe I; les conditions encadrant
la participation des pays non visés à l'Annexe I, telles que
l'accomplissement des engagements relevant de l'Article 12
(communication des informations) de la CCCC; et certains critères
d'éligibilité pour les transferts et les acquisitions relevant de
l'Article 3 (engagements) du Protocole.
TRANSFERT DES TECHNOLOGIES: Le groupe de contact se r�unit pour
proc�der � l'examen du projet de texte des Copr�sidents concernant
le cadre devant servir aux actions significatives et efficaces visant
� am�liorer la mise en �uvre de l'Article 4.5 (mise au point et
transfert des technologies) de la CCCC.
Au sujet des objectifs, le G-77/CHINE proposa de pr�ciser que le
libell� servira de cadre � la mise en application des engagements
relevant de l'Article 4.5 de la CCCC, et souligna que l'�tendue de la
mise en �uvre des engagements, relevant de la CCCC, des pays en d�veloppement
restait tributaire de l'efficacit� de la participation des pays
industrialis�s. La SUISSE d�clara que cela devait am�liorer la mise
en �uvre de l'Article 4.5 � travers l'accroissement du flux des
technologies �cologiquement rationnelles.
Au sujet de l'Approche Globale, le G-77/CHINE proposa l'insertion
du libell� retenu dans le texte du Plan d'Action 21 concernant le
transfert des technologies. Les ETATS-UNIS pr�f�r�rent une
formulation tir�e de l'Article 4.5 de la CCCC. La SUISSE fit
objection � une proposition des ETATS-UNIS de supprimer le terme
"�quitable" dans le descriptif du processus de transfert
des technologies, compte tenu de la diversit� des caract�ristiques
des pays et des r�gions en d�veloppement. Au sujet des approches
bas�es sur la loi du march�, Le SALVADOR souligna la n�cessit� de
refl�ter l'implication des gouvernements.
EFFETS ADVERSES: Les participants se r�unirent pour proc�der �
l'examen du projet de texte r�vis� concernant l'Article 4.8 et 4.9
de la CCCC et l'Article 3.14 du Protocole. Au sujet du libell�
consacr� � la fourniture des donn�es par les pays les moins
avanc�s (PMA), � travers des sources autres que les communications
nationales, le G-77/CHINE souligna que nombre de pays en
d�veloppement �taient confront�s � des difficult�s dans
l'�laboration de leurs communications nationales, et que d'autres
informations pertinentes devaient servir �galement de plate-forme
pour la d�termination des activit�s d'adaptation. L'UE, appuy�e par
les ETATS-UNIS, le CANADA et le JAPON, souligna l'importance du
processus des communications nationales et mit en relief la
reconnaissance des besoins particuliers et des circonstances
sp�ciales des PMA dans le cadre de la CCCC. VANUATU, au nom des PMA,
�voqua la marginalisation ressentie dans le processus, et souhaita
voir leurs besoins particuliers pris en consid�ration. Le BURKINA
FASO souligna l'importance d'�tablir et de renforcer les institutions
nationales et r�gionales pour, entre autres, la recherche en mati�re
d'�volution climatique et de ses effets adverses.
LULUCF: Le BRESIL, au nom du G-77/CHINE, pr�senta les principes de
base devant r�gir l'Article 3.3 et 3.4 (activit�s additionnelles) du
Protocole. Le d�l�gu� pr�cisa, entre autres: que les activit�s ne
devaient en rien modifier les effets d'att�nuation vis�s par le
Protocole; que la conservation des for�ts et la r�habilitation des
sols d�grad�s devaient �tre reconnues en tant qu'activit�s
d'adaptation et recevoir une partie des retomb�es des m�canismes;
que le transfert des engagements vers une future p�riode d'engagement
ne devait pas �tre autoris�; que la suppression du gaz carbonique �
travers les activit�s des LULUCF devait �tre consid�r�e comme
�tant temporaire; et que la simple pr�sence des stocks de carbone
dans les r�servoirs nationaux ne devait pas donner lieu � des
cr�dits, conform�ment � l'Article 5.2.
En r�action � l'expos�, la NOUVELLE ZELANDE appela �
l'observation d'une certaine coh�rence avec le texte du Protocole, et
indiqua que la question de partage des retomb�es des mesures
d'adaptation devait �tre trait�e plus tard et ailleurs. Le
d�l�gu� des ETATS-UNIS nota que les questions de permanence seront
trait�es dans les pays vis�s � l'Annexe I, en raison des exigences
en mati�re d'inventaire. La BOLIVIE appela � l'�tablissement de
liens op�ratoires avec le MDP.
Le Copr�sident Gwage d�clara que les principes d�crits par le
G-77/CHINE pouvaient servir de plate-forme pour l'�laboration du
pr�ambule de la d�cision concernant l'Article 3.3 et 3.4. Le
d�l�gu� des ETATS-UNIS commenta que plusieurs paragraphes du texte
traitaient plus directement de l'Article 12 que de l'Article 3.3 et
3.4.