Les délégués près des réunions officieuses ont parachevé
leurs travaux précédant les treizièmes sessions des organes
subsidiaires de la CCCC (SB-13). Ces dernières réunions officieuses
ont encore intéressé: les mécanismes; le respect des obligations;
le renforcement des capacités; le transfert des technologies;
l'utilisation des sols, les changements intervenus dans l'utilisation
des sols et la foresterie (LULUCF); l'Article 4.8 et 4.9 de la CCCC et
l'Article 3.14 (effets adverses) du Protocole; et les lignes
directrices devant encadrer les Articles 5 (questions méthodologiques),
7 (communication des données) et 8 (revue des informations) du
Protocole.
LES REUNIONS OFFICIEUSES
EFFETS ADVERSES: Le 8 septembre, les délégués ont achevé
l'examen du projet de texte de négociation des Coprésidents.
Plusieurs pays visés à l'Annexe I, contrés par un certain nombre de
pays en développement, suggérèrent la suppression du paragraphe
portant sur les actions ayant trait aux options politiques. L'AOSIS
présenta un texte de rechange pour cette section et suggéra la
suppression du paragraphe. L'OUGANDA déclara que les intervenants en
faveur de sa suppression étaient en train d'essayer d'éviter la
prise d'engagements. L'ARABIE SAOUDITE souligna l'importance d'une
assistance en faveur de la diversification économique dans les pays
exportateurs de pétrole en développement et plaida pour une
restructuration fiscale dans les pays visés dans l'Annexe I. Avec la
LIBYE, le QATAR et le VENEZUELA, l'orateur appuya l'idée de
décourager la production des combustibles fossiles dans les pays
visés à l'Annexe I. La LIBYE mit en relief les facteurs externes
intervenants par le biais de l'énergie nucléaire. S'agissant du
préambule, l'ARABIE SAOUDITE proposa d'y opérer une subdivision de
manière à couvrir deux décisions, l'une portant sur l'Article 4.8
et 4.9 de la CCCC, l'autre, consacrée à l'Article 3.14 du Protocole.
A révision de texte des Coprésidents sera disponible lundi.
ARTICLES 5, 7 & 8 DU PROTOCOLE: Le 8 septembre, les délégués
devaient achever leurs débats autour des lignes directrices devant
encadrer l'Article 7. L'UE, contrée par les ETATS-UNIS, remit en
question le besoin d'un chapitre sur l'élaboration de rapports
concernant la mise en application domestique. L'ARABIE SAOUDITE, au
nom du G-77/CHINE, contrée par l'UE, suggéra l'insertion de nouveaux
intitulés quant à l'information ayant trait au transfert des
technologies et aux ressources financières additionnelles, et mit en
relief leur proposition de texte concernant l'information ayant trait
à la mise en œuvre de l'Article 3.14 du Protocole. La NOUVELLE
ZELANDE proposa un nouvel intitulé concernant l'émission et
l'annulation des quantités assignées en vertu de l'Article 3.3 et
3.4 du Protocole. Le groupe devait ensuite poursuivre l'examen des
lignes directrices préliminaires devant encadrer l'Article 8.
Le 9 septembre, les participants poursuivirent leurs
délibérations autour de la 1ère partie des lignes
directrices relevant de l'Article 8. Le G-77/CHINE plaça une bonne
partie des libellés entre crochets, arguant que le temps imparti à
leur examen était insuffisant. Le Secrétariat fit circuler de
nouvelles versions des lignes directrices relevant de l'Article 7 et
de la 2ème partie des lignes directrices relevant de
l'Article 8, élaborées par un comité de rédaction restreint. Le
Secrétariat distribua les projets de décisions concernant les
systèmes nationaux relevant de l'Article 5.1, les méthodes
d'ajustements devant être prévues dans le cadre de l'Article 5.2, et
les lignes directrices ayant trait aux Articles 7 et 8.
RENFORCEMENT DES CAPACITES: Les pays en transition économique (PTE):
Le 8 septembre, les participants procédèrent à l'examen du papier
révisé concernant les éléments éventuels du cadre préliminaire
devant servir aux activités de renforcement des capacités dans les
PTE. Les participants devaient présenter leurs premiers commentaires
sur les chapitres consacrés aux objectifs, au champ d'action et à la
mise en application.
Les participants soulignèrent, entre autres: que le cadre doit
servir de plate-forme claire aux actions à entreprendre; que
l'approche adoptée en matière de renforcement des capacités soit
basée sur les résultats à atteindre, pour s'assurer de son
efficacité; la nécessité d'examiner les activités passées et
présentes; la détermination des responsabilités mutuelles; et
l'harmonisation entre les obligations additionnelles en matière
d'élaboration des rapports et les lignes directrices encadrant les
communications nationales. La HONGRIE, au nom des PTE, nota
l'importance de fixer un cadre temporel et souligna le besoin d'un
démarrage sans délais des activités de renforcement des capacités.
Les Pays Non Visés à l'Annexe I: Le 8 septembre, les participants
procédèrent à l'examen des éléments préliminaires du cadre
devant servir aux activités de renforcement des capacités dans les
pays en développement, puis se penchèrent, le 9 septembre, sur le
texte révisé consacré à ce thème.
Parmi les points soulevés, la nécessité: de mobiliser les
institutions régionales et sous-régionales; de renforcer les
institutions disponibles; de fournir de bonnes directives au FEM; et,
de tenir compte des actions passées et d'améliorer la cohérence
avec les activités présentes aux fins de déterminer les activités
qui viendront soutenir la mise en œuvre de la CCCC.
L'AOSIS déclara que le renforcement des capacités est un
processus dynamique et itératif appelé à être renforcer à travers
l'expérience acquise de la mise en application des autres aspects de
la CCCC. La représentante ajouta que l'évaluation des besoins ne
doit pas servir d'excuse pour retarder l'action devant être prise en
faveur de la satisfaction de ces besoins, d'autant plus qu'ils sont
déjà déterminés. Les délégués exprimèrent des points de vue
divergents sur la question de savoir si, oui ou non, il fallait
supprimer le libellé appelant à des synergies avec d'autres accords
environnementaux mondiaux et la référence exigeant que le
renforcement des capacités doive être basé sur les résultats
escomptés et mis en œuvre de manière programmatique.
Le Président Ashe indiqua que le compte rendu des réunions du
groupe officieux sera présenté aux SB-13 et qu'un groupe de contact
sera établi pour l'élaboration du projet de décision auquel le
cadre sera annexé.
LULUCF: Le 8 septembre, les délégués procédèrent à l'examen
des principaux points de divergence tels qu'identifiés par les
Coprésidents, sur la base des discussions ayant porté sur la
synthèse consolidée des soumissions faites par les Parties au sujet
des LULUCF. Concernant la séparation entre les effets naturels et les
effets induits par l'Homme, la SUISSE, contrée par le CANADA, appuya
l'idée d'un seuil négocié pour le traitement des effets induits par
l'Homme, et qui pourrait être ajusté pour servir au traitement des
questions d'incertitudes et de permanence.
Au sujet de l'éligibilité des activités prévues dans le cadre
de l'Article 3.4, TUVALU attira l'attention sur l'insuffisance des
données disponibles, indiquant qu'il sera difficile de baser une
décision rationnelle sur de telles données. Au sujet de la
limitation des débits et des crédits en matières d'activités
additionnelles, la représentante des ETATS-UNIS appuya l'idée de
fixer un seuil, s'opposa à l'idée d'avoir un plafond, et indiqua que
l'approche éventuelle comportant une phase introductive devrait
pouvoir servir d'incitation à l'entreprise de l'action. Au sujet du
cycle aggrégation-dégradation, l'AUSTRALIE déclara que le sujet ne
constituait pas une priorité, et indiqua qu'il pouvait apporter son
appui à la prise d'une décision à la CdP-6.
Le 9 septembre, le Coprésident Thorgeirsson introduisit le nouveau
texte des Coprésidents intéressant les éléments ayants trait à
l'Article 3.3 et 3.4 et devant servir de plate-forme aux
délibérations durant les SB-13.
MECANISMES: Les 8 et 9 septembre, les Parties procédèrent à
l'examen du texte consacré aux lignes directrices devant encadrer la
mise en œuvre de l'Article 6 (JI) du Protocole, et du projet de décision
concernant l'Article 12 (MDP). Au sujet de la CdP/RdP, le JAPON, le
CANADA, les ETATS-UNIS et la POLOGNE réitérèrent leur préférence
pour le maintien des dispositions existantes de l'Article 6. Le
G-77/CHINE encouragea l'observation d'une même rigueur pour la Mise
en œuvre Conjointe (JI) que pour le MDP. Au sujet de la
participation, l'UE donna un aperçu sur l'approche à deux volets
qu'elle préconise. Les ETATS-UNIS et la NORVEGE exprimèrent
l'intérêt suscité par la proposition, avec quelques mises en garde.
Au sujet du suivi, l'UE, appuyée par plusieurs pays visés à
l'Annexe I, proposa une option compatible avec son approche à deux
volets. L'ARABIE SAOUDITE, appuyée par le CANADA, plaça entre
crochets la référence au Manuel de Référence du MDP.
Au sujet de la question de "supplémentarité", l'UE, le
G-77/ CHINE et la HONGRIE mirent en relief l'action domestique en tant
que principal moyen de concrétiser les engagements. L'ARABIE SAOUDITE,
avec le GROUPE AFRICAIN, suggéra un plafonnement de l'ordre de
25-30%. L'UE présenta deux formules: un plafonnement du net des
transferts et un plafonnement du net des acquisitions. Les ETATS-UNIS
et le CANADA firent part de leurs réserves concernant les
plafonnements quantitatifs.
Concernant la phase intérimaire du MDP, L'AUSTRALIE, le CANADA, le
JAPON et la NORVEGE soulignèrent la nécessité d'un prompt
démarrage des activités. L'ARABIE SAOUDITE mit en relief les
difficultés d'ordre juridique que viendrait poser un démarrage
prompt, et suggéra une prorogation de la phase pilote des AIJ pour
permettre la résolution de ces difficultés. L'UE et la SUISSE
déclarèrent que le MDP doit commencer immédiatement après la
CdP-6, sur une base plutôt permanente qu'intérimaire. LE GROUPE
AFRICAIN proposa une décision à part sur les arrangements
intérimaires. Les Parties exprimèrent des points de vue divergents
sur l'utilisation d'une liste positive de projets relavant du MDP. La
BOLIVIE et le CANADA insistèrent sur le besoin d'inclure les LULUCF
dans le MDP.
RESPECT DES OBLIGATIONS: Le 8 septembre, les Parties poursuivirent
leurs discussions autour du texte des Coprésidents. Au sujets des
délibérations du comité sur le respect des obligations, le
G-77/CHINE déclara que les procédures devant régir les prises de
décisions, la participation, le règlement des conflits d'intérêts
et les sources d'informations doivent être également applicables aux
deux branches. La représentante des ETATS-UNIS suggéra la prévision
de deux ensembles de procédures séparés et complets. SAMOA et les
ETATS-UNIS indiquèrent que la branche chargée de la mise en
application pourrait traiter de dispositions spécifiques et celle
chargée de la facilitation pourrait avoir des prérogatives plus
étendues. Le BRESIL, contré par l'AUSTRALIE et la FEDERATION DE
RUSSIE, appuya l'idée d'établir une distinction entre la
facilitation qui sera mise à la disposition des Parties visées à
l'Annexe I et celle qui sera mise à la disposition des Parties non
visées à l'Annexe I. La NOUVELLE ZELANDE proposa la prévision d'un
système d'appel. La représentante des ETATS-UNIS retint l'option ne
prévoyant pas de procédure d'appel. Avec le BRESIL, l'oratrice
précisa que les prérogatives de l'organe éventuel chargé des
appels doivent se limiter aux décisions d'ordre majeur. L'ARABIE
SAOUDITE proposa que la CdP/RdP serve d'organe d'appel.
Le 9 septembre, les Parties procédèrent à l'examen des
résultats et conséquences des cas de non-conformité aux obligations
ainsi que de l'adoption. Le G-77/CHINE, contré par les ETATS-UNIS, la
NOUVELLE ZELANDE et l'AUSTRALIE, sugg�ra d'�tablir une distinction
entre les Parties vis�es et celles non vis�es � l'Annexe I. Les
Parties exprim�rent des avis divergents sur le point de savoir si la
branche charg�e de la facilitation devait �tre en mesure de publier
les cas de non-conformit� av�r�s ou potentiels, entamer des
proc�dures de mise en application et �mettre des mises en garde.
L'AUSTRALIE, avec la FEDERATION DE RUSSIE, mais contr�e par SAMOA,
PALAU, les ETATS FEDERES DE MICRONESIE et le BRESIL, plaida contre la
pr�vision de cons�quences contraignantes.
Au sujet de l'Adoption, la repr�sentante des ETATS-UNIS avan�a
trois options: la CdP recommande � la CdP/RDP l'adoption de la
d�cision jointe; la CdP recommande � la CdP/RdP l'inclusion de la
d�cision jointe dans celle concernant la seconde p�riode
d'engagement; ou, la CdP adopte un instrument juridique entrant en
vigueur au m�me moment que le Protocole. L'UE, contr�e par
l'AUSTRALIE, mit en exergue les liens entre l'adoption et
l'utilisation des m�canismes. Un nouveau texte sera disponible lundi.
TRANSFERT DES TECHNOLOGIES: Ce groupe officieux se r�unit les 8 et
9 septembre pour l'examen du projet de texte concernant le cadre
devant servir � l'action visant � la mise en �uvre du transfert des
technologies en vertu de la CCCC. Au sujet du renforcement des capacit�s,
nombre de participants soulign�rent la n�cessit� d'�viter la
duplication des �l�ments trait�s ailleurs et d'am�liorer les
capacit�s des institutions disponibles. La repr�sentante des
ETATS-UNIS d�clara que le renforcement des capacit�s dans le domaine
de l'identification des projets entrant dans le cadre du MDP pourrait
optimiser leur utilisation pour le transfert des technologies.
Au sujet des m�canismes n�cessaires au transfert des
technologies, les participants discut�rent du r�le du FEM, du point
de savoir si oui ou non il fallait �tablir un groupe
intergouvernemental d'avis techniques et un m�canisme de financement
consacr� au transfert des technologies, et de la n�cessit�
d'adopter des approches int�gr�es. Plusieurs participants
d�clar�rent que l'APD ne doit pas �tre utilis�e pour le transfert
des technologies, car cela constituerait une d�viation des priorit�s
du d�veloppement. La REPUBLIQUE DE COREE nota que le d�bat s'est
focalis� principalement sur la l'aspect de la demande en mati�re de
transfert des technologies et souligna le besoin d'examiner l'aspect
de l'offre en la mati�re. Le FEM nota que les programmes existants,
tels que celui des Projets de Taille Moyenne, pouvaient servir de
canal pour le transfert des technologies. Le texte r�vis� des
Copr�sidents sera disponible lundi.
DANS LES COULOIRS
Les r�unions officieuses qui se sont �tal�es tout au long de la
semaine �coul�e se sont achev�es avec un certain nombre de
participants exprimant des r�serves quant � la lenteur du rythme de
la progression qui a marqu� les d�bats autour de la plupart des
questions examin�es, compte tenu du temps limit� imparti � la
pr�paration de la CdP-6.
La semaine officieuse a �galement vu la formation d'un nouveau
groupe de n�gociation, � savoir, "le Groupe sur l'Int�grit�
Environnementale," qui comprend la Suisse, la R�publique de
Cor�e et le Mexique. L'objectif du groupe consiste � s'assurer que
ses membres pourront participer aux groupes de n�gociation restreints
qui auront probablement lieu au cours du dernier quart d'heure
critique des pourparlers de la CdP-6. Les observateurs semble avoir
adopt� une approche expectative quant � l'impact �ventuel de ce
nouveau groupe.
Cette nouvelle est venu co�ncider avec l'annonce faite par Vanuatu
que les pays les moins avanc�s entendent prendre une position de
groupe sur les sujets tels que celui ayant trait � l'Article 4.8 et
4.9 (effets adverses) de la CCCC. Certains ont sugg�r� que cet �tat
des faits venait, comme pr�visible, refl�ter les divergences
d'int�r�t et de priorit�s entre les sous-groupes au sein du G-77/
Chine, qui n'ont pas manqu� d'appara�tre au cours de ces r�unions
officieuses.