Bulletin des Négociations de la Terre

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 Un service d'information sur les négociations en matière d'environnement et de développement

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Publié par L'Institut International du Développement Durable (IIDD)

Vol. 09 No. 140
Mercredi 2 fevrier 2000

LES FAITS MARQUANTS DU SBSTTA-5
MARDI 1er FEVRIER 2000

Les délégués se sont réunis en Plénière pour entendre des présentations sur le thème l'utilisation durable, par Karimou Ambouta, et sur le thème de l'approche écosystémique, par Daniel Janzen, puis ont entamer leurs discussions au sein des groupes de travail. Le Groupe de Travail 1 (GT-1) s'est penché sur les terres sèches et la biodiversité agricole. De son côté, le Groupe de Travail 2 (GT-2) devait aborder l'approche écosystémique et les indicateurs de la biodiversité.

LA PLENIERE

Les délégués entendirent des présentations sur l'utilisation durable et sur l'approche basée sur les écosystèmes. Karimou Ambouta (Faculté d'Agronomie du Niger) présenta l'exposé sur l'utilisation durable et les composantes de la biodiversité. L'orateur y identifia trois conditions nécessaires à l'application du concept de l'utilisation durable: la connaissance des potentialités disponibles; l'estimation économique des ressources biologique; et le renforcement des capacités. Il souligna que les études de cas sont essentielles, en raison des variations culturelles d'un endroit à l'autre. Il décrivit l'utilisation traditionnelle de l'Acacia albida (Faidhebia albida) dans les agro-écosystèmes sahéliens au Nigeria et au Sénégal. Grâce au cycle annuel de leur feuillage, ces arbres résistants à la sécheresse améliorent la fertilité des sols, freinent l'érosion, régulent le micro-environnement et fournissent un pâturage riche en protéine pour le bétail. Les récoltes agricoles s'accroissent considérablement en présence de l'Acacia albida. 30 à 35 arbres âgés d'une quinzaine d'année, par hectare, sont nécessaires pour l'optimisation des résultats. Les technologies agricoles, comme la fertilisation artificielle, menacent aujourd'hui l'utilisation de l'Acacia albida.

Daniel Janzen (Université de Pennsylvanie, Etats-Unis) parla de l'approche écosystémique, en s'appuyant sur l'exemple de la Conservation dans la Région de Guanacaste au Costa Rica. Il introduisit le concept de "jardinage de la nature," dans lequel l'homme cultive et utilise les écosystèmes naturels pour en tirer produits et services. Il souligna la nécessité de combiner l'approche traditionnelle de la conservation des parcs ("sauvegarde"), l'approche scientifique ("connaissance") et l'approche commerciale ("utilisation"). Il plaida pour des stratégies de gestion adaptées aux conditions locales et intégrant la décentralisation, l'éducation locale et la promotion des concernés directs. Il souligna que les écosystèmes et les services de la biodiversité doivent être considérés comme des produits dotés d'une valeur commerciale. Il appela les pays à mettre en œuvre, au moins, un projet de gestion locale adaptée et basée sur l'approche écosystémique.

LE GROUPE DE TRAVAIL 1

LA BIODIVERSITE DANS LES TERRES SECHES: Le Secrétariat introduisit la note d'information générale concernant l'élaboration du programme de travail pour les écosystèmes des terres sèches, Méditerranéens, des zones arides et semi-arides, des parcours et de savane (UNEP/CBD/SBSTTA/5/9), et incluant, entre autres les chapitres suivants: le champ d'application, l'importance, l'état des lieux et les tendances; les activités en cours menées par les organisations et les conventions internationales et les synergies éventuelles; et un projet de programme de travail. Le BRESIL et l'AUSTRALIE suggérèrent l'insertion de références explicites au renforcement des capacités et la bio-prospection, la diffusion de l'information et des bonnes pratiques, et l'approche écosystémique. Un certain nombre de pays mirent l'accent sur l'importance du renforcement des capacités, de l'évaluation, du suivi et de l'élaboration des programmes focalisés sur les capacités locales, des nouvelles technologies pour l'amélioration de la productivité, de l'éducation et de la sensibilisation. Le ROYAUME-UNI, le CANADA, l'ALLEMAGNE, l'ETHIOPIE et la NORVEGE mirent en exergue l'implication des communautés indigènes et locales dans la gestion des terres sèches. L'ETHIOPIE, la FEDERATION DE RUSSIE, la NORVEGE et la FRANCE suggérèrent de placer davantage l'accent sur les synergies avec d'autres conventions internationales. Plusieurs pays proposèrent une collaboration accrue avec la CCD. Le représentant de cette dernière accueillit favorablement cette coopération et mit en relief l'expérience pertinente de la CCD et les activités menées dans son cadre, aux niveaux, local, national et sous-régional.

Le CANADA souligna l'importance de l'intégration des approches de gestion des ressources et de la mise en place d'un réseau international pour faciliter l'échange d'information. L'ARGENTINE souligna l'importance de l'échange d'information aux niveaux national et international et proposa que le MEI se réfère aux programmes d'autres organisations internationales. L'AUSTRALIE déclara que les activités doivent être focalisées sur les résultats. Le délégué des PAYS-BAS souhaita voir le SBSTTA éviter d'aborder des questions non techniques et par conséquent, de se référer au financement du FEM. Le MALI, la TURQUIE et l'ALGERIE désapprouvèrent. Les PAYS-BAS, la FEDERATION DE RUSSIE, la COLOMBIE et le KENYA proposèrent l'établissement d'un groupe d'experts sur la gestion des terres sèches, mais avec des avis différents sur le point de savoir si ce dernier devait consister en un fichier agréé ou en un groupe de discussion. La GRECE déclara que des évaluations pouvaient être menées dans des fora séparés pour chacun des écosystèmes concernés par le programme. Les PAYS-BAS, le PORTUGAL et l'ORGANISATION METEOROLOGIQUE MONDIALE (OMM) notèrent la nécessité d'une référence à la conservation in situ. Le ZIMBABWE et le MALI appelèrent à l'élaboration d'une analyse des causes sous-jacentes des pertes de la biodiversité. L'ALLEMAGNE mit en relief la question des subventions et celle du rapport entre le rôle des femmes et la biodiversité. Le BURKINA FASO suggéra d'inclure la pollution parmi les causes de la perte de biodiversité. La CE et la SUISSE demandèrent l'éclaircissement des définitions. La BELGIQUE attira l'attention sur la biodiversité endémique. L'OMM attira l'attention sur l'impact de la variabilité climatique sur les terres sèches.

Concernant les alternatives avancées pour l'abréviation de l'intitulé, la plupart des délégations exprimèrent leur préférence pour "biodiversité des terres sèches et sub-humides." Le Président Mary Fosi (Cameroun) établit un comité informel pour la rédaction des recommandations.

LA BIODIVERSITE AGRICOLE: Le Secrétariat présenta la note d'information générale (UNEP/CBD/SBSTTA/5/10), laquelle refermait: les projets de recommandations; les principales conclusions de l'évaluation pluriannuelle requise à la CdP-3; et une nouvelle élaboration du programme de travail relatif à la biodiversité agricole. Le Secrétariat souligna que les recommandations figurant dans le document ne visaient pas à remplacer la Décision III/11 sur la biodiversité agricole, mais à faciliter son application. Le BRESIL décrivit les conclusions de l'atelier tenu à São Paulo, qui avait abouti à une déclaration à soumettre à la CdP-5, pour endossement éventuel. Le BANGLADESH évoqua le financement des projets régionaux par le FEM et souligna le besoin de soutenir le rôle des femmes dans l'agriculture. La CE déclara que le fait que la biodiversité agricole englobe des composantes de biodiversité dont la pertinence dépasse les domaines de l'alimentation et de l'agriculture, doit être reflété dans le document. Sur ce point, les PAYS-BAS et la FRANCE notèrent la nécessité d'inclure les services sociaux et biologiques offerts par l'agro-biodiversité. Le VENEZUELA attira l'attention sur la manière dont l'agro-biodiversité offrait des services de recyclage des rejets de gaz carbonique. La FEDERATION DE RUSSIE nota l'importance des souches du sol pour l'agro-biodiversité. L'ALLEMAGNE, la CE, les PAYS-BAS, la SUEDE, la FINLANDE et la FRANCE déclarèrent que l'agro-biodiversité devait être traitée de manière interdisciplinaire. La SUEDE appela à un placer un accent plus prononcé sur les causes sous-jacentes de la dégradation de l'agro-biodiversité et, avec la FRANCE, requit l'insertion d'une référence à l'approche pluri-fonctionnelle, mais cela fut rejeté par l'ARGENTINE, l'AUSTRALIE, le CANADA, la NOUVELLE ZELANDE et les ETATS-UNIS. L'INDONESIE, l'AUSTRALIE, le CANADA, les ETATS-UNIS et le ROYAUME-UNI déclarèrent que les recommandations étaient trop ambitieuses et qu'elles gagneraient à être classées par ordre de priorité. La COLOMBIE souligna que l'impact de l'agriculture industrialisée sur l'agro-biodiversité ne devait pas être oublié. La PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE déclara que les questions de partages des avantages et des droits de propriété intellectuelle sur les ressources naturelles commercialisées n'étaient pas encore suffisamment couvertes. Le MALI attira l'attention sur l'absence des programmes de sensibilisation du public et souligna le besoin d'intégrer la technologie avec les connaissances traditionnelles et locales. Le BURKINA FASO mit en relief l'importance du savoir autochtone.

LE GROUPE DE TRAVAIL 2

L'APPROCHE ECOSYSTEMIQUE: Le Secrétariat introduisit le document sur l'approche écosystèmique (UNEP/CBD/SBSTTA/5/ 11). Plusieurs pays apportèrent leur appui aux douze principes de Malawi et aux cinq directives opérationnelles figurant dans le document. D'autres proposèrent, tout en y adhérant, des changements au niveau de la formulation. Le ROYAUME-UNI souligna que les principes étaient tous d'importance égale et qu'il n'y avait pas lieu de leur donner un ordre de priorité ou de réduire leur nombre. La FINLANDE et les ETATS-UNIS déclarèrent que l'approche écosystémique devait être utilisée dans les questions thématiques et les thèmes transversaux. La POLOGNE, le CANADA et la FEDERATION DE RUSSIE déclara qu'une entente commune sur le sens de l'approche écosystémique état encore nécessaire et appuya les directives opérationnelles comme autant de composantes clés. La FEDERATION DE RUSSIE proposa la prévision d'un mécanisme mondial pour s'assurer de l'application de l'approche écosystémique dans les éco-régions dotées de niveaux de biodiversité élevés. La NOUVELLE ZELANDE, le CANADA, les ETATS-UNIS et le COSTA RICA firent part de diverses réserves concernant la formulation retenue pour la décentralisation. La ZAMBIE, le GHANA et le SECRETARIAT du COMMONWEALTH soulignèrent l'impératif du renforcement des capacités. La BOLIVIE et l'EQUATEUR soulignèrent l'importance du partage équitable des avantages au niveau local. Le TOGO nota que dans les cadres législatifs nationaux de certains pays, en particulier dans les législations applicables aux régimes fonciers, l'équité pose problème.

Les SEYCHELLES fit part de ses réserves concernant le risque de voir l'approche écosystémique venir miner le financement de la conservation des espèces particulières. La NOUVELLE ZELANDE,


la REPUBLIQUE TCHEQUE et l'ALLEMAGNE appuyèrent la préoccupation exprimée en faveur des espèces particulières et de leur valeur culturelle. L'EQUATEUR mit en garde contre la tentation de ne percevoir dans l'approche écosystémique que sa focalisation sur le fonctionnement des écosystèmes. Plusieurs pays appuyèrent la conduite d'�tudes de cas et la mise en place de projets pilotes. Le ROYAUME-UNI et le SECRETARIAT DU COMMONWEALTH offrirent de financer des ateliers pour la discussion de telles �tudes. La n�cessit� d'organiser des ateliers r�gionaux et nationaux fut soulign�e par la POLOGNE, l'EQUATEUR, la CHINE, le PEROU et l'ERYTHREE. La ROUMANIE, l'ALLEMAGNE et l'INSTITUT DES RESSOURCES MONDIALE appel�rent au raffinement du glossaire de l'Annexe III. La REPUBLIQUE TCHEQUE appela � la sensibilisation du public. L'UNESCO souligna que le programme R�serves de la Biosph�re appliquait d�j� l'approche �cosyst�mique. Dans son r�sum�, le Pr�sident David Brackett (Canada) nota l'existence d'un consensus sur les principes en tant qu'ensemble d'�l�ments sans ordre prioritaire et sur les directives op�rationnelles en tant qu'accord �volutif n�cessitant des �tudes de cas. L'orateur souligna par ailleurs que les annexes du document, y compris le glossaire, ne feront pas partie de la recommandation. Un comit� des Amis du Pr�sident s'est r�uni dans la soir�e pour �laborer un texte consolid�.

LES INDICATORS DE LA BIODIVERSITE: Le Secr�tariat introduisit le document d'information g�n�rale (UNEP/CBD/ SBSTTA/5/12), qui propose un ensemble central d'indicateurs concernant l'�tat g�n�rique et la pression exerc�e, permettant d'aider les pays � concevoir, initier et/ou am�liorer les programmes de suivi nationaux. Le d�l�gu� des SEYCHELLES d�clara que le travail du Secr�tariat pouvait servir de bon point de d�part, et souleva un certain nombre de pr�occupations au sujet des recommandations et du format des rapports nationaux. La NOUVELLE ZELANDE se d�clara peu satisfaite du document, notant que qu'il ne r�pondait pas tout � fait au plan de travail endoss� par la CdP. Des r�serves similaires furent exprim�es par le ZIMBABWE, la SUISSE, la SUEDE, l'AUSTRALIE, les ETATS-UNIS et la NORVEGE. Le CANADA, CUBA, HAITI et le COSTA RICA se d�clar�rent pr�t � poursuivre le travail sur la base du document et � affiner l'approche, notamment, pour ce qui concerne le niveau appropri� de l'�laboration des indicateurs et des priorit�s.

Le ROYAUME-UNI, l'ALLEMAGNE, les PAYS-BAS et la FINLANDE soulign�rent les progr�s rapides r�alis�s dans l'�laboration des indicateurs en tant qu'outils d'�valuation et de d�veloppement et dans l'affinement du cadre g�n�rique. Plusieurs d�l�gations mirent en exergue la n�cessit� du soutien financier et du renforcement des capacit�s en mati�re d'�laboration des indicateurs et de suivi. L'EQUATEUR sugg�ra une meilleure int�gration des aspects socio-�conomiques. La REPUBLIQUE DE COREE mit l'accent sur la sensibilisation du public en tant de composante importante de l'�laboration des indicateurs. Le CANADA et le COSTA RICA soulign�rent que l'�laboration des indicateurs doit se focaliser sur le niveau national.

Le Pr�sident Brackett annon�a qu'il produira un texte du Pr�sident incluant: un rappel du mandat de la CdP consistant en la production de manuels de lignes directrices; des exemples de niveau national pour les ensembles d'indicateurs; l'appel � une implication plus active du Secr�tariat dans les activit�s pertinentes traitant des indicateurs de la biodiversit�; et le soutien de la tenue d'ateliers � divers niveaux sur l'application des indicateurs.

DANS LES COULOIRS

Apr�s quatre CdP, cinq SBSTTA et sept ans de mise en �uvre branlante de la CDB, quelques Parties, au moins, semblent se r�veiller sur le chemin de la CdP-5 et de Beijing+5, d�couvrant que la r�ussite de la gestion de la biodiversit� ne d�pendait pas que de l'�l�ment humain. Les d�clarations de l'Allemagne et du Bangladesh lors des d�bats sur les terres s�ches et l'agriculture et le papier soumis � l'ext�rieur, pourraient bien pousser la CBD au-del� des limites de la question du r�le des femmes dans la biodiversit�, vers le 21�me si�cle.

A SUIVRE AUJOURD'HUI

GROUPE DE TRAVAIL 1: Le GT-1 se r�unira � 10h pour aborder la question des esp�ces non natives.

GROUPE DE TRAVAIL 2: Le GT-2 se r�unira � 10h pour examiner le th�me de l'utilisation durable.

Ce num�ro du Bulletin des N�gociations de la Terre � enb@iisd.org a �t� r�dig� et �dit� par Gudrun Henne, Stas Burgiel <stas@iisd.org>, Leanne Burney <leanne@iisd.org>, Jessica Suplie <suplie@pik-potsdam.de> and Elsa Tsioumani <elsat@law.auth.gr>. Editrice en Chef: Pamela Chasek, Ph.D. pam@iisd.org . Directeur de la Publication: Langston James "Kimo" Goree VI kimo@iisd.org . Edition Num�rique: Ken Tong <k8o@interlog.com>.Version Fran�aise: Mongi Gadhoum mongi.gadhoum@enb.intl.tn . Le financement de base du Bulletin a �t� assur� par le Minist�re N�erlandais des Affaires Etrang�res, les Gouvernements du Canada (� travers le CIDA) et des Etats-Unis d'Am�rique (� travers l'USAID), l'Agence Suisse de l'Environnement, des for�ts et des paysages, le D�partement du D�veloppement International du Royaume-Uni (DFID) et la Communaut� Europ�enne (DG-XI). Un soutien g�n�ral pour l'exercice 2000 a �t� accord� par le Minist�re F�d�ral Allemand de l'Environnement (BMU) et le Minist�re F�d�ral Allemand de la Coop�ration et du d�veloppement (BMZ), le Minist�re Danois des Affaires Etrang�res, le Minist�re Autrichien de l'Environnement, les Minist�res Norv�giens de l'Environnement et des Affaires Etrang�res, les Minist�res Finlandais des Affaires Etrang�res et de l'Environnement, le Gouvernement Su�dois, le PNUD et le FEM. La version Fran�aise est financ�e par l�ACCT/IEPF avec l�appui du Minist�re Fran�ais des Affaires Etrang�res. Le Bulletin peut �tre joint par courriel enb@iisd.org par tel: +1-212-644-0204 et par fax: +1-212-644-0206. L�IIDD peut �tre contact� par courriel info@iisd.ca , par courrier postal au 161, Portage Avenue East, 6th Floor, Winnipeg, Manitoba R3B 0Y4, Canada; tel: +1-204-958-7700; fax: +1-204-958-7710. Les opinions exprim�es dans le Bulletin des N�gociations de la Terre appartiennent � leurs auteurs et ne refl�tent pas n�cessairement les vues de l�IIDD et des autres donateurs. Des extraits du Bulletin des N�gociations de la Terre peuvent �tre utilis�s dans d�autres publications moyennant une citation appropri�e. Pour toute permission d'utiliser ce mat�riau dans des parutions commerciales, contacter le Directeur de la Publication. Les versions �lectroniques du Bulletin sont transmises automatiquement � la distribution e-mail et sont accessibles � travers le serveur WWW Linkages au http://www.iisd.ca/linkages/ .