Le Groupe de Travail Conjoint sur le thème du respect des
dispositions s'est réuni dans l'après-midi. Des groupes de
contact ont été convoqués pour traiter: des mécanismes du
Protocole; de l'utilisation des terres, de la modification de
l'utilisation des terres et de la foresterie (UTMUTF); des
communications des Parties visées à l'Annexe I; et, des
communications des Parties non visées à l'Annexe I. Une
consultation informelle a été tenue sur la question des
activités exécutées conjointement (AIJ).
Le G-77/CHINE identifia les éléments pertinents aux
procédures et mécanismes ayant trait au respect des dispositions
du Protocole de Kyoto. L'oratrice nota que le principe de
responsabilité commune mais différenciée est considéré comme
étant la pierre angulaire de la conception et de la mise en
uvre du régime de mise en conformité aux dispositions. Les
aspects devant être pris en considération dans l'élaboration du
régime englobent: l'élaboration des principes pertinents; les
modalités et les lignes directrices devant régir la
vérification, l'établissement des rapports et la
comptabilisation dans le cadre des mécanismes du Protocole;
l'application potentielle au Protocole du processus consultatif
multilatéral (PCM) adopté dans le cadre de la Convention; et
l'évaluation critique du mécanisme de financement de la
Convention et du Protocole comme moyen d'évaluer à la fois les
obligations des Parties de l'Annexe I et l'adéquation du
mécanisme quant à l'assistance apportée aux Parties non visées à
l'Annexe I dans leurs efforts visant à les mettre en conformité
avec les dispositions du Protocole.
Le G-77/CHINE devait indiquer également que seules les
Parties en conformité avec leurs obligations et contraintes par
un régime de respect des dispositions devraient être autorisées
à participer aux mécanismes du Protocole. La prévision de
conséquences contraignantes pour les cas de non-respect des
obligations reste essentielle, car elle améliore la volonté
collective des Parties à se détourner du non-respect des
obligations. L'oratrice indiqua qu'il pourrait être souhaitable
de procéder à l'identification des cas et/ou des activités
susceptibles de constituer le non-respect. Elle appuya l'idée
d'établir une liste indicative des conséquences sanctionnant le
non-respect, en fonction des causes, du type, du degré et de la
fréquence du non-respect et englobant:
Des pénalités, y compris d'ordre financier pour les
Parties visées à l'Annexe B.
La porte-parole précisa que les pénalités financières
sanctionnant les cas de non-respect des obligations doivent
servir à la couverture des coûts de l'adaptation. Si nécessaire,
une institution ou un organe approprié pouvait être requis. Une
telle institution doit être fondée sur le principe d'une
répartition géographique équitable. Le G-77/CHINE fit par
ailleurs circuler une liste de questions au sujet du système de
mise en conformité devant être mis en place, englobant les
points de savoir: quels principes devraient guider l'élaboration
des procédures de mise en application de l'Article 18 (non-
conformité aux obligations) du Protocole et quels mécanismes et
procédures relevant de l'Article 18 devraient entraîner des
conséquences contraignantes. Les questions étaient également
focalisées sur les dispositions spécifiques du Protocole
susceptibles de requérir des conséquences contraignantes et
soulevaient un certain nombre d'interrogations concernant les
équipes d'experts d'évaluation envisagées dans l'Article 8
(évaluation des données) du Protocole.
Le JAPON, les ETATS-UNIS et l'AUSTRALIE indiquèrent que la
proposition formait une plate-forme utile pour le démarrage du
dialogue, et firent part de leur intention de soulever des
questions à la prochaine réunion du groupe de travail. Le
représentant du CENTER FOR INTERNATIONAL ENVIRONMENTAL LAW
proposa la création d'un fonds de mise en conformité. Si,
arrivées à la fin de la période d'engagement, les Parties
trouvaient que leurs émissions, moins les suppressions,
dépassaient les quantités qui leur étaient assignées, elles
doivent être obligées, en vertu du Protocole, d'acheter des
crédits ou des parts de quantité assignée (PQA) pour couvrir
leurs excédents. En cas de non-disponibilité de crédits ou de
PQA sur le marché, les Parties doivent acheter les crédits
requis auprès du fonds de mise en conformité, lequel fonds se
chargera d'investir l'argent dans les projets de haute qualité
de réduction et de suppression des émissions.
Suite à un débat sur les manières de procéder, le Coprésident
Rønneberg invita les délégations à soumettre des questions
additionnelles. Ces dernières, avec la liste des questions
présentée par le G-77/Chine et le Secrétariat, seront compilées
dans une liste révisée. Ces questions et le projet de programme
de travail seront examinées mardi.
LES GROUPES DE CONTACT ET LES CONSULTATIONS INFORMELLES
Les Mécanismes: Le groupe de contact sur les mécanismes du
Protocole ajourna sa réunion jusqu'au lundi après-midi pour
permettre aux groupes régionaux de parachever leurs
délibérations.
L'U.T.M.U.T.F: Le groupe de contact sur l'utilisation des
terres, la modification de l'utilisation des terres et la
foresterie se réunit dans l'après-midi pour examiner le projet
de conclusions concernant les questions pertinentes au thème des
politiques et procédures. Les délégués procédèrent à l'examen de
trois diagrammes soumis par l'Australie, au non d'un certain
nombre de Parties, et d'un diagramme soumis par l'UE. Les
diagrammes déploient des processus permettant de faire
progresser les questions touchant au thème de l'UTMUTF dans la
perspective de faciliter un accord autour du projet de
conclusions. Les participants procédèrent à un échange d'idées
sur la manière d'intégrer les quatre diagrammes en un seul.
Parmi les suggestions concernant les points à inclure dans le
diagramme: requérir du GIEC l'élaboration d'un plan de travail
pour le traitement des aspects méthodologiques relatifs à
l'établissement des rapports sur l'UTMUTF; élaborer, durant le
SBSTA-10, la signification de la phrase contenue dans l'Article
3.4 (autres activités touchant à l'utilisation des terres) qui
appelle les Parties visées à l'Annexe I à fournir les donnée
permettant d'établir les niveaux des stocks de carbone de 1990,
avant la tenue de la CdP/MdP-I; requérir des Parties de
présenter des soumissions sur les produits ligneux; inviter les
Parties à présenter, à la CdP-5, des soumissions concernant le
projet de texte sur les modalités, les règles et les lignes
directrices devant régir l'UTMUTF; et organiser, en marge de la
CdP-5, un atelier ou un événement spécial autour du projet de
Rapport Spécial du GIEC sur le thème de l'UTMUTF, et un autre
atelier, avant la CdP-6, consacré à l'examen du rapport publié
du GIECt.
L'AUSTRALIE nota que l'examen des diagrammes par le groupe
avait permis de clarifier les questions posées, ce qui est de
nature à aider à la progression des négociations. L'orateur
affirma que cela a permis de faire avancer le débat au-delà du
projet de conclusions actuel. Avec le CANADA et la NOUVELLE
ZELANDE, il suggéra d'insérer les nouvelles idées dans une
révision du projet de conclusions. Le G-77/CHINE fit part de
ses réserves au sujet des diagrammes, qui portent sur la période
au-delà de la CdP-5, et déclara que le Secrétariat ne devrait
pas instruit d'incorporer dans le projet des lignes directrices,
les idées contenues dans ces diagrammes. Le porte-parole suggéra
de reprendre la discussion sur le projet actuel des lignes
directrices. Le groupe s'accorda sur le fait que les Parties
puissent présenter des soumissions additionnelles qui seront
intégrées dans le projet actuel des lignes directrices pour
refléter les idées émergeant des discussions du groupe de
contact.
Les communications des pays visés à l'Annexe I: Le groupe de
contact sur les communications des pays visés à l'Annexe I
poursuivit l'examen des formats communs des projets de tableaux
de rapport et entama la discussion du projet de conclusions sur
les Articles 5 (méthodologie), 7 (communications) et 8
(évaluation des données) du Protocole. Le groupe examina
également le point de savoir si les rapports concernant le total
des émissions devaient inclure les émissions et les suppressions
découlant de l'UTMUTF.
Les Communications des pays non visés à l'Annexe I: Le groupe
de contact sur les communications des pays non visés à l'Annexe
I se réunit le matin pour entendre des présentations du
Secrétariat, du FEM et du PNUE, sur les activités d'habilitation
et le renforcement des capacités. Le groupe discuta d'un projet
de décision proposé par le G-77/Chine sur les communications
initiales et subséquentes des pays non visés à l'Annexe I. Le
Secrétariat se référa aux décisions de la CdP sur les lignes
directrices devant régir l'élaboration des communications des
Parties non visées à l'Annexe I et nota que le Secrétariat était
mandaté de fournir une assistance aux Parties, à travers la
préparation de fora et d'ateliers régionaux. Le délégué des
PHILIPPINES déclara que les activités d'habilitation ont franchi
une étape plus grande que réalisée par les programmes de
renforcement des capacités et souligna l'importance de
l'identification des difficultés auxquelles se trouvent
confrontés les pays non visés à l'Annexe I, telles que le manque
des ressources financières et technologiques nécessaires à la
collecte des données pour les communications nationales.
L'OUGANDA et le LAOS évoquèrent le besoin d'un renforcement des
capacités dans le domaine des procédures du FEM, y compris au
profit des agences d'exécution opérant sur le terrain. L'UE mit
en relief la valeur de l'information adéquate garantissant la
qualité des communications. La GEORGIE suggéra que les activités
inscrites dans le cadre du MDP soit une composante des secondes
communications des pays non visés à l'Annexe I et appela à en
tenir compte dans les programmes de renforcement des capacités.
Le FEM se référa à sept projets touchant au renforcement des
capacités et aux activités d'habilitation, incluant notamment
des ateliers régionaux, et présenta un tableau résumant les vues
des pays d'Afrique et d'Amérique latine sur les difficultés
rencontrées dans l'élaboration des éléments nécessaires aux
communications nationales et appréciant l'utilité de
l'assistance reçue. L'orateur nota que la plupart des pays ont
été confrontés à des difficultés dans l'analyse des mesures
d'adaptation et d'abattement. L'OUGANDA, avec la CHINE et
l'ARGENTINE, indiqua que les communications nationales
constituaient un processus continu et souligna la nécessité de
la poursuite de l'aide dans le domaine de la collecte des
données. La BARBADE se référa à la vulnérabilité comme devant
être l'une des principales composantes des communications des
pays non visés à l'Annexe I et signala les difficultés
rencontrées dans l'obtention d'une assistance financière. Le
MEXIQUE fit part de sa satisfaction concernant les ateliers
régionaux organisés par le PNUD sur le thème des communications.
Le TOGO appela à des ateliers taillés à la mesure des situations
et des besoins particuliers de chacun des pays. L'ARGENTINE
souligna que les qualifications des experts sont essentielles
pour la réussite des ateliers.
Le PNUE présenta un exposé sur le Programme de Soutien aux
Communications Nationales (PSCN) et déclara que les projets
menés dans ce cadre avaient pour objectif l'amélioration de la
qualité, de la lisibilité et la chronométrie des communications
initiales des Parties non visées à l'Annexe I, à travers des
opérations d'aide ambulatoires et des ateliers régionaux
thématiques. Le délégué précisa que l'objectif des opérations de
help desk est de fournir une assistance technique
additionnelles aux pays dans la préparation de leurs
communications nationales. L'ARGENTINE demanda des
renseignements sur les ateliers prévus en Amérique Latine. Le
délégué des PHILIPPINES souhaita avoir des éclaircissements sur
le sens de la timeliness des communications des Parties non
visées à l'Annexe I en tant qu'objectif. La BARBADE parla des
difficultés entravant la participation aux ateliers en l'absence
de toute aide financière. La COMMISSION EUROPEENNE proposa
d'inclure les bénéficiaires des projets dans le comité
d'organisation du PSCN pour améliorer son efficacité.
Les participants procédèrent par ailleurs à l'examen d'un
projet de décision soumis par le G-77/ Chine sur les
communications initiales et subséquentes et Parties non visées à
l'Annexe I. Le débat se focalisa sur la disposition prévoyant
l'établissement d'un groupe d'experts des pays non visés à
l'Annexe I en vue d'améliorer le soutien à l'élaboration des
communications, d'identifier les difficultés auxquelles les pays
se trouvent confrontés, et de rehausser la qualité des
communications. Le délégué des ETATS-UNIS s'enquit de la manière
dont le groupe d'experts apporterait son feedback aux processus
nationaux et mit en garde contre la duplication des t�ches. L'UE
fit part de l'int�r�t qu'elle accorde � la proposition et
demanda des �claircissements sur le lien avec les diff�rents
processus intergouvernementaux. Le groupe d�cida de se r�unir de
nouveau dans le courant de la semaine pour poursuivre le d�bat
et approfondir l'examen du projet de d�cision propos� par le G-
77/Chine.
Les AIJ: Des consultations informelles pr�sid�es par Margaret
Mukahanana (Zimbabwe) et Jos Delbeke (Communaut� europ�enne)
furent tenues sur le projet de conclusions des Pr�sidents du SBI
et du SBSTA concernant la phase pilote des AIJ. Les discussions
se focalis�rent sur les �l�ments de l'�valuation de la phase
pilote, y compris l'analyse des facteurs ayant contribu� � la
r�partition g�ographique actuelle des projets AIJ et du point de
savoir si des d�cisions conclusives concernant la phase pilote
doivent �tre prises � la CdP-6 ou d'ici la fin de la d�cennie
comme stipul� dans la D�cision 6/CP.4. Les discussions
abord�rent �galement la question de savoir si le processus
d'�valuation actuel doit se r�f�rer aux liens entre les AIJ et
les projets inscrits dans le cadre des Articles 6 (Mise en uvre
concert�e) et 12 (MDP) du Protocole.
DANS LES COULOIRS
Des d�l�gu�s ont �t� entendus commenter qu'ils se trouvaient
dans l'obligation de temp�rer leurs attentes quant au rythme de
progression sur la question des m�canismes du Protocole compte
tenu du degr� de pr�paration au sein du G-77/Chine. Les r�unions
planifi�es � l'origine � partir de jeudi et reprogramm� par la
suite pour vendredi soir et samedi matin ont �t� de nouveau
report�es � la semaine prochaine, le G-77/Chine devant encore
travailler � la formulation de ses positions. Certains d�l�gu�s
ont indiqu� que la lenteur des n�gociations au sein du G-
77/Chine pouvait �tre attribu�e au caract�re complexe hautement
avanc� des d�bats et � la divergence radicale au niveau des
points de d�part et des pr�somptions sur lesquelles ils sont
fond�s. Certains croient savoir que des divergences, au sein du
groupe, sur le volume des flux financiers attendus des
m�canismes seraient en parties responsables des �carts constat�s
au niveau des points de d�parts. On reconna�t de plus en plus
que la complexit� constitue en elle-m�me un facteur auquel il
faut accorder beaucoup d'attention dans la planification des
processus de n�gociation futurs. D'autres observateurs ont
recommand� la convocation de sessions pr�paratoire informelle
dans le courant de l'ann�e pour r�gler ce probl�me et permettre
le respect des dates butoirs � venir, notamment celles pr�vues
par le Plan d'Action de Buenos Aires.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
Groupe de Contact sur les M�canismes: Le groupe de contact
sur les m�canismes se r�unira cet apr�s-midi.
Consulter le tableau d'affichage pour les lieux et les
horaires des autres r�unions.