Bulletin des Négociations de la Terre

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Un service d'information sur les négociations en matière d'environnement et de développement

 

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Publié par l'Institut International du Développement Durable (IIDD)

 

Vol. 9 No. 374
Mercredi 4 juillet 2007

LES FAITS MARQUANTS DE L'OSASTT 12:

MARDI 3 JuILlET 2007

Mardi, les participants à la douzième réunion de l'Organe subsidiaire chargé de fournir des avis scientifiques, techniques et technologiques (OSASTT 12) à la Convention sur la diversité biologiques (CDB) se sont réunis dans la Grande Commission, tout le long de la journée, pour considérer l'examen approfondi de l'application de l'approche par écosystème (AE) et de la mise en œuvre de la Stratégie mondiale pour la conservation des plantes (SMCP).

LA GRANDE COMMISSION

APPLICATION DE L'APPROCHE PAR ECOSYSTEME: Plusieurs délégués ont appelé pour une amélioration de la consci­entisation du public à l'égard de l'AE, en particulier, quant à ses avantages potentiels pour les communautés. HAÏTI a suggéré l'élaboration d'études sur les effets sur les communauté et d'une brochure sur l'application de l'AE. MYANMAR a encouragé le partage des expériences vécues dans les cas de réussite. La COLOMBIE a posé la question de savoir si la principale barrière posée à l'application de l'AE était le manque de compréhension ou le manque de volonté politique. L'INDONESIE a appelé à l'élabo­ration de stratégies sur la manière de dépasser ces barrières. Le MALAWI a mis en relief l'utilité de l'AE dans le travail avec les communautés locales, et SAINTE LUCIE a souhaité en savoir davantage sur les différences entre l'AE et d'autres approches, appelant à des stratégies de mise en œuvre à court, moyen et long termes.

La NORVEGE a annoncé ses plans d'appliquer l'AE en guise de cadre principal pour les milieux marins et a préféré l'intégration de l'approche dans les décisions touchant à la gestion. La SUISSE a souligné le besoin de favoriser: la bonne gouvernance; la coopéra­tion efficace à différents niveaux, y compris à travers les secteurs, et la valorisation économique des services des écosystèmes. La MALAISIE a mis l'accent sur l'intégration de l'AE dans les processus de planification nationale et les programmes de sensi­bilisation pour une mise en œuvre étape par étape cohérente. La THAÏLANDE a appelé à une coopération avec la Commission du développement durable.

Le CANADA et les PAYS-BAS ont mis en garde contre l'élab­oration de nouvelles normes, préférant des indicateurs de perfor­mance. L'ARGENTINE et le BRESIL ont fait objection aux références à des mesures d'encouragement, à des indicateurs et à des normes, le BRESIL soulignant l'inapplicabilité  d'une stratégie de marchéage à la promotion de l'AE.

L'AUSTRALIE a fait part de ses réserves quant à la sur-simpli­fication du concept de l'AE, encourageant une plus grande souplesse relativement aux objectifs, aux indicateurs et aux normes  et, avec le MEXIQUE, a préféré une diffusion d'études de cas sur la mise en œuvre réussie de l'AE. La FINLANDE a appelé à la mise en place de sites de démonstration de l'AE et l'OUGANDA a requis un soutien financier pour de tels projets. La SUEDE a proposé élaborer plutôt des directives pour l'application de l'AE dans les différents secteurs et écosystèmes, que des normes et des indicateurs mondiaux. La NOUVELLE ZELANDE a suggéré d'examiner l'efficacité du recueil de l'AE et de déterminer les éléments critiques de la mise en œuvre. La BELGIQUE, avec le ROYAUME-UNI, a souligné le besoin d'élaborer davantage le recueil. La CONVENTION DE RAMSAR a proposé l'adoption, pour l'AE, d'un principe supplémentaire stipulant que la gestion de l'écosystème devrait s'assurer qu'aucun de ses services ne soit perdu, même dans des conditions de changements rapides.

Au sujet du renforcement des capacités, le CANADA a déclaré qu'il doit répondre aux besoins locaux et régionaux et en coopéra­tion avec les organes internationaux pertinents; La CHINE a appelé au renforcement des capacités à tous les niveaux; Le JAPON et le COSTA RICA ont encouragé un engagement plus important des parties prenantes; et l'AUSTRALIE a plaidé pour un ciblage des efforts de renforcement des capacités. La TANZANIE a remis en question l'efficacité des ateliers organisés au niveau national et a suggéré que la formation soit intégrée dans d'autres activités de gestion. La MICRONESIE et KIRIBATI ont appelé à l'amélioration des ressources financières et à un renforcement des capacités ciblant les besoins particuliers des Etats des îles du Paci­fique.

La Division des affaires des océans et du droit de la mer a rapporté que, dans l'accomplissement de son mandat sur l'applica­tion de l'AE des océans, le représentant de l'UNICPOLOS a trouvé que la mise en œuvre devait prendre en ligne de compte les contextes régional et local. Le CONSEIL DE L'EUROPE a encouragé l'intégration de l'AE dans tous les programmes de travail de la CDB, en particulier, celui touchant aux aires protégées. Le WWF a souligné qu'une application plus large de l'AE est entravée par l'absence de cohérence dans la mise en œuvre des programmes de travail de la CDB. Le PNUE a présenté un rapport sur la Stratégie paneuropéenne de la diversité biologique et des paysages qui accordé une priorité à la mise en œuvre de l'AE, et sur ses récents travaux sur l'éclaircissement des connexions entre l'AE et la gestion durable des forêts. GREENPEACE a fait état d'un manque d'application de l'AE dans la gestion des pêches, dont le résultat est une surpêche de 75% de l'ensemble des stocks de poissons commerciaux, et a appelé à une application de l'AE dans tous les écosystèmes marins. L'IIAB a appelé à une participation pleine et effective des populations autochtones et des commu­nautés locales dans la mise en œuvre de l'AE et à l'insertion d'études de cas appropriés dans le recueil.

Le président Prip a annoncé qu'un document de séance (DS) sur l'examen approfondi de la l'application de l'AE serait élaboré.

STRATEGIE MONDIALE POUR LA CONSERVATION DES PLANTES: Le secrétariat a introduit l'examen approfondi de l'application de la Stratégie mondiale pour la conservation des plantes (SMCP) (UNEP/CBD/SBSTTA/12/3).

Linda Collette, FAO, a présenté un rapport sur les objectifs de la SMCP où des progrès limités ont été accomplis, examinant les processus disponibles dans les différents secteurs, qui peuvent  contribuer à la réalisation de ces objectifs. Elle a précisé que les trois objectifs aux progrès limités sont l'objectif 2 (évaluation préliminaire de l'état de conservation de toutes les espèces de plantes connues, aux niveaux national, régional et international), l'objectif 4 (au moins 10% de chacune des régions écologiques de la planète efficacement conservées) et l'objectif 7 (60% des espèces menacées d'extinction dans le monde conservées en situ). Elle a mis en exergue les opportunités offertes pour mettre à contri­bution les données collectées dans d'autres secteurs, tels que ceux des forêts et de l'agriculture à travers des programmes, codes de pratique et autres perspectives nationales. Elle a suggéré de renforcer les liens entre les correspondants de la SMCP et ceux d'autres secteurs et d'accroître le renforcement des capacités.

Jon Lovett, Universit� de Twente, a parl� du besoin, pour la SMCP, de nouveaux objectifs tenant compte des menaces �mer�geantes pos�es � la diversit� des plantes, telles que les changements climatiques, qui, a-t-il dit, auront un impact important sur la r�par�tition de la diversit� des plantes. Il a �galement parl� d'une augmen�tation, partout dans le monde, des d�p�ts atmosph�riques de nitrog�ne, et a mis en relief l'absence de connaissances sur ses effets sur la diversit� des plantes, dans les lieux sensibles de biodi�versit�.

Neville Ash, Centre mondial du PNUE pour le suivi de la conservation (PNUE-CMSC), a pr�sent� un expos� sur les syner�gies entre les objectifs de la SMCP et ceux d�crits dans le cadre de la CDB pour l'�valuation des progr�s accomplis dans la poursuite de l'objectif de 2010 pour la biodiversit�, mettant en exergue les opportunit�s offertes pour l'application des outils disponibles, tels que les �valuations, les �tudes de cas et les bases de donn�es, comme indicateurs du suivi des progr�s accomplis dans la pour�suite � la fois de la SMCP et des objectifs de 2010. Il a soulign� la n�cessit� de mobiliser les donn�es disponibles avant 2010 et de consid�rer la possibilit� de mettre en place une strat�gie � long terme.

Huang Hongwen, South China Institute of Botany, a pr�sent� un rapport sur la contribution de la SMCP � l'all�gement de la pauvret� et au d�veloppement rural. Il a cit� des exemples de la mani�re dont le travail des jardins botaniques a abouti � de nouv�elles vari�t�s culturales, a am�lior� la s�curit� alimentaire et a am�lior� la productivit� agricole.

Les d�l�gu�s et les pr�sentateurs ont ensuite examin�, entre autres: le besoin d'am�liorer les indicateurs applicables aux for�ts et � l'agriculture; la cr�dibilit� des mod�les pr�sent�s; et le besoin de se pencher � la fois sur les �cosyst�mes terrestres et marins.

Plusieurs d�l�gu�s ont partag� les exp�riences v�cues avec la mise en �uvre de la SMCP. La TURQUIE a analys� les obstacles entravant la r�alisation des objectifs de la SMCP, �voquant l'absence de donn�es r�gionales s�res, les difficult�s rencontr�es dans la d�signation des zones de conservation et le commerce illicite d'esp�ces de flore sauvages. Le d�l�gu� des SEYCHELLES a signal� que son exp�rience nationale peut �tre utile � d'autres petits Etats insulaires en d�veloppement. Le d�l�gu� de SINGAPOUR a parl� de l'exp�rience de son pays dans la conserva�tion des plantes en milieu urbain. L'AFRIQUE DU SUD a encourag� les synergies en Afrique et dans le cadre de la coordina�tion r�gionale et le d�l�gu� des PAYS-BAS a attir� l'attention sur la Strat�gie europ�enne pour la conservation des plantes. La ZAMBIE a encourag� le secr�tariat � soutenir l'�laboration de strat�gies nationales pour la conservation des plantes.

La SLOVENIE, le MEXIQUE et d'autres ont apport� leur appui � l'id�e d'�laborer une SMCP applicable � la p�riode au-del� de 2010, le MEXIQUE le pr�sentant comme �tant un succ�s de la CDB et appelant � une plus grande coop�ration avec la CITES dans le traitement du probl�me du commerce illicite des esp�ces de flore sauvage. La CHINE a appel� � une mise en �uvre  acc�l�r�e de la mise en �uvre de la SMCP. Le GHANA et la MALAISIE ont mis en relief les besoins en mati�re de financement, n�cessaires � la mise en �uvre et au renforcement des capacit�s, le COSTA RICA a appel� � la mise en place d'un m�canisme financier pour aider l'�laboration des strat�gies de d�veloppement nationales, et la THA�LANDE a requis la conduite d'�tudes sur les sch�mas de financement innovants, notamment � travers l'implication du secteur priv�. La REPUBLIQUE DE COREE a parl� du besoin de trouver des mani�res efficaces de r�soudre les contraintes entravant les progr�s sur de nombreux objectifs. L'INDONESIE, l'AUSTRALIE et l'ISLANDE ont parl� des r�seaux r�gionaux pour la mise en �uvre, et la COLOMBIE a propos� une recommanda�tion suppl�mentaire pour l'�laboration d'outils r�gionaux d'�change d'informations et de renforcement des capacit�s. L'INDE a appel� � une coop�ration intersectorielle et, avec le RWANDA, � l'am�liora�tion de l'expertise taxonomique. Le repr�sentant de FRIENDS OF THE EARTH a soulign� la n�cessit� de renforcer les connais�sances, y compris � travers un accroissement du nombre des profes�sionnels de la conservation des plantes, pour am�liorer la mise en �uvre de la SMCP. L'UICN a parl� de RapidList, un nouvel outil pour l'�valuation rapide de l'�tat de conservation des esp�ces.

Le ROYAUME-UNI, l'IRLANDE, l'AUSTRALIE et la NORVEGE ont accueilli favorablement l'�laboration d'une kit-outil destin� � aider les parties dans la mise en �uvre, l'Irlande encourageant son ach�vement rapide et soulignant le besoin de prendre en compte les conclusions de la r�union sur la SMCP, tenue � Dublin en 2006. Appuy� par le MALAWI et les PAYS-BAS, ils ont �galement fait objection � l'�laboration d'un �tat de la biodiver�sit� v�g�tales, pr�f�rant une int�gration des  donn�es relatives aux plantes dans le rapport GBO-3. La MALAISIE et la SLOVENIE ont appel� � une nouvelle appellation pour l'Etat de la biodiversit� des plantes. Le CANADA et la FRANCE ont demand� que le kit-outil soit traduit dans diff�rentes langues et soit mis � disposition en ligne. BOTANICAL GARDENS CONSERVATION INTERNA�TIONAL a offert de poursuivre le soutien accord� � l'�laboration du kit-outil.

Au sujet des nouveaux objectifs propos�s touchant aux change�ments climatiques et des chargements de substances fertilisantes, plusieurs participants ont pr�f�r� leur int�gration dans les objectifs existants et un examen dans le cadre des objectifs g�n�raux de la biodiversit� au-del� de 2010. Le CANADA a d�clar� que l'int�gra�tion de nouveaux objectifs devrait �tre  fond�e sur les connais�sances scientifiques s�res et le BRESIL a soulign� le besoin de se concentrer sur les objectifs disponibles. PLANTLIFE INTERNA�TIONAL a encourag� les parties � prendre en ligne de compte les th�mes �mergeants, comme les changements climatiques, dans toutes les actions visant � la concr�tisation des objectifs de la SMCP.

Le CENTRE D'INFORMATIONS MONDIAL SUR LA BIODIVERSITE a r�f�r� les parties � son portail lanc� r�cemment sur le web, qui fournit les donn�es relatives � la biodiversit�, � titre gracieux sur l'Internet et qui soutient ainsi les objectifs de la SMCP et de la CBD. Bioversity International, au nom du GROUPE CONSULTATIF SUR LA RECHERCHE AGRICULTURALE INTERNATIONALE, a pr�sent� un rapport sur la mani�re dont les centres de recherche internationaux contribuent � la durabilit� des cultures � travers ses collections in-situ et ex-situ.

DANS LES COULOIRS

Mardi, les conversations dans les couloirs de l'UNESCO ont tourn� autour du nouveau format de l'OSASTT, qui donne davan�tage de temps aux sessions de la Grande Commission pour permettre la participation des petites d�l�gations et pour favoriser un d�bat scientifique r�ellement interactif. Un  d�l�gu� a dit en plaisantant que l'OSASTT 12 est le moment id�al pour introduire un tel format, avant que le gros des r�unions intersessions obligeront l'OSASTT � retourner � son alter ego de �mini-CdP,� et un autre s'est inqui�t� que l'ordre du jour �poids l�ger� peut vouloir dire que beaucoup trop de sujets sont laiss�s de c�t� pour l'OSASTT 13, pr�vue seulement trois mois avant la  CdP9. D'autres ont indiqu� que le nouveau format pourrait �tre rationalis� en r�du�isant le nombre d'expos�s et en �tablissant un canal formel pour les observations.

N�anmoins, de nombreux d�l�gu�s ont lou� le rythme relative�ment d�contract� adopt� � l'OSASTT 12, donnant le temps de plut�t explorer les questions de fond des th�mes �mergeants, comme les changements climatiques ou les biocombustibles, que de r�examiner les vieux d�bats qui avancent  rarement, comme celui sur les mesures d'encouragement. En effet, inspir�s par les nombreuses �v�nements tenus en marge de la r�union, certains d�l�gu�s ont exprim� l'espoir que les ressources relativement importantes disponibles au travail sur les changements climatiques, puissent �tre drain�es pour la cause de la conservation de la biodi�versit�.

Retour � la salle de conf�rence, les discussions autour de l'examen approfondi de l'approche par �cosyst�me ont r�v�l� que son application variait beaucoup d'un secteur � l'autre. La plupart des participants ont accueilli avec satisfaction cet �change d'infor�mations, le qualifiant d'exercice utile pour en savoir davantage sur l'application � une grande �chelle. Un d�l�gu� a fait observer, toutefois, que les tentatives d'appliquer l'ensemble des directives pertinentes de la CDB, y compris les principes encadrant l'approche par �cosyst�me, les programmes de travail th�matiques et les th�mes transversaux, � une t�che particuli�re, donnent lieu plut�t � des �piles de documents compliqu�s� qu'� un �manuel de l'utilisateur� d�crivant les �tapes concr�tes de la mise en applica�tion. 

Ce num�ro du Earth Negotiations Bulletinn � <enb@iisd.org> a �t� r�dig� par Xenya Cherny Scanlon, Reem Hajjar, Stefan Jungcurt, Ph.D., Olivia Pasini et Nicole Schabus. Edition num�rique: Anders Gon�alves da Silva, Ph.D. Version fran�aise: Mongi Gadhoum. Edition en chef: Pamela S. Chasek, Ph.D. <pam@iisd.org>. Directeur du Service Information de l'IIDD: Langston James �Kimo� Goree VI <kimo@iisd.org>. Les principaux bailleurs de fonds du Bulletin sont: Le Royaume-Uni (� travers le d�partement du d�veloppement international (DFID), le gouvernement des Etats-Unis d'Am�rique (� travers le Bureau des oc�ans et des affaires environnementales et scientifiques internationales du d�partement d'Etat am�ricain), le gouvernement du Canada (� travers l'ACDI), le minist�re danois des affaires �trang�res, le gouvernement allemand (� travers les minist�res de l'environnement (BMU et de la coop�ration pour le d�veloppement (BMZ)), le minist�re n�erlandais des affaires �trang�res et la commission europ�enne (DG-ENV) et le minist�re italien de l'environnement, de l'am�nagement du territoire et de la protection de la mer. Un soutien g�n�ral est accord� au Bulletin, au titre de l'exercice 2007, par: l'Office f�d�ral suisse de l'environnement (FOEN), les minist�re norv�giens des affaires �trang�res et de l'environnement, le gouvernement australien, le minist�re f�d�ral autrichien de l'environnement, les minist�re su�dois de l'environnement, le minist�re n�o-z�landais des affaires �trang�res, SWAN International, le minist�re nippon de l'environnement (� travers l'IGES) et le minist�re nippon de l'�conomie, du commerce et de l'industrie (� travers GISPRI). La version fran�aise du Earth Negotiations Bulletin est financ�e par le minist�re fran�ais des affaires �trang�res et l'IEPF/OIF, et la version espagnole, par le minist�re espagnole de l'environnement. Les opinions exprim�es dans le Bulletin appartiennent � leurs auteurs et ne refl�tent pas n�cessairement les vues de l'IIDD et des bailleurs de fonds. Des extraits du Bulletin peuvent �tre utilis�s uniquement dans des publications non commerciales moyennant une citation appropri�e. Pour tous renseignement, y compris les demandes de couverture d'�v�nements par nos services, contacter le Directeur du Service d'Information de l'IIDD par courriel �: <kimo@iisd.org> ou par t�l�phone au: +1-646-536-7556 ou par voie postale au: 212 East 47th St. #21F, New York, NY 10017, USA. L��quipe du ENB � l�OSATT-12 est joignable par e-mail � <Xenya@iisd.org>.