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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 09 No. 287
Jeudi 26 février 2004
LES FAITS MARQUANTS DE LA CdP/RDP-1:
MERCREDI 25 FEVRIER 2004
Les délégués à la première réunion de la
Conférence des Parties de la Convention sur la Diversité
Biologique (CDB) siégeant en tant que réunion des Parties au
Protocole de Cartagena pour la prévention des risques
biologiques (CdP/RdP-1), se sont réunis dans des sessions de
groupe de travail et de groupe de contact, tout le long de la
journée.
Le Groupe de travail I (GT-I) s'est penché
sur les papiers de salle de conférence (PSC) consacrés aux
thèmes 'Echange d'information et Centre d'échange pour la
prévention des risques biotechnologiques (BCH), et Autres
questions ayant trait à la mise en œuvre, et a procédé à
l'examen du texte du Président concernant la manipulation, le
transport, l'emballage et l'identification (MTEI) des
organismes vivants modifiés (OVM) (Article 18). Le Groupe de
travail II (GT-II) a planché sur les PSC consacrés au thème de
la création des capacités et à celui de responsabilité et
réparation. Une brève Plénière s'est tenue dans l'après-midi
pour évaluer les progrès accomplis et entendre des dépositions.
Les groupes de contact sur la documentation relative aux OVM
destinés à l'alimentation humaine et animale et à la
transformation (OVM-AHAT) (Article 18.2(a)), sur le respect
des obligations et sur le budget, se sont également réunis.
GROUPE DE TRAVAIL I
ECHANGE D'INFORMATION ET LE BCH: Le GT-I
a approuvé le PSC consacré au thème 'échange d'information et
BCH, moyennant un amendement mineur, et dans l'entente: que le
libellé entre crochets, appelant le FEM à étendre les critères
d'éligibilité au projet des PNUE-FEM, axé sur la création des
capacités pour une participation effective dans le BCH, sera
amendé de manière à refléter les conclusions du comité des
Amis du Président sur les directives à l'intention du
mécanisme de financement; et que le libellé consacré aux
identificateurs uniques, reflétera la formulation retenue dans
la décision concernant les identificateurs uniques.
AUTRES QUESTIONS: Les délégués ont
examiné le PSC consacré à d'autres questions ayant trait à la
mise en œuvre.
S'agissant des mouvements d'OVM entre
Parties et non-Parties, le BRESIL a proposé, et les délégués
ont accepté, de recommander que les Parties notifient les, ou
s'assurent de la notification préalable des, exports d'OVM,
aux non-Parties "selon ce qu'il convient."
Au sujet de l'évaluation et de la gestion
des risques, le BRESIL a proposé de demander au Secrétaire
exécutif de collecter et de collationner les matériaux
directionnels disponibles relatifs à l'évaluation et de la
gestion des risques. L'Irlande, au nom de l'UE et des pays
accédants (UE), a fait objection à la suppression du libellé
invitant les Parties à soumettre l'information pertinente.
Le délégué des ETATS-UNIS a suggéré, et les
Parties ont accepté, l'intégration d'autres parties prenantes
pertinentes dans la référence à l'évaluation et à la gestion
des risques figurant dans l'Annexe consacrée aux mouvements
transfrontières d'OVM entre Parties et non-Parties. Les
délégués ont approuvé le PSC, tel qu'amendé.
MANIPULATION, TRANSPORT, EMBALLAGE ET
IDENTIFICATION: Documentation relative aux OVM-AHAT
(Article 18.2(a)): Le coprésident du groupe de contact,
Schoonejans (France), a présenté un rapport sur les progrès
accomplis dans le groupe de contact sur la question de la
documentation relative aux OVM-AHAT.
Documentation relative aux OVM destinés à
l'utilisation confinée ou à l'introduction intentionnelle dans
l'environnement (Article 18.2(b) et (c)): L'INDE a requis
le maintien de la référence à la Convention Internationale sur
la Protection des Plantes (CIPP) dans le libellé consacré à la
documentation relative aux OVM destinés à l'utilisation
confinée, et la MALAISIE a suggéré d'ajouter des références à
l'Office International des Epizooties et au Codex
Alimentarius. Les délégués ont accepté.
Le délégué des ETATS-UNIS a souhaité voir
les exigences en matière de documentation être cohérentes avec
le Protocole et, contré par l'INDE et l'IRAN, a suggéré de ne
pas insérer de référence aux données relatives à la
modification génétique.
Le BRESIL a fait part de ses réserves
concernant la mise en application de l'identification unique
des OVM destinés à l'introduction intentionnelle dans
l'environnement. L'UE a apporté son appui à la référence
consacrée à l'identification unique et au type d'utilisation
et, avec le GROUPE AFRICAIN, a plaidé pour l'adjonction des
détails concernant les appellations scientifiques et
commerciales communes. L'UE a souligné le besoin de faire
référence à l'approbation des importations d'OVM destinés à
l'introduction intentionnelle dans l'environnement.
GROUPE DE TRAVAIL II
CREATION DES CAPACITES: Le Fichier
d'experts: le Secrétariat a introduit, et les délégués ont
approuvé, le PSC incluant le projet de décision amendé et les
directives intérimaires concernant le fichier d'experts.
Création des capacités: les délégués
ont examiné un PSC englobant un plan d'action axé sur la
création des capacités nécessaires à une mise en œuvre
efficace du Protocole. L'UE a mis l'accent sur le besoin de
synergies entre les activités de renforcement des capacités du
secteur privé et de la société civile et les priorités et les
programmes nationaux. Le Cameroun, au nom du GROUPE AFRICAIN,
a requis que seuls les pays industrialisés Parties soient
invités à fournir un soutien financier aux pays en
développement Parties, pour la couverture des activités de
création de capacités.
Le PEROU a suggéré que l'accès aux bases de
données pertinentes des organisations intergouvernementales,
soit facilité à travers des accords avec le Secrétariat. Le
GROUPE AFRICAIN et d'autres ont fait objection aux références
au rôle de l'industrie, entre autres, dans la création de la
confiance du consommateur et dans la contribution aux
directives ayant trait aux questions de mise en œuvre. Au
sujet du rôle des institutions scientifiques, l'INDE a
souligné l'importance du développement de l'expertise en
matière de création de capacités. Le FEM a suggéré l'insertion
d'une référence à sa Stratégie Initiale pour la prévention des
risques biotechnologiques. Les délégués ont examiné les
libellés consacrés aux centres d'origine et à la diversité
génétique. L'UE, la TURQUIE et l'ETHIOPIE élaboreront un texte
de compromis. La NOUVELLE ZELANDE a proposé l'insertion d'un
libellé consacré à la revue des directives à l'intention du
mécanisme de financement, en vue de leur mise à jour. Les
délégués ont approuvé le PSC, dans l'entente que le texte de
compromis concernant les centres d'origine sera inclus.
RESPONSABILITE ET REPARATION: Les
délégués ont examiné le PSC consacré au cahier des charges
(CC) du groupe d'experts, de composition non limitée.
L'ETHIOPIE, la COLOMBIE et le PEROU ont fait objection à la
référence portant sur la clarification des concepts incarnés
dans l'Article 27 du Protocole (Responsabilité et réparation).
Au sujet du plan de travail du groupe
d'experts, la TURQUIE a suggéré l'examen des résultats, en
2006. La MALAISIE a proposé de finaliser les travaux du groupe
d'experts en 2008. La COLOMBIE et le MEXIQUE ont requis que le
groupe plutôt 'achèvera' que 's'efforcera d'achever,' ses
travaux dans un délai de quatre ans. Le BRESIL a appuyé la
tenue d'une seule réunion avant la CdP/RdP-2. Le GROUPE
AFRICAIN et le VENEZUELA ont requis la tenue de réunions
préparatoires pour les pays en développement.
L'UE a proposé de re-insérer la requête à
l'intention du groupe d'experts de procéder à l'examen des
options offertes pour le mode d'adoption et pour le format que
devrait revêtir le résultat éventuel, relativement à l'Article
27, en vue de ne pas préjuger du statut juridique du régime.
L'ETHIOPIE y a fait objection, soulignant que le régime aura
un caractère contraignant. Le délégué des ETATS-UNIS a suggéré,
et les Parties ont accepté, d'intégrer une analyse des lacunes
des régimes disponibles et les données provenant de toutes les
parties prenantes pertinentes.
Au sujet des éléments du règlement
intérieur, le MEXIQUE, la COLOMBIE et le PEROU ont proposé
l'insertion d'une référence plutôt à des mécanismes de
garantie financière, qu'à l'assurance. Le BRESIL a suggéré
d'inclure une valorisation de la santé humaine. Le PEROU a
demandé, et les Parties ont accepté, la suppression de la
référence à l'application aux règles et procédures nationales,
pour prévenir une mauvaise interprétation des liens entre le
régime et la législation nationale.
La FAO a proposé, et les Parties ont appuyé,
l'insertion d'une référence à l'évaluation des risques,
traitée dans le cadre de la CIPP. L'organisation des AMIS DE
LA TERRE a encouragé l'entreprise d'une action sur le problème
de la contamination transfrontière des cultures génétiquement
modifiées.
Les délégués ont établi un comité des Amis
de la Terre pour la préparation d'une révision de texte du PSC,
et la résolution des questions en suspens concernant le mode
d'adoption du résultat éventuel.
PLENIERE
Les Présidents du GT-I, François Pythoud
(Suisse) et du GT-II, l'ambassadeur Philémon Yang (Cameroun)
ont présenté, chacun un rapport sur les progrès accomplis dans
son GT respectif.
Ernesto Cespedes (Mexique) a présenté un
rapport sur les progrès accomplis dans le comit� des Amis du
Pr�sident sur l'�tablissement des priorit�s, soulignant que le
groupe a accord� une priorit�: � la documentation relative aux
OVM-AHAT, � la cr�ation des capacit�s, avec un accent
particulier sur le BCH, au respect des obligations, et � la
responsabilit� et r�paration. Linda Brown (Royaume-Uni) a
pr�sent� un rapport sur les progr�s accomplis dans le comit�
des Amis du Pr�sident sur les directives � l'intention du
m�canisme de financement.
Le repr�sentant de plusieurs ONG LATINO
AMERICAINES a encourag� les Parties � ne pas laisser des
non-Parties influencer les n�gociations, et a mis en garde
contre l'impact n�gatif de la mise en application du Protocole
sur l'Accord Trilat�ral de NAFTA concernant les OVM-AHAT.
L'organisation CONSUMERS INTERNATIONAL a appel� � la prise en
compte des questions socio�conomiques, dans la d�termination
des priorit�s.
GROUPES DE CONTACT
DOCUMENTATION RELATIVE AUX OVM-AHAT
(Article 18.2(a)): Le matin, les d�l�gu�s ont
d�battu du point de savoir s'il fallait convoquer un groupe
sp�cial d'experts techniques avant la r�union du groupe
d'experts techniques, de composition non limit�e, sur les
exigences de l'identification des OVM-AHAT. Ils n'ont pas
retenu l'option. Ils ont d�cid� que la participation dans le
groupe d'experts, devrait �tre bas�e sur l'inclusion, la
transparence et l'expertise technique, avec des experts
d�sign�s par les Parties, les divers gouvernements et les
organisations internationales pertinentes.
Au sujet des points de contact pour les
donn�es concernant la documentation devant accompagner les
OVM-AHAT, les d�l�gu�s ont d�cid� d'ins�rer une r�f�rence au
dernier exportateur, au premier importateur, et � toute autre
autorit� appropri�e.
Les d�l�gu�s ont �galement d�battu, sans
parvenir, toutefois, � s'accorder, de l'adoption de mesures
int�rimaires pour l'utilisation de la documentation devant
accompagner les OVM-AHAT, en attendant la prise d'une d�cision
concernant l'utilisation du document sp�cifique, par la CdP/RdP.
Le soir, les d�l�gu�s ont d�battu des
exigences int�rimaires minimales, n�cessaires � la mise en
application de l'obligation ayant trait � la documentation.
Contr�es par quelques intervenants, de nombreuses Parties ont
appel� � l'inclusion du nom de l'OVM et de l'identificateur
unique, dans la documentation.
RESPECT DES OBLIGATIONS: Au cours de la
s�ance de l'apr�s-midi, les d�l�gu�s ont examin� le texte des
copr�sidents concernant les projets de proc�dure et de
m�canismes de respect des obligations. Ils ont d�cid� de
supprimer la r�f�rence aux soumissions �manant de la CdP/RdP,
� travers le Secr�tariat. De nombreux d�l�gu�s ont apport�
leur appui � l'insertion d'une r�f�rence au principe de
responsabilit�s communes mais diff�renci�es. D'autres ont
apport� leur soutien � la proposition des Copr�sidents
d'accorder une attention particuli�re aux besoins particuliers
des pays en d�veloppement Parties, et aux difficult�s qu'ils
rencontrent dans la mise en �uvre. Plusieurs d�l�gu�s ont
appel� les membres du comit� � servir de mani�re objective et
dans le meilleur int�r�t du Protocole, et un groupe de pays
industrialis�s a demand� qu'il serve �galement au titre de
leur capacit� personnelle.
Au cours de la s�ance du soir, les d�l�gu�s
ont entam� un d�bat autour des mesures visant � traiter le
non-respect des obligations, et ont d�battu du point de savoir
si les discussions devaient �tre bas�es sur une proposition
produite par une consultation informelle ou par un groupe de
pays industrialis�s. Un comit� des Amis des Copr�sidents,
r�gionalement �quilibr�, a �t� �tabli pour examiner les
questions en suspens.
DANS LES COULOIRS
Faisant le point de la situation � mi-chemin
de la CdP/RdP-1, beaucoup ont fait part de leurs r�serves
quant � la lenteur des progr�s dans le groupe de contact sur
le respect des obligations. Comme pr�vu, l'enclenchement des
proc�dures par une Partie � l'encontre d'une autre Partie et
les mesures visant � traiter les cas de non-respect des
obligations, s'av�rent des pierres d'achoppement d'importance.
Tard dans la soir�e, la fin des d�lais impartis pointant �
l'horizon, le ton est mont� autour des deux propositions en
comp�tition. Certains d�l�gu�s ont critiqu� la n�gligence du
r�glement int�rieur, et d'autres, ont d�nonc� la sur-participation
de non-Parties dans les comit�s de r�daction.
Etant donn� qu'en vertu du r�glement
int�rieur, les mesures ayant trait au respect des obligations
sont assujetties au consensus de la CdP/RdP, certains en sont
� se demander si l'�laboration d'une proc�dure de
facilitation, souhait�e par certaines Parties, ne risque pas
d'avoir un impact sur l'efficacit� du r�gime et de le priver
de son mordant. Cependant, beaucoup ont soulign� qu'une mise
en �uvre significative, d�pend de la r�alisation d'une avanc�e
simultan�e sur les questions du respect des obligations et de
la responsabilit� et r�paration, et se sont d�clar�s confiants
que la progression plut�t tranquille, sur le th�me de la
responsabilit� et de la r�paration ne manquera pas d'aider les
participants � venir � bout des questions �pineuses ayant
trait au respect des obligations.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
GROUPE DE TRAVAIL I: Le GT-I se r�unira
� 10h dans la Salle Dewan Merdeka, pour poursuivre l'examen du
texte du Pr�sident concernant le MTEI (Article 18).
GROUPE DE TRAVAIL II: Le GT-II se
r�unira � 10h dans la Salle TR4 pour d�battre du PSC r�vis�
sur la responsabilit� et la r�paration, et pour entendre le
rapport du comit� des Amis des copr�sidents sur le respect des
obligations.
GROUPES DE CONTACT: Le groupe de
contact sur le budget se r�unira � 11h dans la Salle VIP. Les
groupes de contact sur l'Article 18.2 (a) et sur le respect
des obligations se r�uniraient �galement. Consulter les �crans
d'affichage pour les horaires et les lieux.
PLENIERE: La Pl�ni�re se r�unira � 17h30
dans la Salle Dewan Merdeka, pour la revue des progr�s
accomplis.
FORMATION BCH: Des s�ances de formation en
mati�re de BCH auront lieu dans le Hall B de Tun Hussein Onn,
� 10h, 13h et 15h30. |