Bulletin des Négociations de la Terre

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

 Un service d'information sur les négociations en matière d'environnement et de développement

 

Format PDF
Format Texte
Version Anglaise
Version Espagnole


Publié par L'Institut International du Développement Durable (iidd)

 

Vol. 9 No. 302
Mardi 8 février 2005

LES FAITS MARQUANTS DE L'OSASTT-10:

LUNDI 7 FEVRIER 2005

Les délégués à la dixième réunion de l'Organe Subsidiaire chargé de fournir des Avis Scientifiques, Techniques et Technologiques (OSASTT-10) de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) se sont réunis en Plénière tout le long de la journée. Le matin, après une brève cérémonie d'ouverture, la Plénière a entendu les déclarations liminaires, a traité les questions d'organisation et a examiné les rapports sur l'état d'avancement de la mise en œuvre des programmes de travail et des thèmes transversaux. L'après-midi, les délégués se sont penchés sur le Plan de Fonctionnement de l'OSASTT et sur le rapport de synthèse des projets de rapports concernant l'Evaluation des écosystèmes en début du millénaire (EM), et ont entendu un exposé de référence sur la biodiversité insulaire. 

L'OUVERTURE

LA CEREMONIE: Souhaitant la bienvenue aux délégués à l'OSASTT-10, Alfred Oteng-Yeboah (Ghana), Président de l'OSASTT-10, a invité les participants à observer une minute de silence à la mémoire des victimes du tsunami en décembre 2004.

Hamdallah Zedan, Secrétaire exécutif de la CDB, a remercié le gouvernement et le peuple Thaï pour l'accueil de la réunion.

Petipong Pungbun Na Ayudha, Secrétaire Permanent du Ministère Thaïlandais des Ressources Naturelles et de l'Environnement, a souligné que la riche biodiversité de la Thaïlande est en péril à cause des activités humaines, et a souligné l'importance de la conscientisation du public pour la conservation de la biodiversité.

LES DECLARATIONS: Le Président de l'OSASTT-10, Oteng-Yeboah, a déclaré ouverte la réunion. Passant en revue l'ordre du jour de l'OSASTT-10 et les activités de la période intersessions, il a mis en exergue les défis auxquels les îles sont confrontés, notamment, le tourisme non durable, les espèces exotiques envahissantes (EEE) et les changements climatiques, et a souligné que la biodiversité insulaire, le thème du débat approfondi de l'OSASTT-10, a complété la liste des domaines thématiques devant être traités par la CDB. Il a mis en relief le rôle de l'EM, en tant que plate-forme pour des prises de décisions rationnelles et la nécessité de visées ambitieuses mais réalistes, pour la concrétisation de l'objectif 2010 consistant à réduire de manière significative le rythme actuel de l'érosion de la biodiversité.

Le Secrétaire exécutif de la CDB, Zedan, a félicité la Thaïlande pour ses efforts dans le domaine de la conservation et de l'utilisation durable de la biodiversité. Soulignant que le tsunami de décembre 2004 a rappelé la fragilité des êtres humains face aux forces de la nature, il a mis en exergue le besoin de conserver et d'utiliser de manière durable la biodiversité, pour prévenir les catastrophes et de s'assurer de la résistance des écosystèmes. Il a énuméré les principaux résultats de la CdP-7 et, introduisant l'ordre du jour de l'OSASTT-10, a souligné que l'élaboration du projet du programme de travail consacré à la biodiversité insulaire a été guidée par le Plan Stratégique de la CDB, le Plan de Mise en Application de Johannesburg et les Objectifs de Développement pour le Millénaire (ODM). Il a déclaré que l'élaboration d'objectifs axés sur des résultats palpables doit être une priorité pour l'OSASTT. Evoquant la Conférence de Paris consacrée à la biodiversité, tenue en janvier 2005, Zedan a mis en exergue la proposition avancée par le Président français, Jacques Chirac, d'établir un processus intergouvernemental pour la surveillance des changements survenant dans la biodiversité.

Nehemiah Rotich, au nom du Directeur exécutif du PNUE, Klaus Töpfer, a souligné le soutien apporté par le PNUE à la mise en application de la CDB dans nombre de domaines, y compris l'élaboration des indicateurs nécessaires à l'évaluation des progrès accomplis dans la poursuite de l'objectif 2010, la cohérence entre les conventions ayant trait à la biodiversité, et le renforcement de la mise en œuvre régionale. Rotich a souligné le soutien du PNUE en faveur de la mise en place d'un cadre intégré pour la biotechnologie et la prévention des risques biotechnologiques.

L'ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L'ALIMENTATION ET L'AGRICULTURE a mis l'accent sur les liens entre la conservation de la biodiversité et la sécurité alimentaire, ainsi que les domaines de collaboration avec la CDB, qui seront renforcés par la prochaine signature du Protocole d'Accord et par l'initiative “Biodiversité pour l'Alimentation et la Nutrition”. La représentante a attiré l'attention sur les conclusions de la dixième session ordinaire de la Commission sur les Ressources Génétiques pour l'Alimentation et l'Agriculture (UNEP/CBD/OSASTT/10/INF/24).

Walter Reid, Directeur de l'EM, a introduit le processus de l'EM, mettant en relief la contribution importante de la CDB dans l'examen des rapports provisoires (UNEP/CBD/OSASTT/10/6 et INF/5), qui doivent être approuvés par le Comité Directeur de l'EM, en mars 2005.

Le délégué des Pays-Bas, au nom de l'UNION EUROPEENNE (UE), a souligné l'importance de la biodiversité insulaire, et a exprimé l'espoir de voir les activités de reconstruction qui ont suivi le tsunami, aider à la restauration et à l'utilisation durable de la biodiversité dans les pays touchés.

Présentant un rapport sur les résultats de la Conférence de Paris sur la Biodiversité, la FRANCE a souligné le besoin de mobiliser et de mieux communiquer les données scientifiques aux décideurs politiques et au public.

L'Algérie, au nom de l'AFRIQUE, a souligné l'importance des discussions sur la biodiversité agricole, l'Initiative Taxonomique Internationale (ITM) et sur les technologies de restriction de l'utilisation des ressources génétiques.

L'Iran, au nom de l'ASIE - PACIFIQUE, a souligné le besoin de mécanismes de financement appropriés pour la mise en œuvre du programme de travail consacré à la biodiversité insulaire, et a précisé que des mesures vigoureuses dans le domaine des changements climatiques et la biodiversité sont nécessaires.

L'Ukraine, au nom de l'EUROPE CENTRALE ET DE L'EST, s'est félicitée des progrès accomplis dans la mise en application de la CDB.

Le délégué de Sainte Lucie, au nom de l'AMERIQUE LATINE ET CARAIBES, a exprimé l'espoir de voir les discussions constructives aider à la concrétisation des objectifs de la réunion.

LA PLENIERE

LES QUESTIONS D'ORGANISATION: L'élection des nouveaux représentants régionaux du Bureau a été reportée en attendant les résultats des consultations menées au sein des groupes régionaux.

Les délégués ont élu par acclamation Bozena Haczek (Pologne), Rapporteur de la réunion, Theresa Mundita Lim (Philippines), Présidente du Groupe de Travail I, et Christian Prip (Danemark), Président du Groupe de Travail II.

Les délégués ont adopté l'ordre du jour provisoire et l'organisation des travaux (UNEP/CBD/OSASTT/10/1, 1/Add.1, et 1/Add.1/Corr.1), sans amendement.

LES RAPPORTS: Les délégués ont pris note des rapports sur l'état d'avancement de la mise en œuvre des programmes de travail thématiques et des thèmes multisectoriels (UNEP/CBD/OSASTT/10/2 et 3). Le JAPON a déclaré que les rapports autres que ceux thématiques consacrés à l'ITI, devraient servir à évaluer la mise en application du programme de travail de l'ITI.

PLAN DE FONCTIONNEMENT DE L'OSASTT: Prip, au nom du Bureau de l'OSASTT, a introduit le document concernant le Plan de Fonctionnement de l'OSASTT (UNEP/CBD/SBATTA/10/5), a mis en relief les synergies avec d'autres conventions ayant trait à la biodiversité et la participation de la communauté scientifique. Le Secrétariat a introduit les documents concernant les évaluations pilotes et l'examen des méthodes et des modalités des évaluations scientifiques (UNEP/CBD/OSASTT/10/7 et INF/4 et 5).

Plusieurs délégués ont encouragé le renforcement du rôle scientifique de l'OSASTT et l'amélioration de la participation de la communauté scientifique dans ses travaux. La NORVEGE a déclaré que les sources scientifiques crédibles, telles que l'EM, devraient être prises en considération. Le BRESIL a appelé plutôt au renforcement de l'OSASTT par la création d'un groupe d'experts de haut niveau sur les changements survenus dans la biodiversité. La THAILANDE a appelé à des mécanismes de notification en temps opportun et à des ressources financières pour l'amélioration des contributions apportées par les correspondants nationaux. Le ROYAUME-UNI a souligné l'importance de la revue de la documentation par des pairs et l'apport des questions nouvelles et émergeantes à l'attention de la Conférence des Parties (CdP).

La COMMUNAUTE EUROPEENNE (CE) a propos� de restreindre le Plan de Fonctionnement du mandat de l'OSASTT, tel que d�crit dans l'Article 25 de la CDB (OSASTT) et, appuy�e par les PAYS-BAS, a sugg�r� de mettre l'accent sur le Plan Strat�gique de la Convention, l'objectif 2010 et les ODM. L'AUSTRALIE a d�clar� que la CDB devrait apporter sa contribution aux ODM, dans les limites de son mandat, qui ne couvre pas l'all�gement de la pauvret�.

Au sujet des voies et moyens strat�giques permettant d'am�liorer les avis fournis par l'OSASTT, � la CdP, plusieurs d�l�gu�s ont fait objection � l'int�gration des activit�s particuli�res dans le Plan de fonctionnement, le Mexique mettant en garde contre les implications financi�res et politiques contentieuses. Le ROYAUME-UNI a sugg�r� de supprimer la r�f�rence aux activit�s particuli�res, la CE a propos� d'�laborer la recommandation de l'OSASTT concernant ces activit�s.

Au sujet du processus des �valuations scientifiques, le ROYAUME-UNI a propos� de prendre en ligne de compte l'expertise d'autres conventions et processus, et le BANGLADESH a requis l'insertion d'une r�f�rence particuli�re � la Convention-cadre sur les Changements Climatiques. Le CANADA a mentionn� l'Evaluation de l'Impact Climatique sur l'Arctique, comme exemple d'�tude men�e sur l'att�nuation des effets exerc�s sur les communaut�s autochtones et locales, et avec la SUISSE, a sugg�r� qu'� chacune des futures r�unions de l'OSASTT, un groupe de travail soit consacr� � l'examen des �valuations de l'�tat actuel et des �volutions � venir de la biodiversit�.

EVALUATION DES ECOSYSTEMES EN DEBUT DU MILLENAIRE: Le Secr�tariat a introduit le rapport de synth�se concernant les projets de rapports de l'EM (UNEP/CBD/OSASTT/10/6 et INF/5), soulignant que l'OSASTT-11 proc�dera � l'examen des rapports finaux. Shahid Naeem, de l'EM, a pr�sent� le rapport de synth�se, mettant l'accent sur les conclusions importantes suivantes: les actions humaines sont en train de modifier la biodiversit�; le rythme des changements se poursuivra et s'acc�l�rera dans le futur; le bien-�tre des �tres humains et l'�tat de la biodiversit� sont li�s; les co�ts et les risques pos�s par l'�rosion de la biodiversit� d�passent les avantages offerts par les services �cosyst�miques; Il existe plusieurs causes � la base de l'�rosion de la biodiversit�, et leur intensit� est en train d'�voluer; les actions en faveur de la conservation et de l'utilisation durable de la biodiversit� ont r�ussi � limiter l'�rosion de la biodiversit�; et la r�alisation de l'objectif 2010 exigera des efforts importants.

La plupart des d�l�gu�s ont accueilli avec satisfaction les rapports de l'EM, en tant qu'outils importants pour les d�cideurs. Le CANADA et le ROYAUME-UNI ont appel� � un r�sum� concis et vigoureux. Le JAPON a d�clar� que l'EM peut aider � la d�terminer les duplications et les lacunes existant dans les divers processus internationaux pertinents, et qu'elle devrait �tre utile � la mise en application des conventions ayant trait � la biodiversit�. La CHINE a soulign� la n�cessit� de renforcer les interactions entre la CDB et l'EM, avec une focalisation sur les consid�rations autres que celles utilitaires.

La JAMAIQUE a demand� des �claircissements concernant les r�f�rences � l'�limination des subventions, et la CE a encourag� la reconnaissance que certaines subventions promeuvent des activit�s soucieuses de l'environnement. Le BRESIL a d�clar� que davantage d'attention doit �tre accord�e � la consommation et aux potentialit�s commerciales des produits d�riv�s de l'utilisation durable de la biodiversit�. Il a propos� l'insertion de r�f�rences aux lacunes de la recherche et aux besoins particuliers des pays en d�veloppement et des pays en transition �conomique, � la r�alisation des buts et objectifs ayant trait � la biodiversit�, y compris la n�cessit� de ressources financi�res nouvelles et suppl�mentaire, le transferts des technologies, le renforcement des capacit�s et l'am�lioration de la coop�ration internationale.

L'ALLEMAGNE et la CE ont mis en garde contre les �ventuelles mauvaises interpr�tations des conclusions des rapports, notamment celles ayant trait � l'intensification de l'agriculture et des �changes entre la r�alisation des OMD et la r�duction du rythme de l'�rosion de la biodiversit�. Elles ont �galement soulign� le besoin de mieux rendre compte de l'interd�pendance entre le bien-�tre des �tres humains et la conservation de la biodiversit�. Soulignant l'importance des conclusions concernant les actions n�cessaires � entreprendre, le CANADA a fait part de ses r�serves concernant le non traitement de l'approche �cosyst�mique et de l'utilisation durable de la biodiversit�, et a pr�cis� qu'il est inappropri� d'�tablir une distinction entre les vieilles et les nouvelles r�ponses � l'�rosion de la biodiversit�.

Le BURKINA FASO a sugg�r� l'insertion de r�f�rences aux facteurs naturels de l'�rosion de la biodiversit�. Le ROYAUME-UNI a d�clar� que le message du rapport devrait �tre renforc� par l'adjonction, entre autres, des donn�es concernant la valeur des biens et services des �cosyst�mes et des preuves statistiques des effets de l'�rosion de la biodiversit�.

Le GROUPE CONSULTATIF SUR LA RECHERCHE AGRICOLE INTERNATIONALE a sugg�r� l'adjonction des donn�es concernant les avantages tir�s des utilisations de la biodiversit�, telles que celles ayant trait � l'alimentation, � la sant� et � la nutrition.

DECLARATION REFERENCE: Randolph Thalman, de l'Universit� du Pacifique Sud, a pr�sent� un expos�-th�me sur la biodiversit� insulaire, intitul� �Sinking Island Arks � Island Biodiversity and Island Living under Threat.� Il a parl� de la d�pendance des insulaires vis-�-vis de la biodiversit� insulaire autosuffisante et unique, qu'il a baptis�e �arches.� Il a mis en exergue la fragilit� des �les, soulignant les effets de l'�l�vation du niveau des mers, de l'exploitation des ressources naturelles, de l'EEE, des catastrophes naturelles et de celles induites par l'Homme, et de l'�rosion des savoirs traditionnels. Thalman a soulign� l'importance de l'ethno-biodiversit�, sur la base des savoirs, des syst�mes d'utilisation des ressources, des pratiques de conservation et des langues des soci�t�s insulaires. Soulignant la n�cessit� de comprendre que l'�rosion de la biodiversit� des �les affecte la plan�te enti�re, il a conclu en appelant les d�l�gu�s � maintenir les arches insulaires � flot, � travers des approches holistes et adaptatives capables d'assurer la pr�servation des �cosyst�mes naturels et culturels, et � travers le renforcement des capacit�s et l'am�lioration de la prise de conscience.

DANS LES COULOIRS

En se r�unissant � un moment et dans un lieu o� les pertes humaines et environnementales du tsunami asiatique sont encore � l'esprit de bon nombre de gens, les d�l�gu�s � l'OSASTT-10 ont saisi l'occasion pour mettre en lumi�re l'interd�pendance entre la biodiversit� et le bien-�tre des �tres humains. 

Les r�sultats de la Conf�rence de Paris sur la Biodiversit�, ayant trait aux discussions sur les projets des rapports, attendus depuis longtemps, de l'Evaluation des �cosyst�mes en d�but du mill�naire, qui ont donn� lieu, � la fois, � des louanges et � des critiques, ont offert � bon nombre d'intervenants, une occasion en or pour parler du besoin d'une implication plus importante de la communaut� scientifique dans le processus de la CDB, et notamment dans les travaux de l'OSASTT.

Plusieurs participants ont souhait� voir le mandat de l'OSASTT �tre revigor� et refocalis�, mais certaines d�l�gations ont essay� de recueillir des soutiens en faveur de la cr�ation d'un processus intergouvernemental pour l'�valuation scientifique des changements survenus dans la biodiversit�. Soulignant que cette initiative dispose d'un soutien au sein du G-8, un d�l�gu� a fait part de ses r�serves quant au risque que cela puisse �tre une tentative de mettre la CDB sur la touche.


Ce num�ro du Bulletin des N�gociations de la Terre � <enb@iisd.org> a �t� r�dig� par Xenya Cherny, Stefan Jungcurt, Charlotte Salpin, Nicole Schabus, et Sarantuyaa Zandaryaa, Ph.D. Edition num�rique: Francis Dejon. Version fran�aise: Mongi Gadhoum. Editrice en chef: Pamela S. Chasek, Ph.D. <pam@iisd.org>. Directeur du Service Information de l'IIDD: Langston James "Kimo" Goree VI <kimo@iisd.org>. Les principaux bailleurs de fonds du Bulletin sont: Le gouvernement des Etats-Unis (� travers le Bureau des oc�ans et des affaires environnementales et scientifiques internationales, du d�partement d'Etat am�ricain); le gouvernement du Canada (� travers l'ACDI); l�Office F�d�ral de l�Environnement, des For�ts et du Paysage (OFEFP); le Royaume-Uni (� travers le DFID); le minist�re danois des affaires �trang�res; le gouvernement allemand (� travers les minist�res de l'environnement (BMU) et de la coop�ration pour le d�veloppement (BMZ)); le minist�re n�erlandais des affaires �trang�res, et la Commission Europ�enne (DG-ENV). Un soutien g�n�ral a �t� accord� au Bulletin, au titre de l'exercice 2005, par: le PNUE; le gouvernement australien; le minist�re f�d�ral autrichien de l'agriculture, des for�ts, de l'environnement et de la gestion des eaux; les minist�res su�dois de l'environnement et des affaires �trang�res; les minist�res norv�giens de l�environnement et des affaires �trang�res; les minist�res finlandais de l�environnement et des affaires �trang�res; Swan International; le minist�re nippon de l'environnement (� travers l'IGES), le minist�re nippon de l'�conomie, du commerce et de l'industrie (� travers GISPRI). La version fran�aise est financ�e par le minist�re fran�ais des affaires �trang�res et l'IEPF/OIF. Le Financement de la version espagnole est fourni par le minist�re espagnol de l�environnement. Les opinions exprim�es dans le Bulletin appartiennent � leurs auteurs et ne refl�tent pas n�cessairement les vues de l'IIDD et des bailleurs de fonds. Des extraits du Bulletin peuvent �tre utilis�s uniquement dans des publications non commerciales moyennant une citation appropri�e. Pour tout renseignement, y compris les demandes de couverture d'�v�nements par nos services, contacter le Directeur du Service d'Information de l'IIDD <kimo@iisd.org>, au +1-646-536-7556 ou 212 East 47th St. #21F, New York, NY 10017, USA. L��quipe du BNT � l�OSASTT-10 est joignable au second �tage du building de l�UN ESCAP et par courriel �: <charlotte@iisd.org>.