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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 09 No. 203
Lundi, 8 Octobre 2001
RESUME DE LA DEUXIEME REUNION
DU COMITE INTERGOUVERNEMENTAL POUR LE PROTOCOLE DE CARTHAGENE
SUR LA BIOSECURITE:
1-5 OCTOBRE 2001
La deuxième réunion du
Comité Intergouvernemental pour le Protocole de Carthagène
sur la Biosécurité (CIPC) de la Convention sur la Diversité
Biologique (CDB) s'est tenue au siège du PNUE à Nairobi, au
Kenya, du 1er au 5 octobre 2001. Prés de 350 participants
venus de 117 pays et 47 organisations intergouvernementales,
non gouvernementales et l'industrie, devaient y ont pris part.
Les délégués se sont
réunis en Plénière et dans deux groupes de travail pour
procéder à l'examen des points à l'ordre du jour émanant
de la CIPC-1, ainsi qu'un certain nombre de nouveaux thèmes.
Le Groupe de Travail I (GT-I) a planché sur: l'échange
d'informations; la manipulation, le transport, l'emballage et
l'identification; le suivi et l'élaboration des rapports; et,
questions diverses nécessaires à la mise en application du
Protocole. De son côté, le Groupe de Travail II (GT-II)
s'est penché sur: le renforcement des capacités; le fichier
d'experts; les directives devant être fournies au mécanisme
de financement; les procédures devant encadrer les processus;
la responsabilités et la compensation; et la conformité aux
obligations. Pour sa part, la Plénière a traité des
questions ayant trait: au Secrétariat, au Règlement
Intérieur; l'ordre du jour de la première Conférence des
Parties (CdP) servant de Réunion des Parties (RdP-1); la
coopération avec la Convention Internationale sur la
Protection des Plantes (CIPP) dans le cadre du point consacré
aux questions diverses; et, les préparatifs de la RdP-1.
Les délégués ont fait
part de leur satisfaction quant aux progrès réalisés au
cours de cette réunion, notant toutefois sa focalisation
prédominante plutôt sur les questions de forme que sur les
question de fond. La CIPC-2 a mit l'accent sur les
préoccupations concernant les domaines du renforcement des
capacités et de l'échange d'information, présentés comme
étant des éléments essentiels pour la ratification du
Protocole et s mise en application au niveau national. Les
débats autour de la documentation devant accompagner les
organismes génétiquement modifiés destinés à
l'alimentation, à la nourriture des animaux ou à la
transformation (OGM-ANT) et des questions de responsabilité
et de compensation, et de conformité aux obligations, ont mis
en exergue les tensions datant de la négociation du
Protocole, se focalisant sur le caractère exact que doit
revêtir le processus de leur traitement.
La CIPC-2 a élaboré des
recommandations en rapport avec les questions inscrites à son
ordre du jour, lesquelles seront transmises à la RdP-1, pour
considération. Dans le cas où le 50ème instrument de
ratification n'est pas déposé d'ici le 8 janvier 2002, les
délégués ont proposé qu'une troisième réunion du CIPC
soit tenue pour le maintien de la dynamique des préparatifs
d'une mise en application effective du Protocole au moment de
son entrée en vigueur.
BREF HISTORIQUE DU PROTOCOLE DE CARTHAGENE
Négociée sous les auspices
du PNUE, La CDB fut adoptée le 22 mai 1992 et entra en
vigueur le 29 mai 1993. Actuellement, la Convention compte 179
Parties. L’Article 19.3 de la CDB permet aux Parties de
considérer la nécessité pour, et les modalités d’un
protocole établissant des procédures dans le domaine du
transfert, de la manipulation et de l’utilisation sans
risques des OGM susceptibles d'avoir des effets adverses sur
la biodiversité et ses composantes.
Le Protocole de Carthagène
sur la Biosécurité traite des conditions du transfert, de la
manipulation et de l'utilisation des OGM susceptibles d'avoir
un effet adverse sur la biodiversité, en tenant compte de la
santé humaine, avec une focalisation sur le transit
transfrontalier. Le Protocole établit la procédure d'un
Accord Préalable en Connaissance de Cause (APCC) pour les
importations d'OGM destinés à être introduits dans
l'environnement. Il intègre également le principe de
précaution et les mécanismes devant encadrer l'évaluation
des risques et la gestion des risques. Le Protocole établit
par ailleurs un dispositif d'échange d'informations sur la
Biosécurité (DEIB) destiné à faciliter le partage des
données, et renferme des dispositions en faveur du
renforcement des capacités et de la mise à disposition de
ressources financières, avec une attention particulière aux
pays en développement et aux pays dépourvus de systèmes
réglementaires intérieurs. Actuellement, le Protocole compte
103 signataires avec cinq Etats ayant ratifié ou accédé au
Protocole.
LA CdP-1 :
La première Conférence des Parties (CdP-1) de la CdP, qui se
tint à Nassau, aux Bahamas, du 28 novembre au 9 décembre
1994, établit le Groupe d’Experts Ad Hoc sur la
Biodiversité, lequel se réunit à Madrid du 24 au 28 juillet
1995. La plupart des experts y favorisèrent la mise en place
d’une structure internationale sur la biosécurité, dans le
cadre de la CDB, et la réunion élabora la liste des
éléments ayant bénéficié d'un soutien unanime et celle
ayant bénéficié d'un appui partiel.
LA CdP-2 :
Durant la CdP-2 qui se réunit à Jakarta, Indonésie, du 6 au
17 novembre 1995, les délégués examinèrent la nécessité
et les modalités d’un protocole. Dans le cadre du débat
autour de l’objectif du Protocole, la CdP adopta un texte de
compromis (Décision II/5) appelant à "un processus de
négociation à développer dans le domaine des conditions du
transfert, de la manipulation et de l'utilisation des
organismes vivants modifiés, un protocole sur la
biosécurité, focalisé sur les mouvements transfrontaliers
des OGM susceptibles d’avoir un effet adverse sur la
diversité biologique". La CdP-2 établit le Groupe de
Travail Spécial sur la Biosécurité ( GTBS) pour
l'élaboration du protocole sur la base des sur les éléments
tirés du rapport de la réunion de Madrid.
LE GROUPE DE TRAVAIL SUR LA
BIOSECURITE : Entre 1996 et
1999, le GTBS se réunit à six reprises, sous la Présidence
de Veit Koester (Danemark). Les délégués consacrèrent les
deux premières réunions à la définition des thèmes et à
l'articulation des positions. A la troisième réunion, tenue
en octobre 1997, les délégués produisirent le texte
préliminaire consolidé devant servir de plate-forme aux
négociations, établirent deux Sous-groupes de Travail
chargés de traiter des principaux articles du Protocole et
formèrent un groupe de contact sur les questions
institutionnelles et les clauses finales. Les quatrième et
cinquième réunions se focalisèrent sur la réduction et
l'affinement des options avancées pour chacun des articles
dans le projet de texte du Protocole. Parmi les sujets qui
s'avérèrent les plus difficiles à résoudre, ceux de la
non-discrimination, des considérations socioéconomiques, de
la responsabilité et de la compensation, de l'approche/du
principe de précaution et de l'inclusion des produits des OGM
ou des matières premières qui s'y rapportent. La dernière
réunion du GTBS (14-22 février 1999 à Carthagène, en
Colombie) était destinée à la finalisation des
négociations autour du Protocole en vue de le soumettre à la
première Réunion Extraordinaire de la Conférence des
Parties (CdP-Ex) prévue immédiatement après la sixième
réunion du GTBS. Mais en dépit d'intenses négociations, les
délégués ne furent pas en mesure de parachever le
Protocole. Leurs désaccords portèrent principalement sur les
questions ayant trait au champ d'action du Protocole, aux
questions touchant au commerce international, et au traitement
des matières premières (les OGM destinés à l'alimentation,
à la nourriture des animaux ou à la transformation –
OGM-ANT).
LA CdP-EX :
La première Réunion Extraordinaire de la Conférence des
Parties (Carthagène, Colombie, 22-23 février 1999) suivit
immédiatement la GTBS-6 sous la conduite du Président de la
CdP-Ex, Juan Mayr, Ministre Colombien de l’Environnement.
Elle chercha, durant deux journées de négociations
ininterrompues, à élaborer un accord sur un paquet de
compromis global. N'y parvenant pas, la CdP-Ex adopta une
décision appelant à la suspension de la réunion et à sa
reprise sur la base de consultations ultérieures. Parmi les
questions restées en suspens: l'inclusion des matières
premières dans le champ d'action du Protocole; le lien du
Protocole avec d'autres accords, et en particulier ceux ayant
trait au commerce international; l'application de la
procédure de l'accord préalable en connaissance de cause,
dans le cadre du principe de précaution; et les exigences en
matière de documentation et d'identification.
LES CONSULTATIONS
INFORMELLES : Trois ensembles
de consultations informelles conduites par le Président de la
CdP-Ex, Mayr, furent tenus pour faciliter les discussions
autour des principales questions en suspens. Lors de la
première consultation informelle 1er Juillet 1999 à
Montréal, au Canada) ant sur une décision du Bureau de la
CdP du 1er juillet 1999, le Président Mayr rencontra les
porte-parole des principaux groupes de négociation, à
savoir: les Pays d’Europe Centrale et de l’Est, L'Union
Européenne, le Groupe de Compromis (Japon, Mexique, Norvège,
Corée du Sud et Suisse), le Groupe de Même Esprit (la
majorité des pays en développement) et le Groupe de Miami
(Argentine, Australie, Canada, Chili, Etats-Unis et Uruguay).
Les groupes y exprimèrent leur volonté politique de
finaliser les négociations et s'accordèrent sur la tenue
d'un autre ensemble de consultations avant la reprise de la
CdP-Ex.
Le deuxième ensemble de
consultations informelles (15-19 septembre 1999 à Vienne, en
Australie) inclut deux journées de concertation au sein des
groupes de négociation, une journée consacrée à des
échanges informels entre les groupes en présence et
deux journées consacrées à des discussions officieuses
entre les groupes. Aux cours de ces deux dernières journées,
les groupes de négociation traitèrent de questions ayant
trait aux matières premières, au lien du Protocole avec d’autres
accords internationaux, au champ d'action du Protocole et à l’application
de la procédure de l'AIA. Les groupes de négociation se
mirent d’accord sur une série basique de concepts
concernant la question des matières premières et celle du
lien avec d’autres accords internationaux, reconnaissant par
ailleurs que des divergences restaient à résoudre sur ces
sujets et sur d'autres encore.
Le troisième ensemble de
consultations informelles (20-23 janvier 2000 à Montréal, au
Canada) eut lieu juste avant la réunion de reprise de la
CdP-Ex. Les deux premières journées de la réunion furent
consacrées à des concertations au sein des groupes de
négociation. Au cours des deux journées suivantes, les
délégués poursuivirent les discussions sur la base des
résultats des Réunions Informelles de Vienne. Ces
discussions furent directement intégrées dans les
négociations de la CdP-Ex de reprise.
LA CdP-EX DE REPRISE :
La CdP-Ex reprit ses travaux une année plus tard (24-28
juillet 1999 à Montréal, au Canada). Au terme de neuf jours
de négociations intenses, ayant inclus des consultations
informelles, les délégués adoptèrent le Protocole de
Carthagène sur la Biosécurité aux premières heures du 29
janvier 2000. Parmi les principaux thèmes débattus: le champ
d'action du Protocole, le lien du Protocole avec d’autres
accords internationaux, le principe de précaution, la
procédure alternative à l'AIA, et la documentation devant
accompagner l'export des OGM-ANT.
La CdP-Ex de reprise
établit également le CIPC, placé sous la présidence de l’ambassadeur
Yang et conseillé par un Bureau, pour l'élaboration des
préparatifs de la première réunion des Parties. La CdP-Ex
demanda également au Secrétaire Exécutif de la CDB d’entamer
les travaux préparatoires à la mise en place du DEIB, et
requit le recours au fichier d'experts devant être désignés
par les gouvernements pour la fourniture des avis et du
soutien nécessaires.
LA CdP-5 : La
CdP-5 (15-26 mai 2000 à Nairobi, au Kenya) engloba une
réunion de haut niveau autour du Protocole, incluant une
Table Ronde Ministérielle sur le thème du renforcement des
capacités pour la facilitation de la mise en application. Au
cours d'une cérémonie spéciale, 67 pays et la Communauté
Européenne procédèrent à la signature du Protocole. La
CdP-5 procéda également à l'examen et à l'adoption du plan
de travail couvrant les deux premières réunions du CIPC.
La CICP-1:
La première réunion du Comité Intergouvernemental (11-15
décembre 2000, à Montpellier, en France) procéda à
l'examen des sujets suivants: Le partage des informations et
le DEIB; le renforcement des capacités; le fichier d'experts;
les procédures de la prise de décisions; la manipulation, le
transport, l'emballage et l'identification; et le respect des
obligations. La réunion fit ressortir "l'Esprit de
Montpellier" comme force positive contribuant à
l'établissement de la confiance et à l'élan politique, et
souligna les questions touchant à la capacité des pays en
développement de mettre en application le Protocole et aux
voies et moyens de parvenir à un DEIB à la fois
opérationnel et accessible. La CIPC-1 conclut ses travaux par
des recommandations appelant à des activités intersessions
et à des rapports de synthèse concernant chacun des articles
de fond devant être examinés au cours de la CIPC-2.
LA REUNION DES EXPERTS
TECHNIQUES SUR LE THEME DE LA MANIPULATION, DE L'EMBALLAGE, DU
TRANSPORT ET DE L'IDENTIFICATION: Cette
réunion d'experts (13-15 juin 2001, à Paris, en France)
procéda à l'examen des besoins et des modalités
nécessaires au développement des mesures concernant la
documentation devant accompagner les OGM, y compris ceux
destinés à une utilisation dans des espaces confinés et à
une introduction intentionnelle dans l'environnement. Les
experts passèrent également en revue les pratiques
nationales et internationales, les règles et les normes
pertinentes au thème de la manipulation, de l'emballage, du
transport et de l'identification, et recommandèrent trois
options concernant ces pratiques, dans le cadre du Protocole:
l'utilisation des pratiques existantes en matière de
documentation fournie par le consignateur de la cargaison;
l'utilisation des systèmes internationaux en matière de
documentation; et l'élaboration d'un nouveau mécanisme de
documentation façonné selon les systèmes existants. Les
recommandations de la réunion seront examinées à la CIPC-2.
LA REUNION D'EXPERTS SUR LE
RENFORCEMENT DES CAPACITES: Cette
réunion d'experts (11-13 juillet 2001, à La Havane, à Cuba)
passa en revue les initiatives en cours en matière de
renforcement des capacités en faveur de la mise en œuvre du
Protocole et l'information reçue par le Secrétariat de la
CDB au sujet du questionnaire concernant le renforcement des
capacités. Les experts procédèrent également à l'examen
des besoins quant aux questions prioritaires en la matière,
ainsi que des approches, des options et des stratégies
nécessaires au traitement de ces questions. La réunion
élabora par ailleurs un projet de "Plan d'Action pour le
Renforcement des Capacités en faveur d'une Mise en œuvre
Effective du Protocole," pour considération par la
CIPC-2. Un atelier d'une journée, co-organisé par le PNUE et
le FEM, fut tenu juste après la réunion d'experts pour
traiter de la question du financement de l'élaboration et de
la mise en application des cadres nationaux relatifs à la
biosécurité.
LA REUNION D'EXPERTS SUR LE
RESPECT DES OBLIGATIONS: Cette
réunion d'experts (26-28 septembre 2001, à Nairobi, au
Kenya) procéda à l'examen des éléments potentiels, des
options, des projets de procédures et de mécanismes, ainsi
que d'une synthèse des points de vue des gouvernements
concernant le régime de la mise en conformité aux
obligations relevant du Protocole. Les recommandations de la
réunion seront transmises à la CICP-2 pour examen
approfondi.
LE GROUPE DE LIAISON DES
EXPERTS TECHNIQUES SUR LE CENTRE D'ECHANGE D'INFORMATIONS SUR
LA BIOSECURITE: Le groupe de liaison
se réunit à deux reprises (19-20 mars 2001, à Montréal, au
Canada; et 27-28 septembre 2001, à Nairobi, au Kenya) pour
poursuivre ses travaux en matière de fourniture de
l'expertise facilitant la mise en application de la phase
pilote du DEIB.
LES REUNIONS REGIONALES:
Des réunions régionales furent convoquées pour l'Afrique
(26-28 février 2001, à Nairobi, au Kenya) et pour
l'Amérique Latine et les Caraïbes (4-7 septembre 2001, à
Lima, au Pérou), pour traiter des questions de renforcement
des capacités, du DEIB et du Mécanisme d'Echange
d'Informations de la CDB.
COMPTE RENDU DE LA CIPC-2
Le Président du CIPC,
l'ambassadeur Philémon Yang (Cameroun) souhaita la bienvenue
aux participants et nota les progrès importants réalisés
dans l'élaboration des éléments clés de la phase pilote du
Centre d'Echange d'Information sur la Biosécurité (DEIB), du
renforcement des capacités et du régime de mise en
conformité aux obligations. L'orateur mit en relief les
domaines nécessitant davantage de développement, notamment
ceux de la responsabilité et de la compensation, du suivi et
de l'élaboration des rapports et du mécanisme de
financement, et souligna que des éléments clairement
définis constitueraient un encouragement à la ratification.
Noah Katana Ngala, Ministre
de l'Environnement de la République du Kenya, souligna
l'importance du Protocole en cette ère de la biotechnologie
qui soulève bien des préoccupations quant à la
biosécurité dans la gestion des OGM et à la minimisation
des risques posés à la santé humaine et à l'environnement.
L'orateur parla également des efforts visant à produire des
lignes directrices nationales et à harmoniser les efforts
régionaux, et appela à la poursuite de la coopération dans
le domaine du renforcement des capacités et à l'entrée en
vigueur du Protocole.
Jorge Illueca, Directeur
Adjoint du PNUE, au nom du Directeur Exécutif, Klaus Töpfer,
parla des activités intersessions tenues à Cuba en juillet
2001, se focalisant sur le renforcement des capacités et sur
le soutien devant être apporté à la mise en place des
cadres nationaux de biosécurité. L'intervenant nota le
besoin de cadres réglementaires et institutionnels nationaux
et la nécessité d'un soutien financier et technique opportun
à leur mise en place.
Le Secrétaire Exécutif de
la CDB, Hamdallah Zedan, fit part de son appréciation à
l'endroit du PNUE et du Kenya pour l'accueil de la CIPC-2, à
l'endroit du Danemark, de l'Italie, du Japon, des Pays-Bas, de
la Nouvelle Zélande, de la Norvège, de la République de
Corée, de la Suède et de la Suisse, ainsi que du Canada, de
Cuba, de la France, du Pérou, du Royaume-Uni et des
Etats-Unis, pour le soutien apporté aux activités
intersessions. L'orateur exprima, par ailleurs, l'espoir de
voir "l'Esprit de Montpellier" qui a régné sur la
CIPC-1 se poursuivre et les processus de ratification,
s'accélérer.
Les déclarations
régionales furent présentées par la BELGIQUE, au nom de
l'UE; le MEXIQUE, au nom du GRULAC; l'ETHIOPIE, au nom du
Groupe Africain; et l'INDE, au nom du Groupe Asiatique. Les
délégués mirent en exergue leur engagement en faveur de la
ratification du Protocole en temps opportun aux fins de
s'assurer de son entrée en vigueur d'ici 2002. Le
représentant de l'Industrie nota les avantages d'une
application appropriée de la biotechnologie. Citant un
récent exemple de pollution génétique survenue dans un
centre d'origine de maïs mexicain, le représentant des ONG
appela à la mise en place d'un régime de responsabilité et
à une définition précise des OGM destinés à
l'alimentation, à la nourriture animale ou à la
transformation.
Le Président Yang
introduisit l'ordre du jour de la réunion (UNEP/CBD/ICCP/2/1)
et nota le calendrier des travaux révisé
(UNEP/CBD/ICCP/2/1/Add.2), qui furent adopté sans
commentaires. François Pythoud (Suisse) et Mohammad Reza
Salamat (République Islamique d'Iran) continueront à
présider respectivement les Groupes de Travail I et II (GT-I
et GT-II). Antonietta Gutiérrez Rosati (Pérou) continuera à
servir de Rapporteur.
Le Secrétariat de la CDB
introduisit le rapport sur les travaux intersessions (UNEP/
CBD/ICCP/2/2). La Plénière devait ensuite aborder
brièvement les points à l'ordre du jour transmis par la
CIPC-1 (l'échange d'informations; le renforcement des
capacités; la manipulation, le transport, l'emballage et
l'identification; et la conformité aux obligations) et les
nouveaux thèmes inscrits à l'ordre du jour de la CIPC-2 (la
responsabilité et la compensation; le suivi et l'élaboration
des rapports; le Secrétariat; les directives devant être
fournies au mécanisme de financement; le règlement
intérieur; et, questions diverses nécessaires à la mise en
application du Protocole).
Les groupes de travail
tinrent des réunions du 2 au 4 octobre. Le GT-I aborda:
l'échange d'informations; la manipulation, le transport,
l'emballage et l'identification; le suivi et l'élaboration
des rapports; et questions diverses nécessaires à l mise en
application du Protocole. Au cours des discussions sur le
thème de la manipulation, transport, emballage et
identification, le GT-I forma un croupe de contact sur
l'Article 18.2(a), lequel se réunit les 3 et 4 octobre. De
son côté, le GT-II traita des thèmes: de renforcement des
capacités; du fichier d'experts; des directives devant être
fournies au mécanisme de financement; des procédures de
prises de décisions; de la responsabilité et de la
compensation; et de la conformité aux obligations. Le GT-II
forma également un groupe de contact sur le renforcement des
capacités, le fichier d'experts et les directives à fournir
au mécanisme de financement, lequel se réunit du 2 au 4
octobre. Par ailleurs, le Président Yang convoqua un groupe
pour débattre des thèmes du Secrétariat et du budget, et
charga Veit Koester (Danemark) de mener des consultations
informelles autour de la question du règlement intérieur de
la RdP. Une brève Plénière fut également convoquée,
l'après-midi du mercredi 3 octobre, pour l'évaluation de
létat d'avancement des travaux des groupes.
Pour chacune des questions
de fond, les groupes de travail devaient élaboré une
recommandation, accompagnée, dans certain cas, des rapports
transmis des réunions intersessions, le tout devant être
attaché au procès verbal final de la CIPC-2, pour examen
approfondi par la RdP-1.Une dernière Plénière se réunit le
vendredi 5 octobre, pour l'adoption des rapports des groupes
de travail, la considération des préparatifs soit de la
CIPC-3 soit de la RdP-1, et le traitement d'un certain nombre
de points additionnels.
Le compte rendu ci-après
passe en revue les points de l'ordre du jour suivant l'ordre
dans lequel ils ont été abordés dans les groupes de travail
et dans la Plénière. Il brosse un tableau sur les
délibérations d'ordre général menées sur chacune des
questions examinées et fournit un bref résumé des
recommandations adoptées devant être soumises à la
considération de la RdP-1.
LE GROUPE DE TRAVAIL I
L'ECHANGE D'INFORMATIONS:
Ce point de l'ordre du jour, relevant de l'Article 20 du
Protocole, traitait de l'élaboration et de l'exécution de la
phase pilote du DEIB. Au cours de la Plénière d'ouverture,
lundi 1er octobre, le Président du GT-I, Pythoud, présenta
deux documents d'information générale: un rapport sur
l'état d'avancement (UNEP/CBD/ICCP/2/9), et une évaluation
technique (UNEP/CBD/ICCP/2/9/Add.1). L'orateur attira
également l'attention sur les deux réunions du Groupe de
Liaison des Experts Techniques sur le DEIB, tenues avant la
CIPC-2 et leurs conclusions.
Au cours des discussions
menées dans le GT-I, mardi 2 octobre, plusieurs délégués
devaient faire part de leur satisfaction des avancées
réalisées durant l'évaluation technique de la phase pilote
du DEIB. Les pays en développement soulignèrent la
nécessité d'un renforcement des capacités, y compris les
composantes équipement, financement, formation et
conscientsation du public.
Le délégué des Etats-Unis
encouragea les pays en développement à utiliser le kit outil
du DEIB pour la détermination des priorités et des besoins
en matière de capacités. L'Inde requit la distribution d'une
version sur CD-ROM du DEIB à l'ensemble des Parties.
Reflétant les conclusions des récentes réunions régionales
consacrées à la phase pilote, il y eu un soutien vigoureux
en faveur de la conduite d'études des besoins et d'activités
d'échanges d'informations aux échelles régionale et
sous-régionale entre les pays du GRULAC. La Lettonie, au nom
de l'ECE, fit l'éloge du site web régional consacré à
l'échnge d'informations sur la biosécurité.
L'UE, le Japon et la
République de Corée mit en relief les progrès réalisés et
les mesures futures devant être entreprises dans les domaines
de l'inter-opérabilité, du formatage commun, des mécanismes
de l'étude comparative des informations entre les pays, des
règles de procédure en matière d'accès et du fichier
d'experts. Le Swaziland indiqua que le DEIB peut être
utilisé comme source légitime d'informations pour les prises
de décisions concernant la CdP et l'Organe Subsidiaire de
Conseils Scientifiques, Techniques et Technologiques (SBSTTA).
Au sujet des langues, la Chine, l'Egypte et le Mali requirent
l'inclusion de toutes les langues utilisées aux Nations Unies
et une attention à la méthode de travail. L'Organisation de
la Santé Mondiale donna un aperçu sur les efforts fournis
conjointement avec la FAO dans la conduite de consultations
d'experts sur l'évaluation de la sécurité alimentaire.
Un texte du Président
résumant les discussions fut distribué le mercredi 3
octobre, et les délégués présentèrent leurs commentaires
et suggestions pour le projet de recommandation. Suite à des
questions sur le caractère de l'annexe proposée sur les
questions techniques associées au DEIB, le Président Pythoud
nota que l'annexe contenait les recommandations émanant des
réunions du Groupe de Liaison qui ne faisaient pas double
emploi avec celles de la CIPC-1. Il y eut également des
requêtes de clarification de la signification de la
responsabilité des correspondants nationaux dite de
"validation" des informations enregistrée au DEIB,
et le groupe accepta une proposition du Canada de remplacer ce
terme par "approbation." L'Argentine, au nom du
GRULAC, souligna la nécessité d'insérer une référence au
besoin d'un financement spécial en faveur de tous les pays en
développement. L'UE, avec la Norvège, proposa l'insertion de
nouveaux libellés: reconnaissant que les principes directeurs
devant encadrer la phase pilote doivent être la
convivialité, la facilité de recherche et l'accès maximum;
reconnaissant le besoin de poursuivre l'élaboration de
formats communs pour la restitution des données; et
requérant du Secrétariat, la poursuite de la coopération
existante avec les organisations internationales, régionales
et sous-régionales, dans le domaine des procédures
décisionnelles et de l'utilisation d'un système
d'identification unique.
Jeudi 4 octobre, le GT-I
passa en revue le projet de recommandation
(UNEP/CBD/ICCP/2/WG-I/L.3). Notant que le groupe de contact
sur l'Article 18.2(a) a suggéré que l'emplacement du
libellé consacré aux bases de données de l'OCDE était plus
approprié dans ce texte, les délégués s'accordèrent sur
l'insertion d'un nouveau paragraphe invitant les organisations
internationales: à mettre à la disposition du Secrétariat,
des systèmes harmonisés d'identification unique pour les
bases de données concernant les OGM; et à faciliter
l'inclusion de l'information pertinente sur les OGM, y compris
celle émanant des pays qui ne sont pas membres de ces
organisations, dans leurs propres bases de données ou dans la
la phase pilote du DEIB. L'Inde s'opposa au libellé stipulant
que la mise à disposition de CD-ROM sur la phase pilote du
DEIB doit être assujettie à la disponibilité des ressources
financières nécessaires, et demanda que cela soit noté.
Moyennant ces ajouts, le GT-I s'accorda sur la recommandation
et le vendredi 5 octobre, la Plénière finale l'adopta sans
commentaire.
La Recommandation:
La recommandation (UNEP/CBD/ ICCP/2/L.5) fait état de la
réussite de la phase pilote du DEIB, reconnaît qu'il s'agit
d'une activité continue et rappelle qu'il doit être, entre
autre, convivial, de recherche facile et compréhensible, et
ouvert à tous les gouvernements. Elle:
-
propose que
l'élaboration soit entreprise de manière conforme à la
seconde note du Bureau sur les questions techniques
associées à la mise en application de la phase pilote,
telles que figurant dans l'annexe;
-
exhorte les
gouvernements à désigner un correspondant national
chargé de l'approbation de l'information enregistrée
dans le DEIB;
-
recommandes que les
gouvernements utilisent le kit-outil dans la conduite des
évaluations nationales des besoins en matière de
renforcement des capacités;
-
encourage la fourniture
d'une aide financière aux pays en développement, aux
pays en transition économique et aux pays centres
d'origine ou de diversité, pour leur permettre d'accéder
et d'utiliser le DEIB;
-
requiert la distribution
de versions CD-ROM, en fonction de la disponibilité des
ressources financières;
-
requiert que le DEIB
facilite l'access au fichier d'experts; et
-
recommande la conduite
d'une évaluation indépendante et transparente de la
phase pilote avant la CdP-6 de la CDB.
L'annexe consacrée aux
thèmes techniques englobent les instructions et les
directives concernant:
-
la mise en place du
portail central, du centre de gestion, de la base de
données centrale et des liens qui s'y rapportent;
-
les liens avec les bases
de données ou les nodules nationaux, régionaux et
internationaux;
-
les formats communs de
l'enregistrement de l'information sur le DEIB;
-
l'élaboration du
kit-outil;
-
la coopération avec
différentes organisations internationales;
-
les alternatives à un
système d'échange d'information basé sur l'Internet;
-
l'accès au fichier
d'experts;
-
l'identification et le
traitement des besoins en matière de renforcement des
capacités;
-
les langues devant être
utilisées; et
-
le suivi et
l'évaluation.
LA MANIPULATION, LE
TRANSPORT, L'EMBALLAGE ET L'IDENTIFICATION:
Lundi 1er octobre, la Plénière entendit un débat d'ordre
général autour du thème manipulation, transport, emballage
et identification (Article 18), mené sur la base de la note
d'information générale (UNEP/CBD/ICCP/2/12). La France et le
Canada introduisirent le rapport de la Réunion des Experts
Techniques sur la Manipulation, le Transport, l'Emballage et
l'Identification des OGM (UNEP/CBD/ICCP/2/12/Corr.1; 13-15
June 2001; Paris, France). La réunion traita des options
permettant d'aider les pays à accomplir leurs obligations
dans le domaine de la documentation en utilisant les systèmes
disponibles ou en élaborant de nouveaux.
Mardi 2 octobre, au cours du
débat du GT-I autour de l'Article 18.2(a) portant sur
l'identification des OGM-ANT et de ses exigences, plusieurs
intervenant devaient appeler à un éclaircissement de la
méthode standard d'identification des OGM-ANT et mit l'accent
sur l'inpératif d'un étiquetage complet et exact. L'Inde
appela à une position standard sur la question de
l'étiquetage à la fois des gènes dominants et des gènes
récessifs. Le Canada nota que les obligations et les
exigences posées aux gouvernements et au secteur privé
doivent être examinées. L'Indonésie, la Malaisie et la
Norvège déclarèrent que l'Article 18.2(a) ne doit pas être
traité différemment que l'Article 18.2(b) portant sur
l'utilisation, et l'Article 18.2(c) pourtant sur
l'introduction intentionnelle dans l'environnement. Le
délégué des Etats-Unis établit une distinction avec
l'Article 18.2(a). La République de Corée nota que les
OGM-ANT nécessitaient une manipulation particulière au
niveau de l'entreposage et du processus de transformation, en
vue de prévenir les fuites dans l'environnement. La Norvège
souligna que la notion "peut contenir" n'est pas
suffisante et qu'un système d'identification unique est
indispensable. L'Iran proposa, et beaucoup y apportèrent leur
appui l'idée, qu'un groupe de contact soit établi pour
l'élaboration des recommandations.
Mercredi 3 octobre, un
groupe de contact sur l'Article 18.2(a), présidé par Eric
Schoonejans (France), fut formé pour l'identification des
éléments qui doivent être traités de manière opportune et
des modalités susceptibles d'encadrer le processus de
discussion de la RdP-1. Le groupe identifia deux éléments
nécessitant d'être traités de manière opportune:
"peut contenir" et "identification
unique." Un groupe régional nota que les deux phrases
figurant dans l'Article 18.2(a) et contenant ces éléments ne
pouvaient pas être dissociées l'une de l'autre. Au sujet des
modalités, plusieurs délégués appuyèrent l'idée de
requérir du Secrétariat, l'élaboration d'un rapport de
synthèse des points de vue et des données fournis par les
gouvernements. D'autres plaidèrent pour la tenue d'une
réunion d'experts techniques, et débattirent: du point de
savoir si elle devait être à composition non limitée; du
point de savoir si elle doit traiter des OGM-ANT en fonction
du fait qu'ils soient destinés à une utilisation dans un
espace confiné ou à une introduction intentionnelle dans
l'environnement; et de disponibilité des ressources
financières. Plusieurs participants s'accordèrent pour dire
qu'elle doit être équilibrée du point de vue de la
représentation régionale, transparente, et inclure un large
éventail d'expertises pertinentes.
Dans la soirée, le groupe
de contact débattirent des éléments susceptibles de figurer
dans le projet de recommandation. Les délégués
s'accordèrent sur un libellé appelant à la soumission de
points de vue et de données par les pays et par les
organisations pertinentes, et à l'élaboration d'un rapport
de synthèse par le Secrétariat. Au sujet de la réunion des
experts techniques, les délégués débattirent du point de
savoir si le group devait examiner l'élément "peut
contenir" uniquement ou à la fois "peut
contenir" et "identification unique." Les
délégués s'accordèrent aussi sur la tenue d'une réunion
sur l'Article 18.2(b) et (c) immédiatement après celle des
experts techniques.
Jeudi 4 octobre, le groupe
de contact se réunit brièvement le matin, et discutèrent
des éléments révisés susceptibles de figurer dans le
projet de recommandation concernant les modalités du
processus d'examen de l'Article 18.2(a). Au sujet de la
recommandation concernant la convocation d'une réunion des
experts techniques, les délégués débattirent des thèmes
devant être considérer au cours de cette réunion. Deux
pays, préférant que l'élément "peut contenir"
soit résolu avant que ne soit entamé le travail sur
l'élément "identification unique," firent part de
leur réserves quant à la disposition stipulant que la
réunion des experts traitera des deux. Le groupe de contact
décida de transmettre au GT-I, le projet de recommandation,
avec ces réserves.
Durant la discussion au sein
du GT-I, le Président Pythoud introduisit un projet de
recommandation fusionné des Articles 18.2(a), (b) et (c)
(UNEP/CBD/ICCP/2/CRP.2). Au sujet de l'Article 18.2(a), et sur
la base des résultats des consultations informelles, le
Président du groupe de contact proposa: l'adjonction d'un
nouveau paragraphe concernant le soutien financier devant
être apporté aux pays en développement pour la mise en
œuvre de l'Article 18.2(a); l'intégration de la
recommandation concernant le système d'identification de
l'OCDE avec les recommandations concernant le DEIB; et
l'introduction de nombre de modifications textuelles dans les
thèmes devant être examinés par la réunion des experts
techniques.
Les délégués
s'accordèrent sur la seconde proposition. Certains
s'opposèrent à la première proposition portant sur le
soutien financier, notant qu'elle pouvait être couverte dans
le cadre de la recommandation consacrée au renforcement des
capacités. Le Secrétariat conseilla d'adresser cette
requête soit au mécanisme de financement soit à d'autres
Parties. Au sujet des articles devant être considérés par
la réunion des experts techniques, plusieurs délégués
soulignèrent que les deux éléments de l'Article 18.2(a)
doivent être examinés. Les délégués ne parvinrent pas à
s'entendre sur le texte amendé, et le Président Pythoud
requit du Président du groupe de contact, la poursuite des
consultations informelles.
Plus tard dans la journée,
le Président du groupe de contact présenta au GT-I, un
rapport sur les résultats des consultations informelles,
notant l'adjonction au travail de la réunion du groupe
d'experts, d'un nouvel élément consacré à l'utilisation de
l'information fournie dans le rapport du Secrétariat
synthétisant les points de vue des gouvernements quant à la
mise en application de l'Article 18.2(a). Les délégués ne
réussirent pas à s'accorder sur le nouvel amendement et, sur
recommandation du Président Pythoud, décidèrent d'utiliser
le texte d'origine discuté lors de la réunion du groupe de
contact tenue le matin, comme projet de recommandation. Deux
pays firent part de leur réserves à ce sujet. Les
délégués s'accordèrent aussi sur l'insertion d'un chapeau
au projet de recommandation, requérant du mécanisme de
financement du Protocole, la considération de la fourniture
de ressources financières aux pays en développement, pour la
mise en œuvre de l'Article 18.2(a).
S'agissant de l'Article
18.2(b) et (c), le GT-I discuta des options en matière de
documentation, le mardi 2 octobre. La plupart des intervenants
apportèrent leur appui à l'utilisation des systèmes de
documentation existants tout en travaillant à l'élaboration
d'un nouveau système international adapté aux exigences de
la clause. L'UE nota que l'éventuel nouveau système est
susceptible d'identifier et de combler les lacunes observées
dans les systèmes en vigueur. La Jamaïque et la Norvège
soulignèrent l'importance d'une application de
l'identification scientifique unique à tous les cas
d'espèce, pour s'assurer de la justesse des réclamations. Le
Japon déclara que la documentation doit être simple et
uniforme et doit comporter toutes les données nécessaires à
une prise de décision. Plusieurs délégués déclarèrent
préférer l'option de l'utilisation d'un document
d'accompagnement fourni par consignateur et/ou requis par les
systèmes internationaux en vigueur en matière de
documentation.
Jeudi 4 octobre, le GT-I
débattirent du point de savoir quel modèle le Secrétaire
Exécutif devrait préparer pour considération par la
réunion des experts techniques. Les délégués décidèrent
de remplacer "documentation modèle" par
"gabarit modèle" et de retenir deux options: une
documentation taillée sur les systèmes disponibles; ou une
documentation intégrée dans les systèmes internationaux
existants. Les délégués décidèrent aussi d'ajouter un
chapeau demandant au mécanisme de financement du Protocole
d'envisager la fourniture d'un soutien financier aux pays en
développement pour la mise en œuvre de l'Article 18.2(b) et
(c).
Vendredi 5 octobre, au cours
de la dernière Plénière, l'Australie et les Etats-Unis
firent part de leur volonté de faire un effort pour le
retrait de leurs réserves concernant le projet de
recommandation. Le Président Yang préféra procéder sans
nouvelle consultation et le projet de recommandation sur
l'Article 18.2(a), (b), et (c) fut adopté tel quel.
Les Recommandations:
Au sujet de l'Article 18.2(a), la recommandation
(UNEP/CBD/ICCP/2/L.9) requiert du Secrétaire Exécutif, la
convocation d'une réunion d'experts techniques pour l'examen
des modalités de la mise en application des conditions
contenues dans la première phrase de l'Article 18.2(a)
("peut contenir") avant l'entrée en vigueur du
Protocole, et l'identification des questions devant être
traitées par delà l'entrée en vigueur, dans le cadre de
l'élaboration de la décision à laquelle il est fait
référence dans l'Article 18.2(a). La réunion doit
présenter ses recommandations à la RdP-I. La recommandation
requiert également des pays et des organisations
internationales, la soumission au Secrétaire Exécutif, de
leurs points de vue et des données pertinentes concernant la
mise en application de l'Article 18.2(a), et demande au
Secrétaire Exécutif, l'élaboration d'un rapport de
synthèse.
Au sujet de l'Article
18.2(b) et (c), la recommandation invite plusieurs
organisations internationales à fournir un avis sur leur
aptitude à aider les Parties à faire face aux exigences de
l'Article 18. Elle requiert du Secrétaire Exécutif, la
convocation d'une réunion d'experts techniques pour l'examen
de la question de la documentation devant accompagner les OGM
destinés à une utilisation en milieu confiné et les OGM
destinés à une introduction intentionnelle dans
l'environnement, et celle des interconnexions avec l'Article
18.3. Elle requiert aussi du Secrétaire Exécutif,
l'élaboration d'un gabarit modèle pouvant être utilisé
sous forme adaptée au systèmes existants ou sous forme
intégrée à la documentation internationale disponible, pour
considération par la réunion des experts techniques, qui
pourrait décider d'en faire une plate forme de discussion.
LE SUIVI ET L'ELABORATION
DES RAPPORTS: Le lundi 1er octobre,
au cours de la Plénière d'ouverture, le Président Yang
introduisit le document UNEP/CBD/ICCP/2/4, portant sur
l'Article 33. L'Ethiopie, au nom du G-77/Chine, souligna que
la question est essentielle pour la mise en application du
Protocole et qu'elle est étroitement liée au renforcement
des capacités. L'UE recommande que les premiers rapports
nationaux soient soumis dans les meilleurs délais possibles
après l'entrée en vigueur du Protocole. La Norvège déclara
que les premiers rapports nationaux doivent être soumis au
plus tard avant la RdP-2, et que son format doit être
intégré aux conclusions de la RdP-1. L'Australie approuva la
périodicité proposée dans le document pour la soumission
des rapports et indiqua que le format des rapports doit être
simple et exhaustif.
Mardi 2 octobre, dans le
GT-1, le Lesotho, au nom du Groupe Africain, souligna que la
simplicité du format des rapports ne doit en rien en
compromettre la qualité. L'Argentine appela à des
financements au profit des pays en développement pour
l'élaboration des rapports. L'Inde requit des programmes de
formation. L'Australie et les Etats-Unis notèrent que le
format des rapports a besoin d'être amélioré. L'UE
encouragea les gouvernements à fournir, par écrit, leurs
commentaires concernant le format. La Chine nota que les
rapports ne doivent pas être utilisés pour une comparaison
entre les activités de mise en application des Parties.
Mercredi 3 octobre, la
Jamaïque et la Lettonie, au nom de l'ECE, requirent
d'adjonction de références respectives aux pays en
transition économique et aux PEID. L'UE suggéra la
prévision d'un rôle pour la commission chargée de la
conformité aux obligations et pour le fichier d'experts, mais
l'Australie et le Canada désapprouvèrent. L'UE proposa que
le format et la fréquence des rapports soient maintenus sous
étude et le Canada suggéra que cela se fasse une fois tous
les quatre ans, avec un rapport intermédiaire tous les deux
ans, après l'entrée en vigueur du Protocole.
Jeudi 4 octobre, le
Président du GT-I présenta le projet de recommandation
UNEP/CBD/ICCP/2/WG-I/L.2, qui fut accepté sans amendement. Le
vendredi 5 octobre, la Plénière entérina la recommandation.
La Recommandation:
Le texte final (UNEP/CBD/ICCP/2/ L.3) appuie le format
général contenu dans le document UNEP/ CBD/ICCP/2/4, et
invite les gouvernements à soumettre par écrit leurs
commentaires concernant le format provisoire, en vue de son
amélioration. Il recommande à la RdP-1 d'établir les lignes
directrices devant encadrer l'élaboration des rapports dans
le cadre de l'Article 33, et aux Parties, de soumettre leurs
rapports tous les quatre ans, dans l'une des langues des
Nations Unies, à la fois dans une version imprimée et une
version électronique. Il recommande en outre que les rapports
soient soumis 12 mois avant la RdP et que les questions de
format et de fréquence restent à l'étude.
CONSIDERATION DES QUESTIONS
DIVERSES: Dans le cadre de ce point
de l'ordre du jour, les délégués traitèrent de questions
diverses nécessaires à une mise en application efficace du
Protocole. Au cours de la Plénière d'ouverture, lundi 1er
octobre, le Président Yang introduisit le document
UNEP/CBD/ICCP/2/7, qui renferme les éléments préliminaires
susceptibles de figurer dans la recommandation concernant
l'établissement du programme de travail à moyen terme.
Durant les discussions
initiales autour des éléments de la recommandation, l'UE mit
l'accent sur les questions ayant trait aux systèmes
d'identification, à l'évaluation et à la gestion des
risques, au soutien mutuel avec d'autres organes pour assurer
la coopération, aux non-Parties, aux structures
institutionnels de base, aux partenaires et aux réseaux
régionaux, à la conscientisation et à la participation du
public, et aux considérations socio-économiques. L'Ethiopie,
au nom du G-77/Chine, requit que les Etats agissent de
manière harmonieuse avec le Protocole avant son entrée en
vigueur, lorsque des cargaisons contenant des OGM sont
envoyées aux pays en développement. Le Japon, avec la
Nouvelle Zélande, souligna le besoin de clarifier la
distinction entre OGM destinés à une utilisation en milieu
confiné et les OGM destinés à une introduction dans
l'environnement, aux fins de s'assurer du respect des
obligations et d'éviter d'éventuels litiges commerciaux dans
le futur. Les délégués mirent également en exergue: le
caractère et l'étendue des responsabilités des Parties
exportatrices en matière de notification; les directives
concernant le suivi et l'élaboration des rapports; et la
coopération entre les activités inscrites dans le cadre du
Protocole et la Commission Intérimaire sur les Mesures
Phytosanitaires (CIMP) du GIEC.
Au cours d'un bref débat
tenu mardi 2 octobre, le Canada et le Japon suggérèrent la
fourniture de directives précises, y compris d'exemples, pour
la mise en application et la classification. L'Australie nota
la nécessité de se conformer aux normes nationales et appuya
l'idée de donner au GIEC l'occasion d'étudier le document et
d'apporter une contribution au plan stratégique de la CDB. Un
texte du Président fut élaboré puis soumis à la revue du
GT-I, jeudi 4 octobre. Au sujet du libellé invitant les
gouvernements à soumettre leurs commentaires concernant les
questions nécessitant directives et clarifications durant les
processus de ratification et d'exécution du Protocole, le
Canada proposa un libellé de rechange se référant aux
"mécanismes éventuels devant encadrer la considération
des thèmes, l'échange des points de vue, la fourniture de
directives." Les Etats-Unis suggéra la suppression de la
liste des questions éventuelles nécessitant directives et
clarifications, qui comprend: la classification des OGM par
catégorie; l'évaluation des risques et la gestion des
risques; l'établissement de règles harmonisées pour les
systèmes d'identification unique; et les transits
transfrontaliers entre Parties et non Parties. La Jamaïque
déclara que les questions pourraient être listées avec la
mention "entre autres." L'Australie préféra la
suppression du paragraphe entier, compte tenu du fait qu'il
risque de laisser la voie ouverte à la renégociation des
définitions et des libellés du Protocole. Le Président
Pythoud demanda qu'un groupe informel restreint travaille à
la résolution.
Au sujet des critères
devant encadrer l'élaboration des points de vue sur les
thèmes à inclure dans le programme de travail à moyen terme
pour la RdP, l'Australie préféra voir ces points de vue
être soumise plutôt trois mois avant la RdP-1, que d'ici le
15 janvier 2002. Le délégué des Etats-Unis appela à un
éclaircissement de la clause consacrée aux directives
concernant les effets socio-économique, et, avec d'autres
délégués, suggéra harmoniser cette référence, et une
autre, consacrée à la promotion de la conscientisation et à
la participation du public avec le texte du Protocole. Une
divergence de points de vue fit surface sur les deux
références, l'Australie et le Brésil appelant à leur
suppression et plusieurs autres pays plaidant pour leur
maintien.
L'après-midi, après des
discussions informelles, les délégués procédèrent à
l'examen d'une version révisée du texte sous forme de projet
de recommandation (UNEP/CBD/ICCP/1/WG.I/CRP.1). Aucun accord
n'a pu être réalisé sur la liste des thèmes nécessitant
directives et clarifications. L'Australie et les Etats-Unis
réitérèrent leur position, préférant la suppression de la
liste et plusieurs autres pays plaidèrent pour son maintien.
Après un certain débat autour de diverses formulations
qualifiant son insertion, le Président Pythoud proposa un
libellé stipulant que les questions étaient
"présentées, dans la réunion, comme des exemples de ce
qui est susceptible d'être traité par de tels
mécanismes." Après un nouveau débat qui n'a abouti à
aucun accord, la liste fut laissée entre crochets et le reste
de la recommandation fut approuvé.
Vendredi 5 octobre, au cours
de la Plénière finale, l'Australie, le Canada, le Japon et
les Etats-Unis firent part de leur volonté de travailler à
la recherche d'une solution qui permettrait la suppression des
crochets placés autour de la liste. Le Président Yang
préféra procéder à l'adoption de la recommandation avec
les crochets.
La Recommandation:
La recommandation (UNEP/CBD/ ICCP/2/L.7) invite les
gouvernements à soumettre au Secrétaire Exécutif, d'ici le
15 janvier 2002, leurs commentaires concernant les mécanismes
devant servir à promouvoir la considération des thèmes,
l'échange des points de vue, et le cas échéant, la
fourniture des directives concernant les questions
nécessitant une clarification, émanant des processus de
ratification et de mise en application du Protocole, pour
inclusion dans un rapport de synthèse. Les thèmes
susceptibles d'être abordés – le classement des OGM par
catégorie, l'évaluation des risques et la gestion des
risques, l'établissement de règles harmonisées pour les
systèmes d'identification unique, et les transits
trans-frontières avec les non Parties – restent entre
crochets. La recommandation requiert également que les points
de vue des pays sur le programme de travail à moyen terme,
soient fournis au Secrétaire Exécutif, trois mois avant la
RdP-1, lequel programme doit traiter, entre autres:
-
les thèmes stipulés
dans le Protocole pour considération par la RdP-1;
-
les thèmes qui
nécessitent d'être traités dans le cadre d'un
calendrier précis, après l'entrée en vigueur du
Protocole, y compris les exigences concernant la
documentation devant accompagnée mes OGM-ANT, le
règlement intérieur en matière de responsabilité et de
compensation, et l'évaluation de l'efficacité du
Protocole; et
-
les questions diverses
soumises pour considération, dont celles de la
cooperation avec d'autres organisations pertinentes, la
facilitation de la conscientisation et de la
sensibilisation du public quant aux risques posés par les
OGM, et les recherches concernant leurs effets
socio-économiques.
En outre, la recommandation:
encourage la désignation de correspondants nationaux et
d'autorités compétentes nationales; invite a la soumission
des instruments de ratification; et invite à la soumission
des contributions à l'élaboration du plan stratégique de la
CDB, en particulier, sur les éléments préliminaires
relatifs au Protocole.
LE GROUPE DE TRAVAIL II
LE RENFORCEMENT DES
CAPACITES: Au sujet de l'Article 22
du Protocole, lundi 1er octobre, la Plénière entendit des
rapports sur: la Réunion des Experts sur le Renforcement des
Capacités (11-13 juillet 2001, à la Havane, à Cuba);
l'Atelier International sur le Soutien Financier des Cadres
Nationaux de Biosécurité (14 juillet 2001, à la Havane, à
Cuba); et les ateliers régionaux. Le Groupe Consultatif sur
la Recherche Agricole Internationale (CGIAR) et l'Institut
Edmonds mirent l'accent sur les efforts fournis dans le
domaine de la recherche en matière de biosécurité. La
Norvège, suivie par plusieurs autres pays, souligna la
nécessité d'une assistance dans le processus de
ratification.
Mardi 2 octobre, le
Secrétariat introduisit le document UNEP/ CBD/ICCP/2/10. Le
document englobe le report de la Réunion des Experts sur le
Renforcement des Capacités, assorti de son Projet de Plan
d'Action, le Kit Outil d'exécution et une Séquence des
Actions.
Le GT-II mena un débat sur
la plate-forme du Projet de Plan d'Action. L'UE, appuyée par
plusieurs pays, souligna la nécessité d'une coordination
entre toutes les entités pertinentes, ainsi que le besoin
d'une identification des synergies entre les différentes
initiatives. La Namibie, au nom du Groupe Africain, et
d'autres pays, suggérèrent la prévision d'une certaine
souplesse en fonction des besoins de chacun des pays. Les pays
mirent également l'accent sur: le soutien du FEM aux
initiatives régionales et aux ateliers de formation;
l'efficacité des systèmes de contrôle des frontières; les
besoins nationaux et régionaux; et l'insertion d'une
référence au mécanisme de financement dans le Projet de
Plan d'Action. Les délégués mirent également en relief la
nécessité d'un renforcement des capacités, entre autres
dans les domaines du DEIB, le suivi et la conformité aux
obligations, l'infrastructure scientifique, les situations
d'urgence et la ratification.
Le débat eut lieu dans le
groupe de contact, du 2 au 4 octobre. Le Président du groupe
de contact, Martha Kandawa-Schulz (Namibie), soumit son
rapport au GT-II le jeudi 4 octobre. Il y présenta un projet
de recommandation, lequel fut approuvé moyennant quelques
modifications textuelles mineures. Le vendredi 5 octobre, la
Plénière finale adopta la recommandation sans commentaires.
La Recommandation:
Le texte final (UNEP/CBD/ICCP/2/ L.11) comprend une
recommandation, un Plan d'Action du Renforcement des
Capacités pour une Mise en Application Efficace du Protocole
et la Séquence des Actions. La recommandation:
-
accueille favorablement
les initiatives entreprises dans le domaine du
renforcement des capacités, par le PNUE, le FEM et
d'autres;
-
endosse le Plan d'Action
annexé et invite toutes les entités pertinentes à
entamer la mise en application;
-
recommande que la RdP
requière du FEM, la prise en considération du Plan
d'Action dans la mise à disposition de son assistance; et
-
requiert du Secrétaire
Exécutif, l'élaboration d'un mécanisme de coordination
de sa mise en œuvre en vue de promouvoir les partenariats
et optimiser les complémentarités et les synergies entre
les initiatives de renforcement des capacités, et la
préparation d'un rapport sur l'état d'avancement de la
mise en application, sur la base des soumissions faites
par les pays, pour considération par la RdP.
Le Plan d'Action comprend
deux chapitres consacrés: aux objectifs; aux éléments
nécessitant une action concrète; les processus/mesures; la
mise en application; et le suivi et la coordination pour
éviter la duplication des efforts et identifier les lacunes.
L'objectif en est de faciliter et de soutenir le renforcement
des capacités pour la ratification du Protocole et une mise
en œuvre efficace à tous les niveaux, l'identification des
besoins, les priorités, les mécanismes de mise en
application, et les sources de financement. Les éléments
clés comprennent:
-
le renforcement des
capacités institutionnelles;
-
le développement et la
formation des ressources humaines;
-
l'évaluation des
risques et autre expertise scientifique et technique;
-
la gestion des risques;
-
la conscientisation, la
participation et la sensibilisation;
-
l'échange
d'informations, y compris la pleine participation dans le
DEIB;
-
la collaboration
scientifique, technique et institutionnelle à tous les
niveaux;
-
le transfert des
technologies; et
-
l'identification.
les processus/mesures
comprennent:
-
la détermination des
besoins en matière de capacités;
-
le classement
prioritaire des éléments clés par chacun des pays,
avant la RdP-1;
-
les séquences de
l'action, y compris les calendriers de l'opération du
renforcement des capacités, avant la RdP-1;
-
l'identification des
points forts et des lacunes des initiatives de
renforcement des capacités lancées par les donateurs;
-
l'amélioration de
l'efficacité et de l'adéquation des ressources
financières fournies par les donateurs aux pays en
développement;
-
l'impulsion des
synergies et la coordination des initiatives; et
-
l'élaboration
d'indicateurs pour l'évaluation des mesures de
renforcement des capacités.
Dans le cadre de la mise en
application, les activités aux niveaux national,
sous-régional, régional et international sont décrites. Ces
activités englobent, entre autres:
-
la mise en place de
cadres de régulation nationaux;
-
le renforcement des
capacités institutionnelles, administratives,
financières et techniques;
-
la participation de tous
les acteurs sociaux;
-
l'élaboration de
mécanismes de suivi et de mise en conformité aux
obligations;
-
la mise en place
d'arrangements de collaboration régionaux, de centres
d'excellence et de formation, et de sites web régionaux;
-
un fonctionnement
efficace du DEIB; et
-
l'élaboration et
l'utilisation effective du fichier d'experts.
Un rapport sera élaboré
par le Secrétaire Exécutif et soumis à la RdP-1, concernant
les activités de mise en application, sur la base des
soumissions des pays.
La Séquence des Actions
porte sur des activités aux niveaux national, régional,
sous-régional et international, reconnaissant que les Parties
doivent décider de la séquence nécessaire à la
ratification et à la mise en application du Protocole, en
fonction de leurs besoins nationaux.
LE FICHIER D'EXPERTS:
la discussion autour du fichier d'experts concernant l'aspect
renforcement des capacités, eut lieu mardi 2 octobre, sur la
base du Projet des Lignes Directrices Intérimaires figurant
dans le document UNEP/CBD/ICCP/2/10/Add.1. Alors que de
nombreux délégués y apportèrent leur appui, l'Australie et
les Etats-Unis déclarèrent que le débat a besoin d'être
approfondi. Le Brésil et d'autres pays appelèrent à un
fonds séparé pour les activités des experts. L'UE proposa
de requérir un financement du FEM en plus des contributions
volontaires fournies par les pays.
Le Débat eut lieu, ensuite,
dans un groupe de contact du GT-II, du 2 au 4 octobre. Le
Président du groupe de contact, Kandawa-Schulz (Namibie)
présenta au GT-II, le jeudi 4 octobre, un rapport assorti une
recommandation. La recommandation fut approuvée moyennant
quelques modifications mineures, et adoptée sans outres
commentaires lors de la Plénière final, le vendredi 5
octobre.
La Recommandation:
Le texte final (UNEP/CBD/ICCP/2/ L.12) comprend: une
recommandation; les Lignes Directrices Intérimaires; le
formulaire de désignation; et une liste indicative des
domaines nécessitant le conseil et le soutien.
Elle recommande que:
-
la RdP adopte les Lignes
Directrices Intérimaires;
-
les pays les utilisent
en attendant leur adoption;
-
les pays soumettent
leurs nominations d'experts;
-
le Secrétaire Exécutif
exécute les fonctions spécifiées dans les Lignes
Directrices Intérimaires et élabore un rapport sur
l'état d'avancement de la mise en application, pour
considération par la RdP;
-
un fonds volontaire soit
établi, dont la phase pilote doit être élaborée par le
Secrétaire Exécutif;
-
le mécanisme de
financement du Protocole détermine son rôle potentiel;
et
-
le Secrétaire Exécutif
obtienne des soumissions sur le soutien financier et en
fournisse une compilation à la CdP-6.
les Lignes Directrices
Intérimaires renferment des chapitres sur:
-
le mandat du fichier
d'experts;
-
son administration par
le Secrétariat;
-
l'accès à travers le
DEIB et des publications annuelles;
-
l'adhésion, y compris
les conditions, le mécanisme, le nombre maximum de
nominations, la représentation équilibrée des sexes et
des régions, les renseignements requis concernant les
experts, et l'implication des institutions indépendantes;
-
le champ d'expertise;
-
le choix d'experts;
-
les obligations
individuelles des experts figurant sur le fichier,
notamment, celles ayant trait au fait que chacun doit agir
en son nom propre, à la confidentialité et à la
transparence, et à la soumission de rapport;
-
la rémunération des
membres du fichier;
-
la responsabilité;
-
la réparation des
rapports réguliers par le Secrétariat; et
-
l'évaluation
périodique.
Le formulaire de nomination
et la liste indicative des domaines de conseil et de soutien
furent adoptés, tels que suggérés dans le document
d'information générale.
LES DIRECTIVES A FOURNIR AU
MECANISME DE FINANCEMENT: Lundi 1er
octobre, au cours de la Plénière, le Président Yang ouvrit
le débat autour de la question des directives devant être
fournies au mécanisme de financement, par rapport aux
Articles 22 (Renforcement des Capacités) et 28 (le Mécanisme
de Financement et les Ressources Financières) du Protocole.
Il introduisit également le document UNEP/CBD/ICCP/2/5, qui
passe en revue les liens entre le Protocole, la CDB et le
mécanisme de financement.
L'Ethiopie, au nom du
G-77/Chine, apporta son appui à l'idée d'appliquer au
Protocole les arrangements régissant le mécanisme de
financement de la CDB, et précisa que son soutien tenait
compte des différences des capacités, des besoins et des
conditions entre les pays en développement. L'UE appela à
l'évitement de la duplication des activités et plaida pour
la coordination des activités de financement avec d'autres
mécanismes. Le Mexique, au nom du GRULAC, appela à un
soutien financier permettant de répondre aux besoins et aux
priorités listées dans le plan d'action adopté par le
récent atelier régional.
Mardi 2 octobre, dans le
GT-II, les délégués ouvrirent une brève discussion autour
des recommandations contenues dans le document d'information
générale. L'UE apporta son appui aux recommandations
proposées et requit du Secrétaire Exécutif la compilation
d'une liste des activités de renforcement des capacités
correspondantes, pour éviter la duplication des efforts. Le
GT-II discuta également du calendrier des soumissions ainsi
que de la référence au Plan d'Action pour le Renforcement
des Capacités. La tâche de l'élaboration de la
recommandation fut confiée au groupe de contact traitant
également des thèmes de renforcement des capacités et du
fichier d'experts, lequel devait se réunir du 2 au 4 octobre.
Jeudi 4 octobre, le groupe
de contact sur le renforcement des capacités, le fichier
d'experts, et les directives devant être fournies au
mécanisme de financement, présenta au GT-II, le résultat de
leur travail, dans lequel les Etats-Unis réitèrent leur
proposition appelant à l'élaboration d'un rapport de
synthèse sur le financement des priorités, par le
Secrétaire Exécutif, sur la base des soumissions faites par
les Parties, pour aider la RdP à fournir des directives
claires au mécanisme de financement. Suite à un certain
nombre d'objections exprimées par les pays en développement,
affirmant que cela risquait de retarder les efforts
nécessaires en matière de renforcement des capacités, la
proposition fut abrogée et la recommandation acceptée.
Vendredi 5 octobre, la Plénière de clôture adopta la
recommandation sans discussion.
La Recommandation:
La recommandation (UNEP/CBD/ ICCP/2/L.10) recommande que la
RdP-1 considère: les directives, y compris celles concernant
la pleine participation dans le DEIB et l'utilisation des
éléments d'action contenus dans le Plan d'Action consacré
au Renforcement des Capacités; et les critères
d'éligibilité pour les Parties signataires du Protocole ou
les Parties signataires de la CDB qui auront pris l'engagement
politique clair de devenir Parties du Protocole. Elle souligne
également la nécessité de l'échange d'information, de la
coordination et du suivi, pour éviter la duplication et pour
identifier les lacunes et les synergies possibles, et estime
que les directives du Protocole peuvent être adoptées
uniquement par la CdP de la CDB.
LES PROCEDURES DEVANT
ENCADRER LA PRISE DE DECISIONS: Le
mardi 2 octobre, le Secrétariat introduisit le document
UNEP/CBD/ICCP/2/11, portant sur la facilitation de la prise de
décisions par les Parties importatrices conformément au
paragraphe 7 de l'Article 10 du Protocole. Le document
synthétise les vues communiquées au Secrétariat et englobe
une annexe consacrée aux procédures et aux mécanismes.
Plusieurs délégués apportèrent leur appui au document. Les
commentaires devaient inclure: le besoin d'une évaluation
régulière du processus; la nécessité de faire en sorte que
l'aide se fasse en fonction de la demande; que l'accès au
fichier soit réservé aux pays en développement et aux pays
en transition économique; et nombre d'autres remarques
spécifiques. Le mercredi 3 octobre, le Président Salamat
introduisit un nouveau projet de recommandation, incluant une
annexe comportant des chapitres consacrés aux directives et
aux procédures de facilitation des prises de décisions des
Parties importatrices. Les 3 et 4 octobre, le débat se
focalisa sur: l'inclusion du DEIB et d'autres mécanismes, en
dehors du fichier d'experts; le libellé portant sur le
conseil ou la facilitation, par la Partie exportatrice, en cas
de manque de communication par la Partie importatrice; la
communication des requêtes d'assistance par la Partie
importatrice à la Partie exportatrice ou à l'auteur de la
notification; l'inclusion des centres d'origine et de
diversité génétique chez les bénéficiaires de
l'assistance; l'identification d'autres mécanismes de
facilitation du renforcement des capacités; et une suggestion
pour la facilitation de la prise de décisions des Parties
importatrice d'OGM-ANT. La recommandation et son annexe furent
approuvées par le GT-II, le jeudi 4 octobre, et la Plénière
finale, vendredi 5 octobre, les adopta moyennant quelques
modifications textuelles mineures.
La Recommandation:
le document final (UNEP/CBD/ICCP/ 2/L.8) renferme une
recommandation à la RdP et une annexe consacrée aux
procédures et mécanismes de facilitation des prises de
décisions. La recommandation invite la RdP: à adopter les
procédures et mécanismes de facilitation des prises de
décisions par les Parties importatrices tels que figurant
dans l'annexe; à poursuivre l'identification et
l'élaboration des mécanismes devant faciliter le
renforcement des capacités; et à procéder à une revue des
procédures et mécanismes, en harmonie avec l'Article 35 du
Protocole (l'évaluation et la revue).
L'annexe comprend des
chapitres sur les lignes directrices et les procédures. Dans
les lignes directrices, les procédures et mécanismes sont
destinés: à faciliter la prise de décisions par les Parties
importatrices, en particulier, celles confrontées à des
difficultés; et à être en phase avec la demande des Parties
importatrices. Les Parties doivent coopérer de manière à
s'assurer que les Parties importatrices ont accès au DEIB ou
aux données qu'il abrite. Le DEIB et le fichier d'experts
sont reconnus comme étant les principaux mécanismes de
soutien, même si d'autres mécanismes doivent être
étudiés. Les modalités de l'utilisation du fichier doivent
être adoptées par la RdP.
S'agissant des procédures,
l'annexe stipule: que les Parties importatrices peuvent
chercher à obtenir une assistance pertinente à partir du
fichier d'experts et d'autres mécanismes, à n'importe quel
moment après avoir reçu la notification; qu'en cas de manque
de communication par la Partie importatrice, la Partie
exportatrice peut aider la Partie importatrice à obtenir une
assistance; et que les procédures de facilitation des prises
de décision sont séparées des procédures du Protocole
concernant la conformité aux obligations et le règlement des
différends.
LA RESPONSABILITE ET LA
COMPENSATION: Lundi 1er octobre
2001, au cours de la Plénière d'ouverture, le Secrétariat
présenta un rapport sur l'Atelier consacré au thème de la
Responsabilité et de la Compensation dans le cadre de la CDB
(UNEP/ CBD/WS-L&R/3; 18-20 June 2001; Paris, France), qui
notait, entre autres, que les processus relevant de l'Article
14.2 de la CDB et de l'Article 27 du Protocole doivent être
maintenus séparés. Les délégués attirèrent l'attention
sur le libellé figurant dans l'Article 27, appelant à une
focalisation sur le processus du régime de responsabilité,
et traitait, entre autres, des synergies possibles entre les
processus relevant du Protocole et de la Convention.
Le mardi 2 octobre, le GT-II
entama l'examen de la question, après que le Secrétariat
eût introduit le document UNEP/CBD/ ICCP/2/3. Le Président
Salamat encouragea les délégués à se focaliser sur le
processus d'élaboration du régime de responsabilité, mais
le Cameroun, au nom du Groupe Africain, et la Colombie
appelèrent à une discussion préliminaire autour des
éléments éventuels pouvant y figurer. Au sujet du
processus, l'UE suggéra l'adoption d'une approche en trois
étapes, englobant: la collecte et l'analyse des données;
l'établissement d'un groupe d'experts juridiques restreint à
la RdP-1; et l'établissement d'un groupe de travail à
composition non limitée pour l'élaboration du règlement
intérieur à la RdP-2. L'Australie se focalisa sur l'échange
d'informations, en particulier celles concernant la portée et
le caractère de la responsabilité dans le cadre du
Protocole.
Plusieurs délégués
préférèrent l'approche à deux étapes mentionnée dans le
document d'information général, qui comporte la collecte des
données et l'établissement d'un groupe de travail à
composition non limitée. La Colombie, appuyée par plusieurs
pays, suggéra la tenue d'ateliers après la collecte des
données et l'UE exprima une certaine souplesse concernant
leur proposition à trois étapes. Le Canada, l'UE et le
représentant de l'industrie appelèrent à l'exploration des
synergies avec les discussions de la CDB sur le thème de la
responsabilité. Le Canada et l'UE firent part également de
leur engagement a respecter la durée de quatre ans pour la
finalisation du régime de responsabilité et de compensation.
L'Australie et le Japon notèrent que cette limite est fournie
uniquement à titre indicatif. Le groupe débattit aussi du
point de savoir si, oui ou non, il fallait examiner les Termes
de Référence (TR) du groupe d'experts à composition non
limitée.
Le mercredi 3 octobre, Le
Président Salamat introduisit le projet de recommandation
assorti d'une annexe comportant un appel à un projet de
décision sur la responsabilité et la compensation, par la
RdP-1. Les délégués s'accordèrent sur le texte
recommandant la poursuite de la collecte des données,
moyennant quelques ajouts mineurs. Au sujet des deux
paragraphes consacrés à la mise à disposition des
informations et à l'élaboration d'un rapport de synthèse,
les Etats-Unis et le Brésil proposèrent une spécification
des "dégats." Plusieurs pays s'y opposèrent. Une
suggestion avancée par l'UE appelant à ajouter des délais
précis aux tâches proposées, fut acceptée.
Le jeudi 4 octobre, les
délégués poursuivirent leur discussion autour du projet de
recommandation. Au sujet du champ d'action et de
l'organisation des ateliers, les délégués décidèrent
d'inviter les Parties signataires de la CDB à organiser des
ateliers sur le thème de la responsabilité et de la
compensation, aussitôt que possible et avant la RdP-1.
Moyennant quelques amendements et ajouts, les délégués
s'accordèrent pour dire que ces ateliers doivent: procéder
à l'examen d'études de cas; procéder à une analyse des
données collectées par le Secrétaire Exécutif et
recommander le genre de données encore nécessaires; et
considérer d'autres questions pertinentes. Au sujet du groupe
d'experts proposé, les délégués s'accordèrent, moyennant
quelques amendements, sur le texte invitant les Parties à
fournir leurs points de vue sur ses TR et recommandant leur
définition par la RdP-1. Au sujet des paragraphes du
préambule du projet de recommandation annexé, les
délégués décidèrent que le processus du Protocole sera
distinct de celui de la CDB et distinct aussi des procédures
et mécanismes de mise en conformité aux obligations du
Protocole. Au sujet du texte opérationnel portant sur
l'établissement du groupe d'experts, les délégués
débattirent du point de savoir si, oui ou non, il fallait
préciser le mandat du groupe. Au terme d'un certain débat,
les délégués acceptèrent une proposition avancée par
l'Australie stipulant que le groupe d'experts doit se charger
du processus, conformément à l'Article 27.
L'après-midi, le Président
Salamat introduisit un nouveau projet de recommandation. Suite
au débat sur le calendrier spécifique de la soumission des
données et des points de vue, les délégués adoptèrent le
projet de recommandation, indiquant que les délais pouvaient
être étendus ou modifiés par le Secrétaire Exécutif si la
RdP-1 devait ne pas avoir lieu en avril 2002. Au cours de la
Plénière de clôture, vendredi 5 octobre, l'Australie fit
état d'un certain nombre d'inconsistances entre les délais
mentionnés dans les recommandations concernant la
responsabilité et la compensation et celles concernant la
mise en conformité aux obligations. Le Cameroun, au nom du
Groupe Africain, parla de la nécessité de mesures
intérimaires pour le traitement du préjudice causé avant
l'entrée en vigueur du régime de responsabilité et
l'impératif pour ce régime d'être retro-actif, soit à
partir de la date de l'entrée en vigueur du Protocole. Les
réserves furent consignées dans le rapport de la CIPC-2, et
la recommandation fut adoptée.
La Recommandation:
La recommandation (UNEP/CBD/ ICCP/2/L.6) stipule que les
Parties, les gouvernements et les organisations
internationales pertinentes doivent fournir au Secrétaire
Exécutif les données concernant les mesures entreprises et
les accords conclus dans le domaine de la responsabilité et
de la compensation, au regard des transits transfrontaliers
d'OGM, trois mois, au plus tard, avant la RdP-1. Elle requiert
en outre du Secrétaire Exécutif, l'élaboration d'un rapport
de synthèse des données fournies et la soumission de ce
rapport à la RdP-1. Les Parties signataires de la CDB sont
invitées à organiser des ateliers avant la RdP-1, en vue: de
procéder à l'examen d'études de cas; de procéder à
l'analyse des données et de recommander le genre
d'informations complémentaires nécessaires; et de
considérer toute question susceptible d'être pertinente au
processus. Il y est également recommandé que, si établis
par la RdP-1, les TR du groupe d'experts sur la
responsabilité et la compensation doivent être définis par
cette même RdP-1. Elle invite les Parties et les
gouvernements à soumettre leurs points de vue sur les TR, au
plus tard, trois mois avant la RdP-1.
Le texte englobe également
une recommandation annexée en faveur d'un projet de décision
par la RdP-1, soulignant que le processus en rapport avec la
responsabilité et de la compensation est distinct de celui de
la CDB, et reconnaissant qu'il est également distinct et
différent des procédures et mécanismes de la mise en
conformité aux obligations relevant du Protocole. Il
recommande que la RdP-1 établisse un groupe d'experts pour
mener à terme le processus, conformément à l'Article 27.
LA CONFORMITE AUX
OBLIGATIONS: Au cours de la
Plénière du lundi 1er octobre, le Président du GT-II,
Salamat, introduisit le document UNEP/CBD/ICCP/2/13 et passa
en revue les résultats de la Réunion d'Experts sur la
Conformité aux Obligations (26-28 septembre 2001, à Nairobi,
au Kenya). Il recommanda au CIPC-2 d'endosser le
procès-verbal de la réunion (UNEP/CBD/ ICCP/2/13/Add.1) et
de procéder à un examen plus approfondi de la question. Le
Cameroun et l'Indonésie appuyèrent l'idée de la poursuite
des discussions à la CIPC-2, tandis que l'Australie et les
Etats-Unis déclarèrent qu'une poursuite des négociations
nécessitera des consultations nationales.
Au cours du débat qui suivi
dans le GT-II, mercredi 3 octobre, le Président Salamat
proposa de travailler sur les Procédures et Mécanismes de
Mise en Conformité aux Obligations présentés dans l'annexe
du document UNEP/CBD/ICCP/2/13/Add.1. Quelques délégués se
déclarèrent prêts à travailler sur le texte, mais d'autres
firent part de leurs réserves à l'égard du statu juridique
du projet et notèrent de nouveau les difficultés concernant
une poursuite des négociations de fond à la CIPC-2. Les pays
exprimèrent aussi des points de vue divergents sur la
question de savoir si des informations pouvaient être
fournies au Secrétariat avant la prochaine réunion, et si
oui, de quel ordre. Le Président Salamat proposa ensuite que
la CIPC-2 transmette le travail de la Réunion d'Experts à la
RdP-1, pour permettre sa considération, et invita les
gouvernements à soumettre leurs points de vue sur les
libellés crochetés. La plupart des délégués exprimèrent
leur soutien à la proposition, et les Etats-Unis et
l'Australie firent part de leurs réserves.
Jeudi 4 octobre, le GT-II
procéda à l'examen du projet de recommandation du
Président, transmettant le texte de la Réunion d'Experts à
la RdP-1. Pour accommoder le cas où la tenue de la RdP-1 ne
se produit pas en avril 2002, les délégués décidèrent que
les délais peuvent être prorogés par le Secrétaire
Exécutif. Avec cette modification et d'autres corrections
textuelles mineures, le projet de recommandation fut accepté.
Au cours de la Plénière de clôture, vendredi 5 octobre, le
projet de recommandation fut adopté sans commentaire.
La Recommandation:
La recommandation (UNEP/CBD/ ICCP/2/L.4) transmet le projet de
texte concernant les procédures et mécanismes de mise en
conformité des obligations, figurant dans le rapport de la
Réunion d'Experts sur ce thème, pour considération à la
RdP-1. Elle invite également les Parties signataires de la
CDB et les autres Etats à soumettre au Secrétaire Exécutif,
leurs points de vue ou leur compréhension concernant les
libellés placés entre crochets dans ce rapport, trois mois,
au plus tard, avant la RdP-1, qui seront compilés et mis à
la disposition de la RdP-1.
Le projet de procédures et
mécanismes de mise en conformité aux obligations englobe des
libellés crochetés portant sur nombre de questions de fond.
Il stipule que l'objectif de ce projet de texte consiste à
promouvoir le respect des obligations, à traiter les cas de
non-conformité aux obligations et à fournir, le cas
échéant, conseils ou assistance. Des divergences demeurent
sur la question de "responsabilités communes mais
différenciées", entre les pays industrialisés et les
pays en développement. Il recommande l'établissement d'un
comité régional équilibré sur la mise en conformité aux
obligations, composé de 15 experts juridiques et techniques
spécialisés dans le domaine de la biodiversité. Des
divergences demeurent, cependant, entre autres, sur la
question de l'équilibre entre importateurs et exportateurs
d'OGM au sein du Comité. Les fonctions du Comité consistent
à:
-
identifier les causes du
non-respect des obligations;
-
considérer les données
concernant les questions ayant trait au respect et au
non-respect des obligations;
-
fournir conseils et/ou
assistance aux Parties;
-
étudier les questions
de non-respect des obligations;
-
entreprendre des mesures
ou faire des recommandations à la RdP; et
-
prendre en charge toute
autre fonction susceptible de lui être assignée par la
RdP.
Le Comité recevra les
soumissions et les données concernant les questions ayant
trait au thème du respect des obligations, mais le libellé
portant sur le point de savoir qui doit soumettre ces
informations au Comité, demeure entre crochets. Pour la
promotion de la conformité aux obligations et le traitement
des cas de non-respect des obligations, le Comité peut:
fournir des conseils aux Parties; faire des recommandations à
la RdP concernant les mesures à prévoir pour la promotion de
la conformité aux obligations; exiger des Parties ou les
aider à élaborer des plans d'action en la matière; et
inviter les Parties à soumettre des rapports sur les progrès
dans le domaine du respect des obligations. La RdP peut, sur
recommandation du Comité, décider des mesures visant à
promouvoir le respect des obligations d'une Partie donnée,
mais des divergences demeurent sur le caractère que ces
dernières doivent revêtir.
LA PLENIERE
LE SECRETARIAT:
Lundi 1er octobre, au cours de la Plénière, le Président
Yang introduisit le document UNEP/CBD/ ICCP/2/14 concernant
l'Article 31 (Secrétariat), qui renferme la proposition de
programme et budget relative à la biosécurité et des
annexes concernant les besoins en matière de contributions
volontaires additionnelles pour la couverture des activités
approuvées et de la facilitation de la participation des
Parties. Les Bahamas, au nom de l'Alliance des Petits Etats
Insulaires (AOSIS), et l'UE suggérèrent une séparation et
une clarification des tâches, des responsabilités, des
budgets et des effectifs, pour les activités devant être
entreprises dans le cadre du Protocole et celui de la CDB. Le
Japon s'opposa à la proposition de budget et souligna le
besoin de clarifier les articles budgétaires et le niveau des
effectifs; et, avec l'Inde, déclara que les coûts de la
couverture de la RdP doivent être imputés plutôt sur le
fonds volontaire que sur le budget central. L'Ethiopie, au nom
du G-77/Chine, appela les pays industrialisés à soutenir les
articles du budget central pour permettre aux pays en
développement à mettre en application, de manière efficace,
le Protocole. Le Président Yang indiqua ensuite qu'il mènera
des consultations informelles sur ce sujet.
Mercredi 3 octobre, au cours
de la Plénière, le Président Yang nota qu'un groupe de
contact, présidé par Conrad Hunte (Antigua et Barbuda), a
été formé pour traiter des thèmes du Secrétariat et du
budget. Le groupe se réunit du 3 au 5 octobre, et produisit
un projet de recommandation, lequel fut introduit par le
Président Yang au cours de Plénière de clôture du vendredi
5 octobre. L'Australie, le Brésil et le Japon firent part de
leurs réserves concernant la clause appelant les Parties
signataires de la CDB à prendre en charge les coûts du
programme de travail de biosécurité, en citant l'Article
31.3 du protocole, qui stipule que ces coûts seront pris en
charge par les Parties signataires du Protocole. Leurs
réserves furent enregistrées dans le rapport de la réunion,
et la recommandation fut adoptée.
La Recommandation:
La recommandation (UNEP/CBD/ ICCP/2/CRP.1), entre autres,
reconnaît que le Secrétariat de la CDB servira de
Secrétariat du Protocole, et que les Parties signataires du
Protocole peuvent ne pas disposer de la capacité financière
pour son financement, après l'entrée en vigueur du
Protocole. S'agissant des questions budgétaires, le texte
recommande, pour inclusion dans le fonds fiduciaire de la CDB,
entre autres: un budget central de US$2,441,597 pour
l'exercice 2003 et de US$1,701,934 pour l'exercice 2004; un
complément de US$325,000 pour l'organisation de la RdP-1 au
cas où elle devait ne pas se dérouler avec la CdP-6;
US$949,200 de contributions volontaires supplémentaires pour
le soutien des activités approuvées; et US$2,203,500 pour la
facilitation de la participation des Parties. La
recommandation requiert 10 postes pour le personnel et
renferme un libellé crocheté stipulant que le coût total du
programme de travail sera, à titre intérimaire, à la charge
des Parties signataires de la CDB durant les exercices
2003-2004 ou jusqu'à la ratification du Protocole par un
nombre, décidé à l'avance, de pays industrialisés et de
pays en développement Parties, qui doivent prendre alors en
charge les coûts au pro rata. Elle comprend également des
annexes sur les besoins en matière de ressources pour les
activités agréées et pour la facilitation de la
participation des Parties, durant la période 2003-2004.
LE REGLEMENT INTERIEUR:
Lundi 1er octobre, au cours de la Plénière, le Président
Yang introduisit le document UNEP/CBD/ICCP/2/6, qui passe en
revue les liens entre le règlement intérieur du Protocole
(Article 29.5) et celui de la CDB (Article 23.3) . Au cours
d'un bref débat, l'UE, appuyée par l'Algérie et le Canada,
déclara que le règlement intérieur de la CdP doit
s'appliquer à la RdP du Protocole, tel qu'approprié. Les
délégués requirent que des discussions plus détaillées
soient menées. Le Président Yang indiqua que des
consultations informelles sur ce thème seront menées sous la
conduite de Veit Koester (Danemark).
Au cours de la Plénière de
clôture, vendredi 5 octobre, le Président Yang présenta un
projet de recommandation issu des consultations. L'Algérie,
au nom du Groupe Africain, appelèrent la CdP-5 de la CDB
d'ôter les crochets entourant la Règle 40 du Règlement des
Procédures, qui porte sur la prise de décisions sur les
questions financières. S'agissant de la clause stipulant que
les amendements introduits par la CdP dans le règlement
intérieur ne s'appliquent pas à la RdP, à moins qu'une
décision contraire est prise, la Nouvelle Zélande nota les
points en conflit avec l'Article 29.5 du Protocole, qui
stipule que le règlement intérieur de la CdP s'appliquent
mutatis mutandis à la RdP.
L'Argentine requit une
clarification du terme "amendement" figurant dans le
même paragraphe. Ces points de vue furent enregistrés dans
le procès-verbal de la réunion, et la recommandation fut
adoptée.
La Recommandation:
La recommandation (UNEP/CBD/ ICCP/2/L.2) reconnaît que le
règlement intérieur de la CdP sera appliqué, mutatis
mutandis, à la PdP. Elle précise que les amendements
apportés au règlement intérieur de la CdP ne s'appliqueront
pas à la RdP, à moins qu'il n'en soit décidé autrement. La
recommandation comprend également une note portant sur la
nécessité d'un accord sur la Règle 40 du règlement
intérieur.
L'ORDRE DU JOUR PROVISOIRE
DE LA RdP-1: Au cours de la
Plénière de clôture, vendredi 5 octobre, le Président Yang
introduisit un projet de recommandation, lequel fut adopté
sans amendement.
La Recommandation:
La recommandation (UNEP/CBD/ ICCP/2/8) englobe dix thèmes de
fond pour discussion à la RdP-1, : les procédures devant
encadrer la prise de décisions; l'échange d'information et
le DEIB; le renforcement des capacités; la manipulation, le
transport, l'emballage et l'identification; la conformité aux
obligations; la responsabilité et la compensation; le suivi
et l'élaboration des rapports; le Secrétariat; les
directives devant être fournies au mécanisme de financement;
et la considération de questions diverses nécessaires à la
mise en application effective du Protocole. Elle appelle
également à l'adoption du règlement intérieur de la RdP et
de son programme de travail à moyen terme.
LES QUESTIONS DIVERSES:
Au cours de la Plénière de clôture, vendredi 5 octobre, le
Président Yang introduisit le projet de recommandation du
Président concernant la coopération entre le Protocole et le
CICP dans le domaine de l'analyse des risques et des
procédures en matière de risques phytosanitaires associés
aux OGM. Après un certain débat autour de l'origine du texte
et l'introduction d'un amendement mineur dans le préambule,
la recommandation fut adoptée.
La Recommandation:
La recommandation (UNEP/CBD/ ICCP/2/L.2) prend note du rapport
et du travail accompli par le Groupe de Travail du CIMP sur
les Spécifications de Normes Internationales pour les Mesures
Phytosanitaires appliquées aux OGM (12-14 septembre 2001;
Rome, Italie), en particulier, dans le domaine de la
coordination avec les activités pertinentes entreprises dans
le cadre du Protocole et celui de la formulation de la
plate-forme ou du modèle devant servir à l'élaboration des
approches nécessaires à la gestion des risques associés aux
OGM. Par ailleurs, elle: accueille favorablement les
recommandations du CIMP appelant à l'inclusion d'une
expertise dans les dispositions du Protocole et dans sa mise
en application; encourage le CIMP à s'assurer que ses normes
sont en harmonie avec les objectifs et les exigences
pertinentes du Protocole; et requiert du Secrétaire Exécutif
de la CDB, le maintien d'une étroite coopération avec le
CIMP.
LES TRAVAUX PREPARATOIRES DE
LA RdP-1: Au cours de la Plénière
de clôture, vendredi 5 octobre, le Président Yang présenta
un projet de recommandation sur la nécessité de faire
avancer les travaux préparatoires par le CIPC, avant la
RdP-1. La recommandation, se basant sur une décision unanime
du Bureau, appelle à la tenue d'une troisième session du
CIPC, au cas où la RdP-1 ne se déroule pas en avril 2002. Le
Président Yang nota qu'à ce jour, six Parties seulement ont
ratifié le Protocole et qu'il est, par conséquent, incertain
que la RdP-1 se tienne à la date prévue.
L'Argentine, appuyée par le
Brésil, remit en question l'autorité juridique du CIPC quant
à la décision concernant ses travaux futurs. Avec l'avis du
Secrétariat, le Président Yang affirma qu'il n'y avait aucun
problème d'ordre juridique et précisa que la recommandation
allait être soumise à la réunion du Bureau de la CdP-5,
prévue la semaine prochaine à Nairobi. Plusieurs
délégations, dont le Burkina Faso, l'UE, la Hongrie, au nom
de l'ECE, et le Royaume-Uni, apportèrent leur appui à la
recommandation. Au terme d'un certain débat, la
recommandation fut adoptée moyennant quelques amendements
mineurs.
La Recommandation:
La recommandation (UNEP/CBD/ ICCP/2/CRP.2) mandate le Bureau
du CIPC, en concertation avec le Bureau de la CdP-5,
d'explorer les possibilités de convoquer une troisième
réunion du CIPC, éventuellement en concomitance avec la
CdP-6 de la CDB, si le 50ème instrument de ratification du
Protocole n'était pas déposé d'ici le 8 janvier 2002.
LA PLENIERE DE CLOTURE
Vendredi 5 octobre, le
Président Yang convoqua la Plénière de clôture. Le
Président Pythoud introduisit le rapport du G-I, UNEP/
CBD/ICCP/2/L.13 et L.13/Corr.1 et ses recommandations, notant
que ces documents contenaient des libellés crochetés. Le
délégué des Etats-Unis demanda que ses réserves soient
reflétées avec celles de l'Australie, concernant le
paragraphe figurant dans le rapport du GT-I et consacré à la
recommandation sur la manipulation, le transport, l'emballage
et l'identification. La représentante du Brésil requit que
son appui soit ajouté à la déclaration de l'Argentine, dans
le rapport sur le paragraphe qui note la nécessité d'une
assistance financière pour la mise en œuvre des Articles
18.2(a), (b) et (c). Le rapport du GT-I et ses recommandations
furent adoptés.
Le Président Salamat
introduisit le rapport du GT-II (UNEP/ CBD/ICCP/2/L.14) et ses
recommandations. Il fit état de quelques modifications
textuelles et de l'insertion d'une note de bas de page portant
sur le sujet de la conformité aux obligations et stipulant
que les dates peuvent être prorogées ou modifiées par le
Secrétaire Exécutif si la RdP-1 n'a pas lieu en avril 2002.
Après la clarification du fait que les rapports de la
réunion des experts annexés aux recommandations n'étaient
pas considérés comme étant des textes négociés ou
adoptés, le rapport et les recommandations du GT-II furent
adoptés. Le Rapporteur Rosati présenta ensuite le rapport
préliminaire de la CIPC-2 (UNEP/CBD/ICCP/2/L.1), lequel fut
adopté moyennant plusieurs modifications textuelles.
Le Président Yang mit en
relief les prochaines réunions de concertation entre les
Bureaux du CIPC et de la CdP, et exprima sa gratitude aux
Pays-Bas pour leur offre d'accueillir soit la CIPC-3 soit la
RdP-1 en concomitance avec la CdP-6 de la CDB. Le Président
Yang remercia les participants, les Présidents des groupes de
travail et des groupes de contact, le Bureau du CIPC, le
Secrétariat de la CDB, le PNUE, les services de conférence
de l'UNON, les traducteurs et le gouvernement et le peuple du
Kenya.
L'Ethiopie, au nom du
G-77/Chine, la Belgique, au nom de l'UE, l'Inde, au nom du
Groupe Asiatique, le Mexique, au nom du GRULAC, la Jamaïque,
au nom de l'AOSIS, la Hongrie, au nom de l'ECE et, le
Cameroun, au nom du Groupe Africain, exprimèrent à leur
tour, leurs remerciements et leurs souhaits de bonne chance.
L'Australie requit du Bureau, dans sa considération de
l'ordre du jour de la CIPC-3, une focalisation sur les thèmes
prioritaires du mandat du CIPC, en particulier, sur les
conditions requises dans la première phrase de l'Article
18.2(a) concernant notamment la mention "peut
contenir," le DEIB, le renforcement des capacités et les
questions budgétaires. Le Kenya remercia les participants
d'avoir choisi Nairobi pour la réunion. Le Maroc évoqua les
liens entre le changement climatique et la biodiversité et
son rôle en tant qu'hôte de la prochaine CdP-7 de la
Convention- Cadre sur le Changement Climatique.
Une déclaration faites au
nom d'un certain nombre d'ONG: félicita les six pays ayant
déjà ratifié le Protocole; appela au bannissement des OGM
dans les centres d'origine et de diversité; et appuya les
mesures intérimaires et la mise en place d'un fonds réservé
à la couverture des responsabilités et compensations. Le
Secrétaire Exécutif de la CDB, Hamdallah Zedan, souligna que
les pays ratifiant le Protocole doivent représenter la
diversité de la communauté mondiale, notamment les pays en
développement et les pays industrialisés ainsi que les pays
importateurs et les pays exportateurs. Les délégués
applaudirent également le gouvernement du Lesotho pour avoir
ratifié le Protocole pendant la réunion.
Le Président Yang ajourna
officiellement la réunion à 14h30.
BREVE ANALYSE DE LA CIPC-2
Si la CIPC-2 s'est tenue
sans bruit ni fanfare, contrairement aux réunions
précédentes sur la biosécurite, elle a néanmoins
constitué une étape nécessaire et importante du processus
de mise en opération du Protocole. Elle a été une réunion
de travail, dans le vrai sens du terme, qui a réussi à
traiter un panier de travail important, avec une relative
efficacité. Bien que certains délégués aient critiqué la
CIPC-2 pour avoir esquivé des questions fondamentales
relevant de points importants de l'ordre du jour, tels que
ceux ayant trait aux thèmes de la responsabilité, de la
conformité aux obligations et à l'identification, d'autres
se sont empressés de noter qu'elle a permis de franchir une
étape importante dans la formulation des processus et des
modalités devant encadrer le traitement de ces questions. Le
programme mis en place durant les réunions intersessions
concernant une variété de sujets réussit à donner une
impulsion aux discussions de réunion et à susciter des
appels pour de nouvelles réunions d'experts quasiment autour
de chacun des points inscrits à l'ordre du jour. Dans ce
sens, la CIPC-2, tout comme la CIPC-1, s'avéra un exercice de
détermination des domaines prioritaires du travail de
formulation des actions devant être entreprises dans le
futur.
Elaborer un Protocole
efficace assorti de toutes les composantes qui lui sont
nécessaires aux niveaux national et international, a été la
tâche fondamentale du CIPC et sera la principale focalisation
des futures RdPs. Les négociations qui avaient abouti à
l'adoption du Protocole en janvier 2000, ont esquissé le plan
de l'accord international que le Comité Intergouvernemental
est aujourd'hui chargé de traduire en réalité concrète. Ce
processus implique l'élaboration des éléments fondamentaux
clés, tels que ceux ayant trait aux capacités nationales et
à l'échange d'information à travers le DEIB, et de
nombreuses composantes additionnelles touchant aux procédures
décisionnelles et au processus d'identification à mettre en
place avant que nombre de pays ne soient à même de ratifier
le Protocole. Cette brève analyse se focalisera sur le
processus d'élaboration de la future architecture du
Protocole, notamment ses fondations, ses blocs opérationnels
et les ajouts prévus subséquemment. Elle tentera également
de déterminer les progrès réalisés par le CIPC-2 et
d'anticiper sur les étapes à venir et sur l'éventuelle
tenue de la RdP.
LES FONDATIONS
Les CIPC-1 et 2 ont été
des exercices importants pour l'identification des éléments
fondamentaux sans lesquels le Protocole ne peut pas
fonctionner. Le premier et le plus important est celui ayant
trait à la question des capacités nationales. Comme de
nombreux groupes régionaux l'ont souligné à plus d'une
reprise, la mise en application du Protocole passe, en premier
lieu, par la satisfaction des besoins des pays en
développement en matière de renforcement des capacités.
Outre les cadres législatifs et réglementaires nationaux,
plusieurs intervenants ont mis en exergue la nécessité d'une
expertise juridique, scientifique et technique;
infrastructure; les ressources humaines et la formation; et
les structures de communication. Il devint, bien vite,
évident que la ratification requérait un niveau minimum de
capacités permettant la mise en œuvre des obligations du
Protocole, ce qui nécessite autre chose que, simplement, les
bonnes intentions et la volonté politique. Quelques pays en
développement firent montre d'une certaine réticence à
ratifier le Protocole, sans compter le fait qu'ils ne
disposent pas des capacités susceptibles de leur permettre de
se mettre en conformité avec les obligations qui en relèvent
et cela se trouve, du reste, reflété dans le nombre actuel
des six ratifications – lenteur du rythme de réalisation
des 50 ratifications nécessaires à l'entrée en vigueur du
Protocole. Même en prenant en ligne de compte l'énergie
importante fournie pour l'élaboration du Plan d'Action pour
le Renforcement des Capacités et les activités menées par
le PNUE/FEM dans ce domaine, les participants ont reconnut que
les capacités ne peuvent être créées d'un jour à l'autre,
et certains ont souligné que le travail concret à mener sur
le terrain est autre chose que l'accord réalisé autour du
Plan d'Action.
L'échange d'informations
est également une composante essentielle du Protocole et les
Parties doivent disposer de moyens capables de leur permettre
de communiquer leurs décisions concernant les importations,
les données ayant trait à la législation nationale, aux
évaluations des risques et à d'autres sujets. Les
délégués ont, d'une manière générale, applaudi les
progrès réalisés sur le thème du DEIB en sa qualité de
mécanisme de coordination, tout en reconnaissant qu'il n'est
pas adapté aux besoins du niveau national. Les pays
bénéficiant de projets de démonstration du DEIB ont fait
observer que ce dernier n'est pas une application simple et
facilement accessible sur la toile, mais que son utilisation
exigeait une marche à suivre et une formation. En effet, la
phase pilote du DEIB témoigne en définitive de sa réussite,
compte tenu de l'impressionnante rapidité de son
développement, toutes les Parties qui aspirent devant
disposer des équipements nécessaires et d'un accès à
l'Internet, ainsi qu'à une formation technique et à un
savoir-faire dans l'utilisation du système.
LES BLOCS OPERATIONNELS
Si le renforcement des
capacités et l'échange d'informations constituent des
conditions préalables pour la mise en application du
Protocole, les composantes telles que l'identification et la
documentation, les procédures devant encadrer les prises de
décisions et le fichier d'experts forment le cœur de son mécanisme
opérationnel. Les discussions autour du thème de
manipulation, transport, emballage et identification, ont, une
fois de plus, soulevé la question controversée de la
manière d'étiqueter les cargaisons d'OGM-ANT, revisitant les
débats intervenus dans les dernières minutes de la
négociation du Protocole. Des divergences persistent au sujet
des termes de référence devant régir le groupe d'experts et
sur la question du système général d'identification des
cargaisons "pouvant contenir" des OGM-ANT, primant
sur un système plus particulier impliquant une
"identification unique" des matériaux génétiques
contenus dans les OGM-ANT. Le processus graduel proposé qui
appelle à la mise en place d'un système général avant les
démarches visant à établir un système spécialisé et les
chances de voir entreprendre ce qui est requis pour la
concrétisation de la première étape, en temps opportun, ont
suscité les doutes d'un certain nombre de délégués et des
représentants de l'industrie quant à sa faisabilité. Les
pays qui sont également des centres d'origine et de
diversité ont estimé que le système d'identification unique
est essentiel à condition de fonctionner de manière efficace
et que son élaboration doit être initiée en harmonie avec
le système général. La question de la capacité de
confirmer la mention "peut contenir" ou d'utiliser
l'identification unique d'OGM particuliers, à travers des
tests, fut également soulevée, au moment où des exemples de
contamination génétique du maïs mexicain et du semis
Starlink étaient échangés dans les couloirs et dans les
séances tenues à l'heure du déjeuner. Finalement, la
formulation ambiguë, figurant dans le mandat, concernant la
réunion d'experts techniques proposée pour le traitement de
l'Article 18.2(a) risque d'ajouter davantage de confusion dans
le processus.
Les procédures devant
encadrer les prises de décisions et l'utilisation du fichier
d'experts pour la facilitation de ces processus sont
également des composantes cruciales pour les pays dans le
traitement des requêtes d'importation d'OGM et l'évaluation
des risques potentiels qu'ils posent. Les débats de la CIPC-2
autour de ces sujets étaient relativement constructifs,
mettant en exergue la nécessité de garantir la non
obstruction du droit de la Partie importatrice à prendre les
décisions qui lui reviennent. Cependant, les participants
n'ont pas soulevé de questions autour de la responsabilité
et du financement des experts, en particulier, dans les cas
où un pays en développement exporte des OGM vers un autre
pas en développement.
LES ELEMENTS
SUPRASTRUCTURELS
La dernière rangée
comprend les éléments additionnels importants nécessaires
à assurer au Protocole un fonctionnement efficace, à savoir,
la carotte et le bâton de la mise en conformité aux
obligations, la responsabilité et la compensation, et le
suivi et l'élaboration des rapports. Les discussions autour
de ces sujets ont fait planer l'ombre de débats passés dans
les négociations du Protocole, et ont soulevé des questions
sur les interconnexions avec des discussions similaires
menées dans le cadre de la CDB. Les références aux mesures
punitives étant crochetées dans le rapport de la Réunion
d'Experts sur la Mise en Conformité aux Obligations, d'aucuns
s'attendaient à quelques feux d'artifice à la CIPC-2. Mais
comme plusieurs délégués ont requis un délai pour la
consultation de leurs capitales concernant les résultats du
groupe d'experts, ces questions potentiellement sujettes à
controverses ont été évitées à travers le renvoi du sujet
à la RdP-1.
Les vieilles controverses
concernant la question de responsabilité et de compensation
ont été également, partiellement, écartées, les
discussions ayant passé des considérations de fond aux
considérations de forme. Les délégués ont exprimé des
souhaits divergents, certains appelant à engager divers
processus de collecte d'informations, d'autres, à la
poursuite des efforts, à travers le groupe de travail sur la
responsabilité. Alors que la plupart ont reconnu la
nécessité davantage de données et de nouvelles
consultations aux niveaux régional et mondial, certains
participants ont déclaré craindre que la prolongation de
cette étape serve de stratégie visant à retarder le travail
sur le régime de responsabilité. Par ailleurs, quelques
délégués ont souligné l'importance des discussions
relativement faciles menées autour du thème du suivi et de
l'élaboration des rapports concernant le respect des
obligations et de la responsabilité, en tant que partie de la
structure générale conçue pour garantir la mise en
application du Protocole.
Le panier des questions
diverses jugées nécessaires à la mise en application du
Protocole s'est avéré très sensible pour certaines
délégations. L'Australie et les Etats-Unis ont fait
objection à l'insertion de références aux effets
socio-économiques des OGM, à la conscientisation et à la
participation du public, à l'évaluation et à la gestion des
risques, et aux transits transfrontaliers entre Parties et
non-Parties, arguant que leur insertion risquait d'ouvrir la
porte à une renégociation des libellés et des définitions
du Protocole. La divergence a persisté jusqu'à la fin de la
Plénière finale, et a donné lieu à la seule paire de
crochets non résolue cette semaine.
LA CIPC-3 ET LES
PERSPECTIVES A VENIR
L'annonce que la RdP-1
pourrait ne pas avoir lieu en conjonction avec la CdP-6 de la
CDB et la proposition d'une CIPC-3 potentielle ont soulevé
plus de questions qu'ils n'ont apporté de réponses.
Reconnaissant le rythme faible des ratifications, la plupart
ont estimé qu'il s'agissait là d'une option réaliste, tout
en s'interrogeant sur les travaux de fond qu'on pourrait faire
avancer, en particulier les activités intersessions qui
attendent une décision de la part de la RdP-1. Compte tenu de
ce retard, certains ont été obligés de reconsidérer leurs
recommandations, et en particulier celles concernant le
calendrier des activités, qui avaient été élaborées dans
l'idée que la RdP-1 se tiendrait dans un délai relativement
court. Cependant, alors que les déclarations officielles
reflétaient un certain optimisme et exprimaient une certaine
urgence pour la ratification, dans les couloirs, les
délégués se voulaient plus réalistes quant aux
perspectives de l'entrée en l'entrée en vigueur du
Protocole. D'autres se sont interrogés quant à l'impact sur
la confiance vis-à-vis du processus et le risque potentiel
d'assister à une baisse d'intérêt à l'égard de l'urgence
de la ratification. Notant la focalisation du Comité
Intergouvernemental sur les questions de procédures, quelques
participants se sont demandé jusqu'où il pourrait aller
encore, pendant que d'autres ont estimé que ce retard pouvait
être l'occasion de se pencher davantage et d'examiner de
manière plus approfondie les questions de renforcement des
capacités et de l'échange d'informations. Quelques
participants ont fait part de leur frustration grandissante de
devoir, à nouveau, traiter des "modalités devant
encadrer les processus de discussion..." au lieu des
questions de fond elles-mêmes. Finalement, comme dans les
approches retenues pour la RdP-1/CIPC-3, les délégués ont
besoin d'établir, au niveau intergouvernemental, un certain
équilibre entre les questions de forme et les questions de
fond, tout en veillant à la mise en place des cadres et des
infrastructures nécessaires au niveau national.
A SUIVRE D'ICI LA CdP-6
ATELIER SUR LES MESURES
D'ENCOURAGEMENT DE LA CDB: Cet
atelier se tiendra du 10 au 12 octobre 2001, à Montréal, au
Canada. Pour de plus amples renseignements, contacter: CBD
Secretariat, Montreal, Canada: tel: +1-514-288-2220; fax:
+1-514-288-6588; e-mail: secretariat@biodiv.org;
Internet: http://www.biodiv.org
CONFERENCE INTERNATIONALE
SUR LA BIOTECHNOLOGIE ET LE DEVELOPPEMENT DURABLE:
Cette conférence se déroulera du 15 au 17 octobre 2001, à
Alexandrie, en Egypte. Pour plus d'informations, contacter:
Ismail Serageldin, Programme Committee Chair, International
Center for Agricultural Research in the Dry Areas (Cairo
Office); tel: +20-2-572-4358; e-mail: icarda-cairo@cgiar.org;
Internet: http://www.egyptbiotech2001.com
SESSION NATIONALE ALLEMANDE
DU FORUM MONDIAL DE LA BIODIVERSITE:
Cette réunion aura lieu du 19 au 21 octobre 2001, à Bonn, en
Allemagne, après la réunion du Groupe de Travail de la CDB
sur l'Accès et le Partage des Avantages. Pour d'autres
détails, contacter: Andreas Gettkant, GTZ, Germany; tel:
+49-6196-791280; fax: +49-6196-797144; e-mail: andreas.gettkant@gtz.de;
Internet: http://www.gbf.ch
PREMIERE SESSION DU GROUPE
SPECIAL SUR L'ACCES ET LE PARTAGE DES AVANTAGES:
Cette réunion est prévue du 22 au 26 octobre 2001, à Bonn,
en Allemagne. Pour plus d'informations, contacter: CBD
Secretariat, Montreal, Canada; tel: +1-514-288-2220; fax:
+1-514-288-6588; e-mail: secretariat@biodiv.org;
Internet: http://www.biodiv.org
SEPTIEME REUNION DE L'ORGANE
SUBSIDIAIRE DE CONSEIL SCIENTIFIQUE, TECHNIQUE ET
TECHNOLOGIQUE DE LA CDB: Le SBSTTA-7
DE LA CDB se réunira du 12 au 16 novembre 2001, à Montréal,
au Canada. Pour d'autres renseignements, contacter: CBD
Secretariat, Montreal, Canada; tel: +1-514-288-2220; fax:
+1-514-288-6588; e-mail: secretariat@biodiv.org;
Internet: http://www.biodiv.org
ATELIER SUR LE SUIVI DES
RISQUES ET LA PERCEPTION DE LA BIOTECHNOLOGIE PAR LE PUBLIC:
Cet atelier se tiendra du 12 au 16 novembre 2001, à Caracas,
au Venezuela. Pour plus de détails, contacter: Efrain Salazar
Yamarte, Centro Nacional de Investigaciones Agropecuarias,
Venezuela; tel: +58-43-471066; fax: +58-43-471066; e-mail: efra63@hotmail.com;
Internet: http://www.icgeb.trieste.it/TRAINING/CRS01/crsps01.htm
REUNION INTERSESSIONS SUR LE
PLAN STRATEGIQUE, LES RAPPORTS NATIONAUX ET LA MISE EN
APPLICATION DE LA CDB: Cette
réunion est prévue du 19 au 21 novembre 2001, à Montréal,
au Canada. Pour plus d'informations, contacter: CBD
Secretariat, Montreal, Canada; tel: +1-514-288-2220; fax:
+1-514-288-6588; e-mail: secretariat@biodiv.org;
Internet: http://www.biodiv.org
GROUPE DE TRAVAIL SPECIAL
SUR LES INTERCONNEXIONS ENTRE LA DIVERSITE BIOLOGIQUE ET LE
CHANGEMENT CLIMATIQUE: Cette
réunion aura lieu du 26 au 30 novembre 2001, à Helsinki, en
Finlande. Pour d'autres informations, contacter: CBD
Secretariat, Montreal, Canada: tel: +1-514-288-2220; fax:
+1-514-288-6588; e-mail: secreariat@biodiv.org;
Internet: http://www.biodiv.org
CONFERENCE REGIONALE SUR LES
PERCEPTIONS DE LA BIOTECHNOLOGIE PAR LE PUBLIC EN AFRIQUE:
Cette réunion se déroulera les 28 et 29 janvier 2002, à
Nairobi, au Kenya. Pour plus de détails, contacter: Anna
Ogalo ou Harrison Maganga, African Centre for Technology
Studies, Nairobi, Kenya; tel: +254-2-524700/6; fax:
+254-2-524701; e-mail: acts@cgiar.org
or a.ogalo@cgiar.org;
Internet: http://www.acts.or.ke
REUNION DU GROUPE DE TRAVAIL
INTERSESSIONS SPECIAL SUR L'ARTICLE 8(j) DE LA CDB:
Cette réunion est prévue du 4 au 8 février 2002, à
Montréal, au Canada. Pour plus d'informations, contacter: CBD
Secretariat, Montreal, Canada; tel: +1-514-288-2220; fax:
+1-514-288-6588; e-mail: secretariat@biodiv.org;
Internet: http://www.biodiv.org
SIXIEME CONFERENCE DES
PARTIES DE LA CONVENTION SUR LA BIODIVERSITE & RDP-1 DU
PROTOCOLE DE CARTHAGENE OU DE LA CIPC-3:
La CdP-6 de la CDB aura lieu à La Haye, aux Pays-Bas, du 8 au
26 avril 2002. Cette réunion servirait également de
première Réunion des Parties (RdP-1) ou de troisième CIPC
du Protocole de Carthagène. Pour d'autres informations,
contacter: CBD Secretariat, Montreal, Canada; tel:
+1-514-288-2220; fax: +1-514-288-6588; e-mail: secretariat@biodiv.org;
Internet: http://www.biodiv.org |