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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 09 No. 200
Mercredi, 3 Octobre 2001
LES FAITS MARQUANTS DE LA
CIPC-2
MARDI 2 OCTOBRE 2001
Les délégués près de la
deuxième Réunion du Comité Intergouvernemental pour le
Protocole de Carthagène sur la Biosécurité (CIPC-2) se sont
réunis tout au long de la journée dans deux Groupes de
Travail. Le Groupe de Travail I (GT-I) a examiné: l'échange
d'informations; la manipulation, le transport, l'emballage et
l'identification; le suivi et l'élaboration des rapports; et
autres sujets nécessaires à la mise en application du
Protocole. Le Groupe de Travail II (GT-II) s'est penché sur:
le renforcement des capacités, les directives devant être
fournies au mécanisme de financement, les procédures devant
encadrer les processus décisionnel, et la responsabilité et
la compensation. Au sujet du calendrier des travaux, le Bureau
du CIPC a décidé que le GT-I examine le thème du suivi et
de l'élaboration des rapports et que le GT-II examine celui
des directives devant être fournies au mécanisme de
financement et celui de la mise en conformité des
obligations. Veit Koester (Danemark) et le Président du CIPC,
l'ambassadeur Philémon Yang (Cameroun) conduiront des
consultations informelles respectivement autour des questions
du règlement intérieur et du Secrétariat avant la prise de
décision par le Bureau.
LE GROUPE DE TRAVAIL I
L'ECHANGE D'INFORMATIONS:
Le Secrétariat présenta un résumé de l'évaluation
technique de la phase pilote du CEIB (UNEP/CBD/ICCP/
2/9/Add.1). Plusieurs délégués firent part de leur
satisfaction quant aux progrès réalisés. Les pays en
développement mirent l'accent sur la nécessité d'un
renforcement des capacités, y compris les équipements, le
financement, la formation et la conscientisation du public.
L'ARGENTINE, la JAMAÏQUE, le PANAMA, le PEROU et l'URUGUAY
appelèrent également à la détermination des besoins et à
l'activation des échanges d'informations à l'échelle
régionale et sous-régionale. L'INDE requit l'élaboration
d'une version CD-ROM du CEIB à distribuer aux Parties. Le
délégué des ETATS-UNIS encouragea les pays en
développement à utiliser le dispositif CEIB pour
l'évaluation des capacités et le classement des besoins par
priorité. Le CAMEROUN et le CANADA appelèrent à relier
l'échange d'informations au Projet de Plan d'Action pour le
Renforcement des Capacités.
La BELGIQUE, au nom de la
Communauté Européenne et de ses Etats Membres (UE), avec la
REPUBLIQUE DE COREE, mit l'accent sur l'inter-opérabilité,
le formatage commun, l'évaluation et les règles de
procédure devant encadrer l'accès, et sur le fichier
d'experts. Le Japon mit en exergue les mécanismes de
comparaison entre les pays. Le SWAZILAND indiqua que le CEIB
peut être utilisé en tant que source d'information légitime
pour les prises de décisions, pour le SBSTTA et la CdP de la
CDB. La CHINE, l'EGYPTE et le MALI requirent une attention à
la méthode de travail et l'inclusion de toutes les langues
utilisées aux Nations Unies. La LETTONIE, au nom des pays de
l'Europe Centrale et de l'Est, fit l'éloge du site web
régional consacré à l'echanges des données ayant trait à
la biosécurité. L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE parla de
ses efforts conjoints avec la FAO dans la conduite de
consultations d'experts autour de la sécurité alimentaire.
MANIPULATION, TRANSPORT,
EMBALLAGE ET IDENTIFICATION: Les
délégués procédèrent à l'examen des recommandations
figurant dans le document (UNEP/CBD/ICCP/ 2/12) et du rapport
de la Réunion d'Experts (UNEP/CBD/ICCP/2/ 12/Corr.1). La
majeure partie des participants appuya l'idée d'utiliser les
systèmes de documentation disponibles tout en mettant en
place un nouveau système international apte à répondre aux
exigences de l'Article 18.2(b) concernant l'utilisation
confinée, et de l'Article 18.2(c) concernant la mise en
circulation intentionnelle. L'UE nota que le nouveau système
éventuel est susceptible d'identifier et de combler les
lacunes des systèmes actuels. La JAMAÏQUE et la NORVEGE
mirent l'accent sur la nécessité d'une identification
scientifique unique au cas par cas pour s'assurer de
l'exactitude des données. Le JAPON déclara que la
documentation doit être simple, uniforme et qu'elle doit
comporter toute l'information nécessaires à la prise de
décisions. Le TOGO nota le lien entre la mise en œuvre de
l'Article 18.2(b) et (c) et le renforcement des capacités.
Plusieurs participants
appelèrent à une clarification des méthodes normalisées
appliquées à l'identification des OGM destinés à
l'alimentation, à la nourriture animale ou à la
transformation (OGM-ANT) dans le cadre de l'Article 18.2(a) et
insistèrent sur l'importance d'un étiquetage complet et
exact. L'INDE appela à une position normalisée concernant
l'étiquetage des gènes dominants et récessifs. Le CANADA
nota que les obligations et les conditions exigées des
gouvernements et du secteur privé avaient besoin d'être
examinées. L'INDONESIE, la MALAISIE et la NORVEGE
déclarèrent que l'Article 18.2(a) ne devait pas être
traité différemment que le 18.2(b) et (c). Le KENYA mit en
relief la coordination avec la Commission Codex Alimentarius.
La REPUBLIQUE DE COREE nota que les OGM-ANT nécessitent une
manipulation particulière dans les phase de magasinage et de
transformation aux fins de prévenir l'introduction des
l'environnement. La REPUBLIQUE ISLAMIQUE D'IRAN proposa
l'établissement d'un groupe d'experts pour l'élaboration de
recommandations concernant l'Article 18.2(a), à soumettre à
la RdP. Plusieurs Etats appuyèrent l'idée. L'ARGENTINE
plaida pour la tenue d'une réunion consultative autour des
trois clauses. Le représentant de l'INSTITUT EDMONDS requit
que les organisations civiles y soient représentées. L'OCDE
évoqua le travail pertinent accompli et les avancées
enregistrées dans l'élaboration des identificateurs uniques.
Le représentant de l'INTERNATIONAL GRAIN TRADE COALITION
s'engagea à établir un comité des organisations
représentant les importateurs et exportateurs d'OGM. Un
groupe de contact fut constitué pour l'élaboration d'un
projet de recommandation.
LE SUIVI ET L'ELABORATION
DES RAPPORTS: Le LESOTHO, au nom du
Groupe Africain, souligna que le format des rapports doit
être clair et simple afin d'éviter les duplications et les
chevauchements sans compromettre la qualité. L'ARGENTINE
appela à un financement permettant aux pays en développement
de produire leurs rapports. L'AUSTRALIE et les ETATS-UNIS
appelèrent à l'amélioration du format des rapports. L'UE
encouragea les gouvernements à fournir des commentaires
écrits au sujet du format et réitéra que le premier rapport
doit être soumis aussitôt que possible après l'entrée en
vigueur du Protocole. L'INDE requit une formation dans le
domaine de la production des rapports. La CHINE nota que les
rapports ne doivent pas être utilisés pour des comparaisons
entre le travail accompli par les différentes Parties dans le
cadre de la mise en application. Le Président Pythoud indiqua
qu'il élaborera un projet de recommandation.
AUTRES SUJETS NECESSAIRES A
LA MISE EN APPLICATION DU PROTOCOLE: Le
Secrétariat rappela les points abordés au cours de la
discussion du lundi, notamment: la clarification de la
catégorisation des OGM; les Non Parties; le caractère et
l'étendue des responsabilités des Parties exportatrices par
rapport à la notification; les considérations
socio-économiques; l'évaluation et la gestion des risques;
les directives devant être fournies en matière de suivi et
d'élaboration des rapports; et, la coopération entre les
activités du Protocole et le travail de la Commission
Intérimaire sur les Mesures Phytosanitaires de la Convention
Internationale sur la Protection des Plantes.
L'UE proposa l'élaboration
de lignes directrices pour les méthodes applicables à
l'évaluation et la gestion des risques, et, avec l'AUSTRALIE,
suggéra de procéder à un classement par priorité des
thèmes à aborder. Le CANADA et le JAPON suggéra la
fourniture de directives précises, incluant des exemples,
pour la mise en application et la classification. La CHINE
requit une définition claire des "mesures
adéquates." L'AUSTRALIE remit en question la
faisabilité de la tenue de la RdP à la CdP-6 de la CDB,
notant la nécessité de répondre aux normes nationales, et
appuya l'idée de donner au CIPC l'occasion de procéder à
une évaluation et d'apporter une contribution au plan
stratégique de la CDB.
LE GROUPE DE TRAVAIL II
LE RENFORCEMENT DES
CAPACITES: Le Secrétariat
introduisit les documents UNEP/CBD/ICCP/2/10 et Add.1. La
plupart des délégués apportèrent leur appui au Projet de
Plan d'Action pour le Renforcement des Capacités, aux outils
de la mise en application et à la Séquence des Actions.
L'ARGENTINE et le BRESIL appelèrent à l'insertion d'une
référence aux pays en développement exportateurs. La
REPUBLIQUE DE COREE indiqua que tous les pays importateurs
doivent y trouver leur compte et appela à la pleine insertion
des considérations socio-économiques. ANTIGUA ET BARBUDA, la
NAMIBIE, au nom du Groupe Africain, et le CHILI suggérèrent
une flexibilité en fonction des besoins de chacun des pays.
L'UE, avec l'ALGERIE, l'AUSTRALIE, le CANADA, le DANEMARK, le
JAPON, l'INDE, la NOUVELLE ZELANDE, l'AFRIQUE DU SUD, les
ETATS-UNIS et le CGIAR, soulignèrent la nécessité d'une
coordination entre toutes les entités, pertinentes, ainsi que
de l'identification des synergies entre les différentes
initiatives. Les pays mirent en exergue le renforcement des
capacités dans les domaines, entre autres, du CEIB, du
suivi et de la mise en conformité aux obligations, des
situations d'urgences et de la ratification. Les pays
soulignèrent également: le soutien du FEM aux
initiatives r�gionales et aux ateliers de formation; les
syst�mes efficaces de contr�le des fronti�res; les besoins
� l'�chelle nationale et r�gionale; et l'insertion d'une
r�f�rence au m�canisme de financement dans in le Projet de
Plan d'Action Int�rimaire. Le porte-parole du GROUPE AFRICAIN
d�clara que les ONG doivent collaborer �troitement avec les
correspondants nationaux.
S'agissant du fichier
d'experts, plusieurs d�l�gu�s apport�rent leur soutien au
projet de lignes directrices. L'AUSTRALIE et les ETATS-UNIS
d�clar�rent qu'une discussion plus approfondie �tait
n�cessaire. L'UE proposa un financement par le FEM, outre les
contributions volontaires apport�es par les pays et, avec le
BRESIL, sugg�ra une responsabilit� sous forme contractuelle
entre l'expert et la partie souhaitant une assistance. Le
GROUPE AFRICAIN, l'AUSTRALIE et le BRESIL appel�rent � la
mise en place d'un fonds s�par� pour les activit�s des
experts. Le repr�sentant de l'industrie nota que dans un
certain nombre de domaines, la disponibilit� des experts sera
limit�e.
Un groupe de contact fut
form� et tint des r�unions tout au long de l'apr�s-midi
pour la discussion des th�mes du renforcement des capacit�s,
du fichier d'experts et des directives devant �tre fournies
au m�canisme de financement.
LES DIRECTIVES DEVANT ETRE
FOURNIES AU MECANISME DE FINANCEMENT: Le
Secr�tariat introduisit le document UNEP/CBD/ICCP/2/5. L'UE
appuya les recommandations figurant dans le document et requit
du Secr�taire Ex�cutif de la CDB de compiler une liste des
activit�s de renforcement des capacit�s en rapport pour
�viter la duplication des efforts. Au sujet de la
recommandation appelant � la d�termination des besoins
financiers de la mise en �uvre du Protocole de 2002 � 2006,
sur la base des soumissions faites par les pays en
d�veloppement, l'ARGENTINE et CUBA appel�rent �
l'�laboration d'un calendrier pour ces soumissions. La
TANZANIE requit l'insertion d'une r�f�rence au Projet de
Plan d'Action pour le Renforcement des Capacit�s. Le sujet
fut r�f�r� au groupe de contact.
LES PROCEDURES DEVANT
ENCADRER LA PRISE DES DECISIONS: Le
Secr�tariat introduisit le document UNEP/ CBD/ ICCP/2/11.
Plusieurs participant y apport�rent leur soutien. Le CANADA,
avec l'AUSTRALIE et l'OUGANDA, au nom du Groupe Africain,
d�clara que les experts ne doivent pas �tre tenus pour
responsables lorsqu'ils sont consult�s par les pays dans le
domaine des processus d�cisionnels. Le CANADA proposa
d'�tablir un organe intersession pour la revue des
proc�dures des prises de d�cision. Le GROUPE AFRICAIN
proposa une �valuation r�guli�re du processus et, avec
l'ARGENTINE, souligna le r�le du fichier dans le renforcement
des capacit�s pour la facilitation des prises de d�cisions
au niveau national. Le d�l�gu� des SEYCHELLES nota
l'incapacit� de certains pays de mettre en place un tel
syst�me national. L'UE, avec la NOUVELLE ZELANDE, la
NORVEGE et les ETATS-UNIS, souligna que l'assistance doit
�tre adapt�e � la demande. Le d�l�gu� des ETATS-UNIS,
avec l'ARGENTINE, d�clara que l'acc�s au fichier d'experts
doit �tre restreint aux pays en d�veloppement et aux pays en
transition �conomique. Il y eut �galement des commentaires
sp�cifiques concernant l'annexe du document, consacr� aux
proc�dures et aux m�canismes de la prise des d�cisions. Le
Pr�sident Salamat indiqua que ces commentaires seront
int�gr�s dans le projet de recommandation du Pr�sident.
LA RESPONSABILITE ET LA
COMPENSATION: Le Secr�tariat
introduisit le document UNEP/CBD/ICCP/2/3. Le Pr�sident
Salamat encouragea les d�l�gu�s � se focaliser sur le
processus d'�laboration du r�gime de responsabilit�. Le
CAMEROUN, au nom du Groupe Africain, et la COLOMBIE
appel�rent � la tenue d'un d�bat pr�liminaire sur les
�l�ments possibles pour le r�gime de responsabilit�.
L'ALGERIE d�clara que le r�gime doit �tre r�troactif,
prenant effet � partir de l'entr�e en vigueur du Protocole.
Au sujet du processus, l'UE, appuy� par l'AUSTRALIE, sugg�ra
l'adoption d'une approche en trois �tapes incluant: la
collecte et l'analyse des donn�es; l'�tablissement d'un
groupe d'experts juridiques et techniques � la RdP-1; et
l'�tablissement d'un groupe de travail � composition non
limit�e pour l'�laboration des r�gles et des proc�dures �
la RdP-2. L'AUSTRALIE se focalisa sur la collecte des
donn�es, en particulier celles concernant le champ d'action,
le caract�re et la raison d'�tre du th�me de
responsabilit� dans le cadre du Protocole. L'ALGERIE,
l'ARGENTINE, le BRESIL, le CANADA, la REPUBLIQUE ISLAMIQUE
D'IRAN, la NORVEGE, la SUISSE et le CGIAR pref�r�rent une
approche � deux �tapes seulement, � savoir, la collecte des
donn�es et l'�tablissement d'un groupe de travail �
composition non limit�e. La COLOMBIE, appuy�e par la
REPUBLIQUE DE COREE, le MEXIQUE, le NEPAL, le SENEGAL et le
TOGO, sugg�ra la tenue d'ateliers apr�s la collecte des
donn�es. Le JAPON proposa l'�tablissement d'un groupe
d'experts limit�, charg� de d�tailler le cadre n�cessaire
� la collecte des donn�es en tant que premi�re �tape.
Le CANADA, l'UE et le
repr�sentant de l'industrie appel�rent � l'exploration des
synergies avec les discussions de la CDB autour du th�me de
responsabilit�. Le CANADA et l'UE firent part �galement de
leur engagement en faveur d'un calendrier �tal� sur quatre
ans pour la finalisation du r�gime de responsabilit� et de
compensation. L'AUSTRALIE et le JAPON not�rent que la limite
�tait fournie � titre indicatif seulement. Le Royaume-Uni
mit en exergue l'obligation juridique � essayer de parachever
le processus. Le groupe d�battit �galement du point de
savoir si, oui ou non, il fallait discuter des termes de
r�f�rence du Groupe de Travail. Le Pr�sident Salamat
indiqua qu'il �laborera un projet de recommandation.
DANS LES COULOIRS
Des questions ont �t�
pos�es dans les couloirs concernant le caract�re exact que
doit rev�tir le r�sultat de la CIPC-2. Certains ont de grand
espoirs de voir les sujets se r�soudre dans les d�lais
impartis, notamment ceux de responsabilit� et compensation et
des proc�dures de prise des d�cisions concernant l'import et
l'identification des OGM. D'autres participants, notant une
plus grande souplesse dans les recommandation de la CIPC-2,
ont mis en exergue le r�le important que doit jouer la CIPC-2
dans l'�tablissement de la confiance n�cessaire capable
d'encourager les pays � aller de l'avant et � ratifier le
Protocole. Un v�t�ran de la CDB a rappel� que le processus
de la Convention a n�cessit� beaucoup de temps pour trouver
sa voie, et a qualifi� les attentes de voir le Protocole
entrer en vigueur avant la CdP-6 de la CDB, de trop
optimistes.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
GROUPE DE TRAVAIL I:
Le GT-I se r�unira � 10h dans la Salle de Conf�rence 2 pour
poursuivre la discussion des questions diverses n�cessaires
� la mise en application du Protocole et de la classification
des OGM dans le cadre de l'Article 18.2.
GROUPE DE TRAVAIL II:
Le GT-II se r�unira � 10h dans la Salle de Conf�rence 1
pour d�battre du th�me du respect des obligations et des
recommandations du Pr�sident concernant les proc�dures de
prise d�cision et la responsabilit� et la compensation. |