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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 09 No. 277
Jeudi 12 février 2004
LES FAITS MARQUANTS DE LA CdP-7 DE LA CDB:
MERCREDI 11 FEVRIER 2004
Mercredi, les délégués à la CdP-7 se sont
réunis dans des sessions des Groupes de travail (GT). Le GT-I
a poursuivi ses débats autour de la question des aires
protégées (AP). Le GT-II s'est penché sur les questions du
suivi du SMDD, y compris celles des objectifs de développement
du millénaire (ODM), du programme de travail pluriannuel (PTPA)
et des opérations de la Convention, et a commencé la
discussion du régime international devant régir l'accès et le
partage des ressources (APA). Une brève Plénière s'est tenue
dans l'après-midi pour entendre les rapports concernant l'état
d'avancement des travaux du GT-I et du GT-II, et les
déclarations des organisations. Un groupe de contact s'est
réuni dans la soirée pour débattre de l'APA.
GROUPE DE TRAVAIL I
LES AIRES PROTEGEES: Un certain nombre
de Parties, contrées par le CANADA, la NOUVELLE ZELANDE et le
BRESIL, ont proposé l'établissement d'un groupe de travail, de
composition non limitée, sur les APA. L'ALLEMAGNE a recommandé
que le groupe de travail se focalise sur le suivi des progrès
accomplis dans la mise en œuvre du programme de travail. Le
COSTA RICA et MADAGASCAR ont appelé à des indicateurs
permettant de mesurer les progrès. Le BRESIL et la THAILANDE
ont suggéré la soumission de rapports sur l'état d'avancement
du programme de travail, à chaque CdP, jusqu'en 2010. L'Arabie
Saoudite, au nom du GROUPE ASIE-PACIFIQUE, a proposé une
simplification des exigences requises dans l'élaboration des
rapports.
Plusieurs délégations ont appelé à des
ressources financières et techniques supplémentaires, et au
renforcement des capacités. Le BRESIL a requis des engagements
en faveur du soutien financier et du transfert des
technologies. Le PEROU a appelé à l'évaluation des coûts
relatifs aux AP. L'INDONESIE a suggéré l'établissement d'un
fonds fiduciaire consacré aux AP marines et côtières. La
FEDERATION DE RUSSIE a souligné l'impératif d'établir les
priorités pour le financement. La BULGARIE, le MALI et le
COSTA RICA ont proposé d'accorder une priorité aux AP
existantes, et le BURKINA FASO, aux activités d'habilitation.
De nombreuses Parties ont appelé à une
certaine souplesse, aux fins de permettre l'adoption
d'objectifs de dimensions régionales et nationales. La
TANZANIE, le BRESIL et la REPUBLIQUE DE COREE ont suggéré que
les objectifs et calendriers soient déterminés en fonction des
priorités nationales. La MALAISIE et la JAMAIQUE ont fait part
de leurs réserves concernant les calendriers serrés retenus
pour les objectifs à atteindre, et le BANGLADESH a demandé une
certaine souplesse. La GAMBIE a souligné l'importance des
analyses effectuées à l'échelon national pour l'évaluation des
besoins en matière de création des capacités. Le délégué des
SEYCHELLES a mis en garde contre les conséquences budgétaires
d'un programme de travail d'envergure. Le GHANA a proposé
l'intégration des objectifs de la Stratégie Mondiale pour la
Conservation des Plantes, dans le programme de travail.
La THAILANDE, le KENYA et BELIZE ont mis
l'accent sur l'importance des AP marines (APM), la THAILANDE
et le COSTA RICA plaidant pour l'insertion d'une référence aux
aires situées au-delà des lignes de la juridiction nationale.
La NORVEGE et la REPUBLIQUE DE COREE ont souligné l'impératif
d'agir dans le cadre du droit de la mer. La REPUBLIQUE DE
COREE a mis en relief l'importance de s'assurer du
consentement des pays concernés avant d'établir des AP en
hautes mers. La TURQUIE a requis la suppression de la
référence à la Convention des Nations Unies sur le Droit de la
Mer.
Le KENYA, l'Autriche et l'ARGENTINE ont
fait noter que la biodiversité des zones situées autour des AP
doit être également protégée, le KENYA suggérant
l'établissement de zones tampons. Le KENYA et le JAPON ont
évoqué l'importance des couloirs écologiques. Le BRESIL a
proposé de préciser que les activités menées sur des
territoires appartenant aux autochtones doivent être en
conformité avec la législation domestique et avec les
exigences du consentement préalable, en connaissance de cause.
Le délégué des MALDIVES a souligné l'importance des plans de
gestion efficace et, avec les PHILIPPINES, a mis en exergue la
valeur de la coopération régionale. Le Guatemala, au nom des
PAYS D'AMERIQUE CENTRALE, a suggéré le renforcement des
systèmes régionaux d'AP. MONACO a mis en exergue les avantages
offerts aux APM, par les instruments régionaux d'AP.
Le GROUPE ASIE-PACIFIQUE et le GHANA ont
mis en relief la gestion participative des AP. Plusieurs
Parties ont appelé à l'implication des communautés. Le TCHAD a
suggéré l'implication des jeunes dans les processus
décisionnels. La Colombie, au nom du GRULAC, a fait noter le
parti pris du programme de travail en faveur plutôt de la
conservation que de l'utilisation durable et le partage des
avantages.
La NOUVELLE ZELANDE et l'INDONESIE ont fait
part de leurs réserves concernant les activités illégales
menées à l'intérieur des AP. La FEDERATION DE RUSSIE et la
CHINE ont souligné l'importance des AP transfrontières.
KIRIBATI a appelé à la mise en place d'un réseau mondial d'AP.
La NORVEGE et le JAPON ont déclaré que le programme de travail
devrait être fondé sur des données scientifiques. Le KENYA a
proposé d'établir un noyau international d'AP, d'adopter des
mesures d'atténuation, et de conduire des études d'impact
environnemental.
L'ARGENTINE a appelé à l'établissement
d'indicateurs de biodiversité et de lignes directrices pour la
sélection des AP. La TUNISIE et l'ARABIE SAOUDITE ont appelé à
un système de classification unifié des AP. La BOLIVIE a
appelé à la mise en place d'un réseau d'information regroupant
les bases de données nationales, et a plaidé en faveur d'une
coopération Sud/Sud. Le délégué des BAHAMAS a proposé
l'utilisation du Mécanisme d'échange pour la dissémination des
données concernant la mise en œuvre du programme. L'INDE a
suggéré la dissémination des modèles réussis de gestion d'AP.
CUBA a souligné la nécessité de déterminer les réseaux
écologiques. Le YEMEN a mis en exergue l'importance de la
coopération du secteur privé. VANUATU a mis en relief les
aspects socioéconomiques de la gestion des AP.
Le représentant des AMIS DE LA TERRE,
INTERNATIONAL a mis en relief les droits des femmes et a
rejeté l'idée d'autoriser des activités commerciales à
l'intérieur des AP. L'INTERNATIONAL RANGER FEDERATION a
signalé que l'application de la loi dans les AP comporte des
risques pour les gardes qui ont en la charge. Le FORUM
INTERNATIONAL DES AUTOCHTONES SUR LA BIODIVERSITE (FIAB) a
déclaré que le programme de travail doit garantir les droits
des autochtones: à participer dans les processus décisionnels,
et à accéder aux ressources naturelles qui se trouvent à
l'intérieur des frontières des AP. L'INSTITUT UNIVERSITAIRE
DES NATIONS UNIES, D'ETUDES AVANCEES s'est proposé comme
partenaire dans la mise en œuvre du programme de travail.
KALPAVRIKSH a appelé à une reconnaissance des aires préservées
par les communautés. La FAO a souligné que l'efficacité des
réseaux d'AP est tributaire des pratiques de gestion qui
seront adoptées dans le domaine de l'utilisation des terres.
L'UNESCO a proposé l'insertion de références aux réserves de
la biosphère.
Le Président du GT-I, Hans Hoogeveen
(Pays-Bas), a proposé, et les délégués ont approuvé,
l'établissement d'un groupe de contact.
GROUPE DE TRAVAIL II
SUIVI DU SMDD: La Présidente du GT-II,
Desh Deepak Verma (Inde) a ouvert les discussions autour des
ODM, du PTPA et les opérations de la Convention (UNEP/CBD/COP/7/20).
Le Programme de travail de la CDB et les
ODM: Le Secrétariat a introduit les documents concernant
le programme de travail de la Convention et les ODM (UNEP/CBD/COP/7/20/Add.1
et INF/23).
L'Irlande, au nom de l'UE et les Pays
Accédants, la Bulgarie et la Roumanie, a appelé à
l'intégration de la biodiversité dans d'autres domaines, tels
que ceux du commerce et de la coopération en matière de
développement. Plusieurs délégués ont affirmé que l'objectif
2010 visant à réduire, de manière significative, les pertes de
biodiversité est crucial pour l'allégement de la pauvreté, et
ont plaidé pour le renforcement de la coopération avec les
organes pertinents. L'AUSTRALIE s'est opposée à une discussion
des ODM qui ne sont pas directement pertinents au travail de
la Convention. Le BRESIL a appelé à une initiative de la CDB
contre la faim et la malnutrition.
La SUISSE a souligné la nécessité de
procéder à l'évaluation des progrès accomplis vers l'objectif
2010 et d'utiliser les résultats en guise de jalons sur le
chemin de la concrétisation de la durabilité environnementale.
La TANZANIE a demandé que le FEM accorde une priorité aux
initiatives nationales ayant rapport avec les ODM. Le CANADA
et le KENYA ont souligné le besoin d'activités de
développement cohérentes avec la CDB, le KENYA suggérant
l'insertion d'une référence aux ODM ayant trait à la lutte
contre le VIH/SIDA. CUBA, appuyé par plusieurs participants, a
indiqué que l'intégration des ODM exige des ressources
financières, un suivi et des indicateurs, ainsi qu'un
renforcement des capacités nationales.
Le programme de travail pluriannuel: Le
Secrétariat a introduit les documents concernant le PTPA (UNEP/CBD/COP/7/5
et 20).
Palau, au nom des PETITS ETATS INSULAIRES
EN DEVELOPPEMENT (PEID), a souhaité voir la biodiversité des
îles, faire l'objet d'un examen approfondi, à la CdP-8. Le
délégué a souligné la nécessité de davantage de travaux
préparatoires, d'une aide financière et d'une approche, à
l'�gard de la biodiversit� des �les, qui rend bien compte de
la situation des PEID. L'UE a appel� � un programme
strat�gique, concret et coh�rent et � un processus
d'�valuation, focalis�. La NOUVELLE ZELANDE a d�clar� que la
CdP devrait proc�der � l'�valuation des progr�s, � la
d�termination des entraves pos�es, et � la fourniture d'avis
techniques pratiques. Le FIAB a propos� l'insertion de
r�f�rences aux indices sociaux. La TANZANIE a requis que la
question d'APA soit examin�e, au plus tard, � la CdP-8. La
COLOMBIE et l'Egypte, au nom du GROUPE AFRICAIN, a souhait�
voir le PTPA englober davantage de questions associ�es aux
activit�s inscrites dans le cadre de l'utilisation durable. Le
BRESIL a sugg�r� de focaliser les efforts sur les d�cisions
disponibles ayant trait � la mise en �uvre.
Les op�rations de la Convention: Le
Secr�tariat a introduit les documents concernant l'examen et
la consolidation des d�cisions de la CdP (UNEP/CBD/COP/7/20/Add.2
et INF/16).
Le d�l�gu�s des PAYS-BAS a plaid� pour le
retrait des d�cisions des CdP-3 et CdP-4, et a propos� que la
CdP-8 retire les d�cisions des CdP-5 et CdP-6.
Le Secr�tariat a pr�sent� les points
suppl�mentaires soumis � l'examen: l'�valuation de
l'efficacit� des amendements apport�s � la R�gle 21 du
R�glement int�rieur (terme d'office du Pr�sident et du
Bureau); et l'�valuation des arrangements administratifs
conclus entre la CDB et le PNUE, concernant la d�signation du
Secr�taire ex�cutif. Les d�l�gu�s ont requis une documentation
et un d�lai pour mener des consultations sur ces sujets.
L'ACCESS ET LE PARTAGE DES AVANTAGES:
Le Secr�tariat a introduit les documents concernant l'APA (UNEP/CBD/ABS/EW-CB/1/3,
UNEP/ CBD/COP/7/5, 6, 17, et INF/17 et 39). L'AUSTRALIE a
d�clar� que l'appel du SMDD � la n�gociation d'un r�gime
international d'APA: contient un engagement en faveur de la
promotion de la mise en application des Directives de Bonn, ne
couvre pas les questions qui d�passent le champ de comp�tence
de la CDB, et ne devrait pas mener � quelque amendement de la
l�gislation nationale relative � l'APA.
L'UE, le CANADA et la SUISSE ont encourag�
l'octroi d'une priorit� � la mise en application des
Directives de Bonn, aux fins d'aider � la d�termination des
probl�mes � r�soudre et des lacunes � combler, et se sont
d�clar�s engag�s pour la n�gociation d'un r�gime fond� sur ces
exp�riences. L'INDONESIE a mis en garde contre une
d�termination pr�matur�e de la nature du r�gime, de sa port�e
et des modalit�s qui devraient l'encadrer, et a sugg�r� de
proc�der � une �valuation de l'efficacit� des Directives.
Le JAPON a soulign� que le r�gime devrait,
� la fois, faciliter l'acc�s et concr�tiser le partage des
avantages, et �tre pratique et non-discriminatoire. Le d�l�gu�
a pr�cis� que sa port�e ne devrait pas couvrir les produits
d�riv�s. La COLOMBIE a plaid� pour l'int�gration des produits
d�riv�s et du savoir traditionnel. Le FIAB a d�clar� que la
CDB devrait garantir les droits des peuples autochtones �
l'autod�termination, avant le d�marrage des n�gociations
autour d'un r�gime international d'APA.
Le GROUPE AFRICAIN et d'autres ont plaid�
pour un r�gime juridiquement contraignant, �tablissant un
�quilibre en l'acc�s et le partages des avantages et englobant
le transfert des technologies. La TANZANIE a mis en exergue
les droits souverains des Etats sur leurs ressources
g�n�tiques, et l'OUGANDA a d�clar� que le r�gime devrait
respecter les droits des communaut�s. L'ARGENTINE a soulign�
la n�cessit� de la poursuite des travaux sur la port�e du
r�gime, avant d'entamer le d�bat sur ses modalit�s.
La COLOMBIE a indiqu� que la CDB devrait
prendre les devants dans l'�laboration du r�gime d'APA et,
avec l'ALGERIE et le Mexique, au nom du GROUPE DES PAYS
MEGA-DIVERS DE MEME ESPRIT (PMME), a appel� � la convocation
d'un groupe de travail charg� de la n�gociation. L'OUGANDA a
requis une concentration sur les attributions du groupe de
n�gociation. La SUISSE et le COSTA RICA ont sugg�r�
l'�tablissement d'un groupe d'experts.
La NORVEGE a appel� � l'�laboration
d'approches multilat�rales, comme celle d'un certificat
d'origine international. Les PMME et la Colombie, au nom du
GRULAC, ont d�clar� pr�f�rer un certificat de provenance
l�gale. Le porte-parole des PMME a indiqu� que le r�gime
devrait garantir, entre autres, la conformit� � la l�gislation
nationale en mati�re d'acc�s, et le transfert des
technologies. L'UNION INTERNATIONALE POUR LA PROTECTION DES
NOUVELLES VARIETES DES PLANTES (UPOV) a soulign� que les
p�pini�ristes doivent pouvoir acc�der � tous les mat�riaux de
reproduction, au profit de soci�t�.
Les d�l�gu�s ont �tabli un groupe de
contact pour traiter le r�gime international et autres
approches. Le groupe de contact s'est r�uni dans la soir�e
pour l'examen des paragraphes op�rationnels du projet de
d�cision concernant le r�gime international d'APA.
PLENIERE
Rapports de GT: Le Pr�sident du GT-I,
Hoogeveen, et la Pr�sidente du GT-II, Verma, ont pr�sent�
chacun un rapport sur les progr�s accomplis dans son groupe
respectif.
Les D�clarations: L'INSTITUT
INTERNATIONAL POUR LES RESSOURCES PHYTOGENETIQUES a appel� au
renforcement de la plate-forme des connaissances concernant
les liens entre la biodiversit� et la s�curit� alimentaire. Le
SECRETARIAT DU COMMONWEALTH a mis l'accent sur le besoin de
programmes de conscientisation et d'innovations communautaires.
DANS LES COULOIRS
L'�tablissement d'un groupe de contact sur
le r�gime international d'APA n'a surpris personne, compte
tenu du nombre consid�rable de libell�s crochet�s. Certains
d�l�gu�s ont comment� que le d�bat d�j� complexe, par
d�finition, a �t� compliqu� davantage par l'absence de
positions et de formation de groupes de n�gociation. D'autres
ont fait remarquer que cela �tait in�vitable, � un stade aussi
pr�coce. Quelques d�l�gu�s ont d�clar� esp�rer voir le groupe
de contact, non seulement proc�der au nettoyage du texte
consacr� aux attributions, mais aussi � le raccourcir de
mani�re importante, de mani�re � livrer au Groupe de travail
sur l'APA, une mission � la fois simple et large.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
GROUPE DE TRAVAIL I: Le GT-I se r�unira
� 10h dans la Salle Dewan Merdeka, pour entamer la discussion
du Plan Strat�gique et de l'int�gration des objectifs tourn�s
vers des r�sultats concrets dans la Convention du programme de
travail.
GROUPE DE TRAVAIL II: Le GT-I se
r�unira � 10h dans la Salle TR4, pour commencer l'examen de
l'Article 8(j) (savoir traditionnel). S'attendre � la
distribution d'un texte du Pr�sident sur le suivi du SMDD,
probablement dans le courant de l'apr�s-midi.
PLENIERE: Les participants se r�uniront
de nouveau en s�ance Pl�ni�re, � 17h30, pour l'�valuation des
progr�s accomplis.
GROUPES DE CONTACT: S'attendre � la
distribution de la r�vision de texte du programme de travail
sur les AP, qui doit �tre examin�e par le groupe de contact
sur les AP, au cours de la r�union pr�vue � partir de 19h. Le
groupe de contact sur l'APA se r�unira de nouveau � 13h. |