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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 9 No. 273
Lundi 15 décembre 2003
RESUME DE LA TROISIEME REUNION DU GROUPE DE
TRAVAIL SPECIAL, DE COMPOSITION NON LIMITE, INTERSESSIONS, SUR
L'ARTICLE 8(J) ET LES CLAUSES CONNEXES, DE LA CONVENTION SUR
LA DIVERSITE BIOLOGIQUE:
8-12 DECEMBRE 2003
La troisième réunion du Groupe de travail
spécial, de composition non limitée, intersessions, sur
l'Article 8(j) et les clauses connexes, de la Convention sur
la diversité biologique (CDB) s'est réuni du 8 au 12 décembre
2003, à Montréal, Canada. Ont pris part à la réunion, près de
240 participants, représentant 84 gouvernements, ainsi que des
groupes communautaires autochtones et locaux, agences des
Nations Unies, organisations intergouvernementales et non
gouvernementales (ONG), communauté universitaire et secteur de
l'industrie.
Le Groupe de travail sur l'Article 8(j) a
été établis en vertu de la décision IV/9 de la Conférence des
Parties (CdP), pour fournir des avis à la CdP et, le cas
échéant, à l'Organe subsidiaire chargé de fournir des avis
scientifiques, techniques et technologique (OSASTT) concernant
la mise en œuvre de l' Article 8(j) de la CDB (savoirs
traditionnels) et des clauses connexes. De manière plus
précise, le Groupe de travail sur l'Article 8(j), composé des
Parties de la CDB et des représentants des communautés
autochtones et locales, est chargé: de fournir des avis sur
l'application et l'élaboration des formes juridiques et autres
formes appropriées de protection des savoirs des communautés
autochtones et locales, qui incarnent les modes de vie
traditionnels pertinents à la conservation et à l'utilisation
durable de la biodiversité; d'élaborer un programme de
travail; d'identifier les objectifs et les activités relevant
du champ de compétence de la CDB, et de recommander les
priorités, y compris le partage équitable des avantages; et de
fournir des avis sur les mesures susceptible de renforcer la
coopération internationale entre les communautés autochtones
et locales.
Les délégués à la troisième réunion du
Groupe de travail ont examiné puis adopté neufs
recommandations portant sur: l'intégration du programme de
travail sur l'Article 8(j) dans les domaines thématiques de la
CDB; les progrès accomplis dans la mise en œuvre du programme
de travail; les recommandations émanant de l'Instance
Permanente des Nations Unies sur les Questions Autochtones (IPQA);
les technologies restrictives de l'utilisation des ressources
génétiques (TRURG); les éléments du système sui generis
de protection des savoirs, innovations et pratiques des
communautés autochtones et locales; les mécanismes
participatifs et de communication pour l'implication effective
des communautés autochtones et locales dans les questions
ayant trait aux objectifs de l'Article 8(j); les projets des
lignes directrices devant encadrer la conduite des évaluations
d'impact culturel, environnemental et social, relativement aux
développements proposés à être réalisés ou qui sont
susceptibles d'exercer un impact, sur les sites sacrés et sur
les terres et les eaux traditionnellement occupées ou
utilisées par les communautés autochtones et locales; le
rapport de synthèse concernant les savoirs, innovations et
pratiques des communautés autochtones et locales; et, le
transfert des technologies et la coopération.
Les recommandations adoptées par le Groupe
de travail seront transmises à la septième réunion de la
Conférence des Parties (CdP-7) de la CDB qui se déroulera du 9
au 20 février 2004, à Kuala Lumpur, en Malaisie.
Bénis par une prière Mohawk d'ouverture,
les délégués à la réunion ont mené leurs discussions dans un
esprit à la fois, positif et constructif, qui a été reconnu
par de nombreux intervenants, durant la Plénière de clôture.
Nonobstant les points d'achoppements rencontrés, relativement
aux questions du rôle des législations internationales et
nationales et de la reconnaissance du droit coutumier,
d'aucuns assure que l'adoption: des directives d'Akwé: Kon
concernant les évaluations d'impact, des recommandations
appelant à des mesures concrètes visant à accroître la
participation des autochtones dans le processus de la CDB, et
des éléments proposés relatifs aux systèmes sui generis pour
la protection des savoirs traditionnels, est de bon augure non
seulement pour l'avenir du Groupe de travail sur l'Article
8(j), mais également pour la mise en application de la
Convention.
BREF HISTORIQUE DE LA CDB ET DE L'ARTICLE
8(J)
Négociée sous l'égide du Programme des
Nations Unies pour l'Environnement (PNUE), la CDB a été
adoptée au cours du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro, en
juin 1992, est entrée en vigueur le 29 décembre 1993. A ce
jour, 188 pays sont devenus Parties de la Convention. La CDB
vise à promouvoir "la conservation de la biodiversité,
l'utilisation durable de ses composantes, et
le partage juste et équitable des avantages tirés de
l'utilisation des ressources génétiques." L'Article 8(j) de la
CDB prévoit que les Parties doivent, moyennant la les
législations nationales: respecter, préserver et entretenir
les savoirs, innovations et pratiques des communautés
autochtones et locales, incarnant les modes de vies
traditionnels pertinents à la conservation et à l'utilisation
durable de la biodiversité; promouvoir leur application à une
large échelle, avec l'approbation et l'implication des
détenteurs de ces savoirs; et encourager le partage équitable
des avantages découlant de l'utilisation de ces savoirs,
innovations et pratiques.
Les clauses connexes de la CBD englobent:
l'Article 10(c), qui appelle les Parties à protéger et à
encourager l'emploi coutumier des ressources biologiques,
conformément aux pratiques culturelles traditionnelles;
l'Article 17.2, qui a trait à l'échange des données
scientifiques, techniques et socioéconomiques, assorties d'une
référence particulière aux savoirs traditionnels; et l'Article
18.4, qui stipule que les Parties encourageront et élaboreront
des méthodes de coopération pour la mise au point et
l'utilisation des technologies, y compris les technologies
autochtones et traditionnelles, conformément aux objectifs de
la CDB.
En outre, les discussions de la CDB autour
des domaines thématiques et des thèmes transversaux, comme
l'approche basée sur les écosystème, l'accès et le partage des
avantages (APA), et le Mécanisme d'échange pour la prévention
des risques biotechnologiques (CHM), ont traité des questions
ayant trait à l'Article 8(j) et aux communautés autochtones et
locales.
CDP-2: A sa deuxième réunion (Jakarta,
Indonésie, novembre 1995), la CdP a adopté la décision II/12
sur les droits de propriété intellectuelles (DPI), qui appelle
à l'élaboration d'une analyse préliminaire des systèmes de
DPI, précisant qu'elle pouvait être focalisée sur la
préservation et l'entretien des savoir traditionnels. La
décision appelle également à la tenue de consultations avec
toutes les parties prenantes, en particulier, les communautés
autochtones et locales, en vue d'améliorer la compréhension de
leurs besoins et de leurs préoccupations.
CDP-3: La troisième CdP (novembre 1996,
à Buenos Aires, en Argentine) a adopté la décision III/14,
qui, entre autres: demande aux Parties d'élaborer une
législation nationale axée sur la mise en œuvre de l'Article
8(j); invite à la conduite d'études de cas sur la mise en
application de l'Article 8(j) et des clauses connexes; demande
au mécanisme de financement intérimaire, de procéder à
l'examen du soutien accordé aux projets de création des
capacités au profit des communautés autochtones et locales; et
d'établir un processus pour l'avancement des travaux de mise
en œuvre de l'Article 8(j), y compris l'organisation d'un
atelier intersession.
ATELIER SUR LES SAVOIRS TRADITIONNELS:
L'Atelier consacré au thème savoirs traditionnels et diversité
biologique (novembre 1997, à Madrid, en Espagne) a produit, à
l'intention de la CdP, des recommandations concernant les
voies et moyens de mettre en application l'Article 8(j). Les
recommandations portent sur: les mécanismes participatifs;
l'état actuel et l'évolution de la situation relativement à
l'Article 8(j); les pratiques culturelles traditionnelles de
conservation et d'utilisation durable; le partage équitable
des avantages; l'échanges et la divulgations des données; le
suivi; et les éléments juridiques. L'Atelier a également
recommandé des actions aux échelles nationales et
internationales, et a suggéré un cahier des charges pour un
groupe de travail, de composition non limitée, ou d'un organe
subsidiaire sur l'Article 8(j).
CDP-4: A sa quatrième réunion (mai
1998, Bratislava, Slovaquie), la CdP a adopté la décision
IV/9, qui établit le Groupe de travail spécial, de composition
non limitée, intersession, sur l'Article 8(j) et les clauses
connexes. La décision appelle: à une représentation des
communautés autochtones et locales, la plus étendues possibles;
à des programmes de travail à court et moyen termes; à des
études de cas ayant trait à l'Article 8(j); et à l'application
d'un statut d'observateur à, et à l'élaboration d'un
mémorandum d'entente avec, l'organisation mondiale de
propriété intellectuelle (OMPI). La CdP-4 a également adopté
la décision IV/8, qui établit un Groupe d'Experts sur l'APA,
composé de représentants des secteurs public et privé, et des
communautés autochtones et locales, pour le développement
d'une compréhension commune des concepts basiques et
l'exploration des options offertes pour l'APA, relativement
aux termes mutuellement approuvés (TMA).
PREMIERE REUNION DU GROUPE DE TRAVAIL SUR
L'ARTICLE 8(J): La première réunion du Groupe de travail
sur l'Article 8(j) (Séville, Espagne, mars 2000) a procédé à
l'examen des éléments susceptibles de figurer dans le
programme de travail sur l'Article 8(j), notamment: les
mécanismes participatifs en faveur des communautés autochtones
et locales; le partage équitable des avantages; les éléments
juridiques; l'état actuel et l'évolution de la situation
concernant l'Article 8(j); les pratiques culturelles
traditionnelles dans les domaines de la conservation et de
l'utilisation durable; l'échange et la dissémination de
l'information; et, le suivi. Le Groupe de travail a également
abordé: l'application et le développement des diverses formes,
juridiques et autres, appropriées de protection des savoirs
traditionnels; l'établissement d'une coopération
internationale entre les communautés autochtones et locales;
et les opportunités offertes à la collaboration et à la mise
en œuvre du programme de travail.
CDP-5: A sa cinquième réunion (May
2000, à Nairobi, au Kenya), la CdP a adopté la décision V/16,
établissant le programme de travail relatif à l'Article 8(j).
La décision élargit le mandat du Groupe de travail de manière
à englober le traitement des progrès accomplis dans la mise en
œuvre et dans l'amélioration de la participation des
communautés autochtones et locales dans les divers programmes
de travail thématiques de la CDB. La CdP-5 a également adopté
la décision V/26, qui établit le Groupe de travail spécial, de
composition non limité sur l'APA, à élaboré les lignes
directrices et autres approches devant encadrer le
consentement préalable en connaissance de cause (CPCC); les
TMA, les rôles, les responsabilités et la participation des
parties prenantes; les aspects de la conservation in situ et
ex situ et de l'utilisation durable; les mécanismes de partage
des avantages; et la préservation et l'entretien des savoirs
traditionnels.
PREMIERE REUNION DU GROUPE DE TRAVAIL SUR
L'ACCES ET LE PARTAGE DES AVANTAGES: La première réunion
du Groupe de travail sur l'APA (octobre 2001, Bonn, Allemagne)
a élaboré le projet des directives de Bonn concernant l'APA
(les Directives de Bonn), et a procédé à l'examen du projet de
plan d'action relatif au renforcement des capacités, y compris
de l'élément concernant la participation des communautés
autochtones et locales dans les prises de décisions. Le Groupe
de travail a également examiné le rôle des DPI dans la mise en
œuvre des arrangements ayant trait à l'APA., et a demandé au
Secrétaire exécutif de la CDB de procéder à la compilation des
données concernant les principes, les mécanismes juridiques et
les procédures d'obtention le CPCC des communautés autochtones
et locales, dans le cadre des régimes nationaux en matière
d'accès.
DEUXIEME REUNION DU GROUPE DE TRAVAIL SUR
L'ARTICLE 8(J): La deuxième réunion du Groupe de travail
spécial, de composition non limitée, intersessions, sur
l'Article 8(j) de la CDB, portant sur le savoir traditionnel
et les clauses y afférentes (Montréal, Canada, février 2002) a
considéré: les grandes lignes du rapport de synthèse
concernant l'état actuel et l'évolution de la situation des
savoirs traditionnels, les progrès accomplis dans la mise en
œuvre du programme de travail relatif à l'Article 8(j), le
projet de recommandations et des lignes directrices devant
encadrer la conduite des évaluations d'impact cultural,
environnemental et social, des développements proposés à être
réalisés ou qui sont susceptibles d'avoir un impact sur les
terres des communautés autochtones et locales; les mécanismes
participatif et l'efficacité des instruments disponibles ayant
un impact sur la protection des savoirs traditionnels, en
particulier, les DPI.
CDP-6: A sa sixième réunion (La Haye,
Pays-Bas, avril 2002), la CdP a adopté la décision VI/10,
demandant au Secrétaire exécutif de procéder: à l'élaboration
d'un rapport sur l'intégration de l'Article 8(j) et des
clauses connexes dans les programmes thématiques de la CDB; à
l'évaluation de la mise en application du programme de travail
ayant trait à l'Article 8(j); et à la conduite de la première
phase du rapport de synthèse, pour considération à la
troisième réunion du Groupe de travail sur l'Article 8(j). La
décision demande également au Groupe de travail sur l'Article
8(j), de poursuivre ses travaux sur les lignes directrices
devant encadrer les évaluations d'impact culturel,
environnemental et social, et de traiter les questions des
systèmes sui generis de protection des savoirs traditionnels
et de partage des avantages. La décision appelle, en outre, à
l'établissement d'un point focal thématique dans le mécanisme
d'échange, aux fins d'améliorer la communication et la
création des capacités pour la participation des autochtones.
La décision contient des annexes consacrés aux grandes lignes
du rapport de synthèse et aux recommandations concernant les
évaluations d'impact. La CdP-6 a également adopté la décision
VI/24 concernant l'APA, qui entérine les Directives de Bonn,
et, entre autres, demande au Group de travail sur l'Article
8(j) de prendre en considération les Directives.
PTPA: La réunion intersessions, de
composition non limitée, sur le Programme de travail
pluriannuel de la CdP, d'ici 2010 (Montréal, Canada, mars
2003) a invité les communautés autochtones et locales, entre
autres, à soumettre leurs vues concernant le processus, la
nature, la portée les éléments et les modalités du régime
international d'APA, avant la deuxième réunion du Groupe de
travail sur l'APA. Elle a également débattu, entre autres, de
la mise au point d'un compendium de technologies découlant de
l'utilisation des savoirs traditionnels, de la fourniture d'un
soutien aux pays en développement Parties, dans les domaine de
la création des capacités et de l'habilitation des communautés
autochtones et locales, et de promotion d'une participation
plus large des communautés dans les processus d'élaboration
des rapports nationaux.
DEUXIEME REUNION DU GROUPE DE TRAVAIL SUR
L'APA: La deuxième réunion du Groupe de travail sur l'APA
(Décember 2003, Montreal, Canada) s'est penché sur la nature,
le processus, la portée et les éléments du régime
international d'APA, y compris les questions de savoir s'il
devait: tenir compte du droit coutumier et des pratiques
culturelles traditionnelles des communautés autochtones et
locales; et inclure la reconnaissance et la protection des
droits des autochtones sur leurs savoirs traditionnels,
moyennant la législation de leur pays, et des codes étiques
traitant du partage des avantages avec les communautés
autochtones et locales. La réunion recommande de promouvoir la
participation des autochtones dans l'élaboration du régime, et
d'établir des mécanismes nationaux visant à s'assurer du
respect des dispositions, lorsque requis par la législation
domestique, et du CPCC des communautés autochtones et locales.
COMPTE RENDU DE LA REUNION
La troisième réunion du Groupe de travail
sur l'Article 8(j) a officiellement commencé par une cérémonie
d'ouverture autochtones, le lundi 8 décembre 2003. Les
représentants de la nation des Mohawk ont souhaité aux autres
nations, la bienvenue sur leur territoire, appelant au
maintien de l'intégrité de la Terre nourricière et invitant
les délégués à éclaircir leur yeux, leurs oreilles et leurs
esprits pour mieux les ouvrir sur les négociations.
Le Président de la CdP de la CDB, Hans
Hoogeveen (Pays-Bas), a souligné le rôle des communautés
autochtones et locales dans la mise en œuvre de la CDB.
Le Secrétaire exécutif de la CDB, Hamdallah
Zedan, a remercié le gouvernement espagnol pour l'appui
financier apporté pour permettre la participation des
autochtones, puis a présenté l'ordre du jour de la réunion.
Nehemiah Rotich, au nom du Directeur
exécutif du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE),
Klaus Töpfer, a appelé à une participation, pleine et efficace,
des communautés autochtones et locales, à tous les niveaux et
dans les secteurs de la société.
L'Instance internationale des autochtones
pour la biodiversité (IIAB) a présenté un rapport sur le Forum
des autochtones, tenu juste avant la réunion, soulignant le
besoin: d'examiner les systèmes sui generis fondés sur la loi
coutumière, de la protection des savoirs traditionnels; de
reconnaître les droits des populations autochtones sur leurs
savoirs traditionnels; et d'établir un mécanisme de
financement consacré au soutien de la participation des
autochtones. La représentante a attiré l'attention sur le
massacre des dirigeants autochtones qui a été perpétré, une
semaine avant la réunion, à Arahuacos, en Colombie. Le porte-parole
des Peuples autochtones de Sainte Lucie a déclaré que les
propositions des peuples autochtones des Antilles des Caraïbes
peuvent différer de celles des autres communautés autochtones.
La Première Nation de Kitasoo Xai’xais a demandé à la CdP-7,
de considérer la possibilité d'appliquer le modèle de
participation des communautés autochtones et locales dans le
Groupe de travail sur l'Article 8(j), au Groupe de travail sur
l'APA.
L'Italie, au nom des Etats membres de la CE
et des pays accédant (UE), a souligné la nécessité d'une
compréhension commune des concepts de conservation et de
collaboration entre les instances internationales traitant des
savoirs traditionnels. La Namibie a affirmé que la richesse
culturelle des communautés autochtones et locales a été
appauvrie par l'appropriation de leurs savoirs. Le Canada a
mis en relief l'Initiative équatoriale du Programme des
Nations Unies pour le Développement, soulignant le rôle des
communautés locales, dans la réalisation de moyens de
subsistance durables. Le Yémen et l'Ethiopie ont souligné le
besoin d'améliorer la prise de conscience et de reconnaître la
diversité des pratiques autochtones. La Turquie a fait part de
ses préoccupations concernant la disparition de communautés
agricoles traditionnelles. Plusieurs pays ont présenté des
rapports sur la participation des communautés autochtones et
locales dans la gestion des ressources et dans l'élaboration
de la législation traitant des savoirs traditionnels.
L'organisation pour l'Alimentation et
l'agriculture (FAO) a déclaré que les droits des populations
autochtones et des agriculteurs sont reconnus par le Traité
international sur les ressources phytogénétiques pour
l'alimentation et l'Agriculture. Un représentant autochtone,
au nom de l'Evaluation des écosystèmes du millénaire (EM), a
souligné la reconnaissance par l'EM, de l'importance des
savoirs traditionnels dans les décisions politiques et son
analyse des savoirs communautaires. L'OMPI a parlé des travaux
de Comité intergouvernemental chargé de la propriété
intellectuelle et des ressources génétiques, des savoirs
traditionnels et du folklore. L'IPQA a présenté ses
recommandations à l'intention de la CDB.
Les délégués ont adopté l'ordre du jour et
l'organisation des travaux (UNEP/CBD/WG8J/3/1 et Add.1/Rev.1),
se mettant d'accord sur l'établissement de deux sous-groupes
de travail. Ils ont décidé que le sous-groupe de travail I
(SGT-I) traitera des questions restantes de la neuvième
réunion de l'organe subsidiaire chargée de fournir des avis
scientifiques, techniques et technologiques (OSASTT-9),
concernant le transfert des technologies et la coopération, et
que le sous-groupe de travail II (SGT-II) examinera les
rapports concernant l'état d'avancement de l'intégration du
programme de travail dans les domaines thématiques de la CDB,
y compris le rapport du Groupe spécial d'experts techniques
sur les technologies de restriction de l'utilisation des
ressources génétiques. Les délégués ont décidé de convoquer
une brève Plénière quotidienne pour l'évaluation de la
progression des travaux.
QUESTIONS D'ORGANISATION: Les
délégués ont décidé que le président de la CdP, Hoogeveen,
présidera le Groupe de travail, et que le Bureau de la CdP-6,
agira comme Bureau du Groupe de travail. Ils ont élu Esther
Camac (Asociación Ixacavaa de Desarrollo e Información
Indígena), Vladimir Bocharnikov (Association Russe des Peuples
Autochtones du Nord), Debra Harry (Conseil des Autochtones sur
les Question de Bio-colonialisme), Jannie Lasimbang (Fondation
du Pacte des Peuples Autochtones Asiatiques), et Myrle
Traverse (Réseau des Autochtones Canadiens pour la
Biodiversité), Amis Autochtones du Bureau.
John Herity (Canada) et Earl Stevenson
(Première Nation des Peguis) ont été élus Coprésidents du
SGT-I, et Diann Black Layne (Antigua et Barbuda) et Lucy
Mulenkei (Organisation africaine des femmes autochtones),
Coprésidentes du SGT-II. Soumayila Bance (Burkina Faso) a été
élue Rapporteur de la réunion.
La Plénière s'est réunie lundi après-midi,
pour examiner les rapports concernant les progrès accomplis,
et a tenu de brèves sessions quotidiennes, les après-midi du
mardi au jeudi pour procéder à l'évaluation de l'état
d'avancement des travaux. La Plénière s'est réunie de nouveau
vendredi, pour adopter les recommandations à l'intention de la
CdP et le procès-verbal de la réunion, et pour entendre les
déclarations de clôture. Les sous-groupes se sont réunis du
lundi après-midi au jeudi soir. Le SGT-I a planché sur: le
rapport de synthèse sur l'état actuel et l'évolution de la
situation; le projet des lignes directrices devant encadrer
les évaluations d'impact; le transfert des technologies; et
les recommandations émanant de l'IPQA. Le SGT-II s'est penché
sur: les mécanismes participatifs; les éléments des systèmes
sui generis de protection des savoirs traditionnels; et les
TRURG. Ce compte rendu résume les débats et les
recommandations qui en ont émané, concernant chacun des points
de l'ordre du jour.
RAPPORTS SUR L'ETAT D'AVANCEMENT DES
TRAVAUX
Lundi après-midi, la Plénière a examiné les
rapports sur l'état d'avancement de la mise en œuvre du
programme de travail relatif à l'Article 8(j) (UNEP/CBD/WG8J/3/3),
et de son intégration dans les domaines thématiques de la CBD
(UNEP/CBD/WG8J/3/2). L'UICN (Union Mondiale pour la
Conservation de la Nature) a a appelé les Parties à soutenir
la recommandation de l'OSASTT-9 de traiter la question de
l'implication des communautés autochtones et locales dans le
programme de travail relatif aux aires protégées (AP).
L'organisation nationale des autochtones péruviens a appelé à
la défense des droits et des territoires autochtones.
Vendredi, la Plénière de clôture a adopté
la recommandation concernant les progrès devant être accomplis
dans l'intégration des tâches pertinentes du programme de
travail sur l'Article 8(j) dans les domaines thématiques de la
CDB, sans amendement. La recommandation concernant la mise en
œuvre des tâches prioritaires du programme de travail a été
adoptée, moyennant un amendement mineur.
RAPPORT SUR L'ETAT D'AVANCEMENT DE
L'INTEGRATION: La recommandation: Dans le document
final (UNEP/CBD/WG8J/3/L.2), le Groupe de travail sur
l'Article 8(j) recommande que la CdP-7 note les progrès
accomplis dans l'intégration des tâches pertinentes du
programme de travail dans les programmes thématiques de la CDB,
et demande au Secrétaire exécutif, d'élaborer un rapport sur
l'état d'avancement de l'intégration des tâches pertinentes du
programme de travail, dans les domaines thématiques de la CDB,
pour considération par le Groupe de travail sur l'Article
8(j), à sa quatrième réunion.
ETAT D'AVANCEMENT DE LA MISE EN
APPLICATION: La recommandation: Dans le document
final (UNEP/CBD/WG8J/3/L.3), le Groupe de travail sur
l'Article 8(j) recommande que la COP-7 note les progrès
accomplis dans la mise en application des tâches prioritaires
du programme de travail sur l'Article 8(j), et encourage les
Parties à inclure l'information dans leurs rapports nationaux
sur l'état actuel et l'évolution de la situation des savoirs
traditionnels, innovations et pratiques des communautés
autochtones et locales, et sur les progrès accomplis dans la
mise en œuvre des tâches prioritaires. Le Groupe de travail
recommande également l'élaboration d'un rapport sur l'état
d'avancement de la mise en œuvre du programme de travail, pour
la prochaine réunion du Groupe de travail sur l'Article 8(j).
RECOMMENDATIONS DE L'INSTANCE PERMANENTE
DES NATIONS UNIES SUR LES QUESTIONS AUTOCHTONES
Mercredi le SGT-I a procédé à l'examen des
recommandations émanent de l'IPQA concernant les progrès
accomplis dans le développement environnemental, et dans les
évaluations d'impact environnemental (EIE) et la diversité
culturelle (UNEP/CBD/WG8J/3/8). Plusieurs délégués ont
encouragé la coopération avec l'IPQA et ont apporté leur appui
à l'idée d'organiser un atelier sur la protection des sites
sacrés. Le Canada a suggéré l'organisation d'une manifestation
spéciale sur le thème des lignes directrices, en marge de la
prochaine session de l'IPQA. Le délégué des Bahamas a fait
part de ses réserves concernant l'établissement de cadres
juridiques contraignants pour les études d'impact.
Au sujet de la recommandation appelant à
établir un rapport des Nations Unies sur la mise en œuvre des
chapitres du Plan d'action 21, consacrés aux peuples
autochtones, le FIAB a suggéré que le Secrétaire exécutif de
la CDB coordonne l'élaboration du rapport et s'assure de la
participation des communautés.
Le SGT-I a décidé de transmettre les
recommandations de l'IPQA et les commentaires des délégués, au
Président du Groupe de travail, pour l'élaboration du projet
de recommandation à présenter à la Plénière.
Vendredi, la Plénière de clôture a adopté
le document final, moyennant un amendement mineur.
La Recommandation: Dans le document
final (UNEP/CBD/WG8J/3/L.4), le Groupe de travail souligne la
nécessité d'une meilleure entente entre les agences des
Nations unies, sur les questions ayant trait aux communautés
et à leurs savoirs traditionnels. Il recommande que la CdP-7
accueille favorablement l'intensification de la collaboration
avec l'IPQA, et demande au Groupe de travail sur l'Article
8(j) de procéder à l'élaboration des éléments d'un code de
conduite étique permettant de s'assurer du respect du
patrimoine culturel et intellectuel des communautés.
Il recommande également de demander au
Secrétaire exécutif: de contribuer à l'élaboration du rapport
de l'IPQA sur la mise en œuvre des chapitres pertinents du
Plan d'action 21; de transmettre à la troisième session de
l'IPQA, les lignes directrices devant encadrer les évaluations
d'impact; et de coordonner avec l'IPQA, l'organisation d'un
atelier sur les évaluations d'impact.
LES TECHNOLOGIES DE RESTRICTION DE
L'UTILISATION DES RESSOURCES GENETIQUES
Le SGT-II a examiné la question des TRURG,
mardi et jeudi. Mardi, Le Secrétariat a introduit: le rapport
du Groupe Spécial des Experts Techniques sur les Effets
Potentiels des Technologies de Restriction de l'Utilisation
des Ressources Génétiques (UNEP/CBD/WG8J/3/INF/2); la décision
VI/5 de la Conférence des Parties (CdP) concernant la
biodiversité agricole demandant au GSET de soumettre son
rapport au Groupe de travail sur l'Article 8(j), avant la
CdP-7; et la Recommandation IX/2 de l'OSASTT, de transmettre
le rapport du GSET à la CdP-7.
Le Conseil des Peuples Autochtones sur le
Biocolonialisme (CPABC) et le FIAB ont apporté leur appui au
rapport du GSET et à sa considération dans les meilleurs
délais possibles, soulignant que l'essai et la
commercialisation des TRURG posent de sérieuses menaces aux
moyens de subsistance des populations autochtones. Le CPABC a
appelé le Groupe de travail à recommander l'établissement d'un
processus d'évaluation des effets des TRURG sur les
populations autochtones, et la mise en application des
conclusions du GSET. L'Ouganda a déclaré que les TRURG
risquent de rendre les communautés tributaires des
technologies étrangères.
Le Brésil a présenté sa proposition
concernant les TRURG, mettant l'accent sur: l'élaboration de
cadres de régulation nationaux pour la détermination de leur
utilisation; la promotion de la recherche, y compris des
essais sur le terrain; et la désapprobation des usages
commerciaux susceptibles d'affecter de manière défavorable les
petits agriculteurs et l'agrobiodiversité autochtone. La
représentante a demandé la transmission de la proposition à la
CdP-7.
L'UE, appuyée par la Namibie, le FIAB,
l'Ouganda et la Suisse, s'est opposée à la proposition
brésilienne, notant son encouragement aux essais de terrain et
à la focalisation sur les effets environnementaux exercés sur
l'agrobiodiversité, et a suggéré que le Groupe de travail
examine les aspects socioéconomiques contenus dans le rapport
du GSET. L'Argentine a fait part de ses réserves quant à la
composition du GSET. Le délégué a suggéré, par ailleurs, de
transmettre la proposition brésilienne sous forme de document
d'information, à la CdP-7, avec les réserves avancées par les
Parties. Faisant état d'un manque de données scientifiques
crédibles sur les TRURG, le délégué des Etats-Unis a affirmé
que les réclamations concernant leurs effets négatifs sur les
communautés, sont prématurées. La Tanzanie a suggéré de
considérer la question à la prochaine réunion du Groupe de
travail sur l'Article 8(j).
Jeudi, le Coprésident du SGT-II, Black
Layne, a présenté le texte des Coprésidents. Au sujet de
l'invitation à élaborer des programmes de création des
capacités, le Salvador a souligné la nécessité d'élaborer
d'abord, des analyses des besoins et des lacunes. Au sujet de
la recommandation que la CdP-7 demande au Groupe de travail
sur l'Article 8(j), de procéder, à sa prochaine réunion, à
l'examen du rapport du GSET sur les TRURG, le Salvador a
déclaré que c'est la CdP qui devrait examiner le rapport. L'UE
a demandé que le Groupe de travail se penche sur les aspects
ayant trait à l'Article 8(j), figurant dans le rapport, et
l'insertion d'une référence aux délibérations de l'OSASTT-10.
La FAO a attiré l'attention sur les études
qu'elle a consacrées aux implications des TRURG sur la
biodiversité agricole, et le Brésil, l'Argentine et le FIAB
ont proposé de les examiner à la prochaine réunion du Groupe
de travail.
Jeudi après-midi, le SGT-II a examiné puis
a adopté le document (UNEP/CBD/WG8J/3/SWG.II/L.1), sans
amendement. Vendredi, la Plénière a adopté la recommandation.
La Recommandation: Dans le document
final (UNEP/CBD/WG8J/3/L.5), le Groupe de travail fait état du
rapport du GSET et des effets socioéconomiques potentiels sur
les TRURG sur les petits agriculteurs et sur les communautés
autochtones et locales. Il recommande que la CdP-7:
-
invite les Parties à créer et à élaborer
d'urgence, conformément aux besoins et aux priorités
identifiés, des programmes de renforcement des capacités,
aux fins d'impliquer et d'habiliter les petits agriculteurs,
les communautés autochtones et locales et d'autres parties
prenantes pertinentes, à participer de manière effective
dans les processus décisionnels portant sur les TRURG;
-
demande au Groupe de travail sur
l'Article 8(j) de procéder, à sa prochaine réunion, à
l'examen des effets socioéconomiques potentiels des TRURG
sur les communautés autochtones et locales, en se basant sur
le rapport du GSET, sur les délibérations de l'OSASTT-10 et
sur l'étude entreprise par la FAO; et
-
invite les Parties et les communautés
autochtones et locales, à examiner les recommandations du
GSET ayant trait à l'Article 8(j) et clauses connexes, et à
faire parvenir leurs commentaires au Secrétaire exécutif,
pour compilation et considération à la quatrième réunion du
Groupe de travail sur l'Article 8(j).
LES SYSTEMES SUI GENERIS POUR LA PROTECTION
DES SAVOIRS TRADITIONNELS
Le SGT-II s'est penché sur la question de
l'élaboration des éléments des systèmes sui generis pour la
protection des savoirs, innovations et pratiques traditionnels,
lundi, mercredi et jeudi.
Lundi, Le Secrétariat a présenté un
document sur les éléments du système sui generis de protection
du savoir traditionnel (UNEP/ CBD/WG8J/3/7). Le FIAB et
l'Ouganda ont déclaré que le système doit reconnaître les
droits de propriété, inhérents et inaliénables des populations
autochtones sur leurs ressources et leurs savoirs. Le FIAB a
affirmé que les autorités nationales chargées de l'octroi de
l'accès aux savoirs traditionnels, violent le droit à
l'autodétermination. Le Groupe africain a appelé à
l'habilitation des communautés autochtones à participer dans
l'élaboration du système sui generis et du régime
international d'APA. Les représentants de groupes autochtones
ont souligné aussi l'importance des lois et des pratiques
coutumières.
Les délégués ont débattu des bases de
données et des registres, l'Argentine plaidant pour la
prévision d'un registre unique, et la Namibie et le Brésil
faisant part de leurs réserves concernant la sécurité. La
Jamaïque et le porte-parole des Tulalip Tribes ont appuyé
l'idée de créer un glossaire des termes. Haiti a appelé à la
protection des religions traditionnelles locales. Plusieurs
intervenants ont souligné l'impératif d'éviter la duplication
du travail effectué par l'OMPI. Le Canada a proposé de
collaborer avec l'Organisation mondiale de la santé et avec la
FAO.
Mercredi, le Coprésident du SGT-II, Black
Layne, a invité à la présentation des commentaires concernant
le texte des Coprésidents sur les éléments du système sui
generis pour la protection des savoirs traditionnels. Au
sujet du préambule, le FIAB a souligné que les systèmes sui
generis devraient plutôt respecter les droits, qu'être
sensibles aux intérêts, des communautés autochtones et
locales. Au sujet des registres, les délégués ont décidé: de
reconnaître le besoin de financer la participation des
communautés; que les registres doivent être volontaires et
établis avec le CPCC des communautés; et de faire référence à
une participation, "pleine et effective,"des communautés, dans
leurs établissement. Les délégués ont décidé de reconnaître
que les savoirs traditionnels sont parfois pénétrés sans le
consentement des communautés et, reflétant les propositions
émanant du FIAB et d'autres, de souligner que les communautés
ont le droit de nier, d'accorder et de déterminer le degré
d'accès. L'Ouganda, le Costa Rica, la Malaisie et le Canada
ont proposé d'établir une distinction entre les savoirs
traditionnels in situ et ex situ. Le FIAB a souligné
l'impératif du consentement des communautés pertinentes pour
l'accès continu aux savoirs traditionnels ex situ.
Les délégués ont débattu de la nature des
savoirs traditionnels, s'accordant pour stipuler qu'elle est
collective et intergénérationnelle, et que certaines
ressources biologiques et génétiques et le savoir associé sont
transfrontières.
Au sujet de la mise à disposition des
données, le Canada a proposé d'y inclure l'information
concernant les mesures mises en place pour le soutien des lois
coutumières. L'UE, contrée par le Brésil, a proposé
l'insertion d'une référence aux travaux de l'OMPI. Au sujet du
glossaire des termes pertinents à l'Article 8(j), la CE a
requis une coopération avec le Groupe de travail sur l'APA.
L'UE a proposé que le Groupe de travail sur l'Article 8(j)
examine la pertinence des Directives de Bonn relativement à
l'APA et à un régime international d'APA pour la protection
des savoirs traditionnels. Les délégués se sont opposés à
l'idée de demander au Groupe de travail sur l'Article 8(j), de
procéder à la détermination des éléments d'un régime pour les
médecines traditionnelles sui generis. Le Mexique a appelé à
l'examen des mécanismes de DPI qui sont en conformité avec
l'Article 8(j) de la CDB.
Jeudi, le Secrétariat a introduit le PSC.
Au sujet de la reconnaissance du droit des communautés
d'accorder, de refuser et de déterminer le niveau d'accès, la
Chine, contrée par le FIAB, a déclaré que ce droit doit être
assujetti à la législation nationale, et l'UE, au droit
international. L'UE a proposé que l'utilisation permanente des
savoirs traditionnels pénétrés sans le CPCC des communautés,
soit assujettie au droit national et international. La Chine
et la Malaisie ont demandé le placement des références au
droit international proposées, entre crochets.
Au sujet des travaux futurs du Groupe de
travail sur l'Article 8(j), le FIAB, contré par le Brésil, a
déclaré que les arrangements ayant trait au partage des
avantages, ne doivent être mentionnés que dans l'annexe
renfermant les éléments potentiels des systèmes sui generis.
Le SGT-II a approuvé le PSC, tel qu'amendé
et crocheté.
Vendredi, au cours de la Plénière de
clôture, les délégués ont procédé à l'examen des libellés de
compromis proposés, dans le préambule, pour les références au
droit international ayant trait aux droits des communautés à
contrôler l'accès, et à la nécessité du CPCC des communautés,
pour l'utilisation des savoirs traditionnels déjà pénétrés
sans CPCC. Après les consultations, l'UE a suggéré, et le FIAB
y a fait objection, de supprimer le paragraphe consacré, dans
le préambule, aux savoirs traditionnels ex situ et à la
reconnaissance du droit des communautés d'accorder, de refuser
et de déterminer le degré de, l'accès "conformément à
l'Article 8(j)." La Plénière de clôture a adopté les
recommandations appelant au maintien des références crochetées
consacrées au droit international, dans les deux paragraphes
préambulaires.
La Recommandation: Le texte final (UNEP/CBD/WG8J/3/L.6)
englobe une recommandation et une annexe renfermant les
éléments devant être examinés dans l'élaboration des systèmes
sui generis pour la protection des savoirs, innovations et
pratiques traditionnels des communautés autochtones et
locales.
Le préambule reconnaît, entre autres:
-
que les communautés autochtones et
locales ont, faisant partie intégrante de leurs lois
coutumières, leurs propres systèmes de préservation et de
transmission des savoirs traditionnels;
-
la répartition transfrontières de
certaines ressources biologiques et génétiques;
-
la nature collective et
intergénérationnelle des savoir traditionnels;
-
le besoin de mettre un terme à la
mauvaise utilisation et l'appropriation indue des savoirs
traditionnels, à travers des mécanismes efficaces pour la
protection des droits des communautés;
-
l'importance des arrangements en matière
d'accès et du partage des avantages;
-
que le système sui generis d'échelle
internationale devrait: être souple, respecter les intérêts
et les droits des communautés, et prendre en considération
les lois et pratiques coutumières;
-
que les bases de données et les registres
ne sont qu'une approche, parmi d'autres, de protection des
savoirs traditionnels et que leur établissement devrait
s'effectuer de manière volontaire et avec le CPCC des
communautés; et
-
la nécessité d'une collaboration continue
avec les diverses organisations pertinentes.
Le Groupe de travail reconnaît que les
savoirs traditionnels sont parfois pénétrés sans le
consentement des communautés, et que ces communautés ont le
droit d'accorder, de refuser et de déterminer le degré de
l'accès, conformément à l'Article 8(j) de la CDB et moyennant
la législation nationale.
Le Groupe de travail reconnaît également
que certains savoirs traditionnels ont déjà été pénétrés sans
le CPCC des communautés, et que par conséquent, l'utilisation
continue de ces savoirs, devrait être accordée avec le CPCC
des communautés, moyennant la législation nationale. Les
références portant sur la cohérence avec le droit
international, sont restées entre crochets.
Le Groupe de travail sur l'Article 8(j)
recommande que la CdP-7:
-
invite les Parties et les communautés
autochtones et locales, à communiquer les données concernant
les régimes sui generis existants et les mesures innovantes
mises en place pour soutenir les lois coutumières, pour
compilation par le Secrétaire exécutif;
-
demande au Secrétaire exécutif: de
compiler les données concernant la nature des lois
coutumières; d'élaborer, en coopération avec le Groupe de
travail sur l'APA, les communautés autochtones et locales et
les organisations internationales, un glossaire des termes
pertinents à l'Article 8(j); et, de procéder à une collecte
d'information concernant le rôle des bases de données et des
registres dans la protection des savoirs traditionnels; et
-
décide la mise en place de mécanismes
appropriés pour l'amélioration de la coopération entre les
Groupes de travail sur l'APA et sur l'Article 8(j), aux fins
de s'assurer de l'implication des communautés autochtones et
locales dans le premier.
Le Groupe recommande également que la CdP-7
demande au Groupe de travail sur l'Article 8(j), en
collaboration avec les organisations internationales
pertinentes et l'IPQA:
-
de procéder à l'examen des formes sui
generis de protection qui ne sont pas basées sur la
propriété intellectuelle;
-
de poursuivre l'élaboration des éléments
des systèmes sui generis listés dans l'annexe, y compris,
des arrangements en matière de partage des avantages, dans
l'accès aux savoirs traditionnels et aux ressources
génétiques associées;
-
de procéder à l'examen des Directives de
Bonn sur l'APA;
-
de formuler des recommandations sur le
régime international d'APA en vue de l'inclusion des
systèmes sui generis et des mesures de protection des
savoirs traditionnels;
-
de déterminer le rôle des bases de
données et des registres dans la protection des savoirs
traditionnels; et
-
d'explorer dans quelle mesure et sous
quelles conditions, les formes disponibles de DPI peuvent
contribuer à la concrétisation des objectifs de l'Article
8(j).
Le Groupe de travail recommande que la
CdP-7 invite:
-
les Parties, à considérer, avec la
participation, pleine et effective, des communautés,
l'élaboration de mesures appropriées pour la mise en place
des systèmes sui generis et d'autres mécanismes nouveaux et
innovants;
-
les Parties et les organisations
internationales, à renforcer la capacité des communautés à
protéger, utiliser, préserver, maintenir et promouvoir les
savoirs traditionnels;
-
les Parties et les communautés à procéder
à des échanges d'expériences concernant les approches
locales, nationales et internationales et de considérer
l'harmonisation à l'échelon régional; et
-
l'OMPI, à mettre le résultat de ses
travaux pertinents, en particulier, sur la protection des
savoirs traditionnels et leur reconnaissance en tant que
savoirs anciens, à la disposition du Groupe de travail sur
l'Article 8(j).
L'annexe attachée à la recommandation
contient les projets d'éléments susceptibles d'être considérés
dans l'élaboration des systèmes sui generis, y compris:
-
la clarté sur la propriété des savoirs
traditionnels et des ressources biologiques et génétiques;
-
les définitions pertinentes;
-
la reconnaissance des éléments pertinents
des lois coutumières;
-
les exigences régissant le CPCC, les TMA
et le partage des avantages;
-
les droits des détenteurs des savoirs
traditionnels;
-
les droits conférés;
-
le système d'enregistrement des savoirs
autochtones/locaux;
-
l'autorité compétente;
-
les dispositions de mise en application
et de remède;
-
le lien avec d'autres lois; et
-
les protections extraterritoriales.
LES MECANISMES PARTICIPATIFS
Le SGT-II a procédé à l'examen des
mécanismes participatifs des communautés autochtones et
locales, le mardi et le jeudi. Mardi, le Secrétariat a
introduit la note concernant les mécanismes nécessaires à la
promotion de participation effective des communautés
autochtones et locales (UNEP/CBD/WG8J/3/6), le rapport du GSET
sur le Savoir Traditionnel et le CHM, concernant les
mécanismes de communication (UNEP/CBD/WG8J/3/6/Add.1) et, la
note concernant la coopération entre les conventions
environnementales sur la question de la participation des
communautés autochtones et locales (UNEP/CBD/WG8J/3/6/Add.2).
Plusieurs délégués ont apporté leur appui à
la proposition de créer un fonds pour le soutien de la
participation des autochtones, la Chine recommandant qu'il
soit volontaire. Le Réseau des Femmes Autochtones pour la
Biodiversité (RFAB) a recommandé l'insertion de références au
rôle des femmes autochtones dans la préservation et la
transmission des savoirs traditionnels. Le Canada a suggéré de
considérer des arrangements autres que ceux de points focaux
nationaux, pour les pays dotés d'administrations
décentralisées et de communautés autochtones diverses. Le
porte-parole du Comité des Peuples Autochtones des Antilles
des Caraïbes a plaidé pour l'élaboration de mécanismes
favorisant la communication électronique.
Jeudi, le Secrétariat a introduit le texte
des Coprésidents. Après des discussions, les délégués ont
accepté une proposition canadienne d'encourager l'intégration
de mesures pratiques pour l'impulsion de la participation des
communautés dans la CdP, l'OSASTT et les groupes de travail de
la CDB, selon ce qu'il convient. L'Argentine, appuyée par le
Brésil, le Mexique et l'Ouganda, a suggéré que le mécanisme de
financement volontaire facilite la participation des
communautés issues des pays en développement et des pays en
transition économique. Au sujet de la mise en place de réseaux
de communication, le FIAB a requis la consultation des
communautés autochtones et locales, l'Argentine, le Brésil et
l'Ouganda suggérant une consultation, à travers les points
focaux nationaux.
Jeudi après-midi, le Secrétariat a
introduit un PSC et le Président du Groupe de travail,
Hoogeveen, a expliqué les révisions apportées à la proposition
canadienne, pour améliorer la participation des autochtones
dans les autres organes de la CDB, soulignant que
l'amélioration de la participation devrait s'effectuer de
manière harmonieuse avec le règlement intérieur. Le Mexique,
l'UE et le FIAB ont proposé, et les délégués ont accepté,
l'insertion d'un libellé appelant à la promotion des synergies
entre les conventions. Au sujet du mécanisme de financement
volontaire, l'UE, la Nouvelle Zélande et le FIAB, contrés par
l'Argentine, ont réitéré le besoin de faciliter: la
participation des communautés des pays en développement et des
pays en transition économique "en particulier." La référence a
été placée entre crochets, et le SGT-II a approuvé le texte
tel qu'amendé.
Vendredi, la Plénière de clôture s'est
accordée également sur la facilitation de la participation des
communautés autochtones et locales issues des petits Etats
insulaires en développement (PEID), à travers le mécanisme de
financement volontaire. Après de nouvelles discussions, les
délégués ont décidé le maintien des crochets entourant le
financement "en particulier" de la participation des
communautés autochtones et locales issues des pays en
développement, des pays en transition économique et des PEID.
Les délégués ont adopté la recommandation, telle qu'amendée et
crochetée.
La Recommandation: Dans le document
final (UNEP/CBD/WG8J/3/L.7), le Groupe de travail sur
l'Article 8(j) recommande que la CdP-7 encourage les Parties à
poursuivre l'amélioration de la participation des communautés
autochtones et locales dans les délégations officielles
prenant part aux réunions de la CDB.
Il recommande aussi que la CdP-7 demande au
Secrétaire exécutif:
-
de procéder à la compilation des données
concernant la participation des communautés dans le
processus de la CDB et dans sa mise en application à
l'échelon national, et de la mettre à disposition à travers
le CHM;
-
d'intégrer les pratiques visant à
impulser la participation des communautés, selon ce qu'il
convient, dans les groupes de travail de la CDB, l'OSASTT et
la CdP, de manière harmonieuse avec le règlement intérieur;
-
de considérer l'espacement des réunions
de la CDB, en particulier, entre les Groupes de travail sur
l'APA et sur l'Article 8(j), de manière à donner aux
représentants des communautés, un délai suffisant pour se
préparer et pour permettre de s'assurer du soutien financier
de leur participation; et
-
de poursuivre la promotion des synergies
entre les conventions environnementales internationales.
Il est recommandé par ailleurs que la CdP-7
invite les Parties, en consultation avec les communautés
autochtones et locales:
-
à promouvoir la participation effective
dans l'élaboration des mécanismes participatifs nationaux;
-
à établir des comités communautaires pour
la biodiversités, à tous les niveaux;
-
à améliorer les capacités des
institutions nationales, des organisations gouvernementales,
civiles et communautaires, à prendre en ligne de compte et à
mettre en application les exigences de l'Article 8(j);
-
à créer les capacités permettant de
s'assurer que les points focaux nationaux de la biodiversité
mettent les données concernant les documents et conclusions
des réunions de la CDB, à la disposition des communautés,
dans leurs langues, de manière appropriée et accessible; et
-
à impulser les capacités des communautés
à collaborer avec les institutions nationales de recherche,
aux fins de déterminer les besoins en matière de recherche
et de formation.
Le Groupe de travail sur l'Article 8(j)
recommande également que:
-
les Parties accordent, en fournissant
financements et autres formes de soutien à la conservation
in situ, une attention particulière à l'établissement et à
la mise en œuvre de mécanismes participatifs;
-
les Parties aident les communautés à
tenir des réunions régionales sur les résultats de la CdP et
dans leurs préparatifs pour les réunions de la CDB, en
particulier, celles des Groupes de travail sur l'APA et sur
l'Article 8(j); et
-
les Parties intègrent dans leurs rapports
nationaux les données concernant le degré de participation
des communautés et concernant les mesures et les approches
utilisées pour son encouragement.
Il recommande que la CdP-7 établisse un
mécanisme de financement volontaire consacré à la facilitation
de la participation des communautés dans la réunion de la CDB,
opérant selon des critères élaborés par la CdP en consultation
avec les communautés, et tenant compte de la pratique des
Nations Unies dans ce domaine. Le libellé stipulant que le
fonds est destiné à faciliter, "en particulier," la
participation des communautés issues des pays en développement,
des pays en transition économique et des PEID, est resté entre
crochets.
Le Groupe de travail recommande que la
CdP-7 demande au Secrétaire exécutif d'élaborer, dans le cadre
du CHM, un point focal thématique consacré à l'Article 8(j),
pour: aider les correspondants nationaux à disséminer les
données ayant trait à la CDB, de manière plus efficace et dans
des langages plus appropriés et plus accessibles aux
communautés autochtones et locales; organiser, au profit des
communautés, des ateliers consacrés à la création des
capacités et à la formation dans le domaine de l'utilisation
de l'information et des technologies de communication; et,
compiler les données concernant les réseaux, les experts, les
outils et les ressources disponibles pertinentes aux besoins
des communautés.
Le Groupe de travail recommande également
que la CdP-7 demande au Secrétaire exécutif, en consultation
avec les communautés autochtones et locales, à travers les
points focaux nationaux, d'apporter son assistance à la mise
en place des réseaux et des outils de communication, entre
autres: en publiant des informations concernant les formats,
les protocoles, les normes d'usage, les outils de
communication électronique, l'architecture du réseau et la
conservation des données; en aidant à la mise en place de
réseaux de communication; et en identifiant d'autres outils
traditionnels, alternatifs et non-électroniques.
PROJETS DES LIGNES DIRECTRICES DEVANT
ENCADRER LES ETUDES D'IMPACT CULTUREL, ENVIRONNEMENTAL ET
SOCIAL
Le SGT-I a planché, mardi, mercredi et
jeudi, sur les projets de recommandations et des lignes
directrices devant encadrer les évaluations d'impact culturel,
environnemental et social des développements proposés, sur les
sites sacrés et les terres et les eaux traditionnellement
occupées ou utilisées par les communautés autochtones et
locales.
Mardi, le Secrétariat a introduit le projet
de texte des recommandations et des lignes directrices (UNEP/CBD/WG8J/3/5).
Le Groupe africain a souligné que les communautés sont plutôt
détentrices et propriétaires, que simplement gardiennes, des
savoirs traditionnels. La Suède a appelé à la considération
des voies et moyens de concrétiser l'approche intégrée du
document, et à l'établissement d'une collaboration avec
l'UNESCO.
Le FIAB, contré par l'Argentine, le Canada,
le Kenya et les Bahamas, a proposé que les lignes directrices
aient un caractère contraignant. L'Argentine et la Jamaïque
ont souligné la nécessité d'une compilation des sites sacrés.
S'agissant du projet de recommandations,
le Mexique a proposé la reconnaissance des stratégies
locales de conservation de la biodiversité. Care Earth-India a
suggéré l'insertion d'une référence aux espèces sacrées. Le
Groupe africain a proposé d'encourager les échanges
d'informations entre les communautés. Le FIAB, l'Ethiopie et
la Jordanie ont plaidé pour la transparence et pour la
participation communautaire dès les premiers processus de
planification. La Jordanie a évoqué la gestion des effets
écologiques négatifs. L'Egypte a mis l'accent sur la nécessité
de protéger les communautés et leurs savoirs, contre les
menaces de la mondialisation. L'Association Russe des Peuples
Autochtones du Nord (RAIPON) a mis en relief les menaces
posées par les activités extractives, aux modes de vie
traditionnels.
Dans le chapitre consacré aux visée et
approche des lignes directrices, le Canada a suggéré
d'examiner l'interrelation entre les aspects écologique,
culturel et social. Le FIAB a recommandé de traiter les effets
des mesures de prévention et d'atténuation sur les modes de
vie traditionnels, et les effets sur, et la participation des,
femmes. La Suède et les Etats-Unis ont appelé à
l'établissement d'une distinction entre les processus
évaluatifs et décisionnels.
Au sujet de l'utilisation des termes, le
Mexique a requis la prise en considération des droits
économiques, sociaux, culturels et politiques. L'UICN a mis en
exergue l'intégrité physique et sociale des communautés. Le
Canada a suggéré de supprimer la définition du droit coutumier,
mais le FIAB y a fait objection. L'Inde a proposé d'utiliser
les définitions retenues par la CDB. La Jamaïque a suggéré que
les études d'impact environnemental (EIE) intègrent des
mesures d'atténuation appropriées. Le FIAB a suggéré, et les
délégués ont accepté, de nommer ces lignes directrices,
Directives "d'Akwé: Kon", qui signifie "tout ce qui est en
création."
Mercredi, les délégués ont poursuivi leur
débat autour des directives. Dans le chapitre consacré aux
considérations procédurales, le Groupe africain a souligné que
des termes ou un accord devraient être conclus entre les
communautés et les partisans des projets de développement.
Plusieurs délégués ont souligné que des accords établis sur la
base d'études, risquent de vider de leur substance, les droits
des communautés à s'opposer au projet. Le délégué des
Etats-Unis a suggéré d'inclure l'option consistant à ne pas
entreprendre une action. Au sujet des mécanismes de
participation communautaire, le Canada et le Burkina Faso ont
plaidé pour une participation des autochtones, dans toutes les
étapes du processus d'évaluation. Le Kenya a appelé à une
référence à la législation nationale, et RAIPON a recommandé
de dresser la liste des participants dans les évaluations et
de procéder à la détermination des étapes de ces dernières. Au
sujet de la consultation du public, à propos des
développements proposés, le Groupe africain a indiqué que les
moyens de notification devraient inclure des réunions de
villageois et de citadins. Le Groupe africain et RAIPON ont
appelé à l'établissement des processus d'enregistrement des
vues des communautés et, avec le Canada, le Yémen et la Côte
d’Ivoire, ont partagé leurs réserves quant à l'utilisation de
moyens d'enregistrement audio ou vidéo. Le Groupe africain a
proposé l'application des méthodes d'évaluation rurale rapides.
RAIPON, l'Organe de coordination des organisations autochtones
du bassin amazonien (COICA) et le FIAB ont suggéré de choisir
des moyens d'enregistrement en accord avec les communautés
affectées.
Dans le chapitre consacré à l'intégration
des évaluations, les Bahamas et RAIPON ont suggéré de traiter
la question de la valorisation économique des ressources
culturelles. Au sujet des EIE, les délégués ont débattu du
libellé portant sur le besoin de respecter les droits fonciers
et les droits acquis en vertu des traités. Le Canada a indiqué
que la législation nationale relative à l'EIE, doit respecter
les droits communautaires établis dans le cadre des lois
domestiques, mais le FIAB y a fait objection à l'insertion de
références à la législation domestique. Le FIAB a proposé
l'insertion d'un libellé établissant une distinction entre les
effets directs et les effets indirects des projets de
développement, et de traiter l'impact des espèces exotiques
envahissantes.
Au sujet des études d'impact social, la
Jamaïque a déclaré que l'évaluation des changements introduits
dans les économies traditionnels devraient inclure une
évaluation économique des effets sociaux négatifs. S'agissant
de leur portée, le FIAB a proposé de considérer les modes de
vie traditionnels, et Care Earth-India a proposé de considérer
les effets exercés sur l'accès aux ressources biologiques
utilisées dans les moyens de subsistance. Au sujet des
domaines devant être traités dans la conduite des études de
référence, le Groupe africain a suggéré de considérer la
question des établissements humains, le FIAB a proposé
l'utilisation des médecines traditionnelles et le Pakistan a
mentionné les problèmes de réimplantation involontaire et
d'expulsion des populations autochtones. Le FIAB et le Burkina
Faso ont mis en exergue les menaces d'expropriation des terres
traditionnelles. Le Mexique a indiqué que les avantages des
développements proposés devraient inclure le paiement des
services environnementaux.
Au sujet du chapitre consacré aux voies et
moyens et du sous-chapitre consacré à la création des
capacités, les délégués ont décidé d'inclure des experts en
matière de questions autochtones et de savoirs traditionnels,
dans les équipes chargées des études d'impact. Sainte Lucie et
le Pakistan ont proposé l'insertion d'un libellé appelant à la
mise à disposition de ressources financières, techniques et
juridiques, pour s'assurer de la participation des autochtones,
dans toutes les étapes de l'étude d'impact.
Le FIAB a présenté une proposition insérant,
sous l'intitulé des considérations générales, des chapitres
additionnels portant sur: le CPCC; les EIE stratégiques et les
plans de développement communautaire; les considérations
juridiques; la propriété, la protection et le contrôle du
savoir traditionnel; les mesures d'atténuation et de réduction
des menaces; la transparence; les procédures d'évaluation et
de règlement des différends; et l'établissement des rapports.
Au sujet du CPCC, le FIAB a demandé, entre
autres, la reconnaissance des droits et des savoirs
autochtones, et la mise à disposition des communautés, des
délais suffisants et de données exactes pour la prise des
décisions concernant leur consentement aux développements
proposés. Le Canada et la Jamaïque ont préféré la formulation
approuvée par la CdP, qui assujettit le CPCC à la législation
nationale. Au sujet des EIE stratégiques, le FIAB a suggéré,
et les délégués ont accepté, d'encourager les communautés à
formuler des plans de développement communautaire, incluant
des EIE stratégiques et des mécanismes d'allègement de la
pauvreté, et exigeant des projets de développement visant à:
équilibrer les préoccupations économiques, sociales,
culturelles et environnementales; maximiser les opportunités
offertes à la conservation de la biodiversité; et de partager
les avantages et protéger les savoirs traditionnels.
Au sujet des considérations juridiques, le
FIAB a proposé l'insertion d'un libellé reconnaissant les
droits des autochtones sur les territoires et au contrôle de
l'accès, et traitant des questions de juridiction et de
responsabilité et réparation. Au sujet des savoirs
traditionnels, le FIAB a souligné l'impératif de respecter les
lois coutumières et les DPI des communautés sur leurs savoirs
traditionnels, le CPCC des détenteurs des savoirs, et les
protocoles d'accès établis par les communautés.
Jeudi, le Coprésident, Herity a présenté le
PSC concernant le projet de lignes directrices d'Akwé:Kon.
L'Argentine et le Brésil ont suggéré un libellé introductif
appelant à utiliser les directives de manière cohérente avec
les obligations internationales. Le FIAB et le Groupe africain
ont fait objection à la compilation des sites sacrés. Le FIAB
a également appelé à la transparence et à l'imputabilité
publique, dans toutes les phases de l'évaluation, et à
l'inclusion, dans les rapports nationaux, des données
concernant les mesures adoptées sur la base des directives. Le
Canada a proposé que tous les droits humains soient respectés,
y compris les droits culturels, sociaux et environnementaux.
De nombreux intervenants se sont opposés à
la proposition avancée par la Région asiatique, de définir,
dans le projet de directives, les sites sacrés, comme étant
des zones qualifiées comme telles, par les gouvernements
nationaux. Les délégués ont décidé de faire référence aux
zones retenues comme étant d'importance particulière, par les
gouvernements nationaux ou les communautés autochtones et
locales. Le FIAB a proposé, et le Canada et les Etats-Unis ont
accepté, de retenir la définition des lois coutumières. Les
délégués ont décidé que les études devraient déterminer les
acteurs chargés de la responsabilité, de la réparation, de
l'assurance et de la compensation des effets défavorables
évitables des projets de développement.
Au sujet des responsabilités juridiques et
des questions de juridiction, les délégués se sont accordés
sur la nécessité d'éclaircir les responsabilités juridiques
associées aux questions découlant de la conduite des études.
Au sujet de la participation des autochtones, le FIAB a requis
l'enregistrement de son opposition au libellé demandant le
CPCC des communautés, lorsque requis par la législation
nationale. Le Canada a suggéré de demander aux Parties
d'intégrer les données concernant l'évaluation dans leurs
rapports nationaux. Le SGT-I a approuvé les directives, telles
qu'amendées.
Vendredi, la Plénière de clôture a adopté
la recommandation et le projet annexé des directives d'Akwé:
Kon, assortie de la référence, requise par le Brésil, appelant
à l'utilisation des directives de manière cohérente avec le
droit international, et d'une note de bas de page expliquant
la signification d'Akwé: Kon, comme proposé par l'UE. Le FIAB
a indiqué que "Akwé: Kon" signifie "tout ce qui est créé," ce
qui veut dire que les directives devraient, d'une manière
générale, exercer un impact sur chaque chose qui est créée.
La Recommandation: Le document
final (UNEP/CBD/WG8J/3/L.8) contient les recommandations et le
projet annexé des projets de lignes directrices volontaires
devant encadrer la conduite des évaluations d'impact culturel,
environnemental et social des développements proposés à être
réalisés ou qui sont susceptibles d'avoir un impact sur les
sites sacrés et les terres et les eaux traditionnellement
occupées ou utilisées par les communautés autochtones et
locales.
La recommandation reconnaît que les lignes
directrices devraient être mises en application de manière
cohérente avec le droit international et les diverses
obligations internationales. Elle recommande que la CdP-7:
-
endosse les projets de lignes directrices
volontaires;
-
encourage les Parties à explorer les
options offertes pour l'intégration des lignes directrices
dans la législation, les politiques et les procédures
nationales; et
-
demande aux Parties: d'utiliser les
lignes directrices en conjonction avec celles régissant
l'intégration des questions ayant trait à la biodiversité
dans la législation propre à l'EIE, avalisées par la CdP-6;
et
-
conduise des campagnes de sensibilisation
et de conscientisation au sujet des lignes directrices.
Elle recommande que la CdP-7:
-
encourage les Parties, pour ce qui est
des développements susceptibles d'exercer un impact sur les
terres et les eaux des communautaires, à promouvoir la
participation des communautés, à s'assurer de la
transparence totale du processus d'évaluation, à faciliter
l'échange d'informations, et à fournir capacités et
financements pour s'assurer que ces mesures peuvent être
concrétisées, en tenant compte des vues des communautés;
-
appelle les Parties à soutenir les
communautés, dans la formulation de leurs propres plans de
développement et de conservation de la biodiversité, qui
devraient inclure des EIE stratégiques;
-
appelle la communauté internationale à
fournir les moyens permettant d'aider les Parties à formuler
et à mettre au point des plans stratégiques nécessaires à la
création ou à l'amélioration des capacités des communautés à
mener des études d'impact;
-
invite les communautés autochtones et
locales à prendre note des lignes directrices et à demander
leur application;
-
appelle à la pleine transparence lorsque
des développements sont proposés; et
-
demande aux Parties d'intégrer dans leurs
rapports nationaux les données concernant les études
d'impact et les tentatives de formaliser ces lignes
directrices.
Le projet de texte annexé des lignes
directrices volontaires contient des chapitres portant sur: la
visée et l'approche; l'utilisation des termes; les
considérations procédurales; l'intégration des évaluations
d'impact culturel, environnemental et social, en tant que
processus unique; les considérations générales; et, les voies
et moyens. L'objectif de ces lignes directrices est de fournir
un cadre de collaboration pour:
-
soutenir la participation et
l'implication pleine et effective des communautés dans les
exercices d'examen, de délimitation et de planification du
développent;
-
tenir compte des préoccupations
culturelles, sociales et environnementales des communautés;
-
tenir compte des savoirs traditionnels
des communautés, en tant que partie intégrante des processus
d'étude d'impact;
-
promouvoir l'utilisation des technologies
appropriées;
-
déterminer et mettre en œuvre des mesures
appropriées de prévention et d'atténuation des effets
négatifs des développements proposés; et
-
prendre en ligne de compte les
interconnexions entre les éléments culturels,
environnementaux et sociaux.
Les définitions englobent les termes
régissant: l'étude d'impact culturel; l'évaluation de l'impact
exercé sur le patrimoine culturel; les lois coutumières;
l'étude d'impact environnemental; les sites sacrées; l'étude
d'impact social; les EIE stratégiques; et les savoirs
traditionnels.
Au sujet des considérations procédurales,
les étapes et les mesures susceptibles d'être considérées,
dans la conduite des études d'impact, sont déterminés. Le
chapitre concernant l'intégration des études d'impact culturel,
social et environnemental, en tant que processus unique,
fournit les éléments à examiner dans la conduite d'études
d'impact culturel, environnementaux et sociaux, qui englobent:
-
les effets sur l'utilisation coutumière
des ressources biologiques;
-
l'impact sur la protection des savoirs
traditionnels sur l'exercice des lois coutumières;
-
les protocoles;
-
les effets exercés sur les sites sacrés;
-
les études de référence;
-
les considérations économiques;
-
les effets sur les systèmes traditionnels
des régimes fonciers;
-
les considérations générationnelles,
sanitaires et de parité hommes-femmes; et
-
les effets sur la cohésion sociale.
Les considérations générales englobent des
éléments ayant trait au CPCC des communautés affectées; aux
considérations ayant trait à la parité hommes-femmes; aux
études d'impact et aux plans de développement communautaires;
aux considérations juridiques; à la propriété, à la protection
et au contrôle des technologies et des savoirs traditionnels
utilisés dans les études d'impact; aux mesures d'atténuation
et de réduction des mesures; à la nécessité de la
transparence; et à l'établissement d'un processus d'évaluation
et de règlement des différends.
Les voies et moyens englobent des éléments
ayant trait: à la création et à la mise à niveau des capacités;
à l'autorité législative; à l'échange d'information; et aux
ressources.
LE RAPPORT DE SYNTHESE SUR L'ETAT ACTUEL ET
L'EVOLUTION DES SAVOIRS TRADITIONNELS
Le SGT-I s'est penché sur le rapport de
synthèse concernant l'état actuel et l'évolution des savoirs,
innovations et pratiques traditionnelles des communautés
autochtones et locales, lundi et jeudi.
Lundi, le Secrétariat a introduit le
rapport composite concernant l'état actuel et les perspectives
à venir des savoirs, innovations et pratiques des communautés
locales (UNEP/CBD/WG8J/3/4, INF/1, et INF/3 à 10). Le Centre
international de surveillance de la conservation, du PNUE (CISC
du PNUE) a présenté un procès-verbal sur l'élaboration des
rapports.
L'UE a souligné l'intérêt qu'elle porte aux
pratiques et savoirs traditionnels ayant trait à la
l'agrobiodiversité. RAIPON a parlé des difficultés rencontrées
dans la définition du savoir traditionnel et du besoin de
déterminer les causes économiques et sociales de la
disparition de modes de vie et de populations. Care Earth, au
nom de plusieurs ONG indiennes, a noté la nécessité d'un
partage d'expériences avec les registres des savoirs
traditionnels.
COICA a affirmé que le savoir traditionnel
est menacé par la commercialisation. Le FIAB a appelé: à une
participation pleine et effective des autochtones; à la prise
en considération des particularités biologiques et culturelles;
à l'intégration des recommandations émanant des ateliers
régionaux; et, appuyée par la NORVEGE, à une évaluation du
rapport par les pairs. L'UICN a recommandé d'accorder une
priorité: aux mesures permettant de faire face aux menaces
posées; à des ressources financières pour la participation des
autochtones, en particulier, dans la gestion des AP; et aux
questions de propriété foncière. Le Canada, appuyé par la
Norvège, a recommandé l'élaboration d'un plan d'action pour le
maintien des savoirs traditionnels sur la base des résultats
du rapport. La Lituanie appelé à l'établissement de liens avec
la Convention sur le commerce international des espèces de
faune et de flore menacées d'extinction (CITES). Plusieurs
délégués ont présenté un rapport sur leurs expériences
nationales respectives.
Jeudi, le SGT-I a procédé à l'examen d'un
texte des Coprésidents incluant des projets de recommandations
et un plan d'action pour le maintien des savoirs traditionnels.
Au sujet des recommandations, le Canada a suggéré l'insertion
de références préambulaires portant sur le souhait de travaux
continus et du CPCC des détenteurs des savoirs.
Au sujet de la première phase du rapport,
la CE et le Burkina Faso ont demandé de rattacher la collecte
d'informations à la révision du rapport. Le Groupe africain a
proposé d'inclure des moyens faisables de collecte
d'information, autres que le CHM. Après débat, les délégués
ont décidé de maintenir une référence à la détermination des
avantages et des inconvénients des registres des savoirs
traditionnels.
Les délégués ont débattu de la nécessité
d'une revue par les pairs, et ont accepté une proposition
avancée par le Burkina Faso et l'UICN, que la revue soit
effectuée par le groupe consultatif autochtone, prévu dans
l'Annexe I de la décision VI/10 de la CdP, consacrée aux
grandes lignes du rapport de synthèse. Au sujet de la deuxième
phase du rapport, le Burkina Faso a proposé que des études de
terrain soient entreprises par les parties prenantes, le FIAB
demandant qu'elles soient menées de manière conforme aux
lignes directrices communautaires encadrant l'obtention du
consentement pour l'accès et la conduite de recherches.
La CE, avec le Canada et l'UICN, a souligné
la nécessité de poursuivre l'élaboration du projet de plan
d'action et de la détermination des acteurs et des échéances,
avant son adoption. Le FIAB a demandé la suppression du
chapitre consacré aux définitions. Le CISC du PNUE a suggéré
que les communautés participent dans l'élaboration d'un
questionnaire pour la compilation des rapports thématiques
concernant l'Article 8(j) de la CDB. Au sujet des indicateurs,
les délégués se sont opposés à l'insertion de références aux
données démographiques des autochtones. La CE a mis en garde
contre l'élaboration prématurée des indicateurs. Au sujet de
l'éthique qui doit présider à la recherche, le Canada a plaidé
pour l'élaboration et l'utilisation de codes éthiques. Au
sujet des mécanismes pour le traitement des causes
sous-jacentes du déclin des savoirs traditionnels, la Région
asiatique a appelé au respect des droits autochtones, lors de
l'établissement de nouvelles aires protégées. Le FIAB a appelé
au respect des droits des peuples volontairement isolés.
Les délégués ont débattu d'une proposition
canadienne de fusionner le libellé encourageant le règlement
juste et équitable des réclamations foncières et le libellé
portant sur le régime foncier. Le FIAB y a fait objection, et
le Canada a retiré sa proposition. Les délégués ont décidé de
retenir les références distinctes l'une de l'autre, et, suite
à des propositions avancées par l'Argentine, la CE et le FIAB,
de stipuler que les réclamations foncières sont assujetties
aux législations nationales et aux obligations internationales.
Le SGT-I a approuvé le document, tel qu'amendé.
Vendredi, au cours de la Plénière de
clôture, le Brésil, le Costa Rica et le Mexique ont déclaré
que les mesures facilitant l'utilisation des savoirs
traditionnels, ne devraient pas être traitées dans le texte.
Les délégués ont accepté. L'Argentine a requis que les travaux
autour du rapport se poursuivent à travers les points focaux
nationaux, et le Brésil, avec le FIAB, a ajouté que les
travaux devraient se poursuivre avec la pleine autorisation
des communautés autochtones et locales et de respecter la
législation domestique. Le délégué des Bahamas a noté que le
libellé existant consacré à la consultation des communautés,
couvre l'autorisation devant être accordée par les communautés.
Les délégués ont décidé que les travaux sur le rapport
devraient se poursuivre à travers les points focaux nationaux,
en consultation avec, et après l'approbation des communautés.
Le document final a été adopté, tel qu'amendé.
La Recommandation: Le document
final (UNEP/CBD/WG8J/3/L.9) contient des recommandations et
les éléments annexés du plan d'action pour le maintien des
savoirs, les innovations et les pratiques des communautés
autochtones et locales, incarnant les modes de vie
traditionnels.
Au sujet de la première phase du rapport,
le Groupe de travail recommande que la CdP-7 entreprenne de
nouvelles activités pour compléter la phase, et encourage la
mise à disposition les données permettant de soutenir son
achèvement. Il recommande en outre que la CdP-7 demande au
Secrétaire exécutif de produire une version révisée à travers
les points focaux nationaux et à travers, entre autres:
-
des ateliers régionaux;
-
la collecte des données concernant les
mesures protégeant et appuyant le maintien des savoirs
traditionnels, notamment les avantages et les limitations
des registres, et les études de terrain entreprises avec la
pleine implication des communautés;
-
l'élaboration d'un rapport régional sur
la région Arctique; et,
-
la création d'un groupe consultatif/comité
d'organisation avec une représentation communautaire, pour
aider à l'achèvement du rapport et de la revue par les
pairs.
Au sujet de la seconde phase du rapport, le
Groupe de travail recommande que la CdP-7 encourage les
Parties et les organisations compétentes à soutenir les
efforts des communautés d'entreprendre des études de terrain
pour déterminer l'état actuel, l'évolution et des savoirs
traditionnels et des menaces qui pèsent sur ces savoirs.
Il recommande également:
-
de demander au Secrétaire exécutif de
poursuivre l'élaboration des projets d'éléments d'un plan
d'action visant à déterminer les acteurs et les calendriers,
aux fins de faciliter les synergies entre les initiatives
disponibles et de fournir de nouvelles directives pour la
mise en œuvre du programme de travail axé sur l'Article
8(j); et
-
d'inviter les Parties et les
organisations pertinentes de fournir une aide financière
pour l'achèvement de la première phase, et de prendre en
considération des éléments lors de la prise de décision des
activités de protection des savoirs traditionnels.
Le projet de texte annexé des éléments du
plan d'action, renferme des chapitres portant sur:
l'amélioration du suivi et du processus d'établissement des
rapports; les indicateurs; l'éthique devant présider à la
recherche; la recherche sur, et sur la mise en application
des, mécanismes et des mesures visant à traiter les causes
sous-jacentes du déclin des savoirs traditionnels; et la
création des capacités, la sensibilisation et la formation.
TRANSFERT DES TECHNOLOGIES ET COOPERATION
Le SGT-I s'est penché sur les questions en
suspens transmises par l'OSASTT-9, ayant trait au transfert
des technologies et à la coopération, mercredi et jeudi.
Mercredi, le Coprésident Herity a présenté
la recommandation IX/5 de l'OSASTT concernant le transfert des
technologies et la coopération, soulignant que l'OSASTT-9 a
décidé de confier les questions de transfert des technologies
ayant rapport avec les communautés autochtones et locales, au
Groupe de travail sur l'Article 8(j). Le Mexique, appuyé par
plusieurs participants, a suggéré de recommander que la CdP-7
prenne en ligne de compte des mécanismes permettant de
s'assurer que le transfert des technologies traditionnelles et
innovantes, respecte les droits de ceux qui les ont mis au
point.
Jeudi, le Coprésident Herity a présenté le
PSC consacré au thème transfert des technologies et
coopération. Le PSC a été approuvé.
Le vendredi, la Plénière de clôture a
adopté la recommandation, sans amendement.
La Recommandation: Le document
final (UNEP/CBD/WG8J/ 3/L.10) recommande que lors de l'examen
des projets d'éléments du programme de travail axé sur le
transfert des technologies et la coopération, la CdP-7 prenne
en ligne de compte: à la fois, les technologies
traditionnelles et celles innovantes émanant des communautés
autochtones et locales; et les mécanismes visant à s'assurer
que le transfert des technologies et coopération respectent
pleinement les droits des communautés autochtones et locales.
PLENIERE DE CLOTURE
Le Président du Groupe de travail,
Hoogeveen, a ouvert la Plénière de clôture, vendredi matin. Le
Coprésident du SGT-I, Herity et le Coprésident du SGT-II,
Black Layne, ont présenté chacun, un rapport sur les
délibérations de son groupe respectif, et avec le Coprésident
du SGT-I, Stevenson, et le Coprésident du SGT –II, Mulenkei,
ont exprimé leur appréciation aux délégués, au Secrétariat et
au personnel d'appui. Les délégués ont adopté les
recommandations du Groupe de travail à l'intention de la
CdP-7.
Sous la rubrique points divers, l'Inde a
attiré l'attention sur les difficultés financières concernant
l'organisation d'une réunion préparatoire régionale pour la
CdP-7.
Le Rapporteur de la réunion, Bance, a
introduit le rapport de la réunion (UNEP/CBD/WG8J/3/L.1). Les
délégués l'ont adopté avec quelques amendements mineurs.
L'Inde, au nom de la Région asiatique,
l'Egypte, au nom du Groupe africain, la Colombie, au nom du
Groupe d'Amérique Latine et des Caraïbes, le Mexique, au nom
des Pays Méga-divers de Même Esprit, l'Italie, au nom des
Etats membres de la CE et des pays accédants, le FIAB et les
Etats-Unis ont exprimé leur appréciation et leur gratitude aux
organisateurs de la réunion.
La Région asiatique a rappelé les paroles
de Gandhi qui affirment qu'il existe sur terre assez pour
satisfaire les besoins de chacun, mais pas assez pour
satisfaire l'avidité de chacun. Le Groupe africain a souligné
le besoin de coordonner les efforts avec les diverses
organisations pertinentes. Mettant en relief le principe de
responsabilités communes mais différenciées, le porte-parole
des PMDME a encouragé les pays industrialisés à fournir des
ressources financières supplémentaires, pour permettre aux
pays en développement d'honorer leurs obligations relatives à
l'Article 8(j).
Le FIAB a mis en exergue: ses
préoccupations que le libre CPCC et la reconnaissance des lois
coutumières continuent à faire l'objet de discussions; la
nécessité de ressources pour s'assurer de la participation des
autochtones dans l'élaboration du rapport de synthèse; les
progrès accomplis dans le passage d'une utilisation de
systèmes de protection des savoirs traditionnels, basés sur la
propriété intellectuelle, à des systèmes sui generis; le
besoin d'une action urgente pour la mise en œuvre de la
décision V/5 de la CdP concernant les TRURG; l'accès à
l'information, en tant qu'élément crucial d'une participation
effective; et, la nécessité de réseaux autochtones.
La Malaisie a invité les délégués à Kuala
Lumpur, pour la CdP-7. Le porte-parole de la Commission sur
les Aborigènes et les Insulaires de Torres Strait a souligné
la nécessité d'une approche mondiale concertée, traitant des
problèmes auxquels sont confrontés les environnements fragiles.
La Colombie a réitéré son rejet du massacre d'Arahuacos,
signalant qu'une enquête est en cours, et a fait remarquer que
le FIAB aurait dû faire part de ses doléances dans les
instances internationales spécialisées.
L'IPQA a remercié les délégués pour
l'occasion qui lui a été offerte de participer dans la réunion,
et a invité tout le monde à sa troisième session, qui se
déroulera du 10 au 21 mai 2004, au siège des Nations des Unies
à New York. Le Secrétaire exécutif de la CDB, Hamdallah Zedan,
a déclaré que l'implication des autochtones est essentielle
pour la concrétisation de l'objectif 2010 constant en la
réduction significative du taux des pertes de biodiversité, a
exprimé son appréciation aux Mohawk et aux autres communautés
autochtones, au Président du Groupe de travail, Hoogeveen, et
aux délégués, et a fait part de son espoir de voir la CdP-7
s'avérer un succès.
Le Président du Groupe de travail,
Hoogeveen, a fait l'éloge des délégués pour leur dur labeur,
pour leurs efforts constructifs et pour leur esprit de
coopération, et a exprimé l'espoir de voir le Groupe de
travail sur l'Article 8(j) servir, auprès des diverses
conventions de Rio, de modèle quant à la participation des
autochtones. Il a clôturé la réunion à 13h50.
BREVE ANALYSE DE LA REUNION
Les dynamiques à l'œuvre dans les réunions
précédentes du Groupe de travail sur l'Article 8(j) de la
Convention sur la Diversité Biologique (CDB) tournaient autour
de la nouveauté de négociations conduites sur un même pied
d'égalité, entre les représentants des gouvernements et ceux
des communautés autochtones. La troisième réunion du Groupe de
travail a, à l'évidence, franchi un pas de plus et dépassé le
stade initial du tâtonnement et de la découverte mutuelle. Les
délibérations de la réunion et ses résultats ont prouvé que le
format inhabituel du Groupe de travail sur l'Article 8(j) peut
apporter une contribution précieuse à la réalisation des
objectifs de la CDB.
Bénis par une prière inaugurale dite par un
Mohawk, les délégués ont mené leurs discussions dans un esprit
de respect de compréhension accrue, qui a permis d'aboutir à
des résultats constructifs, comme beaucoup l'ont reconnu à la
plénière de clôture. Des points d'achoppement rencontrés ont,
comme on s'y attendait, intéressé le rôle des législations
nationales et internationales, la reconnaissance des lois
coutumières et des technologies de restriction de
l'utilisation des ressources génétiques. Cependant, l'adoption
des directives d'Akwé: Kon concernant les études d'impact, les
recommandations pour la prise de mesure concrètes pour
l'accroissement de la participation des autochtones dans le
processus de la CDB, et les éléments proposés pour les
systèmes sui generis de protection des savoirs traditionnels,
sont d'un bon augure, non seulement pour l'avenir du Groupe de
travail sur l'Article 8(j), mais également pour la mise en
application de la Convention.
Focalisée sur les principaux
accomplissements de la réunion, cette analyse montrera que le
Groupe de travail a trouvé ses marques et qu'il est en train
de s'imposer comme partenaire de valeur dans les négociations
cruciales intéressant l'avenir de la CDB, y compris la
question d'accès et de partage des avantages.
LE CONSENTEMENT PREALABLE, EN CONNAISSANCE
DE CAUSE – TERRAIN D'ENTENTE POUR LES CONSIDERATIONS JUGEES
IMPOSSIBLES AUPARAVANT
Dès le départ, le ton a été donné par, ce
que de nombreux délégués ont qualifié d'étape importante:
l'adoption d'un libellé appelant au consentement préalable, en
connaissance de cause (CPCC), des communautés autochtones et
locales, lorsque requis par la législation nationale, à la
sixième réunion de la Conférence des Parties (CdP-6).
Ce seuil franchi, les représentants
autochtones et les délégués gouvernementaux ont semblé plus
souples dans leur tentative de rapprocher leurs vues et de
trouver un terrain d'entente pour les sujets de divergence. Un
certain nombre de délégations opposées, dans les réunions
précédentes du Groupe de travail, au concept du CPCC des
communautés, se sont désormais engagées à le retenir comme
élément du projet de lignes directrices devant encadrer les
études d'impact culturel, environnemental et social. Les
discussions en rapport, menées dans le Groupe de travail sur
l'Accès et le Partage des Avantages (APA), qui s'est déroulé
la semaine précédant la réunion du Groupe de travail sur
l'Article 8(j), avaient, dans une certaine mesure, anticipé
sur ce résultat. Les délégués à la réunion sur l'APA avaient,
en effet, appelé à des mesures visant à soutenir le respect du
CPCC des communautés autochtones et locales pourvoyeuses des
savoirs traditionnels associés aux ressources génétiques,
principe non reconnu dans les Directives de Bonn.
"AKWÉ: KON" – TOUT EST DANS LES LIGES
DIRECTRICES
Alors qu'à la CdP-6, les lignes directrices
devant encadrer les études d'impact culturel, environnemental
et social des développements proposés sur les terres
traditionnellement utilisées par les communautés, ont été
débattues de manière passionnée, et rétrogradées au rang de "recommandations"
volontaires, les débats de ce groupe de travail se sont
déroulés relativement sans anicroches. Non seulement ces
principes ont été rendus opérationnels avec l'identification
de mesures d'évaluation concrètes, et rétablis dans la
catégorie tournée vers l'action, de "projet de lignes
directrices volontaires," ils portent désormais le nom
révélateur de "lignes directrices d'Akwé: Kon," qui, dans la
coutume Mohawk, veut dire qu'il ne faut exclure aucun aspect
et aucun résultat des négociations.
Tirant leur appellation d'une coutume
autochtone, les lignes directrices chercheront également à
s'assurer de la protection du patrimoine culturel, des
cérémonies, des sites sacrés, des systèmes législatifs
coutumiers et des structures politiques des communautés, en
d'autres termes, l'environnement dans lequel le savoir
traditionnel naît et prospère.
"SUI GENERIS" – NOUVELLE APPROCHE DE GENRE
PROPRE
Les lois et les protocoles coutumiers
pourraient également devenir cruciaux pour la réussite de la
mise en place des systèmes sui generis pour la
protection des savoirs traditionnels. Reconnaissant la nature
unique des savoirs traditionnels, les délégués ont exploré les
possibilités de les protéger, en utilisant des approches
innovantes, y compris des instruments non basés sur la
propriété intellectuelle.
Des points d'achoppement ont été rencontrés
dans l'examen du point de savoir si les lois coutumières
devaient être prises en considération ou constituer une plate-forme
pour l'élaboration des systèmes sui generis. Le texte final
des éléments des systèmes sui generis demande aux Parties de
prendre en considération les lois coutumières, mais il
reconnaît également la nécessité du CPCC des communautés
touchées, pour l'accès à leurs savoirs, et affirme leur droit
à accorder ou à refuser l'accès. Les représentants ont
toujours été sceptiques à l'égard de l'intégration des
instruments de droits de propriétés intellectuelles, souvent
utilisés pour mettre les savoirs traditionnels et les
innovations hors de leur contrôle. C'est aussi le cas avec
l'utilisation des registres et des bases de données. Promus
par quelques Parties, comme étant des instruments servant à la
protection des savoirs traditionnels, certains représentants
autochtones les perçoivent comme étant une menace d'accès non-autorisé.
La reconnaissance des droits des communautés, serait-ce dans
des références préambulaires, pourrait calmer certaines
craintes.
TRAVAILLER ENSEMBLE – APPRENDRE LES UNS DES
AUTRES
L'accent placé sur les recommandations de
l'Instance Permanente des Nations Unies sur les Questions
Autochtones (IPQA), récemment établie, a marqué un autre pas
vers la reconnaissance du caractère unique du Groupe de
travail sur l'Article 8(j). Alors que, par le passé,
l'approche de certains gouvernements à l'égard de l'ordre du
jour du Groupe de travail, était basée sur la gestion de
l'information, cette réunion a émis des signaux clairs que le
processus d'évoluer vers une approche de plus en plus basée
sur la considération des droits, en se focalisant sur les
droits territoriaux et culturels comme condition préalable
nécessaire de la protection des savoirs traditionnels. Cette
évolution s'est manifestée dans de nombreuses interventions,
les délégués soulignant que les communautés autochtones et
locales, loin d'être de simples parties prenantes, sont les
détentrices de savoirs et de droits. L'un des indices de cette
évolution, la recommandation du Groupe de travail de
collaborer avec l'IPQA, vient jeter probablement les
fondements d'une approche plus exhaustive pour les questions
des droits environnementaux et humains des autochtones.
NOUVEAUX MODELES DE PARTICIPATION
Le Groupe de travail sur l'Article 8(j) se
distingue des organes similaires des Nations Unies et même de
la CDB. Ses mécanismes procéduraux permettent aux
représentants des autochtones non seulement de négocier sur un
même pied d'égalité, avec les gouvernements, mais également de
désigner des représentants en qualité de coprésidents des
groupes de travail et des comités des Amis du Bureau.
Reflétant la réussite grandissante de cette approche originale,
de nombreuses Parties ont, dans les discussions autour des
mécanismes participatifs, apporté leur soutien à une
proposition canadienne d'intégrer ces mesures pratiques dans
d'autres organes de la CDB. Si acceptée par la CdP, la
recommandation pourrait signifier l'ouverture d'une nouvelle
ère pour l'implication des communautés autochtones et locales
de la CDB, préparant le terrain à la mise en place
d'arrangements similaires dans d'autres instances sur
l'environnement et le développement durable.
UN ESPRIT DE BONNE VOLONTE
Avec moins de deux mois à la disposition
des délégués avant qu'ils ne commencent à préparer leurs
valises pour Kuala Lumpur, la troisième réunion du Groupe de
travail sur l'Article 8(j) est venue faire contraste avec la
récente neuvième réunion de l'organe subsidiaire chargé de
fournir des avis scientifiques, techniques et technologiques
et avec la deuxième réunion du Groupe de travail sur l'APA:
elle s'est déroulée dans un esprit axé sur la résolution des
problèmes. Après avoir tiré avantage des réussites vécues et
des leçons apprises des manquements du passé, les délégués ont
quitté Montréal munis d'outils d'exécution concrets, et pleins
d'espoir et de confiance par l'humeur coopérative et
constructive de la dernière réunion intersessions tenue avant
la CdP-7. Reste à voir si les prières Mohawk parviendront aux
délégués à Kuala Lumpur.
A SUIVRE D'ICI LA CDP-7
REUNION POUR LA DETERMINATION DES QUESTIONS
CONCERNANT LA BIODIVERSITE AU SERVICE DE LA COOPERATION ET DE
L'ECHANGE ENTRE LES PAYS D'AMERIQUE DU SUD: Cette réunion,
organisée par le ministère brésilien de l'environnement, se
tiendra du 15 au 17 décembre 2003, à Brasilia, au Brésil. Pour
de plus amples renseignements, contacter: Fatima Pires Almeida
Oliveira, Ministry of Environment of Brazil; tel:
+55-61-325-3987/5590/ 5774; fax: +55-61-325-5755; e-mail:
fatima.oliveira@mma.gov.br;
Internet:
http://www.mma.gov.br/ingles/sbf/chm/estrateg/apringl.html.
MECANISME D'ECHANGE: ECHANGE DES
EXPERIENCES VECUES DANS SA MISE EN ŒUVRE A L'ECHELON NATIONAL
ET DANS LE DEVELOPPEMENT DE LA COOPERATION SCIENTIFIQUE ET
TECHNIQUE: Cette réunion, organisée par le Secrétariat de
la CDB, se déroulera du 16 au 18 décembre, à Ouagadougou, au
Burkina Faso. Pour plus d'information, contacter: CBD
Secretariat; tel: +1-514-288-2220; fax: +1-514-288-6588;
e-mail:
secretariat@biodiv.org; Internet:
http://bch-cbd.naturalsciences.be/belgium/cooperation/partnership/workshopburdec2003.htm.
TRENTIEME REUNION DU COMITE PERMANENT DE LA
CONVENTION DE RAMSAR: La 30ème réunion du
Comité Permanent de la Convention de Ramsar sur les Zones
Humides se réunira du 12 au 16 janvier 2004, à Gland, en
Suisse. Pour plus d'informations, contacter: Dwight Peck,
Ramsar Convention; tel: +41-22-999-0170; fax: +41-22-999-0169;
e-mail: peck@ramsar.org;
Internet:
http://www.ramsar.org.
REUNION REGIONALE DE L'ECE SUR LA MISE EN
ŒUVRE: Cette réunion régionale, inscrite dans le cadre des
préparatifs de CDD-12, aura lieu les 15 et 16 janvier 2004, à
Genève, en Suisse. Pour les détails, contacter: UN Division
for Sustainable Development; tel: +1-212-963-2803; fax:
+1-212-963-4260; e-mail:
dsd@un.org; Internet:
http://www.un.org/esa/sustdev/csd/csd12/rim.htm.
REUNION REGIONALE PAN EUROPEAN PREPARATOIRE
DE LA CDP-7 DE LA CDB: Cette réunion, organisée par le
Secrétariat conjoint de la Pan European Biological et la
Landscape Diversity Strategy, se tiendra du 19 au 22 janvier
2004, à Madrid, en Espagne. Pour d'autres renseignements,
contacter: Ivonne Higuero, UNEP; tel: +41-22-917-8395; fax:
+41-22-917-8024; e-mail:
ivonne.higuero@unep.ch;
Internet: http://www.unep.org.
REUNION INTERREGIONALE DES PETITS ETATS
INSULAIRES EN DEVELOPPEMENT: La r�union interr�gionale des
petits Etats insulaires en d�veloppement (PEID) aura lieu du
26 au 30 janvier 2004, � Nassau, aux Bahamas. La r�union vise
� pr�parer la R�union Internationale pour l'Evaluation Pleine
et Exhaustive de la Mise en Application du Programme d'Action
pour le D�veloppement Durable des PEID (Programme d'action de
la Barbade), pr�vue du 28 ao�t au 3 septembre 2004, � Maurice.
Pour davantage d'information, contacter: Diane Quarless, UN
Division on Sustainable Development, SIDS Unit; tel:
+1-212-963-4135; fax: +1-917-367-3391; e-mail:
mauritius2004@sidsnet.org; Internet:
http://www.sidsnet.org.
REUNION REGIONALE PREPARATOIRE DE LA
SEPTIEME REUNION DE LA CONFERENCE DES PARTIES DE LA CDB:
La r�union r�gionale pr�paratoire de la CdP-7 se d�roulera,
pour les r�gions Afrique, Asie et Pacifique, et, Am�rique
Latine et Cara�bes, en janvier 2004, les lieux et dates
restent � fixer. Pour plus de renseignements, contacter: CBD
Secretariat; tel: +1-514-288-2220; fax: +1-514-288-6588;
e-mail:
secretariat@biodiv.org; Internet:
http://www.biodiv.org/.
SEPTIEME REUNION DE LA CONFERENCE DES
PARTIES DE LA CDB: La CdP-7 de la CDB se tiendra du 9 au
20 f�vrier 2004, � Kuala Lumpur, en Malaisie. La r�union se
focalisera sur les �cosyst�mes des montagnes, le r�le des
aires prot�g�es dans la pr�servation de la diversit�
biologique, et sur le transfert des technologies et la
coop�ration. Pour d'autres informations, contacter: CBD
Secretariat; tel: +1-514-288-2220; fax: +1-514-288-6588;
e-mail:
secretariat@biodiv.org; Internet:
http://www.biodiv.org/doc/meeting.asp?wg=cop-07.
PREMIERE REUNION DES PARTIES AU PROTOCOLE
POUR LA PREVENTION DES RISQUES BIOTECHNOLOGIQUES: La RdP-1
suivra imm�diatement la CdP-7, et se d�roulera du 23 au 27
f�vrier 2004, � Kuala Lumpur, en Malaisie. Pour de plus amples
renseignements, contacter: CBD Secretariat; tel:
+1-514-288-2220; fax: +1-514-288-6588; e-mail:
secretariat@biodiv.org;
Internet:
http://www.biodiv.org/doc/meeting.asp?wg=MOP-01. |