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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 09 No. 278
Vendredi 13 février 2004
LES FAITS MARQUANTS DE LA CDP-7 DE LA CDB:
JEUDI 12 FEVRIER 2004
Les délégués à la CdP-7 se sont réunis tout
le long de la journée dans deux Groupes de travail (GT). Le GT-I
s'est penché sur le Plan stratégique et sur les rapports
concernant l'état d'avancement des programmes de travail
thématiques. Le GT-II a planché sur l'Article 8(j) (savoir
traditionnel) et sur la coopération scientifique et technique
et le Mécanisme d'Echange des données (CHM). Une brève
Plénière s'est tenue dans l'après-midi. Des groupes de contact
sur l'accès et le partage des avantages (APA), le budget de
programme de la biennale 2005-2006, et les aires protégées,
(AP) ont également été convoqués.
GROUPE DE TRAVAIL I
LE PLAN STRATEGIQUE: Le Secrétariat a
introduit les documents concernant la mise en œuvre du Plan
stratégique, y compris de ses objectifs et indicateurs (UNEP/CBD/COP/7/20/Add.1
et 3, INF/22 et 33).
L'Irlande, au nom de l'UE et des pays
accédants, de la Bulgarie et de la Roumanie (UE), a proposé
l'établissement d'un groupe d'experts de liaison chargé
d'élaborer des indicateurs d'essai. La Colombie, au nom du
GRULAC, a recommandé une participation équilibrée des experts
gouvernementaux et non gouvernementaux.
Au sujet de la liste provisoire des buts et
visées, l'UE et l'AUSTRALIE ont recommandé l'adoption d'un
ensemble limité d'objectifs et d'indicateurs prévisionnels.
L'AUSTRALIE a requis que ces derniers aient un caractère à la
fois scientifique, réaliste et non-obligatoire. Le délégué a
fait part de ses réserves concernant les objectifs
quantitatifs et, avec la NOUVELLE ZELANDE et l'ISLANDE, a
appelé à l'adoption d'un cadre souple au sein duquel les
objectifs nationaux et régionaux peuvent être élaborés. L'UE
et le KENYA ont appelé à des indicateurs socioéconomiques. La
SUISSE et le CANADA ont déclaré qu'un cadre de suivi devrait
être adopté provisoirement, le CANADA soulignant la nécessité
d'éclaircir le mandat de l'OSASTT. La NORVEGE a plaidé pour
des synergies entre les initiatives internationales, et a
appelé à des objectifs quantitatifs basés sur la science.
Le BRESIL a requis des références plus
claires à l'utilisation durable et à l'APA. Les MALDIVES et le
BRESIL ont demandé l'insertion d'une référence à l'atténuation
des changements climatiques et, avec l'ARGENTINE, ont requis
la mise à disposition de ressources financières et techniques.
L'ARGENTINE a souhaité l'insertion de références aux modes non
durables de consommation. Le MEXIQUE a déclaré que les buts
devraient être précis et comprendre un seul objectif assorti
d'un indicateur de mesure, et la BOLIVIE a appelé à la mesure
du partage des avantages. L'INDONESIE a requis des références
aux ressources partagées. Le FORUM INTERNATIONAL DES
AUTOCHTONES SUR LA BIODIVERSITE (FIAB) a proposé l'insertion
d'indicateurs pour la diversité linguistique.
Le Président du GT-I, Hans Hoogeveen
(Pays-Bas), a proposé, et les délégués ont approuvé,
l'établissement d'un groupe de contact.
LES PROGRAMMES DE TRAVAIL THEMATIQUES:
Biodiversité forestière: Le Secrétariat a présenté les
documents concernant le programme de travail axé sur les
forêts (UNEP/CBD/COP/7/4, 11 et 17/Add.7, et INF/7 et 20).
Plusieurs délégations ont souligné
l'importance de la collaboration internationale, en
particulier, à travers le Partenariat de collaboration sur les
forêts. L'Arabie Saoudite, au nom du GROUPE ARABE, a mis en
relief les liens entre les différents programmes de travail
thématiques. L'UE, la NOUVELLE ZELANDE et l'INDONESIE ont
proposé d'accorder une priorité à l'application des
législations forestières. La FRANCE a mis en exergue la
nécessité de critères et indicateurs pour la gestion
forestière durable (GFD). L'UE, le CANADA et la SUISSE ont
suggéré la rationalisation des rapports ayant trait aux forêts.
La SUISSE a mis l'accent sur le rôle de l'approche basée sur
l'écosystème, dans la GFD.
HAITI a recommandé que le Groupe spécial
d'experts techniques, (GSET) sur la biodiversité forestière
prenne en considération les menaces indirectes pesant sur la
biodiversité forestière. L'Inde, au nom du GROUPE
ASIE-PACIFIQUE, a recommandé une mise en œuvre conduite en
fonction des besoins des pays et des programmes interrégionaux
de renforcement des capacités. Le CAMEROUN a souligné le
besoin de renforcer les capacités gouvernementales. Le Libéria,
au nom du GROUPE AFRICAIN, a appelé à la reconnaissance du
rôle des femmes, des jeunes et des personnes âgées, dans la
mise en application du programme de travail, et a fait état
des difficultés posées aux pays en développement dans le
domaine des consultations électroniques. Le FIAB a appelé à la
mise en relief de la création de capacités autochtones et de
la participation.
Les terres sèches et sub-humides: Le
Secrétariat a présenté les documents pertinents (UNEP/CBD/COP/7/3
et 11, et INF/28 to 30, et 34). Le GROUPE ASIE-PACIFIQUE a
suggéré la mise en exergue des zones transfrontières. Le
GROUPE ARABE a appelé à un renforcement des capacités dans le
domaine des évaluations nationales. La CONVENTION SUR LA LUTTE
CONTRE LA DESERTIFICATION (CCD) a encouragé la fourniture
d'efforts conjoints pour le soutien des moyens de subsistance
durables.
La biodiversité agricole: Le
Secrétariat a présenté les documents pertinents (UNEP/CBD/COP/7/4,
7 et 11, et INF/6, 14, 15 et 31), incluant des recommandations
concernant les Technologies de restriction de l'utilisation
des ressources génétique (TRURG). La MALAISIE a mis en garde
contre les effets défavorables potentiels des TRURG, et a
encouragé la poursuite de la recherche. Le délégué des
PHILIPPINES a appelé à l'implication des communautés locales
et autochtones. Le CANADA a appelé les Parties à ratifier le
Traité International concernant les Ressources Phytogénétiques
pour l'Alimentation et l'Agriculture (TIRPG). L'INDE a noté
l'importance de l'établissement de rapports sur les ressources
génétiques des animaux domestiqués.
Le FIAB a appelé les Parties à reconnaître
et à promouvoir les savoirs, les innovations et les pratiques
agricoles autochtones. Le GROUPE ETC a encouragé la mise en
place de mécanismes de régulation pour l'interdiction des
essais sur terrain et de la commercialisation des TRURG. Le
GROUPE INTERMEDIAIRE DU DEVELOPPEMENT TECHNOLOGIQUE a apporté
son appui aux appels lancés en faveur d'un accord
juridiquement contraignant sur les droits des gardiens des
troupeaux et d'une interdiction des TRURG. L'INSTITUT
INTERNATIONAL DES RESSOURCES PHYTOGENETIQUES a souligné le
besoin de renforcer la base des connaissances pertinentes. La
FAO a donné un aperçu sur ses activités en faveur de la mise
en œuvre des programmes de travail de la CDB.
GROUPE DE TRAVAIL II
ARTICLE 8(j): Le Secrétariat a
introduit les recommandations de la troisième réunion du
Groupe de travail sur l'Article 8(j) (UNEP/CBD/COP/7/7).
Plusieurs délégués ont accueilli favorablement les résultats
produits par le Groupe de travail, en particulier les
directives d'Akwé: Kon concernant les évaluations d'impact. Le
délégué des PHILIPPINES a invité la CdP à considérer la
possibilité de rendre les directives obligatoires. Le FIAB a
souligné que le consentement préalable, en connaissance de
cause (CPCC) est un droit inhérent des peuples autochtones,
qui n'est pas assujetti à la législation nationale. L'AUTRICHE
a appelé au respect des droits territoriaux des peuples
autochtones, arguant qu'ils sont partie intégrante de la
conservation des savoirs traditionnels et des systèmes sui
generis.
Le FIAB, appuyé plusieurs participants, a
appelé à l'élaboration de systèmes sui generis pour la
protection des savoirs traditionnels, sur la base du droit
coutumier et des pratiques traditionnelles, le BRESIL a
demandé à ce qu'une priorité leur soit accordée. Appuyé par la
NAMIBIE, le FIAB a requis que les systèmes sui generis
soit considérés dans le cadre de la CDB, et non celui de
l'OMPI. Le JAPON a indiqué que la protection des savoirs
traditionnels à travers les droits de propriété intellectuelle
(DPI) doit être en cohérence avec les régimes de DPI. L'OMPI a
présenté un rapport sur ses efforts visant à élaborer des
options juridiques et politiques applicables à la protection
des savoirs traditionnels. L'Egypte, au nom du GROUPE AFRICAIN,
a souligné la nécessité, pour les législations nationales, de
garantir la préservation des savoirs traditionnels.
La MALAISIE, contrée par l'UE, a proposé la
suppression des références crochetées figurant dans le
préambule et portant sur le droit international dans le
contexte des systèmes sui generis. Les délégués ont
décidé de résoudre cette question à travers des consultations
informelles.
S'agissant des TRURG, le FIAB s'est opposé
aux essais de terrain et à la commercialisation et, avec
l'AUTRICHE, a appelé à l'adoption d'une approche de précaution.
Appuyé par l'UE, le FIAB a requis la prise en considération
des effets socioéconomiques. La NORVEGE a souligné que le
moratoire sur les TRURG, mandaté par la CdP-5 reste valide
jusqu'à la prise d'une nouvelle décision. La TANZANIE a
suggéré que la CdP-7 prenne position sur la question des
effets défavorables potentiels des TRURG sur les communautés
et sur les droits des agriculteurs. Le KENYA a requis qu'une
interdiction soit prononcée. Le CANADA et l'INDONESIE ont
indiqué que le sujet devrait être traité à l'OSASTT-10. La
TURQUIE a suggéré que la question des TRURG soit examinée dans
le cadre de la biodiversité agricole. Le GROUPE ETC a affirmé
que les retards enregistrés dans l'examen du rapport du GSET
permettent aux entreprises de mettre au point quelque
technologie p�rilleuse pour la s�curit� alimentaire, et de la
promouvoir comme �tant un outil de pr�vention des risques
biotechnologiques. Les d�l�gu�s ont d�cid� d'ajouter un
libell� exprimant leurs r�serves concernant les TRURG.
Le RESEAU DES FEMMES AUTOCHTONES POUR LA
BIODIVERSITE, le FIAB et le FORUM SUD-ASIATIQUE DES FEMMES
AUTOCHTONES ont appuy� l'id�e d'organiser un atelier sur les
questions ayant trait � la CDB, au profit des femmes
autochtones. Le FIAB et la NAMIBIE ont soulign� la n�cessit�
d'un fonds r�serv� � la couverture de la participation des
autochtones. Les d�l�gu�s ont d�cid� qu'une attention
particuli�re doit �tre accord�e au financement de la
participation des autochtones des pays en d�veloppement, des
pays en transition �conomiques et des Petits Etats Insulaires
en D�veloppement. L'ESPAGNE a plaid� pour l'�dification d'un
r�seau de points focaux charg�s des questions ayant trait �
l'Article 8(j). L'UE a mis l'accent sur le besoin d'am�liorer
les m�canismes participatif communautaires et, appuy�e par
l'AUSTRALIE, a soulign� le besoin d'�tablir des liens �troits
entre le Groupe de travail sur l'Article 8(j) et l'OMPI.
La SUISSE a r�it�r� l'imp�ratif d'une meilleure
coop�ration entre les Groupes de travail sur l'Article 8(j) et
sur l'APA. La F�d�ration de Russie, au nom des PAYS D'EUROPE
CENTRALE ET DE L'EST, a sugg�r� la mise en place d'une
initiative mondiale en faveur de la conservation des modes de
vie traditionnels. L'ARGENTINE a propos� la formation des
communaut�s dans le domaine de la protection de leurs savoirs
et de la n�gociation des arrangements en mati�re de partage
des avantages. L'INSTANCE PERMANENTE DES NATIONS UNIES SUR LES
QUESTIONS AUTOCHTONES a appel� � la mise en place d'un comit�
international d'�thique sur la bio-prospection, pour mieux
garantir les droits des autochtones et du CPCC.
LA COOPERATION SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE ET
LE CHM: Le Secr�tariat a introduit les documents
pertinents (UNEP/CBD/COP/7/17, 17/Add.1 et Add.6, et INF/3, 4,
5, 11 et 12). L'IRAN et PALAU ont requis du Secr�taire
ex�cutif, d'organiser leurs r�unions r�gionales autour du
th�me du CHM. L'UE a appel� au renforcement des points focaux
nationaux, � la r�alisation de la fonctionnalit�
interchangeable, et � la traduction du kit-outil du CHM. La
NORVEGE a appel� au ciblage de la mise en application de la
CDB dans l'�laboration du CHM, et a fait remarquer que les
recommandations de son �tude ind�pendante ne sont pas
refl�t�es dans la documentation.
PLENIERE
Les Rapports des GT: Le Pr�sident du GT-I,
Hoogeveen et la Pr�sidente du GT-II, Desh Depaak Verma (Inde)
ont pr�sent�, chacun, un rapport sur les progr�s accomplis
dans son GT respectif.
Les D�clarations: La FAO a d�clar� que
les TRURG couvrent des parties essentielles de la biodiversit�
agricole, et a encourag� les Parties � les ratifier. La
CONVENTION-CADRE SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES a signal� que
son Organe subsidiaire charg� de fournir des avis
scientifiques et technologiques encourage les Parties �
utiliser le rapport du GSET concernant la Biodiversit� et les
Changements Climatiques, comme source d'information.
GROUPES DE CONTACT
Les AP: Les d�l�gu�s ont adopt� les
�l�ments du programme de travail comme recommand� par l'OSASTT.
Dans l'examen des buts � atteindre, ils ont d�battu du point
de savoir si l'implication des autochtones dans
l'�tablissement et la gestion des AP devait �tre "encourag�e"
ou "am�lior�e et assur�e," et ont d�cid� de retenir cette
derni�re option. Dans l'examen des objectifs, des Comit�s des
Amis du Pr�sident ont �t� �tablis en vue de parvenir � un
compromis: sur la participation pleine et effective des
communaut�s autochtones et locales; sur le besoin de s'assurer
des ressources n�cessaires � la couverture des co�ts des AP;
et sur l'�tablissement de syst�mes de suivi � divers niveaux,
d'ici 2010.
BUDGET: Les d�l�gu�s ont entam� leurs
discussions autour du rapport du Secr�taire ex�cutif, des
sanctions � pr�voir pour les retards de d�boursement des
contributions, de la proc�dure � suivre dans l'adoption des
budgets de la Convention et du Protocole de Bios�curit�, et de
l'affectation des activit�s de la Convention, au budget
central et au Fonds fiduciaire.
APA: Les participants ont commenc�
leurs discussions autour du texte lourdement crochet� des
attributions du Groupe de travail sur l'APA, qui n�gociera le
r�gime international d'APA. Des comit�s de r�daction informels
ont �t� form�s pour proposer des attributions r�vis�es,
concernant le processus et le champ de comp�tence du r�gime.
DANS LES COULOIRS
A mi-chemin de la premi�re semaine de la
CdP-7, quelques d�l�gu�s ont d�clar� craindre de voir le
rythme relativement rapide de l'examen des points inscrits �
l'ordre du jour, dans les deux groupes, �tre d�cal� par celui,
prolong�, des discussions des groupes de contact. Faisant
remarquer que les d�clarations pr�liminaires faites sur le AP,
mardi, ont n�cessit� la convocation d'un groupe de contact,
plus t�t que pr�vu dans la semaine, certains d'entre eux ont
fait part de leur scepticisme quant aux chances de voir la
CdP-7 r�ussir � adopter un programme de travail op�rationnel
fort. Un d�l�gu� a fait remarquer que les nombreuses
r�f�rences aux travaux de la Commission internationale de
l'UICN sur les Aires Prot�g�es, dans le programme de travail,
risque de retrouver au centre d'un d�bat �pineux.
Au moment o� le Groupe de contact sur l'APA
passait de longues heures � essayer de r�duire les options
crochet�es avanc�es, un participant s'est d�clar� prudemment
optimiste. En d�pit de son indication qu'aucune perc�e n'est
encore en vue, il a affirm� que le groupe est en train de
s'approcher doucement mais fermement de la production d'un
mandat clair permettant au Groupe de travail sur l'APA,
d'entamer les n�gociations.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
GROUPE DE TRAVAIL I: Le GT-I se r�unira
� 10h dans la Salle Dewan Nerdeka, pour proc�der � l'examen
des programmes th�matiques et de la biodiversit� des montagnes.
S'attendre � la mise en circulation des textes du Pr�sident
concernant le Plan Strat�gique, et concernant l'�tat
d'avancement des programmes th�matiques.
GROUPE DE TRAVAIL II: Le GT-II se
r�unira � 10h dans la Salle TR4, pour poursuivre l'examen de
la question de coop�ration scientifique et technique et CHM,
et d�battre des: communication, �ducation et conscientisation
du public; ressources financi�res et m�canisme de financement;
et l'�tablissement des rapports nationaux. S'attendre � la
conclusion des consultations informelles sur les questions en
suspens ayant trait � l'Article 8(j), et la distribution d'un
papier de salle de conf�rence.
GROUPES DE CONTACT: Le groupe de
contact sur le budget de programme de la biennale 2005-2006,
se r�unira � 11h puis de nouveau � 15h dans la Salle VIP. Les
groupes de contact sur l'APA et sur les AP sont susceptibles
de se r�unir �galement. |