Publié par L'Institut International du Développement
Durable (IIDD) Vol. 12 No. 100 mardi 01 juin 1999
LES FAITS MARQUANTS DES ORGANES SUBSIDIAIRES DE LA CCCC
31 MAI 1999
Les délégués près de la dixième session des organes
subsidiaires de la CCCC ont discuté de la conformité aux
dispositions du Protocole de Kyoto Protocole durant les
consultations informelles et ont assisté à un briefing sur
l'Atelier Technique tenu sur les Mécanismes du Protocole.
L'Organe Subsidiaire de Conseil Scientifique et Technologique
(SBSTA) devait aborder, entre autres: la coopération avec les
organisations internationales; l'éducation, la formation et la
sensibilisation du public; et, la recherche et l'observation
systématique. L'Organe Subsidiaire de Mise en Oeuvre (SBI) a
considéré les communications des pays non visés à l'Annexe I.
LES CONSULTATIONS INFORMELLES
Les délégués procédèrent à un échange de vues sur le thème du
respect des dispositions durant les consultations informelles et
entendirent une synthèse des soumissions faites par les Parties.
L'Australie, le Canada, l'UE, la Nouvelle Zélande, l'AOSIS,
l'Afrique du Sud et les Etats-Unis présentèrent des soumissions.
Harald Dovland (Norvège) et Espen Rønneberg, (Iles Marshall)
furent désignés à la coprésidence du groupe de travail conjoint
sur le thème du respect des dispositions.
LE BRIEFING SUR LES ATELIERS TECHNIQUES
Le président du SBSTA, Kok Kee Chow (Malaisie) et le Vice-
président du SBI, Mohammad Reza Salamat (Iran) donnèrent aux
délégués un briefing à propos de l'Atelier Technique sur les
Mécanismes du Protocole qui s'est déroulé du 9 au 15 avril 1999
à Bonn-Bad Godesberg, en Allemagne. Les principaux thèmes
abordés au cours de l'atelier devaient englober la référence aux
méthodologies, l'additionalité, la vérification et l'élaboration
des rapports ayant trait au mécanisme pour un développement
propre (MDP) et les projets relevant de l'Article 6 (mise en
uvre conjointe). Les autres questions discutées devaient
inclure, la validation et le financement des projets réalisés
dans le cadre du MDP, la composante adaptation et
l'établissement des rapports, la vérification et la
responsabilité en matière d'échange de droits d'émission. les
participants avaient également procéder à un échange de vues sur
le thème du renforcement des capacités au profit des pays en
développement.
LE SBSTA
Le Président Chow mit en exergue le rôle du SBSTA consistant
à s'assurer de la réalisation des objectifs du Plan d'Action de
Buenos Aires. L'orateur attira l'attention sur l'élection, lors
de la CdP-4, de Lambert Gnapelet (République Centrafricaine), en
tant que Vice-président du SBSTA et d'Andrej Kranjc (Slovénie)
en tant que Rapporteur.
Michael Zammit Cutajar, Secrétaire Exécutif de la CCCC,
souligna l'importance de la CdP-5 en tant que "tremplin"
potentiel pour la production de résultats permettant de
renforcer et de maintenir les capacités nationales des pays en
développement et des pays en transition économique. Il indiqua
par ailleurs que les sessions des organes subsidiaires se
devaient d'identifier ce dont la CdP-5 aurait besoin pour
aboutir et de déterminer les réunions et les ateliers
nécessaires à la réalisation des objectifs de la CdP-6.
Concernant l'ordre du jour du SBSTA (FCCC/SBSTA/1999/1), le
Président Chow nota que le SBSTA et le SBI procéderont
conjointement à l'examen des points de l'ordre du jour portant
sur les effets adverses, le respect des dispositions, les AIJ
durant la phase pilote, et les mécanismes inscrits dans le cadre
du Protocole de Kyoto. Il rapporta également une proposition de
déférer au SBSTA-11, l'examen de l'impact des projets
particuliers sur les émissions durant la période d'engament et
celui des aspects scientifiques et méthodologiques de la
proposition du Brésil (répartition des responsabilités entre les
émetteurs sur la base de l'historique de leurs émissions).
L'ISLANDE apporta son appui à cette proposition.
L'ARABIE SAOUDITE, appuyée par la CHINE et l'INDE, déclara
que certaines questions risquaient de ne pas être traitées de
manière adéquate et suggéra que le SBSTA et le SBI abordent
conjointement les points communs de l'ordre du jour. La CHINE
fit part de ses réserves concernant la possible clôture de la
phase pilote des activités de mise en uvre conjointe (AIJ) et
la transition vers les projets inscrits dans le cadre de
l'Article 6 du Protocole (mise en uvre conjointe) et de
l'Article 12 (MDP), affirmant que l'expérience en cours est
inadéquate. L'orateur souhaita être édifié quant à la manière
dont les AIJ peuvent permettre une transition vers les projets
relevant de l'Article 6 et de l'Article 12, notant que les AIJ
sont censées être réalisées entre des Parties visées à l'Annexe
I et des Parties non visées à l'Annexe I et que les crédits n'y
sont pas de mise, alors que les projets relevant de l'Article 6
sont prévus entre les Parties pays industrialisés uniquement.
Au sujet de la coopération avec les organisations
scientifiques pertinentes, Robert Watson, Président du Groupe
Intergouvernemental sur l'Evolution Climatique (GIEC), nota que
le GIEC se trouvait désormais dans la phase la plus intense de
son programme de travail en raison des requêtes transmises par
le SBSTA ou la CCCC, et qu'il est confronté à un problème
budgétaire qui nécessite de nouveaux apports financiers des
gouvernements. Il fit part de l'acceptation par le GIEC du
Rapport Spécial sur l'Aviation et l'Atmosphère, ainsi que de
la liste des Questions Scientifiques de pertinence Politique qui
doivent être traitées dans le Rapport de Synthèse du Troisième
Rapport d'Evaluation (TRE). Il nota également les progrès
réalisés dans l'élaboration du TRE. Plusieurs délégations, dont
l'AUSTRALIE, l'UE et le JAPON, appelèrent à la prise de mesures
pour la résolution des problèmes financiers du GIEC.
Au sujet de la coopération avec d'autres organes des Nations
Unies, le Secrétariat attira l'attention sur la collaboration
avec la CNUCED, le PNUD, le PNUE et l'ONUDI. L'ARABIE SAOUDITE
et la SUISSE appelèrent à l'élargissement de la portée des
futurs efforts au-delà des Mécanismes du Protocole. La GAMBIE,
les ILES MARSHALL et le ZIMBABWE mirent l'accent sur
l'importance du renforcement des capacités, en particulier pour
les Parties non visées à l'Annexe I. La TANZANIE et le ZIMBABWE
appelèrent à davantage de précision dans la signification du
terme renforcement des capacités et indiquèrent que le point
focal doit être le renforcement des capacités nationales. Le
PNUE déclara être en collaboration avec le Secrétariat de la
CCCC dans un projet de renforcement des capacités dans le cadre
du MDP, axé sur les pays en développement et les pays en
transition économique.
Au sujet de la coopération avec d'autres conventions, le
Président Chow évoqua l'accent placé sur la coopération avec la
Convention sur la Lutte Contre la Désertification (CCD) et avec
la Convention sur la Biodiversité (CDB). Gregoire de
Kalbermatten, du Secrétariat de la CCD, déclara que compte tenu
des connexions étroites entre les questions traitées par la
CCCC, la CCD et la CDB, les initiatives visant à renforcer les
liens de collaborations doivent être encouragées. L'orateur
affirma que les avantages des synergies inter-Conventions ne
pourront pas être réalisés tant qu'il y aura manque de
ressources, en particulier dans les pays en développement.
Kalemani Mulongoy, du Secrétariat de la CDB, mit en relief les
domaines où le SBSTA-10 pourrait aider le programme de travail
de la CDB, notamment: la considération des meilleures modalités
permettant de faire face au phénomène de décoloration du corail,
à travers éventuellement l'organisation d'une expertise
conjointe; l'amélioration de la compréhension des interactions
entre la diversité biologique forestière et l'évolution
climatique; et la contribution au travail de la CDB dans le
domaine de l'éducation et de la sensibilisation du public, avec
des matériaux ayant trait à la question des changements
climatiques.
Concernant l'éducation, la formation et la sensibilisation du
public, le Président Chow nota que qu'ayant reçu trois
soumissions seulement, le Secrétariat se trouvait dans
l'incapacité de formuler des propositions quant à la manière
d'intégrer ce thème dans le programme de travail du SBSTA et
proposa de fixer une nouvelle échéance pour les soumissions.
L'UE suggéra l'élaboration des aspects éducation et
sensibilisation du public dans le travail sur les bonnes
pratiques dans le chapitre consacré aux politiques et mesures.
Le délégué appela le Secrétariat à édifier les Parties sur les
coûts estimatifs de la poursuite du travail l'éducation, la
formation et la sensibilisation du public. La REPUBLIQUE DE
COREE nota la nécessité d'un guide technique pour les pays en
développement et accueillit favorablement la participation du
secteur privé dans la promotion des activités de
sensibilisation.
Au sujet de la recherche et de l'observation systématique,
Kirk Dawson, de l'organisation Global Climate Observatory
Systems (GCOS) présenta un rapport sur les activités entreprise
en réponse aux décisions du SBSTA-9 et de la CdP-4. L'orateur
souligna le besoin, entre autres: d'une meilleure orientation
pour les soumissions des Parties concernant leurs plans et
programmes nationaux dans le domaine de l'observation
systématique; d'un financement à long terme pour les opérations
en cours; et de systèmes compatibles avec les niveaux
d'infrastructure des pays en développement. Il indiqua que le
GCOS était en train d'explorer l'opportunité d'établir un
conseil intergouvernemental chargé de fournir les orientations
nécessaires pour le traitement des questions prioritaires et de
proposer une série de réunions sur le thème de la mise en
application qui pourraient également servir pour
l'identification des questions scientifiques, politiques ou
financière devant être traitées à l'échelle régionale. Il appela
le SBSTA à apporter son assistance à la mobilisation des
ressources nécessaires.
LE SBI
Le Président Bakary Kante introduisit les nouveaux membres du
Bureau, Mohammad Reza Salamat (Iran), Vice-président du SBI et
Klaus Radunsky (Autriche), Rapporteur. Il déclara qu'après
consultation du Bureau de la CdP: la seconde revue de
l'adéquation des engagements sera traitée à la CdP-6; la requête
de la Turquie de ne plus figurer dans l'Annexe I sera débattue
d'ici la CdP-5; et que la requête du Kazakhstan d'amender
l'Annexe I sera portée à l'ordre du jour provisoire de la CdP-5.
Le délégué des PHILIPPINES, appuyé par la CHINA, fit
objection à la formulation du point de l'ordre du jour portant
sur les communications des pays non visés à l'Annexe I qui fait
référence à un processus d'examen des communications
nationales, et suggéra de la remplacer par questions ayant
trait à l'examen des communications des pays non visés à
l'Annexe I. La CHINE, avec les PHILIPPINES et la REPUBLIQUE DE
COREE, déclara que le point portant sur l'échéance des secondes
communications des pays non visés à l'Annexe I était prématuré,
compte tenu du fait que 11 pays en développement seulement ont
soumis leurs premières communications nationales. Il attribua ce
retard au FEM. L'ARABIE SAOUDITE, appuyée par le BOTSWANA,
déclara que la mise en uvre des Articles 4.8 et 4.9 de la CCCC
et des Articles 2.3 et 3.14 (effets adverses) du Protocole
doivent être abordés dans une session conjointe.
La SUISSE déclara que la session du SBI se devait de faire
progresser autant d'éléments du Programme d'Action de Buenos
Aires que possible, mais qu'elle devait s'efforcer aussi de
faire avancer la mise en application de la Convention, et en
particulier des Articles 4.8, 4.9 et 12. Le délégué appela à la
mise en place d'un régime de conformité fort et applicable et à
des procédures de vérification et de certification fiables.
Au sujet de l'examen des communications des Parties non
visées à l'Annexe I, le délégué des PHILIPPINES s'interrogea sur
la raison d'être de ce point de l'ordre du jour, compte tenu du
fait que la Convention appelle à l'examen des communications
nationales de toutes les Parties. L'UE, avec les ETATS-UNIS,
déclara que l'examen des communications nationales initiales
doit aboutir à l'amélioration des secondes communications
nationales. Le délégué indiqua que les communications nationales
peuvent aider à identifier les moyens supplémentaires
nécessaires aux Parties non visées à l'Annexe I dans leurs
efforts visant à appliquer l'Article 12 (communication de
l'information) et évoqua la nécessité d'une décision de la CdP
sur le processus d'examen avant qu'on ait décidé de l'échéance
des secondes communications nationales. Le délégué des ETATS-
UNIS affirma que la révision du plan directeur était essentielle
pour l'amélioration des secondes communications nationales et
proposa d'élargir les lignes directrices de manière à y inclure,
entre autres, une couverture plus large et plus détaillée des
inventaires de gaz à effet de serre (GES) et de l'information
concernant les tendances en matière d'émissions de GES.
L'AUSTRALIE apporta son soutien à la proposition de révision des
lignes directrices concernant les communications des Parties non
visées à l'Annexe I et déclara que cela devait se faire avant
l'échéance des secondes communications nationales. La REPUBLIQUE
DE COREE déclara que l'examen des communications des Parties non
visées à l'Annexe I doit identifier leurs difficultés
financières et techniques dans le domaine de la limitation des
GES et doit être entrepris lorsque davantage de communications
des Parties non vis�es � l'Annexe I seront disponibles.
Concernant la mise � disposition du soutien financier et
technique pour l'�laboration des communications des Parties non
vis�es � l'Annexe I, le G-77/CHINE souhaita �tre �difi� sur les
raisons de la non-inclusion dans l'ordre du jour d'un point sur
le m�canisme de financement et d�clara que l'�ch�ance des
secondes communications nationales des Parties non vis�es �
l'Annexe I d�pendra de la disponibilit� des ressources
financi�res. L'UE mit en relief les avantages que les pays en
d�veloppement pourraient tirer de la pr�paration des
communications nationales. Le JAPON souhaita voir le FEM �tre
utilis� de mani�re efficace mais �tait pr�t � consid�rer
d'autres voies permettant d'am�liorer les capacit�s des pays en
d�veloppement en vue d'acc�l�rer l'�laboration des
communications nationales. Le TOGO souligna la n�cessit�
d'impliquer les experts locaux. Le d�l�gu� des ETATS-UNIS
proposa l'entreprise d'une �valuation technique des inventories
de GES individuel et la tenue d'un forum d'�change d'exp�rience
pour les pays ayant soumis leurs communications. Le BRESIL
souligna le besoin d'impliquer tous les secteurs pertinents dans
l'�laboration des inventaires nationaux, car cela permettra
d'engendrer une meilleure prise de conscience et davantage de
cr�dibilit�. A la requ�te de plusieurs Parties, le Pr�sident
Kante accepta de reprendre le d�bat sur ce sujet, mardi apr�s-
midi.
Au sujet des contributions des Parties � la revue des
activit�s d'habilitation entreprises par le FEM, l'UE et les
ETATS-UNIS apport�rent leur appui � la proposition �crite
soumise par la Suisse appelant � prendre en consid�ration toutes
les contributions bilat�rales et multilat�rales, et pas
uniquement les efforts du FEM. Le G-77/CHINE requit de plus
amples renseignements sur le processus de revue. Le Pr�sident
Kante d�clara que le Secr�tariat tiendra compte de ces
commentaires dans l'�laboration de son rapport.
Concernant la mise en application des Articles 4.8 et 4.9
(effets adverses), le Pr�sident fit part de la d�cision des
Pr�sidents du SBI et du SBSTA d'�tablir un Comit� des Amis du
Pr�sident, comprenant le Vice-pr�sident du SBI, les
Coordinateurs du G-77/Chine, de l'UE, de l'EIT et du JUSCANZ,
pour finaliser les termes de r�f�rence de l'atelier qui sera
consacr� � ce th�me.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
REUNION COJOINTE SBI/SBSTA: Le SBI et le SBSTA se r�uniront
dans la Salle 'Maritim' � partir de 10h.
SBI: Le SBI se r�unira dans la Salle 'Maritim' � partir de
15h.
SBSTA: Le SBSTA se r�unira dans la Salle 'Beethoven' � partir
de 15h.
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L'Institut International du D�veloppement Durable (IIDD),
�diteur du Bulletin des N�gociations de la Terre, a le plaisir
d'annoncer la nomination de David Runnalls, son nouveau
Pr�sident Directeur G�n�ral.
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