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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 09 No. 280
Mardi 17 février 2004
LES FAITS MARQUANTS DE LA CdP-7 DE LA CDB:
LUNDI 16 FEVRIER 2004
Les délégués à la CdP-7 se sont réunis tout
le long de la journée dans deux Groupes de Travail (GT). Le GT-I
s'est penché sur le suivi et les indicateurs, la biodiversité
et les changements climatiques, l'Initiative Taxonomique
Mondiale (ITM), la Stratégie Mondiale pour la Conservation des
Plantes (SMCP), l'approché basée sur les traitement des
écosystèmes, et l'utilisation durable. Le GT-II a planché sur
la responsabilité et la réparation, les mesures incitatives,
et la coopération avec d'autres conventions, et a également
procédé à l'examen de papiers de salle de conférence (PSC)
consacrés aux questions de transfert des technologies, de
coopération scientifique et technique et du Mécanisme
d'échange pour la prévention des risques biotechnologiques
(CHM). Une brève plénière s'est tenue dans l'après-midi. Les
groupes de contact sur le budget, l'accès et le partage des
avantages (APA) et les aires protégées (AP) se sont également
réunis.
GROUPE DE TRAVAIL I
SUIVI ET INDICATEURS: Le Secrétariat a
introduit les recommandations pertinentes de l'OSASTT (UNEP/CBD/COP/7/1/Add.2).
La NORVEGE, le CANADA et la SUISSE ont requis que l'OSASTT
procède à l'étude du rapport de l'Evaluation du Millénaire sur
les Ecosystèmes. La NORVEGE et l'Irlande, au nom de l'UE et
des pays accédants, la Bulgarie et la Roumanie (UE), ont
suggéré d'harmoniser les procédures. La SUISSE a recommandé
l'adoption d'une approche souple en matière d'indicateurs.
L'ARABIE SAOUDITE, la CHINE et le LIBERIA ont appelé à un
renforcement des capacités en matière d'élaboration des
stratégies nationales.
L'UNESCO, au nom de la Banque Mondiale, de
la FAO, de l'OMS et du PNUD, a donné un aperçu sur les études
en cours sur le rôle de la biodiversité agricole dans la
réduction de la pauvreté.
BIODIVERSITE ET CHANGEMENTS CLIMATIQUES:
Le Secrétariat a introduit les documents UNEP/CBD/COP/7/1/4 et
13. Horst Korn (Allemagne) a présenté le rapport du Groupe
Spécial d'Experts Techniques, sur le thème biodiversité et
changements climatiques. La Convention-cadre sur les
changements climatiques (UNFCCC) a présenté les conclusions de
la CdP-9 de l'UNFCCC.
Plusieurs délégués ont plaidé pour
davantage de synergies entre la CDB, l'UNFCCC et la Convention
sur lutte contre la Désertification (UNCCD), et ont requis une
aide financière et technique pour les pays en développement -
Parties. L'UE a encouragé l'ouverture d'un débat sur les
projets pilotes favorisant les synergies.
La FINLANDE a plaidé pour la poursuite des
travaux sur les mesures d'adaptation, VANUATU, les MALDIVES et
PALAU ont encouragé le traitement des causes des changements
climatiques. Le CANADA, l'Organisation WETLANDS
INTERNATIONAL et le CENTRE MONDIAL DE L'ENVIRONNEMENT ont mis
l'accent sur l'impératif de réduire au minimum, la dégradation
des zones disposant de capacités de fixation du carbone. La
TANZANIE, les SEYCHELLES, le CAMEROUN et la FEDERATION DE
RUSSIE ont appelé au traitement des lacunes constatées dans le
domaine des données.
Les PEUPLES AUTOCHTONES DE RUSSIE, appuyés
par la FEDERATION DE RUSSIE, ont suggéré l'insertion de
références aux effets exercés sur les zones habitées par les
peuples autochtones. Le représentant de DEFENDERS OF WILDLIFE
a fait part de son regret que l'UNFCCC permette, dans le cadre
du Mécanisme pour un développement propre, la conduite de
projets d'afforestation et de reforestation qui ont recours
aux OGM.
ITM: Le Secrétariat a introduit les
documents UNEP/CBD/COP/7/4 et 13. Plusieurs délégués ont mis
en relief le besoin d'un soutien financier, d'un renforcement
des capacités et d'une amélioration de l'infrastructure. Le
BANGLADESH a appelé à des directives en matière de suivi. Le
CANADA a suggéré de limiter la portée de l'évaluation de l'ITM.
Le JAPON a déclaré que les régulations applicables dans les
domaines d'APA, ne devraient pas empêcher le transfert de
ressources génétiques à des fins taxonomiques.
SMCP: Le Secrétariat a introduit les
documents UNEP/CBD/COP7/4 et 13. De nombreux délégués ont
apporté leur appui à la proposition d'intégrer les objectifs
de la SMCP dans les programmes de travail thématiques et
transversaux pertinents, le CANADA a fait objection à leur
incorporation dans les programmes de travail sur la
biodiversité agricole et forestière. La NOUVELLE ZELANDE et le
COSTA RICA ont déclaré que la SMCP est un cadre souple à
l'intérieur duquel des objectifs régionaux et nationaux
peuvent être élaborés. L'ARABIE SAOUDITE a mis en exergue
l'importance d'établir des rapports sur l'état d'avancement de
la SMCP.
L'APPROCHE BASEE SUR LES ECOSYSTEMES:
Le Secrétariat a introduit les documents UNEP/CBD/COP/7/4 et
13. L'UICN a souligné le besoin de rendre l'accès aux Lignes
directrices, plus aisé. Plusieurs délégués ont demandé que les
Directives soient adaptées aux circonstances et aux besoins
locaux. Le NIGERIA a appelé à une amélioration de la prise de
conscience. La Syrie, au nom du GROUPE ARABE, l'UE et
l'AUSTRALIE ont déclaré que l'approche basée sur les
écosystèmes requiert plutôt une mise en application que
davantage d'élaboration. Contré par la NORVEGE, le CANADA a
plaidé pour l'adoption d'une approche tournée vers davantage
de résultats concrets.
La THAILANDE, La MALAISIE et la NOUVELLE
ZELANDE ont appuyé l'utilisation du concept de gestion
forestière durable. La THAILANDE, le BANGLADESH et la BULGARIE
ont appelé à l'utilisation d'autres approches, notamment
celles de la gestion intégrée des bassins fluviaux et de la
gestion intégrée des zones marines et côtières. Les PAYS-BAS
et la SUISSE ont souligné la nécessité d'une implication des
diverses parties prenantes et du secteur privé. La TURQUIE a
affirmé que les directives vont au-delà du champ d'exercice de
la CDB et qu'elles ne sont pas basées sur la science.
Le FORUM INTERNATIONAL DES AUTOCHTONES SUR
LA BIODIVERSITE a appelé à une participation autochtone et
locale, pleine et effective, dans la mise en œuvre de
l'approche.
L'UTILISATION DURABLE: Le Secrétariat a
introduit les documents pertinents, y compris le projet de
texte des Principes d'Addis-Abeba régissant l'Utilisation
Durable (UNEP/CBD/COP/ 7/4), que de nombreux délégués ont
appuyés.
Le GROUPE ARABE a déclaré que la mise en
œuvre devrait être basée sur les capacités nationales et
locales. Le Ghana, au nom du GROUPE AFRICAIN, a mis l'accent
sur le suivi et la gestion des mesures d'adaptation. La
Colombie, au nom du GRULAC, a requis un financement de la part
du FEM, pour la mise en application des principes. L'UE a
souligné la pertinence de la lutte contre les mesures
incitatives perverses.
La NAMIBIE a appelé à la mise en place d'un
cadre politique basé sur des mesures d'encouragement. Le YEMEN
a mis en relief le renforcement des capacités en matière de
surveillance, et les systèmes de suivi. Le GUATEMALA a suggéré
de prendre en ligne de compte le rôle des femmes et des
communautés autochtones et locales. Le WWF a indiqué que
l'approche de l'utilisation durable doit être fondée sur la
science, la gestion des mesures d'adaptation et le savoir
local.
GROUPE DE TRAVAIL II
RESPONSABILITE ET REPARATION: Le
Secrétariat a introduit le document UNEP/CBD/COP/7/13, notant
qu'aucune réunion d'experts sur la responsabilité et la
réparation n'a été convoquée, en raison du manque de fonds.
L'UE et la SUISSE ont souhaité l'octroi d'une priorité à un
régime de responsabilité et de réparation, inscrit dans le
cadre du Protocole de Biosécurité. Les délégués ont approuvé
le projet de décision, exhortant les Parties à fournir des
financements.
MESURES INCITATIVES: Le Secrétariat a
introduit les documents UNEP/CBD/COP/7/4 et INF/13. Plusieurs
délégués ont apporté leur appui aux recommandations de
l'OSASTT concernant les incitations perverses. La FINLANDE et
la TUNISIE ont appelé à une coopération avec la Banque
Mondiale, le FEM et le secteur privé. L'AFRIQUE DU SUD a
suggéré de déterminer des objectifs particuliers et des
sources de financement. L'INDONESIE et le SENEGAL ont appelé à
l'étude et au renforcement des pratiques traditionnelles qui
ont un impact positif sur la biodiversité. L'ARGENTINE,
l'AUSTRALIE et le BRESIL ont suggéré que l'OSASTT considère
davantage les mesures incitatives. L'UE a souhaité la tenue de
consultations informelles, pour permettre à la CdP d'adopter
la décision.
La Présidente du GT-II, Desh Deepak Verma (Inde)
a reporté la prise de la décision, pour permettre la tenue de
nouvelles consultations.
COOPERATION AVEC D'AUTRES CONVENTIONS:
Le Secrétariat a introduit le document UNEP/CBD/COP/7/9.
Plusieurs délégués ont accueilli favorablement la proposition
de partenariat mondial pour la biodiversité, mettant en
exergue le rôle de chef de file de la CDB. L'UE a déclaré que
le partenariat pourrait aider à la concrétisation de
l'intégration sectorielle et de la coordination inter-agences.
Le CAMBODGE a appelé à l'évaluation des coûts du partenariat.
L'AUSTRALIE s'est enquise du mandat et de la nature
institutionnelle du partenariat, et la NOUVELLE ZELANDE a
proposé de reporter l'élaboration de la décision, en attendant
l'éclaircissement de ces questions. L'UE et le MEXIQUE ont
suggéré que la CdP réitère la requête de la CDB pour un statut
d'observateur au sein de l'OMC.
La CONVENTION DE RAMSAR SUR LES ZONES HUMIDES a exhort� les
Parties � �laborer un arrangement de collaboration �troite
avec la Convention de Ramsar, � travers le partenariat. La
SUISSE a soulign� le besoin de poursuivre le traitement des
questions ayant trait � la gouvernance environnementale �
l'�chelle internationale. Le PNUE a d�crit ses efforts visant
� l'am�lioration de la gouvernance environnementale
internationale. La FAO a donn� un aper�u sur ses activit�s
dans le domaine des ressources g�n�tiques. L'UNFCCC a pr�sent�
un rapport sur le Groupe de liaison conjoint, form� entre la
CDB, l'UNFCCC et l'UNCCD.
TRANSFERT DES TECHNOLOGIES: Les
d�l�gu�s ont examin� un PSC portant sur le transfert des
technologies et la coop�ration. Les d�l�gu�s ont d�battu du
point de savoir si un groupe d'experts devait, oui ou non,
�tre �tabli, et a accept� la proposition du Canada d'�largir
le mandat du comit� consultatif informel du CHM, au traitement
du transfert des technologies. La NOUVELLE ZELANDE et
l'AUSTRALIE ont appel� � une implication accrue de la soci�t�
civile et de la communaut� universitaire et, avec le CANADA, a
requis l'insertion de r�f�rences aux droits des communaut�s,
en utilisant la formulation retenue dans le texte de la
Convention. L'AUSTRALIE a appel� les Parties � inviter le
secteur priv� � s'impliquer.
Au sujet des ressources financi�res
additionnelles, l'UE a sugg�r� que le FEM m�ne des
consultations avec les institutions financi�res multilat�rales
et les banques r�gionales, et le BRESIL et le SENEGAL ont
propos� d'encourager le FEM et d'inviter les Parties � fournir
des soutiens financiers ad�quats et opportuns. Le d�l�gu� des
PHILIPPINES a sugg�r� de proc�der � une collecte des donn�es
concernant les obstacles qui entravent le transfert des
technologies aux pays en d�veloppement.
COOPERATION SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE ET
CHM: Les d�l�gu�s ont examin� un PSC consacr� � la
coop�ration scientifique et technique et le CHM. Au sujet du
libell� appelant � une aide au profit des pays en
d�veloppement, l'UE a appel� � permettre une assistance
directe entre pays. La NOUVELLE ZELANDE a plaid� contre
l'extension du r�le du CHM, et a propos� l'inclusion du
transfert des technologies dans le cadre de la coop�ration
scientifique et technique. Le BOTSWANA y a fait objection, et
la NOUVELLE ZELANDE a retir� sa proposition.
Au sujet du libell� appelant � la tenue
d'ateliers r�gionaux, la TUNISIE, le SENEGAL et le MALI ont
requis la suppression de la r�f�rence particuli�re � la r�gion
Asie�Pacifique. Le CANADA a sugg�r� de maintenir la liste des
partenaires internationaux de la collaboration. Le PSC a �t�
approuv� tel qu'amend�.
PLENIERE
Le Pr�sident du GT-I, Hans Hoogeveen
(Pays-Bas) et la Pr�sidente du GT-II, Verma ont pr�sent�,
chacun, un rapport sur les progr�s accomplis dans son GT
respectif. Le Pr�sident de la CdP, Dato� Seri Law, les a
invit�s � informer le Secr�tariat des implications financi�res
de leurs d�cisions.
La COMMISSION SUR LES ABORIGENES ET LES
INSULAIRES DE TORRES STRAIT a appel� � l'implication des
autochtones dans les processus de la CDB et dans
l'�tablissement des AP, et � un syst�me sui generis
pour la protection des savoirs traditionnels, fond� sur le
droit coutumier.
GROUPES DE CONTACT
BUDGET: Au sujet de la proc�dure
d'adoption des budgets de la Convention et du Protocole de
Bios�curit�, les d�l�gu�s ont examin� une opinion juridique
sans, toutefois, parvenir � une d�cision finale. Les d�l�gu�s
ont d�battu du projet de d�cision concernant le budget de la
Convention (UNEP/CBD/COP/7/2 et 7/10), sans pouvoir r�soudre
ni la question des co�ts partag�s de la Convention et du
Protocole de la Bios�curit�, ni celles des mesures incitatives
ou des sanctions devant �tre pr�vues pour les Parties ayant
des retards de paiement.
APA: Les d�l�gu�s ont d�battu des
paragraphes introductifs consacr�s au r�gime international
d'APA, sans parvenir � un accord sur la pertinence du travail
accomplis par d'autres organisations intergouvernementales.
Les d�l�gu�s ont accept� de poursuivre les n�gociations sur la
proposition du comit� des amis du Pr�sident, qui rend les
discussions autour de la port�e, tributaire de la suppression
des crochets entourant les r�f�rences introductives aux
articles de la Convention, et de l'adjonction d'�l�ments
consacr�s � la facilitation de l'acc�s, � la sauvegarde du
partage des avantages et � la garantie du respect des
obligations.
AP: Les d�l�gu�s se sont accord�s sur
une d�finition du "r�seau mondial d'AP." Au sujet des
activit�s de planification et de gestion des syst�mes et des
sites d'AP, les d�l�gu�s ont d�cid� que les Parties devraient,
entre autres: �tablir, en mati�re d'AP, d'objectifs et
d'indicateurs nationaux et r�gionaux, mesurables et inscrits
dans des calendriers pr�cis, d'ici 2006; compl�ter, d'ici
2006, l'analyse des lacunes des syst�mes d'AP; et �tablir des
syst�mes d'AP nationaux et r�gionaux exhaustifs et
�cologiquement repr�sentatifs, terrestres, d'ici 2010, et
marin, d'ici 2012.
DANS LES COULOIRS
Le groupe de contact sur l'APA s'approchant
d'une impasse, plusieurs repr�sentants autochtones ont fait
part de leur frustration � l'�gard des n�gociations. Comme le
r�gime international propos� reste fond� sur le principe de la
souverainet� nationale sur les ressources naturelles, et qu'il
est laiss� enti�rement dans le mandat du Groupe de travail sur
l'APA, certains d'entre eux ont laiss� entendre qu'� moins de
s'assurer de l'insertion de r�f�rences claires � leurs droits,
ils pourraient se voir oblig�s de recourir � des options
radicales, y compris de se retirer des n�gociations.
Au m�me moment, dans le groupe de contact
sur les AP, les calendriers et les d�finitions �taient au
centre de l'attention des d�l�gu�s. Anticipant des sessions
nocturnes prolong�es pour la conclusion des travaux sur les AP
et les objectifs, avant la r�union minist�rielle, quelques
d�l�gu�s ont commenc� � se demander si les n�gociations autour
de ces sujets, pouvaient, jamais, aboutir � un r�sultat
satisfaisant.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
GROUPE DE TRAVAIL I: Le GT-I se r�unira
� 10h dans la Salle Dewan Nerdeka, pour traiter des th�mes de
biodiversit� et tourisme, et des esp�ces exotiques invasives.
S'attendre � la distribution de PSC sur les questions de suivi
et indicateurs, biodiversit� et changements climatiques, ITM,
approche bas�e sur les �cosyst�mes, la SMCP, et l'utilisation
durable.
GROUPE DE TRAVAIL II: Le GT-II se
r�unira � 10h dans la Salle TR4, pour examiner la R�gle
21 du R�glement int�rieur, concernant l'�lection et les termes
d'office des membres du Bureau, l'Article 8(j), et les mesures
incitatives. S'attendre: � des documents sur la responsabilit�
et sur le CHM; � des PSC sur la coop�ration avec d'autres
conventions et sur le programme de travail pluriannuel; et �
une r�vision du PSC sur le transfert des technologies.
GROUPES DE CONTACT: Les groupes de
contact sur le budget, les AP et l'APA se r�uniraient dans le
courant de la journ�e.
EN MARGE DE LA CONFERENCE: Le
gouvernement du Royaume-Uni organisera deux 'side events'
consacr�s: � la r�ponse du Royaume-Uni au GPSC, lanc� par
Elliot Morley, Ministre britannique de l'Environnement, �
13h15; et � l'Initiative Darwin du Royaume-Uni, � 18h15. Les
deux �v�nements se d�rouleront dans la Salle 8, 2�me
Etage. |