Publié par L'Institut International du Développement Durable
(IIDD)
Vol. 12 No. 123
lundi 8 novembre 1999
RESUME DE LA CINQUIEME CONFERENCE DES PARTIES DE
LA CONVENTION-CADRE SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES 25 OCTOBRE – 5
NOVEMBRE 1999
La cinquième Réunion de la Conférence des
Parties (CdP-5) de la Convention-Cadre sur les Changements Climatiques
(CCCC) s’est déroulée à Bonn en Allemagne du 25 octobre au 5
novembre 1999. Avec plus de 3000 participants et 165 Parties représentées,
les délégués y ont poursuivi leurs travaux, en vue de la réalisation
du Plan d’Action de Buenos Aires (PABA) qui avait été adopté par
la quatrième Conférence des Parties (CdP-4) en novembre 1998. Dans
le cadre du PABA, les Parties se sont donné un délai de deux ans
pour le renforcement de la mise en œuvre de la CCCC et la préparation
pour la future entrée en vigueur du Protocole de Kyoto.
Au cours de la CdP-5, l’Organe Subsidiaire de
Mise en Œuvre (SBI) et l’Organe Subsidiaire de Conseil Scientifique
et Technologique (SBSTA) devaient être assistés dans leurs travaux
par huit groupes de contact, un groupe de travail conjoint (SBI/SBSTA)
et nombre de consultations informelles. Au cours de ses deux dernières
journées, la CdP-5 devait adopter 32 projets de décision et de
conclusions portant, entre autres, sur l’évaluation de la mise en
application des engagements et des différentes dispositions de la
CCCC et sur les préparatifs de la première session de la CdP servant
de Réunion des Parties signataires du Protocole de Kyoto (CdP/RdP-1).
Quatre-vingt-treize ministres et autres chefs de délégations
devaient traiter des thèmes de la CdP-5 durant un segment de haut
niveau tenu les 2 et 3 novembre. Les délégués ont pu achever leurs
travaux plus tôt que prévu et engendrer une "ambiance
d’optimisme inattendu", en vue de la CdP-6. Après une CdP hésitante
à Buenos Aires, le processus semble avoir retrouvé une certaine
dynamique et commence à susciter détermination et soutien, en faveur
d’une date buttoir auto-imposée pour l’entrée en vigueur du
Protocole en l’an 2002.
BREF HISTORIQUE DE LA CCCC ET DU PROTOCOLE DE
KYOTO
La Convention-Cadre sur les Changements
Climatiques fut adoptée le 9 mai 1992 et ouverte à la signature à
la Conférence des Nations Unies sur l'Environnement et le Développement,
en juin 1992. La Convention devait entrer en vigueur le 21 mars 1994,
90 jours après la réception de sa 50ème ratification. Elle est
aujourd'hui ratifiée par 177 pays.
La CdP-1: La première réunion de la Conférence
des Parties de la CCCC (CdP-1) eut lieu à Berlin du 28 mars au 7
avril 1995. Outre le traitement d'un certain nombre de questions
importantes touchant au futur de la Convention, les délégués
devaient y parvenir à un accord sur ce que beaucoup estimaient être
la question centrale soumise à la CdP-1 - l'adéquation des
engagements, "le Mandat de Berlin". Le résultat consista en
l'établissement du Groupe Spécial du Mandat de Berlin (AGBM)
chargé d'entamer un processus devant mener à l'action appropriée
pour la période de l'après 2000 et notamment le renforcement des
engagements des Parties visées à l'Annexe I, à travers l'adoption
d'un protocole ou autre instrument juridique. La CdP-1 requit également
du Secrétariat d'établir les arrangements nécessaires aux sessions
du SBSTA et du SBI. Le SBSTA établirait le lien entre les études
scientifiques, techniques et technologiques, l'information fournie par
les organes internationaux compétents et les besoins d'ordre
politique de la CdP. Au cours du processus de l'AGBM, le SBSTA devait
aborder plusieurs questions, dont celle touchant au traitement du
Second Rapport d'Evaluation (SRE). De son côté, le SBI fut mis en
place pour l'élaboration des recommandations susceptibles d'aider la
CdP dans la revue et l'évaluation de l'application de la Convention
et dans l'élaboration et l'exécution des décisions qui en relèvent.
Le Groupe Spécial sur l'Article 13: L'AG-13 fut
mis en place pour considérer l'opportunité de mettre un processus
consultatif multilatéral (MCP) à la disposition des Parties pour la
résolution des questions touchant à la mise en œuvre. L'AG13-1,
tenu les 30 et 31 octobre 1995 à Genève, décida de requérir des
Parties, des non Parties et des organisations intergouvernementales et
non gouvernementales (ONG) de répondre par écrit au questionnaire
concernant le processus consultatif multilatéral (PCM). Les délégués
devaient poursuivre leurs débats sur le sujet durant trois réunions
encore. A la cinquième session, ils s'accordèrent pour dire que le
PCM doit avoir un caractère plutôt consultatif que de supervision et
que l'AG13 doit terminer ses travaux avant la CdP-4.
LE GROUPE SPECIAL SUR LE MANDAT DE BERLIN: L'AGBM
devait se réunir à huit reprises entre août 1995 et la CdP-3 en décembre
1997. Au cours des trois premières sessions, les délégués se focalisèrent sur: l'analyse et la
détermination de politiques et mesures possibles permettant le
renforcement des engagements des Parties visées à l'Annexe I, la manière
dont les pays visés
à l'Annexe I pourraient procéder à la répartition
ou au partage de nouveaux engagements et sur le point de savoir si les
engagements devaient prendre la forme d'un amendement ou d'un
protocole d'accord. L'AGBM-4 qui coïncida avec la CdP-2, réunie à
Genève en juillet 1996, paracheva son analyse approfondie des éléments
possibles du Protocole, et les Etats y parurent prêts à élaborer un
texte de négociation. A l'AGBM-5 qui se déroula en décembre 1996,
les délégués devaient reconduire ou non des mécanismes accordant
aux Parties visées à l'Annexe I une certaine souplesse au niveau de
la réalisation des objectifs quantitatifs de limitation et de réduction
des émissions (QELROs).
Alors que le Protocole était élaboré durant
les sixième et septième sessions de l'AGBM, respectivement en mars
et août 1997, les délégués devaient "affiner" un texte
de compilation - cadre en procédant à la combinaison ou à l'élimination
de certaines dispositions en chevauchement parmi les nombreuses
propositions avancées. Une bonne partie du débat fut axée sur une
proposition émanant de l'UE préconisant
pour un "panier" de trois gaz à effet de serre, une baisse
de 15% par rapport aux niveaux de 1990, à réaliser d'ici l'an 2010.
En octobre 1997, au moment où démarrait l'AGBM-8, le Président
Bill CLINTON, dans l'intervention qu'il fit à partir de
Washington pour annoncer la position des Etats-Unis dans ces négociations,
appela à "une participation significative" des pays en développement.
Les débats qui avaient donné sa forme à l'accord conclu en 1995
devaient ainsi refaire surface, insistant de nouveau sur une
implication du G-77/Chine, à un niveau acceptable pour les Etats-Unis.
En réaction, le G-77/Chine se démarqua de toutes les tentatives
visant à amener les pays en développement à accepter quoi que ce
soit qui pût être interprété comme un nouvel engagement.
La CdP-3: La Troisième Conférence des Parties
(CdP-3) de la CCCC se déroula du 1er au 11 décembre 1997 à Kyoto au
Japon. Plus de 10.000 participants incluant des officiels
gouvernementaux et des représentants d'organisations
intergouvernementales, d'ONG et de la presse devaient prendre part à
cette Conférence qui inclut un segment de haut niveau où des déclarations
furent données par pas moins de 125 ministres. Au terme d'une semaine
et demie de négociations formelles et informelles intenses, y compris
la séance commencée le dernier soir et poursuivie jusqu'au lendemain,
les Parties de la CCCC adoptèrent le Protocole de Kyoto, le 11 décembre.
Dans le Protocole de Kyoto, les Parties visées à l'Annexe I de la
CCCC acceptèrent des engagements visant la réduction de leurs émissions
générales, pour six gaz à effet de serre, d'au moins 5% par rapport
à leurs niveaux de 1990, entre 2008 et 2012. Le Protocole établit également
l'échange des droits d'émissions, "la mise en œuvre
conjointe" entre pays industrialisés et le "mécanisme
pour un développement propre" (MDP) pour encourager la réalisation
de projets de réduction d'émissions conjoints entre pays
industrialisés et pays en développement. A la date du 13 novembre,
60 pays ont signé le Protocole de Kyoto.
REUNIONS POST-KYOTO DES ORGANES SUBSIDIAIRES: Les
organes subsidiaires de la Convention-Cadre sur les Changements
Climatiques se sont réunis du 2 au 12 juin 1998 à Bonn, en Allemagne.
Le SBSTA-8 s'accorda sur l'élaboration d'un certain nombre de
conclusions portant, entre autres, sur la coopération avec les
organisations internationales pertinentes, les questions méthodologiques,
et l'éducation et la formation. Le SBI-8 parvint à des conclusions
sur, entre autres, les communications nationales, le mécanisme
financier et la seconde revue de l'adéquation des engagements des
Parties visées à l'Annexe I. A sa sixième session, l'AG-13 conclut
ses travaux sur les fonctions du Processus Consultatif Multilatéral (PCM).
Après un examen conjoint par le SBI et le SBSTA et des débats étendus
au sein du groupe de contact sur les mécanismes de souplesse, les délégués
ne parvinrent à s'accorder que sur un document de compilation
renfermant les propositions avancées par le G-77/Chine, l'UE et les
Etats-Unis concernant les sujets de discussion et les cadres d'exécution.
La CdP-4: La Quatrième Conférence des Parties
(CdP-4) se déroula du 2 au 13 novembre 1998 à Buenos Aires, en
Argentine. Plus de 5.000 participants devaient prendre part à ses
travaux. Au cours des deux semaines que devait durer la réunion, les
délégués délibérèrent, durant le SBI-9 et le SBSTA-9, autour des
décisions devant être prises à la CdP. Les questions touchant au
Traité de Kyoto furent examinées dans des sessions conjointes SBI/SBSTA.
Un segment de haut niveau qui devait entendre les déclarations de
plus de 100 ministres et autres chefs de délégations, fut réuni le
jeudi 12 novembre. A l'issue de plusieurs séances de négociation
"privées" et d'une séance plénière finale qui se
prolongea jusqu'à samedi matin, les délégués adoptèrent le Plan
d'Action de Buenos Aires. En vertu de ce Plan d'Action, les Parties
devaient proclamer leur détermination à renforcer la mise en
application de la Convention et à se préparer à la future entrée
en vigueur du Traité de Kyoto. Le Plan contient également la résolution
des Parties à réaliser des progrès substantiels sur les questions
touchant: au mécanisme de financement; au développement et au
transfert des technologies; à la mise en œuvre des Articles 4.8 et
4.9 de la CCCC, et des Articles 2.3 et 3.14 du Traité; aux activités
d'exécution concertée (AIJ); aux mécanismes du Traité de Kyoto; et
aux préparatifs de la première Réunion des Parties (CdP/RdP-1).
SBI-10 ET SBSTA-10: Les organes subsidiaires de
la CCCC devaient tenir leurs dixièmes sessions à Bonn, en Allemagne,
du 31 mai au 11 juin 1999 et entamer le processus de concrétisation
du PABA. Le SBSTA se consacra à des thèmes tels que les
communications des pays visés à l’Annexe I, les questions méthodologiques
et la mise au point et le transfert des technologies. Pour sa part, le
SBI examina entre autres, les questions administratives et financières
et les communications des pays non visés à l’Annexe I. Le SBI
et le SBSTA devaient se pencher conjointement sur les mécanismes
du Protocole de Kyoto, les AIJ et la question du respect des
obligations. Le Groupe de Travail Conjoint SBI/SBSTA sur le Respect
des Obligations (GTC) discuta: de l’identification des éléments
ayant trait au respect des obligations, y compris des lacunes et des
forums les mieux adaptés à leur traitement; de la conception d’un
système de mise en conformité des obligations; et, des conséquences
du non respect des obligations.
COMPTE RENDU DE LA CdP-5
La Présidente de la CdP-5, Maria Julia ALSOGARY
(Argentine), ouvrit la CdP-5 le lundi 25 octobre 1999 et souligna la nécessité
d’une volonté politique pour la réalisation du PABA et l’entrée
en vigueur du Protocole d’ici Rio +10 en 2002.
Jan SZYSZKO, Ministre Polonais de la Protection
Environnementale, des Ressources Naturelles et des Forêts, fut
ensuite élu Président de la CdP-5. Prenant la parole, il déclara
que l’opération des mécanismes du Protocole, du respect des
obligations et de l’orientation devant être fournie à la CdP/RdP-1
doit être résolue d’ici la CdP-6. Il nota la nécessité
d’identifier des alternatives permettant d’amoindrir les coûts liés
à l’exécution pour les pays en développement.
Le Chancelier Allemand, Gerhard SCHRÖDER nota
qu’en dépit de la mise en place de la CCCC, le processus de lutte
contre les changements climatiques est en butte à un certain nombre
d’insuffisances, notamment l’incapacité des pays les plus
industrialisés à réduire leurs émissions de CO2 à leurs niveaux
de 1990, d’ici l’an 2000. Il souhaita voir le Protocole entrer en
vigueur à temps pour Rio+10 en 2002 et exhorta les Parties à honorer
les promesses qu’elles ont faites dans les fora internationaux.
Le Secrétaire Exécutif de la CCCC , Michael
ZAMMIT CUTAJAR, au nom du Secrétaire Général de l’ONU, Koffi
ANNAN, souligna la nécessité d’une action urgente si les
engagements de Kyoto devaient être honorés. Il appela à la prise en
considération des besoins particuliers des pays vulnérables et du
besoin de renforcer les capacités financières des pays en développement.
Assurant la CdP du soutien des Nations Unies, il indiqua que la
communauté internationale souhaitait voir le MDP activé après la
CdP-6 et le Protocole ratifié, d’ici 2002.
LES QUESTIONS D’ORGANISATION
ADOPTION DE L’ORDRE DU JOUR: Après les déclarations
d’ouverture, la CdP procéda à l’adoption de son ordre du jour (FCCC/CP/1999/1),
à l’exception du point 5 qui porte sur la seconde évaluation de
l’adéquation des engagements pris dans le cadre des Articles 4.2
(a) et (b) (politiques et
mesures prises par les Parties visées à l'Annexe I) de la CCCC,
suite aux objections faites par le G-77/Chine au sujet de l'intitulé
qu'il souhaitait remplacer par "évaluation de l'adéquation de
la mise en œuvre des Articles 4.2(a) et(b) de la CCCC. La CdP adopta
également le calendrier des travaux proposé(FCCC/CP/1999/1/Add.1).
Le vendredi 5 novembre, le Président SZYSZKO
rapporta qu'aucun accord n'a pu être atteint cours des consultations
informelles convoquées pour la résolution du point 5. La CdP adopta
l’ordre du jour avec le point 5 tel quel et enregistra
l’amendement proposé par le G-77/CHINE dans une note de bas de
page. Le Président SZYSZKO indiqua que ce point sera examiné par la
CdP-6, conformément aux règles de procédure provisoires et clôtura
l’adoption de cette décision. L’Alliance des Petits Etats
Insulaires (AOSIS) fit part de ses réserves concernant cette décision
indiquant que la CdP n’avait aucune excuse de mener cette revue.
L’UE établit une distinction entre l’Article 4.2(d) de la CCCC (évaluation
de l’adéquation des engagements) qui ouvre à la CdP la voie d’opérer
une revue des Articles 4.2(a) et (b) sur une base régulière, et
l’Article 7.2 de la CCCC (évaluation de la mise en application de
la CCCC) qui couvre la revue de la mise en œuvre des engagements
actuels. L’oratrice ajouta que le Troisième Rapport d’Evaluation
du GIEC doit servir de plate-forme à la détermination du niveau des
gaz à effet de serre susceptible de prévenir toute interférence
anthropique dangereuse avec le système climatique et du délai nécessaire
à la stabilisation des GES dans l’atmosphère, à ce même niveau.
ETAT DES RATIFICATIONS: Les délégués examinèrent
en Plénière les états de ratification de la CCCC et du Protocole de
Kyoto, notant que 179 Etats et une organisation d’intégration économique
régionale étaient Parties signataires de la CCCC et que 16 d’entre
eux avaient déjà ratifié ou accédé au Protocole de Kyoto.
REGLEMENT INTERIEUR: Au cours de la Plénière
d’ouverture, le Président SZYSZKO nota que les Parties devaient
encore réaliser le consensus sur le règlement intérieur. La CdP décida
d’appliquer le projet de règlement (FCCC/CP/1996/2) utilisé dans
les sessions précédentes), à l’exception de la règle provisoire
42 (vote). Le Président SZYSZKO rapporta à la CdP le jeudi 4
novembre, qu’en dépit des consultations informelles, le consensus
sur le règlement n’a pas été réalisé. Les délégués décidèrent
de déférer la question à la CdP-6.
ELECTION DES MEMBRES DU BUREAU: La CdP procéda
ensuite à l’élection des membres de son Bureau. Les Vice-Présidents
élus sont: Liu Zhenmin (Chine), Papa Cham (Gambie), Yvo de Boer
(Pays-Bas), Tuiloma Neroni Slade (Samoa), Mohammad Salem Al-Sabban (Arabie
Saoudite), Philip Gwage (Ouganda), et Olexander Bielov (Ukraine). La
CdP élit également Antonio José Vallim Guerreiro (Brésil) en
qualité de Rapporteur, John Ashe (Antigua et Barboude) en qualité de
Président du SBI et Harald Dovland (Norvège), Président du SBSTA.
ADMISSION DES OBSERVATEURS ET CALENDRIER DES
TRAVAUX: La CdP-5 accorda le statut d’observateurs à deux OIG et
trente-six ONG (FCCC/CP/1999/4 et Add.1).
DATES ET LIEU DE LA CdP-6: La question des dates
et lieu de la CdP-6 fut examinée par le SBI le mercredi 27 octobre et
le lundi 1er novembre. Au cours des discussions du SBI, le G-77/CHINE
proposa de tenir la CdP-6 en novembre 2000, mais les ETATS-UNIS, avec
le CANADA, l’AUSTRALIE et la NOUVELLE ZELANDE, préférèrent la
voir se dérouler en 2001. La CdP adopta le jeudi 4 novembre une décision
(FCCC/CP/1999/L.9) acceptant l’offre des PAYS-BAS d’accueillir la
CdP-6 et fixant la tenue de la réunion à La Haye du 13 au 24
novembre 2000.
CALENDRIER DES REUNIONS, 2000-2003: Le calendrier
des réunions des organes de la CCCC durant les exercices 2000-2003 (FCCC/CP/1999/L.12)
fut adopté par la CdP le jeudi 4 novembre, suite à la recommandation
faite à la CdP par le SBI le lundi 1er novembre. Le calendrier établit
trois périodes sessionnelles pour l’an 2000: du 12 au 16 juin et du
11 au 15 septembre, chacune précédée par des réunions informelles
d’une semaine, et la CdP-6 en novembre. Deux périodes sessionnelles
y sont également prévues pour chacune des années suivantes
jusqu’en 2003.
REVUE DE LA MISE EN APPLICATION
COMMUNICATIONS DES PAYS VISES A L’ANNEXE I:
Lignes Directrices Devant Régir l’Elaboration des Communications
Nationales des Parties Visées à l’Annexe I: Ce point fut examiné
par le SBI et SBSTA et transmis au Groupe de travail Conjoint. Le SBI
et le SBSTA adoptèrent les conclusions préliminaires le lundi 1er
novembre, et la CdP adopta une décision le jeudi 4 novembre.
Le SBSTA examina ce sous-article le lundi 25
octobre. L’UE nota la nécessité d’inclure des indicateurs tels
que les émissions par habitant ou les émissions par unité de rejet.
Concernant les directives provisoires nécessaires à l’élaboration
des rapports sur les systèmes internationaux d’observation
climatique, l’UE, avec la MONGOLIE, recommanda que les Parties visées
à l’Annexe I élabore un rapport séparé et insère dans leurs
communications nationales, un résumé basé sur les exigences générales
en matière d’élaboration des rapports. L’AUSTRALIE suggéra que
des projections des effets des politiques et mesures sur les tendances
futures des émissions et des suppressions de GES soient développées
par secteur. Les ILES MARSHALL et la JAMAIQUE plaidèrent pour des
rapports détaillés et rigoureux. Le délégué des ETATS-UNIS déclara
que la quantité et le niveau de détail doivent établir un équilibre
quant aux besoins de comparabilité, de transparence et d’aspect
pratique. Un groupe de contact conjoint SBI/SBSTA, coprésidé par Jim
PENMAN (ROYAUME-UNI) et Mark MWANDOSYA (Tanzanie) fut établi pour
examiner la deuxième partie des lignes directrices.
Le mercredi 27 octobre, le SBI décida
d’examiner les lignes directrices devant régir l’élaboration des
communications nationales des Parties visées à l’Annexe I, après
que le SBSTA fût parvenu à des conclusions sur les révisions de la
deuxième partie de ces mêmes lignes directrices.
Le groupe de contact conjoint se réunit du 26 au
29 octobre. Les délégués décidèrent de supprimer le chapitre
portant sur la couverture, et l’UE soumit une proposition
restructurant le chapitre portant sur les circonstances nationales. Au
sujet de la sélection de politiques et mesures, le groupe s’accorda
sur l’établissement d’une distinction entre les "politiques
adoptées", "mises en œuvre" et celles "au stade
de planification" et appela à la définition de ces termes.
Concernant les projections et l’effet total des
politiques et mesures, les délégués invitèrent le Président à établir
la terminologie des projections "sans mesures", celles-ci étant
des termes inhabituels risquant d’introduire une confusion, étant
donné qu’elles semblent exclure la prise en considération des
politiques et mesures mises en place avant le point de départ de la
projection. Au sujet des ressources financières les questions soulevées
comprennent, s’il était besoin de fournir des détails sur les
mesures ou des données détaillées sur les activités entreprises
pour la concrétisation des engagements de l’Annexe I et la manière
d’établir la forme des rapports.
Le samedi 30 octobre, le groupe de contact
conjoint conclut ses travaux et décida de transmettre au SBSTA le
projet de conclusions du Président comprenant le projet de décision
sur la deuxième partie des lignes directrices devant régir les
communications nationales.
Le SBSTA examina le projet de conclusion le lundi
1er novembre et amenda le paragraphe appelant les Parties à présenter
des rapports sur les cas de réussite en matière de transfert des
technologies, de manière à y inclure une référence aux cas d’échec.
Au cours de la même journée, le SBI décida de recommander le projet
de décision pour adoption, à la CdP-5.
La CdP-5 adopta le projet de décision concernant
la deuxième partie des lignes directrices (FCCC/CP/1999/L.3), ainsi
que l’additif (FCCC/CP/1999/L.3/Add.1), le jeudi 4 novembre. Dans la
décision, la CdP: décide que la deuxième partie des lignes
directrices doit être utilisée pour l’élaboration des troisièmes
communications nationales; requiert des Parties visées à l’Annexe
I la soumission de rapports détaillés de leurs activités dans le
domaine de l’observation systématique; et, encourage leur
assistance aux Parties en transition économique, dans les aspects
techniques de l’élaboration de leurs communications nationales.
La CdP adopta également le projet de décision
recommandé par le SB-10 sur la première partie (les inventaires
annuels des lignes directrices devant régir l’élaboration des
communications nationales des Parties visées à l’Annexe I (FCCC/CP/1993/L.2),
avec l’additif qui s’y trouve attaché (FCCC/SBSTA/1999/6/Add.1).
Dans la décision, la CdP: décide que la première partie des lignes
directrices doit être utilisée à partir de l'an 2000; et que ces
lignes directrices seront examinées par le SBSTA-15, en vue d'une décision
à soumettre à la considération de la CdP-7.
Lignes Directrices Devant Régir les Evaluations
Techniques des Inventaires de GES: Le SBI aborda ce sous-article le
lundi 25 octobre et décida qu'il doit être examiné par le groupe de
contact conjoint sur les communications nationales des Parties visées
à l'Annexe I. Le mercredi 27 octobre, le groupe de contact conjoint décida
de référer l'examen des lignes directrices de l'évaluation
technique à un comité restreint.
Le samedi 30 octobre, le groupe de contact
conjoint procéda à l'examen puis à l'adoption des conclusions préliminaires
du SBI sur ces lignes directrices, y compris le projet de décision
auquel elles sont attachées en annexe. Le jeudi 4 novembre, la CdP
adopta le projet de décision recommandé par le SBI (FCCC/CP/1999/L.11)
et l'additif contenant les lignes directrices (FCCC/CP/1999/L.11/Add.1),
après que la CHINE eût amendé le libellé, de manière à y
stipuler que l'objectif de l'évaluation technique consiste à aider
"les Parties visées à l'Annexe I", au lieu de "toutes
les Parties", à acquérir l'expérience pertinente à l'élaboration
des lignes directrices liées aux Articles 5 (méthodologie), 7
(communications) et 8 (évaluation des données) du Protocole.
L'objectif de ces lignes directrices consiste entre autres à
promouvoir la compatibilité au niveau de l'évaluation des
inventaires annuels de GES des Parties visées à l'Annexe I et à
mettre en place un processus d'évaluation technique approfondie des
inventaires.
COMMUNICATIONS DES PARTIES NON VISEES A L'ANNEXE
I: Le lundi 25 octobre, le SBI aborda le thème des communications des
Parties non visées à l'Annexe I. Un groupe de contact, présidé par
Mohammed Mahmoud OULD EL GHAOUTH (Mauritanie) se réunit à plusieurs
reprises entre le 26 octobre et le 1er novembre. Le jeudi 4 novembre,
la CdP procéda à l'examen et à l'adoption des conclusions préliminaires
recommandées par le SBI.
Au sujet des obstacles rencontrés dans la
production des communications des Parties non visées à l'Annexe I,
le G-77/CHINE appela à la mise à disposition de ressources financières
adéquates, d'une assistance technique et du renforcement des capacités
pour aider les Parties non visées à l'Annexe I dans la collecte des
données et dans l'identification des facteurs d'émissions nationaux
et des méthodologies de détermination des mesures d'adaptation. L'UE,
contrée par la CHINE, déclara que le Fonds pour l'Environnement
Mondial (FEM) avait fourni un financement à la plupart des Parties
non visées à l'Annexe I pour la couverture de leurs communications
nationales. L'OUZBEKISTAN nota que les contraintes incluaient
l'absence de recherches et le manque de données sur les facteurs d'émissions.
L'IRAN nota que les pays ont des besoins déterminés par leurs
circonstances particulières.
Concernant les avantages offerts par la
production des communications des Parties non visées à l'Annexe I,
le G-77/CHINE déclara qu'en dépit des difficultés rencontrées dans
l'identification des tendances significatives, la synthèse des premières
communications des pays non visés à l'Annexe I constituait une première
étape de l'examen de l'information concernant la mise en application
de la CCCC par les Parties non visées à l'Annexe I. L'UE, le CANADA
et la MICRONESIE notèrent l'utilité de la compilation et du rapport
de synthèse pour une meilleure compréhension des difficultés
auxquelles doivent faire face les Parties non visées à l'Annexe I.
Le G-77/CHINE s'opposa à toute modification des
lignes directrices régissant les communications des pays non visés
à l'Annexe I, bon nombre d'entre eux n'ayant pas encore finalisé
leurs premières communications. L'AOSIS nota la nécessité de
modifier les lignes directrices du GIEC pour les Petits Etats
Insulaires en Développement (SIDS), car elles ne sont pas toujours
adaptées à leurs circonstances particulières. Etant donné que de
nombreux pays ont exprimé un intérêt pour l'initiation des secondes
communications nationales, l'UE déclara que les lignes directrices
doivent être revues. La SUISSE déclara qu'un format de rapport unifié
pour toutes les Parties signataires de la CCCC était nécessaire et
que l'utilisation des lignes directrices du GIEC était impérative.
Le G-77/CHINE appela à l'implication des experts
des Parties non visées à l'Annexe I dans l'élaboration de leurs
communications. L'UE et d'autres soulignèrent la nécessité d'une
revue des communications des Parties non visées à l'Annexe I par les
experts. L'AOSIS s'opposa à la mise en place de processus d'évaluation
technique pour les communications nationales individuelles. La
REPUBLIQUE DE COREE ajouta que les équipes d'évaluation doivent se
focaliser sur l'identification des solutions permettant d'aplanir les
obstacles rencontrés dans l'élaboration des communications.
Au sujet du calendrier des secondes
communications nationales, le G-77/CHINE nota que la CCCC prévoyait
des calendriers décalés pour la soumission des communications
nationales des Parties visées et des Parties non visées à l'Annexe
I. La représentante précisa que les soumissions des Parties non visées
à l'Annexe I restait tributaire de la disponibilité des ressources
financières. Le délégué des ETATS-UNIS, appuyé par le CANADA et
la SUISSE, mais contré par la CHINE, déclara que la révision des
lignes directrices était fondamentale pour l'amélioration des
secondes communications nationales.
Le mardi 26 octobre, le groupe de contact examina
les propositions soumises par l'UE et le G-77/CHINE. Le G-77/CHINE,
contré par l'UE et d'autres, déclara que sa proposition devait
servir de plate-forme pour les discussions du groupe. Quelques délégués
proposèrent l'identification des éléments communs aux deux
propositions. Le G-77/CHINE, appuyé par d'autres, attira l'attention
sur un certain nombre d'éléments litigieux, y compris les évaluations
techniques des communications des Parties non visées à l'Annexe I
figurant dans la proposition de l'UE. La représentante s'interrogea
sur l'objectif, le caractère et l'utilité de ces évaluations. L'UE
et d'autres répondirent que le but des évaluations techniques est
d'améliorer les communications des Parties non visées à l'Annexe I.
Le groupe décida finalement de travailler sur un texte de compilation
élaboré par les Coprésidents.
Le lundi 1er novembre, le SBI procéda à
l'examen et à l'adoption du projet de recommandation sur les
questions touchant à la considération des communications des Parties
non visées à l'Annexe I qui englobe les termes de référence du
Groupe d'Experts Consultatif (GEC) sur les Communications Nationales
des Parties Non Visées à l'Annexe I. L'INDE et la CHINE proposèrent
la suppression du paragraphe appelant le GEC à procéder à l'examen
des mesures prises ou envisagées par les Parties pour la mise en
application de la CCCC. Les recommandations furent adoptées sans
amendement. Les délégués adoptèrent également les conclusions préliminaires
du Président concernant la mise à disposition d'un soutien financier
et technique pour les communications nationales des Parties Non Visées
à l'Annexe I.
La CdP-5 adopta la décision
sur les points divers liés aux communications des Parties non
visées à l'Annexe I (FCCC/CP/1999/L.10/Add.1/Rev.1), le jeudi 4
novembre. La décision stipule entre autres:
-
l'examen des communications des Parties visées à l'Annexe I
sera mené conformément aux dispositions pertinentes de la décision
12/CP.4 (communications des Parties non visées à l'Annexe I);
-
les lignes directrices prévues pour l'élaboration des premières
communications des Parties non visées à l'Annexe I et figurant dans
la Décision 10/CP.2 (communications des Parties non visées à
l'Annexe I), ainsi que les directives fournies au FEM continueront à
être valides pour toutes les premières communications; et,
-
la CdP décide d'entamer un processus de révision des lignes
directrices régissant l'élaboration des communications nationales
dans l'objectif de les améliorer, d'ici la CdP-7.
La CdP décide également:
-
d'établir un GEC sur les communications des pays non visés à
l'Annexe I dans l'objectif d'améliorer ces communications tel que fixé
dans l'Annexe;
-
de réexaminer à la CdP-7 les termes de référence du GEC;
et,
-
de requérir du Secrétariat de la CCCC la facilitation du
travail du GEC.
Les termes de référence du GEC attachés à la
décision stipulant entre autres: que le GEC aura pour objectif l'amélioration
du processus d'élaboration des communications des Parties non visées
à l'Annexe I; que le GEC sera composé d'experts dont cinq seront
issus d'Afrique, cinq d'Asie, cinq d'Amérique Latine et Caraïbes, et
six des Parties visées à l'Annexe I . Jusqu'à trois experts issus
des organisations ayant une expérience pertinente seront sélectionnés
par le Secrétariat. Le groupe a pour mandat: de procéder à des échanges
d'expériences et d'informations sur les préparatifs des
communications des pays non visés à l'Annexe I; d'identifier les
besoins techniques et financiers de ces mêmes Parties, ainsi que les
difficultés qu'elle rencontre; et, de faciliter et de soutenir l'élaboration
de leurs communications nationales.
La CdP a également adopté un projet de décision
sur la première compilation et synthèse des communications initiales
soumises par les Parties non visés à l'Annexe I (FCCC/CP/1999/L.10)
et transmises par le SBI-10. Cette décision requiert: des Parties non
visées à l'Annexe I qui n'auront pas soumis leurs communications
nationales dans les trois années qui ont suivi l'entrée en vigueur
de la CCC, de le faire dans les meilleurs délais; du Secrétariat, l'élaboration
d'une seconde compilation et synthèse des communications initiales
des pays non visés à l'Annexe I, et de soumettre ce rapport au
SB-14, en vue de son examen par la CdP-6; et, du Secrétariat encore,
la présentation d'un rapport sur les problèmes rencontrés dans
l'utilisation des lignes directrices qui régissent l'élaboration de
ces communications initiales, en vue d'améliorer la comparabilité et
la focalisation. La décision conclut par ailleurs que les Parties non
visées à l'Annexe I sont en train de réaliser les engagements qui
leur incombent dans le cadre de l'Article 4.1(a) de la CCCC (méthodologie
comparable), et en train de suivre les lignes directrices de la CCCC.
Elle met en relief la nécessité d'entretenir et d'améliorer les
capacités nationales des Parties non visées à l'Annexe I dans le
domaine de l'élaboration des communications initiales.
RENFORCEMENT DES CAPACITES: Ce point de l'ordre
du jour fut abordé dans la session conjointe SBI/SBSTA du 26 octobre
et dans un groupe de contact qui se réunit à quatre reprises entre
le 27 et le 30 octobre. Le groupe de contact examina la proposition
des Coprésidents concernant un projet de décision sur le
renforcement des capacités, qui était basée sur une proposition du
G-77/CHINE et qui a incorporé les soumissions de l'UE et d'autres
Parties visées à l'Annexe I.
Plusieurs délégués accueillirent favorablement
la proposition du G-77/CHINE appelant à un projet de décision sur le
renforcement des capacités (FCCC/SBSTA/1999/MISC.9) pour les pays en
développement, renfermant la liste des besoins de ces derniers, comme
plate-forme pour l'adoption d'une décision à la CdP-5. Le projet de
décision du G-77/CHINE appelait la CdP: à mener des activités de
renforcement des capacités dans et pour les pays en développement;
à fournir le soutien financier et technique nécessaire au
renforcement des points focaux nationaux; à promouvoir la recherche
et les études liées aux changements climatiques; et, à promouvoir
le renforcement des capacités des institutions nationales. Il
requiert en outre du Secrétariat, l'élaboration d'un plan pour la
facilitation du renforcement des capacités dans les pays en développement.
Il souligne l'importance des pays en développement.
Au cours de l'examen de la proposition du
G-77/CHINE, les délégués mirent en relief: l'inclusion des "EIT"
dans les activités de renforcement des capacités (UE, KAZAKHSTAN);
la nécessité de faire en sorte que le renforcement des capacités
soit "pour", "par", et "dans" les pays
en développement (PHILIPPINES); la nécessité d'une réponse
coordonnée dans les efforts en la matière (CANADA); le manque
d'utilité des ateliers trop courts, les pays en développement ayant
besoin de processus continus (REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE); et,
l'identification des besoins des Parties non visées à l'Annexe I, à
travers l'analyse de leurs communications nationales (l'UE).
L'AUSTRALIE, le CANADA, le JAPON et l'OUZBEKISTAN déclarèrent que le
renforcement des capacités était nécessaire pour bénéficier de
tous les avantages du MDP.
Concernant le processus de renforcement des
capacités, un certain nombre de pays en développement déclarèrent
qu'il doit correspondre aux besoins des pays, plutôt qu'à celui des
agences et qu'il doit observer les orientations de la CdP.
La Réunion décida de poursuivre les délibérations
dans un groupe de contact coprésidé par le Président du SBI, John
ASHE, et Dan REIFSNYDER (Etats-Unis). Le groupe de contact examina: la
question de savoir s'il fallait utiliser le projet comme plate-forme
des négociations; si les "EIT" devaient être inclus dans
le projet de décision; et, si le renforcement des capacités est une
condition préalable à une participation significative des pays en développement.
Le mercredi 3 novembre, le groupe conjoint SBI/SBSTA
s'accorda pour recommander à la CdP-5 l'adoption des deux
propositions des Coprésidents concernant les projets de décision sur
le renforcement des capacités pour les pays en développement et pour
les pays en transition économique. Le délégué des ILES MARSHALL
fit part de ses réserves concernant la requête adressée au Secrétariat
et l'appelant à établir une coordination avec les institutions bilatérales
et multilatérales dans l'élaboration des éléments du cadre préliminaire
des activités de renforcement des capacités, compte tenu du fait
qu'il s'agira d'une approche partant du haut vers le bas. La CdP
adopta ces projets de décision le 4 novembre.
La décision concernant le renforcement des
capacités dans les pays en développement (FCCC/CP/1999/L.19):
reconnaît les contraintes posées aux pays en développement au
niveau de la mise en œuvre de la Convention, et en particulier les
besoins des pays les moins développés et des PIED en matière de
renforcement des capacités; souligne que le renforcement des capacités
pour les pays en développement doit être conduit par les pays eux-mêmes
pour mieux refléter les initiatives et les priorités nationales. La
CdP-5 décida: que le soutien financier et technique pour le
renforcement des capacités dans les pays en développement doit être
fourni à travers le mécanisme de financement et à travers les
agences bilatérales et multilatérales; les activités et les
programmes existants en matière de renforcement des capacités
doivent être évalués de manière exhaustive pour déterminer leur
degré d'efficacité et pour identifier les lacunes et les faiblesses
des efforts en cours; et, que les besoins particuliers des pays en développement
doivent être élaborés davantage. La décision décrit les points
devant être examinés dans le cadre de l'évaluation, y compris les
voies et moyens de renforcer les points focaux nationaux de la CCCC,
d'édifier l'expertise et de renforcer les institutions, et de mener
une formation, des séminaires et des programmes d'échange pour le
personnel des institutions des pays en développement.
La décision concernant le renforcement des
capacités pour les pays en transition économique (FCCC/CP/1999/L.20)
stipule entre autres: que le soutien financier et technique destiné
au renforcement des capacités dans les pays en transition économique
doit être fourni à travers les canaux bilatéraux et multilatéraux
et à travers le secteur privé; que les programmes et les activités
doivent être évalués de manière exhaustive pour déterminer leur
efficacité et pour identifier les lacunes et les faiblesses et que
les besoins particuliers des pays en transition économique doivent être
élaborés.
Les deux décisions invitent les Parties concernées
à procéder à l'identification de leurs besoins et de leurs priorités
en matière de renforcement des capacités et demandent au Secrétariat
d'élaborer une compilation et synthèse de l'information et d'élaborer
sur la base des données disponibles et en consultation avec les
Parties un projet de cadre pour les activités de renforcement des
capacités.
MISE AU POINT ET TRANSFERT DES TECHNOLOGIES: Le
Processus Consultatif: Ce point de l'ordre du jour fut abordé par le
SBSTA le mercredi 27 octobre. Les délégués firent part de leur appréciation
à l'égard de l'Atelier Régional Africain organisé dans le cadre du
processus consultatif visant à améliorer la compréhension du
transfert des technologies inscrit dans le contexte de la Convention.
Bert METZ, Coprésident du Groupe de Travail III
du GIEC présenta le rapport spécial sur le transfert des
technologies qui souligne qu'un transfert efficace des technologies écologiquement
rationnelles (TER) nécessite une approche intégrée basée sur la
mise en réseau des différents concernés dans le cadre du développement
durable. L'orateur déclara que les actions d'amélioration du
transfert des technologies sont spécifiques aux secteurs, aux
circonstances nationales et aux détenteurs des enjeux.
Plusieurs Parties déclarèrent que le transfert
des technologies doit être mené par le secteur privé. L'AUSTRALIE,
les ETATS-UNIS et l'UE soulignèrent le rôle potentiel du MDP dans le
transfert des technologies. Les PHILIPPINES, avec l'ARABIE SAOUDITE et
la CHINE soulignèrent que le transfert des technologies était un
engagement relevant de la CCCC et s'opposèrent à le rattacher au MDP.
La CHINE déclara que le transfert des technologies prévu dans le
cadre du Protocole doit intervenir à titre additionnel par rapport à
celui prévu dans le cadre de la CCCC. Le délégué des PHILIPPINES
appela à une information sur les activités de transfert des
technologies, dans les communications des pays visés à l'Annexe I.
L'AOSIS souligna la nécessité de traiter des technologies
d'adaptation. La SUISSE mit en relief le besoin de prendre en considération
les circonstances particulières nationales.
La CdP adopta les conclusions préliminaires et
le projet de décision du SBSTA (FCCC/CP/1999/L.5), le jeudi 4
novembre. La CdP décida entre autres de proroger le processus
consultatif jusqu'à la CdP-6 et d'inviter les Parties non visées à
l'Annexe I à présenter un rapport sur leurs besoins en matière de
technologies dans leurs communications nationales. Elle a également
appelé les Parties visées à l'Annexe II à soumettre des rapport
sur leurs activités dans le domaine du transfert des technologies.
Voies et Moyens de Limiter les
Hydrofluorocarbones et les Perfluorocarbones: Le jeudi 28 octobre, les
délégués examinèrent le rapport de la réunion du GIEC et du
Groupe d'Evaluation Technique et Economique du Protocole de Montréal
sur les voies et moyens de limiter les HFC et les PFC. La réunion
souligna entre autres: la complexité des liens entre le trou dans la
couche d'ozone et les activités d'atténuation des changements
climatiques; la multiplicité des solutions requises pour le
traitement des problèmes posés par ces changements; et, le souhait
d'avoir des solutions taillées à la mesure des besoins nationaux et
régionaux.
GREENPEACE appela à une action visant à éviter
le dumping des technologies potentiellement nocives dans les pays en développement.
L'ARGENTINE et d'autres appelèrent à une meilleure attention à
l'utilisation médicale des HFC dans les inhalateurs.
Suite aux consultations informelles conduites par
Andrej KRANJC (Slovénie), la CdP-5 adopta une décision sur les liens
entre les efforts visant la protection de la couche d'ozone stratosphérique
et les efforts destinés à la sauvegarde du système climatique de la
Planète, le jeudi 4 novembre. Dans cette décision (FCCC/CP/1999/L.6),
la CdP: invite chacune des Parties à prendre en considération
l'information disponible concernant les voies et moyens de limiter les
émissions de HFC et de PFC, en tenant compte entre autres des considérations
sanitaires médicales, environnementales et sécuritaires, ainsi que
d'efficience énergétique et des émissions associées en équivalent
CO2 et autres considérations techniques et économiques; requiert du
GIEC la prise en compte de ces données dans le TRE; et, requiert du
SBSTA d'examiner de manière approfondie les aspects de cette question
à sa première session après la CdP-6.
Technologies d'Adaptation en Zones Côtières: Le
jeudi 28 octobre, le SBSTA examina le papier technique concernant les
technologies d'adaptation côtière, ainsi que les soumissions faites
par les Parties concernant les options offertes pour l'accélération
et le soutien de la mise au point et du transfert des technologies
d'adaptation côtière. L'AOSIS mit l'accent sur la vulnérabilité
des PIED et souligna la nécessité d'élaborer des approches à long
terme pour l'adaptation prévue dans le contexte de la Convention. Le
représentant devait noter par ailleurs que la limitation des
ressources financières et humaines a entravé la progression en matière
d'adaptation et souligna les potentialités offertes par le MDP dans
ce domaine.
La CdP-5 endossa les conclusions du SBSTA (FCCC/CP/1999/L.21)
lesquelles: notent la nécessité de développer les capacités, les
technologies et le savoir-faire endogènes pour permettre aux Parties
d'évaluer et de mettre en œuvre les stratégies d'adaptation
appropriées; reconnaissent que de telles technologies sont
importantes pour les pays vulnérables à l'élévation du niveau de
mer; et, stipulent que le travail qui reste à faire sur ces
technologies, et notamment sur leur transfert, doit être considéré
comme partie intégrante du processus consultatifs.
Autres Questions Touchant à la Mise au Point et
au Transfert des Technologies: Le jeudi 28 octobre, le Secrétariat de
la CCCC présenta au SBSTA un rapport sur ses activités de coopération
visant à améliorer les données climatiques des systèmes existants.
Dans ses conclusions (FCCC/CP/1999/L.18), le SBSTA appela le Secrétariat
à poursuivre sa collaboration avec le Comité d'Aide au Développement
de l'OCDE pour fournir des données complètes.
EFFETS ADVERSES: Le mardi 26 octobre, une session
conjointe SBI/SBSTA examina la question touchant aux Articles 4.8 et
4.9 de la CCCC et de l'Article 3.14 du Protocole (effets adverses).
Le Président Kok Kee CHOW (Malaisie) présenta
un rapport sur l'atelier tenu autour de la mise en application des
Articles 4.8 et 4.9, du 21 au 24 septembre 1999 à Bonn. Plusieurs délégués
affirmèrent que l'atelier était un exercice utile. Le G-77/CHINE
rappela qu'il avait souligné la nécessité de tenir un autre
atelier, avant la CdP-6.
Concernant les lacunes au niveau de l'information
ayant trait aux effets adverses, le délégué des ILES MARSHALL
appela à une recherche plus robuste en matière de politiques et
mesures dans les pays visés à l'Annexe I. L'AUSTRALIE, avec le
CANADA et la GAMBIE, déclara que l'absence de données sur l'impact
des politiques et mesures ne doit pas être un obstacle pour la
satisfaction des besoins des pays vulnérables. Le SENEGAL appela à
une évaluation de la vulnérabilité en Afrique par la CdP-6.
S'agissant de l'impact des mesures de réponse
sur l'économie des pays producteurs de pétrole et autres, l'Arabie
SAOUDITE se référa à de récentes études suggérant que les pays
producteurs de pétrole auront à souffrir économiquement des mesures
de réponse, et, avec le KOWEIT et la LYBIE, déclara que les pays
industrialisés doivent supprimer les distorsions de marché dans le
secteur de l'énergie. Le délégué des ETATS-UNIS déclara qu'il y
avait des incertitudes autour de l'impact de la mise en œuvre des
mesures de réponse. Le JAPON et les ILES MARSHALL déclarèrent que
la considération de mesures de compensation étaient inacceptables,
dans la mesure où ni la CCCC ni le Protocole ne le prévoient. Un
groupe de contact coprésidé par Bo KJELLEN (Suède) et Mohammed Reza
SALAMAT (Iran) fut convoqué pour l'examen de cette question. Le
groupe se réunit à plusieurs reprises entre le 27 octobre et le 4
novembre.
Le Coprésident SALAMAT présenta le projet de décision
des Coprésidents le samedi 30 novembre. Le mardi 2 novembre, le
groupe procéda à l'examen du projet de texte. Les divergences de
points de vue portèrent notamment sur: le point de savoir s'il
fallait "établir" ou "poursuivre" le processus de
la suite de la mise en œuvre des Articles 4.8 et 4.9 de la CCCC; le
point de savoir en quoi consistait le processus; le point de savoir
s'il lui fallait être évalué par les Parties "annuellement",
"périodiquement", "sur une base régulière", ou
par la CdP-6 et les CdP suivantes tel qu'approprié; la question de
savoir s'il fallait organiser un ou deux ateliers en 2000; et, le
point de savoir quels thèmes le ou les ateliers doi(ven)t aborder.
Une proposition demandant aux Parties visées à
l'Annexe I de présenter un rapport sur les premières actions mises
en œuvre pour l'application des Articles 4.8 et 4.9 de la CCCC fut
examinée. Quelques délégués estimèrent que les Parties non visées
à l'Annexe I devaient également être invitées à présenter des
rapports sur de telles actions.
La CdP adopta le projet de décision concernant
les Articles 4.8 et 4.9 de la CCCC et l'Article 3.14 du Protocole (FCCC/CP/1999/L.22),
le jeudi 4 novembre. La décision reconnaît que l'identification des
premières actions nécessaires au traitement des effets adverses des
changements climatiques et/ou de l'impact de la mise en œuvre des
mesures de réponse doit se baser sur une information et une analyse
suffisantes et dans un processus clairement défini, et s'inscrire
dans un processus clairement défini. La CdP décida que le processus
de mise en application des Articles 4.8 et 4.9 de la CCCC, tel qu'établi
par les décisions 3/CP.3 et 5/CP.4, doit, entre autres, poursuivre la
collecte des données sur les actions initiales nécessaires au
traitement des besoins particuliers des pays en développement et des
PMA, découlant de l'évolution climatique et/ou de l'impact de la
mise en œuvre des mesures de réponse et doit aussi identifier les
actions indispensables dans le cadre de la Convention ayant rapport
avec le financement, l'assurance et le transfert des technologies pour
répondre aux préoccupations et aux besoins particuliers des pays en
développement et des PMA. La CdP décida par ailleurs que le SB-12
poursuivra l'examen de la mise en œuvre des Articles 4.8 et 4.9 de la
CCCC, et notamment celui de l'étendue des efforts fournis par les
pays en développement pour la diversification de leurs économies
nationales et de la manière dont la communauté internationale
pourrait soutenir au mieux ces efforts. La CdP décida par ailleurs
d'organiser deux ateliers sous la conduite des Présidents du SB: l'un
autour de l'examen des actions initiales nécessaires à la
satisfaction des préoccupations et des besoins particuliers des pays
en développement et des PMA découlant des effets adverses de l'évolution
climatique, d'autres sur les approches méthodologiques et les actions
nécessaires au traitement de l'impact de la mise en œuvre des
mesures de réponse sur, entre autres, les termes de l'échange, les
flux des capitaux internationaux et les efforts de développement. Les
deux ateliers seront organisés dans deux périodes de temps consécutives
et égales, avant le 31 mars.
ACTIVITES DE MISE EN ŒUVRE CONJOINTE (AIJ): Les
délégués examinèrent les questions touchant aux AIJ menées dans
le cadre de la phase pilote, d'abord dans une session conjointe SBI/SBSTA
et plus tard dans cinq sessions du Groupe de Contact Conjoint SBI/SBSTA,
présidées par Ivo De BOER (Pays-Bas). Les délégués examinèrent
les projets de décision soumis par le Président, l'UE et le
G-77/CHINE.
Lors de la session conjointe SBI/SBSTA du mardi
26 octobre, le G-77/CHINE souligna le déséquilibre de la répartition
géographique des projets pilotes et encouragea l'extension de la
phase pilote. Le JAPON, appuyé par l'UE, affirma que l'expérience
acquise était suffisante pour le démarrage d'une évaluation
exhaustive. Avec la POLOGNE, l'orateur ajouta que les projets AIJ
doivent être éligibles dans le cadre de l'exécution concertée ((JI)
ou du MDP, s'ils répondent aux critères d'éligibilité et si les
Parties impliquées sont d'accord. Le délégué des ETATS-UNIS
proposa d'explorer l'éligibilité des projets AIJ dans le cadre du
MDP ou de la JI. L'AOSIS et d'autres s'opposèrent au rattachement des
AIJ aux mécanismes du Protocole. Le BOTSWANA déclara que
l'introduction des crédits apportera une confusion dans le processus.
L'UE et la SUISSE, contrées par l'AOSIS, le BOTSWANA et l'IRAN proposèrent
que les AIJ soient créditées rétroactivement. L'AOSIS attira
l'attention sur les inexactitudes, l'insuffisance des rapports et les
complications procédurières qui rendent inapproprié le crédit rétroactif.
Le délégué des ETATS-UNIS identifia le manque de crédits et de
capacités dans les pays hôtes et les coûts élevés des
transactions pour les petits projets comme autant de barrières ayant
entravé la phase pilote. La SUISSE et l'AUSTRALIE affirmèrent que
sans crédits, les industries seraient précautionneuses à l'égard
des AIJ. L'IRAN nota l'absence de critères pour l'évaluation et l'élaboration
des avantages des projets AIJ et indiqua que ces derniers faisaient
l'objet d'interprétations différentes. L'orateur appela à la
continuation de la phase pilote sans conditions préalables ni crédits.
La REPUBLIQUE DE COREE déclara qu'étant donné que la plupart des
projets AIJ sont financés à travers des fonds officiels tels que
l'APD et le FEM, la certification des crédits doit être traitée
avec prudence. Le GROUPE AFRICAIN souligna le besoin d'impliquer les
communautés locales dans la conception et dans l'exécution de ces
projets.
Les débats du groupe de contact portèrent entre
autres sur le point de savoir s'il fallait poursuivre la revue au-delà
de la présente session; s'il fallait continuer la phase pilote, et si
oui, sous quelle forme; si le groupe doit prendre des décisions ou
faire des recommandations concernant l'éligibilité des AIJ à
s'inscrire dans le cadre du MDP ou de la JI; et, si la question de l'éligibilité
doit être abordée par le groupe de contact sur les mécanismes.
Le vendredi 29 octobre, le Président De BOER présenta
une proposition pour le projet de décision sur les AIJ qui, déclara-t-il,
tenait compte des différences d'opinions exprimées. L'UE introduisit
également une proposition qui souhaitait mettre fin à la phase
pilote sans crédits et démarrer une nouvelle phase assortie de
possibilités de crédits en attendant la décision qui sera prise au
terme des négociations sur les mécanismes. Le samedi 30 octobre, le
G-77/CHINE soumit une proposition de projet de décision, en vertu de
laquelle, la CdP décide de conclure le processus d'évaluation et
prend une décision conclusive sur la phase pilote et la progression
au-delà de cette même phase, à la CdP-6. Ce projet de décision
comprenait des libellés crochetés portant sur l'éligibilité des
AIJ à s'inscrire dans le cadre du MDP et de la JI. Au terme de
longues délibérations, à la fois dans le groupe de contact et les
conclusions informelles, les Parties s'accordèrent sur une décision
que la CdP devait adopter le jeudi 4 novembre. La décision (FCCC/CP/1999/L.13):
clôture le processus de revue; continue la phase pilote des AIJ au-delà
de la présente décade, sans préjuger des futures décisions; et,
requiert des Parties la soumission de propositions pour l'amélioration
du format uniforme révisé préliminaire retenu pour l'élaboration
des rapports, et du Secrétariat, la préparation d'un projet de révision
pour le SB-13.
POINTS DIVERS: Recherche et Observation Systématique:
Le SBSTA examina le thème de recherche et de l'observation systématique
les 27 et 28 octobre. Le Global Climate Observation System (GCOS) présenta
un rapport sur l'état d'avancement des travaux d'amélioration des
systèmes d'observation internationaux et nota que les déficiences étaient
dues à l'inadéquation des équipements, à l'indigence de
l'infrastructure et à l'insuffisance des financements. Le FEM promit
des fonds supplémentaires pour le renforcement des capacités
observatoires d'un certain nombre de pays en développement. Après
les consultations informelles qui ont suivi sous la conduite de Susan
BARRELL (Australie) et la considération du SBSTA, la CdP adopta un
projet de décision (FCCC/CP/1999/L.4), le jeudi 4 novembre. La décision:
reconnaît la nécessité d'identifier les besoins prioritaires en
matière de renforcement des capacités touchant à la participation
dans l'observation systématique; invite le Secrétariat du GCOS, en
concertation avec les organes pertinents, à organiser des ateliers régionaux;
invite le Secrétariat du GCOS à poursuivre son assistance dans la
mise en place d'un processus intergouvernemental visant à identifier
les priorités pour l'action visant à l'amélioration des systèmes
d'observation mondiaux, et à présenter un rapport du SBSTA-12;
adopte les lignes directrices devant régir l'élaboration des
rapports de la CCCC concernant les systèmes d'observation climatique
internationaux; et, invite les Parties à présenter un rapport
conforme à ces lignes directrices, en conjonction avec les
communications nationales pour les Parties visées à l'Annexe I, et
à titre volontaire pour les Parties non visées à l'Annexe I. La CdP
adopta également l'additif attaché aux lignes directrices (FCCC/CP/1999/L.4/Add.1).
Proposition du Brésil: Le mercredi 27 octobre,
le SBSTA se pencha sur les aspects scientifiques et méthodologiques
de la proposition soumise par le BRESIL qui tente d'affecter les
responsabilités aux différents émetteurs de GES, sur la base de
leurs actions telles que mesurées par l'augmentation enregistrée
dans les températures de la Planète, plutôt que par les émissions.
Plusieurs délégués appuyèrent le concept des responsabilités différenciées,
mais un certain nombre de participants notèrent qu'une analyse
scientifique plus approfondie serait utile. L'UE et le PEROU, contrés
par la MALAISIE, déclarèrent que la question devrait être examinée
dans le cadre du TRE du GIEC. Suite à des consultations informelles,
le SBSTA adopta les conclusions préliminaires sur ce sujet, et le
jeudi 4 novembre, la CdP-5 prit note de ces conclusions (FCCC/SBSTA/1999/L.13/Rev.1).
Les conclusions stipulent entre autres que le SBSTA prend note de la
version révisée de la proposition avancée par le BRESIL et décide
d'examiner toute nouvelle donnée sur cette question, au cours des
sessions à venir.
Coopération avec le GIEC: Suite à l'examen de
ce sujet par le SBSTA, au cours duquel les délégués ont discuté du
rôle du financement du FEM par rapport au GIEC, la CdP adopta un
projet de décision sur la coopération avec le GIEC (FCCC/CP/1999/L.18),
le jeudi 4 novembre. La décision: exprime l'appréciation de la CdP
à l'égard du GIEC pour la qualité de son travail; note avec préoccupation
l'appel urgent lancé par le GIEC pour la mise à disposition de
ressources additionnelles; encourage les Parties et autres
organisations à contribuer au soutien financier pour permettre au
GIEC d'achever son TRE et ses rapports spéciaux; et invite le SBI-12
à examiner la question du soutien nécessaire au GIEC dans le
contexte de la recommandation des orientations additionnelles adressées
au FEM.
Emissions Provenant du Transport International:
Le jeudi 4 novembre, la CdP-5 adopta un projet de décision sur les émissions
provenant du fuel vendu aux navires et aux avions engagés dans le
transport international (FCCC/CP/1999/L.17). La décision émergea
suite aux discussions menées dans le SBSTA et les consultations
informelles durant plusieurs jours, sous la conduite de José ROMERO
(Suisse). La décision finale exprime son appréciation concernant le
Rapport Spécial sur l'Aviation et l'Atmosphère de la Planète, et
requiert du SBSTA la poursuite de ses travaux sur les questions méthodologiques
relatives à ce sujet.
PROPOSITIONS D'AMENAGEMENT DES LISTES FIGURANT
DANS LES ANNEXES I ET II DE LA CONVENTION
La CdP-5 examina les propositions d'amendement
des Annexes I et II de la CCCC, par rapport à la Turquie et au
Kazakhstan. Les délégués examinèrent d'abord la proposition
soumise par le Pakistan et l'Azerbaïdjan et appelant à la
suppression du nom de la Turquie des Annexes I et II de la CCCC, au
cours de la Plénière du mercredi 27 octobre. Les ETATS-UNIS, le
Mexique et la GEORGIE appuyèrent la proposition. Le délégué des
ILES MARSHALL fit part de ses réserves quant au précédent qu'elle
risque d'établir. Le lundi 1er novembre, le Président SZYSZKO annonça
à la CdP qu'en dépit des consultations informelles menées au cours
des jours précédents, les positions des Parties n'ont pas changé et
que le consensus restait aléatoire. La CdP décida de reporter
l'examen de cette question à la CdP-6.
Les délégués examinèrent également une
proposition soumise par le Kazakhstan pour son inclusion dans la liste
figurant dans l'Annexe I de la CCCC. Plusieurs Parties visées à
l'Annexe I accueillirent favorablement la proposition, mais un certain
nombre de Parties non visées à l'Annexe I déclarèrent qu'un complément
d'information était nécessaire quant à l'aptitude du Kazakhstan à
honorer les engagements pris dans le cadre de l'Annexe I. En dépit
des consultations informelles menées sur cette question, aucun
consensus ne put être réalisé, et au cours de sa dernière journée,
la CdP requit de la CdP-6 de traiter ce sujet.
PREPARATIFS DE LA PREMIERE SESSION DE LA
CONFERENCE DES PARTIES DEVANT SERVIR DE REUNION DES PARTIES DU
PROTOCOLE DE KYOTO (CdP/RdP-1)
Le jeudi 4 novembre, les délégués adoptèrent
en Plénière la décision proposée par le Président SZYSZKO sur la
mise en application du PABA (FCCC/CP/1999/L.14), sur la base des vues
exprimées au cours du Segment de Haut Niveau. SZYSZKO déclara que
cette décision reflétait la volonté de la CdP de s'engager dans des
négociations intensifiées, dans l'objectif de mettre en application
le PABA. L'ARABIE SAOUDITE déclara qu'elle ne pouvait accepter la
tenue de négociations en dehors des organes de la CCCC et fit
objection à la désignation de facilitateurs. La décision: requiert
des organes subsidiaires l'intensification des travaux préparatoires
requis pour la prise de décisions à la CdP-6 sur les questions
incluses dans le PABA; requiert du Président, avec l'assistance du
Bureau la fourniture d'orientations aux organes subsidiaires, la prise
des mesures nécessaires à l'intensification du processus de négociations
sur toutes les questions, et la recommandation d'un calendrier des
travaux efficace pour la CdP-6; et, invite toutes les Parties à
contribuer substantiellement, et le cas échéant, financièrement,
aux travaux préparatoires, y compris le soutien d'une participation
adéquate des pays en développement, et en particulier des PMA et des
PEID.
Utilisation des Terres, Modifications Intervenues
dans l'Utilisation des Sols et Foresterie: Le lundi 25 octobre, le
SBSTA entama l'examen de ce thème. Le Président du GIEC, Robert
WATSON, présenta les conclusions provisoires du Rapport Spécial sur
ce sujet. Il déclara que des décisions clés doivent être prises au
sujet des définitions, du système de comptabilité, du suivi et de
l'élaboration des rapports et des lignes directrices régissant la préparation
des inventaires, avant la mise en application du Protocole. Le
G-77/CHINE déclara que l'examen du processus ne devrait commencer
qu'après la parution du Rapport Spécial du GIEC. L'AUSTRALIE
souligna que la question clé n'est pas de savoir "si", mais
de savoir "comment" des activités de suppression
additionnelle pourrait être intégrées dans le Protocole. Le CANADA
déclara que le cadre décisionnel doit être basé sur la
compatibilité entre les dispositions du Protocole.
Au sujet des activités additionnelles, le délégué
des ETATS-UNIS déclara que la transparence et la vérifiabilité
doivent être de mise. L'UE déclara que le Rapport Spécial du GIEC
et les données spécifiques fournies par les pays doivent servir de
base pour les discussions et les décisions futures.
Un groupe de contact coprésidé par Halldor
THORGEIRSON (Islande) et Philip GWAGE (Ouganda), fut convoqué pour
examiner les questions ayant trait à l'utilisation des terres,
modifications intervenues dans ce domaine et foresterie. Le groupe se
réunit à plusieurs reprises entre le 27 octobre et le 1er novembre.
Différents points de vue furent exprimés, entre autres, sur deux
points: l'ordre des activités, d'ici le SBSTA-12 et la manière de
les interconnecter; la présentation du Rapport Spécial du GIEC et sa
transmission au SBSTA-12; le calendrier des soumissions et de l'examen
des critères et des principes directeurs pour les données concernant
les activités additionnelles; le calendrier des soumissions et des
propositions pour les définitions des activités à mener dans le
cadre de l'Article 3.3; et, le calendrier de la soumission des données
spécifiques aux pays. Le groupe décida de baser ses discussions sur
le projet de conclusions qui renfermait le programme de travail proposé
par le G-77/CHINE. Le groupe procéda à une lecture du texte et établit
un comité de rédaction pour l'élaborer davantage.
Le lundi 1er novembre, le groupe de contact
s'accorda sur un projet de conclusion, lequel fut adopté par le SBSTA,
le mercredi 3 novembre 1999. La CdP adopta le projet de décision (FCCC/CP/1999L.16),
le jeudi 4 novembre, endossant un programme de travail et les éléments
du cadre décisionnel nécessaire au traitement du thème de
l'utilisation des terres, en vue d'une recommandation par la CdP-6
appelant la CdP/RdP-1 à adopter des projets de décisions sur les
Articles 3.3 et 3.4 du Protocole.
Le programme de travail appelle entre autres:
à la considération du Rapport Spécial du GIEC sur
l'utilisation des terres, les modifications intervenues et la
foresterie, au SBSTA-12, avec la présentation d'un rapport approfondi
à cette même session;
-
à l'organisation d'un événement spécial sur le Rapport Spécial
du GIEC;
-
à approfondir l'examen des premiers critères et principes
directeurs de l'identification et de la sélection des activités prévues
dans le cadre de l'Article 3.4 du Protocole;
-
à des soumissions par les Parties, avant le 1er août 2000
comportant les points de vue et des propositions de définitions sur
les activités prévues dans le cadre de l'Article 3.3 du Protocole,
pour examen au SBSTA-13;
-
à des soumissions sur les méthodologies que les Parties
comptent utiliser pour mesurer et établir des rapports sur les
changements nets intervenus au niveau des GES, en résultat de ces
activités, mesurés sous forme de modifications vérifiables, au
niveau des stocks de carbone, résultant des activités menées dans
le cadre de l'Article 3.3 du Protocole;
-
à des soumissions par les Parties visées à l'Annexe I de
données préliminaires tel que spécifié dans la première phrase de
l'Article 3.4; et,
-
à des soumissions par les Parties sur les activités induites
par l'homme et la manière de les inclure dans le cadre de l'Article
3.4 du Protocole, ainsi que sur les modalités, règles et lignes
directrices qui s'y rapportent, pour considération au SBSTA-13.
Les soumissions des Parties visées à l'Annexe I
concernant l'Article 3.4 doivent inclure la liste des activités
additionnelles que chacune des Parties propose, ainsi que les données
nationales et une évaluation des modifications intervenues au niveau
des émissions et des suppressions de GES liés à chacune des activités
proposées.
MECANISMES: Les délégués examinèrent les
questions touchant aux mécanismes du Protocole, d'abord dans la
question conjointe SBI/SBSTA, et plus tard dans le groupe de contact
présidé par Kok Kee CHOW (Malaisie) qui s'est réuni à six
reprises. Les discussions furent axées sur la synthèse révisée des
propositions soumises par les Parties sur les principes, modalités, règles
et lignes directrices devant régir les mécanismes du Protocole (FCCC/SB/1999/8
et Add.1).
Au cours de la session conjointe SBI/SBSTA du
mardi 26 octobre, le Président CHOW introduisit la synthèse révisée
susmentionnée et nota que les propositions pouvaient former une
plate-forme pour le projet de texte de négociation. L'OUZBEKISTAN,
avec la FEDERATION DE RUSSIE, souhaita avoir des définitions claires
des principaux concepts. Le G-77/CHINE déclara que la décision
concernant le MDP doit précéder les décisions à prendre sur les
autres mécanismes. Le délégué des ETATS-UNIS plaida pour une
progression parallèle sur l'ensemble des mécanismes, avec une
priorité accordée au MDP. La CHINE s'opposa à l'idée de prendre
une décision unique sur l'ensemble des mécanismes, cela n'étant pas
prévu par le Protocole. Le délégué recommanda la prise de trois décisions
distinctes. L'ARABIE SAOUDITE souligna que les progrès sur cette
question restaient tributaires des progrès devant être réalisés
sur d'autres questions également importantes. L'AOSIS mit en relief
la nécessité pour les mécanismes d'être basés sur des principes
environnementaux rationnels. L'orateur ajouta que l'AOSIS ne laissera
pas passer des mécanismes susceptibles de permettre aux Parties visées
à l'Annexe I de se décharger de leurs responsabilités domestiques.
L'UE déclara qu'un plafonnement de l'utilisation
des mécanismes doit être déterminé. Avec la NORVEGE et la SUISSE,
l'orateur suggéra d'affirmer la synthèse en un projet de texte de négociation.
La session conjointe SBI/SBSTA confia aux groupes de contact le
travail de révision et de consolidation des points de vue exprimés
par les Parties en un projet de texte de négociation et la conclusion
d'un accord sur un plan de travail d'ici la CdP-6.
Plan de Travail d'ici la CdP-6: Concernant le
plan de travail pour la période allant jusqu'à la CdP-6, l'UE et les
ETATS-UNIS souhaitèrent l'intensification du processus, notamment à
travers la tenue d'ateliers techniques. La CHINE, l'INDONESIE et
l'IRAN soulignèrent la nécessité de convoquer des réunions
intersessions, en vue de renforcer le travail intergouvernemental. Le
JAPON et le CANADA déclarèrent que les ateliers techniques et les réunions
intersessions doivent avoir lieu avant la CdP-6. Le G-77/CHINE et
d'autres soulignèrent la nécessité de la transparence tout au long
du processus et d'une participation adéquate des experts des pays en
développement dans les ateliers techniques. Le SOUDAN déclara que
les Parties avaient besoin d'un délai pour la revue de l'information
et des conclusions des ateliers techniques.
Au sujet de la préparation d'un projet de texte
de négociation, le G-77/CHINE, déclara que cette démarche était prématurée,
les Parties étant encore au stade de formulation de leurs soumissions.
L'orateur qualifia le projet de texte de négociation, comme étant
"le stade pénultième du texte que la CdP adoptera à la
fin". Le JAPON, les ETATS-UNIS et l'AUSTRALIE le définirent
comme étant un document vivant devant passer par plusieurs versions.
Le Président CHOW nota que le texte constituera un document vivant
synthétisant les vues de toutes les Parties et servant à faciliter
le processus de négociation.
Mécanisme Pour un Développement Propre:
Concernant le cycle des projets inscrits dans le cadre du MDP, le
G-77/CHINE souligna la nécessité de traiter les motivations, la
nature et la portée du MDP. Plusieurs Parties s'accordèrent pour
dire que le pays hôte est le mieux placé pour juger de ses besoins
en matière de développement durable. L'AFRIQUE DU SUD, le SOUDAN, la
BOLIVIE, le MEXIQUE et la MAURITANIE proposèrent d'intégrer dans le
MDP le concept d'évitement des émissions. La BOLIVIE proposa
d'inclure les initiatives de protection forestière dans le cadre de
l'évitement des émissions. Le MEXIQUE déclara attendre avec
impatience l'opportunité d'utiliser le MDP pour compléter ses
efforts nationaux visant à passer des techniques de défrichement par
le feu qui sont responsables des pertes au niveau du couvert forestier,
aux techniques durables susceptibles d'exercer un impact positif sur
l'évolution climatique. La MAURITANIE fit objection à l'idée
d'inclure la protection forestière dans le MDP, car les Parties
chercheront à protéger leurs forêts, indépendamment de son
inclusion. L'IRAN déclara que le MDP devrait inclure les projets
touchant à la fois aux puits d'absorption et aux sources. Concernant
la question des points de départ à retenir pour les projets visant
l'évitement des émissions, la NOUVELLE ZELANDE suggéra que pour
minimiser les coûts de transaction, un processus d'appel d'offre doit
être utilisé pour l'identification des lignes de départ. L'UE déclara
que les lignes de départ doivent être déterminées au cas par cas.
Le MAROC souligna le besoin de certifier que les réductions ou évitements
d'émissions sont réels et mesurables et qu'ils contribuent au développement
durable dans les pays hôtes. Avec la SUISSE, l'oratrice ajouta que
les projets MDP doivent être assujettis à des études d'évaluation
d'impacts rigoureuses et tenant compte des aspects socio-économiques
du pays hôte.
Concernant le financement du projet MDP, le Président
CHOW posa les questions de savoir si le financement sera bilatéral,
multilatéral ou unilatéral; si l'APD et les mécanismes de
financement de la CCCC pouvaient couvrir les activités MDP; ou si les
fonds du MDP seront gérés par un comité exécutif, de manière à
garantir une répartition équitable. Le JAPON demanda si des projets
financés unilatéralement pouvaient être compatibles avec le concept
MDP. La REPUBLIQUE DE COREE affirma que le financement unilatéral du
MDP fournira une incitation pour les Parties non visées à l'Annexe I
pour la mise en œuvre des mesures de réduction des GES. La COLOMBIE
déclara que tant que les projets MDP interviennent à titre supplémentaire
et aboutissent à des réductions réelles, mesurables et à long
terme, la flexibilité doit être de mise dans leur financement.
Concernant l'utilisation de l'APD et des fonds du FEM, le G-77/CHINE
souligna que le financement du MDP doit être supplémentaire à l'APD
et aux autres engagements financiers. Le JAPON déclara qu'aucune
disposition n'imposait le caractère supplémentaire et qu'aucune
clause n'empêchait le recours à l'APD comme source de financement.
L'orateur ajouta que le MDP doit être financé principalement par le
secteur privé.
Au sujet du suivi des projets MDP, la MAURITANIE
déclara que le monitoring et l'établissement des rapports ne doivent
pas alourdir le fardeau du pays hôte. La BOLIVIE suggéra que les
Parties assurent le suivi de leurs propres projets et "apprennent
sur le tas". La NORVEGE et l'AUSTRALIE déclarèrent que les
participants au projet, la Partie hôte ou une entité légale désignée
doivent assurer le suivi. L'UE déclara que les entités opérationnelles
doivent se charger de la certification et la vérification, lesquelles
dépendent du monitoring.
Exécution Conjointe (JI): Concernant la JI, le
Président CHOW posa la question de savoir si le pays hôte ou une
entité indépendante doivent valider la proposition du projet. Le
JAPON répondit que chacune des Parties décidera pour elle-même et
ajouta que la création de bureaucraties inutiles risquait de décourager
les Parties visées à l'Annexe I d'entrer dans les JI. Concernant la
vérification des projets, la NOUVELLE ZELANDE suggéra que les
Parties déterminent à titre individuel le niveau de vérification
qu'elles souhaitent, étant donné que les pays impliqués dans les JI
auront à la fois un objectif et une motivation pour assurer la crédibilité
des projets. Le représentant ajouta que dans le cadre des JI, la
question d'additionnalité se pose différemment que dans le MDP, car
les Parties seraient amenées à abandonner ou à annuler une certaine
portion des quantités qui leur sont assignées. Le CANADA, avec les
ETATS-UNIS, nota que la revue de l'additionnalité pour les projets JI
relèverait de l'Article 8 (évaluation des données). L'UE
s'interrogea sur la manière dont l'additionnalité pourrait être
assurée, si les Parties n'agissaient pas conformément aux Articles 5
(questions méthodologiques) et 7 (communication des données) du
Protocole.
Echange des Droits d'Emissions: Concernant le
cycle des projets d'échange des droits d'émissions, l'AOSIS souhaita
l'établissement d'un ensemble de principes communs à tous les mécanismes
incluant les principes d'intégrité environnementale et de supplémentarité.
Le délégué des ETATS-UNIS déclara que l'intégrité du système
des échanges de droits d'émissions seraient fondés sur le suivi et
sur l'établissement des rapports prévus dans le cadre des Articles 5
et 7 du Protocole, ainsi que sur l'existence de registres. Le
G-77/CHINE déclara que la nature et la portée de l'échange des
droits d'émissions doivent être déterminés avant l'élaboration
des détails opérationnels. L'orateur ajouta que le postulat qui
stipule qu'"on ne peut pas vendre ce qu'on ne possède pas"
doit circonscrire la nature et la portée de l'échange des droits d'émissions.
Le délégué des ETATS-UNIS et d'autres notèrent la nécessité de développer
des mécanismes efficaces du point de vue coût. L'UE souligna le
besoin de faire en sorte que les mécanismes soient assortis de fortes
exigences en matière de suivi et d'établissement des rapports. La
SUISSE suggéra "un modèle de vérification à posteriori",
dans lequel les unités de réduction d'émissions ne peuvent être
transférées qu'après avoir été certifiées être en excédent des
unités de la quantité assignée.
Au sujet des possibilités de substitution, le délégué
des ETATS-UNIS déclara que les Articles 3.10, 3.11 et 3.12 (QELROs)
expliquent la manière dont les unités de la quantité assignée, les
réductions d'émissions certifiées et les unités de réduction d'émissions
peuvent être transférées d'une Partie à l'autre. Le G-77/CHINE précisa
que les unités des quantités assignées proviennent des émissions
passées et ont un caractère rétrospectif, mais que les réductions
d'émissions certifiées sont imputées aux futures émissions et ont
un caractère prospectif. La FRANCE déclara que l'échange des réductions
d'émissions certifiées est sûr, mais que l'échange des unités de
la quantité assignée pouvait présenter des risques si le pays qui
les transfère venait à s'exposer à des problèmes de respect des
obligations, au terme de sa période budgétaire. Notant que le MDP se
focalisait sur le développement durable, le SRI-LANKA déclara que
son objectif était différent de celui des autres mécanismes.
L'AOSIS indiqua que cela pouvait mener à une différence de valeur
entre les réductions d'émissions certifiées et les unités de la
quantité assignée. L'orateur mit en relief le besoin de se pencher
sur le point de savoir si un rabais était envisageable pour
neutraliser les inconvénients causés au MDP, au cas où les
possibilités de transfert sont acceptées.
Au sujet de la responsabilité, la NOUVELLE
ZELANDE souligna la nécessité d'examiner le rapport coût-efficacité
des objectifs de la CCCC. Le délégué déclara que les règles régissant
la responsabilité augmenteraient les coûts et réduiraient par conséquent
le financement disponible pour la réalisation des objectifs de la
CCCC.
Au sujet de la tenue des livres comptables, les délégués
discutèrent du point de savoir s'il devait y avoir un seul registre
centralisé pour l'ensemble des trois mécanismes ou s'il fallait prévoir
un registre séparé pour chacun d'entre eux. Le SRI-LANKA mit
l'accent sur les différences entre les mécanismes et suggéra la prévision
de registres séparés. Le CANADA déclara qu'il était ouvert à la
notion d'un ensemble central de lignes directrices pour la création
de registres nationaux, et nota que la mise en place d'un registre
central unique risquait d'être problématique. L'UE ajouta que les
registres nationaux sont cruciaux pour le système et s'interrogea sur
le besoin de rattacher le système national à celui international.
Décision Concernant les Mécanismes: Le mercredi
4 novembre, la CdP adopta une décision, recommandée par la session
conjointe SBI/SBSTA, sur les mécanismes découlant des Articles 6.12
et 17 du Protocole (FCCC/CP/1999/L.15). La décision requiert des Présidents
des SBI/SBSTA de procéder à la révision de la synthèse des
propositions des Parties, sur la base des soumissions à venir, de
consolider le texte et de s'en servir avant la CdP-6 comme plate-forme
pour la suite des négociations. La décision requiert également des
Présidents de convoquer des réunions intersessions et des ateliers
dans le cadre des préparatifs de CdP-6.
RESPECT DES OBLIGATIONS: la session conjointe SBI/SBSTA
examina les procédures et mécanismes devant régir la conformité
aux obligations inscrites dans le cadre du Protocole, le mardi 26
octobre. Espen RONNEBERG (Iles Marshall), Coprésident du Groupe de
Travail Conjoint sur le Respect des Obligations (GIC) avec Harald
DOVLAND (Norvège), présenta un rapport sur l'échange informel de
points de vue sur la question du respect des obligations qui a eu lieu
à Vienne les 6 et 7 octobre 1999.
Le GTC se réunit à cinq reprises entre le mardi
26 octobre et le mercredi 3 novembre. Les délégués entendirent cinq
présentations comportant des diagrammes illustrant le système de
mise en conformité aux obligations. La représentante des ETATS-UNIS
déclara que sa proposition concernant le système de mise en
conformité est focalisée sur l'Article 3 du Protocole (engagements
sur la réduction et la limitation des GES et qu'il prévoit des
fonctions à la fois de facilitation et de mise en application.
L'oratrice déclara que l'objectif de la mise en application est de
s'assurer du respect des obligations, à travers des conséquences
contraignantes connues d'avance. Dans la présentation de ses vues préliminaires,
le JAPON proposa la mise en place d'un organe unique chargé du
respect des obligations, et décrivit des étapes allant de
l'assistance financière/technique à une série de recommandations
telles que le renforcement des exigences en matière d'élaboration
des rapports. Ces dernières doivent être épuisées avant l'entrée
en vigueur des conséquences. L'UE expliqua que le comité chargé de
la mise en conformité qu'elle propose aurait un volet de facilitation
et un volet de mise en application, avec la possibilité de réorientation
de l'un à l'autre. Les questions posées seraient canalisées de manière
automatique.
SAMOA mit en exergue deux traits du diagramme de
l'AOSIS: l'évitement de la polarisation entre les fonctions de
facilitation et de mise en application, étant donné qu'elles se
chevauchent, et la mise en place d'un comité chargé de la détermination
de l'éligibilité des mécanismes. L'orateur ajouta qu'un organe
d'appel spécial serait chargé d'entreprendre les appels quasi
judiciaires concernant l'imposition de pénalités contraignantes.
L'AUSTRALIE déclara que sa procédure de mise en conformité se
focalisait sur l'Article 3 du Protocole. La représentante souligna
que la facilitation serait disponible pour toutes les questions
touchant à l'objectif et que l'aboutissement de la procédure de mise
en conformité serait une décision de la CdP/RdP, en application de
la règle du consensus négatif.
Au sujet de la conception du système de mise en
conformité, un certain nombre de délégués soulignèrent que le
système doit promouvoir le respect des obligations, prévenir le
non-respect. Plusieurs pays en développement, contrés par la
NOUVELLE ZELANDE, l'AUSTRALIE, le CANADA et les ETATS-UNIS, déclarèrent
que le principe des responsabilités communes mais différenciées
doit être appliqué.
Au sujet de la couverture, les délégués exprimèrent
des avis différents sur la question de savoir si le système doit
traiter du respect de l'ensemble des engagements du Protocole ou se
focaliser sur la mise en conformité avec l'Article 3 du Protocole (QELROs).
Ils discutèrent également du point de savoir si la mise en conformité
avec les dispositions des mécanismes devait être traitée dans le
cadre d'un régime séparé.
S'agissant des fonctions du système de mise en
conformité, il y eut une entente commune que ces dernières
engloberaient un élément de facilitation et un élément de mise en
application. La représentante des ETATS-UNIS déclara que "des
groupes de gens différents" exerceraient ces fonctions, et l'UE
suggéra la prévision d'un seul organe avec deux branches distinctes.
Le JAPON et la SUISSE proposèrent un seul organe exerçant ces deux
fonctions de manière graduelle.
Concernant l'éligibilité à soulever des
questions, plusieurs délégués étaient d'avis qu'une Partie donnée
pouvait soulever une question concernant sa propre mise en conformité
et qu'une Partie ou un groupe de Parties données pouvaient soulever
une question à propos de la mise en conformité d'une tierce Partie.
L'UE, le CANADA, la CHINE, le JAPON, l'IRAN, l'AFRIQUE DU SUD et les
ETATS-UNIS s'opposèrent à l'idée de confier un rôle
d'enclenchement au Secrétariat. Les délégués mirent en exergue sa
fonction de collecte des données et la nécessité pour lui de préserver
son objectivité et sa neutralité.
Concernant les Equipes de Revue d'Experts (ERE),
l'UE déclara que les rapports des ERE seraient automatiquement soumis
au comité chargé de la mise en conformité, à travers le Secrétariat.
Le CANADA déclara que les rapports constitueront la base factuelle
qui déterminera la nécessité de la prise d'autres mesures. La
CHINE, avec l'IRAN, le KOWEIT, le BRESIL et l'ARGENTINE, déclara
qu'il n'était pas approprié de confier aux ERE, de simples organes
de constat des faits, un rôle enclencheur. Les ETATS-UNIS et
l'AUSTRALIE suggérèrent l'élaboration de lignes directrices pour l'éventuelle
transmission à l'organe chargé de la mise en conformité.
Au sujet du rôle de la CdP/RdP, la FEDERATION DE
RUSSIE et la CHINE, contrées par l'AFRIQUE DU SUD, proposèrent de
lui confier un rôle d'enclenchement, ainsi que la compétence de
prendre des décisions sur les conclusions de l'organe de mise en
conformité. La SUISSE souhaita voir la CdP/RdP disposer d'un rôle
d'enclenchement, sur la base de l'Article 9.6 du Protocole (mise en
application du Protocole). Le BRESIL suggéra que la CdP/RdP se
contente de prendre note des rapports de l'organe chargé de la mise
en conformité.
Concernant les sources d'information, SAMOA suggéra
de retenir toute source jugée appropriée par l'organe chargé de la
mise en conformité. L'IRAN déclara que les Parties doivent
constituer les seules sources. L'UE, avec le BRESIL, souhaita la nécessité
de s'assurer de la confidentialité de l'information soumise à titre
confidentiel, par les Parties. L'AFRIQUE DU SUD et l'ARABIE SAOUDITE
appelèrent à des règles pour la collecte des données. L'AUSTRALIE
et les ETATS-UNIS déclarèrent que la Partie mise en cause doit être
en mesure de fournir les preuves contradictoires.
Au sujet de la structure de l'organe chargé de
la mise en conformité, plusieurs délégués déclarèrent qu'il doit
être un organe permanent pour s'assurer de la consistance et de la
continuité, et pour instaurer la confiance dans son travail. Ils suggérèrent
la prévision d'un organe restreint, composé d'experts scientifiques,
techniques et juridiques désignés par les gouvernements, mais
agissant au titre de leurs compétences personnelles. Ils ajoutèrent
que la composition de l'organe doit assurer une répartition géographique
équitable. La POLOGNE déclara qu'il devrait y avoir un nombre égal
de membres issus des Parties visées et des Parties non visées à
l'Annexe B du Protocole. L'AUSTRALIE, appuyée par les Etats-Unis,
ajouta que la composition dépendra de l'Article en cours d'évaluation.
La SUISSE, avec l'AFRIQUE DU SUD déclara que la possibilité de faire
appel à des experts extérieurs doit être prévue. L'orateur ajouta
que des experts additionnels issus des Parties visées à l'Annexe I
doivent pouvoir être appelés également lors de la considération de
l'Article 3 du Protocole. Un certain nombre de délégués, contrés
par l'ARABIE SAOUDITE, soulignèrent la nécessité pour l'organe
d'avoir son propre règlement intérieur. L'UE déclara que ce règlement
doit être adopté par l'organe lui-même, alors que le KOWEIT, le
BRESIL et la CHINE souhaitèrent voir la CdP/RdP les adopter.
Concernant les liens avec l'Article 19 du
Protocole (règlement des différends), plusieurs Parties déclarèrent
que les deux procédures doivent être séparées. La NOUVELLE ZELANDE
indiqua que le processus de l'Article 19 pourrait servir de base pour
la procédure d'appel final. Le ROYAUME-UNI répondit qu'un appel
bilatéral ne peut pas provenir d'un processus multilatéral. Le délégué
souligna la nécessité de déterminer le point de savoir lequel du
système de mise en conformité ou du processus de règlement des différends
aura précédence lorsque les deux se trouvent en actions simultanées.
Au sujet des conséquences de la non-conformité,
plusieurs délégués soulignèrent que connaître d'avance les conséquences
permettra leur prévision et découragea le non-respect aux
obligations. Plusieurs délégués suggérèrent d'insérer une liste
indicative des conséquences qui serait applicable de manière
graduelle, en tenant compte de la cause du type du degré et de la fréquence
du non-respect des obligations. Ils s'opposèrent à la suggestion des
ETATS-UNIS d'appliquer des sanctions automatiques. Le JAPON déclara
que le coût des sanctions doit être moins élevé que celui du
retrait du Protocole. Les ETATS-UNIS, l'AUSTRALIE et le Canada déclarèrent
que l'une des sanctions possibles pourrait être la soustraction des
émissions excédantes des niveaux autorisés durant la période
suivante, avec l'application d'une pénalité. La SUISSE, le BRESIL et
l'IRAN plaidèrent pour des pénalités financières en dernier
recours. L'AUSTRALIE déclara que la Partie concernée doit avoir la
possibilité de choisir à partir d'un éventail de conséquences.
Les délégués examinèrent ensuite dans des
sessions formelles et informelles le projet de rapport du GTC,
concernant ses travaux au cours de la session conjointe SBI/SBSTA,
ainsi que le projet de décision sur les travaux futurs du GTC, attaché
en annexe au rapport. Les discussions se focalisèrent sur les niveaux
d'ambition du GTC, et notamment sur le point de savoir s'il doit
"terminer son travail", à la CdP-6, comme proposé par l'UE,
les ETATS-UNIS et d'autres, ou "réaliser des progrès
substantiels à la CdP-6, comme suggéré par l'ARABIE SAOUDITE, le
KOWEIT, les EMIRATS-ARABES-UNIS et d'autres. Le GTC adopta le projet
de rapport après avoir pris note des points de vue exprimés.
Le rapport du GTC fut examiné par le groupe
conjoint SBI/SBSTA, le mercredi 3 novembre. L'IRAN demanda à l'Arabie
Saoudite de se joindre au consensus relatif au niveau d'ambition du
GTC. L'ARABIE SAOUDITE nota qu'étant donné que le groupe conjoint
SBI/SBSTA a recommandé le projet de décision sur les effets adverses,
pour adoption, son pays se joignait au consensus.
Le jeudi 4 novembre, la CdP endossa les
conclusions du GTC (FCCC/SB/1999/CRP.7), lesquelles:
-
notent que beaucoup de travail reste à faire et que le GTC
doit intensifier ses efforts et progresser vers la négociation;
-
invitent les Parties à soumettre d'autres propositions
concernant le respect des obligations d'ici le 31 janvier 2000;
-
confirment qu'un atelier sur les questions ayant trait au système
de mise en conformité sera convoqué au mois de mars 2000; et,
-
requièrent des Coprésidents d'élaborer davantage les éléments
des procédures et mécanismes relatifs au système de mise en
conformité pour examen approfondi dans les réunions à venir du GTC
et pour servir de plate-forme à la négociation au SB-12.
La CdP adopta ensuite le projet de décision sur
les futurs travaux du GTC (FCCC/CP/1999/L.21). Dans cette décision la
CdP:
-
décide que le GTC doit continuer son travail; et,
-
requiert du GTC de compléter ses travaux et de présenter un
rapport sur ses conclusions à la CdP-6, de sorte que la CdP puisse
adopter une décision sur le système de mise en conformité aux
obligations inscrites dans le cadre du Protocole, à sa sixième
session.
EMISSIONS PROVENANT DES PROJETS PARTICULIERS: Le
mercredi 27 octobre, le SBSTA examina l'impact durant la période
d'engagement. L'ISLANDE déclara que les projets particuliers ont un
impact proportionnellement plus important sur les émissions dans les
petits pays, affectant leur capacité à réaliser leurs objectifs en
matière d'émissions. L'orateur appela à la prise d'une décision
sur cette question, à la CdP-6. Le CANADA fit part de ses réserves
concernant ce sujet et s'opposa au projet de décision soumis par
l'ISLANDE, à la CdP-4, sous sa forme actuelle.
Le jeudi 4 novembre, la CdP-5 endossa les
conclusions du SBSTA résultant des consultations informelles
conduites par Ole PLOUGMANN (Danemark) sur l'impact des projets
particuliers sur les émissions durant la période d'engagement (FCCC/SBSTA/1999/L.17).
Dans ces conclusions, le SBSTA décide d'approfondir l'examen de cette
question durant le SBSTA-13, en vue de recommander une décision, pour
adoption, par la CdP-6.
SYSTEMES NATIONAUX, AJUSTEMENTS ET LIGNES
DIRECTRICES: Le point à l'ordre du jour concernant les systèmes
nationaux, les ajustements et les lignes directrices prévus pour les
Articles 5 (méthodologie), 7 (communications) et 8 (évaluation des
données) du Protocole, fut examiné par le SBSTA, le lundi 25 octobre.
Taka HIRAISHI, Vice-Président de l'Unité chargée des Inventaires,
au sein du GIEC, présenta un rapport sur les travaux en cours, autour
des incertitudes et des bonnes pratiques dans l'élaboration des
inventaires.
Au sujet des lignes directrices devant régir les
systèmes nationaux, l'UE, avec le JAPON, déclara qu'elles doivent être
flexibles pour permettre la prise en compte des différentes
circonstances nationales. Le délégué des ETATS-UNIS souligna la nécessité
d'y intégrer le travail du GIEC concernant les bonnes pratiques.
L'AUSTRALIE proposa d'inclure entre autres des procédures d'assurance
et de contrôle de la qualité, l'établissement de liens entre les
systèmes nationaux et les systèmes d'échange des droits d'émissions,
et des liens avec le transfert et l'acquisition des unités des
quantités assignées. La SUISSE déclara que les lignes directrices
doivent inclure des critères pour les systèmes nationaux de mise en
application et l'établissement et le traitement des données
relatives aux mécanismes du Protocole.
Au sujet des ajustements, le CANADA nota le
manque de clarté qui entoure ce point. Avec la NOUVELLE ZELANDE,
l'orateur exprima son soutien à la mise en place d'un processus d'évaluation
technique des inventaires, notant que cela était fondamental pour l'élaboration
d'un processus d'ajustement. L'AUSTRALIE déclara que les ajustements
doivent être conçus comme un élément du système de mise en
conformité aux obligations inscrites dans le cadre du Protocole. L'UE
et le JAPON déclarèrent que la reprise du débat sur les aspects
techniques ne doit intervenir qu'après l'achèvement du travail du
GIEC sur la question des bonnes pratiques. Suite aux requêtes faites
par certaines Parties, le Président convoqua un groupe de contact, présidé
par Helen PLUME (NOUVELLE ZELANDE) pour approfondir l'examen de cette
question.
Le groupe de contact se réunit à trois reprises
entre le 29 octobre et le 1er novembre pour examiner le projet de
conclusion du Président et une annexe établissant la liste préliminaire
des éléments de base des systèmes nationaux dans le cadre de
l'Article 5.1 du Protocole (systèmes nationaux pour les émissions et
les suppressions de GES).
Le jeudi 4 novembre, la CdP endossa les
conclusions du SBSTA sur la question des systèmes nationaux, des
ajustements et des lignes directrices (FCCC/SBSTA/1999/L.14), dans
lesquelles le SBSTA est encouragé à terminer d'ici la CdP-6 son
travail sur les lignes directrices relevant des Articles 5, 7 et 8 du
Protocole. Dans ses conclusions, le SBSTA: requiert que les aspects
touchant à la mise en conformité, du processus d'évaluation de
l'Article 8 soient examinés par le groupe de travail conjoint sur la
mise en conformité; rappelle la décision prise au SBSTA-10 qui
appelait le Secrétariat à organiser un atelier sur les systèmes
nationaux et les questions touchant aux ajustements et de présenter
un rapport au SBSTA-12; s'accorde sur la prise en compte des éléments
de base des systèmes nationaux décrits dans l'annexe attachée au
projet de conclusion, comme plate-forme pour les futurs travaux; et,
encourage les Parties visées à l'Annexe I à apporter leur soutien
aux efforts des Parties visées à la même annexe qui se trouve engagée
dans un processus de transition vers l'économie de marché, aux fins
de leur permettre de mettre au point et de consolider leurs systèmes
nationaux, à travers des mécanismes bilatéraux et multilatéraux
appropriés.
QUESTIONS ADMINISTRATIVES ET FINANCIERES
BUDGET PROGRAMMATIQUE DE LA BIENNALE 2000-2001:
La CdP-5 adopta un projet de décision recommandé par le SBI-11
approuvant le projet programmatique de la biennale 2000-2001 (FCCC/CP/1999/L.7),
le jeudi 4 novembre. La décision finale: approuve le budget
programmatique de la biennale 2000-2001 à hauteur de US$ 25.286.000;
approuve un fonds pour les imprévus au cas où l'Assemblée Générale
de l'ONU décide de ne pas prévoir de ressources pour ces activités
dans le budget régulier des Nations Unies; requiert du Secrétaire Exécutif
la présentation d'un rapport à la CdP-6 sur les recettes et la
performance budgétaire, et de proposer les ajustements éventuels jugés
nécessaires; et, autorise le Secrétaire Exécutif à engager des dépenses
additionnelles pour la couverture d'une partie des coûts des activités
découlant du processus préparatoire de la CdP-6.
RECETTES ET PERFORMANCES BUDGETAIRES DE LA
BIENNALE 1998-1999: Le jeudi 4 novembre, la CdP-5 adopta
le projet de décision concernant la recette et la performance
budgétaire de la biennale 1998-1999 et les arrangements de soutien
administratif (FCCC/CP/1999/L.8). La décision faisait suite à une
recommandation du SBI qui s'était penché sur la question le mercredi
27 octobre et le lundi 1er novembre. La décision exprime des réserves
concernant les tendances de retard de paiement enregistrées chez un
certain nombre de Partie; et, requiert du Secrétaire Exécutif la
poursuite des discussions avec les Nations Unies sur la mise en place
d'une approche plus efficace pour les arrangements administratifs et
la présentation au SBI-12 d'un rapport sur l'état d'avancement de la
mise en application des nouveaux arrangements administratifs.
LIENS INSTITUTIONNELS DU SECRETARIAT DE LA CCCC
AVEC LES NATIONS UNIES: La CdP-5 endossa les conclusions préliminaires
recommandées par le SBI-11 concernant les liens institutionnels entre
le Secrétariat de la CCCC et les Nations Unies (FCCC/SBI/1999/L.11).
Les conclusions stipulent que l'examen de la personnalité juridique
internationale du Secrétariat doit être déférée à 2001 et
effectuée en conjonction avec l'évaluation des liens institutionnels
du Secrétariat de la CCCC avec les Nations Unies qui sera achevée le
31 décembre de cette même année.
MISE EN APPLICATION DE L'ACCORD CONCERNANT LE
SIEGE: La CdP-5 endossa le projet de conclusion du Président du
SBI-11 sur la mise en application de l'Accord concernant le Siège.
Les conclusions stipulent que lors de la réunion avec un représentant
du Gouvernement allemand, le Secrétaire Exécutif de la CCCC nota le
besoin d'effectifs additionnels pour accommoder l'évolution des
activités et évoqua la
nécessité d'accéder à des services de conférence améliorés. Les
conclusions notent que le représentant Allemand a fait part de la
volonté de son Gouvernement de trouver des solutions satisfaisantes
pour ces problèmes.
POINTS DIVERS
Lors de la session Plénière du lundi 25 octobre,
le Président SZYSZKO rappela que les Parties avaient, lors de la
CdP-4, décidé la revue à la CdP-5 des questions en suspens ayant
trait à l'établissement d'un comité consultatif multilatéral. Il
proposa que le Vice-Président de la CdP-5, SLADE, conduise des
consultations informelles. Le jeudi 4 novembre, le Vice-Président
SLADE rapporta que le consensus n'a pas été réalisé. Les délégués
s'accordèrent sur le report de l'examen de cette question à la
CdP-6.
COMPTE REDU DES ORGANES SUBSIDIAIRES SBSTA
SBSTA: Le SBSTA-11, présidé par Harald DOVLAND
(Norvège) tint 14 réunions entre le lundi 25 octobre et le mercredi
3 novembre dont trois sessions conjointes SBI/SBSTA. Le SBSTA examina
14 points à l'ordre du jour incluant entre autres: les questions
d'organisation, la mise en application des Articles 4.8 et 4.9 de la
CCCC et l'examen des Articles 2.3 et 3.14 du Protocole (effets
adverses); les AIJ; les mécanismes; le renforcement des capacités;
les communications; le renforcement des capacités; les communications
des pays visés à l'Annexe I; les communications des pays non visés
à l'Annexe I; et, les questions méthodologiques, y compris celle de
l'utilisation des terres, modifications intervenues et foresterie. Le
projet de conclusion sur ces points fut examiné par la CdP et se
trouve dans les chapitres correspondants de ce rapport.
Les points suivants furent également examinés
par le SBSTA: les "bonnes pratiques" dans les politiques et
les mesures; la coopération avec les organisations internationales
pertinentes; les méthodes d'évaluation d'impact et d'adaptation;
l'estimation des émissions de dioxyde de carbone provenant des récoltes
forestières et des produits ligneux et le fichier des experts désignés
par les Parties. Les conclusions du SBSTA sur ce sujet furent notées
par la CdP en tant que partie du rapport du SBSTA.
"Les Bonnes Pratiques" dans les
Politiques Et Mesures: Le mercredi 27 octobre, le Président du SBSTA,
DOVLAND (Norvège) annonça que le Danemark organisera en avril 2000
un atelier sur les "bonnes pratiques" dans les politiques et
mesures. L'UE déclara que cet atelier doit examiner entre autres la définition
des "bonnes pratiques" et la détermination de l'étendue de
l'amélioration de l'efficacité des politiques et mesures pouvant être
réalisée à travers la coopération internationale.
L'AUSTRALIE préféra une référence aux "bonnes
pratiques", plutôt qu'aux "meilleures" pratiques, et
avec le JAPON et les ETATS-UNIS, souhaita voir les politiques et
mesures refléter les circonstances nationales. L'ARABIE SAOUDITE déclara
que l'atelier devait également traiter des "mauvaises pratiques".
Suite à des consultations informelles menées sous la conduite du Président
DOVLAND, le SBSTA adopta le projet de conclusion du Président sur les
"bonnes pratiques" dans les politiques et mesures (FCCC/SBSTA/1999/CRP.10),
le jeudi 4 novembre. Dans ces conclusions, le SBSTA: accepte l'offre
du Danemark d'accueillir, en collaboration avec la France, un atelier
consacré à la détermination des bonnes pratiques dans les
politiques et mesures;et, décide d'examiner le rapport de l'atelier
au SBSTA-12 et de rapporter les résultats à la CdP-6.
Coopération avec les Organisations
Internationales Pertinentes: Le lundi 1er novembre, le SBSTA adopta le
projet de conclusion sur la coopération avec les organisations
internationales pertinentes ayant rapport avec les organes des Nations
Unies (FCCC/SBSTA/1999/L.19); et autres conventions (FCCC/SBSTA/1999/L.20).
Les conclusions notent un projet de proposition élaboré par le Secrétariat
en conjonction avec le PNUE, la CNUCED, l'ONUDI et le PNUD;demandent
au Secrétariat de prendre en ligne de compte toutes les décisions
pertinentes de la CdP ayant rapport avec le projet; et, invitent l'OMS
à présenter au SBSTA-12 un rapport sur ses activités concernant les
risques posés à la santé humaine par les changements climatiques
pour permettre l'identification de la manière dont la coopération
pourrait être renforcée.
Dans ses conclusions sur la coopération avec
d'autres organisations internationales pertinentes, le SBSTA requiert
du Secrétariat l'exploration des voies et moyens de renforcer la coopération
avec d'autres conventions sur les sujets d'intérêt commun.
Fichier des Experts Nommés par les Parties: Après
la considération de cette question, le jeudi 28 octobre, le SBSTA
adopta le projet de conclusion du Président concernant le fichier des
experts nommés par les Parties (FCCC/SBSTA/1999/L.16), le lundi 1er
novembre. Le projet de conclusions stipule que le SBSTA: a conclu que
les fichiers doivent être intégrés en un seul fichier; requiert du
Secrétariat l'élaboration d'un fichier unifié; invite les Parties
à désigner des experts additionnels; et, encourage les Parties à présenter
des nominations additionnelles pour répondre aux besoins particuliers
des processus d'évaluation technique des inventaires de GES soumis
par les Parties visées à l'Annexe I, qui commencent en l'An 2000.
Questions Diverses: Le SBSTA adopta également le
projet de conclusions sur l'information concernant les méthodes d'évaluation
d'impact et d'adaptation (FCCC/SBSTA/1999/L.12) et l'estimation des émissions
de dioxyde de carbone provenant des récoltes forestières et des
produits ligneux (FCCC/SBSTA/1999/CRP.6). Les conclusions sur les méthodes
d'impact et d'adaptation stipulent que le SBSTA: note l'information
concernant le site web du Secrétariat consacré aux outils de décisions,
aux méthodes d'évaluation d'impact et stratégies d'adaptation;
requiert du Secrétariat d'avoir recours aux experts inscrits dans le
fichier pour les méthodologies d'évaluation de l'information soumise
par les Parties et les organisations; et, requiert du Secrétariat l'élaboration
d'un rapport sur l'état d'avancement des travaux pour le SBSTA-12.
Les conclusions sur les produits ligneux
stipulent que le SBSTA invite les Parties à soumettre leurs points de
vue sur les approches de l'estimation et de la comptabilisation des émissions
de dioxyde de carbone provenant des récoltes forestières et des
produits ligneux, d'ici le 12 mars 2001 pour considération au
SBSTA-14.
Rapport sur les Travaux du SBSTA-11: Les délégués
adoptèrent le rapport provisoire du SBSTA-11 (FCCC/SBSTA/1999/L.) qui
décrit ses travaux et ses résultats, le mercredi 3 novembre. La CdP
prit note du rapport le jeudi 4 novembre.
SBI: Le SBI-11 a tenu 9 réunions entre le lundi
25 octobre et le mercredi 3 novembre dont trois sessions conjointes
SBS/SBSTA et fut présidé par John ASHE (Antigua et Barboude). Le SBI
examina ainsi 14 points à l'ordre du jour incluant entre autres: les
questions d'organisation, la mise en œuvre des Articles 4.8 et 4.9 de
la CCCC et la considération des Articles 2.3 et 3.14 du Protocole (effets
adverses); les AIJ; les mécanismes; le renforcement des capacités;
les communications des pays visés à l'Annexe I; et, les arrangements
concernant les réunions intergouvernementales. Les conclusions préliminaires
concernant ces points furent examinés par la CdP et se trouvent dans
les chapitres pertinents de ce rapport.
Inventaires Annuels des Données Nationales
Concernant les GES pour 1996: Le mercredi 27 octobre, le SBI examina
le rapport sur les données d'inventaires de GES des Parties visées
à l'Annexe I pour 1990-1997. Les ETATS-UNIS, avec la POLOGNE, soulignèrent
que le respect des calendriers et la complétion des soumission étaient
critiques en tant que base pour l'action de la CdP. L'UE nota que ses
futurs systèmes nationaux respecteront les exigences de qualité et
de délai, et fit part de ses réserves concernant l'augmentation
continue des émissions de GES depuis 1990. Le Président ASHE indiqua
qu'il préparera un projet de conclusion pour considération par le
SBI. Le lundi 1er novembre, le SBI adopta le projet de conclusion du
Président ASHE sur les données d'inventaires de GES pour 1996 (FCCC/SBI/1999/L.9),
lequel: note que des efforts supplémentaires sont requis pour
s'assurer de l'adhésion aux lignes directrices devant régir l'élaboration
des communications nationales des Parties visées à l'Annexe I; et,
invite les Parties ayant des difficultés à soumettre leurs
inventaires de GES dans les délais impartis, à fournir au Secrétariat
un rapport décrivant la nature de ses difficultés.
Rapport sur les Travaux du SBI-11: Les délégués
près du SBI adoptèrent le rapport provisoire du SBI-11 (FCCC/SBI/1999/L.11)
décrivant ses travaux et ses résultats, le mercredi 3 Novembre. Le
jeudi 4 novembre, la CdP prit note du rapport.
SEGMENT DE HAUT NIVEAU
Du 2 au 4 novembre, les ministres et autres chefs
de délégations se sont réunis en un segment de haut niveau. Le
mardi 2 novembre, 93 ministres et chefs de délégations présentèrent
des déclarations politiques. Le mercredi 3 novembre, il y eut un échange
de points de vue entre les participants, articulé autour de deux thèmes:
les progrès réalisés dans le traitement du thème des changements
climatiques, et la promotion de la mise en œuvre du PABA et de l'entrée
en vigueur du Protocole de Kyoto.
Après l'ouverture du Segment de Haut Niveau par
le Président Jan SZYSZKO, le Directeur Exécutif du PNUE, Klaus TÖPFER,
déclara que les pays industrialisés se devaient de traiter leurs
modes de consommation et de production, soulignant que les
technologies nécessaires étaient disponibles pour la réalisation
des objectifs du Protocole. Il affirma que sa ratification, d'ici 2002
était réalisable.
Le Secrétaire Exécutif de la CCCC, Michael
ZAMMIT CUTAJAR, déclara que pour des négociations probantes basées
sur le PABA, les économies industrielles leaders doivent s'engager
dans des actions domestiques précoces; le MDP doit servir de pierre
angulaire pour l'accord Nord-Sud à la CdP-6; les goulots dans la réalisations
nationales des Parties visées à l'Annexe I doivent être traités;
un régime crédible interdisant la réalisation des objectifs, à
travers le "hot air" et les "puits d'absorption"
doit être mis en place; et, le Protocole doit entrer en vigueur,
d'ici 2002.
DECLARATIONS POLITIQUES: Après les allocutions
d'ouverture, les délégués entendirent les déclarations politiques
d'un certain nombre de ministres et autres chefs de délégations. Ci-après,
un résumé des principaux thèmes abordés durant cette session:
Ratification du Protocole: De nombreuses Parties
appuyèrent l'idée de faire coïncider l'entrée en vigueur du
Protocole avec Rio+10, en 2002. Il s'agit de la BULGARIE, du CARICOM,
de l'UE, de la France, de l'Allemagne, de HAÏTI, de l'Irlande, de
l'Italie, du JAPON, de l'ESPAGNE, de la SUEDE et du ROYAUME-UNI. L'UE
déclara que des engagements plus ambitieux que ceux acceptés à
Kyoto étaient nécessaires.
Mécanismes: Plusieurs Parties déclarèrent que
les mécanismes doivent être supplémentaires à l'action domestique.
L'UE proposa d'établir un plafonnement sur l'utilisation des mécanismes.
Plusieurs Parties appuyèrent une prompte adoption des principes,
modalités, règles et lignes directrices devant régir les mécanismes.
Le G-77/CHINE déclara que les différences de nature, de portée,
d'objectif et de participation entre les trois mécanismes doivent être
déterminées en premier lieu. Le délégué des ETATS-UNIS appela à
la conception de mécanismes présentant un bon rapport coût-efficacité,
et les pays en développement, à participer de manière significative.
MDP: Le G-77/CHINE indiqua que le gouvernement hôte
doit déterminer si tel projet particulier répond à ses objectifs de
développement durable. Plusieurs Parties déclarèrent que les
projets d'énergie nucléaire ne doivent pas être éligibles dans le
cadre du MDP ou de la JI. Plusieurs Parties pays en développement
indiquèrent que l'éradication de la pauvreté continuait à être
leur principale priorité et souhaitèrent voir le FEM poursuivre le
financement des projets qui ne sont pas éligibles dans le cadre du
MDP. Le GROUPE AFRICAIN déclara que les questions touchant à la création
de forêts, au reboisement et à la présentation/réhabilitation des
terres humides doivent être bien représentées parmi les projets MDP.
Respect des Obligations: Plusieurs Parties appelèrent
à la mise en place d'un système de mise en conformité fort et
efficace. Le G-77/CHINE plaida pour un système exhaustif, efficace et
équitable. L'UE appela à un texte de négociation révisé pour
l'adoption d'une décision à la CdP-6.
AIJ: Le G-77/CHINE appuya la continuation de la
phase pilote; et, avec la ZAMBIE, souligna le problème du déséquilibre
de la répartition géographique des projets AIJ.
Mise au Point et Transfert des Technologies: Le
G-77/CHINE indiqua que les pays en développement se trouvent face à
des contraintes dues à l'absence: des technologies et du savoir-faire
nécessaires; des institutions et des ressources financières appropriées;
et, de foras réguliers pour les échanges d'idées et l'élaboration
des positions. Plusieurs Parties pays en développement déclarèrent
que le transfert de technologies écologiquement rationnelles est le
seul moyen de garantir aux pays en développement un essor durable.
Puits d'Absorption/Utilisation des Terres,
Modifications de l'Occupation des Sols et Foresterie: L'AUSTRALIE et
d'autres déclarèrent que l'inclusion des puits d'absorption pouvait
atténuer le coût des mesures de réduction et contribuer ainsi à de
meilleurs résultats. L'AOSIS se déclara préoccupée par le risque
de voir l'inclusion des modifications de l'occupation des sols, dans
les inventaires nationaux permettre aux pays de recalculer leurs
inventaires et "d'effacer" le gros de ce qui a été réalisé
à Kyoto.
Effets Adverses: Le G-77/CHINE, le NEPAL et
d'autres déclarèrent que les pays en développement sont les plus
touchés par les changements climatiques et que les pays visé à
l'annexe I doivent honorer leurs engagements concernant la fourniture
de ressources financières et le transfert des technologies. Plusieurs
Parties pays en développement soulignèrent la nécessité de rendre
opérationnels les Articles 4.8 et 4.9 de la CCCC et l'Article 3.14 du
Protocole (effets adverses).
Participation/Engagements Volontaires: Plusieurs
Parties notèrent la nécessité d'une participation mondiale. L'AOSIS
et d'autres déclarèrent que le moment venu, il sera indispensable
pour tous les pays de participer formellement aux efforts de réduction
des émissions de GES. L'ARGENTINE annonça son adoption d'un objectif
volontaire de réduction de ses émissions de GES et affirma n'avoir
pas l'intention d'abandonner pour autant son statut de Partie non visée
à l'Annexe I. La représentante indiqua que l'objectif consiste à réaliser
2 à 10% de réduction par rapport au niveau du scénario prévu
normalement pour la période 2008-2012. Le KAZAKHSTAN fit part de son
intention de se joindre à l'Annexe I de la CCCC. Le JAPON, les
ETATS-UNIS, l'AUSTRALIE et d'autres accueillirent favorablement les
initiatives du Kazakhstan et de l'Argentine. L'UE déclara que l'une
des voies possibles permettant d'amener tous les pays à limiter leurs
émissions de GES serait de s'accorder sur un accroissement de la
participation mondiale après la première période d'engagement. La
CHINE et l'INDE déclarèrent que les principales responsabilités
incombaient aux pays visés à l'Annexe I. La CHINE affirma qu'elle ne
prendrait aucun engagement avant d'avoir atteint un
"niveau moyen de développement."
Mesures Intérieures: Plusieurs Parties déclarèrent
que les politiques et mesures domestiques doivent constituer le
principal moyen de réalisation des objectifs de Kyoto. Le G-77/CHINE
et l'AOSIS exprimèrent leur déception au sujet des récentes données
d'émissions révélant que bon nombre de Parties visées à l'Annexe
I dépassaient de manière significative leurs niveaux de 1990. L'UE déclara
que les pays industrialisés doivent montrer l'exemple dans la réduction
de leurs émissions de GES.
Renforcement des Capacités: Le G-77/CHINE, le
GROUPE AFRICAIN et d'autres déclarèrent que le renforcement des
capacités était nécessaire pour s'assurer d'une participation
significative des pays en développement. Le BANGLADESH appela les
Parties à réserver une partie des fonds du FEM aux pays les moins
avancés (PMA). L'ALLEMAGNE encouragea les pays donateurs à mettre à
disposition des moyens financiers pour soutenir les opérations du
FEM.
Communications des Pays Non Visés à l'Annexe I:
Le G-77/CHINE souligna l'insuffisance des ressources financières
destinées à couvrir "les coûts globaux approuvés" dans
l'élaboration des communications des pays non visés à
l'Annexe I. En outre, les Parties soulignèrent la nécessité: d'un mécanisme
financier pour aider les PEID à
mettre en place les capacités en matière d'adaptation; d'un
leadership fort au sein des pays visés à l'Annexe I, pour la prise
en main des responsabilités de l'action dans le domaine des
changements climatiques; et de l'organisation d'une réunion consacrée
à l'exploration des besoins des pays en transition économique.
ECHANGE DE VUES: Le mercredi 3 novembre, les délégués
se réunirent pour un échange des points de vues tout au long des séances
du matin et de l'après-midi.
Progrès Réalisés: Au cours de la séance du
matin, les délégués procédèrent à un échange de vues sur les
progrès réalisés dans le traitement des changements climatiques et
sur les enseignements à tirer et les défis à relever. Plusieurs
pays en développement Parties soulignèrent la nécessité du
transfert des technologies, du renforcement des capacités, des
ressources financières et des mesures d'adaptation pour faire face à
l'évolution climatique. Un certain nombre de Parties encouragèrent
une focalisation accrue sur l'énergie renouvelable. Le BHUTAN et le
BANGLADESH appelèrent à une attention particulière aux besoins des
pays les moins développés. La NOUVELLE ZELANDE souligna le besoin
d'une plus grande attention aux GES autres que le CO2.
L'INDONESIE souligna l'importance de réaliser
des évaluations des profits et pas uniquement des coûts, du
Protocole. Le délégué appela à prévoir l'entrée en vigueur du
Protocole en 2002. La SUISSE, le JAPON et les PAYS-BAS encouragèrent
les Parties à ne pas attendre la ratification pour commencer la mise
en application des mesures de traitement des changements climatiques.
Concernant les leçons apprises, la FINLANDE,
avec le CANADA, mit en exergue l'importance des bonnes relations de
travail entre les partenaires et les détenteurs des enjeux, dans la
mise en œuvre des politiques tracées pour les changements
climatiques. La représentante ajouta qu'il était besoin d'établir
un cadre et des règles pour les opérations du marché. Quelques
Parties appelèrent à l'implication du secteur privé. La COMMISSION
EUROPEENNE déclara que son expérience a démontré que la réduction
d'émissions était moins coûteuse que prévu et qu'elle donnait lieu
à des profits plus importants. Avec la SUISSE et la HONGRIE, la représentante
souligna la nécessité d'une action domestique accrue et appela à la
poursuite des AIJ et à une transition sereine, dans le futur, au MDP
et à la JI.
La MALAISIE et le MEXIQUE souhaitèrent plus de
compatibilité au niveau des politiques retenues dans les différents
fora environnementaux. La BULGARIE appela à la tenue d'une réunion
consacrée au traitement des traits spécifiques des pays en
transition économique, avant la CdP-6. L'ALLEMAGNE déclara que la
lutte contre les changements climatiques était susceptible de créer
de nouveaux emplois. L'IRAN souligna la nécessité d'établir la
confiance entre les pays industrialisés et les pays en développement
à travers une coopération concrète et pratique. La CHINE déclara
que les tentatives de certaines Parties visant à amener les pays en développement
à "participer de manière significative" étaient en train
de détruire les efforts visant à établir cette confiance.
La Voie Devant: Au cour de la séance d'après-midi,
les délégués procédèrent à un échange de vue sur la voie
a venir pour la promotion de la mise en application du PABA et de
l'entrée en vigueur du Protocole, dans des délais meilleurs que prévu.
Concernant les résultats de la CdP-5, le
ROYAUME-UNI, appuyé par le KAZAKHSTAN et les ETATS-UNIS, mais contré
par l'ARABIE SAOUDITE, proposa la prévision d'une Déclaration de
Bonn réaffirmant la volonté politique d'achever le PABA d'ici la
CdP-6. Le KOWEIT déclara que cette proposition était prématurée.
Au sujet des préparatifs de la CdP-6, plusieurs
Parties appelèrent à l'intensification des efforts et au
renforcement du rôle du Président de manière à s'assurer de la réussite
de la CdP-6. L'ARGENTINE, appuyée par la FINLANDE et le BENIN, déclara
que des approches innovantes étaient nécessaires et appela à l'établissement
de cellules de travail restreintes pour l'aplanissement des difficultés
d'ici la CdP-6. L'oratrice affirma que les regroupements traditionnels
des pays pour l'élaboration des positions communes n'étaient sans
doute plus appropriés.
Le JAPON, appuyé par le KAZAKHSTAN, le BOTSWANA,
les ETATS-UNIS, le CANADA, le BENIN, l'ISLANDE, le HONDURAS et
l'AFRIQUE DU SUD, suggéra de donner au Président SZYSZKO le pouvoir
de désigner un facilitateur spécial chargé d'apporter une
assistance aux négociations et d'aider les Parties à réaliser le
PABA d'ici la CdP-6. L'AUSTRALIE proposa l'établissement d'une Grande
Commission, présidée par un facilitateur doté de prérogatives par
le Président SZYSZKO.
La CHINE, avec l'ARABIE SAOUDITE, le VENEZUELA,
le KOWEIT, l'INDONESIE et la LIBYE, s'opposa aux propositions appelant
à l'établissement de nouveaux groupes ou mécanismes pour aider à
l'avancement des travaux d'ici la CdP-6, soulignant que ce sont les
structures et les organes existants de la CCCC qui doivent être
employés à cette fin. La CHINE, appuyée par le KOWEIT et d'autres,
déclara qu'un facilitateur ne serait pas en mesure de rendre visite
et de conférer avec toutes les Parties. La NORVEGE déclara que les
ministres doivent être engagés dans le processus intersessions.
Le jeudi 4 novembre, le Président SZYSZKO donna
un aperçu sur ses impressions personnelles concernant le segment de
haut niveau. Il affirma que les discussions avaient été franches et
ouvertes et indiqua y avoir senti un nouvel esprit marqué par
l'engagement politique et une grande volonté de faire avancer le
processus. Il nota l'unanimité enregistré autour de la nécessité
d'intensifier les négociations d'ici la CdP-6.
AUTRES DECLARATIONS PLENIERES
Le mardi 2 novembre, les délégués se réunirent
en séance Plénière pour entendre un certain nombre de déclarations
des Etats observateurs, des OIG, des ONG et des organes des Nations
Unies. Au sujet des progrès réalisés dans les négociations autour
des changements climatiques, PALAU se déclara plutôt déçu du
manque de progression enregistré à la CdP-5. L'OPEP déclara que la
mise en application du Protocole risquait de mener à des pertes économiques
dramatiques pour les Parties membres de l'OPEP, et appela à une répartition
équitable des coûts des mesures d'atténuation des changements
climatiques. FRANCISCAN INTERNATIONAL et CLIMATE ACTION NETWORK -
EUROPE (CAN-E), appelèrent à prévoir l'entrée en vigueur du
Protocole, d'ici Rio+10.
Au sujet des mécanismes du Protocole, le WORLD
BUSINESS COUNCIL FOR SUSTAINABLE DEVELOPMENT encouragea les Parties à
définir dans les meilleurs délais la structure devant régir les mécanismes
et recommanda le recours au cadre commercial et d'investissement
existant. CAN-E déclara que le MDP et la JI devaient exclure l'énergie
nucléaire, le charbon propre et les grands ouvrages hydrauliques. Le
PNUD offrit son assistance dans le domaine du renforcement des capacités
pour le MDP et la JI. L'ONUDI déclara être engagée pour la réussite
du MDP en Afrique. CAN-SOUTHEAST ASIA déclara qu'essayer de lier les
AIJ au MDP risquait de créer une nouvelle brèche permettant à
certaines Parties de dénier leurs engagements. La BANQUE MONDIALE
nota que ses programmes AIJ avaient fourni des leçons utiles à la
fois pour les pays du Nord et les pays du Sud, et fit part de sa
volonté de les étendre aux pays qui ont été moins servis par la
phase pilote. FRANCISCAN INTERNATIONAL déclara que la JI devait être
utilisée pour la promotion du développement propre et fit objection
à l'idée de retenir l'énergie nucléaire comme option. Le NUCLEAR
ENERGY FORUM déclara que le choix de l'énergie nucléaire doit être
basé sur les circonstances de chacun des pays.
Au sujet de la mise au point et transfert des
technologies, le BUSINESS COUNCIL FOR SUSTAINABLE ENERGY souligna le
besoin d'encourager la participation du secteur privé.
S'agissant des interconnections, les représentants
de la CONVENTION SUR LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION, de la
CONVENTION SUR LA DIVERSITE BIOLOGIQUE et de la CONVENTION DE RAMSAR
SUR LES TERRES HUMIDES notèrent les synergies et les potentialités
offertes par le renforcement de la coopération entre la CCCC et leurs
conventions respectives.
Segment Scientifique Spécial: Lors de la Plénière
du segment scientifique spécial, L'organisation Météorologique
Mondiale (OMM) indiqua que la concentration atmosphérique des GES découlant
des activités humaines et les moyennes de la température de surface
de la planète continueront à augmenter, et nota que la remise en
condition prévue de la couche d'ozone aboutira à un renforcement des
concentrations atmosphériques des GES. Le GIEC déclara qu'il n'était
plus question de savoir si le climat de la planète allait changer,
mais de savoir quand, où et à quel degré. Le PNUE souligna
l'importance de l'action domestique et exhorta les Parties à ratifier
le Protocole pour garantir son entrée en vigueur d'ici 2002.
PLENIERE DE CLOTURE
Lors de sa Plénière de clôture, vendredi 5
novembre, la CdP adopta le rapport de ses travaux avec un amendement
mineur introduit par le G-77/CHINE et autorisa le Rapporteur GUERREIRO
à finaliser le rapport (FCCC/CP/1999/L.1). Michael ZAMMIT CUTAJAR
déclara que l'atmosphère optimiste inattendue et la conduite
ordonnée et productive des représentants du monde des affaires étaient
pour le Secrétariat autant de signes d'encouragement, au moment où
il se prépare à faire face au problème "Y2K", pour aider
à parvenir à des résultats probants à la CdP-6.
Le G-77/CHINE, appuyé par l'ARABIE SAOUDITE et
l'UE, se félicita de l'atmosphère cordiale et productive régnant à
la CdP-5. La représentante déclara que le groupe a fait montre de
souplesse dans les négociations et exprima son espoir de voir le même
esprit régner dans les réunions à venir. L'UE déclara que la CdP-5
a réalisé des résultats très importants pour la réussite de la
CdP-6.
La CHINE nota la participation significative du
G-77/CHINE dans le processus des négociations. L'orateur fit l'éloge
de l'esprit de compréhension mutuelle qui a prévalu à la CdP-5 et
souhaita le voir s'étendre à la CdP-6. Il ajouta qu'aucune question
polémique externe ne doit être soulevée à la CdP-6. Le GROUPE
AFRICAIN nota avec satisfaction l'achèvement des travaux de la CdP
avant les délais impartis. Le représentant exprima sa gratitude aux
pays visés à l'Annexe I qui ont adopté une attitude flexible à la
CdP-5. Le KAZAKHSTAN et la SYRIE remercièrent le pays hôte pour son
hospitalité. Dans ses remarques de clôture, le Président SZYSZKO déclara
que la CdP-5 a franchi une étape importante vers la réalisation du
PABA, et clôtura la conférence à 13h.
BREVE ANALYSE DE LA CdP-5:
LE LIEVRE ET LA TORTUE
La Cinquième Conférence des Parties acheva ses
travaux avant les délais impartis, suscitant un "sentiment
d'optimisme inespéré" dans les rangs des délégués et des
observateurs. Après la la CdP hésitante de Buenos Aires qui avait été
suivie d'une année de spéculation rébarbative, dans bon nombre de
capitales, sur le sort du Protocole de Kyoto, le processus recouvrit
sa dynamique et commença à rassembler détermination et soutien en
faveur d'une date butoir autoimposée pour l'entrée en vigueur en
2002. Un échange de vues innovant, impliquant les ministres, inaugura
une année d'engagements de haut niveau intensifs dans le processus
devant mener à la CdP-6. La date butoir de 2002, 10ème anniversaire
du Sommet de la Terre (CNUCED), fournit aux Parties et à la société
civile toutes les raisons de croire en la réussite de leur démarche.
Comme la tortue de la fable l'enseigna au lièvre, rien ne sert de
courir, il faut partir à point. Il y allait de l'intégrité et de la
crédibilité du Protocole, et cela exigeait de la persévérance et
de la vigilance tout au long du processus.
Cette brève analyse aborde trois des questions
qui avaient été posées au Secrétaire Exécutif de la CCCC, Michael
Zammit Cutajar, avant le démarrage de la CdP-5. Nos trois questions
sont les suivantes:
-
Est-ce
que la CdP-5 est parvenue à présenter une image d'ensemble et à éclaircir
les diverses voies à suivre et les décisions requises?
-
Est-ce
que la CdP-5 a permis aux différents groupes d'intérêt de définir
les composantes spécifiques de la réussite de la CdP-6 et est-elle
parvenue à s'assurer de leur engagement politique?
-
Y a-t-il des indications montrant que la CdP-5 a envoyé au monde un
signal concernant l'évolution du rythme et de la focalisation?
Ces questions sont basées sur une reconnaissance
que le succès ou l'échec de CdP-5 seront jugés en fonction de sa
contribution aux préparatifs de la CdP-6, où les décisions ardues
mandatées par le Plan d'Action de Buenos Aires devront être prises
autour d'un éventail de questions politiques et soi-disant
techniques.
"L'IMAGE D'ENSEMBLE" ET LA
CLARIFICATION REQUISE DES DECISIONS EN SUSPENS
Au cours d'un briefing de la CdP-5, ZAMMIT
CUTAJAR a qualifié l'information de vitale pour la CCCC et le
Protocole de Kyoto. L'information est la clé de voûte de l'intégrité
des décisions mandatées dans le Plan d'Action de Buenos Aires. Deux
développements devaient mettre en exergue ce point. La manifestation
organisée par le GIEC sur le thème de l'utilisation des terres,
modification de l'occupation des sols et foresterie a offert à
plusieurs délégations une première occasion de s'engager dans un échange
franc autour du manque de données spécifiques aux pays pour l'établissement
des lignes de référence et la considération "d'activités
additionnelles" (Article 3.4 du Protocole). Au cours d'un autre
événement spécial, l'Université de Wageningen (Pays-Bas) devait présenter
un puissant outil permettant aux Parties d'évaluer l'impact probable
sur les objectifs de Kyoto, si de nouveaux puits d'absorption
potentiels étaient autorisés. Le
Climate Action Network pense que l'impact global des activités
additionnelles pourrait créer une brèche plus importante que le
"hot air."
L'information sera la clé de voûte de l'intégrité
des décisions mandatées dans le Plan d'Action de Buenos Aires. Le
danger qui a semblé commencer à s'immiscer dans certains coins du
processus de négociation vers la CdP-5, était la tentation,
politiquement motivée, de construire soigneusement des "lacunes
de conception" au niveau des lignes directrices devant régir l'élaboration
des rapports et au niveau des données scientifiques requises. Les délégations
et les ONG sont d'avis qu'une bonne portion des travaux des Parties à
la CdP-5 revendiquait l'importance de la rigueur de leurs approches en
matière d'information. On y assista aussi à l'abandon de toute
tentation de préjuger de l'avis scientifique du GIEC sur l'éventail
de décisions complexes devant être prises sur les puits d'absorption
et les "activités additionnelles" inscrites dans le cadre
de l'utilisation des terres, modification de l'occupation des sols et
foresterie, un exemple classique dans le domaine des négociations, où
la ligne de démarcation entre les questions "techniques" et
celles "politiques" n'est plus claire. Toute tentative de
reconstruire ou de forcer la séparation entre les aspects techniques
et politiques dans ce régime ne peut qu'être perçue que comme une
stratégie motivée par des raisons politiques.
A propos de certaines questions clés, nous
essayerons d'abord de suivre la direction ouverte par les débats de
la CdP-5, en gardant à l'esprit le point de savoir comment les
Parties ont réussi à construire une "image d'ensemble" en
clarifiant les diverses possibilités ouvertes pour la poursuite du
travail et la prise de décisions.
Conformité aux obligations: L'un des
observateurs a qualifié l'approche adoptée par les Etats-Unis au
regard du thème de la conformité aux obligations, comme étant leur
"seule position pro-écologique" tant ils se sont montrés
attachés à la mise en place d'un système solide. La crédibilité
du système de mise en conformité sera en définitive en rapport avec
le type de conséquences et de sanctions envisagées, et avec la
rigueur des mécanismes du Protocole et leurs capacités d'amener à
des réductions d'émissions de GES.
Communications des Pays Visés à l'Annexe I:
L'adoption des lignes directrices devant régir l'élaboration des
communications des pays visés à l'Annexe I et de celles devant
guider l'évaluation technique des inventaires de GES a été perçue
comme une grande réalisation de la CdP-5, une première avancée vers
une analyse plus rigoureuse des inventaires. Le débat autour de la
deuxième partie des lignes directrices devant régir l'élaboration
des communications nationales des Parties visées à l'Annexe I a reflété
les tensions entourant l'importance à accorder à l'action domestique
par rapport à l'action offshore ou à la réalisation, à moindre coût,
des engagements nationaux.
Communications des Pays Non Visés à l'Annexe I:
Un autre résultat à l'actif de la CdP-5, la décision concernant les
Communications des Pays Non Visés à l'Annexe I. La décision d'établir
un groupe d'experts consultatif composé de membres issus, en prédominance,
des Parties non visées à l'Annexe I, est de nature à réduire
l'anxiété de certains pays en développement en les assurant que les
données seront utilisées pour faire pression pour la réalisation
des objectifs et pour établir les performances, pour aboutir à
l'imposition de nouvelles conditions pour l'accès aux financements du
FEM.
Utilisation des Terres, Modifications intervenues
dans l'utilisations des sols et foresterie: Les observateurs ont
exprimé un certain soulagement d'avoir eu à constater que les
Parties ont démontré leur promptitude à produire des données pour
le rapport du GIEC concernant les activités additionnelles liées aux
puits d'absorption. Pour eux, ceci est de nature à renforcer la
transparence requise si les budgets futurs devaient être calculés
sur la base des activités additionnelles. Les Parties se sont également
accordées sur le cadre et le calendrier de l'intégration du GIEC et
des ateliers et données en rapport.
AIJ de la Phase Pilote: Ce thème, le seul qui
exigeait une résolution finale à la CdP-5, a dévoilé les fissures
qui se dessinent dans le bloc du G-77/Chine autour des questions
touchant aux mécanismes et des perceptions divergeantes des profits
éventuels susceptibles d'être réalisés.
Mécanismes: Les délégués se sont engagés
dans une séance de "brainstorming" sur les cycles de projet
et les opérations de base. Bien qu'ils n'aient pas, à proprement
parler, "négocié" la synthèse des propositions des
Parties, un certain nombre de questions difficiles ont été discutées
pour la première fois. Les délégués ont accepté que la synthèse
servît de plate-forme pour les sessions à venir.
Renforcement des Capacités et Transfert des
Technologie: La CdP a établi un processus pour l'examen approfondi de
ces questions qui semblent souvent avoir un lien ténu avec les réalités
économiques. L'importance des progrès doit être perçue dans les
vues émergeantes dans les rangs des Parties visées à l'Annexe I, et
l'établissement de la confiance doit faire partie intégrante de tout
accord global nécessitant la coopération des Parties non visées à
l'Annexe I pour la viabilité à long terme de la CCCC.
MAINTENIR LES GROUPES D'INTERET A BORD: FAIRE
FACE AUX EFFETS PERVERS DE L'OPEP ET HONORER L'ACCORD MONDIAL
Dans le processus de la CCCC et du Protocole,
chaque étape de négociation exige que divers groupes d'intérêt
issus des pays visés et/ou des pays non visés à l'Annexe I soient
en mesure de définir des composantes spécifiques du succès ou d'une
perspective de succès à la CdP-6. Ainsi, les conditions de la
continuité de leur engagement à l'égard de l'intégrité générale
du processus se trouvent assurées. Il n'y a pas d'épreuve plus
importante pour le processus que celle consistant à maintenir un
certain équilibre entre les objectifs de la CCCC et du Protocole et
les intérêts des Etats producteurs de pétrole, et notamment de
l'OPEP. La quête de cet équilibre
explique les tensions au sein du G-77/Chine et la volatilité de son
engagement à l'égard du processus. Le rôle obstructif joué par
l'Arabie Saoudite et d'autres intérêts de l'OPEP à la CdP-5 ont
fait l'objet de certaines spéculations. La position de l'OPEP
semblait être basée sur la crainte de voir la ratification et la
mise en application du Protocole exercer un impact important sur la
consommation de pétrole. A titre d'exemple, on citera le fait qu'on a
vu la délégation de l'Arabie Saoudite utiliser sa qualité de
coordinateur du G-77/Chine dans le débat sur la question des
carburants utilisés dans le transport, pour faire défendre ses
propres intérêts de pays producteur de pétrole, au détriment des
intérêts du groupe plus large auquel elle appartient. Les membres de
la délégation n'ont pas répondu aux tentatives répétées de les
amener à participer dans d'intensives négociations informelles.
Lorsqu'ils le firent enfin, les éléments traitant des questions
touchant à l'ICAO et à l'IMO dans le projet de décision qui les
concerne, s'étaient effilochés. Plusieurs Parties au sein du
G-77/Chine sont cependant en train de remettre en question les
tentatives de l'Arabie Saoudite de détourner certaines positions de négociation
du Groupe à son propre profit.
L'un des résultats significatif de la CdP-4 fut
la tentative concertée, menée alors par l'UE et reprise maintenant
par d'autres Parties de l'Annexe I, d'honorer l'esprit de l'accord
mondial qui reste le fondement du programme post-CNUED. Le travail
devant être fourni dans le processus consultatif sur le transfert des
technologies, le renforcement des capacités, la continuation de la
phase pilote des AIJ et la conception du MDP, sera pour le Parties visées
à l'Annexe I, l'occasion d'honorer cet engagement et de jeter les
fondations d'un accord constructif avec les principales Parties non
visées à l'Annexe I, en vue de traiter la question d'une
participation plus large. Certaines ONG comptent exercer quelques
pressions sur l'UE pour l'amener à jouer un rôle plus important dans
la mise en place de ce dialogue, accompagnées de sérieuses
tentatives de traiter les préoccupations de certains pays en développement
Parties concernant l'adaptation. Compte tenu de leur vulnérabilité
au réchauffement de la planète, l'adaptation est une question d'intérêt
particulier pour les pays membres de l'AOSIS, laquelle continue à
faire pression pour un Protocole capable d'amener à des réductions
de GES réelles et mesurables.
UN NOUVEAU RYTHME ET UN TRAVAIL PLUS FOCALISE:
ENVOYER UN SIGNAL PUISSANT AU MONDE ENTIER
Les décisions jumelles de tenir la CdP-6 en l'an
2000 (plutôt que de la reporter à 2001) et d'intensifier le
programme de travail de la période intersessions aideront à établir
un rythme vivace pour les négociations autour des questions en
suspens et à focaliser davantage les débats. La tenue de réunions
additionnelles pour les organes subsidiaires et l'intensification des
échanges de haut niveau viendront sans doute rappeler les efforts qui
avaient caractérisé la période qui avait précédé le rendez-vous
de Kyoto.
La campagne lancée par les ONG et appelant à
faire coïncider l'entrée en vigueur du Protocole avec le dixième
anniversaire du Sommet de la Terre en 2002 commence également à
gagner de l'ampleur. La communauté des ONG joue un rôle central dans
les négociations, œuvrant pour plus de transparence et de rigueur
dans le processus et fournissant un point d'accès à la société
civile. L'on s'attend à une plus grande focalisation du travail des
ONG à travers l'appel
lancé, à la CdP-5, en faveur de l'Initiative de Leadership Européenne
par Hermann Ott (Wuppertal Institute) et Sebastian Oberthúr
(Ecologic), pour la création d'une coalition conduite par l'UE et le
Japon favorable à une entrée en vigueur précoce du Protocole. Les
ONG ont également travaillé dur pour encourager les Parties à
exclure la prise en considération de l'option nucléaire dans le
cadre des mécanismes de la JI et du MDP.
COMBIEN DE TEMPS FAUT-IL A UNE TORTUE POUR
ARRIVER A LA HAYE?
Un sentiment d'optimisme renouvelé était
palpable à la fin de la CdP-5, encouragé par la détermination
affichée d'adopter un rythme plus soutenu dans le processus de réalisation
du mandat du PABA d'ici la CdP-6. Mais, comme l'enseigna jadis la
tortue au lièvre, la vitesse n'est pas la seule exigence de la réussite.
Bien des questions ont été clarifiées à la CdP-5, mais bien
d'autres ont été déférées ou pas du tout soulevées. A chaque
tentative visant à garder à bord les groupes d'intérêt, tels que
l'OPEP, il y aura de nouvelles fissures qui seront exploitées par
certains pour retarder sinon obstruer le processus. Pour chaque signal
fort de l'intention politique, il y aura une réaction d'inertie systémique
dans les capitales politiques, surtout lorsque Washington se
transformera en une scène bien éclairée pour le spectacle de l'élection
Présidentielle. De l'humble tortue nous risquons d'apprendre que le
succès doit également être guidé par la concentration et la persévérance,
soutenu par des nerfs et des défenses solides pour aider à endurer
l'inévitable survenue d'événements extrêmes le long de la route.
A SUIVRE D'ICI LA CdP-6
PARTENARIATS POUR L'ENERGIE PROPRE - ELABORATION
DE SOLUTIONS GLOBALES: Cette réunion prévue à Seattle, Washington,
USA, du 14 au16 novembre 1999, est parrainée par l'Agence Américaine
pour le Développement International (USAID). La conférence se
focalisera sur l'énergie renouvelable et les projets d'efficience énergétique
dans les pays de l'AID et le Nord-Ouest Pacifique. Pour plus de détails,
contacter: Linda VerNooy; tel: +1-206-217-9644, ext. 217.
ATELIER INTERNATIONAL SUR LES INITIATIVES DE
REDUCTION DES GES: Cette conférence se tiendra les 15 et 16 novembre
1999, à Tokyo, au Japon. Pour de plus amples renseignements,
contacter: Ms. Mari Komatsu; tel: +81-3-3277-0546; e-mail: komari@mri.co.jp.
ATELIER SUR LES NOUVELLES LIGNES DIRECTRICES
DEVANT REGIR L'ELABORATION DES RAPPORTS SUR LES INVENTAIRES NATIONAUX
ET LES OPTIONS OFFERTES POUR RELEVER LES DEFIS POSES AUX PARTIES
VISEES A L'ANNEXE I EN TRANSITION ECONOMIQUE DANS LA PREPARATION DE
LEURS INVENTAIRES DE GES: Cet atelier organisé par CC:TRAIN et
parrainé par la Suisse, aura lieu du 30 novembre au 2 décembre 1999
à Genève. Pour plus d'information, contacter: CC:TRAIN Secretariat;
tel: +41-22-917-8532; fax: +41-22-917-8047; e-mail:
cctrain@unitar.org; Internet: http://www.unitar.org/cctrain/.
LA CONVENTION DE VIENNE ET LE PROTOCOLE DE
MONTREAL: La 5ème CdP de la Convention de Vienne et la 11ème Réunion
des Parties du Protocole de Montréal se dérouleront à Pékin du 29
novembre au 3 décembre 1999. Pour
d'autres détails, contacter: the Ozone Secretariat; tel:
+254-2-62-1234; fax: +254-2-62-3601; e-mail: ozoneinfo@unep.org;
Internet: http://www.unep.org/ozone/.
4EME CONFERENCE DE L'AGENCE INTERNATIONALE DE
L'ENERGIE (IEA) SUR LES GAZ NATURELS: Cette réunion se tiendra les 6
et 7 décembre 1999 à Cancun, au Mexique. Pour de plus amples
informations, contacter: IEA, 9 rue de la Fédération, 75739 Paris
Cedex 15, France; tel: +33-01-40-576-554; fax: +33-01-40-576-559;
e-mail: info@iea.org; Internet: http://www.iea.org/.
FONDS POUR L'ENVIRONNEMENT MONDIAL: Le Conseil du
FEM se réunira du 8 au 10 décembre 1999 à Washington, DC. Pour plus
de détails, contacter: the GEF Secretariat; tel: +1-202-473-0508;
fax: +1-202-522-3240 or +1-202-522-3245; Internet: http://www.gefweb.org/.
CONFERENCE DES MINISTRES DE L'ENERGIE DES
ETATS-UNIS ET D'AFRIQUE: Cette conférence se tiendra à Tucson,
Arizona, aux Etats-Unis, du 13 au 15 décembre 1999. Pour d'autres
informations, contacter: Jayne Brady; tel. +1-202-586-5806; ou Mary
Okoye; tel: +1-520-791-4204; Internet: http://www.africaenergy.org/.
ATELIER SUR LES APPROCHES
VOLONTAIRES: Cette réunion internationale se déroulera le 26
janvier 2000 à Bruxelles et se focalisera sur les perspectives et les
limites des approches volontaires de réduction de la consommation d'énergie
et des émissions de GES dans l'industrie. Pour plus de détails,
contacter: Stephan Ramesohl, Wuppertal Institute for Climate,
Environment and Energy, Energy Division, Doeppersberg 19, Postfach 10
04 80, D-42004 Wuppertal, Germany; tel: +49-202-2492-255; fax:
+49-202-2492-198; e-mail: stephan.ramesohl@wupperinst.org; Internet:
http://www.wupperinst.org/.
CONFERENCE MONDIALE SUR L'ENERGIE PROPRE: Ce
forum est prévu à Genève du 24 au 28 janvier 2000. L'exposition
internationale "Technologies et Commerce de l'Energie
Propre" s'ouvrira à Genève du 25 au 29 janvier 2000. Pour
davantage de renseignements, contacter: Clean Energy 2000, Rue de
Varembe 3, PO Box 200, CH 1211 Geneva 20; tel: +41-22- 910-3006, fax:
+41-22-910-3014; e-mail: conference@cleanenergy2000.com; Internet:
http://www.cleanenergy2000.com/.
GROUPE D'EXPERTS SPECIAL SUR L'ENERGIE ET LE
DEVELOPPEMENT DURABLE: Ce
groupe relevant de la Commission du Développement Durable tiendra ses
travaux du 6 au 10 mars
2000 à New York. Pour d'autres informations, contacter: Leticia
Silverio, Coordinator, Division
for Sustainable Development, 2 UN Plaza - Rm. DC2-2202, New York, NY
10017, USA; tel:
+1-212-963-4670; fax: +1-212-963-4260; e-mail: silveriol@un.org/;
Internet: http://www.un.org/esa/sustdev.
CONFERENCE DES ILES PACIFIQUES SUR LES
CHANGEMENTS CLIMATIQUES: Cette réunion aura lieu du 3 au 7 avril 2000
à Rarotonga, dans les Iles Cook. Le thème de cette réunion organisée
par le South Pacific Regional Environment Programme (SPREP) est
"L'amélioration de la compréhension et de la réponse aux
changements climatiques et à l'élévation du niveau de la mer."
Pour plus de détails, contacter: SPREP; fax: +685-202 31; e-mail: kaluwin@sprep.org.ws; Internet:
ttp://www.sprep.org.ws/.
ATELIER SUR LE THEME DES BONNES PRATIQUES: Cette
réunion organisée conjointement par la France et le Danemark, aura
lieu du 11 au 13 avril 2000 à Copenhague. Pour d'autres informa
ions, contacter: Pierre Palat, Mission Interministérielle de l'Effet de
Serre (MIES), France; tel: +33-1-42-75-8763; fax: +33-1-47-53-7634;
e-mail: pierre.palat@mies.premier-ministre.gouv.fr; or Peter Helmer
Steen, Danish Energy Agency, Denmark; tel: +45-33-92-67-00; e-mail:
PHS@ENS.DK.
11EME CONFERENCE INTERNATIONALE ET EXPO SUR LE
RECHAUFFEMENT DE LA PLANETE: Cette réunion intitulée "GW11 -
Kyoto Compliance Review Year 2000 Conference," se déroulera du
25 au 28 avril 2000 à Boston, aux Etats-Unis. Pour plus de détails,
contacter: Prof. Sinyan Shen; tel: +1-630-910-1551; fax:
+1-630-910-1561; Internet: http://www.GlobalWarming.Net/.
12EMES SESSIONS DES ORGANES SUBSIDIAIRES DE LA
CCCC: Les SB-12 se tiendront à Bonn, en Allemagne, du 12 au 16 juin
2000, et seront précédées par une semaine de réunions informelles,
notamment des ateliers. Pour plus de renseignements, contacter: the
FCCC Secretariat; tel: +49-228-815-1000; fax: +49-228-815-1999;
e-mail: secretariat@unfccc.de; Internet:
http://www.unfccc.de/.
13EMES SESSIONS DES ORGANES SUBSIDIAIRES DE LA
CCCC: Les SB-13 se tiendront à Bonn, en Allemagne, du 11 au 15
septembre 2000, et seront précédées par une semaine de réunions
informelles, incluant des ateliers. Pour d'autres détails, contacter
le Secrétariat de la
CCCC.
6EME CONFERENCE DES PARTIES DE LA CCCC: La CdP-6
se déroulera à La Haye, aux Pays-Bas, du 13 au 24 novembre 2000.
Pour d'autres détails, contacter le Secrétariat de la CCCC.
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