Bulletin des Négociations de la Terre

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Un service d'information sur les négociations en matière d'environnement et de développement

 

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Publié par L'Institut International du Développement Durable (IIDD)

 

Vol. 9 No. 329
Mardi 29 novembre 2005

LES FAITS MARQUANTS DE L'OSASTT-11:

LUNDI 28 NOVEMBRE 2005

La onzième réunion de l'Organe Subsidiaire chargé de fournir des Avis Scientifiques, Techniques et Technologiques (OSASTT-11) de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) s'est réuni en session plénière du matin pour entendre les déclarations liminaires, traiter les questions d'organisation et examiner le rapport concernant l'état d'avancement de l'application des programmes de travail, et la seconde édition de l'Etat de la Biodiversité Mondiale (EBM-2). L'après-midi, les délégués se sont réunis dans deux groupes de travail (GT) pour examiner l'Initiative Taxonomique Mondial (ITM), l'Evaluation des Ecosystème pour le début du Millénaire (EM), la biodiversité des terres sèches et des terres sub-humides, et l'évaluation de l'exécution des programmes de travail de la CDB sur la biodiversité des terres sèches et sub-humides, des forêts et des montagnes.

PLENIERE D'OUVERTURE

Le Président de l'OSASTT, Christian Prip (Danemark) a ouvert la réunion, soulignant la nécessité pour les parties, de contribuer des données de qualité, utiles à une bonne évaluation de la mise en œuvre; de procéder à une intégration sectorielle des préoccupations de biodiversité; et de promouvoir les synergies à l'échelon national. Il a rappelé aux délégués la possibilité de plutôt fournir des options, que de crocheter des libellés, chaque fois que le consensus n'est pas atteint.

Le Secrétaire Exécutif de la CDB, Hamdallah Zedan, a donné un aperçu sur les principaux points de l'ordre du jour et a souligné le rôle de l'OSASTT dans le renforcement de la plate-forme scientifique de la Convention. Il a signalé que l'OSASTT-11 est sa dernière réunion en tant que Secrétaire Exécutif de la CDB, et a mis en exergue les principaux accomplissements de la Convention, notamment: l'avancée rapide dans la mise en œuvre des dispositions relatives à l'accès et au partage des avantages (APA); l'adoption du Protocole de Cartagena pour la Prévention des Risques Biotechnologiques; et, la reconnaissance du rôle de la biodiversité pour le bien-être de l'être humain et l'allégement de la pauvreté.

Bakary Kante, parlant au nom du Directeur Exécutif du PNUE, Klaus Töpfer, a mis l'accent sur l'objectif de 2010 de réduire de manière importante l'érosion de la biodiversité, sur le travail fourni par le PNUE, en soutien à la CDB, et sur l'importance des services rendus par les écosystèmes.

DECLARATIONS: La FAO a parlé de sa contribution dans la mise en application de la Convention, mettant en relief son rôle dans les secteurs de la pêche, des forêts et de l'agriculture. L'UNIVERSITE DE l'ONU a parlé de ses travaux sur l'EM et sur les ressources génétiques des fonds marins.

L'Iran, intervenant au nom du GROUPE ASIE-PACIFIQUE, a fait état de deux priorités pour l'OSASTT-11: l'adoption de recommandations claires sur les espèces exotiques envahissantes; et la mise en exergue du rôle de la biodiversité dans l'atténuation des, et l'adaptation aux, catastrophes, et dans d'autres sujet touchant aux changements climatiques.

La Tanzanie, au nom du GROUPE AFRICAIN, a mis l'accent sur: le fonds pour la formation ayant rapport avec l'ITM; les mesures d'encouragement de la conservation de la biodiversité à l'extérieur des aires protégées (AP); la gestion communautaire des AP marines et côtières; et, le renforcement des capacités pour la mise en œuvre du programme de travail axé sur les terres sèches et des terres sub-humides.

La Pologne, au nom du GROUPE DES PAYS D'EUROPE CENTRALE ET ORIENTALE, le Salvador, au nom du GROUPE AMERIQUE LATINE ET CARAÏBES, et le Royaume-Uni, au nom de l'UE, ont accueilli favorablement l'organisation d'une réunion non officielle conjointe des Organes Subsidiaires de la CDB et de la Convention-cadre sur les Changements climatiques (UNFCCC), programmée pour mercredi soir.

QUESTIONS D'ORGANISATION: Les délégués ont élu Chaweewan Hutacharem (Thaïlande), Rapporteur de la réunion. L'élection des nouveaux représentants régionaux au Bureau a été reportée en attendant les résultats des concertations régionales.

Les délégués ont adopté l'ordre du jour provisoire (UNEP/ CBD/SBSTTA/11/1), après s'être entendu que le réexamen et l'affinement des objectifs et sous-objectifs consistant à faciliter la cohérence entre les programmes de travail, comme mandaté par la Décision VII/30 (évaluation future des progrès accomplis dans l'élaboration du Plan Stratégique), seraient traité dans le cadre d'autres points de l'ordre du jour. Le Président Prip a proposé de convoquer des consultations officieuses portant particulièrement sur l'Objectif 10 du cadre provisoire des objectifs finaux et intermédiaires (partage des avantages), et a exhorté les délégués à ne pas rouvrir le cadre entier. Le MEXIQUE, la JAMAIQUE et le PEROU ont préféré l'établissement d'un groupe de contact sur ce sujet.

Les délégués ont convenu d'établir deux groupes de travail et ont élu Annemarie Watt (Australie), Présidente du GT-I et Claudine Ramiarison (Madagascar), Présidente du GT-II. Les délégués ont décidé: de traiter la question des synergies entre les activités de lutte contre la désertification, l'érosion des sols et les changements climatiques, dans le GI-I; d'entendre les exposés–thèmes dans le GT-II; et de débattre des visions, des missions et des Objectifs et sous-objectifs particuliers des programmes de travail axés sur la biodiversité des terres sèches et sub-humides, des montagnes et des forêts, dans le GT-II, avec le réexamen et l'affinement des objectifs et sous-objectifs contenu dans le cadre provisoire. L'organisation des travaux (UNEP/CBD/SBSTTA/11/1/Add.1) a été approuvée telle qu'amendée.

RAPPORT CONCENANT L'ETAT D'AVANCEMENT DE LA MISE EN APPLICATION DES PROGRAMMES DE TRAVAIL DE LA CDB: Les délégués ont pris note des rapports sur l'état d'avancement de l'exécution des programmes thématiques et transversaux (UNEP/CBD/SBSTTA/11/2 et 3, et INF/9 et 10). La COLOMBIE a souligné la nécessité d'élaborer des indicateurs permettant de mesurer progrès accomplis, pour examen par l'OSASTT-12.

DEUXIEME EDITION DE L'ETAT DE LA BIODIVERSITE MONDIALE: Le Secrétariat a introduit le projet EBM-2, englobant une note de synthèse (UNEP/CBD/SBSTTA/11/6 et INF/14). La NORVEGE a souligné la nécessité d'affiner le travail sur les indicateurs, et l'AFRIQUE DU SUD a appelé à une intégration plus importante des indicateurs applicables au partage des avantages. La SUEDE et le ROYAUME-UNI ont souligné l'importance de l'évaluation de la performance des indicateurs. La NORVEGE, l'ISLANDE et l'ESPAGNE ont fait part de leurs réserves concernant le calcul de certains indicateurs. Le CANADA a établi une distinction entre les rapports consacrés à l'état actuel et l'évolution, et les rapports nationaux élaborés dans le cadre de la CDB. La MALAISIE a suggéré de procéder à la détermination des besoins en matière de restauration des écosystèmes, et le PAKISTAN a mis l'accent sur les menaces posées à la biodiversité par les catastrophes naturelles. Plusieurs Parties ont appelé à rendre l'EBM accessible à l'audience non technique et aux communautés locales.

GROUPE DE TRAVAIL I

INITIATIVE TAXONOMIQUE MONDIALE: Le Secrétariat a introduit les documents pertinents (UNEP/CBD/SBSTTA/ 11/5 et Add.1). La COMMUNAUTE EUROPEENNE et la NORVEGE ont précisé que les documents ne sont une étude approfondie entière. Nombre d'intervenants ont souligné la nécessité de ressources financières pour le soutien de la recherche taxonomique dans les pays en développement. La BELGIQUE, appuyée par plusieurs participants, a suggéré que le Fonds pour l'Environnement Mondial finance les points focaux nationaux de l'ITM, à travers l'habilitation de leurs projets et activités. Le JAPON a proposé de réduire au minimum la durée entre l'application et le financement des projets de l'ITM, pour les domaines nécessitant une mise en application urgente. La SUEDE et la FINLANDE ont signalé que de nombreux projets pilotes attendent actuellement d'être financés. Le Pérou a souligné la nécessité pour le Secrétariat de consacrer un membre du personnel à plein temps à l'ITM.

Plusieurs participants ont souligné l'importance du renforcement des capacités, la CHINE et l'EGYPTE déplorant le déclin des ressources humaines dans le domaine de la taxonomie. L'ARGENTINE a souligné l'impératif de préserver les capacités disponibles en matière de taxonomie. Le KENYA, avec la ZAMBIE, a mis en exergue la difficulté de retenir le personnel formé à l'échelon local. La THAILANDE a appelé à un soutien politique à long terme en faveur de la recherche taxonomique. L'ALLEMAGNE a proposé l'élaboration de produits particuliers tournés vers l'action pour chacune des activités des programmes.

Le ROYAUME-UNI a apport� son appui � l'ach�vement des �tudes des besoins nationaux en mati�re de taxonomie mais a remis en question le besoin d'une �valuation mondiale du champ de comp�tence. L'EQUATEUR et le CAMEROUN ont sugg�r� d'acc�l�rer ces �tudes. BIONET INTERNATIONAL a propos� que ces �tudes se penchent sur les besoin des domaines th�matiques de la Convention, en mati�re de taxonomie.

Plusieurs parties ont remis en question la r�f�rence � l'acc�s aux ressources g�n�tiques, figurant dans la recommandation d'�laborer les proc�dures et les besoins des collections taxonomiques. L'EQUATEUR a soulign� la n�cessit� de prot�ger le savoir taxonomique traditionnel. Le NEPAL et la ZAMBIE ont mis l'accent sur le r�le des communaut�s autochtones dans la r�alisation des inventaires taxonomiques. L'AUTRICHE a appel� � un optimisation des synergies entre les processus d'�valuation, et le PEROU, au renforcement de la conversion num�rique des collections. Le CANADA et la NOUVELLE ZELANDE ont fait objection � l'�tablissement de proc�dures internationales pour les collections taxonomiques et, avec l'AUSTRALIE et la NORVEGE, ont mis en garde contre la duplication des travaux sur le portail web consacr� � la taxonomie.

Le CENTRE MONDIAL D'INFORMATION SUR LA BIODIVERSITE a d�crit ses efforts visant � rendre les donn�es taxonomiques disponibles gratuitement sur l'Internet et sa contribution au renforcement des capacit�s dans les domaines li�s � la taxonomie. Le repr�sentant de l'organisation 'SPECIES 2000' a annonc� que sa publication 'Catalogue of Life' englobe d�sormais un demi million d'esp�ces.

�VALUATION DES ECOSYSTEMES POUR LE DEBUT DU MILLENAIRE: Le Secr�tariat a introduit les documents appropri�s (UNEP/CBD/SBSTTA/11/7 et Add.1, et INF/22). Neville Ash, du Secr�tariat de l'EM, a soulign� l'EM est la plus grande �tude internationale jamais r�alis�e, sur les cons�quences de l'�volution des �cosyst�mes sur le bien-�tre de l'�tre humain. Il a mis en exergue: le rythme sans pr�c�dent de l'�rosion de la biodiversit� qui est en train de provoquer un d�clin des services �cosyst�miques, en particulier pour les pauvres; et la n�cessit� d'efforts suppl�mentaires pour la r�alisation de l'objectif de 2010.

La POLOGNE a appel� au traitement du probl�me de la pollution des �cosyst�mes marins et c�tiers, et le ROYAUME-UNI a mentionn� les pratiques de p�che destructives. La JAMAIQUE et GRANADA ont d�clar� que les modification survenues dans l'utilisation des terres sont dues non seulement � l'agriculture mais �galement au d�veloppement du commerce et de l'industrie. Le ROYAUME-UNI a demand� l'insertion d'une r�f�rence � l'EBM et le placement d'un accent sur les effets des changements climatiques. Les discussions reprendront mardi.

GROUPE DE TRAVAIL II

EXPOSES-THEMES: Nick Davidson, de la Convention de Ramsar sur les Zones humides, a inform� les participants des r�sultats ayant trait � la CDB, de la CdP9 de Ramsar. Il a fait �tat des r�solutions portant, entre autres, sur: les zones humides et la r�duction de la pauvret�; la pr�vention et l'att�nuation des catastrophes naturelles; de nouvelles orientations scientifiques et techniques pour l'application de la Convention; et l'�valuation rapide de la biodiversit� des zones humides int�rieures, c�ti�res et marines proches des littoraux. Il a soulign� le r�le de la Convention de Ramsar en tant que partenaire chef de file, pour la mise en �uvre du travail de la CDB sur les zones humides de l'arri�re-pays et des littoraux.

Jan Valkoun, du Centre International de Recherche Agricole des Zones Arides, a pr�sent� un expos� sur la biodiversit�, l'�rosion des sols et l'all�gement de la pauvret� dans les zones s�ches et sub-humides. Il a fait �tat de la pauvret� r�pandue dans les zones arides et de l'importance de la biodiversit� des terres s�ches pour la nutrition, la sant� et les moyens de subsistance. Il a mis mentionn� le surp�turage, la d�gradation des sols et l'urbanisation comme �tant les principaux facteurs de l'�rosion de la biodiversit�, et a d�crit les solutions pour la conservation de la biodiversit� des terres s�ches et pour l'all�gement de la pauvret�, notamment: L'acc�s aux options technologiques, politiques et institutionnelles disponibles, et l'implication et le renforcement des capacit�s des communaut�s locales.

BIODIVERSITE DES TERRES SECHES ET SUB-HUMIDES: La Pr�sidente du GT-II, Ramiarison, a introduit les documents pertinents (UNEP/CBD/SBSTTA/11/4, Add.1 et Add.2). Le Secr�tariat a d�crit les �l�ments et les actions prioritaires du programme de travail conjoint entre la CDB et la Convention sur la Lutte contre la D�sertification (CCD), sur la biodiversit� des terres s�ches et sub-humides.

Plusieurs orateurs ont appel�s un des synergies plus importantes entre la CDB et la CCD. L'ALLEMAGNE, appuy�e par le CANADA, a propos� l'insertion de r�f�rences aux recommandations de l'EM. Le GROUPE AFRICAIN a appel� au soutien des activit�s nationales, locales et communautaires pour la r�alisation des Objectifs du Mill�naire en mati�re de D�veloppement et de l'objectif de 2010. La THA�LANDE a sugg�r� la mise en place d'une nouvelle activit� programmatique consacr�e au renforcement des capacit�s. La MALAISIE a soulign� l'importance du soutien des moyens de subsistance durables. Le BRESIL, appuy� par le PEROU, a sugg�r� d'ajouter une r�f�rence au Trait� International sur les Ressources Phytog�n�tiques destin�es � l'Alimentation et � l'Agriculture, et � la l�gislation nationale r�gissant l'APA. L'AFRIQUE DU SUD a mis en relief l'int�gration de la biodiversit� dans les programmes nationaux et la poursuite de l'�laboration des indicateurs.

La COLOMBIE a appel� au traitement des question d'APA dans la conservation et l'utilisation durable des �cosyst�mes arides et sub-humides. Le CANADA, appuy� par la JORDANIE et l'AUSTRALIE, a remis en question l'utilit� d'un r�examen de la classification des terres s�ches et sub-humides. L'AUSTRALIE et la NOUVELLE ZELANDE a soulign� la n�cessit� d'�tre attentif au mandat de la CDB concernant les changements climatiques. La TURQUIE a soulign� la pertinence des questions des changements climatiques � la biodiversit� des terres s�ches. La NORVEGE a appel� au renforcement de la coop�ration entre les organes scientifiques des diverses conventions touchant � la biodiversit�. La NAMIBIE a encourag� une focalisation sur les recommandations concernant les options offertes dans l'utilisation de la biodiversit� des terres s�ches, qui b�n�ficient aux communaut�s locales.

EXAMEN DE L'APPLICATION DES PROGRAMMES DE TRAVAIL DE LA CDB: Le Secr�tariat a rappel� la d�cision de la Pl�ni�re de consid�rer trois ensembles d'objectifs pour les programmes de travail ax�s sur la biodiversit� des for�ts, des montagnes et des terres s�ches et sub-humides, sans rouvrir la discussion sur les objectifs et sous-objectifs figurant dans le cadre provisoire. La COLOMBIE a pr�cis� ses r�serves concernant l'objectif consacr� aux transferts des ressources g�n�tiques, qui, a-t-il d�clar�, ne cadre pas avec la logique g�n�rale du partage des avantages, objet de l'Objectif 10, et a propos� une formulation alternative. Le MEXIQUE a sugg�r� de r�partir la discussion sur deux phrases consacr�es: la premi�re, aux objectifs, et la seconde, aux indicateurs. La Pr�sidente Ramiarison a indiqu� que le GT-II reprendra ses d�bats, mardi, pour proc�der � l'examen des programmes de travail, objectif par objectif.

DANS LES COULOIRS

A peine arriv�s � Montr�al, les pr�s de 600 participants ont le pressentiment que leurs d�lib�rations risquent d'�tre ombrag�es par les pourparlers attendus avec impatience qui se d�roulent tout pr�s du site de la r�union de l'OSASTT. N�anmoins, la pr�sence de visages familiers vus dans les r�centes r�unions de Ramsar et de la CEM, ont fait figure "de preuves vivantes" des synergies �tablies entre les conventions ayant rapport avec la biodiversit�, et un participant a soulign� que les synergies seront explor�es encore davantage durant la r�union conjointe officieuse des Organes Subsidiaires de la CDB et de l'UNFCCC, pr�vue mercredi. Toutefois, nonobstant la proximit� du site de r�union de la CdP-11 de l'UNFCCC, il semble que les divergences sur la question de savoir jusqu'� quel point la CDB devrait aller dans la reconnaissance de la probl�matique des changements climatiques, risquent de perdurer la semaine enti�re.   
 

Ce num�ro du Bulletin des N�gociations de la Terre � <enb@iisd.org>, a �t� r�dig� Changbo Bai, Xenya Cherny, Pia M. Kohler, Elsa Tsioumani, et Sarantuyaa Zandaryaa, Ph.D. Edition num�rique: Francis Dejon. Version fran�aise: Mongi Gadhoum. Editrice en chef: Pamela S. Chasek, Ph.D. <pam@iisd.org>. Directeur du Service Information de l'IIDD: Langston James "Kimo" Goree VI <kimo@iisd.org>. Les principaux bailleurs de fonds du Bulletin sont: Le gouvernement des Etats-Unis (� travers le Bureau des oc�ans et des affaires environnementales et scientifiques internationales, du d�partement d'Etat am�ricain); le gouvernement du Canada (� travers l'ACDI); l�Office F�d�ral de l�Environnement, des For�ts et du Paysage (OFEFP); le Royaume-Uni (� travers le DFID); le minist�re danois des affaires �trang�res; le gouvernement allemand (� travers les minist�res de l'environnement (BMU) et de la coop�ration pour le d�veloppement (BMZ)); le minist�re n�erlandais des affaires �trang�res, la Commission Europ�enne (DG-ENV), et le minist�re italien de l'environnement. Un soutien g�n�ral a �t� accord� au Bulletin, au titre de l'exercice 2005, par: le PNUE; le gouvernement australien; le minist�re f�d�ral autrichien de l'agriculture, des for�ts, de l'environnement et de la gestion des eaux; les minist�res su�dois du d�veloppement durable et des affaires �trang�res; les minist�res norv�giens de l�environnement et des affaires �trang�res; les minist�res finlandais de l�environnement et des affaires �trang�res; SWAN International; le minist�re nippon de l'environnement (� travers l'IGES), et le minist�re nippon de l'�conomie, du commerce et de l'industrie (� travers GISPRI). La version fran�aise est financ�e par le minist�re fran�ais des affaires �trang�res et l'IEPF/OIF. Le Financement de la version espagnole est fourni par le minist�re espagnol de l�environnement. Les opinions exprim�es dans le Bulletin appartiennent � leurs auteurs et ne refl�tent pas n�cessairement les vues de l'IIDD et des bailleurs de fonds. Des extraits du Bulletin peuvent �tre utilis�s uniquement dans des publications non commerciales moyennant une citation appropri�e. Pour tout renseignement, y compris les demandes de couverture d'�v�nements par nos services, contacter le Directeur du Service d'Information de l'IIDD <kimo@iisd.org>, au +1-646-536-7556 ou 212 East 47th St. #21F, New York, NY 10017, USA. L��quipe du ENB � l�OSATT-11 est joignable par e-mail � <changbo@iisd.org>.