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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 09 No. 282
Jeudi 19 février 2004
LES FAITS MARQUANTS DE LA CdP-7 DE LA CDB:
MERCREDI 18 FEVRIER 2004
Les délégués à la CdP-7 se sont réunis,
tout le long de la journée, dans deux groupes de travail (GT).
Le GT-I a procédé à l'examen des papiers de salle de
conférence (PSC) portant sur: la biodiversité des montagnes;
les propositions concernant les actions futures des programmes
de travail thématiques; les écosystèmes aquatiques intérieurs;
la biodiversité marine et côtière; le suivi et les indicateurs;
l'approche basée sur l'écosystème; la biodiversité et les
changements climatiques; l'Initiative taxonomique mondiale (ITG);
la Stratégie mondiale pour la conservation des plantes (SMCP);
l'utilisation durable; la biodiversité et le tourisme; et les
espèces exotiques envahissantes (EEE). Le GT-II a planché sur
les PSC consacrés aux questions : de communication, éducation
et conscientisation du public (CECP); du transfert des
technologies et coopération; des ressources financières et
mécanisme de financement; des opérations de la Convention; et
de l'accès et du partage des avantages (APA). Les groupes de
contact sur le budget, les aires protégées (AP), et le Plan
stratégique, ont été convoqués. Une brève Plénière a été tenue
dans l'après-midi, pour l'évaluation des progrès accomplis
dans les GT et dans le groupe de contact sur le budget. Le
Segment ministériel a entamé ses discussions autour de l'APA,
du transfert des technologies et de la coopération, et les
évaluations scientifiques.
GROUPE DE TRAVAIL I
BIODIVERSITE DES MONTAGNES: Réservant
sa position quant aux directives d'Akwé: Kon concernant les
études d'impact, la NOUVELLE ZELANDE a souhaité placer entre
crochets, les références pertinentes à travers tout le PSC. Le
Président du GT-I, Hans Hoogeveen (Pays-Bas), a signalé que
les consultations informelles autour des références aux
activités qui faussent les marchés, sont en cours.
LES PROGRAMMES DE TRAVAIL THEMATIQUES:
Les délégués ont approuvé, moyennant quelques amendements
mineurs, le PSC consacré aux programmes de travail thématiques,
y compris la biodiversité forestière, la biodiversité des
zones arides et sub-humides et la biodiversité agricole.
LES ECOSYSTEMES AQUATIQUES INTERIEURS:
La NOUVELLE ZELANDE a souhaité placer entre crochets les
références aux directives d'Akwé: Kon. Au sujet des références
à l'hypothèque de l'utilisation du programme de travail, comme
étant à la base de la création de mesures faussant le
commerce, les délégués ont décidé de mener des consultations
informelles. Les Parties se sont opposées à la Norvège, dans
sa proposition d'insérer une référence à la décision VI/23 (EEE).
LA BIODIVERSITE MARINE ET CÔTIERE:
L'AUSTRALIE, le CANADA, le JAPON et le BRESIL, contrés par la
THAILANDE, ont suggéré de remplacer "zones situées au-delà des
lignes juridictionnelles nationales" par "hautes mers "
partout dans le PSC. Les délégués ont requis un délai
supplémentaire pour l'examen de la référence à la Convention
Internationale de 2004, sur les Eaux de Ballast.
La NORVEGE et l'ISLANDE ont requis, et les
délégués ont accepté, l'insertion d'une référence à la
Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer (UNCLOS),
dans le paragraphe concernant l'établissement d'AP marines et
côtières en hautes mers. L'ARGENTINE a requis, mais le CANADA
y a fait objection, l'adjonction d'une référence à la
juridiction des Etats côtiers, relative aux ressources situées
à l'intérieur de leurs zones économiques exclusives
respectives. La TURQUIE a fait part de son opposition à toute
référence à l'UNCLOS. L'UE a souhaité le maintien du
paragraphe faisant état des effets positifs de la mari-culture,
mais l'ARGENTINE a demandé sa suppression.
Le BRESIL a fait part de ses réserves
concernant l'objectif opérationnel traitant des ressources
génétiques marines et côtières, y compris la bio-prospection.
Un comité des Amis du Président a été établi pour traiter des
libellés faisant référence, entre autres: à "hautes mers" au
lieu de "zones situées au-delà des lignes juridictionnelles
nationales"; aux effets positifs de la mari-culture; et aux
ressources génétiques marines et côtières.
SUIVI ET INDICATEURS: Les délégués ont
adopté le PSC, moyennant quelques amendements mineurs.
APPROCHE BASEE SUR L'ECOSYSTEME: Les
délégués ont décidé de considérer les enseignements tirés de
la gestion forestière durable, comme étant une application,
tournée vers des résultats concrets, de l'approche basée sur
l'écosystème. Les délégués ont approuvé le PSC, moyennant
quelques amendements mineurs.
BIODIVERSITE ET CHANGEMENTS CLIMATIQUES:
Au sujet des mesures visant à gérer les écosystèmes de manière
pour le maintien de leur résistance aux changements
climatiques, les délégués ont décidé de supprimer les
références à l'approche basée sur l'écosystème et aux études
d'impact environnemental.
ITG: Les Parties ont décidé de
supprimer le libellé figurant dans le PSC et requérant du FEM,
de fournir un soutien financier et technique au Mécanisme de
Coopération de l'ITG. Au sujet des liens entre l'APA et la
taxonomie, le SALVADOR a suggéré, et les délégués ont accepté,
de mettre en relief les liens avec d'autres programmes de
travail.
SMCP: Les délégués ont approuvé le PSC,
sans amendement.
BIODIVERSITE ET TOURISME: Le
représentant des ONG a fait part de ses réserves concernant la
procédure qui a été suivie dans l'élaboration des directives
annexées au PSC. Le Secrétariat a souligné que les directives
ont été élaborées avec la participation et l'apport des
autochtones.
La NOUVELLE ZELANDE a fait part de ses
réserves concernant les références aux directives d'Akwé: Kon.
La question a été laissée en suspens. Les délégués ont décidé
de ne pas insérer le terme "volontaires" dans l'intitulé des
directives. Au sujet de l'implication des autochtones dans les
processus décisionnels, l'UE et le KENYA ont appuyé, et le
Canada s'est opposé à, l'insertion d'une référence au
consentement préalable, en connaissance de cause (CPCC). La
formulation de compromis stipule que, conformément à l'Article
8(j), le processus décisionnel doit inclure une consultation
avec les communautés autochtones et locales et que le CPCC des
autochtones doit être obtenu, si cela est requis par le régime
national. Les délégués ont décidé que les directives doivent
reconnaître et respecter les droits des communautés
autochtones et locales.
ESPECES EXOTIQUES ENVAHISSANTES: Les
délégués ont décidé de supprimer les références particulières,
figurant dans le PSC, à la collaboration avec l'Organisation
Mondiale du Commerce, et d'insérer une référence à la
Convention sur le Commerce International des Espèces de Faune
et de Flore, menacées d'Extinction. L'UE a fait objection à la
suggestion de l'AUSTRALIE de faire référence aux mesures
positives encourageant l'éradication des EEE, qui ne faussent
pas le commerce. Des consultations informelles n'ont pas
résolu la question.
UTILISATION DURABLE: Le délégué des
SEYCHELLES a suggéré de remplacer "flore et faune naturelles "
par "composantes de la biodiversité" partout dans le PSC, et
d'ajouter un libellé sur la biodiversité agricole, en
particulier, les espèces, les races et les variétés
domestiques. Le sujet a été reporté pour permettre la tenue de
consultations.
GROUPE DE TRAVAIL II
RESSOURCES FINANCIERES ET MECANISME DE
FINANCEMENT: Les délégués ont planché sur deux PSC. Sur
suggestion du CANADA, les délégués ont établi un comité des
Amis du Président, pour la revue, dans toutes les décisions,
des libellés consacrés au soutien devant être fourni par le
FEM, et pour produire une décision consolidée concernant les
directives destinées au FEM.
CECP: Le délégué d'ANTIGUA ET BARBUDA a
suggéré la création d'un poste de chargé des CECP, au sein du
Secrétariat. La NORVEGE a souligné le besoin d'une
représentation régionale et, avec le FORUM INTERNATIONAL DES
AUTOCHTONES SUR LA BIODIVERSITE, a mis l'accent sur la
participation des autochtones dans le groupe consultatif sur
les CECP. Les délégués ont établi un groupe informel sur ce
thème.
RAPPORTS NATIONAUX: Les délégués ont
décidé de supprimer les références aux indicateurs pour les
rapports nationaux, et ont approuvé le PSC.
TRANSFERT DES TECHNOLOGIES ET COOPERATION:
Les délégués ont procédé à l'examen d'un PSC révisé. L'UE a
suggéré de collaborer avec des agences de financement, autres
que le FEM. Les PHILIPPINES et le PEROU, contrés par
l'AUSTRALIE, ont requis l'instauration d'environnements
favorables, tant dans les pays industrialisés que dans les
pays en développement. Les délégués ont décidé de supprimer
les références à pays "industrialisés" et "en développement".
Le BRESIL, le PEROU, la CHINE et la COLOMBIE ont requis la
convocation d'un Groupe spécial d'experts techniques. Le
CANADA a proposé d'inclure des experts en matière de transfert
des technologies, dans le Comité consultatif informel du
Mécanisme d'échange pour la prévention des risques
biotechnologiques. La décision a été reportée pour permettre
la tenue de consultations.
OPERATIONS DE LA CONVENTION: Règle 21:
De nombreux délégués ont fait objection à la prorogation du
mandat du président sortant jusqu'à la clôture de la r�union
durant laquelle il ou elle est remplac�(e). L'EGYPTE et le
MEXIQUE ont requis que la CdP-8 proc�de � l'�valuation de
l'efficacit� des modifications apport�es � la R�gle 21.
Accord entre le PNUE et le Secr�tariat de
la CDB: Le Secr�tariat a sugg�r� que la CdP invite le
Directeur ex�cutif du PNUE et le Secr�taire ex�cutif de la CDB,
� proc�d� � la revue des arrangements administratifs, d'ici la
CdP-8.
Retrait des d�cisions: Les d�l�gu�s ont
approuv� le PSC retirant plusieurs d�cisions de la CdP-3 et de
la CdP-4.
MESURES INCITATIVES: Suite � l'absence
d'un accord dans les consultations informelles, l'AUSTRALIE
pr�sent� une proposition de compromis encourageant les Parties
� utiliser les propositions concernant l'application des voies
et moyens de supprimer ou d'att�nuer les mesures incitatives
perverses, sur une base int�rimaire, et reconnaissant la
n�cessit� d'accorder une priorit� � son examen, � l'OSASTT-10.
L'UE a �galement avanc� une proposition sugg�rant que la CdP
accepte les propositions, � titre pr�liminaire, et demande
leur examen � l'OSASTT-12.
APA: Le Secr�tariat a introduit le PSC
approuv� par le groupe de contact sur l'APA, mettant en relief
les crochets qui restent autour des r�f�rences au calendrier
des r�unions du groupe de travail sur l'APA, et � la
coop�ration avec l'OMPI. L'UE a requis la traduction du
document et un d�lai pour sa revue. Soulignant la n�cessit�
d'un classement des priorit�s, la COLOMBIE a demand� la
suppression des notes de bas de page crochet�es, qui
assujettissent les r�unions du Groupe de travail sur l'APA �
des consid�rations budg�taires.
GROUPES DE CONTACT
AP: Les d�l�gu�s se sont accord�s sur
l'insertion de r�f�rences introductives: aux objectifs et �
leur caract�re prioritaire; � la simplification des proc�dures
et l'acc�l�ration des financements; et � la mise en �uvre du
programme de travail, � travers des r�seaux, des couloirs et
des zones tampons �cologiques. Au sujet de l'objectif g�n�ral,
les d�l�gu�s ont men� des consultations r�gionales autour des
options possibles.
PLAN STRATEGIQUE: Au cours de la
session de l'apr�s-midi, les d�l�gu�s ont d�battu de
l'int�gration des objectifs et des indicateurs, d�cid�s �
l'�chelle internationale, dans les strat�gies nationales ax�es
sur la biodiversit�. Ils ont d�cid� d'�tablir un groupe
informel pour poursuivre le traitement de cette question et
des contraintes budg�taires pos�es. Dans la soir�e, les
d�l�gu�s ont examin� une r�vision du texte du Pr�sident. Ils
ont d�cid�, entre autres: d'ins�rer une r�f�rence � la
mobilisation de ressources financi�res et techniques au profit
des pays en d�veloppement, dans le libell� consacr� aux
domaines de focalisation, pour la mise en �uvre du Plan
Strat�gique; et de noter que l'application globale des
indicateurs ne doit pas servir � l'�valuation de la mise en
application de la Convention, dans les r�gions ou les pays,
pris individuellement.
SEGMENT MINISTERIEL
Le Pr�sident de la CdP-7, Dato� Seri Law,
ministre malais des sciences, des technologies et de
l'environnement, a appel� les ministres � fournir, � la CdP-7,
et des directives et un ressort politique. Dato� Seri Mohd
Najib bin Tun Haji Abdul Razak, vice-premier ministre malais,
a d�clar� que le partage des avantages est crucial pour la
conservation de la biodiversit�. Klaus T�pfer, directeur
ex�cutif du PNUE, a �num�r� les m�rites d'un ordre du jour
plus focalis�, de la CdP. Le Secr�taire ex�cutif de la CDB,
Hamdallah Zedan, a mis l'accent sur le besoin d'�laborer, pour
la conservation de la biodiversit�, un cadre holiste
permettant l'am�lioration de la mise en application. A.H.
Zakri (Institut Universitaire des Nations Unies pour les
Etudes Avanc�es), Alfred Oteng-Yeboah (Pr�sident de
l'OSASTT-9) et Walter Reid (Evaluation des �cosyst�mes, du
Mill�naire) ont pr�sent� les th�mes soumis � la r�union
minist�rielle, � savoir, l'APA, le transfert des technologies
et la coop�ration, et les �valuations scientifiques.
Quelques ministres ont indiqu� que le
r�gime d'APA devrait �tre bas� sur une analyse des lacunes
constat�es dans les r�gimes disponibles, et s'inspirer des
exp�riences tir�es de la mise en �uvre des Directives de Bonn.
D'autres, ont d�clar� qu'il devrait �tre pratique et
juridiquement contraignant. Plusieurs intervenants ont mis
l'accent sur le renforcement des capacit�s et sur le transfert
des technologies, qualifi�s de conditions pr�alables
indispensables au partage des avantages.
Plusieurs ministres ont signal� que le
transfert des technologies est crucial pour le renforcement
des capacit�s et de la mise en application de la CDB et du
Protocole de Bios�curit�. Nombre d'entre eux ont soulign� la
n�cessit� d'un transfert des technologies adapt� aux besoins
des pays.
Les ministres ont not� que les �valuations
scientifiques sont cruciales pour l'information des d�cideurs,
l'�laboration des objectifs et des indicateurs et la
concr�tisation de l'objectif 2010. Certains ont insist� sur
l'importance d'�tablir des syst�mes d'AP nationaux et
r�gionaux. Nombre d'entre eux ont appel� les Parties �
adopter, s'agissant des AP, un programme de travail tourn�
vers des r�sultats concrets.
DANS LES COULOIRS
Compte tenu du nombre de comit�s des Amis
du Pr�sident, d�j� � l'�uvre, et de la soumission de plusieurs
nouveaux PSC, certains d�l�gu�s ont fait part de leur espoir
de voir les Pr�sidents de groupes trouver davantage d'amis
pour les aider � r�soudre les questions �pineuses qui restent.
Personne n'a �t� surpris d'avoir eu � constater qu'outre le
libell� consacr� � la bio-prospection des fonds marins, les
r�f�rences aux mesures qui faussent le march�, dans les
d�cisions concernant les eaux int�rieures et les montagnes,
n�cessitent la tenue de consultations informelles. Plusieurs
d�l�gu�s ont fait part de leurs r�serves concernant le fait
qu'au lieu de jouer un r�le proactif dans le classement des
priorit�s dans les obligations environnementales, la CDB se
trouve de plus en plus paralys�e par des pr�occupations li�es
au commerce international.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
GROUPE DE TRAVAIL I: Le GT-I se r�unira
� 10h sans la Salle Dewan Merdeka pour poursuivre l'examen des
PSC sur les EEE et l'utilisation durable, et pour traiter les
questions en suspens, concernant la biodiversit� des montagnes,
les �cosyst�mes aquatiques int�rieurs, et de la biodiversit�
marine et c�ti�re.
GROUPE DE TRAVAIL II: Le GT-II se
r�unira � 10h sans la Salle TR4, pour examiner l'APA.
S'attendre � la distribution d'un PSC sur les mesures
incitatives et d'un PSC r�vis� sur les op�rations de la
Convention.
GROUPES DE CONTACT: Les groupes de
contact sur le budget et sur les AP se r�uniraient dans le
courant de la journ�e. V�rifier les horaires et le num�ro des
salles, sur les �crans d'affichage.
SEGMENT MINISTERIEL: La r�union
minist�rielle commencera � 10h dans la Grand Ballroom du Pan
Pacific Hotel, pour poursuivre leurs d�bats autour des
questions d'APA, de transfert des technologies et coop�ration,
et des �valuations scientifiques. |