L'Organe Subsidiaire de Conseil Scientifique et Technologique
(SBSTA) s'est réuni, le matin et dans l'après-midi, pour procéder
à l'examen des thèmes de la mise au point et du transfert des
technologies, de la coopération avec les organisations
internationales pertinentes, des politiques et mesures et des
questions méthodologiques. De son côté, l'Organe Subsidiaire de
Mise en Œuvre (SBI) s'est penché sur les arrangements devant
encadrer les réunions intergouvernementales et les questions
administratives et financières. Le Groupe de Travail Conjoint sur la
Conformité aux Obligations (GTC) a débattu d'un projet de texte des
Coprésidents. Un certain nombre de groupes de contact se sont réunis
pour plancher sur: les questions administratives financières;
l'utilisation des sols, les changements intervenus dans l'utilisation
des sols et la foresterie (LULUCF); les effets adverses; le
renforcement des capacités dans les pays en transition économiques;
et, les lignes directrices relevant des Articles 5 (questions
méthodologiques), 7 (communication des informations) et 8 (revue des
informations). Le comité des Amis du Président sur le transfert des
technologies et sur le processus consultatif, s'est également réuni.
LE SBSTA
LE TRANSFERT DES TECHNOLOGIES: Bert Metz, du CIPC, présenta
les grandes lignes des principales conclusions du Rapport Spécial du
CIPC concernant le Transfert des Technologies. Le Président Dovland
déclara que le comité des Amis du Président avait entamé la
détermination des domaines prioritaires pour la décision de la
CdP-6.
Plusieurs délégués soulignèrent l'importance du renforcement
des capacités et du transfert des technologies. L'UE et le JAPON
mirent en relief la coordination des sources de financement
disponibles. L'UE, le JAPON, l'AUSTRALIE et le CANADA mirent en
exergue le rôle du MDP dans l'avancement du transfert des
technologies dans les pays en développement. La CHINE, appuyée par
plusieurs délégations, s'opposa à toute proposition suggérant que
le MDP puisse remplacer le transfert des technologies dans le cadre de
la CCCC. L'ILE MAURICE suggéra le recours aux organes professionnels
spécialisés pour le suivi des projets de transfert des technologies.
Plusieurs pays en développement apportèrent leur soutien à l'appel
du G-77/CHINE pour la formation d'un groupe de contact à cette
session. Les ETATS-UNIS, l'AUSTRALIE, la SUISSE et le CANADA
préférèrent le voir formé à la SB-13. Les ETATS-UNIS, la MALAISIE
et la SUISSE déclarèrent que le Rapport Spécial pouvait fournir une
orientation dans la poursuite des travaux autour de la mise en
application de l'Article 4.5 (transfert des technologies) de la CCCC.
Dans le chapitre questions diverses, John Houghton, du CIPC,
présenta un papier sur l'applicabilité des modèles climatiques
régionaux à l'échelle des petits Etats insulaires, soulignant qu'en
dépit des progrès accomplis dans la modélisation régionale,
beaucoup d'incertitudes restaient encore.
LA COOPERATION AVEC LES ORGANISATIONS INTERNATIONALES: Les
délégués ont entendu lecture des rapports émanant des
Secrétariats de la CCCC, du CIPC, des Systèmes Mondiaux
d'Observation du Climat (SMOC), de l'OMS, de la Convention de Ramsar
sur les Zones Humides et du PNUD. La SUISSE invita les gouvernements
à contribuer au financement du CIPC. Un certain nombre de délégués
mirent l'accent sur les aspects touchant au renforcement des
capacités dans les ateliers régionaux sur les SMOC, et sur la
nécessité du maintien de l'indépendance politique du CIPC.
"LES MEILLEURES PRATIQUES" EN MATIERE DE POLITIQUES ET
MESURES: Les délégués soulignèrent l'importance des politiques
et mesures (P&Ms) pour s'assurer de la mise en œuvre des
engagements pris dans le cadre du Protocole et apportèrent leur appui
aux propositions appelant à de nouveaux ateliers dans le futur. L'UE
mit en relief l'importance, entre autres, de la prise en
considération des différentes circonstances nationales et
sectorielles au moment de l'évaluation des P&Ms, et de la
quantification de l'efficacité des actions domestiques des Parties
visées à l'Annexe I. La SUISSE, contrée par le G-77/CHINE, proposa
l'établissement d'un groupe de contact et l'utilisation du texte
consolidé du Président comme plate-forme de discussion.
LES METHODES ET OUTILS DE L'EVALUATION D'IMPACT ET DE
L'ADAPTATION: Les PHILIPPINES et la GAMBIE insistèrent sur le
besoin de focaliser l'attention sur les technologies d'adaptation
nouvelles et efficaces. L'UE, avec d'autres délégations, suggéra
l'organisation de l'atelier proposé par le Secrétariat avec le CIPC,
de préférence après la CdP-6 et après l'achèvement des travaux du
Troisième Rapport d'Evaluation du CIPC. La CHINE et l'AOSIS
appelèrent à des résolutions de la CdP-6 en faveur du renforcement
des capacité dans les pays en développement.
Au sujet des questions méthodologiques diverses, le Secrétariat
passa en revue les récentes réunions tenues avec l'Organisation
Internationale de l'Aviation Civile et l'Organisation Maritime
Internationale, sur les émissions des GES provenant du transport
international, notant que la SBSTA-13 se penchera sur le sujet.
Au sujet de la mise en œuvre de l'Article 6 (éducation, formation
et conscientisation du public) de la CCCC, le Secrétariat rapporta
n'avoir reçu que cinq soumissions nationales. La REPUBLIQUE
CENTRAFRICAINE, avec d'autres, plaida en faveur d'un point séparé
consacré à l'Article 6 dans l'ordre du jour du SBSTA.
LE SBI
LES ARRANGEMENTS DEVANT ENCADRER LES REUNIONS INTERGOUVERNEMENTALES:
Plusieurs délégués remercièrent le Gouvernement Français pour son
offre d'accueillir les SB-13. Le SBI endossa l'offre du MAROC
d'accueillir CdP-7 à Marrakech. Au sujet de la CdP-6. Le délégué
des PAYS-BAS appela à des progrès sur tous les aspects du Plan
d'Action de Buenos Aires. Transmettant un message de la part du
Président de la prochaine CdP-6, l'orateur déclara que la CdP-6 doit
être écologiquement crédible et basée sur le principe des
responsabilités communes mais différenciées. Concernant l'ordre du
jour provisoire de la CdP-6, les ETATS-UNIS, la FEDERATION de RUSSIE
et l'ARABIE SAOUDITE proposèrent que le nouveau sous-alinéa sur les
P&Ms doit attendre d'être examiné par le SBSTA. L'ARABIE
SAOUDITE encouragea la transparence et la participation à la CdP-6,
et l'INDONESIE appela à la pleine participation des pays en
développement avant et pendant la CdP-6.
LES QUESTIONS ADMINISTRATIVES ET FINANCIERES: Au sujet de
l'Application de l'Accord concernant le Siège, le Secrétaire
Exécutif de la CCCC, Cutajar, souleva plusieurs points touchant à
l'intégration dans le pays hôte, notamment les conditions de travail
/de résidence et le manque d'espace de bureau. Le G-77/CHINE fit part
de ses réserves concernant la situation. L'ALLEMAGNE déclara qu'elle
fera de son mieux pour améliorer la situation. Le MEXIQUE et le COSTA
RICA suggérèrent l'élaboration d'un projet de décision, à
soumettre à la considération de la CdP-6, exhortant l'Allemagne à
renforcer sa coopération avec le Secrétariat.
LE GROUPE DE TRAVAIL CONJOINT SUR LA CONFORMITE AUX OBLIGATIONS
Plusieurs délégués apportèrent leur soutien au texte des
Coprésidents en tant que plate-forme pour les travaux du GTC. L'UE,
les ETATS-UNIS, la SUISSE et SAMOA déclarèrent que dans les Annexes,
certains éléments pouvaient nécessiter une insertion dans le corps
du texte. Au sujet de l'intitulé, le délégué des ETATS-UNIS se
déclara en faveur d'une référence aux "procédures et
mécanismes ayant trait à la conformité aux obligations relevant du
Protocole de Kyoto," étant donné qu'il n'y a aucune autre
clause dans le Protocole, traitant de la conformité. L'UE préféra
"système de mise en conformité aux obligations du Protocole de
Kyoto" pour refléter l'approche exhaustive devant être adoptée
dans le traitement de la conformité aux obligations.
Dans le paragraphe consacré à l'Objectif, nombre de délégués
appuyèrent l'insertion d'une référence à la "mise en
application" de la conformité aux obligations. Le G-77/CHINE
préféra une formulation plus simple faisant référence à la "conformité
au protocole de Kyoto." La FEDERATION DE RUSSIE, contrée par les
ETATS-UNIS, suggéra l'insertion d'une référence à la promotion de
la réalisation de l'objectif ultime de la CCCC. L'ARABIE SAOUDITE
souhaita une référence à la conformité aux obligations figurant
dans les Articles 2 (P&Ms) et 3 (objectifs ciblés) du Protocole.
L'AUSTRALIE suggéra un système de conformité focalisé sur les
Articles 3.1 et 4.1 (mise en œuvre conjointe). L'UE favorisa une référence
d'ordre général aux "obligations des Parties relevant du
Protocole de Kyoto." Au sujet des Principes, l'AUSTRALIE, la
FEDERATION DE RUSSIE, les ETATS-UNIS, le JAPON et la NOUVELLE ZELANDE
préféra que mention n'y soit pas faite dans le texte.
LES GROUPES DE CONTACT
LES QUESTIONS ADMINISTRATIVES ET FINANCIERES: Le Président
Mahmoud Ould el Ghaouth (Mauritanie) proposa que le projet de texte
"Les Retards de Paiement des Contributions: Options pour les
Mesures de Réponse" soit transmis à la SB-13 en tant que
premier projet de texte et, avec l'ALLEMAGNE, la BELGIQUE et
l'AUSTRALIE, appela à un examen approfondi de la question. L'IRAN
s'opposa à la transmission du projet de texte à la SB-13. Le
représentant déclara que la pierre angulaire de l'approche à
adopter face au problème des retards de paiement doit être la
persuasion et non la punition, et que ce sujet doit être traité dans
un esprit de responsabilités communes mais différenciées. Le
délégué des PAYS-BAS, avec le CANADA, préféra l'application d'une
même approche à toutes les Parties, incluant un train de mesures
incitatives. L'orateur affirma que le principe des responsabilités
communes mais différentiées s'appliquait uniquement à la
détermination des niveaux de contribution.
LULUCF: Les délégués débattirent du projet des
conclusions, lequel: incluait le format des soumissions attendues le 1er
août; requiert des Parties le traitement de la manière de rattacher
les activités additionnelles qu'elles proposent aux critères et aux
principes directeurs suggérés; et invite le SBSTA à convoquer une
réunion intersessions supplémentaire avant la CdP-6. Au sujet du
Rapport Spécial, les délégués exprimèrent des points de vue
divergents sur le point de savoir s'il fallait ajouter un libellé sur
la contribution apportée par les principaux auteurs du CIPC durant la
semaine pré-session et sur l'opportunité de poursuivre cette
pratique. Au sujet des critères et des principes directeurs, l'UE
suggéra l'insertion d'une référence aux objectifs, principes et
dispositions pertinentes de la CCCC et du Protocole. Les ETATS-UNIS et
l'AUSTRALIE s'opposèrent à l'inclusion des "dispositions
pertinentes," notant que ces dernières impliqueraient plutôt
des exigences que des orientations. Au sujet de la réunion
additionnelle proposée, la BOLIVIE souligna le besoin de s'assurer
d'une participation suffisante des Parties non visées à l'Annexe I.
Le G-77/ CHINE appela à la tenue d'ateliers régionaux. L'AOSIS mit
en garde contre la tentation d'avancer dans les projets de décisions
au cours de la réunion / atelier intersessions.
LES EFFETS ADVERSES: Soulignant qu'il ne s'agissait que
d'une simple discussion visant à identifier et à développer
d'autres idées et éléments clés devant servir de plate-forme à la
négociation, le Coprésident Salamat souhaita avoir des commentaires
de fond sur le texte consolidé.
Au sujet des effets adverses des changements climatiques, plusieurs
d�l�gu�s endoss�rent l'appel � l'am�lioration de la collecte des
donn�es et des informations, et des syst�mes d'observation et de
suivi. Plusieurs Parties vis�es � l'Annexe I appuy�rent l'adoption
d'une approche int�gr�e, bas�e sur les priorit�s et mirent en
relief la n�cessit� d'un ensemble de principes directeurs. Le
ROYAUME-UNI mit l'accent sur le besoin d'�viter les mesures mal
adapt�es. Le G-77/CHINE proposa d'ajouter, entre autres: la
n�cessit� d'une formation dans les domaines sp�cialis�s;
l'�tablissement de centres r�gionaux pour la facilitation d'une
r�action rapide aux catastrophes naturelles; et l'am�lioration du
suivi et des pr�visions des vecteurs des maladies. Les ETATS-UNIS et
le CANADA mirent en relief les besoins des pays les moins avanc�s.
Au sujet des effets des mesures de r�ponse, le BRESIL proposa la
tenue d'un atelier pour aider au d�veloppement de mod�les
�conomiques. L'ARABIE SAOUDITE d�clara que le texte devrait faire
r�f�rence aux actions men�es par les Parties vis�es � l'Annexe I
et non celles men�es par les Parties vis�es � l'Annexe II. La LIBYE
proposa une r�f�rence au soutien de la diversification �conomique
dans les pays en d�veloppement tributaires de la production des
combustibles fossiles. Les ETATS-UNIS propos�rent un libell� bas�
sur un processus it�ratif, inspir� des exp�riences acquises. Dans
le libell� consacr� sp�cifiquement � l'Article 3.14 du Protocole,
Les EMIRATS ARABES UNIS ajout�rent une r�f�rence � la
compensation, au financement et � l'assurance.
LE RENFORCEMENT DES CAPACITES: Les pays en transition
�conomique (TE) soumirent des amendements pour le chapitre consacr�
aux principes, dans le papier du Pr�sident concernant le renforcement
des capacit�s dans les TE, et not�rent que les d�bats se
poursuivaient. Les participants souhait�rent des orientations du
pr�sident: sur la mani�re dont le groupe de contact doit proc�der;
sur le point de savoir si les discussions doivent se poursuivre sur la
base de la soumission des TE ou du papier du Pr�sident; et sur la
mani�re dont les besoins �mergeant d'autres discussions seraient
inclus dans le cadre �labor� par le groupe. Ils d�battirent de la
soumission, notamment : du principe que tous doivent �tre trait�s de
mani�re coordonn�e, et des besoins imm�diats des TE.
LES ARTICLES 5, 7 & 8: Les d�l�gu�s discut�rent des
conclusions du projet de texte r�vis� des Pr�sidents concernant les
Lignes Directrices devant Encadrer les Articles 5, 7 et 8 du Protocole.
L'ARABIE SAOUDITE, au nom du G-77/CHINE, d�sapprouva le projet de
conclusion qui propose la transmission des lignes directrices devant
encadrer les syst�mes nationaux relevant de l'Article 5.1 (syst�mes
nationaux) pour examen par la SBI-13. L'orateur requit un d�lai
suppl�mentaire pour la consid�ration des lignes directrices en
question. Plusieurs d�l�gu�s soulign�rent la n�cessit� d'aller
de l'avant comme pr�vu, notant que les lignes directrices ont �t�
examin�es pendant plusieurs mois. En r�ponse � une requ�te du
Copr�sident Paciornik, le G-77/CHINE acceptant de discuter, de
consulter et de pr�senter un feedback. Les d�l�gu�s examin�rent
ensuite les modifications mineures introduites dans les autres
conclusions. Le Secr�tariat parla de la structure du projet de
d�cision de la CdP-6 qui viendra recommander l'adoption, par la CdP/MdP-1,
des lignes directrices devant encadrer les syst�mes nationaux
relevant de l'Article 5.1.
LE TRANSFERT DES TECHNOLOGIES: Le comit� des Amis du
Pr�sident s'accorda sur cinq th�mes d'action �mergeant du processus
consultatif: les besoins en mati�re de technologies et l'�valuation
des besoins; l'information concernant les technologies; l'instauration
d'environnements favorables; le renforcement des capacit�s; et les
m�canismes du transfert des technologies. Il entama par ailleurs la
d�termination des principaux domaines d'action relevant de ces
th�mes.