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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 9 No. 267
Vendredi 5 Décembre 2003
LES FAITS MARQUANTS DE LA GT-2 SUR L'APA:
JEUDI 4 DECEMBRE 2003
Les délégués prés de la deuxième réunion du Groupe de travail spécial, de composition non limitée, sur l'accès et
le partage des avantages, de la Convention sur la diversité biologique (CDB), se sont réunis dans des séances du matin,
de l'après-midi et du soir des sous-groupes de travail. Le Sous-groupe de travail I (SGT-I) a planché sur le texte du
président concernant un régime international d'accès et de partage des avantages (APA), et sur les textes du Président
concernant: les rapports sur l'expérience acquise avec les
Directives de Bonn; l'utilisation des termes; et les diverses approches pour la mise en œuvre des dispositions
de l'APA de la CDB. Le Sous-groupe de travail II (SGT-II) s'est penché sur le texte du Président concernant le
renforcement des capacités en matière d'APA et sur le papier de salle de conférence (PSR) concernant les mesures
de mise en conformité avec le consentement préalable, en connaissance de cause (CPCC) et les termes mutuellement
approuvés (TMA). Une brève Plénière s'est réunie en fin d'après-midi pour l'évaluation des progrès accomplis.
SOUS-GROUPE DE TRAVAIL I
REGIME INTERNATIONAL D'APA: Le Secrétariat a introduit le
texte révisé du Président concernant le régime
international d'APA.
Préambule: L'Italie, au nom des Etats membres de la CE et
des pays y accédants (UE), et la COMMUNAUTE EUROPEENNE (CE) ont apporté leur appui au libellé appelant à un partage
juste et équitable des avantages et à la souveraineté des
droits sur les ressources naturelles, à condition que le libellé appelant à la facilitation de l'accès soit retenu.
Le Mexique, au nom des PAYS MEGA-DIVERS DE MEME ESPRIT (PMDME), et d'autres intervenants ont suggéré la
suppression du libellé appelant à la facilitation de l'accès. La CE, le JAPON, le CANADA, l'AUSTRALIE et PALAU
s'y sont opposés, et le libellé est resté crocheté.
Le GROUPE AFRICAIN et les PMDME, contrés par le CANADA, l'UE et l'AUSTRALIE, ont requis la suppression du libellé
reconnaissant que certaines Parties et acteurs sont à la fois utilisateurs et pourvoyeurs. Le libellé est resté
crocheté.
Le GROUPE AFRICAIN, les PMDME, ANTIGUA & BARBUDA et PALAU ont fait objection aux références particulières au Traité
international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture (TIRPG), les PMDME
suggérant l'insertion d'une référence générale au organisations et instruments internationaux pertinents. La
CE, la SUISSE, L'ARGENTINE, l'URUGUAY et la JAMAIQUE ont apporté leur appui à la référence au TIRPG. Le libellé de
compromis se réfère à la contribution apportée par les accords liés à la biodiversité, tels que le TIRPG.
Les PMDME et la TANZANIE ont proposé, et les délégués ont accepté, la suppression du libellé appelant à s'assurer de
l'équilibre entre les responsabilités des utilisateurs et celles des pourvoyeurs. L'ARGENTINE et l'UE, contrées par
les PMDME, ont favorisé le maintien de la référence à l'appui réciproque. L'UE, le JAPON, ANTIGUA & BARBUDA et
PALAU ont plaidé pour l'insertion d'une référence à la “souplesse.” Le libellé est resté crocheté.
L'UE et l'AUSTRALIE, contrées par les PMDME, ont souhaité faire état du besoin de poursuivre l'analyse des
instruments et les régimes en vigueur ayant rapport avec l'APA.
La JAMAIQUE et l'AUSTRALIE ont souhaité voir un accent placé sur la précision que le cahier des charges ne doit
pas préjuger du contenu du régime.
Processus des négociations: Au sujet du processus des négociations, le GROUPE AFRICAIN et les PMDME se sont
opposés à la recommandation appelant à la création d'un groupe d'experts. Le GROUPE AFRICAIN, contré par
l'AUSTRALIE, a appuyé l'objectif visant l'adoption d'un instrument juridique contraignant. Le CANADA et l'ORGANE DE
COORDINATION DES ORGANISATIONS AUTOCHTONES DU BASSIN AMAZONIEN ont mis en exergue l'importance de la
participation des autochtones. Le texte est resté crocheté.
Attributions: La CE, le CANADA, CUBA et la JAMAIQUE ont plaidé pour l'insertion d'un chapitre séparé consacré au
processus, proposant une analyse des instruments d'APA existants, de l'expérience acquise avec la mise en œuvre,
et des lacunes. Le chapitre est resté entre crochets.
Nature: Les PMDME et le GROUPE AFRICAIN ont plaidé pour un
régime juridiquement contraignant et, contrés par la CE et
l'AUSTRALIE, ont requis la suppression du chapitre consacré
à la nature du régime.
Les délégués ont approuvé la suggestion des ETATS-UNIS de reformuler le libellé de manière à le rendre compatible
avec la clause 22 de la CDB (Relations avec les autres Conventions internationales). L'INSTANCE AUTOCHTONE
INTERNATIONALE SUR LA BIODIVERSITE (IAIB) a souligné la nécessité de faire référence au droit coutumier et aux
pratiques culturelles traditionnelles.
Portée: Les PMDME et le GROUPE AFRICAIN, contrés par la CE, ont requis le traitement de la question des dérivés des
ressources génétiques. Le JAPON et les ETATS-UNIS ont noté que les dérivés et les produits sont exclus de la portée
des Directives de Bonn.
La CE, l'AUSTRALIE, le GROUPE AFRICAIN, la CHINE et la REPUBLIQUE DE COREE ont proposé une formulation basée sur
l'Article 9 des Directives de Bonn (Portée), stipulant que le régime devrait faciliter l'accès et la promotion et la
sauvegarde d'un partage juste et équitable des avantages. Les PMDME et le GROUPE AFRICAIN ont accepté, à condition
qu'une référence au dérivés y soit insérée. Le paragraphe est resté crocheté.
L'AUSTRALIE a noté que les ressources génétiques situées au-delà des lignes de juridiction nationale sont à
l'extérieur de la portée de la CDB. Les PMDME se sont
opposés aux références portant sur la facilitation de la recherche, la mise en œuvre des objectifs de la CDB, le
fonctionnement du régime, et la participation des parties prenantes. Ces références sont restées crochetées. L'IAIB a
déclaré que le régime ne doit pas être axé uniquement sur la commercialisation des ressources génétiques.
Eléments: La CE a souhaité voir stipuler que les éléments
du régime doivent être inclus sur la base d'une analyse des lacunes. La CE et l'IAIB ont plaidé pour, et les PMDME et
le GROUPE AFRICAIN ont plaidé contre, l'insertion d'une
liste des instruments et processus disponibles liés à l'APA. La COLOMBIE, appuyée par les PMDME, mais contrée par
la CE, a proposé l'insertion d'un libellé sur le besoin de s'assurer d'un partage juste et équitable des résultats de
la recherche. Ces références sont restées crochetées.
Les PMDME ont apporté leur appui, et la CE s'est opposé, à la référence consacrée à l'utilisation des ressources
génétiques, des dérivés et des savoirs traditionnels
associés, dans la bio-prospection au-delà des lignes de juridiction des pays d'origine. Les délégués se sont
accordés sur l'inclusion des mesures favorisant le partage des avantages et ne se sont pas entendus sur les références
portant sur les mécanismes de surveillance, de mise en conformité, d'application et de règlement des différends.
Modalités: La CE s'est opposée à l'inclusion d'instruments
types, parmi les modalités devant être décidées par la CdP-7. Les délégués ne sont pas parvenu à un accord sur la
durée et sur l'étendu du soutien devant être apporté à la
participation des autochtones, mais ils se sont entendus sur la nécessité de promouvoir la participation de toutes
les parties prenantes pertinentes.
Le SGT-I a décidé de transmettre, à la Plénière, le texte amendé crocheté sur le régime d'APA.
RAPPORTS: Les délégués ont approuvé texte du Président
concernant l'expérience acquise avec les Directives de Bonn, suite aux amendements introduits, incluant: une
proposition par le GROUPE AFRICAIN, de reconnaître les
contraintes rencontrées par certains pays en développement à utiliser pleinement les Directives; et une invitation
lancée aux Parties, aux gouvernements, aux communautés indigènes et locales et autres parties prenantes, de
poursuivre la promotion de la mise en application des Directives volontaires de Bonn.
UTILISATION DES TERMES: Les délégués ont approuvé le texte
du Président concernant l'utilisation des termes, et les définitions et/ou glossaire, suite aux amendements proposés
par le GROUPE AFRICAIN, appelant au besoin d'examiner
d'autres termes pertinents, non définis dans le cadre de la CDB, et par la GAMBIE, appelant à prendre note des
difficultés auxquelles sont confrontées certains pays en développement, dans le domaine des technologies de
l'information. Les délégués ont approuvé une demande adressée au groupe de travail sur l'APA, de poursuivre
l'examen de l'utilisation des termes non définis par la CDB et de présenter un rapport, à la CdP.
AUTRES APPROCHES: Les délégués ont approuvé le texte du
Président concernant les diverses approches à considérer, comme établi dans la décision VI/24 B (Autres approches
pour la mise en œuvre des dispositions de la CDB relatives à l'APA), étant entendu que la référence au certificat
d'origine international doive être cohérente avec la formulation adoptée par le SGT-II. Les options liées à la
question de savoir si les soumissions concernant les
approches additionnelles doivent être transmises au Mécanisme d'échange des données ou au groupe de travail sur
l'APA, sont restées crochetées. Les délégués ont, ensuite, adopté le rapport du SGT-I (UNEP/CBD/WG-ABS/2/WG.I/L.1),
moyennant quelques amendements mineurs.
SOUS- GROUPE DE TRAVAIL II
RENFORCEMENT DES CAPACITES: Le Président du SGT-II, Desh
Deepak Verma (Inde) a présenté le texte du Président concernant les besoins en matière de renforcement des
capacités, pour la mise en œuvre des Directives de Bonn. Le
BRESIL a requis l'insertion, en préambule, d'une référence à l'objectif de la CDB de s'assurer d'un partage juste et
équitable des avantages. L'IAIB, appuyé par le BRESIL, SAMOA et SAINTE LUCIE, a requis l'implication des
communautés autochtones et locales dans la coopération internationale et régionale. Les délégués ont accepté de
stipuler que la mise en place d'un régime international
d'APA pourrait nécessiter un renforcement additionnel des capacités.
Au sujet des éléments à considérer dans l'évaluation du projet de plan d'action, le BRESIL a suggéré l'insertion
d'un libellé appelant à prendre en considération la
législation nationale. L'UE a mis l'accent sur la détermination des responsabilités, et sur les besoins et
les contributions des divers acteurs clés.
Au sujet de l'implication des communautés autochtones et locales et de leur approbation, quant aux activit�s de
renforcement des capacit�s et aux inventaires des savoirs traditionnels, le BRESIL, contr� par SAMOA, a sugg�r� une
r�f�rence aux pr�occupations exprim�es par les Parties, outre celles exprim�es par les communaut�s autochtones et
locales. L'UE a soulign� le besoin d'un renforcement des capacit�s dans les domaines du transfert et de l'adaptation
des technologies pertinentes et de la coop�ration.
Les d�l�gu�s ont d�battu de l'opportunit� de faire r�f�rence au lien entre le partage des avantages et les
deux autres objectifs de la CDB, et le groupe a accept� la suggestion de l'AUSTRALIE d'ajouter un paragraphe sur le
renforcement des capacit�s dans le domaine de l'identification d'opportunit�s permettant la promotion de
la conservation et le d�veloppement des utilisations
durables existantes et nouvelles de la biodiversit�. Les d�l�gu�s ont ins�r� aussi, en pr�ambule, une r�f�rence au
programme de travail de l'OSASTT-9 ax� sur le transfert des technologies, tel que sugg�r� par l'UE.
Au sujet du libell� consacr� � l'aide devant �tre apport�e par le FEM � la mise en �uvre du Plan d'action, le
repr�sentant du FEM a pr�cis� que les projets doivent �tre sous la conduite des pays, eux-m�mes, et fond�s sur les
priorit�s nationales. L'Egypte, au nom du GROUPE AFRICAIN, contr�e par l'UE, a propos� l'insertion d'une r�f�rence au
transfert des biotechnologies, dans la phase d'octroi des permis d'acc�s. Apr�s consultations, les d�l�gu�s ont
d�cid� de se r�f�rer au renforcement des capacit�s en mati�re de transfert des technologies, pour permettre aux
pays pourvoyeurs de participer dans les arrangements sur le
partage des avantages, dans la phase de l'octroi des permis d'acc�s. Le SGT-II a approuv� le texte tel qu'amend�.
MESURES DE MISE EN CONFORMITE AU CPCC ET AUX TMA:
Le Pr�sident du SGT-II, Verma, a introduit le PSR concernant les mesures d'appui � la mise en conformit� au CPCC et aux
TMA. Il a attir� l'attention sur nombre de paragraphes crochet�s faisant r�f�rence aux rapports permanents �tablis
avec l'OMPI. Le MEXIQUE a pr�sent� une proposition issue des consultations informelles men�es sur: la coop�ration
avec l'OMPI; le certificat international attestant de l'origine/source/provenance l�gale; et la r�v�lation de
l'origine. Le BRESIL a soulign� que le traitement des DPI ayant trait � la biodiversit�, fait partie du mandat de la
CDB. Le Pr�sident Verma a sugg�r�, et les d�l�gu�s ont accept�, de se r�f�rer � la d�cision VI/20 de la CdP
(Coop�ration avec d'autres organisations, initiatives et conventions), qui reconna�t le r�le de chef de file de la
CDB, dans les questions touchant � la biodiversit�.
Les d�l�gu�s ont d�battu des r�f�rences crochet�es portant
sur le CPCC des, ou le partages des avantages avec, les Parties contractantes pourvoyant les ressources g�n�tiques.
Le BRESIL a insist� sur l'insertion d'une r�f�rence aux
pays d'origine. La COLOMBIE a sugg�r� de se r�f�rer � la fois aux pays d'origine et aux Parties pourvoyant les
ressources g�n�tiques. La CE, le CANADA et l'AUSTRALIE y ont objection, citant les d�finitions et les libell�s
pertinents de la CDB. Les d�l�gu�s se sont accord�s sur une formulation de compromis faisant r�f�rence au CPCC des
Parties contractantes, y compris: les pays d'origine,
conform�ment aux clauses 2 (D�finitions) et 15.3 (ressources g�n�tiques fournies par la Partie contractante)
de la CDB, et les communaut�s autochtones et locales
fournissant les savoirs traditionnels associ�s.
Au sujet des mesures incitatrices visant � encourager les utilisateurs � se conformer aux l�gislations nationales,
les d�l�gu�s ont d�cid� de se r�f�rer aux sch�mas de certification � caract�re volontaire. Les d�l�gu�s se sont
accord�s sur un libell� invitant les Parties � reconna�tre que les savoirs traditionnels �crits ou oraux doivent �tre
pris consid�r�s au titre qui est le leur. Les d�l�gu�s ont d�battu, sans parvenir � un consensus, du libell�
concernant les efforts devant �tre fournis par les communaut�s autochtones et locales pour la mise en place
des m�canismes n�cessaires � l'obtention de l'approbation des d�tenteurs des savoirs traditionnels, de l'acc�s � ces
savoirs. Des crochets restent encore: autour de la r�f�rence au traitement, par le groupe de travail sur
l'APA, des questions ayant trait au certificat
international attestant de l'origine/source/provenance l�gale, et � la r�v�lation de l'origine, dans les
applications des DPI; et autour de la r�f�rence invitant
l'OMPI � traiter des interconnexions entre l'acc�s et les exigences de r�v�lation de l'origine. Le PSR a �t�
approuv� tel qu'amend� et crochet�.
PLENIERE
Le Pr�sident du groupe de travail, Hans Hoogeveen (Pays-Bas) a propos�, et les d�l�gu�s ont approuv�, Diann Black
Layne (Antigua & Barbuda), comme Rapporteur de la r�union. La Pr�sidente du SGT-I, Verleye, et le Pr�sident du SGT-II,
Verma, ont pr�sent� des rapports sur l'�tat d'avancement
des travaux.
L'INSTANCE PERMANENTE DES NATIONS UNIES SUR LES QUESTIONS AUTOCHTONES a attir� l'attention sur sa recommandation
appelant � l'�laboration d'un code �thique et � l'�tablissement d'un groupe de travail.
DANS LES COULOIRS
Le texte du Pr�sident, lourdement crochet�, concernant le r�gime international de l'APA, qui a donn� du fil �
retordre aux d�l�gu�s dans le SGT-I, n'a pas alt�r�
l'esprit d'engagement qui a r�gn� jusque-l�, et les d�l�gu�s y ont travaill� laborieusement tout le long de la
journ�e. En d�pit de propositions explicites de concessions mutuelles, les points d'achoppement n'ont pu �tre
contourn�s, sur les questions des d�riv�s, des certificats d'origine/provenance et de facilitation de l'acc�s, et ont
donn� lieu � une session nocturne bien tardive.
Dans le royaume moins tourment� du SGT-II, les d�l�gu�s ont applaudi l'esprit constructif qui � permis d'aboutir �
l'approbation du texte du Pr�sident, concernant le renforcement des capacit�s. Les chamailleries de l'apr�s-
midi autours des mesures de mise en conformit�, ont r�v�l� l'existence de points de controverse non r�solus sur les
questions de la coop�ration avec l'OMPI, de la r�v�lation de l'origine et des r�f�rences aux pays d'origine, et ont
amen� l'un des d�l�gu�s � y voir une tentative de ren�gocier la CDB.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERE: La Pl�ni�re se r�unira � 10h dans la Salle I,
pour consid�rer les projets de recommandations et les
proc�s-verbaux des sous-groupes de travail, et pour adopter
le rapport de la r�union.
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