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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 09 No. 202
Vendredi, 5 Octobre 2001
LES FAITS MARQUANTS DE LA
CIPC-2
JEUDI 4 OCTOBRE 2001
Les délégués près de la
deuxième Réunion Intergouvernementale pour le Protocole de
Carthagène sur la Biosécurité (CIPC-2) ont poursuivi leurs
délibérations dans deux Groupes de Travail. Le Groupe de
Travail I (GT-I) a traité des thèmes suivants: manipulation,
emballage, transport et identification; suivi et élaboration
des rapports; échanges d'informations; et questions diverses
nécessaires à la mise en application du protocole. Le groupe
s'est également penché sur les résultats du groupe de
contact sur l'Article 18.2(a) qui a tenu une brève réunion
tôt le matin. Le Groupe de Travail II (GT-II) a examiné les
recommandations du Président concernant les thèmes de
responsabilité et compensation, de respect des obligations,
des procédures devant encadrer le processus décisionnel, des
directives à fournir au mécanisme de financement et, de
renforcement des capacités et du fichier d'experts.
LE GROUPE DE TRAVAIL I
MANIPULATION, EMBALLAGE,
TRANSPORT ET IDENTIFICATION: Au
cours d'une séance de groupe de contact tenue le matin, les
délégués examinèrent les éléments révisés susceptibles
de figurer dans les recommandations concernant les modalités
devant régir le processus des discussions autour de l'Article
18.2(a). Plusieurs amendements textuels furent introduits dans
divers paragraphes. Au sujet de la recommandation appelant à
la convocation d'une réunion d'experts techniques, le débat
se focalisa sur les thèmes à considérer dans cette
réunion, deux délégués faisant part de leurs réserves à
l'endroit de "l'approche par étapes" et d'autres
points dans le texte sous sa forme actuelle. La recommandation
fut référée au GT-I avec ces réserves.
Dans le débat du GT-I qui
suivit, Le Président François Pythoud (Suisse) introduisit
le document UNEP/CBD/ICCP/2/ WG.I/ CRP/2, contenant un projet
de recommandation combiné pour l'Article 18.2(a), (b) et (c).
Au sujet de l'Article 18.2(a), se basant sur le résultat des
consultations informelles, le président du groupe de contact
proposa: l'insertion d'un nouveau paragraphe appelant a un
soutien financier en faveur des pays en développement pour la
mise en œuvre de l'Article 18.2(a); l'intégration de la
recommandation concernant le système d'identification de
l'OCDE avec les recommandations consacrées au CEIB; et
l'introduction de plusieurs modifications textuelles dans les
deux paragraphes portant sur les thèmes devant être
considérés par la réunion des experts techniques.
Les délégués parvinrent
à un accord sur la seconde proposition. Leurs réactions à
l'égard de la proposition concernant le soutien financier
étaient mitigées, certains ayant noté que le sujet pouvait
être couvert dans le cadre des discussions sur le thème du
renforcement des capacités. Le Secrétariat indiqua que les
demandes de financement devaient être adressées soit au
mécanisme de financement soit à d'autres Parties. Au sujet
de la réunion des experts techniques, plusieurs délégués
soulignèrent que les deux phrases de l'Article 18.2(a)
doivent être examinées, notant que le libellé de
l'amendement était ambigu. Les délégués ne parvinrent pas
à s'accorder sur le texte amendé et le Président Pythoud
requit su Président du groupe de contact, la poursuite des
consultations informelles.
Dans l'après-midi, le
Président du groupe de contact présenta son rapport au GT-I,
notant que le groupe a ajouter un nouvel élément aux travaux
de la réunion des experts, à savoir, l'utilisation des
données fournies dans le rapport de synthèse du Secrétariat
résumant les points de vue des gouvernements sur la mise en
application de l'Article 18.2(a). Les délégués ne
parvinrent pas à s'accorder sur le nouvel amendement et, sur
recommandation du Président Pythoud, décidèrent d'utiliser
le texte d'origine discuté dans la réunion tenue le matin
par le groupe de contact, comme projet de recommandation, sur
lequel deux réserves furent enregistrées. Les délégués
décidèrent par ailleurs d'ajouter un chapeau au projet de
recommandation requérant du mécanisme de financement du
Protocole, la considération d'une mise à disposition de
ressources financières en faveur des pays en développement
pour la mise en application de l'Article 18.2(a).
Au sujet de l'Article
18.2(b) et (c), le débat se focalisa sur le modèle devant
être préparé par le Secrétaire Exécutif pour la réunion
des experts techniques. Au terme d'un long débat, les
délégués décidèrent de remplacer "documentation
modèle" par "gabarit modèle" et de retenir
deux options pour la documentation (i.e., façonné suivant
les systèmes disponibles ou intégré dans la documentation
internationale existante). Les délégués ajoutèrent
également un chapeau requérant du mécanisme financier du
Protocole, la considération d'une mise à disposition d'un
soutien financier en faveur des pays en développement pour la
mise en application de l'Article 18.2(b) et (c).
LE SUIVI ET L'ELABORATION
DES RAPPORTS: Le Président
présenta le projet de recommandation UNEP/CBD/
ICCP/2/WG.I/L.2, lequel fut approuvé sans amendement.
L'ECHANGE D'INFORMATIONS:
Le Président Pythoud demanda aux participants de présenter
leurs commentaires sur le projet de recommandation concernant
l'échange d'informations (UNEP/CBD/ICCP/2/WG-I/L.3), notant
l'accord conclu sur l'insertion d'un nouveau paragraphe
invitant les organisation internationales: à mettre à
disposition du Secrétariat des systèmes harmonisés
d'identification unique en rapport avec les bases de données
relatives aux OGM; et à faciliter l'inclusion des
informations pertinentes concernant les OGM, y compris celles
émanant des pays qui ne sont pas membres, dans leurs propres
bases de données ou dans la phase pilote du CEIB. L'INDE fit
objection au libellé stipulant que la fourniture des CD-ROMs
de la phase pilote du CEIB sera assujettie à la
disponibilité des ressources financières nécessaires.
Notant ce commentaire, la recommandation fut adoptée.
QUESTIONS DIVERSES
NECESSAIRES A LA MISE EN APPLICATION DU PROTOCOLE: Les
délégués examinèrent le texte du Président. Dans le
premier paragraphe, qui invite les gouvernements à soumettre
leurs commentaires sur les questions nécessitant orientation
et clarification durant les processus de ratification et de
mise en application du Protocole, le CANADA proposa un
libellé alternatif sur "les mécanismes possibles devant
être utilisés pour l'examen des thèmes, l'échange des
points de vue et, le cas échéant, la fourniture de
directives." Le délégué des ETATS-UNIS suggéra la
suppression dans le paragraphe, de la liste des thèmes
possibles qui englobent: la classification des OGM en
catégories; l'évaluation des risques et la gestion des
risques; l'établissement de règles harmonisées pour les
systèmes d'identification uniques; et le transit
transfrontalier entre les Parties et les non Parties. La
JAMAÏQUE déclara que les thèmes pouvaient être listés
avec la mention "entre autres." L'AUSTRALIE
préféra la suppression du paragraphe entier, vu le risque de
le voir autoriser une renégociation des définitions et des
libellés du Protocole. Le Président Pythoud demanda qu'un
comité informel restreint tente de parvenir à une
résolution.
Dans le deuxième
paragraphe, consacré aux critères devant encadrer
l'élaboration des points de vue sur le thèmes à inclure
dans le programme à moyen terme de la RdP, l'AUSTRALIE
préféra que les points de vue soient soumis dans un délai
de trois mois de la RdP-1, plutôt qu'avant le 15 janvier
2002. Le délégué des ETATS-UNIS appela à une clarification
de la clause consacré aux orientations concernant les effets
socio-économique des OGM, et avec l'ARGENTINE, la BELGIQUE,
au nom de l'UE, et le MEXIQUE, suggéra d'harmoniser cette
référence, ainsi que celle portant sur la promotion de la
conscientisation et de la participation du public, avec le
texte du Protocole. L'AUSTRALIE et le BRESIL appelèrent à la
suppression de la référence. La CHINE, l'ETHIOPIE, l'INDE,
la JAMAÏQUE, le KENYA, le MALI, le NEPAL, la REPUBLIQUE DE
COREE et le ZIMBABWE firent objection à la suppression. Au
sujet du paragraphe appelant à une ratification dans les
délais pour permettre la tenue de la RdP-1, l'AUSTRALIE
affirma que chercher à réunir la RdP-1 tout de suite après
la CdP-6 était peu réaliste.
L'après-midi, les
délégués examinèrent d'une version révisée du texte
(UNEP/CBD/ICCP/1/WG.I/CRP/1). Aucun accord ne put être
réalisé sur la liste des thèmes figurant dans le premier
paragraphe. L'EGYPTE, l'ETHIOPIE, le MEXIQUE, l'URUGUAY et le
ZIMBABWE s'y opposèrent tandis que l'AUSTRALIE et les
ETATS-UNIS préférèrent sa suppression. Après un débat
autour de diverses formulations qualifiant son inclusion, le
Président Pythoud proposa un libellé stipulant que les
thèmes "ont été mentionnés dans la réunion, à titre
d'exemples de ce qui est susceptible d'être traité par les
mécanismes." Le délégué des ETATS-UNIS accepta cette
proposition mais l'AUSTRALIE s'y opposa encore. Après un
nouveau débat qui n'a abouti à aucun accord, la liste fut
laissée entre crochets et le reste de la recommandation fut
adopté.
Le Président Pythoud
invita, ensuite, les délégués à fournir leurs commentaires
sur le Projet de Rapport du GT-I (UNEP/CBD/ ICCP/2/WG.I/L.1).
Traitant de la liste de tous les thèmes mentionnés durant la
Plénière dans le cadre du point de l'ordre du jour consacré
aux questions diverses nécessaires à la mise en œuvre du
Protocole, le JAPON proposa que la liste soit remplacée par
"la nécessité d'une clarification du classement des OGM
en cat�gories." Le CANADA pr�f�ra le maintien de la
r�f�rence au th�me de "l'examen des m�canismes
appropri�s" dans ce paragraphe. Moyennant un certain
nombre d'autres modifications mineures, le rapport fut
adopt�.
LE GROUPE DE TRAVAIL II
RESPONSABILITE ET
COMPENSATION: Au cours des
discussions autour du projet de recommandation, le Pr�sident
du GT-II, Mohammad Reza Salamat (R�publique Islamique d'Iran)
proposa, et les d�l�gu�s approuv�rent, l'invitation des
Parties de la CDB � organiser des ateliers consacr� a ce
th�me, dans les meilleurs d�lais possibles et avant la
RdP-1. Moyennant quelques amendements et quelques ajouts, les
d�l�gu�s s'accord�rent pour stipuler que ces ateliers
doivent: consid�rer des �tudes de cas; analyser
l'information collect�e par le Secr�taire Ex�cutif et
recommander la poursuite de la collecte des donn�es; et,
envisager d'autres th�mes pertinents. Au sujet du groupe
d'experts propos�, sur le th�me de responsabilit� et de
compensation, les d�l�gu�s s'accord�rent, moyennant
quelques amendements, sur un libell� invitant les pays �
pr�senter leurs points de vue sur les Termes de R�f�rence
et � recommander leur d�finition par la RdP-1.
S'agissant des paragraphe du
pr�ambule du projet de recommandation annex�, les
d�l�gu�s d�cid�rent que le processus du Protocole sera
distinct de celui de la CDB et �galement distinct des
proc�dures et m�canismes de mise en conformit� aux
obligations du Protocole. Au sujet du texte op�rationnel
concernant l'�tablissement du groupe d'experts, le d�l�gu�
des ETATS-UNIS proposa, et plusieurs pays appuy�rent,
l'adh�sion � la formulation de l'Article 27 du Protocole qui
stipule que le groupe doit �tre �tabli pour une �laboration
appropri�e de r�gles et proc�dures internationales pour le
domaine de la responsabilit� et de la compensation. Plusieurs
autres pays s'y oppos�rent, arguant la n�cessit� de
pr�ciser �galement le mandat du groupe d'experts. Apr�s un
certain d�bat, les d�l�gu�s s'accord�rent sur une
proposition avanc�e par l'AUSTRALIE et stipulant que le
groupe d'experts doit conduire le processus conform�ment �
l'Article 27. Suite aux discussions de la matin�e, le
Pr�sident Salamat introduisit un nouveau projet de
recommandation. Apr�s un d�bat autour du calendrier pr�cis
de la soumission des donn�es et des points de vue, les
d�l�gu�s accept�rent le projet de recommandation,
indiquant que les dates pouvaient �tre prorog�es ou
chang�es par le Secr�taire Ex�cutif en concertation avec le
Bureau du CIPC si la RdP n'a pas lieu en avril 2002.
RESPECT DES OBLIGATIONS: Le
GT-II examina le projet de recommandation soumis par le
Pr�sident Salamat, transmettant le texte de la R�union
d'Experts � la RdP-1. Pour parer au cas o� la RdP-1 n'a pas
lieu en avril 2002, les d�l�gu�s s'accord�rent pour dire
que les calendriers pouvaient avoir besoin d'�tre modifi�s.
La recommandation fut accept�e moyennant quelques
modification textuelles mineures.
LES PROCEDURES
DICISIONNELLES: Le GT-II examina le
projet de recommendation, ainsi que les th�mes en suspens
figurant dans l'annexe et comportant des chapitres sur les
lignes directrices et les proc�dures permettant de faciliter
la prise de d�cisions par les Parties importatrices. Au sujet
du projet de recommandation, les d�l�gu�s approuv�rent un
libell� appelant � la poursuite de l'identification d'autres
m�canismes, aptes � faciliter davantage de renforcement des
capacit�s. Apr�s un bref d�bat autour d'une suggestion de
la COMMISSION EUROPEENNE appelant la RdP-2 � adopter les
proc�dures permettant de faciliter la prise de d�cisions par
les Parties importatrices d'OGM-ANT, la suggestion fut
retir�e et la recommandation fut accept�e.
Au sujet de l'annexe, les
d�l�gu�s d�cid�rent la suppression du libell� portant
sur le point de savoir si la Partie importatrice
"peut" ou "doit" informer la Partie
exportatrice ou le consignateur de la notification, de sa
requ�te d'assistance. Apr�s des consultations informelles,
le d�l�gu� des SEYCHELLES proposa une formulation
sugg�rant que divers m�canismes doivent continuer � faire
l'objet d'un examen, mais que le fichier d'experts et le CEIB
comptent parmi les principaux m�canismes aptes � fournir un
soutien. Le MEXIQUE proposa ensuite d'inclure les pays
d'origine et la diversit� g�n�tique parmi les
r�cipiendaires de l'assistance. Avec ces modifications,
l'annexe fut approuv�e.
LES DIRECTIVES A FOURNIR AU
MECANISME DE FINANCEMENT: Le
Pr�sident du groupe de contact pr�senta le projet de
recommandation. Le d�l�gu� des ETATS-UNIS proposa un
libell� additionnel appelant � l'�laboration, par le
Secr�taire Ex�cutif, d'un rapport de synth�se sur les
priorit�s en mati�re de financement, sur la base des
soumissions des Parties, aux fins d'aider la RdP � fournir
des directives claires au m�canisme de financement.
L'ARGENTINE, appuy�e par le BRESIL, le CHILI, le KENYA et le
MEXIQUE, y fit objection, faisant part de ses r�serves
concernant le risque de voir un tel processus retarder les
efforts devant �tre fournis dans le domaine du renforcement
des capacit�s, en particulier pour ce qui est des activit�s
de la p�riode int�rimaire, y compris les efforts pour la
ratification. Le d�l�gu� des ETATS-UNIS retira sa
proposition et la recommandation fut approuv�e.
LE RENFORCEMENT DES
CAPACITES ET LE FICHIER D'EXPERTS:
Le Pr�sident du groupe de contact pr�senta son rapport et le
projet de recommandations concernant ces th�mes. Les deux
documents furent adopt�s , en m�me temps que le rapport
provisoire du GT-II (UNEP/CBD/ICCP/2/WG.II/ L.1), moyennant
quelques modifications mineures.
DANS LES COULOIRS
Au moment o� les
d�l�gu�s se trouvent engag�s dans de longues discussions
autour de l'Article 18.2(a) et du th�me de responsabilit� et
compensation, certains ont exprim� de nouveau leurs
pr�occupations concernant la r�sistance manifest�e par le
Groupe de Miami, faisant bloc. Quelques participants
familiaris�s avec le processus ont indiqu� que la situation
ne doit pas surprendre, car les int�r�ts nationaux priment
toujours, quand approche la fin des n�gociations. D'autres,
cependant, ont not� que la dynamique de groupe a d�vi�,
signalant un apparent renforcement de la coh�sion r�gional
au sein du GRULAC, avec une forte pr�sence du Groupe Africain
et des PEID.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERE: La
Pl�ni�re se r�unira � 10h dans la Salle de Conf�rence 2
pour proc�der � l'examen de l'ordre du jour de la RdP-1,
traiter les questions diverses et adopter les recommandations
des Groupes de Travail et le Rapport de la CIPC-2. |