LES FAITS MARQUANTS DES REUNIONS DES ORGANES
SUBSIDIAIRES DE LA CCCCC
VENDREDI 4 JUIN 1999
L'Organe Subsidiaire de Conseil Scientifique et Technologique (SBSTA) a examiné le
thème de la mise au point et du transfert des technologies et les Articles 4.8 et 4.9 de
la CCCC (effets adverses). Le Groupe de Travail Conjoint sur le thème du respect des
dispositions s'est réuni dans l'après-midi. Des groupes de contact devaient par ailleurs
être convoqués sur les questions: du budget; des communications des pays visés à
l'Annexe I; des communications des pays non visés à l'Annexe I; de l'utilisation des
terres, de la modification de l'utilisation des terres et de la foresterie (UTMUTF); et
des mécanismes du Protocole. Des consultations informelles se sont tenues sur le thème
de la recherche et de l'observation systématique.
LE SBSTA
La COREE apporta son appui à la mise en place d'un processus consultatif sur la mise
au point et le transfert des technologies et nota le rôle catalytique crucial que les
gouvernements peuvent y jouer. L'EGYPTE souligna la nécessité de mettre à la
disposition des pays en développement les technologies appartenant au domaine public et
fit part de réserves concernant le peu d'attention accordé aux technologies
d'adaptation. L'UE favorisait une approche sectorielle pratique pour les ateliers à venir
et souhaita les voir faire le point des expertises existantes et des besoins en matière
de technologies et de renforcement des capacités. L'AUSTRALIE souligna l'importance
d'adopter des approches spécifiques aux pays et basées sur la loi du marché, du secteur
privé et du rôle du mécanisme pour un développement propre (MDP) dans la facilitation
du transfert des technologies. Les ETATS-UNIS, les PAYS-BAS, l'ALLEMAGNE, la FRANCE et
l'AUSTRALIE annoncèrent leurs contributions financières destinées au soutien du
processus consultatif.
La représentante des ETATS-UNIS présenta un rapport sur le Projet Pilote de l'Accord
de Coopération Technologique (PPACT), un effort bilatéral visant à faciliter le
transfert effectif des technologies destinées à aider les pays en développement à
attirer l'investissement dans les technologies énergétiques propre. Le G-77/CHINE,
appuyé par KIRIBATI, la MAURICE, les PHILIPPINES et le CAMEROUN, suggéra la mise en
place d'un mécanisme permanent visant à faciliter le transfert technologique. Le
délégué des PHILIPPINES, avec son collègue du CAMEROUN, déclara que le transfert des
technologies doit faire l'objet d'un engagement et non d'une approche marchande. L'ILE
MAURICE nota le besoin urgent d'identifier les exigences régionales spécifiques. La
SLOVENIE mit l'accent sur la nécessité du renforcement des capacités, ainsi que sur les
mesures incitatrices en faveur des propriétaires des technologies pour les encourager à
les mettre à disposition des pays en développement. Le délégué souligna également le
besoin d'adopter une approche systématique dans le domaine du transfert des technologies,
en partie à travers le MDP et en partie à travers les organes de la Convention. La
THAILANDE exprima son soutien en faveur du processus consultatif et offrit d'accueillir
l'atelier régional. La Climate Technology Initiative donna un aperçu sur son travail
consistant à traiter les questions et les problèmes soulevés par la Décision 4/CP.4,
et réalisé à travers, entre autres, des séminaires régionaux sur la diffusion des
technologies en coordination avec des partenaires issus du monde des affaires. Le CAMEROUN
mit en relief l'importance de la formation pour permettre aux pays en développement de
tirer profit du transfert des technologies. Le Président Chow déclara qu'un groupe
informel travaillera mercredi à la production de conclusions pour le SBSTA.
Mohammed Reza Salamat (Iran) présenta un rapport sur les consultations informelles
tenues autours des termes de référence de l'atelier envisagé sur le thème de la mise
en application des Articles 4.8 et 4.9 de la Convention et des Articles 2.3 et 3.14 du
Protocole. L'orateur indiqua que le groupe est parvenu à un consensus sur les termes de
référence (FCCC/SBSTA/1999/CRP.1) qui seront annexés à la décision 5/CP.4 de la CdP-4
qui est à l'origine des consultations. Il souligna la nécessité d'une participation
équilibrée entre les experts des pays industrialisés et ceux des pays en
développement, en particulier en Afrique. Le G-77/CHINE se réserva le droit d'introduire
des points de fond au cas où d'autres Parties viendraient à le faire. Les délégués
adoptèrent les termes de référence par voie consensuelle.
LE GROUPE DE TRAVAIL CONJOINT SUR LE RESPECT DES DISPOSITIONS
Au sujet de la conception du système de mise en conformité aux dispositions,
plusieurs pays mirent en relief le caractère facilitateur et préventif du système. La
représentante des ETATS-UNIS souligna aussi l'importance de la transparence et, avec le
JAPON, appela à des certitudes raisonnables pour les conséquences du non-respect des
obligations. L'AUSTRALIE, le CANADA et les ETATS-UNIS appelèrent à un régime taillé à
la mesure du Protocole de Kyoto, car ce dernier diffère des autres accords
environnementaux multilatéraux. Le JAPON déclara que le système pourrait nécessiter
une courte période de grâce à la fin de la période d'engagement. L'UE déclara que le
système devrait s'appliquer à toutes les obligations inscrites dans le cadre du
Protocole. Il pourrait également fournir aux Parties des conseils sur la mise en
uvre, prévenir les litiges, et imposer des conséquences, y compris des sanctions,
le cas échéant. Appuyé par NOUVELLE ZELANDE, l'orateur souligna l'importance d'un
processus en bonne et due forme et la nécessité de permettre aux Parties impliquées à
y prendre part. L'IRAN nota que l'Article 18 (non-conformité) du Protocole ne spécifiait
pas d'articles particuliers et que son contenu s'appliquait à l'ensemble du Protocole. Le
délégué appela la CdP à créer un organe spécifique chargé de la non-conformité aux
obligations et indiqua que l'équipe des experts chargés de l'évaluation ne disposait ni
de la prérogative ni de la capacité de déterminer la non-conformité aux obligations.
Le G-77/CHINE déclara qu'il était en train de travailler sur la position qu'il doit
adopter et que dans l'attente il ne pouvait participer.
Au sujet des thèmes institutionnels, la représentante des ETATS-UNIS nota un certain
nombre de questions, dont: le point de savoir qui peut enclencher le mécanisme de
non-conformité; le point de savoir si un seul organe doit être chargé des aspects à la
fois de facilitation et de non-conformité du processus; et le point de savoir si l'organe
sera composé par les Parties ou s'il sera indépendant. L'UE indiqua que le processus de
mise en conformité doit: opérer à travers un organe de supervision; fonctionner à
travers un seul ensemble de procédures; et prévoir des mesures applicables de manière
graduelle. Un comité indépendant d'experts dans les domaines pertinents doit opérer
l'organe. La NOUVELLE ZELANDE affirma que la création d'une liste des scénarios de
non-conformité était peu pratique. Le représentant du CLIMATE ACTION NETWORK apporta
son appui à la mise en place d'un comité permanent composé d'experts indépendants et
capable de répondre à un large éventail de circonstances. L'action peut être
enclencher par le processus d'évaluation de l'Article 8, l'une des Parties, le
Secrétariat ou la société civile.
La représentante des ETATS-UNIS indiqua que le système de mise en conformité
s'appliquerait à toutes les dispositions du Protocole mais pas aux obligations
non-contraignantes. L'AOSIS mit en garde contre toute tentative d'établir une différence
entre obligations juridiques contraignantes et celles non-contraignantes. L'IRAN mit en
exergue le caractère juridique contraignant du Protocole en tant qu'ensemble. La CHINE
déclara que l'Article 18 s'appliquait à toutes les obligations du Protocole. L'AUSTRALIE
affirma qu'une distinction entre les aspects contraignants et non-contraignant était
nécessaire pour des raisons pratiques. L'AUSTRALIE et le JAPON, contrés par les EMIRATS
ARABES UNIS, mirent en relief l'utilité de prévoir des revues par les pairs, plutôt
qu'un régime punitif, dans la mise en application des obligations.
Au sujet des conséquences du non-respect des dispositions, tous les délégués
soulignèrent le caractère préliminaire de leurs commentaires. L'UE, appuyée par le
JAPON et l'AOSIS, nota sa préférence pour un système combinant des mesures de mises en
application "dures" et "douces" échelonnées en fonction de la
gravité de la brèche et de la nature de l'obligation. Le CANADA se référa à des
étapes procédurières aboutissant à l'application des conséquences en tant que partie
intégrante du système de mise en conformité. La représentante souligna le besoin de
détermine les cas où les conséquences seraient automatiquement appliquées. La
représentante des ETATS-UNIS se référa à l'accord préalable et à un certain degré
d'application automatique comme conditions préalables aux conséquences contraignantes.
L'oratrice attira l'attention sur la disposition du Protocole (Article 6.1.c) pénalisant
la non-conformité par une l'imposition d'une interdiction de vendre des unités de
réduction d'émission lorsque la Partie ne respecte pas ses obligations relevant des
Articles 5 (systèmes nationaux d'estimation du taux net des émissions) et 7 (inventaires
annuels des G.E.S). Le représentant de CLIMATE ACTION NETWORK nota la nécessité d'une
approche innovante et se référa à la création d'un fonds de mise en conformité,
auquel les Parties pourraient choisir de payer.
LES GROUPES DE CONTACT ET LES CONSULTATIONS INFORMELLES
Les Mécanismes du Protocole: Le Groupe de Travail Conjoint sur les mécanismes se
réunit dans la soirée pour délibérer de la Synthèse des Propositions soumises par les
élaborée par le Président. Le G-77/CHINE déclara qu'il était encore dans le processus
de synthèse des positions nationales et demanda un report des délibérations à un peu
plus tard dans la soirée.
Les communications des pays visés à l'Annexe I: Le groupe de contact sur les
communications des pays de l'Annexe I se réunit le matin et dans la soirée pour
considérer les projets de lignes directrices devant régir l'élaboration des rapports
des inventaires nationaux de gaz à effet de serre. Les Participants devaient négocier
l'introduction d'amendements de fond dans les libellés portant sur: les estimations des
émissions et des suppressions; La réponse à l'étude d'inventaire; et l'élaboration
des rapports nationaux. Les participants procédèrent également à l'examen d'un projet
de mise à jour des tableaux communs des rapports, et apportèrent un certain nombre de
modifications, incluant: la suppression du tableau établi pour les améliorations
anticipées au niveau des méthodologies; la suppression de la répartition les
statistiques de la consommation nationale et étrangère au niveau du transport
international dans le tableau concernant les données sectorielles générales en matière
d'énergie; l'insertion d'un indicateur précisant l'année dans tous les tableaux
appropriés; et la retenu optionnelle de l'utilisation d'un certain nombre de tableaux
ayant trait à l'affectation des terres, au changement d'affectation et à la foresterie
et l'inclusion de ses tableaux en tant que partie intégrante des rapports d'inventaire
nationaux.
Les communications des pays non visés à l'Annexe I: Un groupe de contact présidé
par Dan Reifsnyder (ETATS-UNIS) et Paul Maclons (Afrique du Sud) se réunit l'après-midi
pour examiner les communications des pays non-visés à l'Annexe I. Le G-77/CHINE soumit
un projet de décisions sur les communications nationales initiales et subséquentes des
Parties non-visées à l'Annexe I pour examen et adoption à la CdP-5. Le projet de
proposition renferme des décisions sur: les lignes directrices et les directives; le
calendrier des soumissions; le soutien financier et technique; l'examen des communications
des pays non-visés à l'Annexe I; et l'évaluation des activités d'habilitations menées
par le FEM.
L'U.T.M.U.T.F: Le groupe de contact sur l'utilisation des terres, la modification de
l'utilisation des terres et la foresterie (UTMUTF) se réunit l'après-midi pour examiner
le projet de conclusions sur les questions ayant trait aux politiques et procédures
visant à faciliter l'élaboration des règles et des lignes directrices devant régir
l'UTMUTF. Après un débat étendu, les d�l�gu�s ne parvinrent pas � s'entendre sur
bon nombre d'�l�ments de la proposition de texte, et plac�rent plusieurs phrases et
paragraphes entre crochets. Le groupe d�cida de reporter son d�bat sur le projet de
conclusions en attendant l'examen du tableau propos� pour les activit�s du SBSTA, �
partir du SBSTA-10 et jusqu'au SBSTA-13, con�u pour faciliter la progression des
n�gociations.
Le Budget: Le groupe de contact sur le budget, pr�sid� par Mohamed Ould el Ghaouth
(Mauritanie), se r�unit � midi. Des pr�sentations furent faites par le Secr�tariat sur
ses activit�s dans le domaine des communications et des inventaires de gaz � effet de
serre des Parties non-vis�es � l'Annexe I. Le Secr�tariat devait noter que l'analyse
des communications des Parties non-vis�es � l'Annexe I indiquait que plusieurs
d'entre-elles ont fourni plus de donn�es que requis par les lignes directrices du GIEC,
que les communications diff�raient l�g�rement du format recommand� par le GIEC et que
plusieurs �l�ments innovants ont apport� des am�liorations au processus. Le
Secr�tariat se r�f�ra �galement aux activit�s de renforcement des capacit�s dans le
domaine de l'�laboration des communications nationales.
Le d�l�gu� des PHILIPPINES souligna la n�cessit� de poursuivre le travail sur les
communications des Parties non vis�es � l'Annexe I, s'enquit de l'�tendue de la
conformit� aux lignes directrices du GIEC et nota le besoin d'identifier les contraintes
techniques et financi�res auxquelles les Paries se trouvent confront�es. Au sujet de la
situation de montant en report, le Secr�tariat indiqua que ce chiffre �tait �tabli sur
une base biennale et que le chiffre pour l'exercice 1999 ne pourrait �tre d�gag� qu'�
la fin de cette ann�e. La repr�sentante des ETATS-UNIS qualifia la r�gle budg�taire
qui emp�che la d�pense des montants port�s en report, "d'incitation perverse"
contre le paiement des contributions en temps opportun. L'UE pr�cisa que les
contributions pay�es hors d�lais n'�taient pas l'unique cause des soldes en report. Le
Secr�tariat sugg�ra la prise d'une d�cision par la CdP permettant la d�pense des
montants en reports jusqu'� hauteur du budget approuv�.
La Recherche et l'Observation Syst�matique: La r�union des d�l�gu�s dans des
consultations informelles sur le th�me de la recherche et de l'observation syst�matique
parvint � une s�rie de conclusions, dont entre autres, l'encouragement des Parties �
am�liorer le soutien en faveur du renforcement des capacit�s dans les pays en
d�veloppement aux fins de leur permettre d'inverser la d�gradation des capacit�s en
mati�re d'observation et d'am�liorer la collecte et l'utilisation des donn�es pour
mieux r�pondre aux besoins aux niveaux local, r�gional et international.
DANS LES COULOIRS
Des tentatives de clarifier les s�quences et le contenu du travail sur le th�me de
l'UTMUTF se sont poursuivies dans les couloirs apr�s le peu de progr�s enregistr� au
cours de la r�union de l'apr�s-midi qui devait d�battre des "projets de
conclusions" sur les questions m�thodologiques. Un d�but de convergence des points
de vue a commenc� � �merger � la r�ception du Secr�taire Ex�cutif, sur la base du
tableau propos� par les membres de 'Umbrella Group'. Le GIEC est susceptible de demander
des �claircissements sur un certain nombre d'�l�ments, y compris l'octroi d'un d�lai
ad�quat aux gouvernements pour "l'assimilation" du Rapport Sp�cial du GIEC
avant la tenue de l'Atelier Sp�cial, l'ann�e prochaine.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
Groupe de Contact sur les M�canismes: La r�union du groupe de contact sur les
m�canismes est pr�vue � partir de 10h.
Groupe de Travail Conjoint: Le Groupe de Travail Conjoint sur le th�me du respect des
obligations se r�unira � partir de 16h.
Consulter le tableau d'affichage pour l'horaire et le lieu des autres r�unions.