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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 09 No. 199
Mardi, 2 Octobre 2001
LES FAITS MARQUANTS DE LA
CIPC-2
LUNDI 1er OCTOBRE 2001
La seconde Réunion du
Comité Intergouvernemental pour le Protocole de Carthagène
sur la Biosécurité (CIPC-2) a entamé ses travaux lundi. Les
délégués ont entendu nombre de déclarations d'ouverture
puis ont procédé à l'examen de points organisationnels et
de travaux intersessions. La Plénière devait ensuite aborder
les points de l'ordre du jour transmis par la CIPC-1 et
concernant notamment: l'échange d'informations; le
renforcement des capacités; la manipulation, le transport,
l'emballage et l'identification; et, le respect des
obligations. Dans l'après-midi, la Plénière devait
procéder à l'examen des nouveaux points inscrits à l'ordre
du jour, à savoir: la responsabilité et la compensation; le
suivi et l'élaboration des rapports; le Secrétariat; les
directives devant être fournies au mécanisme de financement;
le règlement intérieur; et, questions diverses.
LA PLENIERE
LES DECLARATIONS
D'OUVERTURE: Le Président du CIPC,
l'ambassadeur Philémon Yang (Cameroun) souhaita la bienvenue
aux participants et nota les progrès importants réalisés
dans l'élaboration des éléments clés de la phase pilote du
Centre d'Echange d'Information sur la Biosécurité (CEIB), du
renforcement des capacités et du régime de mise en
conformité aux obligations. L'orateur mit en relief les
domaines nécessitant davantage de développement, notamment
ceux de la responsabilité et de la compensation, du suivi et
de l'élaboration des rapports et du mécanisme de
financement, et souligna que des éléments clairement
définis constitueraient un encouragement à la ratification.
Noah Katana Ngala, Ministre
de l'Environnement de la République du Kenya, souligna
l'importance du Protocole en cette ère de la biotechnologie
qui soulève bien des préoccupations quant à la
biosécurité dans la gestion des OGM et à la minimisation
des risques posés à la santé humaine et à l'environnement.
L'orateur parla également des efforts visant à produire des
lignes directrices nationales et à harmoniser les efforts
régionaux, et appela à la poursuite de la coopération dans
le domaine du renforcement des capacités et à l'entrée en
vigueur du Protocole.
Jorge Illueca, Directeur
Adjoint du PNUE, au nom du Directeur Exécutif, Klaus Töpfer,
parla des activités intersessions tenues à Cuba en juillet
2001, se focalisant sur le renforcement des capacités et sur
le soutien devant être apporté à la mise en place des
cadres nationaux de biosécurité. L'intervenant nota le
besoin de cadres réglementaires et institutionnels nationaux
et la nécessité d'un soutien financier et technique opportun
à leur mise en place.
Le Secrétaire Exécutif de
la CDB, Hamdallah Zedan, fit part de son appréciation à
l'endroit du PNUE et du Kenya pour l'accueil de la CIPC-2, à
l'endroit du Danemark, de l'Italie, du Japon, des Pays-Bas, de
la Nouvelle Zélande, de la Norvège, de la République de
Corée, de la Suède et de la Suisse, ainsi que du Canada, de
Cuba, de la France, du Pérou, du Royaume-Uni et des
Etats-Unis, pour le soutien apporté aux activités
intersessions. L'orateur exprima, par ailleurs, l'espoir de
voir "l'Esprit de Montpellier" qui a régné sur la
CIPC-1 se poursuivre et les processus de ratification,
s'accélérer.
Les déclarations
régionales furent présentées par la BELGIQUE, au nom de
l'UE; le MEXIQUE, au nom du GRULAC; l'ETHIOPIE, au nom du
Groupe Africain; et l'INDE, au nom du Groupe Asiatique. Les
délégués mirent en exergue leur engagement en faveur de la
ratification du Protocole en temps opportun aux fins de
s'assurer de son entrée en vigueur d'ici 2002. Le
représentant de l'Industrie nota les avantages d'une
application appropriée de la biotechnologie. Citant un
récent exemple de pollution génétique survenue dans un
centre d'origine de maïs mexicain, le représentant des ONG
appela à la mise en place d'un régime de responsabilité et
à une définition précise des OGM destinés à
l'alimentation, à la nourriture animale ou à la
transformation.
LES QUESTIONS
D'ORGANISATION: Le Président Yang
introduisit l'ordre du jour de la réunion
(UNEP/CBD/ICCP/2/1). Le JAPON nota que peu d'attention a été
accordé à l'éclaircissement des définitions. Le Président
Yang présenta la version révisée du calendrier des travaux
(UNEP/CBD/ICCP/ 2/1/Add.2). Le document fut adopté sans
commentaire. François Pythoud (Suisse) et Mohammad Reza
Salamat (République Islamique d'Iran) continueront à
présider respectivement les Groupes de Travail I et II (GT-I
et GT-II). Antonietta Gutiérrez Rosati (Pérou) continuera à
servir de Rapporteur.
RAPPORT SUR LES TRAVAUX
INTERSESSIONS: Le Secrétariat de la
CDB introduisit le rapport sur les travaux intersessions
(UNEP/ CBD/ICCP/2/2). Le Président Yang nota que les
délégués présenteront leurs commentaires dans le cadre du
point de l'ordre du jour consacré aux questions diverses.
LES POINTS DE L'ORDRE DU
JOUR TRANSMIS PAR LA CIPC-1
L'Echange d'Informations:
Le Président Yang introduisit les documents UNEP/CBD/ICCP/2/9
and Add.1. Le Président du GT-I, Pythoud, présenta un
rapport sur l'état d'avancement de la phase pilote du CEIB
qui avait été lancée officiellement en avril 2001.
L'orateur attira l'attention sur les deux réunions tenues par
le Groupe de Liaison des Experts Techniques sur le CEIB avant
la CIPC-2 et sur leurs conclusions.
Le Renforcement des
Capacités: CUBA passa en revue les
résultats de la Réunion des Experts sur le Renforcement des
Capacités (11-13 juillet 2001, à La Havane, à Cuba), et
évoqua en particulier l'élaboration du Plan d'Action pour le
Renforcement des Capacités en faveur d'une Application
Effective du Protocole (UNEP/CBD/BS/EM-CB/1/3). Le PNUE parla
de l'Atelier International sur le Soutien Financier en faveur
des Cadres Nationaux en matière de Biosécurité,
co-organisé par le FEM (14 juillet 2001, à La Havane, à
Cuba), pour la promotion du dialogue entre les pays donateurs
et les pays récipiendaires, les organisations financières
multilatérales, l'industrie, les ONG et la société civile.
L'ETHIOPIE et le PEROU parlèrent, ensuite, des ateliers
régionaux (26-28 février 2001, à Nairobi, au Kenya; et 4-6
septembre 2001, à Lima, au Pérou) et de leurs
recommandations concernant le renforcement des capacités et
le CEIB, aux niveaux national, sous-régional et régional
(UNEP/CBD/BCH/AFR.Reg/1/2 et UNEP/CBD/BCH/ LAC.Reg/1/2).
Le représentant du GROUPE
CONSULTATIF SUR LA RECHERCHE AGRICOLE INTERNATIONALE nota les
efforts visant à traiter la question de biosécurité à
travers une recherche pertinente et souligna la volonté du
Groupe d'apporter aux pays son assistance dans le domaine du
renforcement des capacités. Le représentant de l'INSTITUT
EDMONDS annonça la disponibilité d'un compendium de
recherche de pointe dans le domaine du génie génétique.
La Manipulation, le
Transport, l'Emballage et l'Identification:
La FRANCE et le CANADA introduisirent un rapport sur la
Réunion des Experts Techniques sur la Manipulation,
l'Amballage, le Transport et l'Identification des OGM
(UNEP/CBD/ICCP/2/12/ Corr.1; 13-15 juin 2001; à Paris, en
France). La réunion traita des options offertes dans le
domaine de l'aide devant être fournie aux pays pour la
concrétisation de leurs obligations relevant des Articles
18.2(b) et (c), et permit de dégager deux options possibles
dans le domaine de la documentation, l'une consistant en
l'utilisation des systèmes existants, l'autre, en
l'élaboration d'un nouveau système.
Le Respect des Obligations:
Le Président du GT-II, Salamat, passa en revue les résultats
de la Réunion des Experts sur le thème du Respect des
Obligations (26-28 septembre 2001, à Nairobi, au Kenya).
L'orateur recommanda à la CIPC-2 d'avaliser le rapport de la
réunion (UNEP/CBD/ICCP/2/13/Add.1) et d'approfondir l'examen
de cette question.
LES NOUVEAUX POINTS SOUMIS A
L'EXAMEN
La Responsabilité et la
Compensation: Le Secrétariat de la
CDB présenta un rapport sur l'Atelier organisé sur le thème
de la Responsabilité et la Compensation dans le contexte de
la CDB (UNEP/CBD/WS-L&R/3; 18-20 juin 2001, à Paris, en
France) et nota, entre autres, que les processus
relevant de l'Article 14.2 de la CDB et de Article 27 du
Protocole devaient rester distincts. Le G-77/CHINE fit
référence au préjudice causé à la vie humaine, à la
biodiversité et aux conditions socio-économiques, en
particulier, des communautés agricoles locales, et s'opposa
à l'imposition de limites temporelles. L'EU et la NORVEGE
souligna la nécessité d'exploiter les synergies entre les
processus de la CDB et du Protocole et de procéder à la
collecte des données concernant les régimes en vigueur au
niveau national et régional. La COLOMBIE souligna que les
processus de la CDB et du Protocole devaient rester distincts
et nota que les pays en développement ne disposent pas de
régimes nationaux en matière de responsabilité. Le CANADA,
l'UE et la NORVEGE attirèrent l'attention sur le libellé de
l'Article 27 du Protocole qui appelle à une focalisation
plutôt sur le processus que sur le contenu du régime de
responsabilité. Le JAPON mit en exergue la difficulté posée
à la définition des effets environnementaux des OGM et le
besoin de proc�der � une collecte d'informations concernant
des cas concrets avant l'examen de la n�cessit� d'un tel
processus. La NORVEGE et la SUISSE mirent l'accent sur les
processus nationaux et r�gionaux pertinents. Le d�l�gu�
d'ANTIGUA ET BARBUDA, au nom des PETITS ETATS INSULAIRES EN
DEVELOPPEMENT, mit en relief l'absence de capacit�s dans ces
pays et l'importance de ce sujet pour les �cosyst�mes
fragiles.
Le Suivi et l'Elaboration
des Rapports: Le Pr�sident Yang
introduisit le document UNEP/CBD/ICCP/2/4. Le G-77/CHINE
souligna que le sujet est essentiel pour la mise en
application du Protocole et qu'il est �troitement li� au
th�me du renforcement des capacit�s. L'UE recommanda que le
premier rapport national soit soumis dans les meilleurs
d�lais possibles apr�s l'entr�e en vigueur du Protocole et
que ce sujet soit examin� dans le cadre des th�mes du
respect des obligations et du renforcement des capacit�s. La
NORVEGE d�clara que le premier rapport national doit �tre
mis � disposition avant la deuxi�me Conf�rence des Parties
servant de R�union des Parties signataires du Protocole (RdP)
et que le format des rapports doit int�grer les conclusions
de la premi�re RdP. L'AUSTRALIE approuva le calendrier
figurant dans le document d'information g�n�rale et d�clara
que le format doit �tre � la fois simple et exhaustif.
Le Secr�tariat: Le
Pr�sident Yang introduisit le document UNEP/CBD/ ICCP/2/14.
Le CANADA apporta son appui � l'approche et � la structure
propos�es et souligna l'importance de relier les th�mes aux
proc�dures. Le d�l�gu� des BAHAMAS, au nom de l'ALLIANCE
DES PETITS ETATS INSULAIRES, et l'UE sugg�r�rent de
proc�der � une s�paration et � une clarification des
t�ches, des responsabilit�s, du budget et du personnel
n�cessaires � l'op�ration des activit�s � la fois de la
bios�curit� et de la CDB. Le JAPON s'opposa � la
proposition de budget et souligna la n�cessit� d'une
clarification des articles budg�taires et du niveau des
effectifs; et, avec l'INDE, indiqua que les co�ts de la RdP
doivent �tre imput�s plut�t au fonds volontaire qu'au
budget central. Le G-77/ CHINE appela les pays industrialis�s
� soutenir les articles du budget central pour permettre aux
pays en d�veloppement de mettre en application le Protocole
de mani�re efficace.
Les Directives � Fournir au
M�canisme de Financement: Le
Pr�sident Yang introduisit le document UNEP/CBD/ICCP/2/5. Le
G-77/CHINE apporta son appui � l'id�e de voir les
arrangements appliqu�es au m�canisme de financement de la
CDB servir au Protocole, et pr�cisa que son soutien tenait
compte des diff�rences entre les pays en d�veloppement dans
les domaines des capacit�s, des besoins et des conditions.
L'UE appela � l'�vitement des duplications d'activit�s et
apporta son soutien � la coordination des activit�s de
financement avec d'autres m�canismes. Le porte-parole du
GRULAC appela � un soutien financier permettant de r�pondre
aux besoins et aux priorit�s list�s dans le plan d'action
adopt� par le r�cent atelier r�gional du GRULAC. L'US
requit un classement prioritaires des besoins en mati�re de
financement sur la base des soumissions faites par les pays en
d�veloppement.
Le R�glement Int�rieur: Le
Pr�sident Yang introduisit le document UNEP/ CBD/ICCP/2/6.
L'UE, appuy�e par l'ALGERIE et le CANADA, d�clara que le
r�glement int�rieur de la CdP de la CDB devait, le cas
�ch�ant, s'appliquer � la RdP du Protocole. L'UE appela
�galement le CIPC � �laborer un projet de d�cision, et le
CANADA appela � la poursuite des discussions autour de ce
sujet � la CIPC-2.
Examen des Points Divers:
Le Pr�sident Yang introduisit le document UNEP/CBD/ICCP/2/7,
Questions Diverses relatives � la Mise en Application
Effective du Protocole. Le G-77/CHINE requit que les Etats
agissent en harmonie dans le cadre du Protocole avant son
entr�e en vigueur, notamment pour ce qui est des cargaisons
contenant des OGM envoy�es aux pays en d�veloppement. Le
JAPON, avec la NOUVELLE ZELANDE, souligna la n�cessit� de
clarifier la distinction entre les OGM destin�s � un usage
confin� et les OGM destin�s � �tre mis en circulation dans
l'environnement, aux fins de s'assurer de la conformit� aux
obligations et d'�viter d'�ventuels litiges commerciaux
futurs. L'UE mit l'accent sur les sujets d'identification
syst�matique, des m�thodes de gestion des risques, de
soutien mutuel avec d'autres organes visant � s'assurer de la
coop�ration, des Parties non signataires, des structures
institutionnelles de base, des partenaires et des r�seaux
r�gionaux, de l'�valuation et des revues, de la
conscientisation et de la participation du public et des
consid�rations �conomiques.
Le d�l�gu� des SEYCHELLES
pr�senta un rapport sur l'Atelier organis� sur le th�me du
Plan Strat�gique de la CDB (UNEP/CBD/ WS-StratPlan/5; 28-30
mai 2001, � Mahe, aux Seychelles) et nota que le caract�re
particulier des liens entre le Plan et le Protocole de
Carthag�ne ont besoin d'�tre �labor�s. L'UE souligna que
le Plan doit inclure les voies et moyens de mettre en place
une coop�ration permettant de s'assurer que le Protocole
devienne op�rationnel.
Le Pr�sident Yang invita
ensuite les participants � pr�senter leurs observations
d'ordre g�n�ral. Au sujet du renforcement des capacit�s, la
CHINE, l'EGYPTE au nom du GROUPE AFRICAIN, et le SOUDAN
trait�rent, entre autres: de la n�cessit� de
capacit�s techniques, de ressources financi�res
additionnelles et d'une assistance dans le domaine de la mise
en place des infrastructures scientifiques n�cessaires au
suivi. L'ARGENTINE, le CAMEROUN, l'INDONESIE et la NORVEGE
mirent l'accent sur le besoin d'une assistance dans le
processus de ratification. Au sujet du respect des
obligations, le CAMEROUN et l'INDONESIE d�clar�rent que ce
sujet doit �tre discut� de mani�re plus approfondie � la
CIPC-2. L'AUSTRALIE, appuy�e par les ETATS-UNIS, d�clara que
la suite des n�gociations � la CIPC-2 n�cessitera des
concertations nationales.
Le CANADA appela � un
m�canisme intersessions pour le traitement des questions qui
ne sont pas cruciale pour la mise en �uvre du Protocole dans
l'imm�diat. Le ZIMBABWE appela � un classement prioritaire
du CEIB et du sujet de la mise � disposition des ressources
financi�res qui lui sont n�cessaires. Le repr�sentant de
l'INTERNATIONAL PLANT PROTECTION CONVENTION appela � une
coop�ration dans les domaines de l'�laboration des normes
int�rimaires devant encadrer l'analyse des risques et de
l'�change d'informations.
DANS LES COULOIRS
La plupart des d�l�gu�s
ont fait part de leur satisfaction quant aux r�sultats des
activit�s intersessions, soulignant que les groupes
restreints d'experts techniques ont pu r�aliser des avanc�es
importantes sur nombre de sujets, nagu�re, litigieux au plan
politique. D'autres, faisant �tat des discussions initiales
de la pl�ni�re autour du th�me de la responsabilit� et de
la compensation, ont fait remarquer que de vieilles blessures
h�rit�es des n�gociations autour du Protocole pouvaient
�tre r�ouvertes, en particulier celles concernant la
n�cessit� d'un tel r�gime, le lien avec des discussions
similaires men�es dans le cadre de la CDB et la situation des
Etats d�pourvus de syst�mes de responsabilit�.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
Le Groupe de Travail I:
Le GT-I se r�unira � 10h dans la Salle de Conf�rence 2 pour
proc�der � l'examen de: l'�change d'informations; la
manipulation, le transport, l'emballage et l'identification;
et points divers.
Le Groupe de Travail II:
Le GT-II se r�unira se r�unira � 10h dans la Salle de
Conf�rence 1 pour proc�der � l'examen du renforcement des
capacit�s, les proc�dures devant encadrer les processus
d�cisionnels et le th�me de la responsabilit� et de la
compensation. |