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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 9 No. 272
Vendredi 12 Décembre 2003
LES FAITS MARQUANTS DU GT-3 SUR L'ARTICLE
8(J):
JEUDI 11 DECEMBRE 2003
Les délégués près de la troisième réunion
du Groupe de travail intersessions, de composition non
limitée, chargé de l'examen de l'application de l'Article 8(j)
et dispositions connexes, de la Convention sur la diversité
biologique (CDB), se sont réunis dans des sessions de
sous-groupes de travail, toute la journée. Le Sous-groupe de
travail I (SGT-I) a examiné le texte des Coprésidents
concernant le rapport de synthèse sur l'état actuel et
l'évolution des connaissances, innovations et pratiques des
communautés autochtones et locales, et le papier de salle de
conférence (PSC) concernant les lignes directrices d'Akwé:Kon
devant encadrer les études d'impact, et le transfert des
technologies. Le Sous-groupe de travail II (SGT-II) a examiné
les textes des Coprésidents, concernant les mécanismes
participatifs et les technologies de restriction de
l'utilisation des ressources génétiques (TRURG), le PSC
concernant les mécanismes participatif et les systèmes sui
generis de protection des savoirs traditionnels, et le
document concernant les TRURG. Une brève session Plénière
s'est tenue dans l'après-midi pour l'évaluation des progrès
accomplis.
SOUS-GROUPE DE TRAVAIL I
RAPPORT DE SYNTHESE: Le Coprésident du
SGT-I, John Herity (Canada), a présenté le texte des
Coprésident concernant le rapport de synthèse sur l'état
actuel et l'évolution des connaissances traditionnelles.
Projets de recommandations: Le CANADA a
suggéré l'insertion, dans le préambule, de références à la
volonté de poursuivre le travail, et au CPCC des détenteurs du
savoir traditionnel.
Au sujet de la première phase du rapport,
la COMMUNAUTE EUROPEENNE (CE) et le BURKINA FASO ont demandé
le rattachement de la collecte des données à la révision du
rapport. Le Liberia, au nom du GROUPE AFRICAIN, a proposé
l'insertion d'une référence aux moyens faisables de collecte
des données, autres que ceux du centre d'échange d'information
(CEI).
Les délégués ont décidé de retenir la
référence à la détermination des avantages et des limites des
registres. Le FIAB a requis l'établissement d'un comité
consultatif autochtone pour aider à l'élaboration du rapport.
Les délégués ont débattu de la nécessité d'une revue par les
pairs et ont accepté la proposition avancée par le BURKINA
FASO et l'UICN, appelant le groupe consultatif autochtone,
prévue dans l'Annexe l'Annexe I de la décision VI/10
concernant les grandes lignes du rapport de synthèse, à
entreprendre cette revue.
Au sujet de la deuxième phase du rapport,
le BURKINA FASO a proposé que des études de terrain soient
entreprises par les parties prenantes, le FIAB demandant
qu'elles soient menées de manière conforme aux directives
communautaires pour l'obtention du consentement à l'entrée et
à la conduite de la recherche.
Au sujet de l'élaboration d'un plan
d'action, la CE, avec le CANADA et l'UICN, a souligné la
nécessité de déterminer les acteurs et les calendriers, et
d'élaborer les éléments annexes avant l'adoption du plan. Les
délégués ont décidé d'inviter les Parties à entreprendre une
action sur les éléments suggérés.
Projet de plan d'action: Le FIAB a
requis, et les délégués ont accepté, la suppression du
chapitre consacré aux définitions. Le Centre du PNUE pour la
surveillance de la conservation a suggéré, et les délégués ont
accepté, que les peuples autochtones, participent à
l'élaboration d'un questionnaire, pour une compilation de
rapports thématiques concernant l'Article 8(j).
Au sujet des indicateurs, les délégués ont
fait objection à l'insertion d'une référence aux données
démographiques autochtones. La CE a mis en garde contre une
élaboration prématurée des indicateurs. Au sujet de l'éthique
devant présider à la recherche, le CANADA a encouragé
l'élaboration et l'utilisation de codes éthiques. Le Pakistan,
au nom du GROUPE ASIATIQUE, a appelé au respect des droits
autochtones dans l'établissement de nouvelles aires protégées.
Les délégués ont débattu d'une proposition
avancée par le Canada, de supprimer le libellé encourageant
une résolution juste et équitable des réclamations des terres.
Ils ont décidé de retenir la référence et d'y stipuler que les
réclamations des terres soient assujetties aux législations
nationales et aux obligations internationales. Le FIAB a
appelé au respect des droits des peuples non contactés ou
volontairement isolés.
Le SGT-I a approuvé le document tel
qu'amendé.
ETUDES D'IMPACT: Le Coprésident Herity
a présenté le PSC concernant le projet de lignes directrices
d'Akwé:Kon (UNEP/CBD/WG8J/3/SWG.I/CRP.2). Le FIAB a expliqué
que Akwé: Kon signifie "tout," et se réfère à la règle
coutumière de n'exclure aucune résultat, en entamant des
négociations.
Projet de recommandations: L'Italie, au
nom des Etats membres de la CE et des pays accédants (UE), a
requis un rappel de la décision VI/7 A, de la Conférence des
Parties (CdP) concernant les lignes directrices encadrant
l'intégration des questions ayant trait à la biodiversité dans
la législation régissant la conduite des études d'impact
environnemental, et le CANADA, de l'Annexe II de la décision
VI/10 concernant les recommandations pour les études d'impact.
L'ARGENTINE et le BRESIL ont suggéré l'insertion, en
préambule, d'un libellé appelant à l'utilisation des lignes
directrices d'une manière compatible avec les obligations
internationales. Le FIAB et le GROUPE AFRICAIN se sont opposés
à l'insertion d'une référence appelant à une compilation des
sites sacrés.
Projet des lignes directrices:
Plusieurs intervenants ont fait objection à une proposition
avancée par le GROUPE ASIATIQUE, de définir les sites sacrés
comme étant des zones déclarées comme telles par les
administrations nationales. Les délégués ont décidé de faire
référence à des zones tenues pour étant d'importance
particulière par les administrations nationales ou les
communautés autochtones et locales.
Le FIAB a proposé, et le CANADA et les
ETATS-UNIS ont appuyé, le maintien de la définition crocheté
du droit coutumier.
Au sujet des études d'impact social, le
KENYA a proposé d'évaluer les aspects socioéconomiques. Le
GROUPE AFRICAIN a requis l'inclusion des aspects économiques
dans toutes les évaluations. Les délégués ont décidé de
retenir le libellé d'origine concernant les études d'impact
social, et de l'interpréter de manière à inclure les aspects
économiques, comme proposé par l'UE.
Les délégués se sont accordés pour stipuler
que les évaluations doivent déterminer les acteurs devant
assumer la responsabilité, la réparation, l'assurance et la
compensation des effets défavorables évitables des projets de
développement.
Au sujet de la participation des
autochtones, le CANADA a déclaré que les communautés devraient
être plutôt invitées, qu'être obligées, à participer. Le FIAB
a requis un enregistrement de son objection au libellé
exigeant le CPCC des communautés lorsque le requiert la
législation nationale. Au sujet du libellé crocheté consacré à
l'articulation des responsabilités juridiques et des questions
juridictionnelles, les délégués ont été d'avis avec une
proposition des BAHAMAS, d'éclaircir les responsabilités
juridiques relatives aux questions soulevées dans la conduite
des évaluations, notamment celles des mesures d'application,
de responsabilisation et de réparation. Le CANADA a suggéré de
demander aux Parties d'inclure les données ayant trait à
l'évaluation, dans leurs rapports nationaux.
Le SGT-I a approuvé les lignes directrices,
telles qu'amendées.
TRANSFERT DES TECHNOLOGIES: Le
Coprésident Herity a présenté le PSC concernant le transfert
des technologies et la coopération
(UNEP/CBD/WG8J/3/SWG.I/CRP.1), recommandant à la CdP-7 de
prendre en ligne de compte les technologies traditionnelles et
innovantes des communautés et, suite à un amendement introduit
par le FIAB, des mécanismes permettant de s'assurer que le
transfert de ces technologies respecte les droits des
communautés. Le SGT-I a approuvé le projet de recommandation
tel qu'amendé.
SOUS-GROUPE DE TRAVAIL II
MECANISMES PARTICIPATIFS: Le
Secrétariat a introduit le texte des Coprésidents concernant
les mécanismes favorisant la participation des communautés
locales et autochtones.
Le CANADA, appuyé par le FIAB, SAINTE
LUCIE, le COSTA RICA et la TANZANIE, a proposé d'encourager
les mécanismes de l'amélioration de la participation des
communautés locales et autochtones à travers tout le processus
de la CDB. Le BRESIL, l'OUGANDA et l'UE y ont fait objection,
citant des motifs d'ordre logistique, financier et procédural.
Les délégués ont décidé d'encourager l'intégration de mesures
pratiques pour l'amélioration de la participation des
communautés, le cas échéant, dans la CdP de la CDB, de
l'OSASTT et des groupes de travail.
Le MEXIQUE, appuyé par CUBA et le FIAB, et
contré par le CANADA, a appelé à garantir le droit des
communautés à l'information. L'OUGANDA a requis le
renforcement, et le FIAB, la garantie, de la participation des
autochtones. Au terme d'un certain débat, les délégués ont
décidé d'annuler la recommandation appelant à optimiser les
opportunités de participation dans d'autres processus
internationaux.
Au sujet de l'invitation des Parties à
intégrer les donn�es concernant la participation
communautaire, dans les rapports nationaux, la NAMIBIE a
propos� d'y inclure les mesures prises et les approches
adopt�es pour l'am�lioration de leur participation.
Au sujet du m�canisme de financement
volontaire pour la participation, l'ARGENTINE, appuy�e par le
BRESIL, le MEXIQUE et l'OUGANDA, a sugg�r� de stipuler qu'il
facilite la participation des communaut�s des pays en
d�veloppement et des pays en transition �conomique. L'UE et la
NOUVELLE ZELANDE, contr�es par l'ARGENTINE, ont propos� de se
r�f�rer � ces communaut�s "en particulier." L'UE, avec la
CHINE, le MEXIQUE, l'OUGANDA et la NAMIBIE, et contr�e par
l'ARGENTINE, a propos� que la CdP prenne en ligne de compte
les pratiques des Nations Unies, dans l'�laboration des lignes
directrices et des crit�res devant encadrer le m�canisme de
financement.
Au sujet du d�veloppement d'un point focal
th�matique ayant trait � l'Article 8(j) dans le cadre du CEI,
la NOUVELLE ZELANDE a sugg�r� de fournir les donn�es dans des
langues appropri�es et accessibles aux communaut�s. Au sujet
de la mise en place de r�seaux de communication, le FIAB a
requis la consultation des communaut�s et, avec l'ARGENTINE,
le BRESIL et l'OUGANDA, a sugg�r� une consultation � travers
les points focaux nationaux.
Dans l'apr�s-midi, le Secr�tariat a
introduit le PSC (UNEP/ CBD/WG8J/3/SWG.II/CRP.2). Le Pr�sident
du Groupe de travail, Hans Hoogeveen (Pays-Bas) a expliqu� les
r�visions apport�es � la proposition canadienne d'am�liorer la
participation des autochtones dans les autres organes de la
CDB. Il a pr�cis� que cette participation devrait �tre
am�lior�e, le cas �ch�ant, de mani�re compatible avec le
r�glement int�rieur. L'ARGENTINE s'est oppos�e � l'insertion
de r�f�rences particuli�res aux autres organes de la CDB.
Le BRESIL et la TANZANIE ont sugg�r�, et
les d�l�gu�s ont accept�, l'am�lioration des capacit�s des
communaut�s en vue de faciliter leur collaboration avec les
institutions nationales de recherche, pour la d�termination
des besoins en mati�re de recherche et de formation. Le
MEXIQUE, l'UE et le FIAB, ont propos�, et les d�l�gu�s ont
accept�, l'insertion d'un libell� appelant � la promotion des
synergies entre les conventions.
Au sujet du m�canisme de financement
volontaire, l'UE et le FIAB, contr�s par l'ARGENTINE, ont
soulign� le besoin de faciliter: la participation des
communaut�s des pays en d�veloppement et des pays en
transition �conomique "en particulier." La r�f�rence a �t�
plac�e entre crochets.
Le SGT-II a approuv� le texte tel
qu'amend�.
TECHNOLOGIES DE RESTRICTION DE
L'UTILISATION DES RESSOURCES GENETIQUES: La Copr�sidente
du SGT-II, Diann Black Layne (Antigua et Barbuda) a pr�sent�
le texte des copr�sidents concernant les TRURG.
Au sujet de l'invitation � �laborer des
programmes de renforcement des capacit�s, le SALVADOR a
soulign� la n�cessit� de proc�der au pr�alable � l'analyse des
besoins et des lacunes.
Au sujet de la recommandation appelant la
CdP-7 � demander au Groupe de travail sur l'Article 8(j), de
proc�der � l'examen du rapport du Groupe sp�cial d'experts
techniques (GSET) sur le TRURG, � sa prochaine r�union, le
SALVADOR a d�clar� que c'est la CdP qui devrait examiner le
rapport. L'UE a demand� que le Groupe de travail proc�de � la
revue des aspects du rapport, ayant trait � l'Article 8(j), et
l'insertion d'une r�f�rence aux d�lib�rations de l'OSASTT-10.
La FAO a attir� l'attention sur les �tudes
qu'elle a consacr�es aux implications des TRURG sur la
biodiversit� agricole, et le BRESIL, l'ARGENTINE et le FIAB
ont propos� de les examiner � la prochaine r�union du Groupe
de travail.
L'apr�s-midi, le SGT-II a examin� puis
adopt� sans amendement, le document UNEP/CBD/WG8J/3/WG.II/L.1.
SYSTEMES SUI GENERIS: Le
Secr�tariat a introduit le PSC concernant les �l�ments
potentiels du syst�me sui generis de protection des
savoirs traditionnels (UNEP/CBD/WG8J/3/SWG.II/ CRP.1).
Pr�ambule: Au sujet de la
reconnaissance du droit des communaut�s d'accorder, de refuser
et de d�terminer le niveau d'acc�s, la CHINE, contr�e par le
FIAB, a d�clar� que ce droit doit �tre assujetti � la
l�gislation nationale, et l'UE, au droit international. Au
sujet de la reconnaissance que l'utilisation permanente des
savoirs traditionnels p�n�tr�s sans le CPCC des communaut�s,
ne doit �tre accord�e qu'avec leur CPCC, l'UE a propos� que
l'utilisation soit assujettie au droit national et
international. La CHINE et la MALAISIE ont demand� le
placement des r�f�rences au droit international propos�es,
entre crochets.
Paragraphes op�rationnels: Au sujet de
la recommandation concernant les travaux futurs du Groupe de
travail sur Article 8(j), les d�l�gu�s ont �t� d'avis avec le
MEXIQUE, d'ins�rer une r�f�rence aux syst�mes et aux mesures
de protection des savoirs traditionnels. Le FIAB, contr� par
le BRESIL, a d�clar� que les arrangements relatifs au partage
des avantages ne devraient �tre mentionn�s que dans les
Annexes renfermant les �l�ments susceptibles de faire parties
int�grantes du syst�me sui generis.
Les d�l�gu�s ont �t� d'accord avec la CE de
supprimer la recommandation appelant � la coop�ration avec
d'autres conventions. Le CANADA a propos� la
suppression de l'Annexe. Les d�l�gu�s ont retenu l'Annexe,
d�cidant qu'elle contiendra les grandes lignes des projets
d'�l�ments.
Le SGT-II a adopt� le PSC, tel qu'amend�.
PLENIERE
Les Copr�sidents du SGT-I, Herity et Earl
Stevenson (Premi�re Nations des Peguis), et les Copr�sidentes
du SGT-II, Black Layne et Lucy Mulenkei (R�seau africain des
femmes autochtones) ont pr�sent� leurs rapports respectifs sur
l'ach�vement des travaux du SGT-I et du SGT-II. Le FIAB a
pr�sent� au Pr�sident du Groupe de travail, Hans Hoogeveen
(Pays-Bas) et le Secr�taire ex�cutif de la CDB, Hamdallah
Zedan, des produits artisanaux autochtones.
DANS LES COULOIRS
Le fait que les travaux aient �t� achev�s
dans les temps impartis et qu'il n'y ait pas eu besoin de
sessions de groupes de contact, a fait dire � l'un des
d�l�gu�s que les participants ont, � l'�vidence, choisi de
passer la soir�e � faire leurs emplettes de No�l au lieu de la
passer dans des sessions de comit�s de r�daction. Evoquant le
cours exceptionnellement tranquille de la r�union, certains
ont confi� craindre de voir des cadeaux explosifs �tre offerts
� la pl�ni�re de cl�ture, comme une proposition de reproduire
le mod�le de participation des autochtones, retenu par le
Groupe de travail sur l'Article 8(j), dans les autres organes
de la CDB.
Dans leur r�flexion sur les discussions de
la semaine, quelques d�l�gu�s ont dit craindre de voir la
dynamique suscit�e par les r�unions pr�c�dentes du Groupe de
travail, s'�vanouir. D'autres, plus optimistes, ont estim� que
c'est l'efficacit� du d�bat qui a permis l'am�lioration de
l'int�gration de la participation des autochtones.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERE: La Pl�ni�re de cl�ture se
tiendra � 10h dans la Salle Pl�ni�re, pour: examiner les
recommandations de l'Instance permanente des Nations Unies sur
les questions autochtones, adopter les recommandations et le
rapport de la r�union, traiter les points divers que les
Parties pourraient soulever, et entendre les d�clarations de
cl�ture.
COMPTE RENDU FINAL DU ENB: Le compte
rendu final du Earth Negotiations Bulletin, contenant
un r�sum� et une analyse de cette r�union, sera disponible en
ligne, d�s le dimanche 14 d�cembre, au
http://www.iisd.ca/biodiv/wg8j-3/. |