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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 09 No. 289
Lundi 1er mars 2004
RESUME DE LA
PREMIERE REUNION DE LA CONFERENCE DES PARTIES DE LA
CONVENTION SUR LA DIVERSITE BIOLOGIQUE SIEGEANT EN TANT QUE
REUNION DES PARTIES AU PROTOCOLE DE CARTAGENA POUR LA
PREVENTION DES RISQUES BIOTECHNOLOGIQUES:
23-27 FEVRIER 2004
La Première
Réunion de la Conférence des Parties (CdP) de la Convention
sur la Diversité Biologique (CDB) siégeant en tant que
Réunion des Parties du Protocole de Cartagena pour la
prévention des Risques Biotechnologiques (CdP/RdP-1) s'est
déroulée du 23 au 27 février 2004, au Putra World Trade
Centre, à Kuala Lumpur, en Malaisie. Etaient présents à la
réunion, plus de 750 participants, représentant 81 Parties
au Protocole, 79 non-Parties, ainsi que les agences des
Nations Unies, les organisations non gouvernementales (ONG),
les organisations intergouvernementales, les communautés
autochtones et locales, la communauté académique et
l'industrie. Les délégués ont adopté 13 décisions portant,
entre autres sur: la prise de décision par les Parties
importatrices; le renforcement des capacités et le fichier
d'experts; la manipulation, le transport, l'emballage et
l'identification (MTEI) des organismes vivant modifiés (OVM),
l'échange d'information et le centre d'échange pour la
prévention des risques biotechnologiques (BCH); la
responsabilité et la réparation; le respect des
dispositions; autres sujets intéressant la mise en œuvre; le
programme de travail à moyen terme de la CdP/RdP; les
directives à l'adresse du mécanisme de financement; et le
budget des coûts distincts du Secrétariat et du programme de
travail pour la prévention des risques biotechnologiques.
A l'arrivée à
Kuala Lumpur, les attentes étaient modérées pour les
délégués à la CdP/RdP-1, chargés de la tâche impressionnante
du traitement des questions opérationnelles et
institutionnelles qui facilitera la mise en application du
Protocole. Cette modération a certainement profité aux
négociations autour des questions difficiles, telles que
celles du respect des dispositions, et des MTEI. Des points
d'achoppement ont été rencontrés à propos de l'établissement
du Comité chargé de la question du respect des dispositions
et à propos de la documentation accompagnant le transit des
OVM destinés à être utilisés dans l'alimentation humaine et
animale ou dans la transformation (OVM-AHAT), la CdP/RdP-1 a
réussi à établir le cadre opérationnel nécessaire à la mise
en application effective du Protocole, et à élire les
membres du Comité chargé de la question du respect des
dispositions, par la plénière de clôture. Cette réunion
restera certainement dans les esprits comme un tremplin dans
l'histoire de la Convention sur la Diversité Biologique.
BREF
HISTORIQUE DU PROTOCOLE DE CARTAGENA POUR LA PREVENTION DES
RISQUES BIOTECHNOLOGIQUES
Négociée sous
l'égide du Programme des Nations Unies pour l'Environnement
(PNUE), la CDB a été adoptée le 22 mai 1992 et est entrée en
vigueur le 29 décembre 1993. A ce jour, 188 pays sont
devenus Parties de la Convention. L'Article 19.3 de la CDB
prévoit que les Parties considèrent le besoin et les
modalités d'un protocole établissant les procédures à suivre
dans le domaine du transfert, de la manipulation et de
l'utilisation, dans de bonnes conditions, des OVM qui
risquent d'avoir un effet défavorable sur la biodiversité et
ses composantes.
Le Protocole
pour la prévention des risques biotechnologique, adopté le
29 janvier 2000, est entré en vigueur le 11 septembre 2003,
soit 90 jours après réception de son 50ème
instrument de ratification. Le Protocole pour la prévention
des risques biotechnologiques traite du transfert, de la
manipulation et de l'utilisation des OVM qui risquent
d'avoir un effet défavorable sur la biodiversité, dans de
bonnes conditions, en tenant compte de la santé humaine,
avec une focalisation particulière sur les mouvements
transfrontaliers. Il établit une procédure d'accord
préalable, en connaissance de cause (AIA) pour les
importations d'OVM destinés à l'introduction intentionnelle
dans l'environnement, et intègre également le principe de
précaution et des mécanismes d'évaluation des risques et de
gestion des risques. Le Protocole établi un BCH pour
faciliter l'échange d'information, et contient des
dispositions consacrées à la création des capacités et aux
ressources financières, avec une attention particulière aux
pays en développement et sans systèmes réglementaires
intérieurs. Il y a actuellement 87 Parties au Protocole.
La CdP-1:
La première CdP de la CDB (novembre - décembre 1994, Nassau,
Bahamas) a établi le Groupe d'experts spécial, de
composition non limitée, sur la Biosécurité, qui s'est réuni
à Madrid en juillet 1995. La plupart des experts se sont
déclarés en faveur de l'élaboration d'un protocole pour la
prévention des risques biotechnologiques, dans le cadre de
la CDB, et la réunion a dressé les listes des éléments ayant
reçu soutien unanime et soutien partiel.
La CdP-2:
A la deuxième réunion de la CdP (Jakarta, Indonésie,
novembre 1995), les délégués ont établi le Groupe de travail
spécial, de composition non limitée, sur la prévention des
risques biotechnologiques (GTPRB), pour "l'élaboration, dans
le domaine du transfert, de la manipulation et de
l'utilisation, dans de bonnes conditions, d'un protocole
“pour la prévention des risques biotechnologiques, axé
de manière particulière sur le transit transfrontalier de
tout organisme vivant modifié (OVM) susceptible d'avoir un
effet défavorable sur la diversité biologique,” en se basant
sur le rapport de Madrid.
La CdP-3:
La troisième réunion de la CdP (Buenos Aires, Argentine,
novembre 1996) a apporté son appui à l'application des
Directives Techniques Internationales du PNUE pour la
Sécurité en Biotechnologique.
La CdP-4:
A sa quatrième réunion (Bratislava, Slovaquie, mai 1998), la
CdP a décidé que l'ordre du jour de la réunion
extraordinaire, qui doit se réunir dans l'objectif d'adopter
le protocole pour la prévention des risques
biotechnologiques, traitera des questions ayant trait à
l'adoption du protocole et aux préparatifs de la CdP/RdP-1.
LE GROUPE DE
TRAVAIL SUR LA PREVENTION DES RISQUES BIOTECHNOLOGIQUES:
Le GTPRB s'est réuni à six reprises entre 1996 et 1999. Les
deux premières réunions ont identifié les thèmes et les
termes, et a aidé à l'articulation des positions. A la
troisième réunion, en octobre 1997, les délégués ont produit
le projet de texte consolidé qui servira de plate-forme de
négociation. Les quatrième et cinquième réunions se sont
focalisées sur la réduction et l'affinement des options
retenues pour chaque article du projet de protocole. A la
dernière réunion du GTPRB (février 1999, Cartagena,
Colombie), les délégués ont travaillé à la finition des
négociations autour du projet de protocole, pour soumission
à la Réunion Extraordinaire de la Conférence des Parties (CdP-Ex).
LA CDP-EX:
A la CdP-Ex (février 1999, à Cartagena, en Colombie) les
délégués ne sont pas parvenus à s'accorder sur un compromis
global permettant de finaliser le Traité, et la réunion a dû
être suspendue. Les questions restées en suspens ont
englobé: le lien entre le Protocole et d'autres accords, en
particulier ceux ayant trait au commerce international;
l'inclusion des matières premières dans le champ de
compétence du Protocole; l'application de la procédure AIA,
en particulier par rapport à l'approche de précaution; et
les exigences en matière de documentation et
d'identification.
Suite à la
suspension de la CdP-Ex, trois ensembles de consultations
informelles (juillet 1999, Montréal, Canada; septembre
1999, Vienne, Autriche; et janvier 2000, Montréal, Canada)
ont été tenus pour le traitement des points en suspens. Cinq
principaux groupes de négociation ont émergé durant les
réunions de Cartagena: le Groupe d'Europe Centrale et de
l'Est (CEE); le Groupe du Compromis (Japon, Mexique,
Norvège, République de Corée et la Suisse, rejoint plus tard
par la Nouvelle Zélande et Singapore); l'Union Européenne
(UE); le Groupe de Miami (Argentine, Australie, Canada,
Chili, Etats-Unis et Uruguay); et le Groupe de Même Esprit
(les pays du G-77 et la Chine, moins les trois pays en
développement du Groupe de Miami).
LA CDP-EX DE
REPRISE: La CDP-EX de reprise
(janvier 2000, Montréal, Canada) a adopté le Protocole de
Cartagena pour la prévention des risques biotechnologiques.
La Décision EM-I/3 a établi le Comité Intergouvernemental
sur le Protocole de Cartagena pour la Prévention des Risques
Biotechnologiques (CIPC), chargé des préparatifs de la CdP/RdP-1,
et a requis du secrétaire Exécutif de la CDB, de préparer la
mise en place d'un BCH. La décision prévoit également
l'établissement d'un fichier, régionalement équilibré, des
experts devant être désignés par les gouvernements pour la
fourniture d'avis et de soutien.
La CdP-5:
A sa cinquième réunion (mai 2000, Nairobi, Kenya), la CdP a
adopté un programme de travail englobant les thèmes devant
être examinés par le CIPC, à ses deux premières réunions. Au
cours d'une cérémonie spéciale, 67 pays et la Communauté
européenne ont signé le Protocole.
La CIPC-1:
La première réunion du CICP (décembre 2000, Montpellier,
France) a planché sur l'échange d'information et le BCH, la
création des capacités, le fichier d'experts, les procédures
encadrant les prises de décisions, le respect des
dispositions, et le MTEI (Article 18). La CIPC-1 a conclu
ses travaux par des recommandations pour les activités
intersession et les rapports de synthèse, concernant les
sujets de fond devant être examinés par la CIPC, à sa
deuxième réunion.
La CIPC-2:
La deuxième réunion du CIPC (octobre 2001, Nairobi, au
Kenya) a formulé des recommandations sur des sujets
incluant: l'échange d'information; les MTEI; le suivi et
l'établissement des rapports; le renforcement des capacités;
le fichier d'experts; les directives à l'adresse du
mécanisme de financement; les procédures devant encadrer les
prises de décision; la responsabilité et la réparation; le
respect des dispositions; les vues concernant d'autres
sujets d'importance pour la mise en œuvre du Protocole; le
Secrétariat; le Règlement intérieur; la coopération avec la
Convention Internationale sur la Protection des Plantes; et
les travaux préparatoires de la RdP-1.
La CdP-6:
La sixième réunion de la CdP (avril 2002, La Haye, Pays-Bas)
a décidé que si le Protocole devait entrer en vigueur dans
plus d'une année, la CdP/RdP-1 se tiendrait en conjonction
avec la CdP-7. La CdP-6 a adopté plusieurs décisions
pertinentes pour le Protocole, portant notamment sur: le
mécanisme de financement; la demande, pour le Secrétariat de
la CDB, d'un statut d'observateur auprès des Commissions de
l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), chargées de
l'examen des Mesures Sanitaires et Phytosanitaires (SPS) et
des Barrières Techniques posées au Commerce (BTC); et le
budget.
La CIPC-3:
La troisième réunion du CIPC (avril 2002, La Haye, Pays-Bas)
a adopté des recommandations à l'intention de la CdP/RdP-1,
portant sur: la responsabilité et la réparation; les
procédures et les mécanismes à mettre en place pour
s'assurer du respect des dispositions; l'échange
d'informations et le BCH; la création des capacités; le
fichier d'experts; les MTEI; le suivi et l'établissement des
rapports; et autres questions de mise en œuvre, y compris
les mouvements transfrontaliers d'OVM entre les Parties et
les non-Parties.
La CdP-7:
A sa septième réunion (9-20 février 2004, à Kuala Lumpur, en
Malaisie), la CdP a adopté les programmes de travail axés
sur les aires protégées, la protection de la biodiversité et
le transfert des technologies. Les délégués ont également
adopté des décisions portant sur: le Programme de travail
pluriannuel couvrant la période allant jusqu'à 2010; le Plan
Stratégique; et l'accès et le partage des avantages. Les
décisions pertinentes pour le Protocole pour la prévention
des risques biotechnologiques ont englobé: le mécanisme de
financement; la demande, pour le Secrétariat de la CDB, d'un
statut d'observateurs auprès des Commissions de l'OMC,
chargées des SPS et des BTC; et le budget.
COMPTE RENDU DE
LA CdP/RDP-1
Le Président de
la CdP/RdP-1 Dato’ Seri Law, Ministre malais des sciences,
des technologies et de l'Environnement, a ouvert la réunion
le lundi 23 février, mettant en relief l'opportunité offerte
pour l'établissement d'un système harmonisé pour le transit
d'OVM et pour permettre des prises de décisions, en
connaissance, concernant leurs importations.
Ahmed Djoghlaf,
au nom du Directeur exécutif du PNUE, Klaus Töpfer, a
indiqué que le Protocole aidera à permettre les avantages de
la biotechnologie tout en protégeant la biodiversité et la
santé humaine contre les risques posés par les OVM.
Le Secrétaire
exécutif de la CDB, Hamdallah Zedan, a mis en relief
l'achèvement réussi de la phase pilote du BCH, a encouragé
la poursuite des efforts visant à faciliter l'échange
d'information relativement aux OVM, et a mis en exergue la
nécessité de financements adéquats pour la mise en œuvre du
Protocole.
Le Secrétariat
a expliqué que le Bureau de la CdP siégera en tant que
Bureau de la CdP/ MdP-1, signalant le besoin de remplacer
cinq membres du Bureau issus de pays actuellement non
Parties au Protocole. Les délégués ont élu les nouveaux
membres suivants: Eric Mugurusi (Tanzanie), pour le Groupe
africain; Pati Keresoma Liu (Samoa), pour le Groupe Asie et
Pacifique; François Pythoud (Suisse), pour le Groupe Europe
Occidentale et Autres; Erik Schoonejans (France), pour l'UE
et les pays accédants (UE); et Sergei Gubov (Ukraine), pour
le Groupe Europe centrale et de l'Est. Les autres membres du
Bureau sont: John Ashe (Antigua et Barbuda); Soumayila Bance
(Burkina Faso); Fernando Casas (Colombie); Desh Deepak Verma
(Inde); et Gordana Beltram (Slovénie).
Les délégués
ont ensuite adopté l'ordre du jour, sans amendement, (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/1
et Add.1), et ont décidé d'établir deux Groupes de travail.
François Pythoud et l'ambassadeur Philémon Yang (Cameroun)
ont été élus, respectivement, Présidents du of GT-I et du
GT-II. Gordana Beltram a été élue au poste de Rapporteur de
la réunion.
Le Président du
CIPC, l'ambassadeur Yang, a présenté un rapport sur les
travaux du CIPC (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/3 et Add.1-3),
mettant en exergue les recommandations ayant trait à
l'échange d'informations et à la création des capacités.
Au cours de la
semaine, la plénière s'est réuni lundi, et a tenu, du mardi
au jeudi, de brèves séances d'après-midi, pour procéder à
l'évaluation des progrès accomplis et pour entendre les
déclarations de l'industrie et des ONG. La Plénière a
traité: du règlement intérieur régissant les réunions de la
CdP/RdP, des mécanismes et des procédures visant à
faciliter les prises de décisions par les Parties
importatrices, le suivi et l'établissement des rapports, les
directives à l'intention du mécanisme de financement, le
Secrétariat, et le programme de travail à moyen terme. La
plénière a établi un groupe de contact sur le budget, des
comités des “Amis du Président” sur l'établissement des
priorités et sur les directives à l'intention du mécanisme
de financement.
Les groupes de
travail se sont réunis du lundi après-midi au jeudi. Le GT-I
a traité: de l'échange d'informations et du centre d'échange
sur les risques biotechnologique (BCH); la manipulation, le
transport, l'emballage et l'identification (Article 18); et
questions diverses nécessaires à la mise en œuvre effective
du Protocole. Le GT-I a établi un groupe de contact sur les
besoins en matière de documentation pour les OVM destinés à
être utilisés dans l'alimentation humaine ou animale ou
destinés à être transformés. Le GT-II a planché sur: la
création des capacités, le respect des dispositions, et la
responsabilité et la réparation. Le GT-II a établi un groupe
de contact sur le respect des dispositions.
La plénière de
clôture de la septième Conférence des Parties de la CDB
(CdP-7) a repris vendredi, après la clôture de la CdP/RdP-1,
pour procéder à l'examen de la décision de la CdP/RdP-1
concernant les directives à l'intention du mécanisme de
financement, et pour entendre les déclarations de clôture.
Ce rapport
résume les discussions menées et les décisions prises sur
chacun des points de l'ordre du jour, dans l'ordre dans
lequel ces derniers ont été examinés par la plénière et par
les groupes de travail. A moins d'une indication contraire,
toutes les décisions ont été adoptées, sans amendement ou
avec des amendements mineurs, par la plénière de clôture,
vendredi 27 février 2004.
LA PLENIERE
LE REGLEMENT
INTERIEUR: Lundi, le Secrétariat
a introduit, et les délégués ont adopté sans amendement, le
projet de décision concernant le règlement intérieur devant
régir les réunions de la CdP/RdP (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/2).
La
Décision Finale: Dans la
décision (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/L.12), la CdP/RdP note qu'en
vertu de l'Article 29 du Protocole (CdP/RdP), le règlement
intérieur de la CdP s'applique au Protocole, à moins que la
CdP/RdP n'en décide autrement. La CdP/RdP décide que là où
un membre du Bureau de la CdP représentant une non-Partie au
Protocole est remplacé par un membre représentant une Partie
et élu par les Parties au Protocole, le mandat du membre
remplaçant, expirera à la date d'expiration du mandat du
membre du Bureau qu'il ou elle a remplacé. La CdP/RdP décide
que les amendements introduits dans le règlement intérieur
de la CdP ne s'appliqueront pas au CdP/RdP, à moins que la
CdP/RdP n'en décide autrement.
PROCEDURE DE
PRISE DE DECISION: Le Secrétariat
a introduit, lundi, la note portant sur le projet de
procédures et de mécanismes de facilitation des prises de
décisions par les Parties importatrices (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/4).
Plusieurs pays
en développement ont encouragé la détermination d'autres
mécanismes possibles pour la facilitation des prises de
décisions, le renforcement des capacités et le transfert des
technologies. Le Groupe africain, appuyé par plusieurs
participants, a déclaré que les Parties exportatrices ne
devraient pas tenter de déterminer les décisions des Parties
importatrices, mais devraient les aider à acquérir une
expertise. La Tanzanie a déclaré que les procédures et les
mécanismes devraient être adaptés à la demande. L'Inde a
souligné que l'examen de ce point s'effectue de manière
distincte de celui du respect des dispositions.
Jeudi, le
Président de la CdP/RdP-1, Dato’ Seri Law, a introduit le
projet de décision (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/L.1), soulignant
l'adjonction d'un libellé sur l'assistance financière ou
autres moyens permettant de faciliter les prises de décision
des Parties importatrices. Les délégués ont adopté la
décision avec cet amendement.
La
Décision Finale: Dans la
décision (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/L.1), la CdP/RdP décide de
poursuivre la détermination et l'avancement des mécanismes
qui faciliteront la création des capacités.
Les procédures
et les mécanismes annexés pour la facilitation des prises de
décisions par les Parties importatrices, contiennent des
chapitres consacrés aux lignes directrices et aux procédures
à suivre. Les lignes directrices stipulent, entre autres:
que les Parties doivent coopérer pour s'assurer que les
Parties importatrices auraient accès au BCH; que les
procédures et mécanismes doivent être adaptés à la demande,
par les Parties importatrices; et que le fichier d'experts
et le BCH soient mentionnés comme étant les principaux
mécanismes permettant la fourniture d'un soutien pour la
facilitation des prises de décisions, mais que les autres
mécanismes doivent être maintenus sous examen.
Les procédures
exigent que la Partie importatrice, après avoir reçu
notification de la part des Parties exportatrices ou le
notifiant, cherche à se faire aider par le fichier d'experts
pour prendre une décision. En cas d'absence de réception
d'une notification ou d'une décision de la part de la Partie
importatrice, qui se trouve être pays en développement ou
pays en transition économique, la Partie exportatrice peut,
selon ce qu'il convient, aider financièrement la Partie
importatrice à obtenir l'expertise nécessaire en vue de lui
permettre d'atteindre une décision. Il y est également
stipulé que les procédures et mécanismes seront séparés des,
et sans préjudice aux, procédures et mécanismes établis dans
le cadre du respect des dispositions et du règlement des
différends.
LE SUIVI ET
L'ETABLISSEMENT DES RAPPORTS:
Lundi, le Secrétariat a présenté les documents concernant le
suivi et l'établissement des rapports, incluant un projet
décision y afférent (UNEP/CBD/COP-MOP/1/10 et INF/9). Les
délégués ont approuvé le projet de décision sans amendement.
Décision
Finale: Dans la
décision (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/L.12), la CdP/RdP:
-
reconnaît le besoin, en
matière de rapports, d'exigences claires et simples, qui
prennent en considération les limitations des pays en
développement, évitent la duplication d'autres exigences
relevant de la CDB, appuient l'analyse statistique et la
compilation, et encouragent les Parties à fournir des
données détaillées;
-
demande aux Parties
d'utiliser le format de compte rendu annexé à la
décision;
-
recommande que les Parties
élaborent leurs rapports dans le cadre d'un processus
consultatif impliquant toutes les parties prenantes
pertinentes, selon ce qu'il convient; et
-
décide que les intervalles
et les formats des rapports seraient maintenus sous
examen.
La CdP/RdP
demande également aux Parties de soumettre leurs rapports
une fois tous les quatre ans, et de soumettre leurs rapports
intérimaires deux ans après l'entrée en vigueur du
Protocole.
L'annexe de la
décision englobe le format du rapport national intérimaire
sur la mise en application du Protocole, y compris les
lignes directrices devant régir la soumission du rapport
national intérimaire dû le 11 septembre 2005, au plus tard.
LE
SECRETARIAT: Lundi, la plénière
s'est penchée sur le budget programmatique du Secrétariat et
le programme de travail concernant la prévention des risques
biotechnologiques, de la biennale 2005-2006 (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/11
et UNEP/CBD/COP/7/2). La Colombie, au nom du Groupe Amérique
Latine et Caraïbes (GRULAC), a plaidé pour une augmentation
budgétaire nulle, et pour l'octroi d'une priorité à
l'Article 18.2 (documentation concernant les OVM) et à
l'établissement d'une commission chargée de l'examen du
respect des dispositions. Les délégués ont établi un groupe
de contact, présidé par John Ashe, qui s'est réuni du mardi
au jeudi, pour traiter, entre autres, de l'établissement du
fonds fiduciaire du Protocole, des coûts distincts et
partagés des services de secrétariat, et des implications
budgétaires des décisions prises par la CdP/RdP.
Au cours de la
plénière de clôture, le Mexique a attiré l'attention sur
l'absence de fonds pour les activités proposées dans le
cadre des décisions concernant les MTEI et la responsabilité
et la réparation que la CdP/RdP a souhaité voir financées à
partir du budget central du Protocole. Plusieurs Parties ont
promis des fonds pour ces activités, l'Allemagne annonçant
qu'elle accueillera, en 2004, un atelier sous le thème de la
création des capacités en matière de MTEI, la CE promettant
des fonds pour le groupe d'experts techniques, ouvert à
tous, et, le Royaume-Uni annonçant que les fonds promis
auparavant, qui n'ont pas été utilisés, seront mis à
disposition. Les délégués ont ensuite adopté la décision, le
Groupe africain soulignant que son approbation est
assujettie à la concrétisation de ces promesses.
La
Décision Finale: Dans la
décision (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/L.9), la CdP/RdP établit: un
Fonds Fiduciaire pour le budget central, à hauteur de
2000500 dollars, pour 2005, et de 1713700 dollars, pour
2006; un Fonds Fiduciaire volontaire pour les contributions
additionnelles destinées à la couverture des activités
approuvées, à hauteur de 542118 dollars, pour 2005, et de
282500, pour 2006; et un Fonds Fiduciaire volontaire pour la
facilitation de la participation, à hauteur de 1672400
dollars, pour 2005, et de 1672400, pour 2006. Il approuve le
recrutement de cinq personnes pour le programme de travail
pour la prévention des risques biotechnologiques, et décide
que les règles de gestion financière de la Convention seront
appliquées au Protocole.
LES
DIRECTIVES A L'INTENTION DU MÉCANISME DE FINANCEMENT:
Lundi, le Secrétariat a introduit le projet de décision
concernant les directives à l'intention du mécanisme de
financement (UNEP/CBD/COP-MOP/1/12). Plusieurs délégués ont
souligné la nécessité d'un renforcement des capacités, le
Groupe Asie et Pacifique appelant les pays industrialisés à
fournir un soutien financier pour la mise en œuvre du
Protocole. Le Mexique a requis l'insertion d'une référence à
la vulnérabilité des pays qui sont des centres d'origine et
de diversité génétique.
Mardi, la
plénière a établi un comité des “Amis du Président”, présidé
par Linda Brown (Royaume-Uni), pour l'élaboration du projet
de décision révisée concernant les directives à l'intention
du FEM, relatives au soutien du renforcement des capacités
et des activités préparatoires pour la facilitation de la
ratification et de la mise en application.
Au cours de la
plénière de clôture, l'Argentine, la Chine et le Chili,
contrés par l'Iran, le Royaume-Uni, le Japon et l'UE, ont
fait part de leurs préoccupations quant aux difficultés
rencontrées par les pays souhaitant devenir Parties au
Protocole, soulignant que les efforts visant à construire
l'infrastructure nécessaire ne seront pas soutenus
financièrement. Linda Brown, Présidente du comité des “Amis
du Président”, a précisé que la décision représente le
consensus réalisé au sein d'un groupe régionalement
équilibré, et a exhorté les délégués à ne pas rouvrir les
négociations. Les délégués ont adopté la décision, après y
avoir ajouté une référence accordant une importance
particulière aux pays qui sont centres d'origine et de
diversité génétique, dans les directives concernant
l'éligibilité aux financements en provenance du Fonds pour
l'Environnement Mondial (FEM). Les délégués ont renvoyé la
décision à la CdP-7.
La
Décision Finale: Dans la
décision (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/L.7), la CdP/RdP décide que
le soutien financier en provenance du FEM doit être accordé,
sous réserve de ses directives et critères d'éligibilité,
aux pays en développement qui sont Parties au Protocole, et
également aux non-Parties, pour la mise en place des cadres
nationaux nécessaires à la prévention des risques
biotechnologiques et à l'établissement des BCH nationaux,
lorsqu'elles font preuve d'un engagement politique clair à
devenir Parties du Protocole. La CdP/RdP souligne également
la nécessité d'activités conduites par les pays, et invite à
l'octroi d'une aide aux activités de renforcement des
capacités et d'un soutien pour les projets de démonstration
de mise en place des cadres nationaux nécessaires à la
prévention des risques biotechnologiques. Elle encourage une
mise en application rapide de la Stratégie Initiale du FEM
pour l'aide aux préparatifs de la ratification, et souligne
que le mandat du FEM englobe: le financement de
l'élaboration des cadres législatifs et administratifs; la
couverture d'autres domaines du renforcement des capacités;
la facilitation de l'appui technique; et l'utilisation des
réseaux.
LE PROGRAMME
DE TRAVAIL A MOYEN TERME: Lundi,
le Secrétariat a introduit le programme de travail à moyen
terme, proposé pour la CdP/RdP (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/14).
Mettant en
exergue le besoin d'une large ratification du Protocole, le
GRULAC a proposé de ne pas envisager de mesures punitives
relativement à la question du respect des obligations.
Plusieurs pays en développement Parties ont suggéré de
traiter les questions socioéconomiques plutôt à la CdP/RdP-2,
qu'à la CdP/RdP-4.
Plusieurs pays
ont souligné la nécessité d'un système d'identificateurs
uniques et du traitement de l'évaluation et de la gestion
des risques. Certains pays ont plaidé pour la prise en
considération des thèmes émergeants. Plusieurs délégués ont
proposé de déterminer les priorités avant l'adoption le
programme de travail.
Le représentant
d'une ONG a fait part de ses réserves quant au report de
l'examen de la participation publique dans la CdP/RdP-3. Un
comité des “Amis du Président”, coprésidé par Birthe Ivars
(Norvège) et Ernesto Cespedes (Mexique), a été établi pour
dégager les priorités.
Jeudi, les
délégués ont adopté, sans amendement, le projet de décision
révisé (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/L.5).
La
Décision Finale: Dans la
décision (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/L.5), la CdP/RdP décide de
tenir ses deuxième et troisième réunions, sur une base
annuelle, et que des réunions annuelles pourraient être
tenues au-delà de la troisième réunion, en fonction des
besoins. La CdP/RdP adopte le programme de travail à moyen
terme annexé, jusqu'à la CdP/RdP-5, qui comprendra des
thèmes permanents et des thèmes en roulement. Dans le
cadre du programme de travail:
-
la CdP/RdP-2 traitera de la
notification, de l'évaluation des risques de gestion,
des MTEI, de la responsabilité et de la réparation, des
considérations socioéconomiques, et de la
conscientisation et de la participation du public;
-
la CdP/RdP-3 considérera
les MTEI, la responsabilité et la réparation, les
organes subsidiaires, le suivi et l'établissement des
rapports, et l'évaluation et la revue de l'efficacité du
Procotole;
-
la CdP/RdP-4 planchera sur
le suivi et l'établissement des rapports, et sur
l'évaluation de la mise en œuvre; et
-
la CdP/RdP-5 se centrera
sur l'application de la procédure de l'AIA, et la revue
du programme de travail.
GROUPE DE
TRAVAIL I
L'ECHANGE D'INFORMATION
ET LE BCH: Lundi, le Secrétariat
a introduit les documents consacrés à l'échange
d'information et le BCH (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/5 et INF/1,
13, 14, 17 et 18). Plusieurs délégués ont affirmé que le BCH
est essentiel pour la mise en application efficace du
Protocole, et ont demandé qu'il entre dans sa phase
opérationnelle.
Plusieurs
délégués ont déclaré que le BCH devrait être transparent et
régulièrement mis à jour. Quelques délégués ont suggéré
d'encourager les non-Parties à apporter leur contribution en
matière d'information. Plusieurs délégués ont mis l'accent
sur les difficultés rencontrées par les pays en
développement dans l'accès et dans l'utilisation du BCH, et
ont appelé à la formation et au renforcement des capacités,
y compris au profit des pays qui ont signé, mais pas encore
ratifié, le Protocole. Plusieurs pays en développement ont
appelé à l'élaboration de mécanismes non-basés sur
l'Internet. Quelques délégués ont recommandé que le BCH
englobe les données concernant les identificateurs uniques
d'OVM. Le Mexique a mis l'accent sur l'arrangement conclu
sur les mouvements transfrontaliers d'OVM, entre les Parties
signataires de l'Accord Nord Américain sur le Libre Echange
(NAFTA).
Mercredi, le
GT-I a approuvé le projet de décision, moyennant un
amendement mineur.
La
Décision Finale: Dans la
décision (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/L.6), la CdP/RdP approuve la
transition de la phase pilote du BCH vers la phase
opérationnelle, adopte les modalités annexées de son
opération, et encourage les Parties, les gouvernements et
les divers utilisateurs à fournir au BCH, les données dont
ils disposent concernant les décisions ayant trait à la
diffusion dans l'environnement ou à l'importation d'OVM
effectuées avant l'entrée en vigueur du Protocole. La CdP/RdP
demande au Secrétaire exécutif: de poursuivre l'élaboration,
pour le BCH, de mécanismes non-basés sur l'Internet; de
poursuivre l'analyse des besoins des pays en développement,
en matière de renforcement des capacités et de financements;
et de soumettre, à la CdP/RdP-2, un rapport sur l'état
d'avancement de la mise en place du BCH, en vue de
l'élaboration du programme de travail à moyen terme.
Les modalités
annexées, retenues pour l'encadrement de l'opération du BCH,
contiennent des chapitres portant sur: le rôle du BCH, les
caractéristiques du BCH, l'administration, le rôle des
correspondants du BCH, et la surveillance et le conseil
technique, les obligations des organisations partenaires,
les rapports concernant les activités, et l'évaluation
périodique.
MANIPULATION, TRANSPORT, EMBALLAGE ET IDENTIFICATION:
Les délégués ont procédé à l'examen des
MTEI (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/7 et INF/3) du mardi au jeudi.
Un groupe de contact, coprésidé par Veena Chhotray (Inde) et
Eric Schoonejans (France), s'est réuni mardi et mercredi
pour traiter de la documentation ayant trait aux OVM-AHAT.
Un comité des “Amis du Président” a été établi pour traiter
du type de documentation devant accompagner les OVM-AHAT et
pour finaliser le PSC y afférent sur la base du texte du
Président, pour considération par le GT-I.
La
Documentation relative aux OVM-AHAT (Article 18.2(a)):
Les délégués se sont penchés sur
le type de documentation devant accompagner les OVM-AHAT, et
des points de vue divergents se sont exprimés sur la
question de savoir s'il faut utiliser une documentation
autonome ou une facture commerciale.
Au sujet des
données devant figurer dans la documentation
d'accompagnement, certaines Parties ont noté que les
exportateurs des OVM-AHAT devraient être “requis de” au lieu
d'être “encouragés à” déclarer que la cargaison contient les
OVM-AHAT. Dans le groupe de contact, les délégués ont
débattu des conditions minimales intérimaires nécessaires à
la mise en application des besoins en matière de
documentation. Un petit nombre de Parties ont fait objection
à la suggestion faite par plusieurs intervenants, d'inclure
le nom et l'identificateur unique de l'OVM, dans la
documentation. Au cours des discussions du groupe de
travail, le Mexique, contré par beaucoup, a proposé
“d'encourager les,” au lieu de “demander aux” Parties et
autres gouvernements d'exiger que la documentation relative
aux OVM-AHAT englobe les noms communs, scientifiques et,
lorsque disponibles, les noms commerciaux, et le code de la
transformation de l'OVM ou, lorsque disponible, son code
d'identification unique. Les Parties ont décidé
“d'encourager” les Parties et autres gouvernements à le
faire.
Dans les
discussions du groupe de travail, plusieurs Parties ont
appuyé l'établissement d'un groupe de travail ouvert à tous.
Dans le groupe de contact, les délégués ont décidé d'établir
un groupe d'experts techniques, de composition non limitée,
sur la détermination des exigences requises pour les
OVM-AHAT, et ont débattu du point de savoir si, oui ou non,
il fallait convoquer une réunion technique avant le groupe
d'experts techniques, de composition non limitée. Les
délégués ont également débattu des critères devant servir de
base à la participation et à la désignation des
participants. Dans le groupe de travail, les Parties ont
débattu de l'octroi d'une priorité aux travaux du groupe
d'experts, certains suggérant une priorité aux travaux sur
le type, le contenu, l'étendue et les modalités devant
encadrer l'utilisation des identificateurs uniques.
Au sujet des
données à fournir concernant les points de contact pour
l'obtention des informations, les vues ont été divergentes
sur la référence à toute autre autorité appropriée, en
addition ou en remplacement, au dernier pays exportateur et
au premier pays importateur.
Documentation concernant les OVM destinés à une utilisation
confinée ou à une introduction intentionnelle dans
l'environnement (Article 18.2(b) et (c)):
Les Parties ont débattu du type de documentation devant
accompagner les OVM destinés à un usage confiné ou à une
introduction intentionnelle dans l'environnement. Plusieurs
intervenants ont apporté leur appui à une documentation
autonome, le Japon et quelques non-Parties ont plaidé pour
le maintien de la documentation existante, et le Brésil et
le Mexique ont proposé l'utilisation de factures
commerciales ou autre documentation.
Au sujet des
données devant figurer dans la documentation
d'accompagnement, les Parties ont exprimé des vues
divergentes sur l'insertion d'une référence à
l'identification unique. Plusieurs Parties ont plaidé pour
l'adjonction des détails concernant les noms communs,
scientifiques et commerciaux.
Au sujet de
l'utilisation en milieu confiné, les délégués ont examiné un
texte soulignant que d'autres données “pourraient ” être
incluses, si appropriées, telles que: les noms communs,
scientifiques et commerciaux, l'identification unique et la
classe des risques posés. Plusieurs Parties ont proposé de
supprimer “si appropriées” et de préciser que les données
“devraient” être mises à disposition. Les délégués ont
débattu également de l'insertion de la référence à la
“classe des risques posés.”
Les systèmes
d'identification unique: Les
Parties ont débattu de la question de savoir quel système
d'identification devrait être utilisé et ont discuté de la
référence au système d'identification unique de l'OCDE,
l'harmonisation des codes d'identification unique, et du
rôle du BCH. Plusieurs participants ont proposé que le
groupe de travail analyse les systèmes existants et ont
avisé la CdP/RdP de leur convenance.
La
Décision Finale: La décision
(UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/L.11) contient des chapitres
consacrés: à la documentation relative aux OVM-AHAT; à la
documentation relative aux OVM destinés à une utilisation en
milieu confiné ou à une introduction intentionnelle dans
l'environnement; au(x) système(s) d'identification unique;
et à la création des capacités.
a.
Documentation relative aux OVM-AHAT (Article 18.2(a)):
La CdP/RdP met en exergue la nature intérimaire des
exigences requises actuellement, en matière de
documentation, sous réserve de la décision concernant le
détail des conditions requises, devant être prises par la
CdP/RdP-2. La CdP/RdP demande aux Parties de, et encourage
les autres gouvernements à, prendre des mesures exigeant
l'utilisation d'une facture commerciale ou autre document
requis ou utilisé par les systèmes de documentation
existants, en guise de documentation devant accompagner les
OVM-AHAT. La CdP/RdP demande aux Parties et aux autres
gouvernements de s'assurer que la documentation accompagnant
les OVM-AHAT signale clairement que la cargaison peut
contenir des OVM-AHAT, et précise que ces derniers ne sont
pas destinés à une introduction intentionnelle dans
l'environnement.
En outre, la
CdP/RdP:
-
demande aux Parties de, et
encourages les autres gouvernements à, prendre des
mesures pour s'assurer que la documentation accompagnant
les OVM-AHAT fournisse les détails concernant le point
de contact pour l'obtention des compléments
d'information: l'exportateur, l'importateur ou toute
autre autorité appropriée, lorsque désignée par le
gouvernement, comme étant point de contact;
-
encourage les Parties et
les autres gouvernements à exiger que la documentation
d'accompagnement englobe (i) les noms commun et
scientifique et, lorsque disponible, le nom commercial,
et (ii) le code de la transformation de l'OVM ou son
code d'identification unique, là où disponible; et
-
encourage les Parties et
les autres gouvernements à demander aux exportateurs d'OVM-AHAT
de déclarer dans la documentation d'accompagnement que
la cargaison contient des OVM-AHAT, l'identité de l'OVM
et, le cas échéant, l'identification unique.
Le Secrétaire
exécutif est requis de synthétiser: l'information concernant
l'expérience des Parties dans la mise en application des
exigences de l'Article 18.2(a); les vues des Parties
concernant les conditions requises détaillées mentionnées
dans la deuxième phrase de l'Article 18.2(a); et les
expériences vécues par les Parties dans l'utilisation des
systèmes d'identification uniques existants, relevant du
Protocole.
La CdP/RdP
décide d'établir un groupe d'experts techniques, de
composition non limitée, sur les exigences en matière
d'identification des OVM-AHAT, dont les termes de référence
(TR) sont annexés à la décision. Les TR prévoient que le
groupe d'experts techniques procédera à l'examen des
questions ayant trait à la spécification de l'identité des
OVM-AHAT, notamment: la documentation d'accompagnement, les
données fournies par la documentation d'accompagnement,
l'étendue et la modalité de l'utilisation des
identificateurs uniques, et les seuils de présence adventive
ou non intentionnelle d'OVM, nécessaires pour le
déclenchement des conditions requises en matière
d'identification. Le groupe d'experts procédera également à
l'évaluation des échantillons et des techniques de
détection, disponibles, en vue de leur harmonisation, et
élaborera un projet de décision sur ces sujets, à soumettre
à la considération de la CdP/RdP-2.
Les Parties
sont également requises de, et les autres gouvernements,
invités à, soumettre avant la CdP/RdP-3, les données
concernant l'expérience acquise dans l'utilisation de la
documentation d'accompagnement, en vue de l'examen futur du
document autonome.
b.
Documentation relative aux OVM destinés à l'utilisation en
milieu confiné ou à une introduction intentionnelle dans
l'environnement (Article 18.2(b) et (c)):
La CdP/RdP demande aux Parties de, et encourage les autres
gouvernements à, s'assurer de l'utilisation, comme
documentation d'accompagnement, de la facture commerciale ou
tout autre document exigé ou utilisé par les systèmes
existants, et de la prise en considération des formats
décrits dans le canevas-échantillon annexé.
Au sujet des
OVM destinés à une utilisation en milieu confiné, la CdP/RdP
demande aux Parties de, et encourage les autres
gouvernements à, s'assurer que la documentation
d'accompagnement des OVM englobe, entre autres:
-
une identification claire
comme “OVM,” incluant les noms communs et scientifiques
des organismes, et comme étant “destinés à une
utilisation en milieu confiné”;
-
les nom et adresse du
destinataire, de l'exportateur ou de l'importateur,
selon ce qu'il convient, y compris des détails
concernant le contact;
-
les exigences requises pour
la manipulation, le transport et l'utilisation, dans de
bonnes conditions, de l'OVM, telles que prévues dans les
instruments internationaux disponibles, applicables dans
les cadres de régulation domestiques ou en vertu des
accords conclus par l'importateur et l'exportateur; et
-
selon ce qu'il convient,
d'autres données, incluant les noms commerciaux des OVM,
les caractéristiques et les traits nouveaux ou modifiés,
comme l'événement ou les événements de la
transformation, la classe des risques, la spécification
de l'usage et, le cas échéant, l'identification unique.
Au sujet des
OVM destinés à l'introduction intentionnelle dans
l'environnement, la CdP/RdP demande aux Parties de, et
encourage les autres gouvernements à, s'assurer que la
documentation accompagnant l'OVM englobe l'information et la
déclaration suivantes:
-
une identification claire
comme “OVM” assortie d'un descriptif incluant les noms
communs et scientifiques, les traits pertinents et la
modification génétique, y compris les traits et les
caractéristiques trans-géniques, comme l'événement ou
les événements de la transformation ou une référence au
système d'identification unique;
-
les exigences requises pour
la manipulation, le transport et l'utilisation, dans de
bonnes conditions, de l'OVM, telles que prévues dans les
instruments internationaux disponibles, applicables dans
les cadres de régulation domestiques ou en vertu des
accords conclus par l'importateur et l'exportateur;
-
les nom et adresse de
l'exportateur l'importateur;
-
les détails du point de
contact, pour l'obtention des compléments d'information,
notamment la personne ou l'organisation en possession
des données pertinentes, en cas d'urgence;
-
une déclaration attestant
que le mouvement de l'OVM est en conformité avec les
exigences du Protocole; et
-
selon ce qu'il convient,
d'autres données, incluant les noms commerciaux des OVM,
la classe des risques et l'approbation de l'importation
relative à leur premier mouvement transfrontalier.
Le Secrétaire
exécutif est requis de présenter un rapport sur les données
reçues, provenant des Parties, des autres gouvernements ou
des organisations internationales, concernant le sujet
sus-mentionné, pour considération par la CdP/RdP-2.
c.
Système(s) d'identification unique:
La CdP/RdP invite les Parties et les autres gouvernements à
prendre des mesures pour appliquer, selon ce qu'il convient,
les identificateurs uniques de l'OCDE, destinés aux Plantes
trans-géniques, aux OVM assujettis au Protocole, sans
préjudice à l'élaboration et à l'applicabilité éventuelles,
d'autres systèmes. Le Secrétaire exécutif est requis de
mettre en place ou de maintenir, dans le BCH, un registre
des codes d'identification unique, pour s'assurer de
l'harmonisation de ces codes, et encourage l'OCDE et
d'autres organisations pertinentes à initier ou améliorer
leurs activités visant à la mise en place d'un système
harmonisé d'identificateurs uniques.
d.
Création des capacités: La
CdP/RdP demande au Secrétaire exécutif d'organiser, avant la
réunion du groupe d'experts techniques, de composition non
limitée, un atelier consacré au renforcement des capacités
et à l'échange d'expériences relativement à l'Article 18.2.
AUTRES
QUESTIONS AYANT TRAIT A LA MISE EN ŒUVRE:
Les délégués ont débattu, mardi, de
questions diverses nécessaires à la mise en œuvre effective
du Protocole (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/13), et ont adopté le
projet de décision, mercredi.
Plusieurs
Parties ont proposé de traiter les questions d'évaluation
des risques et de gestion des risques. Les délégués ont
débattu de l'invitation des Parties à soumettre les données
pertinentes. La Tanzanie, contrée par plusieurs Parties, a
plaidé pour l'établissement d'un organe subsidiaire
permanent, chargé de traiter des questions scientifiques et
techniques ayant trait à la mise en œuvre du Protocole. Au
sujet des mouvements transfrontaliers d'OVM entre des
Parties et des non-Parties, plusieurs Parties ont déclaré
que le projet de décision devrait: encourager les
non-Parties à ratifier le Protocole; et inclure un libellé
appelant à s'assurer que l'évaluation des risques est
effectuée.
La
Décision Finale: Dans la
décision (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/L.4), la CdP/RdP décide
d'utiliser, selon ce qu'il convient, tous les mécanismes
disponibles pour l'examen des questions scientifiques et
techniques émanant du Protocole, et de formuler des points
de vue consensuels et les orientations communes nécessaires
à une mise en œuvre effective.
En outre, la
CdP/RdP:
-
décide de procéder, à sa
troisième réunion, à l'examen du besoin d'un organe
subsidiaire permanent, chargé de fournir à la CdP/RdP,
des avis sur les questions scientifiques et techniques;
et
-
demande au Secrétaire
exécutif de procéder à la collecte et au collationnement
des matériaux d'orientation disponibles, ayant trait à
l'évaluation des risques et à la gestion des risques
posés par les OVM, pour considération par la CdP/RdP-2.
Dans l'annexe
renfermant les directives concernant le mouvement
transfrontalier d'OVM, entre Parties et non-Parties, la CdP/RdP
recommande que chaque Partie devrait, entre autres:
-
notifier ou s'assurer de la
notification des exportations d'OVM, aux non-Parties;
-
encourager et aider les
non-Parties à prendre des décisions, en connaissance de
cause, concernant les importations d'OVM;
-
s'assurer que l'évaluation
des risques est effectuée lors des exportations d'OVM
aux non-Parties;
-
de procéder à l'application
de son cadre de régulation domestique et de la procédure
AIA ou d'une procédure comparable, lors des importations
d'OVM en provenance d'une non-Partie; et
-
d'assurer le suivi et le
compte rendu des mouvements transfrontaliers avec des
non-Parties.
La CdP/RdP
encourage les non-Parties à:
-
ratifier le Protocole;
-
coopérer avec les Parties,
dans leurs efforts visant à réaliser les objectifs du
Protocole;
-
adhérer aux dispositions du
Protocole relativement à la base volontaire, en
particulier celles ayant trait à la procédure AIA, à
l'évaluation des risques, à la gestion des risques et
aux MTEI;
-
mettre à la disposition du
BCH, les données requises dans le cadre du Protocole;
-
participer dans les
activités de renforcement des capacités, désignées et
mises en œuvre pour la promotion de la mise en
application effective du Protocole; et
-
informer le Secrétariat de
leurs autorités nationales compétentes et des
correspondants nationaux.
Le Secrétaire
exécutif est requis de faciliter la participation des
non-Parties.
GROUPE DE
TRAVAIL II
RENFORCEMENT
DES CAPACITES: Lundi, le
Secrétariat a introduit les documents concernant le
renforcement des capacités (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/6 et
Add.1-3), incluant les lignes directrices intérimaires
concernant le fichier d'experts et le plan d'action et le
mécanisme de coordination, relatifs au renforcement des
capacités pour une mise en application effective du
Protocole. Les délégués ont fait part de leur appui aux
activités proposées, plusieurs participants soulignant la
nécessité du renforcement des capacités en matière
d'évaluation et de gestion des risques, et de détermination
et de test des OVM. Plusieurs pays en développement ont
déclaré avoir besoin de capacités pour procéder à des choix
éclairés, et ont souligné le besoin d'initiatives répondant
à la demande.
Les délégués
ont appelé, entre autres, à un renforcement des capacités
institutionnels exhaustif, à des projets sur terrain
répondant aux besoins des pays, à l'insertion de références
aux centres d'origine et à la diversité génétique, et, à
l'accès aux, et à l'utilisation du, BCH. Les délégués ont
requis un éclaircissement du rôle des ONG et du secteur
privé dans le travail de création des capacités, certains
suggérant un renforcement de leur implication. Au sujet du
fichier d'experts, les délégués ont suggéré de limiter le
nombre de nominations d'experts par pays, et de s'assurer de
l'équilibre régional, dans leur utilisation. Plusieurs
intervenants ont proposé d'inclure les aspects
socioéconomiques dans le plan d'action. La FAO a appelé à
l'insertion de références aux Codex Alimentarius et à
la Convention Internationale pour la Protection des Plantes.
Mercredi, le
GT-II a procédé à l'examen et à l'approbation d'un papier de
salle de conférence (PSC) contenant le projet de décision
amendé et les lignes directrices intérimaires concernant le
fichier d'experts. Les délégués ont également procédé à
l'examen d'un PSC portant sur le plan d'action et le
mécanisme de coordination concernant la création des
capacités. Le Groupe africain a demandé que seuls les pays
industrialisés Parties soient invités à fournir un soutien
financier pour les activités de création des capacités et,
avec d'autres, a fait objection à l'insertion de références
au rôle de l'industrie dans, entre autres, la contribution
aux directives concernant les questions de mise en œuvre.
Un groupe informel a été formé pour élaborer le libellé
consacré aux centres d'origine et à la diversité génétique.
La plénière de
clôture a adopté les deux décisions concernant la création
des capacités et le fichier d'experts, sans amendement.
La
Décision Finale concernant la Création des Capacités:
Dans la décision (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/L.3), qui comprend
cinq annexes, la CdP/RdP adopte le Plan d'action annexé, et
invite les Parties, les autres gouvernements et les
organisations pertinentes à traiter les lacunes. Elle
invite, par ailleurs: à la soumission, et à la mise à jour
périodique, des besoins en matière de création des capacités
et des priorités du BCH; à l'utilisation du kit-outil
annexé; et à la fourniture d'une aide financière et autres
aux pays en développement Parties. Elle encourage la mise en
application de la Stratégie Initiale du FEM pour aider les
pays à se préparer pour la ratification, et demande au
Secrétaire exécutif de présenter un rapport sur la mise en
œuvre et sur les besoins et les priorités relativement à la
création des capacités.
La CdP/RdP
adopte également le Mécanisme de Coordination de la mise en
œuvre du Plan d'action, et demande au Secrétaire exécutif de
veiller à l'accomplissement des fonctions du mécanisme et de
présenter un rapport sur l'état d'avancement, à la CdP/RdP-2.
La CdP/RdP
prend note des critères et des indicateurs préliminaires du
suivi de la mise en œuvre, et demande aussi au Secrétaire
exécutif de présenter un rapport sur l'expérience
opérationnelle, à la CdP/RdP-4.
L'annexe I de
la décision contient le Plan d'action concernant la création
des capacités, qui comprend des chapitres consacrés: à
l'objectif, aux principaux éléments, aux processus et
mesures, à la mise en application à différents niveaux, et
au suivi et à la coordination. Elle englobe un appendice
consacré à la mise en séquence des activités.
Les annexes II,
III et V, traitent respectivement: du rôle des différentes
entités dans le soutien à la création des capacités; du
kit-outil de la mise en œuvre; et d'un ensemble
d'indicateurs préliminaires du suivi de la mise en
application du Plan d'action. L'annexe IV, consacrée au
Mécanisme de Coordination, renferme des chapitres consacrés:
à l'objectif, aux principes directeurs, aux éléments et à
l'administration.
La
Décision Finale concernant le Fichier d'Experts:
Dans la décision (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/L.2), la CdP/RdP
adopte les directives intérimaires annexées, relatives au
fichier d'experts, et encourage les nominations d'experts,
et la mise à jour des données figurant dans le fichier. Le
Secrétaire exécutif est requis de mettre en application les
directives et de présenter, à la CdP/RdP-2, un rapport sur
l'usage qui en est fait, en vue du suivi de l'utilisation
régionalement équilibré des experts.
La CdP/RdP
décide que la phase pilote du fonds volontaire assurera le
paiement de l'utilisation des experts par les pays en
développement, et demande au Secrétaire exécutif
d'administrer la phase pilote et de présenter un rapport sur
son opération.
L'annexe I de
la décision contient les lignes directrices intérimaires
régissant le fichier d'experts, concernant: le mandat,
l'administration, l'accès, l'adhésion, la portée,
l'établissement des rapports et l'évaluation de l'opération
du fichier, et les choix, les obligations, la
responsabilité, le paiement et l'expertise requise par ses
experts. L'annexe II contient les lignes directrices
intérimaires régissant la phase pilote du fonds volontaire,
concernant: la visée, le financement, l'administration, les
critères d'éligibilité, et les procédures de l'opération du
fonds.
RESPECT DES
DISPOSITIONS: Mardi, le GT-II
s'est penché sur le projet de texte concernant les
procédures et les mécanismes devant régir le respect des
obligations (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/8 et INF/4). Plusieurs
intervenants ont fait objection à la prévision de mesures
punitives pour le traitement des cas de non-respect des
dispositions. Le délégué des Etats-Unis a plaidé en faveur
de, et plusieurs autres délégués ont fait objection à, la
référence à la cohérence avec le droit international. Au
sujet de la commission sur le respect des dispositions,
plusieurs Parties ont requis la suppression de la référence
à la nécessité d'une représentation équilibrée des pays
importateurs et exportateurs au sein de la commission. Au
sujet des soumissions de cas de non-respect, plusieurs
Parties, contrées par le Brésil, ont plaidé pour des
soumissions effectuées par n'importe quelle Partie,
concernant le non-respect des dispositions par une Partie
tierce.
Le GT-II a
décidé d'établir un groupe de contact co-présidé par Jürg
Bally (Suisse) et Rawson Yonadi (Tanzanie) pour le
traitement des questions en suspens, notamment celles des
mesures nécessaires au traitement du non-respect des
dispositions, et de l'adhésion à la commission, des
procédures et des principes sou-jacents. Le groupe de
contact s'est réuni du mardi au jeudi.
Le groupe de
contact a débattu de l'insertion de références: à l'émission
d'une mise en garde à la Partie contrevenante; aux
soumissions émanant de la CdP/RdP à travers le Secrétariat;
le principe des responsabilités communes mais différenciées
ou à l'octroi d'une attention spéciale aux besoins
particuliers des pays en développement Parties et aux
difficultés qu'ils rencontrent dans la mise en œuvre; et à
l'établissement d'un équilibre dans la représentation des
pays importateurs et exportateurs au sein de la commission
sur le respect des dispositions. Plusieurs délégués ont
appelé les membres de la commission à servir de manière
objective et dans le meilleur intérêt du Protocole. Un
groupe de pays industrialisés a demandé qu'ils servent aussi
en leur qualité propre. Un groupe informel a été créé pour
élaborer un texte sur la suspension des droits et des
privilèges, et un comité des “Amis des Coprésidents” a été
établi pour examiner les questions en suspens.
Jeudi, le
Coprésident Bally a présenté au groupe de contact un rapport
sur les progrès accomplis par le comité des “Amis des
Coprésidents”, notant qu'un désaccord demeure autour: de la
référence aux responsabilités communes mais différenciées;
des membres servant en leur qualité propre; des
déclenchements des procédures de Partie à Partie; et des
mesures pour le traitement du non-respect des dispositions.
Jeudi soir, le
GT-II a approuvé, sans amendement, le texte du Président sur
les procédures et les mécanismes provisoires relatifs au
respect des dispositions, élaboré par le Président du GT-II,
Yang et le comité des “Amis des Coprésidents.”
La
Décision Finale: Dans la
décision finale (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/L.10), la CdP/RdP
adopte les procédures et les mécanismes annexés relatifs au
respect des dispositions, établit la Commission sur le
Respect des Dispositions, et demande au Secrétaire exécutif
d'organiser une réunion de la Commission, avant la CdP/RdP-2.
L'annexe
consacrée aux procédures et les mécanismes relatifs au
respect des dispositions, comprend des chapitres consacrés à
l'objectif, à la nature et aux principes sous-jacents; aux
mécanismes institutionnels; aux fonctions de la Commission;
aux procédures; à l'information et la consultation; aux
mesures visant à promouvoir le respect des dispositions et à
traiter les cas de non-respect; et à l'évaluation des
procédures et des mécanismes.
Au sujet des
principes sous-jacents, les procédures et les mécanismes
relatifs au respect des dispositions revêtiront une nature
de facilitation et de coopération, accorderont une attention
spéciale aux besoins particuliers des pays en développement
Parties, et prendront en ligne de compte, les difficultés
qu'ils rencontrent dans la mise en œuvre du Protocole.
La Commission
sur le Respect des Dispositions se réunira deux fois par an,
sera régionalement équilibrée et comprendra 15 membres élus
par la CdP/RdP. Les membres de la Commission serviront de
manière objective et à leur titre personnel.
Au sujet des
procédures, la Commission reçoit, à travers le Secrétariat,
toute soumission ayant trait au respect des dispositions,
effectuée par une Partie, la concernant elle-même, et d'une
Partie touchée ou risquant d'être touchée, concernant une
Partie tierce. La Commission peut rejeter toute soumission
mal-fondée.
Au sujet de
l'information et de la consultation, la Commission examinera
les données pertinentes émanant: de la Partie concernée; de
la Partie qui a fait la soumission; du BCH, de la CdP, de la
CdP/RdP et des organes subsidiaires de la Convention et du
Protocole; et des organisations internationales pertinentes.
Au sujet des
mesures visant à promouvoir le respect des obligations et à
traiter du non-respect des dispositions, la Commission peut
présenter à la CdP/RdP, un rapport sur les efforts fournis
par les Parties contrevenantes, pour retourner au respect
des dispositions, et maintiendra ce point, à l'ordre du jour
de la Commission, jusqu'à ce qu'il soit adéquatement résolu.
Comme suite aux recommandations de la Commission, la CdP/RdP
peut, en tenant compte des capacités de la Partie impliquée,
en particulier des pays en développement, et de la cause, du
type, du degré et de la fréquence du non-respect des
dispositions, décider aussi, entre autres: d'émettre une
mise en garde à la Partie concernée; de demander au
Secrétariat de publier les cas de non-respect des
dispositions, dans le BCH; et en cas de non-respect répétés,
de prendre les mesures qui pourraient être décidées par la
CdP/RdP-3 et par les réunions qui suivront.
Au sujet du
processus d'évaluation des procédures et des mécanismes, la
CdP/RdP procédera, à sa troisième réunion et au-delà, à
l'évaluation de leur efficacité, au traitement des cas
répétés de non-respect des dispositions, et d'entreprendre
l'action appropriée.
LA
RESPONSABILITE ET LA REPARATION:
Mardi, le GT-II a procédé à l'examen des documents consacrés
à la responsabilité et à la réparation (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/9,
Add.1 et INF/5-8).
Plusieurs
délégués ont plaidé pour la création d'un groupe de travail
sur la responsabilité et la réparation, et ont suggéré qu'il
présente un rapport à la CdP/RdP. La Chine, le Canada et
d'autres ont proposé que le groupe de travail formule des
recommandations concernant les règles et procédures
internationales appropriées, si la CdP/RdP le requiert. La
République de Corée a appelé à l'adoption d'un ensemble de
mesures intérimaires, en attendant l'établissement du
régime.
Jeudi, les
délégués ont approuvé le PSC révisé, moyennant un amendement
mineur.
Mercredi, les
délégués ont examiné le PSC concernant les termes de
références provisoires du groupe de travail, de composition
non limitée, sur la responsabilité et la réparation.
Quelques délégués ont fait objection au libellé stipulant
que le groupe de travail a besoin de clarifier les concepts
incarnés dans l'Article 27 du Protocole (responsabilité et
réparation). Les délégués ont débattu le plan de travail du
groupe de travail et du point de savoir si ce dernier,
plutôt “complètera,” que “s'efforcera de compléter,” ses
travaux dans un délai de quatre ans. Les délégués ont établi
un comité des “Amis du Président” pour la résolution des
questions en suspens concernant le mode d'adoption des
conclusions éventuelles.
La
Décision Finale: Dans la
décision (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/L.8), la CdP/RdP établit un
groupe de travail spécial, de composition non-limitée,
d'experts juridiques et techniques sur la responsabilité et
la réparation. Elle demande au Secrétaire exécutif de
convoquer un groupe d'experts techniques pour entreprendre
des travaux préparatoires pour le groupe de travail qui doit
se réunir une fois, au moins, avant la CdP/RdP-2.
Les TR annexés
du groupe de travail stipulent que le groupe sera composé de
représentants, notamment, des experts juridiques, techniques
et scientifiques, désignés par les Parties, et sera ouvert à
tous les observateurs. Le groupe de travail doit: examiner
les données fournies par les Parties, les gouvernements et
autres; prendre en ligne de compte le rapport de l'atelier
sur la responsabilité et la réparation; et, tenir compte des
processus en cours dans le cadre du droit international. Il
procédera à l'analyse des questions générales ayant trait
aux scénarios des dommages potentiels et/ou réels et à
l'application des règles et procédures internationales, à
ces scénarios. Le groupe de travail élaborera aussi les
options pour les éléments des règles et procédures, qui
pourraient inclure, entre autres, la définition et la
nature du dommage, l'estimation du préjudice causé à la
biodiversité et à la santé humaine, la canalisation de la
responsabilité, les rôles des Parties importatrices et
exportatrices, les mécanismes de sécurité financière et le
droit permanent d'introduire des réclamations.
Le groupe
présentera un rapport à chaque CdP/RdP et, deux ans après
son établissement, la CdP/RdP procédera à l'évaluation de
ses activités et lui fournira des directives. Il présentera
son rapport final, avec les règles et procédures
internationales proposées, à la CdP/RdP, et achèvera ses
travaux en 2007.
Le plan de
travail indicatif attaché à la décision prévoit une réunion
du groupe d'experts techniques, en 2004, et cinq réunions du
groupe de travail, de 2005 à 2007, sous réserve des
considérations budgétaires.
PLENIERE DE
CLOTURE DE LA CDP/RDP-1
Vendredi matin,
le Président de la CdP/RdP-1, Dato’ Seri Law, a ouvert la
plénière de clôture. Il a expliqué que le Bureau de la CdP-7
siègera en tant que Bureau de la CdP-RdP/2, et a souligné le
besoin de remplacer les six membres du Bureau issus de pays
qui, actuellement, ne sont pas Parties au Protocole. Les
délégués ont élu les nouveaux membres suivants: Birthe Ivars
(Norvège); Eric Mugurusi (Tanzanie); Sergey Gubar (Ukraine);
Igor Ferencik (Slovaquie); Pati Keresoma Liu (Samoa); et,
Ahmed Salem (Tunisie) en attendant que Moustafa Fouda (Egypte)
prenne ses fonctions, le 21 mars 2004, lorsque l'Egypte
deviendra Partie au Protocole. Les autres membres du Bureau
sont: Philip Buckley (Irlande); Oyundari Navaan-Yunden
(Mongolie); Dalia Salabarria Fernandez (Cuba); et, Antonio
Matamoros (Equateur).
Le Rapporteur
Gordana Beltram (Slovénie) a présenté le rapport concernant
les accréditations soumises par les représentants des
Parties prenant part à la CdP/RdP-1, et a proposé que la
participation de 19 délégations, dont les accréditations ne
sont pas en règle, soit approuvé de manière provisoire. La
plénière a accepté.
Les délégués
ont adopté la décision concernant les date et lieu de la CdP/RdP-2
(UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/L.13), moyennant un amendement
indiquant que la CdP/RdP-2 se tiendra dans le courant du
deuxième trimestre 2005. Le Secrétariat a expliqué qu'à
moins de recevoir une offre d'accueillir la réunion, elle se
tiendra au site du Secrétariat de la CDB, à Montréal, au
Canada.
S'agissant des
points divers, le Rapporteur Beltram a introduit, et les
Parties ont adopté, l'hommage adressé au gouvernement et au
peuple de Malaisie, exprimant la profonde appréciation et la
gratitude sincère de la CdP/RdP-1 (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/L.14).
Le Président du
GT-I, Pythoud, et le Président du GT-II, Yang, ont présenté
les rapports de leurs groupes de travail. Les délégués ont
adopté le rapport du GT-I (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/L.12/Add.1),
moyennant un amendement mineur, et le rapport du GT-II
(UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/L.12/Add.2), sans amendement.
Les délégués
ont ensuite procédé à l'élection des membres de la
Commission sur le Respect des Obligations, chacun des
groupes régionaux désignant un membre pour un mandat de deux
ans et deux membres pour un mandat de quatre ans. Le Groupe
africain a désigné Bather Kone (Mali) pour un mandat de deux
ans, et Mary Fosi Mbantenkhu (Cameroun) et Tewolde Berhan
Egziabher (Ethiopie) pour un mandat de quatre ans chacun. Le
GRULAC a nommé Victor Villalobos (Mexique) pour un mandat de
deux ans, et Leonard O’Garro (Barbade) et Alavaro Rodriguez
(Colombie) pour un mandat de quatre ans chacun. L'Europe
Centrale et de l'Est a désigné Sergey Gubar (Ukraine) pour
un mandat de deux ans, et Biserka Strel (Slovénie) et Gábor
Nechay (Hongrie) pour un mandat de quatre ans chacun. Le
Groupe Europe de l'Ouest et Autres, a désigné Birthe Ivars
(Norvège) pour un mandat de deux ans, et Jürg Bally (Suisse)
et Veit Koester (Danemark), pour un mandat de quatre ans. Le
Groupe Asie et Pacifique a nommé Netatua Prescott (Tonga)
pour un mandat de deux ans, et, Nemat Khansari (Iran) et
Gurdial Singh Nijar (Malaisie), pour un mandat de quatre
ans. La plénière a élu les quinze candidats désignés.
Le Rapporteur
Beltram a présenté, et les délégués ont adopté sans
amendement, le rapport de la réunion (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/L.12).
L'Australie a fait part de sa déception d'avoir eu à
constater que les vues des non-Parties n'ont pas été prises
en compte dans la prise de décision, et a demandé de
clarifier que la CdP/RdP ne peut pas faire des requêtes aux
non-Parties du Protocole. Le délégué des Etats-Unis a
indiqué que sa compréhension est que les mesures applicables
aux cas de non-respect des dispositions, élaborées par la
CdP/RdP seront cohérentes avec le droit international, et
que les dispositions concernant les exigences en matière de
documentation, inscrites dans le cadre de l'Article 18.2
(documentation concernant l'OVM) sont volontaire. Le Canada
a remercié toutes les Parties pour les efforts fournis pour
l'accommodation des points de vue minoritaires.
Le Président de
la CdP/RdP-1, Dato’ Seri Law, a remercié tous les délégués
pour leur travail, et a déclaré que la réunion a fourni une
plate-forme solide à la mise en œuvre effective du
Protocole. Il a clôturé les travaux à 12h30.
PLENIERE DE
CLOTURE DE LA CDP-7
Le Président de
la CdP-7, Dato’ Seri Law, a ouvert la plénière finale de
reprise de la CdP-7, immédiatement après la clôture de la
CdP/RdP-1, introduisant la décision de la CdP/RdP-1
concernant les directives à l'intention du mécanisme de
financement (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/L.7). Il a indiqué que la
décision complétera les directives fournies par la CdP-7.
L'Argentine,
appuyée par le Zimbabwe, le Chili et l'Uruguay, a fait part
de ses réserves concernant le processus d'élaboration de la
décision. Le représentant a affirmé que le texte restreint,
de manière inadéquate, aux non-Parties, l'accès aux
financements accordés par le FEM, et a demandé l'insertion
d'une référence au besoin d'une assistance dans la mise en
place de l'infrastructure nécessaire à l'accommodation de la
ségrégation des OVM, en vue de les mettre en conformité avec
l'Article 18.2. Au terme de consultations informelles, le
Nigeria a proposé, et les délégués ont accepté, un libellé
soulignant que l'ensemble des pays en développement Parties
de la Convention, qui prennent un engagement politique clair
à devenir Parties au Protocole seront également éligibles
aux financements du FEM, pour l'établissement d'autres
capacités institutionnelles nécessaires pour permettre aux
non-Parties de devenir une Partie. La plénière a adopté la
décision, avec cet amendement.
Maurice, au nom
des Petits Etats Insulaires en Développement, a invité les
délégués à la réunion de l'évaluation décennale du Plan
d'action de la Barbade. L'Inde, au nom de la région Asie et
Pacifique et des pays Méga-divers de Même Esprit, ont appelé
les non-Parties à ratifier le Protocole. L'Ethiopie, au nom
du Groupe africain, a déclaré que la CdP/RdP devrait
s'assurer que les réunions requises par les décisions de la
CdP/RdP-1 peuvent être couvertes par le budget de l'exercice
2005. La Hongrie, au nom de l'Europe Centrale et de l'Est,
l'Australie, au nom de JUSCANZ, l'Irlande, au nom de l'UE,
les Pays Accédant et la Bulgarie et la Roumanie, et, la
Colombie, au nom du GRULAC, ont présenté des déclarations
d'appréciation à l'endroit du gouvernement malais et du
Secrétariat.
La République
de Corée a invité les délégués à Jeju, pour la réunion du
Conseil d'administration du PNUE, du 29 au 31 mars 2004. Le
Népal a fait part de sa volonté d'honorer ses engagements en
dépit de la faiblesse de son infrastructure. Les
représentants d'ONG et des peuples autochtones ont rejeté
l'Accord Trilatéral NAFTA sur les OVM-AHAT, et ont indiqué
que les décisions basées sur le principe de précaution
n'impliquent pas forcément des restrictions commerciales.
Nehemiah Rotich,
au nom du Directeur exécutif du PNUE, Klaus Töpfer, a
déclaré que le PNUE poursuivra son soutien le travail de la
CDB. Le Secrétaire exécutif de la CDB, Hamdallah Zedan, a
rendu hommage aux progrès accomplis durant la CdP-7 et la
CdP/RdP-1. Le Président de la CdP-7, Dato’ Seri Law, a
déclaré que la réunion a réussi à établir un cheminement
pour un instrument opérationnel et pratique sur la
prévention des risques biotechnologiques, permettant de
s'assurer de la protection contre les effets défavorables
des OVM, sans entraver, de manière indue, le commerce. Il a
ensuite clôturé la CdP-7, à 15h50.
BREVE ANALYSE
DE LA CdP/RDP-1
Près de quatre
ans après les longues et pénibles négociations qui ont mené
à son adoption, le Protocole de Cartagena sur la Prévention
des Risques Biotechnologiques est enfin entré en vigueur.
Quatre-vingt-sept Parties ont désormais ratifié le Protocole
et, compte tenu du fait que davantage de pays avancent vers
la ratification, la première réunion des Parties a fait face
à la tâche importante consistant à établir le cadre
opérationnel nécessaire à une mise en œuvre effective du
Protocole. Les délégués ont eu de nombreux sujets à traiter,
comme la mise en place de la procédure régissant le respect
des obligations, l'élaboration des exigences requises en
matière de documentation, relevant de l'Article 18
(Manipulation, transport, emballage et identification (MTEI)),
l'établissement du processus d'élaboration des règles et des
procédures applicables à la responsabilité et à la
réparation, et le traitement du renforcement des capacités
et le Centre d'échange pour la prévention des risques
biotechnologiques (BCH).
Les délégués
n'ont pas eu seulement à traiter d'un ordre du jour
pleinement focalisé sur le processus, mais ont dû également
être attentif aux autres processus internationaux traitant
de questions ayant rapport avec la biotechnologie. Même si
le Protocole est le seul instrument international traitant
exclusivement des organismes vivants modifiés (OVM), il a
cours parallèlement à divers instruments et organes
normatifs internationaux, dont la Convention Internationale
pour la Protection des Plantes, le Codex Alimentarius,
l'Organisation pour la Coopération et le Développement
Economique (OCDE) et nombre d'accords conclus dans le cadre
de l'Organisation Mondiale pour le Commerce (OMC).
Cette brève
analyse se focalise sur les MTEI et le respect des
dispositions, et examine les dynamiques entre les Parties et
les non-Parties, et la réussite de la réunion à établir un
cadre opérationnel pour la mise en œuvre.
DOCUMENTATION
CONCERNANT LES OVM: PRATIQUE ET EFFICACE
Avec un mandat
clair d'établir les exigences requises en matière de
documentation, pour les cargaisons d'OVM destinées à
l'alimentation humaine et animale ou à la transformation (OVM-AHAT),
les Parties ont, non seulement, réalisé un accord sur les
mesures intérimaires en matière de documentation, mais ont
également décidé de créer un groupe d'experts, chargé de
faire avancer les travaux sur les type et contenu de la
documentation. Le résultat des négociations autour des MTEI,
est allé au-delà des attentes de nombreux participants,
nommément que l'opposition à l'exploration de ces détails, à
un stade précoce, aurait l'avantage. Efficacement guidé par
le Président du GT-I, Pythoud, les délégués ont réussi à
concocter un texte satisfaisant à la fois ceux qui étaient
en faveur d'une approche par étapes pour la mise en place de
la documentation concernant les OVM-AHAT, et ceux qui
souhaitaient faire avancer l'élaboration des exigences que
“peut contenir” le Protocole. Ces exigences reflètent le
compromis réalisé au cours de la toute dernière étape de la
négociation, en vertu duquel la documentation accompagnant
l'OVM-AHAT devrait mentionner clairement “peut contenir” des
OVM. Le groupe d'experts devra maintenant à interpréter la
formule “peut contenir” et déterminer dans quelle mesure des
données additionnelles devraient être incluses. Dans ce même
ordre d'idées, l'une des étapes les plus importantes,
franchies à cette réunion est la reconnaissance des
identificateurs uniques élaborés par l'OCDE, qui confère une
crédibilité à un système qui peut aider au traitement, dans
le cadre du Protocole, de nombre de besoins en matière
d'informations concernant l'OVM, et qui peut aider
importateurs et exportateurs à accéder à l'information à
travers le BCH.
Bien que la
documentation soit un fondement essentiel pour la
transparence du Protocole, plusieurs pays en développement
se retrouvent dans un cercle vicieux: Ils ont besoin
d'acquérir une expérience avant de pouvoir mettre en place
leur propre système d'approbation, mais pour acquérir cette
expérience, ils ont besoin de commencer par mettre en place
leur propre système d'approbation. A mesure que le processus
avance, les Parties auront besoin d'élaborer les outils
appropriés nécessaires au renforcement des capacités, pour
résoudre ce dilemme. Le défi que le Protocole aura à
relever, avec la poursuite de l'élaboration des exigences
requises en matière de documentation, consiste à trouver le
bon équilibre entre pratique et efficacité.
LA COMMISSION
SUR LE RESPECT DES DISPOSITIONS EST NEE
Le respect des
dispositions est resté un sujet difficile dans les réunions
du Comité Intergouvernemental sur le Protocole de Cartagena
(CIPC), et à Kuala Lumpur, les délégués ont entamé leurs
délibérations en se basant sur un texte lourdement crocheté.
La plupart des délégations des pays en développement avaient
décidé, à l'avance, que les sanctions ne sont pas la
solution, et ont négocié avec toute leur force pour
s'assurer de l'élaboration d'une procédure de facilitation,
accordant l'attention qu'il faut à leurs besoins en matière
de création des capacités, et les protégeant des allégations
de non-respect des dispositions. D'autres Parties étaient
déterminées à s'assurer de la mise en place de mécanismes
efficaces pour le traitement du non-respect des
dispositions, qui, selon eux, signalerait un Protocole fort.
Ainsi, personne n'a été surpris, que les questions
concernant le déclenchement de la procédure par une Partie à
l'encontre d'une Partie tierce, et les mesures visant à
traiter les cas de non-respect répété, ont été les plus
contentieuses.
Les divergences
étaient si ancrées qu'en dépit des discussions menées dans
le groupe de travail, un groupe de contact, des
consultations informelles et le Comité des “Amis des
Coprésidents”, le consensus a semblé impossible à réaliser.
Dans les rangs des délégués qui attendaient, jeudi soir, le
résultat de la contribution des “Amis”, beaucoup étaient
résignés à la possibilité de se contenter d'un produit
contenant des crochets. Il se trouve toutefois, que de
manière inattendue, un compromis délicat a été atteint juste
à temps, sous le leadership vigoureux du Président du GT-II,
Yang. La décision établit une commission sur le respect des
obligations, au sein de laquelle les procédures peuvent être
déclenchées par toute Partie touchée ou susceptible d'être
touchée par le non-respect d'une Partie tierce. Au sujet des
cas de non-respect répété, les Parties ont reporté la
décision concernant les mesures à prendre, à la CdP/RdP-3,
qui pourrait encourager certaines non-Parties à parachever
leur ratification, pour leur permettre de participer dans
les négociations.
La réussite de
la Commission dépendra largement de ses membres, qui sont
appelés à servir de manière objective et à titre personnel.
Reste que ce mandat personnel pourrait s'avérer difficile à
appliquer, car ce sont les Parties qui désigneront les
membres de la Commission. L'une des clés de l'édification de
la crédibilité et l'autorité de la Commission consistera à
s'assurer que les membres soient perçus comme servant au
mieux l'intérêt du Protocole. La nomination de certaines
personnes bien respectées et qui ont une longue histoire au
sein du processus de Cartagena, est un premier pas
prometteur dans cette direction.
SECURISER LES
DROITS DES PARTIES OU ENCOURAGER LA RATIFICATION: REALISER
UN BON EQUILIBRE
Du début
jusqu'à la fin, la réunion s'est efforcée de trouver un
équilibre quant à l'étendue de la participation des
non-Parties dans le processus. Des divergences ont fait
surface autour de la participation des non-Parties dans les
groupes de contact et les comités de rédaction, et de leur
exclusion des comités des “Amis du Président”, en
particulier, relativement au mécanisme de financement.
Plusieurs Parties, qui ont trouvé écho auprès du Président
du GT-II, ont souligné que les décisions adoptées, ne
reflètent que les vues des Parties, bien que les non-Parties
aient fait part de réserves concernant l'absence de leur
participation.
La question a
été ombragée davantage par les appels lancés par nombre de
délégués dont les pays s'approchent de la ratification ou
dont la ratification dépendait du résultat de la réunion.
Les positions des vielles coalitions qui sont maintenant
confrontées au besoin d'accommoder les vues des Parties et
des non-Parties, ont également contribué à faire monter la
tension, renforçant la démarcation transatlantique. L'Accord
Trilatéral NAFTA sur les OVM-AHAT, conclu récemment par le
Mexique (Partie), le Canada et les Etats-Unis (non-Parties),
est venu souligner davantage, les divergences fondamentales
concernant la régulation des OVM, entre les Etats-Unis et l'UE.
L'UE a récemment mis en place l'un des systèmes les plus
astreignants en matière d'étiquetage et de traçabilité des
OVM, mais l'Accord Trilatéral autorises un pourcentage d'OVM
allant jusqu'à 5%, avant de requérir une documentation.
Beaucoup voient dans cet Accord un contre courant à l'esprit
et à la visée du Protocole et, plus important encore,
estiment qu'il constitue un potentiel défavorable capable
d'enclencher un effet domino à travers le continent
américain, si d'autre pays décidaient d'en faire autant.
ETABLIR DES
FONDATIONS SOLIDES POUR LA MISE EN ŒUVRE
Au sujet du
fond, un équilibre a été réalisé entre l'adoption de
décisions concrètes d'avancer dans la mise en œuvre, en
prenant des mesures pour la documentation des OVM, et en
laissant les autres sujets, y compris celui du détail des
mesures visant à traiter le non-respect des dispositions,
être réglés à un stade ultérieur, lorsque davantage de pays
auront finalise leur processus de ratification. Cet
équilibre délicat est resté incertain jusqu'à la fin, comme
l'a illustré le long débat de la plénière de clôture de la
CdP/RdP autour du financement des opportunités offertes aux
non-Parties. Ce sujet épineux a été pris, par les
non-Parties, à la plénière de clôture de la CdP-7, à l'issu
de la CdP/RdP, et a menacé de reporter l'accord sur les
directives à l'intention du mécanisme de financement.
L'accord a été finalement réalisé, assurant l'accès des pays
en développement Parties de la CDB, aux financements du FEM,
en vue de leur permettre de développer les capacités
institutionnelles nécessaires à la mise en application du
Protocole, pour peu qu'ils montrent un engagement politique
clair à devenir Parties.
L'établissement
de la Commission sur le respect des dispositions a été
applaudi comme étant un résultat concret et un
accomplissement important sur la voie de la mise en œuvre du
Protocole. Nonobstant son importance cruciale, les autres
résultats de la réunion, comme l'établissement d'un groupe
de travail chargé d'élaborer, dans un délai de quatre ans,
les règles et les procédures devant être appliquées dans le
domaine de la responsabilité et de la réparation, ne doivent
pas être sous-estimés. Tous constituent autant de pas
solides vers la mise en place d'un mécanisme opérationnel
effectif, qui permettrait simultanément de mettre en
application le Protocole, de gagner la confiance, à la fois,
des Parties et des non-Parties, et de répondre au
préoccupations des sociétés concernant les risques
potentiels posés par les OVM.
A SUIVRE D'ICI
LA CDP-8
ATELIER
SOUS-REGIONAL PNUE-FEM SUR L'ELABORATION DES CADRES
NATIONAUX DE LA PREVENTION DES RISQUES BIOTECHNOLOGIQUES
POUR L'AFRIQUE ANGLOPHONE: Cet
atelier est prévu provisoirement du 9 au 12 mars 2004, à Dar
Essalam, en Tanzanie. Pour de plus amples renseignement,
contacter: Christopher Briggs; tel: +41-22-917-8411; fax:
+41-22-917-8070; e-mail:
chris.briggs@unep.ch;
Internet:
http://www.unep.ch/biosafety/devsubregwrkshops.htm
SYMPOSIUM
SUR LE MAIS ET LA BIODIVERSITE: LES EFFETS DU MAIS TRANS-GENIQUE
AU MEXIQUE: Ce symposium,
organisé par la Commission nord- américaine pour la
coopération environnementale (CCE), se réunira du 11 au 12
mars 2004, à Oaxaca, au Mexique. Pour plus d'information,
contacter: CEC; tel: +1-514-350-4300; fax: +1-514-350-4314;
e-mail: info@ccemtl.org;
Internet:
http://www.cec.org/maize/symposium/index.cfm?varlan=english
SIXIEME
REUNION DU COMITE INTERGOUVERNEMENTAL DE L'OMPI SUR LA
PROPRIETE INTELLECTUELLE ET LES RESSOURCES GENETIQUES, LES
SAVOIRS TRADITIONNELS ET LE FOLKLORE: Cette
réunion se déroulera du 15 au 19 mars 2004, à Genève, en
Suisse. Pour les détails, contacter: World Intellectual
Property Organization; tel: +41-22-338-8161; fax:
+41-22-338-8810; e-mail:
publicinf@wipo.int; Internet:
http://www.wipo.int/tk/en/igc/documents/index.html#6
HUITIEME
SESSION EXTRAORDINAIRE DU CONSEIL D'ADMINISTRATION DU PNUE/CINQUIEME
FORUM MONDIAL DES MINISTRES DE L'ENVIRONNEMENT: Ces
réunions se tiendront conjointement du 29 au 31 mars 2004, à
Jeju, en République de Corée. Pour plus d'information,
contacter: Beverly Miller, Secretary for the UNEP Governing
Council; tel: +254-2-623431; fax: +254-2-623929; e-mail:
beverly.miller@unep.org; Internet:
http://www.unep.org or
http://www.2004unepkorea.org/
DEUXIEME
CONFERENCE ASIATIQUE SUR LA BIOTECHNOLOGIE ET LE
DEVELOPPEMENT: Cette conférence,
organisée par la Confédération de l'Industrie Indienne, la
Recherche et les Systèmes d'Information pour les Pays
Non-alignés et Autres Pays en Développement et l'UICN –
Union Internationale pour la Conservation de la Nature, se
tiendra les 7 et 8 avril 2004, à New Delhi, en Inde. Pour
plus de renseignement, contacter: Nagesh Kumar,
Director-General, RIS; tel: +91-11-246-821-7780; fax:
+91-11-246-821-7374; e-mail:
dgoffice@ris.org.in;
Internet:
http://www.ris.org.in/SecConference/SACBD.htm
12e
SESSION DE LA COMMISSION POUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE:
La CDD-12 se tiendra du 14 au 30 avril 2004, au siège des
Nations Unies à New York. Les trois premières journées
serviront de PrepCom de la Réunion Internationale sur l'Evaluation
de la Mise en Application du Programme d'Action de la
Barbade pour le Développement Durable des Petits Etats
Insulaires en Développement. Pour plus d'informations,
contacter: the Department of Economic and Social Affairs;
tel: +1-212-963-2803; fax: +1-212-963-4260; e-mail:
dsd@un.org; Internet:
http://www.un.org/esa/sustdev/csd/csd12/csd12.htm
ATELIER SUR
L'INTRODUCTION A LA PREVENTION DES RISQUES BIOTECHNOLOGIQUES
ET A L'EVALUATION DES RISQUES POSES DE LA MISE EN
CIRCULATION DES OGM DANS L'ENVIRONNEMENT: L'APPROCHE
THEORIQUE ET LE CONTEXTE SCIENTIFIQUE: Cet
atelier, organisé par le Centre International du Génie
Génétique et de la Biotechnologie (ICGEB), aura lieu du 19
au 23 avril 2004, à Trieste, en Italie. Pour les détails,
contacter: Programme and Training Unit, ICGEB; tel:
+39-040-375-7333; fax: +39-040-226-555; e-mail:
courses@icgeb.org;
Internet:
http://www.icgeb.org/~bsafesrv/bsfn0309.htm#anchor442802
ATELIER
SOUS-REGIONAL PNUE-FEM SUR L'ELABORATION DES CADRES
NATIONAUX DE LA PREVENTION DES RISQUES BIOTECHNOLOGIQUES
POUR L'AFRIQUE FRANCOPHONE: Cet
atelier est provisoirement prévu du 20 au 23 avril 2004, à
Ouagadougou, au Burkina Faso. L'atelier vise à aider les
participants à acquérir une meilleure compréhension des
différentes options offertes pour les régimes de régulation
et les systèmes administratifs pour la prévention des
risques de la biotechnologie, ainsi que les exigences
juridiques et administratives du Protocole de Cartagena.
Pour en savoir davantage, contacter: Christopher Briggs;
tel: +41-22-917-8411; fax: +41-22-917-8070; e-mail:
chris.briggs@unep.ch;
Internet:
http://www.unep.ch/biosafety/devsubregwrkshops.htm
SEPTIEME
CONFERENCE ANNUELLE DE L'ASSOCIATION EUROPEENNE POUR LA
PREVENTION DES RISQUES BIOTECHOLOGIQUES:
La septième conférence annuelle de
l'Association Européenne pour la Prévention des Risques
Biotechnologiques se déroulera les 13 et 14 mai 2004, à
Prague, en république tchèque. Elle se penchera sur
l'évaluation des risques, le confinement et le stockage dans
des conditions sûres. Pour plus d'informations, contacter:
Mireille De Cré; tel +32-1-571-1037; fax +32-1-571-3189;
e-mail: Mdc@ebsa.be;
Internet: http://www.ebsa.be
REUNION
INTERNATIONALE SUR L'EVALUATION DE LA MISE EN APPLICATION DU
PROGRAMME D'ACTION DE LA BARBADE POUR LE DEVELOPPEMENT
DURABLE DES PETITS ETATS INSULAIRES EN DEVELOPPEMENT:
Cette réunion se tiendra du 30 août au 3 septembre 2004, à
Maurice. Pour d'autres renseignements, contacter: Diane
Quarless, UN SIDS Unit; tel: +1-212-963-4135 fax:
+1-917-367-3391; e-mail:
mauritius2004@sidsnet.org; Internet:
http://www.sidsnet.org
CINQUIEME
CONGRES DE LA SOCIETE EUROPEENNE POUR L'ETIQUE AGRICOLE ET
ALIMENTAIRE: Ce Congrès se
déroulera du 2 au 4 septembre 2004, à Louvin, en Belgique.
Pour de plus amples informations, contacter: Centre for
Agricultural Bio- and Environmental Ethics; tel:
+32-1-632-1734; fax: +32-1-632-1994; e-mail:
cabme@agr.kuleuven.ac.be; Internet:
http://www.kuleuven.ac.be/cabme/
DEUXIEME
REUNION DE LA CONFERENCE DES PARTIES SIEGEANT EN TANT QUE
REUNION DES PARTIES AU PROTOCOLE DE CARTAGENA POUR LA
PREVENTION DES RISQUES BIOTECHNOLOGIQUES:
La CdP/RdP-2 sur le Protocole pour la prévention des risques
biotechnologiques se tiendra au cours du deuxième trimestre
2005. A moins de recevoir une offre d'accueillir la réunion,
cette dernière se déroulera à Montréal, au Canada. Pour plus
d'informations, contacter: the CBD Secretariat; tel:
+1-514-288-2220; fax: +1-514-288-6588; e-mail:
secretariat@biodiv.org; Internet:
http://www.biodiv.org
HUITIEME
CONFERENCE DES PARTIES DE LA CONVENTION SUR LA DIVERSITE
BIOLOGIQUE: La CdP-8 de la CDB
aura lieu en 2006, au Br�sil. Pour les d�tails, contacter:
the CBD Secretariat; tel: +1-514-288-2220; fax:
+1-514-288-6588; e-mail:
secretariat@biodiv.org; Internet:
http://www.biodiv.org |