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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 09 No. 285
Mardi 24 février 2004
LES FAITS MARQUANTS DE LA CdP/RDP-1:
LUNDI 23 FEVRIER 2004
La première réunion de la Conférence des
Parties de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB)
siégeant en tant que réunion des Parties au Protocole de
Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques (CdP/RdP-1)
s'est ouverte lundi 23 février, à Kuala Lumpur, en Malaisie.
Les délégués se sont réunis en séances Plénières et en séances
de groupes de travail. La Plénière a entendu des déclarations
d'ouverture et un report sur le travail accompli par le Comité
intergouvernemental pour le Protocole de Cartagena sur la
prévention des risques biotechnologiques (CIPC), a traité les
questions organisationnelles, et a examiné: les procédures de
prise de décisions par les Parties importatrices; le suivi et
l'établissement des rapports; le budget du Secrétariat; et les
directives à l'intention du mécanisme de financement. Le
Groupe de travail I (GT-I) s'est penché sur l'échange
d'information et le Centre d'échange pour la prévention des
risques biotechnologiques (BCH), et le Groupe de travail II (GT-II)
a planché sur la création des capacités. Un groupe de contact
sur le budget s'est également réuni.
PLENIERE
DECLARATIONS D'OUVERTURE: Le Président
de la CdP/RdP-1, Dato’ Seri Law, Ministre malais des sciences,
des technologies et de l'environnement, a ouvert la réunion,
déclarant qu'elle vient créer l'occasion d'établir un système
harmonisé sur les mouvements des organismes vivants modifiés (OVM)
et permettre des prises de décision en connaissance de cause,
relativement à l'import d'OVM. Il a mis en relief les défis
posés aux pays en développement dans la mise en œuvre du
Protocole.
Ahmed Djoghlaf, au nom du Directeur
exécutif du PNUE, Klaus Töpfer, a rendu hommage aux 87 Parties
au Protocole sur la prévention des risques biotechnologiques,
a exhorté les gouvernements à le ratifier, et a indiqué que le
Protocole aidera à permettre les avantages de la
biotechnologie tout en protégeant la biodiversité et la santé
humaine contre les risques posés par les OVM.
Le Secrétaire exécutif de la CDB, Hamdallah
Zedan, s'est félicité de l'entrée en vigueur du Protocole, a
souligné l'achèvement réussi de la phase pilote du BCH, a
encouragé la poursuite des efforts visant à faciliter
l'échange d'information relativement aux OVM, et a mis en
exergue la nécessité de financements adéquats pour la mise en
œuvre du Protocole.
QUESTIONS ORGANISATIONNELLES: Le
Secrétariat a expliqué que le Bureau de la CdP siégera en tant
que Bureau de la CdP/MdP-1, signalant le besoin de remplacer
cinq membres du Bureau issus de pays actuellement non Parties
au Protocole. Les délégués ont élu les nouveaux membres
suivants: Eric Mugurusi (Tanzanie), pour le Groupe africain;
Pati Keresoma Liu (Samoa), pour le Groupe Asie et Pacifique;
François Pythoud (Suisse), pour le Groupe Europe Occidentale
et Autres; Erik Schoonejans (France), pour l'UE et les pays
accédant (UE); et Sergei Gubov (Ukraine), pour le Groupe
Europe centrale et de l'Est. Les autres membres du Bureau sont:
John Ashe (Antigua et Barbuda); Soumayila Bance (Burkina
Faso); Fernando Casas (Colombie); Desh Deepak Verma (Inde); et
Gordana Beltram (Slovénie).
Les délégués ont ensuite adopté l'ordre du
jour, sans amendement, (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/1 et Add.1), et
ont décidé d'établir deux Groupes de travail. François Pythoud
et l'ambassadeur Philémon Yang (Cameroun) ont été élus,
respectivement, Présidents du of GT-I et du GT-II. Gordana
Beltram a été élue au poste de Rapporteur de la réunion. Les
délégués ont décidé de tenir une Plénière quotidienne, en fin
d'après-midi, pour l'évaluation des progrès accomplis dans les
GT.
Le Secrétariat a introduit, et les délégués
ont adopté sans amendement, le projet de décision concernant
le Règlement intérieur des réunions de la CdP/RdP (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/2).
RAPPORTS: Le Président du CIPC,
l'ambassadeur Yang, a présenté un rapport sur les travaux du
CIPC (UNEP/CBD/BS/ COP-MOP/1/3 et Add.1-3), mettant en exergue
les recommandations ayant trait à l'échange d'information et à
la création des capacités.
PROCEDURE DE PRISE DE DECISION: Le
Secrétariat a introduit la note portant sur le projet de
procédures et de mécanismes de facilitation des prises de
décisions par les Parties importatrices (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/4).
L'UE a recommandé de ne pas rouvrir les
discussions autour de ce sujet. La République de l'Equateur,
au nom des PAYS ANDINS, appuyé par l'IRAN et la Colombie, au
nom du GRULAC, a encouragé le Secrétariat à déterminer
d'autres mécanismes possibles, pour la facilitation des prises
de décision, et a suggéré de traiter la question à la CdP/RdP-2.
L'INDE a déclaré que la question des prises de décisions doit
être examinée de manière distincte de celle du respect des
obligations.
La TANZANIE a déclaré que les procédures et
les mécanismes devraient répondre aux besoins des pays en
développement Parties et, avec le GRULAC, a souligné le besoin
de la création des capacités. Le GRULAC a également appelé au
transfert des technologies.
L'Ethiopie, au nom du GROUPE AFRICAIN,
appuyé par l'INDE, l'IRAN et le GRULAC, a déclaré que les
Parties exportatrices ne devraient pas déterminer les
décisions des Parties importatrices, mais les aider à acquérir
une expertise, et a proposé l'insertion d'un libellé à cet
effet. Les délégués ont décidé d'examiner la proposition à la
prochaine session Plénière.
SUIVI ET ETABLISSEMENT DES RAPPORTS: Le
Secrétariat a présenté les documents concernant le suivi et
l'établissement des rapports, y compris le projet de décision
(UNEP/CBD/COP-MOP/1/10 et INF/9). Les délégués ont approuvé le
projet de décision sans amendement.
SECRETARIAT: Le Secrétariat a introduit
le document concernant le budget de la biennale 2005-2006 (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/11),
et les délégués ont établi un groupe de contact, présidé par
John Ashe. Le GRULAC a accordé une priorité à l'Article 18.2
(documentation relative aux OVM), au Comité sur le respect des
obligations, et s'est déclaré en faveur d'une augmentation
budgétaire nulle.
DIRECTIVES A L'INTENTION DU MÉCANISME DE
FINANCEMENT: Le Secrétariat a introduit le document
concernant les directives à l'intention du mécanisme de
financement (UNEP/CBD/COP-MOP/1/12).
Le MEXIQUE a requis l'insertion d'une
référence aux pays originaires de la diversité génétique.
Plusieurs délégués ont souligné la nécessité de financer la
création des capacités. L'Inde, au nom du GROUPE ASIE ET
PACIFIQUE, a appelé les pays industrialisés à soutenir
financièrement la mise en œuvre du Protocole. Le représentant
des ONG a mis en garde contre une subordination de la
prévention des risques biotechnologiques aux règles de
l'Organisation mondiale du commerce. Attirant l'attention sur
l'accord conclu entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique
sur la documentation relative aux OVM destinés à être utilisés
directement pour l’alimentation humaine et animale, ou
destinés à être transformées, il a souligné que les non
Parties ne devraient pas être autorisés à déstabiliser les
efforts fournis par les Parties pour la mise en application du
Protocole.
L'INSTANCE INTERNATIONALE DES AUTOCHTONES
POUR LA BIODIVERSITE a mis l'accent sur les effets des OGM sur
les savoirs traditionnels, les cultures et les moyens de
vivre.
Les délégués ont établi un comité des Amis
du Président pour le traitement des directives financières.
LE PROGRAMME DE TRAVAIL A MOYEN TERME:
Le Secrétariat a introduit le programme de travail à moyen
terme proposé, de la CdP/RdP (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/14).
Soulignant l'impératif d'une large
accession au Protocole, le GRULAC a proposé de ne pas
considérer les mesures et sanctions commerciales applicables
dans le domaine du respect des obligations et, appuyé par
l'IRAN, a requis l'adoption du programme de travail lorsque
les priorités auront été déterminées par la CdP/RdP-1. Le
GROUPE AFRICAIN et l'INDE ont suggéré d'examiner les questions
socioéconomiques, plutôt à la CdP/RdP-2, qu'à la CdP/ RdP-4.
L'IRAN a proposé de tenir des réunions de la CdP/RdP,
annuellement, et a affirmé que l'examen des rapports nationaux
intérimaires par la CdP/RdP-2 serait prématuré.
L'UE et la NORVEGE ont appelé à l'adoption
d'un système d'identificateurs unique et, avec la TURQUIE, au
traitement de l'évaluation et de la gestion des risques. Le
KENYA a accordé une priorité aux questions de responsabilité
et réparation, de créations des capacités et d'échange
d'informations, et la TURQUIE, à la notification, à l'accord
éclairé préalable (AEP), aux questions socioéconomiques, et à
l'Article 18 (manipulation, le transport, l'emballage et
l'identification). La NORVEGE et le CANADA ont apporté leur
appui au traitement des questions émergeantes. L'AUSTRALIE a
requis que le programme de travail se focalise sur les
éléments nécessaires à la mise en œuvre.
Le représentant d'une ONG a fait part de
ses réserves concernant le report de l'examen de la question
de la participation publique, à la CdP/RdP-3. Le CONSEIL
INDUSTRIEL MONDIAL a présenté les activités concernant les
directives et le libellé type de l'AEP. Le Président Dato’
Seri Law a encouragé les consultations autour des propositions
d'amendements.
GROUPE DE TRAVAIL I
ECHANGE D'INFORMATIONS ET BCH: Le
Secrétariat a introduit les documents concernant l'échange
d'information et le BCH (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/5 et INF/1, 13,
14, 17 et 18). Plusieurs d�l�gu�s ont affirm� que le BCH est
essentiel pour une mise en �uvre efficace du Protocole, et ont
demand� son entr�e dans la phase op�rationnelle.
La SUISSE et le CANADA ont soulign� le
besoin d'un m�canisme pratique. Le GROUPE ASIE ET PACIFIQUE a
plaid� en faveur de la transparence et de l'�quit�. La NORVEGE
a d�clar� que le BCH devrait �tre r�guli�rement mis � jour et
d'usage convivial, et, avec l'UE, la ROUMANIE et la BULGARIE,
contenir les donn�es concernant les identificateurs uniques
des OVM. L'IRAN a apport� son appui � l'utilisation des
directives de l'OCDE, relatives aux identificateurs uniques,
comme mod�le. Le BRESIL a recommand� d'examiner d'autres
syst�mes.
La NORVEGE a soulign� le besoin d'une
formation et, avec le JAPON et le GROUPE ASIE ET PACIFIQUE, a
sugg�r� d'encourager les non-Parties � contribuer avec des
donn�es.
De nombreux d�l�gu�s ont mis l'accent sur
les difficult�s des pays en d�veloppement � acc�der et �
utiliser le BCH, et a appel� � une assistance. L'Ouganda, au
nom du GROUPE AFRICAIN, a soulign� la n�cessit� de la cr�ation
des capacit�s et, avec le GROUPE ASIE ET PACIFIQUE, de
l'�laboration de m�canismes non bas�s sur l'Internet.
L'AFRIQUE DU SUD, appuy� par plusieurs intervenant, a d�clar�
que la cr�ation des capacit�s devrait inclure les pays en
d�veloppement qui ont sign�, mais non encore ratifi�, le
Protocole.
Le MEXIQUE a mis en relief l'accord
concernant les mouvements transfronti�res d'OVM, y compris
l'�change d'informations, entre les Parties de l'Accord de
libre �change nord-am�ricain.
La REPUBLIQUE DE COREE a soulign� le besoin
de d�velopper et d'adapter de mani�re continue le format
commun de pr�sentation des rapports. La MALAISIE a appel� �
accro�tre le soutien de la coop�ration r�gionale. L'ARGENTINE
a soulign� la n�cessit� de mettre � disposition des ressources
et des �quipements permettant le fonctionnement du BCH.
KIRIBATI et la MALAISIE ont sugg�r� que la CdP/RdP-1 avalise
l'�largissement du programme de cr�ation des capacit�s du PNUE,
aux pays en d�veloppement qui ratifieront le Protocole en 2004
et 2005. La FAO a fait �tat de son initiative visant � mettre
� disposition des pays l'information concernant la s�curit�
alimentaire, la sant� des plantes et les mesures
phytosanitaires.
GROUPE DE TRAVAIL II
CREATION DES CAPACITES: Le Secr�tariat
a introduit les documents pertinents concernant la cr�ation
des capacit�s et le fichier d'experts (UNEP/CBD/BS/COP-MOP/1/6
et Add.1-3). Plusieurs d�l�gu�s ont appuy� l'�tablissement
d'un m�canisme de coordination et l'adoption d'un plan
d'action relativement � la cr�ation des capacit�s. De nombreux
d�l�gu�s ont mis l'accent sur la cr�ation des capacit�s dans
les domaines de l'�valuation et de la gestion des risques. Le
KENYA a indiqu� que les pays africains requi�rent des
capacit�s leur permettant de faire des choix en connaissance
de cause, et l'UE a mis en exergue le besoin, en mati�re de
cr�ation des capacit�s, d'initiatives r�pondant � la demande.
Le CANADA a requis une synergie entre le
Secr�tariat et le FEM, dans la fourniture de l'assistance
technique. L'ETHIOPIE, appuy�e par plusieurs autres, a appel�
� une focalisation sur les m�canismes d'identification et
d'essai des OVM. L'INDE et d'autres intervenants ont requis un
renforcement exhaustif des capacit�s institutionnelles. Le
PAKISTAN et la NAMIBIE ont encourag� le renforcement des
capacit�s des Etats signataires, en vue d'acc�l�rer le
processus de ratification.
La COLOMBIE a soulign� le besoin de projets
sur le terrain, r�pondant aux besoins des pays. Le CAMEROUN et
l'organisation 'GENE CAMPAIGN' ont propos� l'inclusion des
aspects socio�conomique dans le plan d'action. La FAO a mis
l'accent sur la pertinence du 'Codex Alimentarius' et
de la Convention internationale de la protection des plantes.
Le BRESIL a d�clar� que la cr�ation des capacit�s devrait �tre
diff�renci�e en fonction du statut d'importateur et du statut
d'exportateur.
L'ETHIOPIE a sugg�r� d'�claircir le r�le du
secteur priv� dans la cr�ation des capacit�s. L'IRAN a appel�
� l'implication des ONG, et l'EGYPTE a d�clar� que le secteur
priv� et les ONG impliqu�es dans la cr�ation des capacit�s
devraient �tre qualifi�es et supervis�es par les gouvernements.
Le PEROU et la TURQUIE ont appel� � l'insertion de r�f�rences
aux pays d'origine et aux centres de biodiversit�. Le d�l�gu�
des ETATS-UNIS a appel� � une focalisation sur l'acc�s au, et
l'utilisation du, BCH.
Au sujet du fichier d'experts, le CAMEROUN
a sugg�r� l'insertion d'une liste des Parties pourvoyeuses
d'aide. Le BRESIL a sugg�r� de limiter le nombre de
nominations d'experts par pays et avec la CHINE, a requis un
�quilibre r�gional dans l'utilisation des experts.
GROUPE DE CONTACT
Les d�l�gu�s ont trait�, entre autres, de
l'�tablissement du Fonds Fiduciaire du Protocole et de ses
co�ts partag�s avec la Convention. Le Pr�sident Ashe a indiqu�
que le comit� des Amis du Pr�sident avisera sur les
implications financi�res des d�cisions prises dans les GT.
DANS LES COULOIRS
Les premiers pas officiels de la CdP/RdP-1
ont �t� franchis plut�t sans incidents, plusieurs pays
industrialis�s attendant de voir les pays en d�veloppement
prendre les devants dans les discussions. N�anmoins, les
d�bats ont commenc� � animer les couloirs et les �v�nements
organis�s en marge de la conf�rence, la question de la
manipulation et de l'�tiquetage, �mergeant comme l'un des
principaux points de controverse. Le respect des obligations
risque de se r�v�ler �galement, un autre point d'achoppement,
cette semaine.
Pris entre un mandat clair de produire des
r�sultats pr�cis relativement aux th�mes du respect des
obligations et de responsabilit�, et une pl�thore de
d�veloppements survenus au sein des organisations r�gionales
et internationales, plusieurs d�l�gu�s esp�rent voir les
travaux parvenir � des r�sultats concrets, focalis�s sur
l'aide devant �tre apport�e aux pays pour leur permettre de
passer de la planification � l'action.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
GROUPE DE TRAVAIL I: Le GT-I se r�unira
� 10h dans la Salle Dewan Merdeka, pour entamer ses
discussions autour de la question de manipulation, transport,
emballage et identification (Article 18), et d'autres
questions ayant trait � la mise en �uvre. S'attendre � la mise
en circulation d'un texte du Pr�sident concernant l'�change
d'information et le BCH.
GROUPE DE TRAVAIL II: Le GT-II se
r�unira � 10h dans la Salle TR4, pour entamer ses discussions
autour de la question du respect des obligations et celle de
la responsabilit� et r�paration. S'attendre � la mise en
circulation d'un texte du Pr�sident concernant la cr�ation des
capacit�s.
GROUPE DE CONTACT: Le groupe de contact
sur le budget se r�unira � 11h dans la Salle des VIP.
PLENIERE: La Pl�ni�re se r�unira �
17h30 dans la Salle Dewan Merdeka Hall pour proc�der � la
revue des progr�s accomplis par les GT. |