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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 09 No. 274
Lundi 9 février 2004
SEPTIEME CONFERENCE DES PARTIES A LA
CONVENTION SUR LA DIVERSITE BIOLOGIQUE ET PREMIERE REUNION DES
PARTIES AU PROTOCOLE DE CARTHAGENE SUR LA BIOSECURITE:
9-27 FEVRIER 2004
La Septième Conférence des Parties (CdP-7)
à la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) s'ouvre
aujourd'hui au Putra World Trade Centre, à Kuala Lumpur, en
Malaisie. Elle sera suivie de la CdP, siégeant en tant que
première Réunion des Parties au Protocole de Carthagène sur la
Biosécurité (CdP/RdP-1).
Les participants à la CdP-7 procèderont à
l'examen d'une gamme de thèmes prioritaires, dont: la
biodiversité des Montagnes; les aires protégées; la mise en
application de l'objectif de réduire de manière importante le
taux actuel des pertes de biodiversité, d'ici 2010, qui a été
adopté à la CdP-6 et avalisé par le SMDD; le transfert des
technologies et la coopération technique; et l'accès et le
partage des avantages (APA). Les participants examineront
également le budget de l'exercice 2005-2006, les ressources
financières et le mécanisme de financement, ainsi que les
lignes directrices devant encadrer le troisième rapport
national. Il est probable que les travaux sur ces sujets et
d'autres encore, seront répartis sur deux groupes de travail.
BREF HISTORIQUE DE LA CDB ET DU PROTOCOLE
SUR LA BIOSECURITE
Négociée sous l'égide du Programme des
Nations Unies pour l'Environnement (PNUE), la CDB a été
adoptée le 22 mai 1992, est entrée en vigueur le 29 décembre
1993. A ce jour, 188 pays sont devenus Parties de la
Convention. La CDB vise à promouvoir "la conservation de la
biodiversité, l'utilisation durable de ses composantes, et le
partage juste et équitable des avantages tirés de
l'utilisation des ressources génétiques." L'Article 19.3 de la
CDB prévoit que les Parties doivent procéder à l'examen du
besoin et des modalités d'un protocole établissant des
procédures de prise de décisions dans le domaine du transfert,
de la manipulation et de l'utilisation, dans de bonnes
conditions, des organismes vivants modifiés (OVM) susceptibles
d'avoir des effets défavorables sur la biodiversité et ses
composantes.
LE PROTOCOLE DE BIOSECURITE: Adopté le
29 janvier 2000, le Protocole de Carthagène sur la Biosécurité
(Protocole sur la Biosécurité) est entré en vigueur le 11
septembre 2003, 90 jours après sa 50ème
ratification. Le Protocole compte actuellement 82 Parties. Le
Protocole sur la Biosécurité traite du transfert, de la
manipulation et de l'utilisation, dans de bonnes conditions,
de tout organisme vivant modifié (OVM) susceptible d'avoir des
effets défavorables sur la biodiversité, en tenant compte des
risques pour la santé humaine et en accordant une attention
particulière aux mouvements transfrontièrs. Il établit la
procédure d'accord préalable en connaissance de cause,
exigible à l'importation des OVM destinés à une introduction
intentionnelle dans l'environnement. Le Protocole inclue,
également, le principe de précaution et des mécanismes
d'évaluation et de gestion des risques. Le Protocole établit
un Centre d'échange pour la prévention des risques
biotechnologiques (BCH), consacré à la facilitation des
échanges de données, et renferme des dispositions portant sur
le renforcement des capacités et sur les ressources
financières, accordant une attention particulière aux pays en
développement et aux pays ne disposant pas de systèmes de
régulation pertinents.
CdP-1: A la première CdP (novembre -
décembre 1994, Nassau, Bahamas), les délégués ont établi le
cadre général pour la mise en œuvre de la Convention. Les
Parties ont également établi le Groupe d'experts spécial, de
composition non limitée, sur la Biosécurité, qui s'est réuni à
Madrid en juillet 1995. La majeure partie des experts a
favorisé l'élaboration d'un protocole sur la biosécurité, dans
le cadre de la CDB.
CdP-2: A sa deuxième réunion (Jakarta,
Indonésie, novembre 1995), les délégués ont adopté, entre
autres, une décision sur la biodiversité marine et côtière, et
ont établi le Groupe de travail spécial, de composition non
limitée, sur la Biosécurité (GTBS), pour l'élaboration d'un
protocole "sur la biosécurité, axé en particulier, sur
le transit trans-frontières de tout OVM susceptible d'avoir un
effet défavorable sur la diversité biologique," en se basant
sur le rapport de Madrid.
CdP-3: La CdP-3 (Buenos Aires,
Argentine, novembre 1996) a pris des décisions concernant,
entre autres, l'élaboration de programmes de travail sur la
biodiversité agricole et forestière, et d'un Mémorandum
d'Entente avec le Fonds Mondial pour l'Environnement (FEM).
CdP-4: A sa quatrième réunion
(Bratislava, Slovaquie, mai 1998), la CdP a adopté une série
de décisions, portant sur les écosystèmes aquatiques et sur
l'Article 8(j), consacré aux savoirs traditionnels, et les
clauses qui s'y rapportent. Les délégués ont décidé, par
ailleurs, que l'ordre du jour de la réunion extraordinaire qui
sera convoquée pour l'adoption du protocole sur la biosécurité,
portera sur les questions ayant rapport avec l'adoption et sur
les préparatifs de la CdP/RdP-1.
GROUPE DE TRAVAIL SUR LA BIOSECURITE:
Le GTBS s'est réuni à six reprises, entre 1996 et 1999. Les
deux premières réunions ont procédé à la détermination des
thèmes et des termes, et ont aidé à l'articulation des
diverses positions. A la troisième réunion, tenue en octobre
1997, les délégués ont produit un projet de texte consolidé
devant servir de plate-forme de négociation. Les quatrième et
cinquième réunions se sont focalisées sur la réduction et
l'affinement des options avancées pour chaque article du
projet de protocole. A la dernière réunion du GTBS (février
1999, Carthagène, Colombie), les délégués ont visé à
l'achèvement des négociations autour du projet de protocole en
vue de sa soumission à la première Réunion Extraordinaire de
la Conférence des (CdP-Ex).
CdP-Ex: A la première CdP
extraordinaire (Carthagène, en Colombie, février 1999) les
délégués ne sont pas parvenus à s'accorder sur un compromis
global permettant de finaliser le Traité, et la réunion a dû
être suspendue. Les questions restées en suspens ont englobé:
le lien entre le Protocole et d'autres accords, en particulier
ceux ayant trait au commerce international; l'inclusion des
matières premières dans le champ de compétence du Protocole;
l'application de la procédure AIA, en particulier par rapport
à l'approche de précaution; et les exigences en matière de
documentation et d'identification. Suite à la suspension de la
CdP-Ex, trois ensembles de consultations informelles ont été
tenus pour le traitement des points en suspens. Cinq
principaux groupes de négociation ont émergé durant les
réunions de Carthagène: Le Groupe des pays d'Europe centrale
et de l'Est (ECE); le Groupe de compromis (Japon, Mexique,
Norvège, République de Corée et Suisse, joints plus tard par
la Nouvelle Zélande et Singapour); l'Union européenne; le
Groupe de Miami (Argentine, Australie, Canada, Chili,
Etats-Unis et Uruguay); et le Groupe de même Esprit (la
majorité des pays en développement).
CdP-Ex de REPRISE: La CdP-Ex de reprise
(janvier 2000, Montréal, Canada) a adopté le Protocole de
Carthagène sur la Biosécurité. La Décision EM-I/3 est venue
établir le Comité Intergouvernemental pour le Protocole de
Carthagène sur la Biosécurité (ICCP), pour l'entreprise des
préparatifs de la CdP/RdP-1, et demander au Secrétaire
Exécutif de la CDB, de préparer les travaux nécessaires à la
mise en place d'un Centre d'échange pour la prévention des
risques biotechnologiques (BCH).
CdP-5: A sa cinquième réunion (mai
2000, Nairobi, Kenya), la CdP a adopté des décisions portant,
entre autres, sur: le programme de travail concernant les
zones arides et sub-humides, l'approche basée sur l'écosystème,
l'APA, et les opérations de la Convention. Les délégués ont
également adopté un plan de travail englobant les questions
devant être soumises à la considération du CIPC, à ses deux
premières réunions. Au cours d'une cérémonie spéciale, 67 pays
et la Communauté européenne ont signé le Protocole sur la
Biosécurité.
CIPC-1: La première réunion du CIPC (décembre
2000, Montpellier, France) a planché sur l'échange
d'information et le BCH, le renforcement des capacités, le
fichier d'experts, les procédures de prise de décisions, le
respect des obligations, et, la manipulation, le transport,
l'emballage et l'étiquetage (MTEE) (Article 18). La CIPC-1 a
conclu ses travaux par des recommandations appelant à la
conduite d'activités intersessions et à l'élaboration d'un
rapport de synthèse sur chacun des sujets de fond devant être
examinés par la CIPC-2.
CIPC-2: La deuxième réunion du CIPC (octobre
2001, Nairobi, Kenya) a formulé des recommandations portant
sur: l'échange d'information; les MTEE; le suivi et
l'établissement des rapports; le renforcement des capacités;
le fichier d'experts; les directives devant être adressées au
mécanisme de financement; et les procédures de prise de
décisions devant être observées par les Parties importatrices.
CdP-6: A la sixième réunion de la CdP (avril
2002, La Haye, Pays-Bas), les Parties ont adopté le Plan
Stratégique de la Convention et un programme de travail étendu
axé sur la biodiversité forestière. Ils ont également adopté
des décisions sur un large éventail de sujets, dont: les
espèces aliènes invasives, la Stratégie Mondiale pour la
Conservation des Plantes (SMCP), et les Directives de Bonn
concernant l'APA. Les décisions pertinentes au Protocole sur
la Biosécurit� ont englob� celles concernant la demande d'un
statut d'observateur pour le Secr�tariat de la CDB, au sein du
Comit� de l'OMC charg� des normes sanitaires et
phytosanitaires et sur les barri�res techniques entravant le
commerce international.
LES FAITS MARQUANTS DE LA PERIODE
INTERSESSIONS
CIPC-3: A la troisi�me r�union du CIPC
(avril 2002, La Haye, Pays-Bas), les d�l�gu�s ont adopt� des
recommandations adress�es � la CdP/RdP-1, portant sur: la
responsabilit� et la r�paration; les proc�dures et les
m�canismes permettant de s'assurer du respect des obligations;
l'�change d'informations et le BCH; le renforcement des
capacit�s; le fichier d'experts; les MTEE (Article 18); le
suivi et l'�tablissement des rapports; et points divers ayant
trait � la mise en �uvre.
GROUPE DE LIAISON SUR LE RENFORCEMENT DES
CAPACITES EN MATIERE DE BIOSECURITE: La r�union du Groupe
de Liaison sur le renforcement des capacit�s en mati�re de
bios�curit� (novembre 2002, Montr�al, Canada) a proc�d� �
l'examen des initiatives et des lacunes constat�es dans le
Plan d'Action ax� sur le Renforcement des Capacit�s pour une
Mise en �uvre Efficace du Protocole, et s'est pench�e sur la
question des indicateurs n�cessaires au suivi de la mise en
application du Plan d'action et des modalit�s de l'op�ration
de son M�canisme de Coordination.
ATELIER SUR LA RESPONSABILITE ET LA
REPARATION DANS LE CADRE DU PROTOCOLE DE CARTHAGENE SUR LA
BIOSECURITE: Cet atelier (d�cembre 2002, Rome, Italie) a
pass� en revue les l�gislations disponibles et le droit
international pertinent au domaine de la responsabilit� et de
la r�paration des pr�judices d�coulant des mouvements
transfronti�res d'OVM. Les participants ont �galement planch�
sur le type d'activit�s ou de sc�narios qui pourraient �tre
couverts par l'Article 27 du Protocole sur la Bios�curit�, les
objectifs et les fonctions des r�gles et des proc�dures
r�gissant l'imputabilit�, la d�finition des pr�judices, et la
canalisation de la responsabilit�.
OSASTT-8: A sa huiti�me r�union (mars
2003, Montr�al, Canada), l'Organe Subsidiaire charg� de
fournir des Avis Scientifiques, Techniques et Technologiques (OSASTT)
s'est focalis� sur la biodiversit� des montagnes et a adopt�
des recommandations portant sur les eaux int�rieures, la
biodiversit� marine et c�ti�re, les zones arides et sub-humides,
la biodiversit� et le tourisme, et les op�rations de l'OSASTT.
PTPA: La R�union Intersessions, de
Composition Non Limit�e, sur le Programme de Travail
Pluriannuel de la CdP, jusqu'en 2010 (PTPA) (mars 2003,
Montr�al, Canada) a adopt� une s�rie de recommandations, dont
celles portant sur: la r�alisation de l'objectif fix� pour
2010 et consistant � r�duire, de mani�re importante, le taux
actuel des pertes de biodiversit�; le programme de travail
pluriannuel de la CdP, jusqu'� 2010; l'�valuation des progr�s
accomplis dans la mise en application de la Convention et du
Plan Strat�gique; et la contribution de la CDB dans les
Objectifs de D�veloppement du Mill�naire et dans le processus
de la Commission du D�veloppement Durable.
GROUPE DE LIAISON DES EXPERTS TECHNIQUES
SUR LE CENTRE D'ECHANGE POUR LA PREVENTION DES RISQUES
BIOTECHNOLOGIQUES: La r�union du Groupe de Liaison des
Experts Techniques sur le BCH (avril 2003, Montr�al, Canada) a
examin� les sujets, et a formul� des recommandations sur:
l'�tat d'avancement de la mise en �uvre du BCH, les
exp�riences nationales avec la phase pilote du BCH, et, les
conditions requises pour l'�tablissement des composantes
nationales de la participation au BCH et les aspects
techniques associ�s.
OSASTT-9: La neuvi�me r�union de
l'OSASTT (novembre 2003, Montr�al, Canada) s'est focalis�e sur
les PA et sur le transfert des technologies et la coop�ration.
Les d�l�gu�s ont �galement examin� la biodiversit� et les
changements climatiques, le suivi et les indicateurs, et les
mesures d'encouragement.
GROUPE DE TRAVAIL SUR L'ACCES ET LE PARTAGE
DES AVANTAGES: A la deuxi�me r�union du Groupe de travail
sp�cial, de composition non limit�e, sur l'APA (d�cembre 2003,
Montr�al, Canada), les d�l�gu�s ont commenc� leurs discussions
autour du processus, de la nature, de la port�e, des �l�ments
et des modalit�s d'un r�gime international d'APA. Les Parties
ont �galement adopt� des recommandations portant, notamment,
sur la soumission de rapports sur les exp�riences avec les
Directives de Bonn concernant l'APA, l'utilisation des termes,
les mesures de mise en conformit� avec le consentement
pr�alable, en connaissance de cause, et avec les termes
mutuellement approuv�s, et le renforcement des capacit�s.
GROUPE DE TRAVAIL SUR L'ARTICLE 8(J):
La troisi�me r�union du Groupe de travail sp�cial, de
composition non limit�e, Intersessions, sur l'Article 8(j) (d�cembre
2003, Montr�al, Canada) a proc�d�, entre autres, � l'examen de
l'int�gration du programme de travail sur l'Article 8(j), dans
les domaines th�matiques de la CDB. Les d�l�gu�s ont finalis�
les Directives d'Akw�: Kon concernant les �valuations d'impact,
les recommandations appelant � des mesures concr�tes pour
l'am�lioration de la participation des autochtones dans le
processus de la CDB, et ont propos� les �l�ments devant
figurer dans le syst�me sui generis pour la protection
des savoirs traditionnels.
AUTRES REUNIONS: Nombre d'autres
r�unions intersessions ont �t� tenues et ont trait� de th�mes
tels que: la biodiversit� des eaux int�rieures (juin 2002,
Wageningen, Pays-Bas); le savoir traditionnel et le m�canisme
d'�change d'information (f�vrier 2003, Santa Cruz de la
Sierra, Bolivie); cadre pour la mise en �uvre de l'objectif
2010 (mai 2003, Londres, Royaume-Uni); la biodiversit� et les
changements climatiques (mai 2003, Helsinki, Finlande); la
biodiversit� des montagnes (juillet 2003, Rome, Italie); SMCP
(octobre 2003, Kerry County, Irlande); et la mise en �uvre du
programme de travail sur la biodiversit� foresti�re (novembre
2003, Montpellier, France).
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERE DE CLOTURE: La CdP-7 s'ouvrira
� 10h dans le Dewan Nerdeka Hall, pour se pencher sur le
calendrier des travaux et entendre les rapports concernant les
activit�s intersessions. Un expos�-th�me sera pr�sent� par
David Suzuki, Pr�sident de la Fondation David Suzuki.
GROUPES DE TRAVAIL: A 15h, le GT-I se
penchera sur la biodiversit� des montagnes, et le GT-II
planchera sur le transfert des technologies et la coop�ration.
POINTS DIVERS: Pr�tez attention � la
mise en circulation de la Proposition du Pr�sident relative au
projet de d�cision concernant les esp�ces ali�nes invasives,
r�put�e b�n�ficier du soutien de la plupart des groupes
r�gionaux. Des consultations informelles sont �galement
pr�vues autour de ce sujet. |