L'Organe Subsidiaire de Conseil Scientifique et Technologique
(SBSTA) s'est réuni dans l'après-midi pour adopter les projets de
conclusions concernant: les lignes directrices relatives aux Articles
5 (questions méthodologiques), 7 (communication des informations) et
8 (revue des informations) du Protocole; les orientations en matière
de bonnes pratiques et à la gestion de l'incertitude inhérente aux
inventaires nationaux des gaz à effets de serre; la mise au point et
au transfert des technologies; et l'utilisation des sols, changements
intervenus dans l'utilisation des sols et foresterie (LULUCF). Le
Groupe de Travail Conjoint sur la Conformité aux Obligations (GTC) a
adopté le rapport de ses travaux durant les SB-12. Les groupes de
contact ont tenu des séances de travail tout au long de la journée
pour conclure les discussions sur les libellés portant sur: les
mécanismes; les Articles 5, 7 et 8 du Protocole; LULUCF; et les
effets adverses. Des consultations officieuses ont eu lieu sur le
renforcement des capacités et sur les politiques et mesures.
LE GROUPE DE TRAVAIL CONJOINT SUR LA CONFORMITE AUX OBLIGATIONS
Les délégués examinèrent et adoptèrent, moyennant quelques
amendements mineurs, le Rapport du GTC concernant ses travaux durant
les SB-12. Annexé au rapport, le texte concernant la conformité aux
obligations qui, avec des contributions apportées par les Parties,
servira de plate-forme de négociation aux SB-13.
LES GROUPES DE CONTACT ET LES CONSULTATIONS OFFICIEUSES
LES MECANISMES: Les délégués poursuivirent l'examen du
projet de texte consolidé du Président concernant les mécanismes,
indiquant les domaines où leurs soumissions n'avaient été
reflétées et ajoutant des libellés là où nécessaire. Au sujet du
MDP, les délégués divergèrent sur, entre autres, le besoin:
d'avoir trois mécanismes contribuant au fonds réservé à
l'adaptation; du caractère additionnel de l'investissement et de la
technologie; du suivi des effets économiques, sociaux et culturels
des projets; et d'une option reflétant les divers MDP proposés, y
compris ceux à caractère unilatéral, bilatéral et multilatéral.
Ils discutèrent: du rôle de la CdP/RdP et du Comité Exécutif; du
contenu et de l'extensibilité du Manuel de Référence du MDP; des
lignes de base communes pour le MDP; de la répartition équitable des
projets inscrits dans le cadre du MDP; et des exigences et des coûts
du MDP.
Au sujet de l'échange des droits d'émissions, les délégués
divergèrent sur la nécessité, entre autres: de l'usage du terme
"Partie de la Quantité Assignée" au lieu du terme "Unités
de la Quantité Assignée"; des entités juridiques devant
participer dans le MDP; de l'octroi d'une part des profits tirés de
l'échange des droits d'émissions au financement de l'adaptation; de
la limitation des transferts. Le groupe accepta le projet de
conclusions stipulant que les SBSTA/SBI se sont accordés sur la
transmission du "texte consolidé concernant les principes,
modalités, règles et lignes directrices" aux SB-13, pour y
servir de plate-forme à la suite des négociations.
LES ARTICLES 5, 7 & 8: Le groupe poursuivit l'examen des six
chapitres des "Eléments Proposés par les Coprésidents pour les
Lignes Directrices Préliminaires relevant de l'Article 8 du Protocole
de Kyoto," en commençant par celui de l'Approche Générale à
Observer dans l'Evaluation. Le délégué des ETATS-UNIS déclara
qu'il risquait d'y avoir chevauchement entre les évaluations
annuelles, étant donné que le processus peut prendre plus d'une
année. La NOUVELLE ZELANDE souhaita voir le libellé préciser
l'entité à laquelle la compilation et le compte final doivent être
rapportés / transmis. L'UE suggéra l'insertion d'une option
additionnelle stipulant qu'une évaluation des pré-engagements
pouvait être initiée lorsqu'une Partie donnée présentait une
soumission volontaire dans les délais obligatoires. L'AUSTRALIE
déclara que la revue des registres nationaux pouvait avoir lieu plus
fréquemment que sur une base annuelle. La SUISSE déclara que les
lignes directrices doivent établir les critères de sélection des
experts non désignés par les gouvernements.
Au sujet de l'Evaluation des Soumissions concernant les Inventaires
Nationaux, les délégués discutèrent des catégories de problèmes
de premier ordre devant être identifiés au cours de la vérification
initiale ou cours du stade de l'évaluation de l'inventaire
particulier. Les ETATS-UNIS et l'AUSTRALIE suggérèrent que les
problèmes d'ordre méthodologique doivent être identifiés au cours
du stade de l'évaluation de l'inventaire. L'UE souligna que les
problèmes tels que celui d'une "inconsistance apparente
inexpliquée dans les données," pouvaient être identifiés au
cours de la vérification initiale. Le délégué des ETATS-UNI
déclara que les soumissions retardataires doivent être définies et
distinguées des cas de non-soumission. L'UE déclara que la période
d'essai pourrait aider à une meilleure compréhension des problèmes
d'inventaire.
Au sujet des procédures d'ajustement, le JAPON suggéra d'ajouter
une option où la Partie elle-même pourrait appliquer volontairement
l'ajustement. L'AUSTRALIE déclara que cela pouvait accélérer le
processus de l'évaluation. Le délégué des ETATS-UNIS déclara que
l'incitation doit plutôt être, pour les Parties, de suivre les
méthodologies du CIPC, élaborées sur la base des bonnes pratique.
La NORVEGE déclara que l'Equipe d'Experts chargée de la Revue (EER)
pouvait uniquement proposer un ajustement, mais c'est à l'organe
chargé de la conformité aux obligations de le faire adopter. Le
délégué des ETATS-UNIS déclara que l'entité chargée de la
conformité aux obligations aurait un rôle à jouer uniquement au cas
où la Partie concernée viendrait à refuser l'ajustement recommandé.
Au sujet de l'Evaluation des Données concernant les Quantités
Assignées, la NOUVELLE ZELANDE souhaita l'insertion d'une référence
à l'Article 4 (réalisation conjointe) pour s'assurer de la
transparence de la répartitions des quantités assignées entre les
membres de l'accord. L'AUSTRALIE appela à l'adjonction d'un nouveau
Chapitre VI consacré à "l'Evaluation des Activités relevant de
l'Article 6."
LES EFFETS ADVERSES: Le Coprésident Salamat demanda aux
délégués de se pencher sur le processus menant à la CdP-6, et nota
qu'une consultation officieuse pourrait se tenir sur ce sujet au cours
de la période intersessions, avant les réunions officieuses
précédent les SB-13. Le G-77/CHINE appuya l'idée d'élaborer un
texte pour discussion au cours des réunions officieuses précédant
les SB-13 et nota qu'en vertu du Plan d'Action de Buenos Aires, la
CdP-6 a besoin de développer, plutôt, des actions initiales qu'un
simple processus. L'ARABIE SAOUDITE appuya l'idée de tenir d'autres
ateliers focalisés sur les actions concrètes. Le délégué des
ETATS-UNIS souligna que l'objectif de ce processus consistait à
promouvoir les perspectives de ratification du Protocole. L'orateur
indiqua qu'aux SB-13, des progrès étaient nécessaires dans la
négociation des projets de décisions.
Le Coprésident Salamat affirma que les discussions des deux
dernières semaines ont été très productives. Il fit circuler un
texte relatif aux projets de conclusions des SB-12, stipulant, entre
autres, que les Présidents des organes subsidiaires, avec l'aide du
Secrétariat, élaboreront un texte basé sur le texte consolidé
disponible, sur les éventuelles nouvelles contributions des Parties,
et sur les commentaires introduits au cours des discussions des SB-12.
Les conclusions notent également que le texte des Présidents servira
de plate-forme à la négociation devant être menée aux SB-13. Le
groupe adopta ces conclusions.
LULUCF: Le Coprésident Thorgeirsson nota que les projets de
conclusions ont été complétés après les consultations
additionnelles de la matinée. Au sujet des critères et des principes
directeurs, les Parties se sont accordées sur la requête d'une
indication quant à la manière dont les activités additionnelles
proposées par les Parties dans leurs soumissions dues le 1er
août, pouvaient être rattachées aux objectifs et aux principes
directeurs de la CCCC et du Protocole de Kyoto. Ils parvinrent
également à s'accorder sur les éléments de la synthèse des
propositions textuelles devant être élaborée par le Secrétariat,
à partir de leurs soumissions du 1er août. Le
Coprésident nota une conclusion additionnelle soulignant le fait que
les documents de la prochaine session ne seraient mis à disposition
qu'à une date ultérieure, et exhorta les Parties à accélérer
l'examen de la question. L'ARABIE SAOUDITE souligna le calendrier
serré de la consultation intersessions. L'ITALIE offrit d'accueillir
la réunion à Rome. Le Secrétariat et la POLOGNE fournirent des
détails sur l'atelier prévu en juillet à Poznan, en Pologne, et le
Secrétariat souligna le processus des soumissions du 1er
août.
LES POLITIQUES ET MESURES: Dans une réunion officieuse présidée
par José Romero (Suisse), les délégués examinèrent les projets de
conclusions révisés concernant les politiques et mesures (P&Ms).
Au cours des délibérations, l'UE et les membres de JUSCANZ
réitérèrent leurs positions respectives concernant le calendrier et
le caractère que doivent revêtir les activités à venir en matière
de P&Ms. Les participants décidèrent de remplacer le libellé
recommandant la poursuite des travaux sur les P&Ms, en particulier,
à travers la tenue d'atelier en 2001, par un libellé recommandant un
examen approfondi de la question à la SBSTA-13. Le texte proposé par
l'UE et le G-77/CHINE concernant les Termes de Référence de
l'atelier sur le P&Ms, fut adopté.
LE RENFORCEMENT DES CAPACITES: Les délégués discutèrent du
renforcement des capacités à la fois dans les pays en transition
économique (PTE) et dans les pays en développement. S'agissant du
renforcement des capacités dans les PTE, les délégués examinèrent
les soumissions de la Fédération de Russie et de la Pologne. La
soumission polonaise est focalisée sur des éléments touchant à la
mise en application du renforcement des capacités. Elles englobent,
entre autres: un appel à l'élaboration de plans d'action reflétant
les priorités et besoins nationaux; une invitation à l'adresse du
FEM, et à travers une décision de la CdP, à prendre en
considération les besoins des PTE dans le cadre de l'Initiative en
matière de Développement des Capacités (IDC); et un appel à
l'organisation d'un atelier consacré à la détermination et à la
coordination des programmes régionaux et sous-régionaux. La
soumission de la fédération de Russie couvre les principes, les
objectifs, la stratégie et les éléments de la mise en application
du cadre préliminaire. LA FEDERATION DE RUSSIE nota qu'il y avait
accord entre les PTE sur les principes et la portée du cadre, et
indiqua que les consultations consacrées au parachèvement de la
soumission du groupe des PTE, se poursuivaient encore.
Les délégués examinèrent également le texte révisé du
Président concernant le renforcement des capacités dans les pays non
visés à l'Annexe I. Plusieurs participants réitérèrent la
nécessité, pour le renforcement des capacités, d'être en phase
avec les besoins des pays, itératif, inscrit sur le long terme, en
connexion avec les capacités autochtones, et opéré à travers les
institutions locales. Le délégué des ETATS-UNIS et l'UE
proposèrent l'établissement d'un menu d'activités, notant que les
différents pays ont différents besoins.
Le G-77/CHINE proposa des amendements additionnels au texte du
Président, pour y souligner la nécessité: pour le renforcement des
capacités de contribuer au développement durable; de partenariats
avec, et d'une assistance apport�e par, les pays industrialis�s; et,
d'orientations appropri�es de la part des organisations
intergouvernementales, telles que le FEM, le PNUD et la Banque
Mondiale, pour s'assurer que l'acc�s aux ressources est transparent,
assortie de proc�dures claires et moins compliqu�es. Appuy� par la
CHINE, le d�l�gu� encouragea une avanc�e vers des actions
concr�tes, d'ici CdP-6. L'OUGANDA souhaita avoir des
�claircissements sur ce qui est entendu par "centres
d'excellence," notant que ce terme pouvait �tre interpr�t� de
diff�rentes mani�res. Le d�l�gu� des ETATS-UNIS souligna que le
renforcement des capacit�s doit �tre bas� sur les r�sultats
disponibles et con�u de mani�res � produire des r�sultats
clairement d�termin�s. L'UE sugg�ra d'inviter le FEM et le PNUD �
pr�senter un rapport sur l'IDC, aux SB-13, et de requ�rir d'autres
organisations, la pr�sentation d'un rapport sur leurs activit�s dans
ce domaine. Le Pr�sident Ashe accueillit favorablement la proposition
appelant � de nouvelle soumissions d'ici le 30 juin, � la suite de
quoi, le Secr�tariat entamera l'�laboration du cadre pr�liminaire
devant r�gir le renforcement des capacit�s.
LE SBSTA
Les d�l�gu�s adopt�rent, sans discussion, les projets de
conclusions concernant: les Lignes Directrices relatives aux Articles
5, 7 et 8 du Protocole de Kyoto, qui englobent une Annexe consacr�e
aux Lignes Directrices devant encadrer les Syst�mes Nationaux
d'Estimation des Emissions Anthropiques de Gaz � Effet de Serre, par
Sources, et des Suppressions, par Puits de fixation, relevant de
l'Article 5.1 du Protocole de Kyoto (FCCC/SBSTA/2000/L.2); la Mise au
Point et le Transfert des Technologies - Etats d'Avancement du
Processus Consultatif (D�cision 4/CP.4); et la Mise au Point et le
Transfert des Technologies - Questions Diverses (FCCC/
SBSTA/2000/L.4).
Apr�s un certain d�bat, les Projets de Conclusions concernant
l'Orientation en mati�re de Bonnes Pratiques et la Gestion de
l'Incertitude dans les Inventaires Nationaux des gaz � effet de Serre
(FCCC/SBSTA/2000/L.3) furent adopt�s, avec deux amendements: Les PTE
Parties vis�es � l'Annexe I peuvent passer � l'application
progressive des orientations en mati�re de bonnes pratiques, "deux
ans," au lieu d'un an, apr�s les autres Parties vis�es �
l'Annexe I; et, la r�f�rence � "toutes les Parties"
assist�e par l'orientation en mati�re de bonnes pratiques dans
l'�laboration d'inventaires de meilleure qualit�, fut supprim�e.
Dans les Conclusions Pr�liminaires concernant l'Utilisation des
Sols, les Changements intervenus dans l'Utilisation des Sols et la
Foresterie, L'ARABIE SAOUDITE, contr�e par de nombreuses Parties,
dont TUVALU parlant au nom du G-77/CHINE, proposa la suppression du
libell� appelant � la tenue d'une consultation intersessions sur
LULUCF apr�s la SBSTA-13. Le libell� fut maintenu et les
conclusions, adopt�es avec une Annexe comportant des pr�cisions sur
les formats devant �tre utilis�s dans la soumission des donn�es
sp�cifiques et des propositions des Parties vis�es � l'Annexe I
concernant les activit�s relevant de l'Article 3.3 (afforestation,
reforestation et d�forestation) et de l'Article 3.4 (activit�s
additionnelles) du Protocole. L'ITALIE offrit d'accueillir la
consultation intersessions, sugg�rant sa tenue au mois d'octobre.
DANS LES COULOIRS
Certains participants ont d�clar� qu'ils suivront avec int�r�t
la r�union � venir du Conseil des Ministres de l'UE pour avoir des
indications claires sur les positions de n�gociation de l'Union
concernant un certain nombre de questions cl�s soulev�es aux SB-12.
Plusieurs observateurs ont fait part de leur frustration face � la
performance de l'UE durant les discussions des SB-12, notant un recul
apparent sur la question des politiques et mesures et un manque de
coh�rence, en total contraste avec celle du Groupe
"Umbrella". D'autres ont sugg�r� qu'� ce stade du
processus de n�gociation, la perte de terrain �voqu�e est quelque
peu exag�r�e, et que quelque verdict sur la performance de l'Union,
avant la r�union minist�rielle qui prendra des d�cisions sur des
questions importantes telles que celles concernant les puits de
fixation du carbone et l'�nergie nucl�aire, sera pr�matur�.