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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 9 No. 265
Mercredi 3 Décembre 2003
LES FAITS MARQUANTS DE LA GT-2 SUR L'APA:
MARDI 2 DECEMBRE 2003
Les délégués près de la deuxième session du
Groupe de travail spécial, de composition non limitée, sur
l'accès et le partage des avantages, de la Convention sur la
diversité biologique (CDB), se sont réunis dans des
sous-groupes de travail tout le long de la journée. Le
Sous-groupe de travail I (SGT-I) a entendu lecture des
rapports sur les expériences acquises avec les Directives de
Bonn sur l'accès et le partage des avantages (APA) et a
examiné l'utilisation des termes et des diverses approches
retenues pour la mise en œuvre des arrangements relatifs à
l'APA. Le Sous-groupe de travail II (SGT-II) a traité des
mesures permettant de s'assurer du respect du consentement
préalable, en connaissance de cause (PIC) et des termes
mutuellement approuvés (TMA), y compris le rôle des droits de
propriété intellectuelle (DPI), et du renforcement des
capacités en matière d'APA. Une brève Plénière s'est réunies
en fin d'après-midi pour l'évaluation des progrès réalisés.
SOUS-GROUPE DE TRAVAIL I
RAPPORTS: Le Secrétariat a attiré
l'attention sur la compilation des soumissions concernant
l'APA (UNEP/CBD/WG-ABS/2/ INF/1). La Présidente du SGT-I, Ines
Verleye (Belgique) a invité les participants à faire part de
leurs points de vue sur l'expérience vécue avec les Directive
de Bonn.
La COMMUNAUTE EUROPEENNE (CE), l'ALLEMAGNE
et le CANADA ont parlé de leurs activités de sensibilisation
aux obligations des utilisateurs. La CE a mis en relief les
discussions en cours sur l'exigence de la révélation de
l'origine et sur les schémas de certification. La FRANCE a
attiré l'attention sur les instruments internationaux
pertinents, pour le traitement du respect des obligations.
L'IRLANDE a parlé de son étude de l'état et de l'utilisation
des ressources génétiques, et a plaidé pour la mise en place
de mesures fortes pour les utilisateurs.
L'ALLEMAGE et la NORVEGE ont parlé des
amendements introduits dans leurs législations applicables aux
brevets, pour y inclure la révélation de l'origine,
l'ALLEMAGNE notant que cette exigence n'affectera en rien le
processus d'octroi des brevets. L'IRAN a indiqué qu'un groupe
de spécialistes est en train de déterminer les besoins dans le
domaine de l'APA, a signalé qu'une priorité est accordée au
partage des avantages, par rapport à l'accès, et a appelé à
l'amélioration de la coopération régionale et internationale
en matière d'APA. La NORVEGE et la GAMBIE ont déclaré qu'ils
sont en train de mettre en place une législation propre l'APA.
Le DANEMARK a décrit le régime d'APA proposé par les autorités
du Groenland. L'AFRIQUE DU SUD a déclaré que sa législation
applicable à la biodiversité qui sera promulguée
prochainement, prévoit des licences d'exportation pour les
ressources génétiques. Le CHILI a parlé des efforts fournis
pour la réglementation de la bio-prospection. La TURQUIE a
déclaré que sa législation en matière d'APA englobe des
dispositions consacrées au PIC, aux TMA et à l'accord de
transfert des matériaux.
UTILISATION DES TERMES: Le Secrétariat
a présenté les documents concernant l'utilisation des termes
(UNEP/CBD/WG-ABS/2/2 Section II, INF/1 et
UNEP/CBD/COP-6/INF/40).
La JAMAIQUE et l'Ouganda, au nom du GROUPE
AFRICAIN, ont déclaré que des définitions seront d'une aide
certaine dans l'élaboration de la législation devant régir
l'APA. L'AUSTRALIE, la CE et d'autres intervenants ont déclaré
que les discussions autour de l'utilisation des termes ne doit
pas préjuger des négociations en cours, autour de la question
du régime international. L'ALGERIE a suggéré de réexaminer le
sujet, lorsque le régime international aura été mis en place.
La CHINE a suggéré d'intégrer le travail accompli sur les
termes, dans le processus de négociation du régime
international d'APA.
L'Italie, au nom des Etats membres de la CE
et des pays y accédant (UE), a suggéré que le Secrétariat
procède à la compilation d'un glossaire des termes, d'ici la
CdP-8. Le BRESIL et d'autres pays ont appelé à l'établissement
d'un groupe d'experts sur l'utilisation des termes, après la
CdP-7. Le BRESIL et les TRIBUTS TULALIP ont apporté leur appui
à l'idée d'avoir un glossaire des définitions, qui servirait
de base pour l'élaboration de l'entente commune.
Après les réserves exprimées sur les
questions de représentation et de finance associées à la
convocation du groupe d'experts, plusieurs délégués ont
apporté leur appui aux propositions du Royaume-Uni et des
Etats-Unis appelant à la conduite de consultations par voie
électronique et à l'utilisation d'un mécanisme d'échange
d'informations. Le CANADA et l'ASSOCIATION IXA CA VAA POUR
L'INFORMATION ET LE DEVELOPPEMENT DES POPULATIONS AUTOCHTONES,
ont appelé à l'implication des populations autochtones dans
les consultations. L'OUGANDA, l'ETHIOPIE et ANTIGUA ET BARBUDA
ont parlé des difficultés posées à certains pays et aux
communautés autochtones, à contribuer au débat par voie
électronique. Le délégué de SAINTE LUCIE a suggéré que les
points focaux chargés de l'APA coordonnent les contributions
des parties prenantes. Le BRESIL a suggéré que la CdP-7 charge
le Groupe de travail sur l'APA de décider de la voie à suivre.
Le CANADA a déclaré que la décision concernant la convocation
du groupe d'experts dépendra des résultats de la CdP-7
concernant le régime de l'APA. La SUISSE a recommandé le
recours aux structures disponibles de la CDB.
La Présidente Verleye a indiqué qu'elle
élaborera un texte du Président concernant les modalités
devant encadrer la compilation des définitions et le groupe
d'experts sur l'utilisation des termes.
AUTRES APPROCHES: Le Secrétariat a
introduit son aperçu général sur les approches susceptibles de
complémenter les Directives de Bonn et d'aider les pays dans
la mise en œuvre de l'APA (UNEP/CBD/WG-ABS/2/2 Section III).
Plusieurs délégués ont fait état de leur expérience positive
avec les approches bilatérales et régionales et avec les codes
de bonnes conduites en matière d'APA. La JAMAIQUE a exprimé
son intérêt pour l'adoption du code éthique.
Le BRESIL, LE SALVADOR, la JAMAIQUE et
d'autres intervenants ont apporté leur appui à la proposition
du Mexique appelant à un certificat d'origine international.
Le JAPON a appelé à la conduite d'une étude du rapport
coût-efficacité d'un tel certificat. Reconnaissant le mérite
des certificats, le délégué des ETATS-UNIS a mis en garde
contre l'augmentation des coûts et des délais.
L'ARGENTINE a parlé de la difficulté
d'évaluer l'efficacité de ces approches et le CANADA a
souligné la nécessité de poursuivre la recherche aux fins
d'identifier les lacunes justifiant l'adaptation des approches
actuelles. La CHINE a requis du Secrétariat de la CDB de
fournir une nouvelle compilation des arrangements et des
approches disponibles.
La Présidente Verleye a indiqué qu'un texte
du Président sera élaboré.
SOUS-GROUPE DE TRAVAIL II
MESURES DE MISE EN CONFORMITE AVEC LE PIC
ET LES TMA: Le Secrétariat a introduit les documents
concernant les mesures de mise en conformité
(UNEP/CBD/WG-ABS/2/ 2 Section IV), et les DPI
(UNEP/CBD/WG-ABS/2/3 and INF/ 2).L'ORGANISATION MONDIALE POUR
LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE (OMPI) a présenté son étude
technique sur l'exigence de la révélation de l'origine des
ressources génétiques et des savoirs traditionnels
(UNEP/CBD/WG-ABS/2/INF/4), soulignant le besoin d'une
collaboration entre la CDB et le Comité intergouvernemental
sur la propriété intellectuelle et les ressources génériques,
les savoirs traditionnels et le folklore (CIG).
La BARBADE a attiré l'attention sur les
régulations types de la CITES applicables à l'import et à
l'export. Le MEXIQUE, l'ARGENTINE, le BRESIL, le COSTA RICA et
la COLOMBIE ont apporté leur soutien à l'idée d'un certificat
d'origine légale reconnu à l'échelle internationale. Le NIGER
a souligné la nécessité d'évaluer les coûts de mise en œuvre
des Directives de Bonn. La CHINE a mis en garde contre la
généralisation de la situation des pays. La FAO a noté que les
discussions autour de la mise en conformité dans le cadre du
Traité international sur les ressources phyto-génétiques pour
l'alimentation et l'agriculture. L'UE a décrit les mesures
prises pour: la mise en place d'un réseau des points focaux
chargés de l'APA; la délimitation des responsabilités sociales
du secteur de l'entreprise; l'introduction de la révélation
des pays d'origine dans les législations applicables aux
brevets; et les discussions autour de l'exigence de la
révélation. La NORVEGE a décrit l'approche nordique en matière
d'APA, qui englobe des mesures visant à s'assurer de la
conformité avec les accords internationaux. La JORDANIE a
souligné l'importance des accords de coopération entre les
utilisateurs et les pourvoyeurs. Le CANADA a appelé à de plus
amples renseignements sur les mesures de mise en conformité,
et le Royaume-Uni, sur la mise en application de l'Article 15
(Accès aux ressources génétiques).
CARE EARTH INDIA a souligné la nécessité du
PIC des communautés locales. Le représentant des AMIS DE LA
TERRE, INTERNATIONAL a déclaré que les communautés doivent
avoir le contrôle de leurs ressources. Le FORUM INTERNATIONAL
DES AUTOCHTONES SUR LA BIODIVERSITE (FIAB) a suggéré d'établir
un comité d'experts autochtones sur l'APA.
Droits de Propriété Intellectuelle: Le
CANADA a suggéré de transmettre les questions à caractère
particulier au CIG de l'OMPI. Le DANEMARK a apporté son appui
l'idée d'intégrer les exigences de révélation de l'origine,
dans le droit international régissant les brevets. La SUISSE a
suggéré d'amender le Trait� de l'OMPI pour la coop�ration en
mati�re de brevets.
La FRANCE a appel� � la consid�ration des
effets positifs des DPI sur les capacit�s de l'industrie �
contribuer � la conservation, le d�l�gu� des PAYS-BAS
sugg�rant l'examen des aspects touchant � l'utilisation
durable. L'IRLANDE a accueilli favorablement l'id�e de
poursuivre la discussion autour d'un certificat d'origine �
dimension internationale et a not� que chaque pays devrait
pouvoir d�cider de l'introduction d'exigences de r�v�lation, �
caract�re contraignant. L'AUSTRALIE a apport� son appui � des
exigences � caract�re volontaire. Le d�l�gu� des ETATS-UNIS a
mis en garde contre ses implications administratives et
budg�taires.
La TANZANIE a soulign� le besoin de
m�canismes de suivi appropri�s. Le JAPON a endoss� la
protection d�fensive des ressources g�n�tiques et des savoirs
traditionnels � travers les activit�s du CIG autour de la base
de donn�es et du kit-outil � l'usage des examinateurs des
brevets. L'ARGENTINE a appel� � la consid�ration du caract�re
devancier des savoirs traditionnels. Le BRESIL soulignant que
les registres communautaires ne sont pas requis pour une telle
consid�ration. La CHINE a appel� � un alignement des
obligations des utilisateurs, sur les principes pertinents de
la CDB.
RENFORCEMENT DES CAPACITES: Le
Secr�tariat a introduit le document consacr� au th�me du
renforcement des capacit�s (UNEP/CBD/WG-ABS/2/2 Section V) et
le rapport de l'Atelier des Experts, y compris le projet de
plan d'action (UNEP/CBD/ABS/EW-CB/1/3).
L'UE a soulign� la n�cessit� de synergies
et d'une coordination avec les initiatives des communaut�s
autochtones et locales. Le FOND POUR L'ENVIRONNEMENT MONDIAL
(FEM) a soulign� qu'un financement sera mis � disposition. La
MALAISIE et la TANZANIE a mis en relief le n�cessit� d'une
approche adapt�e aux besoins et � la demande des pays. Notant
qu'aucune responsabilit� ou mesures n'est identifi�e dans ce
projet de texte, la COLOMBIE, le BRESIL et le SENEGAL ont
demand� qu'il soit transmis plut�t � titre de "lignes
directrices" qu'� titre de "plan d'action."
Le BRESIL a propos� d'�largir les
discussions autour du renforcement des capacit�s, au r�gime
international d'APA. Le SENEGAL et le NIGER ont soulign� que
cela risque de retarder l'action � entreprendre dans le
domaine du renforcement des capacit�s. La CHINE a sugg�r� d'y
int�grer l'�change d'exp�riences et la planification � long
terme, la formation et la sensibilisation. Le PAKISTAN a
soulign� le renforcement des capacit�s des institutions
locales et r�gionales et, avec le YEMEN, a mis en relief les
liens avec la mise en �uvre du Protocole de bio-s�curit�. La
JORDANIE et le YEMEN ont soulign� le besoin de nombreux de
pays, d'une assistance financi�re et technique.
Le CANADA a mis l'accent sur la n�cessit�
d'une �valuation, d'un inventaire et de la surveillance des
ressources g�n�tiques et des savoirs traditionnels et, appuy�
par le FIAB, a soulign� que cela devrait s'effectuer sur
invitation des populations indig�nes. L'ARGENTINE et le
MEXIQUE ont d�clar� que le plan d'action n'est pas assez
focalis� sur la mise en �uvre dans les pays en d�veloppement.
Le JAPON a d�crit ses programmes de formation en bio-industrie
et un projet r�gional de recherche sur la biodiversit�. La
NORVEGE a pr�sent� un rapport sur la Conf�rence de Trondheim
sur le transfert des technologies et le renforcement des
capacit�s.
L'UNIVERSITE DES NATIONS UNIES a mis en
exergue l'importance d'avoir des programmes de renforcement
des capacit�s coordonn�s � l'�chelle internationale, pour
l'�laboration des l�gislations nationales r�gissant l'acc�s et
pour la facilitation de la n�gociation des contrats. Le
PROGRAMME DES NATIONS UNIES POUR LE DEVELOPPEMENT a pr�sent�
un rapport sur: les activit�s pertinentes et le besoin
d'accorder une priorit� aux programmes de conscientisation et
d'�valuation, la participation des parties prenantes, la
coordination des r�glements et le renforcement des capacit�s.
Le Pr�sident du SGT-II, Desh Deepak Verma
(Inde) a indiqu� qu'il �laborera un texte du Pr�sident, apr�s
consultations avec les d�l�gations int�ress�es.
PLENIERE
La Pr�sidente du SGT-I, Verleye, et le
Pr�sident du SGT-II, Verma, ont pr�sent� un rapport sur les
progr�s r�alis�s. Le Pr�sident du group de travail, Hans
Hoogeveen (Pays-Bas) a pr�sent� le texte Pr�sident concernant
le r�gime international d'APA, qui englobe une recommandation
appelant la CdP-7 � demander au Groupe de travail sur l'APA,
d'�laborer et de n�gocier un r�gime international dans les
meilleurs d�lais r possibles, et le cahier des charges
clarifiant la nature, la port�e, les �l�ments et les modalit�s
du r�gime.
DANS LES COULOIRS
Pendant que le SGT-I poursuivait les
�changes d'exp�riences avec les Directives de Bonn, plusieurs
pays m�ga-divers de m�me esprit se sont mis � ronger leurs
freins, se lamentant qu'un temps pr�cieux est en train d'�tre
perdu, alors qu'un r�gime international d'APA est fin pr�t �
�tre servi sur un plateau. A la fin, tous les points inscrits
� l'ordre du jour du groupe seront trait�s de mani�re
exp�ditive.
Dans l'intervalle, dans SGT �II, les
d�l�gu�s ont fait part de leur satisfaction quant � dynamique
positive qui a caract�ris� le travail du groupe et se sont dit
confiant de voir les discussions aboutir � des recommandations
concises � l'adresse de la CdP-7. Certains ont comment� la
d�claration de la CE sur la question des DPI, qui signale de
mani�re claire une volont� d'envisager des exigences
contraignantes dans les applications des brevets, notant que
pourrait bien repr�senter une �volution politique majeure dans
une r�gion o� les pays utilisateurs pr�dominent.
Les deux sous-groupes de travail devaient
achever les discussions autours des points inscrits � leur
ordre du jour respectif, en laissant une bonne marge de temps
pour la Pl�ni�re de l'apr�s-midi. Ayant bien avanc� sur la
plupart des questions examin�es, la voie est d�sormais libre
pour entamer le sujet qui leur prendra sans doute des
d�lib�rations nocturnes prolong�es, celui du r�gime
international d'APA.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
SOUS-GROUPE DE TRAVAIL I: Le SGT-I se
r�unira � 11h30 dans la Salle I, pour plancher sur les textes
du Pr�sident concernant: le r�gime international d'APA;
l'utilisation des termes; et les approches diverses.
SOUS-GROUPE DE TRAVAIL II: Le SGT-II se
r�unira � 11h30 dans la Salle II, pour plancher sur les textes
du Pr�sident concernant: les mesures de mise en conformit� et
le renforcement des capacit�s.
PLENIERE: La Pl�ni�re se r�unira � 17h30
dans la Salle I pour l'�valuation des progr�s accomplis. |