Publié par L'Institut International du Développement
Durable (IIDD) Vol. 12 No. 108 jeudi 10 juin 1999
LES FAITS MARQUANTS DES REUNIONS DES ORGANES SUBSIDIAIRES DE LA
CCCC
MERCREDI 9 JUIN 1999
L'Organe Subsidiaire de Conseil Scientifique et Technologique
(SBSTA) a examiné le projet de conclusions concernant le
processus d'évaluation des inventaires de gaz à effet de serre
et d'autres points ayant trait aux questions méthodologiques.
Des groupes de contact ont été convoqués au sujet: des
mécanismes du Protocole; des communications des pays non visés
à l'Annexe I; des communications des pays visés à l'Annexe I; du
budget; et de l'utilisation des terres, de la modification de
l'utilisation des terres et de la foresterie (UTMUTF).
LE SBSTA
Les délégués procédèrent à l'adoption du projet de
conclusions sur le processus d'évaluation des inventaires de gaz
à effets de serre (FCCC/SBSTA/1999/L.4). Dans le projet de
conclusions, le SBSTA endosse les éléments du processus de revue
technique de la CCCC et notamment, les vérifications annuelles
initiales, les synthèses et les études et les évaluations
particulières. Le Président Chow indiqua que les conclusions
seront transmises au SBI pour considération, dans la perspective
de l'adoption d'une décision à la CdP-5. Dans les autres points
touchant aux questions méthodologiques (FCCC/SBSTA/1999/L.6), un
amendement introduit par FIJI et insérant une référence à des
consultations régionales, fut accepté. Le délégué des ETATS-
UNIS appela à des libellés harmonieux établissant que le
Secrétariat entreprendra les travaux requis en fonction du
budget. Le Président Chow proposa la suppression le paragraphe,
précisant que ce point sera traité dans le chapeau prévu pour
l'ensemble du rapport sur les conclusions. Les délégués
adoptèrent les conclusions telles qu'amendées.
LES GROUPES DE CONTACT ET LES CONSULTATIONS INFORMELLES
Le Groupe de Contact Conjoint sur les Mécanismes: Les
délégués poursuivirent l'examen de la synthèse des propositions
concernant le mécanisme pour un développement propre (MDP).
S'agissant de la suite des travaux sur le MDP, le G-77/ CHINE
souligna la nécessité de traiter les principes et les éléments
de base qui ne figurent pas actuellement dans le rapport de
synthèse. Le délégué des ETATS-UNIS identifia une convergence
sur, entre autres, de la nécessité d'un travail sur les lignes
de base et sur la quote-part des recettes, et l'UE a mis
l'accent sur le suivi, la vérification, la certification et la
validation.
Le G-77/CHINE souligna l'importance que revêt le renforcement
des capacités. Appuyé par le Pérou, le porte-parole déclara que
ce thème devait être intégré dans tous les projets relevant du
MDP aux fins d'améliorer l'expertise endogène à identifier les
besoins en matière de technologie et la capacité d'assimilation
de la technologie. Il attira l'attention sur les besoins
particuliers des pays les moins avancés. Le délégué des
PHILIPPINES souligna que les initiatives de renforcement des
capacités doivent correspondre aux besoins des pays et
s'inscrire dans le cadre du processus intergouvernemental. La
CHINE déclara que le renforcement des capacités doit être pour,
par et dans les pays en développement. Le GROUPE AFRICAIN mit
en exergue l'importance de l'adoption d'une approche intégrée
dans ce domaine et appela à des orientations de la part des
organes subsidiaires aux agences des Nations Unies travaillant
sur de telles activités. L'UE suggéra une coordination entre les
diverses initiatives entreprises dans le domaine du renforcement
des capacités de manière à optimiser l'utilisation des
ressources.
Le PEROU souligna l'utilité des discussions régionales sur le
MDP. Le SENEGAL suggéra l'implication du secteur financier, la
sensibilisation du public et des décideurs et la formation des
officiels des pays en développement. La SUISSE nota l'importance
de l'approche pyramidale partant de la base suggérée par le G-
77/Chine et plaida pour des approches taillées à la mesure de
chacun des pays. Le VENEZUELA mit en relief le besoin d'établir
des règles de transparences claires quant à la contribution des
projets à la durabilité et la rationalisation des coûts, des
risques et des responsabilités dans les pays en développement.
Le Président Chow invita les délégués à identifier les points
de convergence et de divergence dans les vues soumises sur les
activités prévues dans le cadre de l'Article 6 (mise en uvre
conjointe) du Protocole pour aider à la reformulation de la
synthèse des propositions. Concernant la structure, l'objectif
et les principes, le G-77/CHINE nota la soumission qu'il a faite
sur les éléments qui doivent être traités pour permettre à la
CdP/MdP d'élaborer les directives. La CHINE suggéra de se
focaliser sur des ensemble de sujets, y compris: les principes,
les objectifs, le caractère et le champ d'application; les
questions méthodologiques; et les thèmes institutionnels. L'UE
suggéra d'inclure des appendices consacrés aux questions
techniques telles que les lignes de base et le suivi. La SUISSE
s'enquit de la date des premiers crédits en notant le manque de
clarté dans les cas de mise en uvre conjointe (JI). L'UE
déclara qu'il n'existait pas dans le protocole de dispositions
prévoyant le cas d'espèce. Le JAPON nota les points de
convergence dans les propositions soumises sur l'efficience
environnementale et l'efficacité des coûts, l'équité et la
transparence. Le délégué des ETATS-UNIS indiqua que la JI
différait du MDP, dans la mesure ou elle ne partage pas
l'objectif de promouvoir le développement durable.
Au sujet des Parties participant à la JI, l'UE déclara
qu'elles doivent avoir ratifié le Protocole et être soumises à
un régime de mise en conformité avec les dispositions.
Concernant l'implication des entités juridiques, l'oratrice nota
l'impact qu'elles pourraient exercer sur les responsabilités des
Parties dans le cadre de l'Article 3 (QELROs) du Protocole. Le
JAPON indiqua que le terme entités opérationnelles était
spécifique au MDP et qu'il ne pouvait pas être utilisé dans la
discussion de la JI. L'UE préféra se référer à des entités
indépendantes.
S'agissant de l'éligibilité des projets, l'UE identifia une
convergence sur l'adoption d'une approche en deux étapes pour la
JI; la validation avant la mise en uvre et la certification des
réductions d'émission, et dans les éléments touchant à la
détermination de l'additionalité. La représentante devait noter,
toutefois, une divergence de points de vue sur la méthodologie
de détermination des lignes de base. Le JAPON préféra voir la
question du démarrage des projets JI traitée en même temps que
la celle de l'éligibilité et signala que plusieurs pays
n'étaient pas d'avis avec l'approche en deux étapes. Le délégué
des ETATS-UNIS souligna la nécessité de s'assurer de
l'additionalité environnementale des projets JI.
Au sujet du suivi des projets, l'UE déclara que les
participants doivent fournir l'information concernant les
dispositions prises pour un suivi systématique, précis et
périodique et soumettre les données nécessaires attestant que le
projet a abouti à des résultats quantifiables et à des
réductions à long terme.
Concernant la définition des unités de réduction d'émission
(URE), le délégué des ETATS-UNIS nota une convergence sur la
manière de nommer, de classer et de suivre les U.R.E, et réitéra
l'impératif de reconnaître que les procédures utilisées ailleurs
pourraient s'avérer peu appropriées pour l'édification de la JI.
Le délégué des ETATS-UNIS déclara par ailleurs que le registre
constituait un élément important pour s'assurer de l'exactitude
des rapports et du suivi et pour garantir la mise en conformité
avec les dispositions.
Au sujet des liens avec la phase pilote des AIJ, le délégué
des ETATS-UNIS, appuyé par l'UE, déclara que les AIJ sont
susceptibles d'être éligible pour la JI si elles répondent aux
règles et aux conditions établies pour de tels projets.
Concernant la supplémentarité, l'UE proposa la prévision d'un
plafonnement concret de l'utilisation des trois mécanismes.
Les délégués procédèrent à l'examen de la synthèse des
propositions concernant les activités prévues dans le cadre de
l'Article 17 (échange des droits d'émission) du Protocole. Le G-
77/CHINE réitéra la nécessité de traiter les principes et les
éléments de base avant les questions méthodologiques et
opérationnelles. L'orateur ajouta que l'intégrité
environnementale doit être inhérente au système qui ne doit ni
fixer ni perpétuer les inégalités entre les pays visés à
l'Annexe B et les pays en développement. Il souligna que le
Protocole n'avait créer aucun droit et aucun titre, et précisa
que l'échange des droits d'émission devait être restreint à la
limitation des excédents et aux réductions additionnelles aux
obligations des pays. Le délégué des PHILIPPINES établit une
distinction entre l'échange des droits d'émission et les autres
mécanismes et souligna qu'il n'impliquait pas un droit de
polluer mais une obligation de réduire les gaz à effet de serre.
L'UE identifia une divergence sur l'interchangeabilité entre les
C.R.E et les U.R.E, et avec le JAPON, nota une convergence sur
les considérations d'efficacité des coûts, d'avantages
environnementaux, d'équité et de transparence. Avec le G-77/
CHINA et les ETATS-UNIS, l'UE déclara que le Protocole n'a pas
créer de droits de propriété, et affirma que l'échange des
droits d'émission était un moyen de réaliser les obligations
prises dans le cadre du Protocole. L'AOSIS, avec le GROUPE
AFRICAIN, souligna la nécessité de traiter des charges
d'adaptation dans tous les mécanismes du Protocole. La
FEDERATION DE RUSSIE rappela aux délégués que la Convention
visait à stabiliser plutôt qu'à éliminer les gaz à effet de
serre dans l'atmosphère.
Au sujet de la définition des unités, le CANADA nota une
divergence sur le concept de fongibilité entre les mécanismes du
Protocole. Dans les chapitres consacrés à la compétitivité, à la
taille et à la structure des marchés, aux liens avec les
politiques intérieures, et à la responsabilité dans la vente des
unités de non-surplus, le G-77/CHINE déclara que de tels
intitulés ne sont pas neutres et recommanda de les modifier. Le
CANADA indiqua que la référence à la compétitivité doit être
remplacer par une référence à l'accès à l'échange des droits
d'émission. Au sujet de la taille et de la structure des
marchés, la FEDERATION DE RUSSIE suggéra soit de définir soit de
supprimer le terme hot air dans le texte. Concernant
l'imposition d'amendes, l'UE nota quelques divergences au sujet
des responsabilités liées à la vente d'unités de non-surplus.
S'agissant du renforcement des capacités, le délégué des ETATS-
UNIS déclara que les paragraphes portant sur les activités
spécifiques aux projets ne sont pas applicables à l'échange des
droits d'émission et qu'ils doivent être supprimés.
Le Président Chow indiqua qu'il élaborera de nouveaux
documents basés sur les commentaires faits par les Parties et
demanda que les nouvelles soumissions soient fournies d'ici le
1er juillet 1999 au plus tard. Le G-77/CHINE souhaita avoir une
date butoir plus éloignée pour les soumissions. L'UE demanda un
délai supplémentaire pour le parachèvement de son travail
technique dans la production des projets de texte des
appendices. Le Président Chow indiqua que la date limite pour
les soumissions techniques sera fixée au 1er août et qu'il
consultera les Parties sur la date butoir du 1er juillet.
Groupe de contact sur les communications des pays non visés à
l'Annexe I: Le groupe de contact se réunit pour examiner les
projets de décisions soumis par l'UE et le G-77/CHINE et décider
des voies et moyen de procéder dans les préparatifs de la CdP-5.
Le Président Reifsnyder (ETATS-UNIS) proposa d'identifier les
éléments communs aux deux propositions. Plusieurs délégations
soulignèrent les différences, et notamment: le point de savoir
si les directives initiales doivent être révisées pour les
seconde communications nationales; le point de savoir s'il doit
y avoir une évaluation technique pour examiner les
communications; ou si un groupe d'experts des pays non-visés à
l'Annexe I doit fournir une assistance. Différentes délégations
notèrent des éléments communs aux deux propositions: les lacunes
en matière d'information, les activités d'habilitations menées
par le FEM, et la nécessité d'identifier les problèmes
rencontrés par les pays non visés à l'Annexe I dans
l'élaboration des communications. Le groupe opta pour un texte
comparant les deux propositions, plutôt que pour tenter de les
combiner. De nouvelles consultations sont attendues.
Communications des pays visés à l'Annexe I: Le groupe de
contact sur les communications des pays visés à l'Annexe I se
réunit pour examiner la partie du projet de texte des directives
relatives aux sujets autres que celui des inventaires. Le groupe
considéra un certain nombre de paragraphes, et accepta des
propositions sur: l'intitulé du document Rapport National; la
suppression du paragraphe renfermant les définitions des termes
shall, encouraged et may; la rationalisation et la
réorganisation de l'ordre des paragraphes consacrés à la
structure des communications; et la considération d'une
élaboration du chapitre portant sur les plans d'atténuation pour
ce qui concerne l'établissement des rapports sur les politiques
et les mesures par secteurs. Les délibérations sont prévues de
se poursuivre.
U.T.M.U.T.F.: Le groupe de contact sur l'UTMUTF se r�unit
l'apr�s-midi pour examiner le projet des conclusions n�goci� au
cours des sessions pr�c�dentes et une r�union officieuse tenue
la veille. Le groupe nettoya les derniers libell�s crochet�s
apr�s l'acceptation d'une proposition de l'UE, amend�e par les
Etats-Unis et le G-77/Chine et appelant � noter que l'invitation
des Parties � fournir au Secr�tariat des orientations concernant
la port�e de l'atelier propos�, pourrait inclure les donn�es,
l'information et le cadre du processus d�cisionnel. Le groupe
conclut ses travaux par l'adoption du projet de conclusions tel
qu'amend�.
Budget: Le groupe de contact se r�unit l'apr�s-midi pour
examiner les conclusions propos�es par le SBI et le projet de
d�cision pour la CdP-5 concernant le budget programmatique de
l'exercice biennal 2000-2001. Le groupe se pencha par ailleurs
sur un tableau comparatif des budgets pr�c�dents, actuel et �
venir et proposant une augmentation de 18.4% dans le budget de
l'exercice 2000-2001 par rapport � celui de 1998-1999.
L'autorisation du pr�l�vement d'un montant sp�cifique sur les
soldes en report pour la couverture d'une partie de
l'augmentation budg�taire permet d'aboutir � une hausse de 10,7%
dans les contributions indicatives. Le groupe examina les
libell�s crochet�s du projet de recommandations et du projet de
d�cision portant sur le budget d'urgence devant couvrir la
consid�ration des communications des pays non vis�s � l'Annexe I
et sur l'autorisation du Secr�taire Ex�cutif, en attendant
l'approbation de la CdP, d'utiliser les soldes en report pour
couvrir une partie de la hausse budg�taire. Le groupe doit tenir
de nouvelles consultations.
DANS LES COULOIRS
Un d�l�gu� chevronn� a fait observer que bien que ne figurant
pas � l'ordre du jour des organes subsidiaires, les engagements
volontaires restent un sujet br�lant comme � Buenos Aires. On
les compare � des h�tes non invit�s qui refusent de quitter la
partie, en l'occurrence, les n�gociations sur le budget de
l'exercice biennal lors du d�bat sur les communications des pays
non vis�s � l'Annexe I. Certains participants des pays en
d�veloppement ont li� les propositions appelant � l'�valuation
des communications des pays non vis�s � l'Annexe I � des
tentatives de pr�parer le terrain � de nouveaux engagements pour
les pays en d�veloppement.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
Groupe de Travail Conjoint sur la Mise en Conformit�: Le
groupe se r�unira � 15h dans la Salle Beethoven.
Pour les autres r�unions, consulter le panneau d'affichages.
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