L'Organe Subsidiaire de Mise en Œuvre (SBI) s'est réuni, le matin,
pour procéder à l'examen des communications des pays visés et de
ceux non visés à Annexe I et du mécanisme de financement. Le Groupe
de Travail conjoint sur la Conformité aux Obligations (GTC) a
poursuivi ses discussions autour du texte des Coprésidents. Les
groupes de contact se sont réunis dans l'après-midi et dans la
soirée, pour considérer: l'utilisation des sols, les changements
intervenus dans l'utilisation des sols et la foresterie (LULUCF); les
effets adverses; les mécanismes; et les lignes directrices relevant
des Articles 5 (questions méthodologiques), 7 (communication des
informations) et 8 (revue des informations) du Protocole. Des
consultations informelles se sont tenues autour du renforcement des
capacités dans les pays en développement et des politiques et
mesures. Le comité des Amis du Président sur le processus
consultatif concernant le transfert des technologies s'est également
réuni.
LE SBI
LES COMMUNICATIONS NATIONALES: Les délégués adoptèrent le
projet de conclusions concernant les communications nationales des
Parties visées à l'Annexe I. Ils adoptèrent aussi les conclusions
concernant le rapport de la première réunion du Groupe d'Experts
Consultatif et concernant la fourniture d'un soutien financier pour
les communications nationales des Parties non visées à l'Annexe I.
LE MECANISME DE FINANCEMENT: Au sujet du mécanisme de
financement, les délégués adoptèrent, moyennant quelques
amendements mineurs, le projet de conclusion concernant le rapport sur
l'état d'avancement de la revue, par le FEM, des activités
d'habilitation et de ses activités dans le domaine de renforcement
des capacités.
Au sujet des orientations additionnelles à fournir au FEM
concernant le soutien du CIPC, l'UE déclara que les Parties de la
CCCC doivent envoyer au FEM des signes disant que la proposition de
projet du CIPC pouvait profiter au processus, il n'est pas approprié,
pour eux, de préjuger des prises de décisions du Conseil du FEM. Le
représentant proposa par ailleurs de remplacer
"approbation" par "considération" dans le projet
de conclusions. Le SBI adopta le projet de conclusions, tel qu'amendé.
LE GROUPE CONJOINT SUR LA CONFORMITE AUX OBLIGATIONS
Le GTC poursuivit l'examen du texte des Coprésidents. Au sujet de
la Portée de l'Application, la CHINE, appuyée par l'ARABIE SAOUDITE
et contrée par l'ARGENTINE et le CHILI, suggéra de dresser une liste
des engagements incombant aux Parties visées à l'Annexe I auxquels
le système de conformité aux obligations doit s'appliquer, et
indiqua que les questions de conformité relatives aux autres
engagements pouvaient être traitées dans le cadre du Processus
Consultatif Multilatéral. Dans le paragraphe sur l'Etablissement, la
Structure et les Fonctions, le délégué des ETATS-UNIS, avec
l'AUSTRALIE, déclara que le texte doit souligner la structure à deux
volets. Le CANADA précisa que le résultat escompté du volet
facilitation ne se limiterait pas à des conclusions de caractère non
contraignant. Au sujet de la Structure, l'ARABIE SAOUDITE, avec SAMOA,
déclara que les membres doivent représenter de manière égale les
cinq groupes régionaux des Nations Unies. La NOUVELLE ZELANDE
souhaita une représentation plus importante pour les Parties visées
à l'Annexe I. Au sujet des Fonctions, plusieurs délégués
s'opposèrent à la fonction de filtrage. Le délégué des ETATS-UNIS
encouragea l'application automatique des conclusions contraignantes.
L'ARABIE SAOUDITE suggéra que l'organe de conformité aux obligations
détermine des conclusions ou conséquences contraignantes uniquement
pour les Parties visées à l'Annexe I.
Au sujet de la Soumission des Questions, de nombreux délégués
soulignèrent l'importance des rapports des Equipes des Experts
chargés de la Revue (EER) de l'Article 8 (revue des informations).
L'ARABIE SAOUDITE, contrée par la NOUVELLE ZELANDE, plaida en faveur
d'un rôle pour la CdP/RdP. Le délégué des ETATS-UNIS proposa que
les Parties ne doivent être en mesure de soulever des questions
concernant la mise en application d'une tierce Partie que par rapport
au volet facilitation. L'UE proposa que le Secrétariat soit
également en mesure de référer des questions touchant à la
conformité aux obligations. Au sujet de l'Examen Préliminaire des
Questions, l'ARABIE SAOUDITE suggéra que les multiples cas portant
sur le mêmes type de questions doivent être référés à l'organe
subsidiaire.
Au sujet des Délibérations, plusieurs délégués soulignèrent
l'importance de l'intégration de certains éléments des Annexes dans
le corps du texte principal. Au sujet des Prises de Décision,
L'ARABIE SAOUDITE déclara que les décisions seraient adoptées par
consensus, et à défaut, par vote majoritaire aux trois quarts. Au
sujet de l'Evitement des Conflits d'Intérêts, la CHINE proposa que
les membres de l'organe de conformité aux obligations, compatriotes
de la Partie impliquée dans quelque affaire, ne doivent pas prendre
part à " l'examen de l'affaire en question." Le CANADA
ajouta que cela englobait les membres ayant des intérêts directs ou
indirects dans l'affaire. Au sujet des Sources d'Information, le
G-77/CHINE, contré par la NOUVELLE ZELANDE, établit une distinction
entre les sources obligatoires et celles non obligatoires. Le
délégué des ETATS-UNIS, avec la NOUVELLE ZELANDE, suggéra la
possibilité que les ONG soumettent l'information. Il précisa que la
Partie concernée doit avoir l'occasion de répondre à l'information
soumise. La FEDERATION DE RUSSIE, les ETATS-UNIS et SAMOA
déclarèrent que la question de confidentialité de l'information
risquait d'être en conflit avec le principe de transparence et
nécessitait une réflexion approfondie.
Au sujet de la CdP/RdP, la SUISSE, avec la NOUVELLE ZELANDE,
déclara qu'elle "prendrait note" des rapports de l'organe
de conformité aux obligations. Au sujet des Conclusions et
Conséquences, l'ARABIE SAOUDITE déclara que le MDP ne doit pas être
traité dans le cadre du système de conformité aux obligations. Avec
la CHINE, il ajouta que dans les références ayant trait aux
conditions d'éligibilité, le terme "Partie" doit être
suivi de "de l'Annexe I." Le BRESIL, avec SAMOA et l'UE,
suggéra d'encadrer les "pénalités financières" comme
étant une option séparée. La NOUVELLE ZELANDE introduisit une
option consistant à permettre l'achat, au taux appliqué à la
pénalité, imputé, entre autres, aux futures périodes d'engagement.
L'AUSTRALIE suggéra d'ajouter que si une Partie impliquée dans
l'Article 4 (mise en application conjointe) devenait inéligible à
l'utilisation des mécanismes, tous les autres membres de l'accord
devront perdre l'accès aux mécanismes. Dans Autres Dispositions, le
G-77/ CHINE suggéra de requérir du Secrétariat, l'élaboration des
options offertes pour l'adoption de procédures et mécanisme de mise
en conformité aux obligations. Au sujet des Annexes, les Parties
divergèrent sur la nécessité de les intégrer dans le corps du
texte principal.
LES GROUPES DE CONTACT ET LES CONSULTATIONS INFORMELLES
LULUCF: Les délégués débattirent des changements devant
être apportées au projet de conclusions. Notant les réserves de
plusieurs Parties non visées à l'Annexe I concernant la
compréhension du Rapport Spécial du CIPC sur LULUCF, le Coprésident
Thorgeirsson indiqua qu'une journée supplémentaire avait été
consacrée à des séances d'information, lors de l'atelier tenu au
mois de juillet, en Pologne. Le G-77/CHINE déclara que cela ne
reflétait pas leur requête appelant à des ateliers régionaux, et
les délégués s'accordèrent sur l'insertion d'une conclusion
additionnelle invitant le SBSTA à encourager la tenue d'ateliers.
L'AUSTRALIE et l'UE déclarèrent que le renforcement des capacités
doit être considéré dans le contexte élargi des travaux du SBSTA.
Le Coprésident Thorgeirsson mit en relief la proposition appelant
à la convocation d'une réunion intersessions entre les SB-13 et la
CdP-6, en soutien au processus de négociation. Il exhorta les
délégués à se focaliser sur les exigences de la CdP-6, notant que
le renforcement des capacités pouvaient être réalisé sur une
période plus étendue. L'AOSIS souligna l'importance des ateliers
régionaux et remit en question le mandat de l'éventuelle réunion
intersessions.
L'AUSTRALIE appela à une compilation des principales propositions
textuelles pour faciliter le travail de la SBSTA-13. L'UE fit circuler
un projet de conclusions requérant des Parties, la présentation de
leurs propositions textuelles, avec leurs soumissions dues le 1er
août et requérant du Secrétariat, l'élaboration d'une synthèse
des éléments spécifiques. Le CANADA, l'AOSIS et d'autres
délégations proposèrent des modifications, et les discussions se
poursuivirent jusque tard dans la nuit.
LES EFFETS ADVERSES: Le Coprésident Kjellén présenta
l'ensemble des questions devant être traitées lors de l'élaboration
du texte de négociation à la SBSTA-13. L'ARABIE SAOUTIDE demanda que
le texte consolidé serve de plate-forme aux négociations et souligna
la nécessité d'y insérer toutes les propositions. L'UE suggéra que
le texte consolidé soit considéré comme le simple reflet des
discussions qui pourrait, plus tard, servir de plate-forme aux
négociations.
La JAMAÏQUE mit en exergue la nécessité d'organiser, dans le
futur, des ateliers consacrés aux actions concrètes. Les
PHILIPPINES, avec les ETATS-UNIS, appuyèrent l'idée d'examiner les
connections entre les changements climatiques et les intempéries
extrêmes. Le NIGERIA mit l'accent sur le besoin, pour les pays en
développement, d'être préparés à faire face à de tels
événements. Le ROYAUME-UNI déclara que la détermination des
actions à entreprendre n'est possible qu'avec la compréhension des
liens entre les effets climatiques et les différents phénomènes.
L'UE déclara que l'incertitude scientifique ne doit pas servir de
motif à l'inaction.
LES ARTICLES 5, 7 & 8: Les délégués examinèrent le projet
de conclusions concernant les Lignes Directrices relevant des Articles
5, 7 et 8 du Protocole de Kyoto. Les délégués s'accordèrent sur le
texte, y compris sur le libellé soulignant l'accord conclu sur les
lignes directrices devant encadrer l'Article 5.1 (systèmes nationaux)
et sur l'élaboration d'un projet de décision à la SBSTA-13 pour
adoption à la CdP-6. Les délégués examinèrent ensuite l'Approche
Générale devant être Adoptée dans la Revue des Eléments des
Lignes Directrices Préliminaires Proposés par les Coprésidents dans
le cadre de l'Article 8 du Protocole de Kyoto et fournirent au
Secrétariat des orientations concernant l'élaboration du texte. L'UE
déclara que les lignes directrices doivent inclure les éléments
nécessaires aux évaluations devant être effectuées dans le cadre
de la CCCC et du Protocole, mais doivent distinguer les éléments non
applicables aux Parties visées à l'Annexe I qui ne sont pas Parties
signataires du Protocole. Le G-77/CHINE suggéra d'ajouter l'objectif
consistant à s'assurer que l'organe de conformité aux obligations
dispose des données nécessaires à la conduite de ses fonctions.
L'UE déclara que tous les rapports des EER doivent être transmis à
l'organe chargé de la conformité aux obligations.
LES MECANISMES: Les délégués examinèrent le projet de texte
consolidé concernant les mécanismes. Les délibérations se
focalisèrent sur le caractère des discussions nécessaires à ce
stade. L'AUSTRALIE, la POLOGNE, le CANADA et les ETATS-UNIS
favorisèrent le placement du libellé entre crochets, mais le G-77/
CHINE et l'ARABIE SAOUITE soulignèrent qu'on n'en était pas encore
aux négociations et suggér�rent aux Parties de se focaliser
uniquement sur les "insertions." Les d�l�gu�s
examin�rent le premier chapitre du Texte Consolid� concernant les
M�canismes ayant trait � la Mise en �uvre Conjointe et donn�rent
des indications sur les domaines pour lesquels des propositions
�crites
pouvaient �tre soumises et o� des ajouts de libell�s pouvaient
�tre effectu�s. Les participants diverg�rent sur la n�cessit� de
r�f�rences, entre autres, au Comit� Ex�cutif, aux puits de
fixation de carbone dans la mise en �uvre conjointe, au partage des
avantages r�colt�s, et d'une annexe sur les compl�ments devant
�tre apport�s.
LES POLITIQUES ET MESURES: Les d�l�gu�s examin�rent le projet
de conclusions concernant les politiques et mesures (P&Ms). L'UE
soumis des paragraphes additionnels portant sur les conclusions, y
compris celui consacr� aux Termes of R�f�rence (TdR) de l'�ventuel
atelier sur les P&Ms. Le G-77/ CHINE pr�senta un texte de
remplacement sur les TdR. Au sujet du projet de conclusions original,
les d�l�gu�s s'accord�rent, entre autres: sur le remplacement de
"meilleures" par "bonne" pratiques; et sur la
sp�cification de la r�f�rence au paragraphe (b) de l'Article 2.1 du
Protocole. L'UE, la POLOGNE, la SUISSE et le G-77/ CHINE, contr� par
l'AUSTRALIE, le CANADA, le JAPON et les ETATS-UNIS, encourag�rent
l'examen des TdR avant la CdP-6. Les d�l�gu�s s'entendirent sur
l'insertion, entre crochets, du texte de l'UE encourageant les Parties
� soumettre, � la SBSTA-13, leurs points de vue sur les TdR et sur
le calendrier du processus, et de la proposition du G-77/CHINE qui se
r�f�re � la tenue d'un atelier "d�but" 2001.
LE RENFORCEMENT DES CAPACITES: Le groupe examina le projet de texte
du Pr�sident concernant le renforcement des capacit�s dans les pays
en d�veloppement. Au sujet des principes d�crits dans le texte, les
interventions port�rent sur la n�cessit� d'un renforcement des
capacit�s r�pondant au besoin des pays, de partenariats avec les
pays industrialis�s, et de ressources financi�res.
Au sujet de la Strat�gie, les d�l�gu�s mirent en exergue les
approches sous-r�gionales ou r�gionales et le besoin de prendre en
consid�ration les activit�s pass�es et celles en cours. Le G-77/
CHINE proposa de traiter les questions de financement et de mise en
�uvre dans des chapitres s�par�s. Le d�l�gu� des PAYS-BAS
sugg�ra de tenir compte du renforcement des capacit�s dans la
planification de la troisi�me reconstitution de fonds du FEM.
L'OUGANDA d�clara que le financement du renforcement des capacit�s
doit �tre additionnel � l'APD. Au sujet du r�le du Secr�tariat,
les d�l�gu�s d�clar�rent que ce dernier doit �viter un r�le
op�rationnel et se contenter d'un r�le de facilitation.
LE TRANSFERT DES TECHNOLOGIES: Le comit� des Amis du Pr�sident
poursuivit l'examen des actions requises par rapport aux besoins en
mati�re de technologies et � leur d�termination, et en mati�re
d'information dans ce domaine. Le groupe a �galement examin� et
approuv� le projet de conclusions du Pr�sident du SBSTA.
DANS LES COULOIRS
Quelques participants ont fait des commentaires sur les positions
contrast�es �mergeant de certains membres de l'UE sur la technologie
nucl�aire dans le cadre du MDP. En effet, une Partie a fait part de
sa position fortement "anti" et une autre a exprim�
publiquement son appui au maintien de la technologie nucl�aire dans
le MDP. Les �changes entre bon nombre de participants ont port�
essentiellement sur l'impact que cette situation risquait d'avoir sur
l'�laboration de l'�ventuelle position de l'UE sur ce sujet.