Publié par L'Institut International du Développement Durable
(IIDD)
Vol. 09 No. 126
lundi 5 juillet 1999
RESUME DE LA QUATRIEME SESSION DE L'ORGANE
SUBSIDIAIRE DE CONSEIL SCIENTIFIQUE, TECHNIQUE ET TECHNOLOGIQUE ET DE
LA REUNION INTERSESSIONS SUR LES OPERATIONS DE LA CONVENTION SUR LA
DIVERSITE BIOLOGIQUE
21-30 JUIN 1999
La quatrième session de l'Organe Subsidiaire de
Conseil Scientifique, Technique et Technologique (SBSTTA-4) de la
Convention sur la Diversité Biologique (CDB) s'est déroulée à
Montréal, Canada, du 21 au 25 juin 1999. La première Réunion
Intersessions sur les Opérations de la Convention (ISOC) s'est déroulée
à Montréal du 28 au 30 juin 1999.
Les délégués près du SBSTTA-4 devaient se réunir
dans deux groupes de travail. Le premier considéra l'élaboration
d'un programme de travail sur les écosystèmes des zones arides, les
principes devant régir la prévention des effets des espèces de
faune et de flore intruses et la progression de l'Initiative
Taxonomique Mondiale. Le Groupe de Travail II aborda: les nouvelles
technologies de contrôle de l'expression du gène végétal;
l'utilisation durable des ressources biologiques, y compris le
tourisme; et, l'intégration des considérations touchant à la
diversité biologique dans les évaluations d'impact sur
l'environnement. Les délégués débattirent également du programme
de travail du SBSTTA, de la coopération avec d'autres organes et des
progrès réalisés au niveau des domaines thématiques. Ils procédèrent
aussi à l'examen des termes de référence des groupes d'experts
techniques spéciaux, mais reportèrent leurs décisions sur ce sujet
au SBSTTA-5.
L'ISOC fut réunie sur la base de la Décision
IV/16 de la CdP-4 qui appelait à la tenue d'une réunion ouverte pour
la considération des dispositions éventuelles permettant d'améliorer
les préparatifs et la conduite des réunions de la Conférence des
Parties (CdP). L'ISOC devait également tenir des discussions préliminaires
sur le point de l'ordre du jour de la CdP-5 concernant l'accès aux
ressources génétiques et le partage des bénéfices, se focalisant
sur la prochaine réunion du Groupe d'Experts sur l'Accès et le
Partage des Bénéfices qui doit se réunir au mois d'octobre 1999 au
Costa Rica, sur les collections ex-situ acquises avant l'entrée en
vigueur de la Convention et sur les liens entre les droits de propriété
intellectuelle (DPI) et les dispositions pertinentes de l'Accord sur
les Aspects touchant au Commerce au niveau des Droits de Propriété
Intellectuelle et de la CDB.
La plupart des délégués devaient se déclarer
satisfaits des progrès réalisés durant les deux réunions,
soulignant les décisions concernant l'amélioration des contributions
scientifiques, avant les réunions du SBSTTA et la bonne plate-forme
fournie pour les discussions de la CdP-5 sur les opérations de la
Convention. Les discussions sur les technologies de restriction des
utilisations génétiques (GURTs) sur l'éventuelle formation d'un
nouvel organe subsidiaire chargé de la mise en œuvre et sur
l'application rétroactive de la Convention sur les collections ex-situ
devaient donner lieu à un grand nombre de points de divergence entre
les délégués. La plupart des délégués étaient d'accord pour
dire que l'étape la plus importante reste à franchir, à savoir,
l'action qui sera entreprise par la CdP-5 pour la clarification et
l'application des décisions des réunions intersessions.
BREF HISTORIQUE DU SBSTTA ET DE LA CDB
La Convention sur la Diversité Biologique (CDB),
négociée sous l'égide du PNUE, est entrée en vigueur le 29 décembre
1993. A la date de ce jour, plus de 175 pays y ont adhéré
en tant que Parties signataires. L'Article 25 de la CDB établit
un Organe Subsidiaire de Conseil Scientifique Technique et
Technologique (SBSTTA) chargé de fournir à la CdP des "avis
opportuns" sur les questions touchant à la mise en application
de la Convention. Au cours de ses trois premières réunions, le
SBSTTA devait formuler 28 recommandations à la considération de la
Conférence des Parties.
Les Parties de la Conférence
devaient se réunir à quatre reprises et élaborer un
programme de travail axé sur quatre différents domaines thématiques:
la biodiversité marine et côtière, agricole, forestière, et
des étendues aquatiques intérieures. Les délégués
devaient également aborder plusieurs thèmes transversaux, y compris
les indicateurs de la biodiversité, l'approche taxonomique, l'accès
aux ressources génétiques et le partage des bénéfices, et la mise
en œuvre des dispositions de la convention sur le savoir traditionnel
(Article 8(j).) Parmi d'autres sujets examinés: les dispositions
financières, la mise en place
du mécanisme d'échange d'information (MEI), et l'élaboration des
rapports. Les négociations autour du premier protocole de la CDB sur
la biosécurité ont démarré en 1996 et sont encore en cours.
LE SBSTTA-1: Le SBSTTA-1 se réunit du 4 au 8
septembre 1995 à Paris, en France. Les recommandations concernant le
modus operandi du SBSTTA vinrent affirmer son rôle subsidiaire par
rapport à la CdP et requérir une certaine souplesse pour permettre
l'établissement de deux groupes de travail spéciaux, à composition
non limitée, appelés à se réunir simultanément durant les futures
sessions du SBSTTA, des groupes de discussions techniques, en fonction
des besoins, et un fichier d'experts. Parmi les recommandations de
fond: les voies et moyens alternatifs permettant à la CdP de procéder
à la considération des composantes menacées de la biodiversité;
les voies et moyens de promouvoir l'accès à la technologie et le
transfert des technologies; les données scientifiques et techniques
devant figurer dans les rapports nationaux; et l'élaboration de
l'Aperçu Général de la FAO sur la Biodiversité Mondiale.
Le SBSTTA-2: Le SBSTTA-2 se déroula à Montréal,
au Canada, du 2 au 6 septembre 1996. Les points à l'ordre du jour
inclurent: le suivi et l'évaluation de l'état des lieux de la
biodiversité; les approches en matière de taxonomie; l'évaluation
économique de la biodiversité; l'accès aux ressources génétiques;
la biodiversité agricole; la biodiversité en milieu terrestre; la
biodiversité marine et côtière; la biosécurité; et le MEI.
Le SBSTTA-3: Lors de sa troisième réunion,
tenue à Montréal, Canada, du 1er au 5 septembre 1997, les délégués
y procédèrent à l'examen de la mise en œuvre de la phase pilote du
MEI et d'un rapport d'avancement des travaux du SBSTTA et l'efficacité
de ses conseils. On y adopta également d'autres décisions portant
notamment sur: la biodiversité des milieux aquatiques intérieurs; la
biodiversité marine et côtière; la biodiversité agricole; la
biodiversité forestière et les indicateurs de la biodiversité.
LES RECENTES REUNIONS AYANT RAPPORT AVEC L'AGENDA
DU SBSTTA-4 ET DE L'ISOC: La seconde Conférence des Parties de la CCD
s'est réunie à Dakar, au Sénégal, du 30 novembre au 11 décembre
1998. Le Comité de la CCD sur la Science et la Technologie (CST)
s'est réuni parallèlement à la CdP, du 1er au 4 décembre. Le CST
devait procéder à un examen approfondi du thème des connaissances
traditionnelles. La CdP établit un groupe spécial chargé d'explorer
les aspects spécifiques de cette question. La décision demandait par
ailleurs au Secrétariat, l'exploration des voies et moyens d'établir
un lien entre le travail du CST sur le thème des connaissances
traditionnelles et celui entrepris dans le cadre d'autres conventions.
La 8ème session de la Commission de la FAO sur
les Ressources Génétiques pour l'Alimentation et l'Agriculture s'est
tenue à Rome, en Italie, du 19 au 23 avril 1999. Les délégués y
abordèrent pour la première fois le thème des ressources génétiques
animales, l'application du Plan d'Action Mondial pour la Conservation
et l'Utilisation Durable des Ressources Phytogénétiques pour
l'Alimentation et l'Agriculture, et la poursuite de la renégociation
de l'Engagement International sur les Ressources Phytogénétiques
pour l'Alimentation et l'Agriculture. Ils devaient également
poursuivre les discussions sur la facilitation de l'accès dans le
cadre du système multilatéral et établir les textes portant sur le
système multilatéral et l'accès aux ressources et le partage des bénéfices,
la couverture du système multilatéral, et les Droits des
Agriculteurs.
La Commission du Développement Durable a tenu sa
septième session à New York du 19 au 30 avril 1999. Les délégués
y débattirent du tourisme, entre autres thèmes et procédèrent à
l'élaboration d'un programme de travail international sur le développement
du tourisme durable. Ce programme de travail inclut l'invitation de la
CdP de la CDB à apporter sa contribution à l'élaboration des lignes
directrices internationales devant s'appliquer aux activités ayant
trait au développement d'un tourisme viable dans les écosystèmes
terrestres, marins et côtiers vulnérables et dans les habitats
d'importance cruciale pour la diversité biologique et les zones protégées,
y compris les écosystèmes montagneux fragiles.
La 7ème CdP de la Convention de Ramsar sur les
Zones Humides s'est tenue à San José, au Costa Rica, du 10 au 18 mai
1999. Les délégués y firent avancer le programme de travail
conjoint entre la CDB et la Convention de Ramsar sur le thème des
terres humides dans les zones marines, côtières et des milieux
aquatiques intérieurs, par l'adoption de 30 résolutions et de 4
recommandations, y compris un ensemble d'outils pour la gestion et le
suivi de l'évolution des terres humides, le Plan d'Action Mondial
pour les Sols Tourbeux, et la vision du Cadre Stratégique pour le Réseau
Mondial des Zones Humides d'importance internationale. Les délégués
devaient également inviter le Président du SBSTTA à devenir
observateur permanent auprès du Groupe chargé de l'Evaluation
Scientifique et Technique relevant de Ramsar.
COMPTE RENDU DU SBSTTA-4
Les délégués près du SBSTTA-4 se sont réunis
le lundi matin 21 juin 1999 pour entreprendre plusieurs déclarations
d'ouverture, procéder à l'élection des membres du Bureau et adopter
l'ordre du jour. Le Président du SBSTTA-4, Zakri HAMID (Malaisie)
ouvrit la réunion et souligna l'importance de l'intégration de la
meilleure information scientifique et technique disponible et de sa
traduction en conseils politiques. L'orateur nota par ailleurs que
certains acteurs ont fait part de leur intérêt concernant
l'exploration de la faisabilité d'un mécanisme similaire au Groupe
Intergouvernemental sur l'Evolution Climatique (GIEC), aux fins de
tirer avantage de manière plus systématique, des connaissances, des
études et des organisations scientifiques existantes.
Paul CHABEDA (PNUE) nota les efforts en cours
fournis par le PNUE en matière de consultation des conventions
environnementales internationales, aux fins d'identifier les pôles
d'intérêt commun et les opportunités d'établir une synergie, et de
promouvoir la collaboration et les interconnexions entre eux. Le Secrétaire
Exécutif en exercice de la CDB, Hamdallah ZEDAN nota que les Parties
de la CDB avaient souligné la nécessité pour le SBSTTA de se
focaliser sur l'élaboration de conseils scientifiques, techniques et
technologiques de la plus haute qualité. Il indiqua par ailleurs que
le SBSTTA avait besoin de concevoir des mécanismes permettant
d'identifier les domaines où les connaissances sont insuffisantes et
les voies et moyens de combler ces lacunes. Le représentant du Forum
Mondial de la Biodiversité qui a eu lieu juste avant le SBSTTA-4,
nota que les participants y avaient élaboré un certain nombre de
recommandations portant, entre autres, sur l'importance de
l'utilisation d'arguments économiques pour illustrer l'impératif
d'intégrer la biodiversité dans les processus décisionnels et la nécessité
de mettre en place des indicateurs pratiques et clairs dans ce domaine.
LA PLENIERE
LA COOPERATION AVEC D'AUTRES ORGANES: Le débat
sur le thème de la coopération avec d'autres organes chercha à déterminer
les voies et moyens pour le SBSTTA d'utiliser de manière plus
efficace le savoir et l'expertise scientifique disponibles. La
discussion fut menée sur la base du document portant sur ce thème (UNEP/CBD/SBSTTA/4/2).
Des données supplémentaires furent fournies par les représentants
des Secrétariats de différents accords et organisations
internationaux qui se sont adressés à la Plénière d'ouverture pour
parler des efforts en cours dans le domaine de la coopération. La
Convention de Ramsar sur les Zones Humides présenta un rapport sur l'état
d'avancement de la mise en œuvre du plan de travail conjoint entre la
Convention sur les Zones Humides et la CDB. La FAO nota que les
instruments existants dans le cadre de la FAO, tels que la Convention
Internationale sur la protection Végétale (IPPC) et la Commission
sur les Ressources Génétiques pour l'Alimentation et l'Agriculture (CGRFA)
avaient des rôles clés à remplir au niveau des questions figurant
à l'ordre du jour du SBSTTA-4. La Convention sur la Lutte Contre la Désertification
(CCD) nota que les Secrétariats de la CCD et de la CDB étaient
parvenus à un mémorandum d'entente (ME) et qu'ils étaient en train
de travailler sur l'élaboration d'un cadre commun permettant de
renforcer les synergies entre les deux conventions. La Convention sur
la Conservation des Espèces Migratrices d'Animaux Sauvages (CMS) mit
en exergue les liens qui étaient en train d'être établis entre le
travail de la CMS et celui du SBSTTA. L'Institut International des
Ressources Phytogénétiques, intervenant au nom du Groupe Consultatif
chargé de la Recherche Agricole Internationale (CGIAR), souligna les
liens plus étroits qui s'établissaient entre le CGIAR et la CDB,
ainsi que les liens avec la FAO dans le domaine des nouvelles
technologies.
Les délégués près du SBSTTA-4 devaient
ensuite débattre de l'utilisation du ME et d'autres mécanismes de
coopération et proposer des domaines d'amélioration de la coopération
avec d'autres organes. La REPUBLIQUE DE COREE suggéra l'accélération
de la conclusion de mémorandums d'entente avec d'autres organes, et
en particulier avec l'OMC. Le CANADA appuya l'idée d'impliquer de
manière plus importante les commissions d'Experts Mondiaux de l'UICN.
Plusieurs orateurs déclarèrent que la coopération doit être
pratique et fournir une idée claire et transparente sur les différentes
actions devant être menées par les divers organes. Parmi les autres
idées développées: l'amélioration des efforts de sensibilisation
du public, y compris la proclamation de l'Année Internationale de
l'Observation de la Biodiversité (IBOY), et l'utilisation de l'expérience
et des pratiques ayant fait leurs preuves dans d'autres processus,
dans le travail du SBSTTA sur l'élaboration des indicateurs de la
biodiversité.
Les délégués discutèrent d'un projet de
recommandation (UNEP/CBD/SBSTTA/4/CRP.2) le vendredi 25 juin et
l'adoptèrent tel qu'amendé. Le texte invite le Secrétaire Exécutif
à élaborer pour la CdP-5 une proposition traitant de la revue par
les pairs et des évaluations scientifiques de la CDB, en s'inspirant
de l'expérience de la CCCC et du Traité de Montréal sur les
Substances Nocives à la Couche d'Ozone. Il accepte l'invitation de la
Convention de Ramsar à désigner le Président du SBSTTA en qualité
d'observateur permanent auprès du groupe scientifique relevant de
cette convention. Le texte invite par ailleurs le Secrétaire Exécutif
à améliorer la communication avec les différentes Parties à
travers l'introduction d'un système de notification. Il recommande également
de renforcer la coopération en matière de conseils scientifiques,
techniques et technologiques entre la CDB et les conventions
internationales pertinentes et les accords importants, aux fins de
mieux réaliser les objectifs de la CDB.
LES PROGRES REALISES AU NIVEAU DU PROGRAMME DE
TRAVAIL SUR LES DOMAINES THEMATIQUES: Le débat autour du programme de
travail sur les domaines thématiques chercha à évaluer les progrès
réalisés au niveau de la mise en œuvre des programmes de travail de
la CDB sur les thèmes de l'agriculture, des eaux intérieures et de
la biodiversité marine, côtière et forestière. Le point de départ
de la discussion fut la note du Secrétaire Exécutif (UNEP/CBD/SBSTTA/4/3)
couvrant la période qui a suivi la CdP-4 et incluant un projet de
recommandation axé sur la biodiversité forestière et sur les écosystèmes
des récifs coralliens. Quelques participants notèrent les difficultés
rencontrées au niveau du suivi des progrès. Le ROYAUME-UNI suggéra
que les futurs rapports d'avancement sur les domaines thématiques
identifient les problèmes, ainsi que les actions remèdes, outres les
réussites.
Plusieurs délégations, dont les PAYS-BAS, le
BRESIL, la NORVEGE, le ROYAUME-UNI, le MALAWI et la NOUVELLE ZELANDE déplorèrent
l'insuffisance des progrès sur le thème de la biodiversité forestière.
Le CANADA suggéra la suppression d'une proposition et son
remplacement par une autre invitant les Parties à mettre à
disposition des ressources humaines et autres pour prêter assistance
au Secrétaire Exécutif au niveau du programme de travail sur la
biodiversité forestière. Le MALAWI proposa d'ajouter une référence
à l'accès aux ressources génétiques et au partage des bénéfices
et à d'autres décisions de la CdP, en rapport avec ce sujet.
Plusieurs intervenants répondirent que ces sujets seraient mieux
traités dans d'autres foras, tels que les réunions intersessions ou
les CdP. Le BRESIL fit part de ses réserves quant à la lenteur de la
progression de l'élaboration des indicateurs et ajouta à la décision
un libellé en rapport.
Au sujet de la biodiversité agricole, le CANADA
suggéra que les Parties "prennent note" des résultats des
ateliers internationaux sur la durabilité des écosystèmes
productifs et de la biodiversité agricole et des pollinisateurs dans
le domaine de l'agriculture, plutôt que "d'être orientés
par" ces ateliers et souhaita voir plusieurs nouvelles
contributions être apportées sur ce thème. La NORVEGE fit part de
son opposition au développement des "graines suicidaires".
Concernant la biodiversité marine et côtière,
plusieurs orateurs notèrent la nécessité de dispositions claires
concernant le point de savoir qui doit faire quoi et à quel moment,
et appelèrent à la pleine utilisation du fichier d'experts. La
NORVEGE suggéra d'étendre le travail sur les récifs coralliens pour
y inclure toutes les formes de destruction physique de ces écosystèmes.
Au sujet des eaux intérieures, le représentant
des PAYS-BAS endossa les liens entre la CDB et la Convention de Ramsar.
Le JAPON souligna l'importance de tenir compte des conclusions de la
CdP-7 de la Convention de Ramsar. L'EQUATEUR proposa l'insertion d'un
libellé recommandant la sensibilisation et l'amélioration de la
conscience du public, conformément à l'Article 13 de la Convention.
Les délégués discutèrent et adoptèrent le
projet de recommandation (UNEP/CBD/SBSTTA/4/CRP.3), au cours de la Plénière
de clôture. La recommandation note les progrès limités réalisés
sur le thème de la mise en œuvre du programme de travail sur la
biodiversité forestière et encourage le Secrétaire Exécutif à
promouvoir la mise en application de ce programme de travail. Elle
approuve le fait que la dégradation et la destruction des récifs
coralliens posent une menace significative à la biodiversité de ces
écosystèmes et recommande à la CdP d'étendre sa requête au SBSTTA,
de manière à y inclure les effets de telles activités, outre
l'analyse du phénomène de blanchissement des coraux. Elle encourage
également le Secrétaire Exécutif à réaliser des progrès rapides
sur la question du blanchissement des coraux. La décision recommande
par ailleurs que la sensibilisation et la conscientisation du public
soient incluses dans les discussions sur les programmes de travail thématique
et que dans ses rapports d'avancement au SBSTTA-5, le Secrétaire Exécutif
place un accent particulier sur l'identification des limitations et la
proposition de mesures visant à améliorer la mise en œuvre.
PROGRAMME DE TRAVAIL DU SBSTTA: La discussion des
délégués se focalisa sur l'élaboration d'une proposition
concernant le projet de programme de travail du SBSTTA pour les cinq
prochaines réunions qu'il doit tenir. Les délibérations commencèrent
par la note du Secrétaire Exécutif (UNEP/CBD/SBSTTA/4/4 with Annex
1). Un certain nombre de pays firent part de leur soutien à l'élaboration
d'un programme de travail à long terme pour le SBSTTA. Plusieurs
intervenants dont la NOUVELLE ZELANDE, l'ALLEMAGNE, les PAYS-BAS et la
JORDANIE, soulignèrent la nécessité d'élaborer un plan stratégique
assorti d'objectifs clairs et de calendriers précis. La COLOMBIE et
la SUEDE déclarèrent que le programme de travail doit se focaliser
sur des considérations scientifiques et techniques, plutôt que sur
des questions d'ordre politique, compte tenu du programme de travail
chargé du SBSTTA. L'INDE, le CAMEROUN et le MALAWI proposèrent que
le SBSTTA travaille sur le thème de l'accès aux ressources et du
partage des bénéfices. Le CANADA, l'ALLEMAGNE, la FINLANDE, le
ROYAUME-UNI et la SUISSE déclarèrent que les questions touchant à
l'accès et à l'Article 8(j) étaient en train d'être examinés dans
des groupes spécifiques établis par la CdP pour traiter de ces
sujets. La COLOMBIE et le RESEAU POUR L'ENVIRONNEMENT MONDIAL proposèrent
d'identifier les mécanismes permettant d'harmoniser le programme de
travail du SBSTTA avec celui d'autres organes scientifiques tels que
le Groupe chargé de l'évaluation scientifique et technique de la
Convention de Ramsar. Les délégués appuyèrent une position Brésilienne
appelant à recommander la reconnaissance des micro-organismes et de
la diversité génétique, l'amélioration des activités
intersessions et la considération d'une étude de l'état des lieux
et des tendances de la biodiversité.
Les délégués adoptèrent le projet de
proposition concernant le programme de travail du SBSTTA (UNEP/CBD/SBSTTA/4/CRP.4),
en Plénière. Le texte propose que la CdP adopte le programme de
travail à long terme du SBSTTA tel que figurant dans l'Annexe (UNEP/CBD/SBSTTA/4/Add.1).
Il recommande l'élaboration d'un plan stratégique et suggère la
prise en compte des intérêts des communautés autochtones et locales
dans le cadre de chacun des thèmes abordés. Le texte invite, par
ailleurs, le Secrétaire Exécutif à poursuivre l'élaboration de la
méthodologie uniforme devant régir l'utilisation du fichier
d'experts et le cadre commun devant régir les études de cas. Il suggère
également que les mécanismes établis dans le cadre de la Convention
et traitant des thèmes de l'accès aux ressources génétiques et du
partage des bénéfices, ainsi que de l'Article 8(j) fournissent à la
CdP des conseils quant aux aspects scientifiques, techniques et
technologiques devant être traités par le SBSTTA. L'Annexe fut adoptée
avec des modifications basées sur le résultat d'un certain nombre de
décisions du SBSTTA-4, incluant les requêtes appelant à l'élaboration
de rapports sur l'Initiative Taxonomique Mondiale et les Espèces
Intruses de Faune et de Flore.
LES GROUPES D'EXPERTS TECHNIQUES SPECIAUX: Les délégués
examinèrent le document portant sur les missions, durées et thèmes
prioritaires des groupes d'experts techniques spéciaux (UNEP/CBD/SBSTTA/4/5).
Ils apportèrent leur appui à l'établissement des groupes d'experts
et présentèrent toutefois différents points de vue quant à leur
nombre, composition, objectifs et quant à leur distinction par
rapport aux groupes de liaison. La NORVEGE nota l'existence d'une
certaine confusion dans la terminologie de la CDB concernant les
cellules de travail inter-agences informelles, les groupes d'experts
et les groupes de liaison et indiqua que ces derniers avaient pour
objectif l'établissement d'une liaison entre le Secrétariat et
d'autres organisations et processus, d'éviter le double-emploi et
d'améliorer l'élaboration de la documentation. Le délégué ajouta
qu'il ne devrait pas y avoir plus de deux groupes, l'un sur les zones
arides et l'autre sur les forêts. L'AUSTRALIE et le KENYA apportèrent
également leur appui à l'idée d'établir un groupe sur les zones
arides. L'ALLEMAGNE suggéra de traiter le thème des zones arides
dans le cadre du programme de travail prévue pour l'agrobiodiversité.
Parmi les autres thèmes proposés à la considération du groupe
d'experts: les évaluations d'impact (AUSTRALIE); les indicateurs de
la biodiversité (ALLEMAGNE); l'approche basée sur l'écosystème
(ZIMBABWE et ALLEMAGNE); les questions touchant aux écosystèmes et
aux espèces de faune et de flore (PAYS-BAS); la biodiversité marine
et côtière, forestière et agricole (SUEDE); et, les écosystèmes
montagneux (INDE). L'INDONESIE appuya l'idée d'accorder une priorité
aux forêts. La REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO, le BRESIL et la CÔTE
D'IVOIRE apportèrent leur soutien à l'idée d'établir un groupe
d'experts sur le thème des espèces envahissantes. L'EQUATEUR se déclara
contre, notant que le Programme Mondial de Contrôle des Espèces de
Faune et de Flore Envahissantes existait déjà.
Le ROYAUME-UNI, avec le BRESIL, endossa l'établissement
de groupes de liaison informels et, avec la CHINE, la GRECE, le
CANADA, le ZIMBABWE et l'ARGENTINE, suggéra le report de la
discussion des groupes d'experts, en attendant l'achèvement des délibérations
du SBSTTA-4 sur les questions thématiques. La NOUVELLE ZELANDE
souligna que ces groupes doivent avoir des mandats clairs et limités
dans le temps, sans faire double-emploi avec d'autres travaux, et
recommanda de limiter les groupes d'experts à quinze ou vingt
participants représentant l'ensemble des régions géographiques.
Le CANADA souligna la nécessité d'inclure des experts spécialisés
dans le domaine des connaissances traditionnelles, et, avec la
COLOMBIE et la NOUVELLE ZELANDE, encouragea le développement d'un
fichier d'experts, une fois les termes de référence définis. Le
JAPON déclara que le fichier d'experts doit être entièrement utilisé.
Plusieurs délégués recommandèrent la
continuation du groupe d'experts chargé de thème de la biodiversité
marine et côtière et du plan de travail conjoint sur les écosystèmes
aquatique intérieurs avec la Convention de Ramsar. Le BRESIL nota les
différences entre la Convention de Ramsar et la CDB, au niveau des
mandats et de la représentation des Parties signataires. Au cours de
la Plénière finale, le Président HAMID nota une proposition du
Bureau appelant à reporter le débat sur les groupes d'experts
techniques spéciaux à la CdP-5 et invitant les Parties à fournir un
effort pour la mise à jour des fichiers d'experts disponibles.
LE GROUPE DE TRAVAIL I
LES ECOSYSTEMES DES ZONES ARIDES: Les délégués
près du SBSTTA-4 examinèrent le thème de la conservation et de
l'utilisation durable des écosystèmes des terres sèches méditerranéens,
arides, semi-arides, des parcours pastoraux et de la savane, et
recommanda que la CdP considère l'adoption d'un programme de travail
sur ces écosystèmes. Le papier d'information générale élaboré
par le Secrétariat (UNEP/CBD/SBSTTA/4/7) présenta une étude sur l'état
des lieux, les tendances et les options offertes quant à la
conservation et l'utilisation durable de ces écosystèmes.
Plusieurs intervenants dont l'AFRIQUE DU SUD,
ANTIGUA ET BARBOUDE et l'ALGERIE apportèrent leur appui à l'élaboration
d'un programme de travail séparé sur ces écosystèmes. Le CANADA,
la SUISSE, l'ALLEMAGNE, le MALI et le BRESIL soulignèrent que le
programme de travail éventuel doit venir compléter le travail
d'autres conventions et organisations, et non y faire double-emploi.
La SUISSE ajouta le besoin d'identifier les synergies, les lacunes et
les chevauchements avec les programmes de travail actuels de la CDB.
Parmi d'autres commentaires: la suggestion du BRESIL et du COSTA RICA
appelant le programme de travail "programme des écosystèmes des
terres sèches", étant donné qu'il porte sur d'autres écosystèmes
que ceux des zones arides. Plusieurs orateurs introduisirent des écosystèmes
pertinents supplémentaires tels que les zones subhumides (PEROU) et
les terres hyperarides (CE). Le CANADA nota que l'Arctique constituait
un écosystème de terres arides spécifiques et suggéra que les
travaux du Conseil de l'Arctique soient rapportés au SBSTTA. Un
certain nombre d'intervenants devaient identifier par ailleurs les
questions devant être couvertes dans le cadre du programme de
travail, telles que celles du contrôle et de la gestion des flux de réfugiés,
du partage des bénéfices et du renforcement des capacités.
Plusieurs orateurs soulignèrent la nécessité de se focaliser sur
les aspects socio-économiques et sur l'importance des communautés
locales et des groupes autochtones dans le traitement des questions
touchant aux zones arides. Le ZIMBABWE proposa d'appeler le Fonds pour
l'Environnement Mondial (FEM) à soutenir les activités inscrites
dans le cadre de ce programme, mais d'autres rappelèrent les
instructions de la CdP selon lesquelles le SBSTTA ne doit pas aborder
les questions ayant trait au FEM, à moins que cela ne soit requis de
manière spécifique par la CdP.
La décision sur le thème des écosystèmes des
terres sèches méditerranéens, arides, semi-arides, des parcours de
pâturage et de la savane (UNEP/CBD/SBSTTA/4/L.3) recommande que la
CdP considère l'adoption d'un programme de travail sur la biodiversité
à l'intérieur de ces écosystèmes et envisage "de fournir au mécanisme
de financement des orientations concernant la manière de
financer" le programme. Elle requiert du Secrétaire Exécutif l'élaboration
d'un projet de programme de travail en consultation avec le Secrétariat
de la CCD pour présentation au SBSTTA-5. Le projet doit garder à
l'esprit la nécessité d'éviter le double-emploi avec d'autres
conventions ou processus mondiaux et doit identifier les synergies,
les lacunes et les chevauchements pouvant exister dans les programmes
de travail actuels de la CDB. Le projet de programme doit par ailleurs
intégrer la considération d'un certain nombre de sujets tels que les
incendies, la gestion de l'utilisation des terres, les besoins socio-économiques
et culturels, les connaissances, innovations et pratiques des
communautés locales et autochtones, le renforcement des capacités et
les exigences en matière de taxonomie. La décision requiert également
du Secrétaire Exécutif, la proposition d'un nom composé concis pour
l'intitulé et invite les autres conventions, organisations et
programmes internationaux pertinents à soutenir l'élaboration du
programme de travail.
PREVENTION DE L'IMPACT DES ESPECES INTRUSES: Le débat
sur les effets exercés par les espèces de faune et de flore intruses
était prévu dans la Décision IV/1.C, qui requiert du SBSTTA-4 l'élaboration
des principes devant régir la prévention et l'atténuation des
effets des espèces intruses et de présenter un rapport sur ces
principes et sur les programmes de travail en rapport, à la CdP-5. Le
document UNEP/CBD/SBSTTA/4/8 présenta des conclusions et des
recommandations concernant l'élaboration des principes devant guider
la prévention des effets exercés par les espèces intruses.
Harold MOONEY, au nom du Programme Mondial pour
le Contrôle des Espèces Intruses (GISP), introduisit ce thème par
une présentation des problèmes écologiques et des coûts du contrôle
des espèces intruses et du renforcement des capacités. Au cours du débat
qui a suivi, plusieurs orateurs devaient noter les travaux pertinents
en cours dans le cadre d'autres conventions et organisations, en
particulier le GISP, la CITES et le GIEC. Les délégations appuyèrent,
par ailleurs, l'élaboration d'une base de données sur les stratégies
de contrôle et de prévention et sa mise à disposition, à travers
le mécanisme d'échange d'information. Certains pays soulignèrent la
nécessité d'un programme de sensibilisation et de conscientisation
du public. L'ALLEMAGNE requit du Secrétariat de la CDB la compilation
davantage d'études de cas sur les espèces envahissantes et de les
rendre disponibles à travers le mécanisme d'échanges d'informations.
En réaction à une proposition appelant à utiliser "espèces
envahissantes", au lieu de "espèces intruses", le délégué
des ETATS-UNIS déclara que le programme de travail doit se focaliser
sur la standardisation de la terminologie et sur le développement des
ressources techniques et financières nécessaires à la mise en place
d'un réseau d'information distributif.
Parmi d'autres sujets évoqués: la nécessité
d'un contrôle transfrontalier évoquée par l'AFRIQUE DU SUD et le
PORTUGAL. La HONGRIE, l'AUSTRALIE et la NAMIBIE déclarèrent que les
initiatives régionales doivent être examinées. Plusieurs délégués
apportèrent leur appui au papier informel présenté par la Nouvelle
Zélande sur les principes devant régir la prévention de
l'introduction des espèces envahissantes, notant toutefois la
difficulté d'établir des prévisions quant à la question de savoir
si une espèce est susceptible d'être envahissante. L'ALLEMAGNE
proposa également un nouveau texte concernant l'annexe consacrée au
descriptif des études de cas. Paula WARREN (Nouvelle Zélande) présida
un groupe restreint chargé de produire un projet de texte revisité.
Ce dernier fut adopté par le groupe de Travail I sans amendement.
Le projet de décision UNEP/CBD/SBSTTA/4/L.2
recommande à la CdP de requérir du Secrétaire Exécutif: l'élaboration
d'un inventaire des initiatives et d'un fichier d'experts et de les
rendre disponibles, à travers le MEI; l'établissement d'une liaison
formelle avec le GISP; et, l'intégration de la question des espèces
intrusives dans la mise en œuvre des programmes de travail thématiques
et la présentation d'un rapport à la CdP-6. La décision recommande
également que la CdP invite le GISP à entreprendre une évaluation
exhaustive des mesures prises en matière de prévention, de la détection
précoce, de l'éradication et du contrôle des espèces intruses,
ainsi que leurs effets et invite le GISP, la FAO, l'OMI et d'autres
organisations pertinentes à apporter leur appui aux Parties pour leur
permettre de mener à bien les tâches pertinentes. Elle requiert du
Secrétaire Exécutif l'élaboration des effets des espèces intruses
pour considération au SBSTTA-5 et lui demande d'élaborer le
descriptif des études de cas, en tenant compte des propositions en
rapport soumises par l'ALLEMAGNE et la NOUVELLE ZELANDE et figurant en
annexe à la décision.
AVANCEMENT DE L'INITIATIVE TAXONOMIQUE MONDIALE:
Les délégués près du SBSTTA-4 examinèrent la manière de
poursuivre l'avancement de l'Initiative Taxonomique Mondiale (ITM).
Leur discussion fut basée sur une note du Secrétaire Exécutif
identifiant les options concernant l'élaboration des produits, outils
ou instruments finaux nécessaires à la poursuite de l'avancement de
l'ITM (UNEP/CBD/SBSTTA/4/6 and Corr.1).
Peter BRIDGEWATER du Programme DIVERSITAS/UNESCO
ouvrit le débat par une présentation de l'ITM. Il souligna
l'importance des efforts de coopération aux niveaux national, régional
et international et appela à de nouveaux partenariat entre la CDB et
d'autres institutions. Plusieurs délégués identifièrent les
projets: de soutien au travail de la CDB; de diffusion et d'amélioration
de l'accès à l'information sur la taxonomie; de formation et de
renforcement des capacités pour les experts en matière de taxonomie;
et, de renforcement de l'infrastructure et des programmes de
formation. Plusieurs orateurs soulignèrent le nombre en baisse de
taxonomistes et la nécessité de leur créer des emplois. Quelques
intervenants suggérèrent l'identification des raisons économiques
justifiant le soutien du travail taxonomique et l'utilisation de cette
information pour la sensibilisation des décideurs quant à la nécessité
de créer des postes de taxonomistes permanents. La SUEDE déclara
avoir fourni un financement pour couvrir le poste de grade supérieur
en matière de taxonomie, au sein du Secrétariat de la CDB, et
plusieurs orateurs suggérèrent que le recrutement se fasse dans les
meilleurs délais. Le BURKINA FASO et la REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU
CONGO suggérèrent la conception d'un projet mondial avec le PNUE
pour coordinateur, pour aider les Parties à aller de l'avant.
D'autres déclarèrent que l'ITM devait être sous l'égide de la
Convention et non du PNUE. Le CAMEROUN suggéra d'accueillir
favorablement l'offre du PNUE d'apporter son assistance dans l'élaboration
d'un projet conforme aux priorités de l'ITM. ANTIGUA ET BARBOUDE
proposa que ces activités soient menées à travers l'utilisation des
propres ressources du PNUE. Le CAMEROUN accepta de retirer sa
proposition, à condition que le rapport du SBSTTA-4 note que
l'une des délégations à accueilli très favorablement
l'offre du PNUE. Le BRESIL suggéra que le Secrétaire Exécutif présente
au SBSTTA-5 un rapport sur l'identification des options concernant la
structure de coordination de l'ITM. Plusieurs intervenants évoquèrent
l'implication du FEM dans les initiatives taxonomiques. La COLOMBIE
suggéra l'adoption de mesures permettant le suivi des décisions du
FEM concernant les initiatives taxonomiques. Le BRESIL souligna le rôle
du FEM dans le renforcement institutionnel et le CAMEROUN appela à
financer l'ITM, à travers le FEM. D'autres notèrent la décision de
la CdP-4 stipulant que le SBSTTA ne doit aborder les questions ayant
trait au FEM qu'à la requête de la CdP. Un groupe de contact, présidé
par Linda HEDLUND (Suède), aida à la rédaction du texte qui fut
finalement adopté.
La décision (UNEP/CBD/SBSTTA/4/L.7), telle
qu'amendée au cours de la Plénière de clôture, recommande à la
CdP que le Secrétaire Exécutif poursuive l'élaboration de l'ITM et
entreprenne les activités préliminaires requises pour l'instauration
du cadre de sa mise en œuvre, y compris la tenue de réunions
d'experts régionales pour l'identification des priorités, des
opportunités et des contraintes. Elle suggère que les priorités
initiales doivent inclure le renforcement des capacités, l'élaboration
de produits ayant trait à la taxonomie et la diffusion et l'accès à
l'information taxonomique et aux collections. La décision recommande
également à la CdP que les institutions financières, le FEM compris,
reconnaisse le caractère transversal de la taxonomie et facilite les
partenariats entre les pays en développement et les pays industrialisés.
Elle requiert du Secrétaire Exécutif l'identification des options
concernant la structure devant coordonner l'ITM, ainsi que les options
concernant les initiatives de départ, et la présentation d'un
rapport à ce sujet, au SBSTTA-5. La décision appelle enfin à l'intégration
de l'élaboration et de la mise en œuvre de l'ITM dans les programmes
de travail thématiques et transversal du SBSTTA.
LE GROUPE DE TRAVAIL II
LES NOUVELLES PHYTOTECHNOLOGIES: Comme suite à
la Décision IV/6 de la CdP-4, les délégués près du SBSTTA-4
examinèrent la question de savoir s'il y a des conséquences à
l'utilisation des nouvelles technologies de contrôle de l'expression
du gène végétal, pour la conservation et l'utilisation durable de
la biodiversité. Le Secrétariat introduisit une note élaborée par
le Secrétaire Exécutif assortie d'une évaluation technique en
annexe (UNEP/CBD/SBSTTA/4/9/Rev.1). Richard JEFFERSON, auteur
principal de l'évaluation d'experts et Président du Centre
d'Application de la Biologie Moléculaire dans l'Agriculture
Internationale (CAMBIO), présenta un aperçu sur la technologie et la
biologie qui se trouve derrière l'utilisation génétique des
technologies de restriction (GURTs). L'orateur établit une
distinction entre les V-GURTs ou GURTs de niveau variétal (exemple:
les "terminateurs") qui produisent des végétaux à partir
de graines incapable de se perpétuer, et les T-GURTs, ou GURTs à
traits spécifiques, dans lesquelles les "valeurs ajoutées"
des traits transgéniques de la graine sont protégées par des moyens
techniques qui peuvent être activés par les agriculteurs et autres
utilisateurs en fin de chaîne. Il soutint l'information selon
laquelle les V-GURTs commercialement viables sont susceptibles de
diminuer la propagation transgénique, mais qu'un certain nombre de
question restent en suspens telles que celles concernant: les effets
indirects des GURTs sur la biodiversité; la toxicité des composants
et les toxines cellulaires; la propagation des traits des V-GURTs dans
l'environnement et la question des brevets en tant que moyen de contrôle
des V-GURTs. L'orateur indiqua qu'une nouvelle étude scientifique est
nécessaire et que les GURTs ne seraient pas commercialisées, avants
cinq ans au moins.
Plusieurs délégués apportèrent leur appui à
l'appel de la HONGRIE d'appliquer le principe de précaution de la CDB
à cette nouvelle technologie. Certains intervenants évoquèrent les
nombreuses incertitudes impliquées dans les GURTs, ainsi que les
effets potentiels sur la biodiversité, sur la sécurité alimentaire
et sur la santé humaine. La NORVEGE souligna que l'impact des GURTs
sur les écosystèmes, sur les espèces et sur la diversité génétique
nécessitait une évaluation approfondie, avec la participation de la
communauté environnementale. L'ALLEMAGNE et d'autres recommandèrent
que le Secrétariat conduise de nouvelles évaluations scientifiques,
entre autres, sur: l'accessibilité technologique; les options en matière
de brevet; les questions de responsabilité; les constructions génétiques;
les inducteurs utilisés; et, les effets "apomixies"
potentiels sur les parents sauvages et sur les récoltes non soumises
aux GURTs.
Le CANADA recommanda que les nouvelles
phytotechnologies soient traitées par le CGRFA de la FAO. Le délégué
des PAYS-BAS déclara que le PNUE pourrait coordonner les futures évaluations
scientifiques, et, avec l'AFRIQUE DU SUD et la Fondation
Internationale pour l'Avancement Rural (RAFI) préféra que la CDB
poursuive l'examen des GURTs.
Le Groupe de Travail poursuivit ses négociations
sur le projet de recommandations du Président qui incluait des
contributions émanant du groupe de contact présidé par Andréas
GETTKANT (Allemagne). La NORVEGE et un certain nombre d'autres pays
recommandèrent l'élaboration d'un moratoire international sur
l'utilisation commerciales et les essais sur terrain des GURTs. Le délégué
des ETATS-UNIS appela à une nouvelle étude sur la question, et, avec
l'AUSTRALIE, déclara que le SBSTTA n'était pas le forum approprié
pour appeler à un moratoire. Le CANADA proposa que l'utilisation des
GURTs ne soit approuvée par les Parties qu'après la conduite d'une
nouvelle évaluation scientifique. L'ALLEMAGNE proposa que
l'utilisation des GURTs sur le terrain ne soit approuvée qu'après démonstration
de leur viabilité.
L'INDE ajouta une référence aux Droits des
Agriculteurs. Le SURINAM ajouta une référence aux droits des
autochtones et au savoir traditionnel. Les délégués approuvèrent
une version amendée de la proposition du ROYAUME-UNI appelant à de
nouvelles études et ajoutant un nouveau paragraphe sur la question
des moratoires. La NOUVELLE ZELANDE, avec l'AUSTRALIE, requit que le
rapport du SBSTTA-4 mentionne leurs réserves au sujet du paragraphe
préambulaire qui reconnaît que les Parties et les gouvernements
peuvent établir un moratoire sur l'utilisation commerciale et les
essais sur terrain des GURTs, étant donné, devait-il affirmer, qu'un
tel moratoire devrait se référer uniquement aux "essais sur
terrain non contrôlés" des GURTs.
La recommandation (UNEP/CBD/SBSTTA/4/L.5) telle
qu'amendée et adoptée au cours de la Plénière finale comprend des
paragraphes préambulaires reconnaissant que n'importe quel pays peut
établir un moratoire, en fonction de la législation nationale et
mettant en relief l'approche de précaution. Au niveau international,
il y est recommandé que la CdP: poursuive ses travaux sur la question
des nouvelles phytotechnologies dans le cadre de son programme de
travail consacré à l'agrobiodiversité; la FAO et d'autres membres
du Groupe chargé de la Conservation des Ecosystèmes y sont invités
à poursuivre l'étude des questions politiques et des implications de
ces technologies sur l'agrobiodiversité; la FAO et son CGRFA y sont
invités à informer la CdP-6 de ses initiatives; les organisations
pertinentes y sont invitées à étudier l'impact des technologies sur
la protection de la propriété intellectuelle dans le secteur
agricole; et, il y est enfin recommandé que les produits intégrant
les GURTs ne soient approuvés par les Parties pour des essais sur
terrain que lorsque des données scientifiques appropriées viennent
justifier de tels essais, et pour l'utilisation commerciale, que
lorsque des évaluations scientifiques autorisées de manière
appropriée, et contrôlées de manière stricte, le permettent. Au
niveau national, il est recommandé à la CdP d'inviter les Parties et
les gouvernements à mener des évaluations scientifiques sur les
effets écologiques, économiques et sociaux des GURTs et à diffuser
les résultats à travers le MEI. Il est également recommandé à la
CdP d'encourager les Parties et les gouvernements à traiter les préoccupations
concernant de telles technologies dans le cadre des approches
nationales et internationales de l'utilisation des germeplasmes et à
identifier les voies et moyens de traiter leurs effets potentiels sur
la conservation et l'utilisation durable in situ et ex situ de la
biodiversité. Le Secrétaire Exécutif y est requis d'élaborer deux
rapports, l'un pour le SBSTTA avant la CdP-6, sur l'état d'avancement
des GURTs et l'autre pour la CdP, sur la base des discussions menées
avec les organisations dotées d'une expertise pertinente, et avec les
représentantes des communautés autochtones et locales sur les effets
potentiels des GURTs sur ces mêmes communautés et sur les Droits des
Agriculteurs.
L'UTILISATION DURABLE, Y COMPRIS LE TOURISME:
Conformément à l'Annexe II de la Décision IV/16 de la CdP-4, les délégués
discutèrent de l'élaboration des approches et des pratiques
d'utilisation durable de la diversité biologique, y compris le
tourisme. La note du Secrétaire Exécutif sur ce thème (UNEP/CBD/SBSTTA/4/11
décrit le rôle du tourisme dans l'utilisation durable des ressources
biologiques, identifie les effets potentiels du tourisme sur la
biodiversité, examine la gestion des options et des stratégies
permettant de traiter la biodiversité à travers le tourisme et
expliquèrent le rôle de la CDB dans l'élaboration du cadre des
options politiques offertes pour le tourisme durable et l'élargissement
de l'examen du thème de l'utilisation durable de manière à couvrir
d'autres activités.
Le délégué des PAYS-BAS, avec le ROYAUME-UNI,
les ETATS-UNIS, la NOUVELLE ZELANDE et la SUISSE, souligna
l'importance des interconnexions entre le tourisme et l'utilisation
durable de la biodiversité. Les délégués annexèrent une étude de
ces interconnexions dans le rapport de la CDB concernant les travaux
sur le thème du tourisme, de la Commission des Nations Unies sur le Développement
Durable (CDD).
Plusieurs participants dont la NORVEGE, CUBA,
l'AUSTRALIE, la BOLIVIE et la CE firent part de leurs réserves
concernant le fait que le papier du Secrétariat n'ait pas abordé
d'autres aspects de l'utilisation durable. Le délégué des
ETATS-UNIS souligna l'importance d'insérer un libellé prenant en
ligne de compte le rôle unique de l'écotourisme et sa contribution
dans la conservation de la biodiversité. Le délégué des PAYS-BAS,
avec le CANADA, le ZIMBABWE, le SURINAM, TONGA, la CÔTE D'IVOIRE,
l'EQUATEUR, le RESEAU DES PEUPLADES AUTOCHTONES POUR LA BIODIVERSITE
et le ROYAUME-UNI mirent en exergue l'implication des communautés
locales et autochtones dans les processus décisionnels. Suite au débat
initial mené par le Groupe de Travail II, un groupe de contact présidé
par Marcel VERNOOIJ (Pays-Bas) fut établi. Plus tard le Président
VERNOOIJ introduisit un projet de recommandations à la considération
du Groupe de Travail II. Le projet fut adopté après quelques
amendements.
La Plénière finale adopta le projet de
recommandations (UNEP/CBD/SBSTTA/4/L.4) tel qu'amendé. La décision
recommande, entre autres, que la CdP adopte l'étude des
interconnexions entre la biodiversité et le tourisme tel que figurant
dans l'annexe de la décision et la transmette à la CDD; et, accepte
l'initiative à participer dans le programme de travail intersessions
sur le développement du tourisme durable qui doit avoir lieu dans le
cadre du processus de la CDD. La décision recommande également à la
CdP d'appeler les Parties, les gouvernements, l'industrie du tourisme
et les organisations internationales pertinentes à porter une
attention particulière: à l'élaboration de stratégies et de
planifications basées sur l'approche écosystémique; à la considération
des besoins du suivi et de l'évaluation à long terme, y compris l'élaboration
et l'utilisation d'indicateurs; et, l'implication et la participation
des communautés autochtones et locales dans le développement et la
gestion du tourisme.
L'annexe de la décision élabore sur la définition
de l'utilisation et du développement durable, ainsi que sur les
effets socio-économiques et environnementaux du tourisme sur la faune
et la flore sauvages, sur les ressources aquatiques, sur les écosystèmes
marins et côtiers et montagneux et sur les communautés locales.
L'EVALUATION DE L'IMPACT ENVIRONNEMENTAL: Les délégués
examinèrent les possibilités d'intégrer les considérations
biologiques dans les évaluations d'impacts environnementaux (EIE),
utilisant comme point de départ de leur discussion le document UNEP/CBD/SBSTTA/4/10.
Un certain nombre de pays en développement
soulignèrent l'importance financière pour la conduite des ateliers
consacrés à l'EIE. Plusieurs orateurs soulignèrent les éléments
devant être intégrés dans les EIE dont: le savoir traditionnel
(CANADA); la biodiversité et la santé humaine (MEXIQUE); et, la
qualité de vie des êtres humains (EQUATEUR). La plupart des pays n'étaient
pas enclins à soutenir une élaboration détaillée de leurs expériences
en matière d'EIE dans les rapports nationaux, comme le suggère la
note du Secrétaire Exécutif. Les délégués ne parvinrent pas à
s'accorder sur le point de savoir s'il fallait établir un groupe
d'experts sur l'EIE et la biodiversité, un fichier d'experts, ou élaborer
des stratégies de collaboration avec d'autres institutions, notamment
l'association internationale pour les évaluations d'impacts. Par conséquent,
l'idée de groupes d'experts ne fut pas reflétée dans les
recommandations finales. La FRANCE et d'autres soulignèrent
l'importance d'entreprendre des EIE transfrontières et mirent en
relief le besoin de mener des EIE sur les politiques, les plans et les
stratégies, plutôt que sur les projets uniquement. Plusieurs délégués
soulignèrent l'importance de mener des évaluations environnementales
d'ordre stratégique. Le représentant de la Convention de Ramsar
parla du kit outil servant à l'EIE élaboré dans le cadre de cette
convention et suggéra que cet instrument pouvait être appliqué dans
différentes situations ayant trait à la biodiversité.
Au sujet de l'élaboration de lignes directrices
devant régir l'intégration des questions touchant à la biodiversité
dans les législations, l'AUSTRALIE proposa d'ajouter une référence
à l'approche de précaution et à l'approche écosystémique.
L'ALLEMAGNE ajouta une référence au "principe d'équivalence
dans les mesures d'atténuation des effets. Le texte allemand fut
supprimé lors de la Plénière finale, certaines délégations
n'ayant pas compris le concept d'équivalence.
Les délégués adoptèrent tel qu'amendé le
projet de décision UNEP/CBD/SBSTTA/4/L.6 qui recommande que la CdP
invite les Parties, les gouvernements et les différentes
organisations pertinentes: à intégrer l'EIE dans leur programme de
travail sur les domaines thématiques; à traiter la perte de la
diversité biologique et ses effets sur la culture et sur la santé
humaine dans les EIE; à tenir compte des préoccupation de
biodiversité dans les nouvelles législations; à s'assurer de
l'implication des intéressés et des concernés; et, à organiser des
réunions d'experts consacrées au développement de l'expertise
locale. La décision encourage par ailleurs les Parties, les
gouvernements et les organisations pertinentes à utiliser les évaluations
environnementales stratégiques pour déterminer les effets cumulatifs
et globaux et requiert des Parties d'inclure dans les rapports
nationaux les données concernant les pratiques, les systèmes, les mécanismes
et l'expérience dans ce domaine. Le SBSTTA y est requis d'élaborer
les lignes directrices devant régir l'intégration des questions de
biodiversité dans les législations. La décision requiert enfin du
Secrétaire Exécutif de rendre accessible et de renforcer l'appel à
la conduite d'études de cas, en particulier pour les évaluations
d'impact appliquant l'approche écosystémique.
PLENIERE DE CLÔTURE
Le Président HAMID ouvrit la dernière session
Plénière du SBSTTA-4, le vendredi 25 juin et invita les délégués
à procéder à l'élection des membres du Bureau du SBSTTA-5. Les délégués
élirent ainsi Mary Fosi MBANTENKHU (Cameroun), Tevita Savae LATU
(Tonga), Evgeny ORESHKIN (Fédération de Russie), David BRACKETT
(Canada) et Cristiàn SAMPER (Colombie). Martin UPPENBRINK (Allemagne),
Kutelama SELEKO (République Démocratique du Congo), Zakri HAMID (Malaisie),
Elaine FISHER (Jamaïque) et Jan PLESNIK (République Tchèque) sont
maintenus. Cristiàn SAMPER présidera le SBSTTA-5. Les délégués
devaient adopter par ailleurs le projet de rapport sur l'ouverture de
la réunion, les questions d'organisation, les comptes rendus et les
questions prioritaires (UNEP/CBD/SBSTTA/4/L.1), y compris celles
discutées dans le Groupe de Travail I (UNEP/CBD/SBSTTA/4/L.1/Add.1)
et dans le Groupe de Travail II (UNEP/CBD/SBSTTA/4/L.1/Add.2),
moyennant plusieurs amendements. Le rapport du SBSTTA-4 élaboré sur
la base des documents "L" fut amendé, de manière à y intégrer
les commentaires émis au cours de la Plénière de clôture et fut
distribué la semaine suivante, sous forme d'un document unique (UNEP/CBD/SBSTTA/4/14).
Les délégués devaient ensuite procéder à
l'examen des projets de décisions émanant des délibérations des
deux Groupes de Travail et de la Plénière. Plusieurs délégués présentèrent
des déclarations ou les réserves qu'ils souhaitaient voir mentionnées
dans le rapport de la réunion. Concernant le thème de l'utilisation
durable, y compris le tourisme, plusieurs pays apportèrent leur
soutien à la déclaration de la NORVEGE dans laquelle le délégué
annonçait qu'il pouvait accepter la recommandation, entendu qu'un débat
élargi sur ce thème sera effectué au cours de la prochaine réunion
du SBSTTA.
S'agissant du projet de recommandation concernant
les nouvelles phytotechnologies, la NOUVELLE ZELANDE fit part de ses réserves
sur le paragraphe préambulaire qui reconnaît que toute Partie ou
gouvernement peuvent établir un moratoire sur les GURTs, sans inclure
de référence aux essais sur terrain "non contrôlés". Le
délégué des ETATS-UNIS nota dans le procès-verbal qu'il ne pouvait
s'associer à aucun appel implicite pour un moratoire sur les essais
ou la commercialisation de cette technologie. Au sujet de la
recommandation appelant à ne pas approuver les essais sur terrain des
GURTs avant que les évaluations scientifiques ne soient validées,
l'AUSTRALIE fit part de ses réserves concernant les références à
la sécurité alimentaire, à la production agricole et à différentes
questions d'ordre socio-économique et sanitaire. Le délégué déclara
que ces sujets débordaient le mandat du SBSTTA. Le Président annonça
que le Bureau a suggéré d'aborder la question des groupes techniques
spéciaux au SBSTTA-5 et qu'ainsi aucun projet de décision sur ce thème
n'a été distribué. Les délégués décidèrent que les date et
lieu du SBSTTA-5 seront du 31 janvier au 4 février 2000 à Montréal.
Au cours de la Plénière de clôture, le PEROU
intervenant au nom du Groupe d'Amérique Latine et des Caraïbes fit
part de sa satisfaction quant aux progrès réalisés au cours de la
semaine, notant, toutefois, que beaucoup restait à faire. L'INDE, au
nom du Groupe Asiatique, fit l'éloge des initiatives invitant les
experts et les scientifiques à s'adresser à la réunion sur les
sujets pertinents. Hamdallah ZEDAN, Secrétaire Exécutif en exercice,
nota les implications des résultats du SBSTTA sur l'agenda de la CDB
et sur les ressources humaines et financières du Secrétariat et
appela les Parties à mettre à disposition les fonds nécessaires à
la conduite des travaux. Le Président du SBSTTA-4, Zakri HAMID, déclara
que les contributions soumises durant cette réunion par un large éventail
d'acteurs ont fourni une variété de points de vue et ont fait du
rapport de la réunion un processus animé. L'orateur nota, avant de
conclure, que de sa position de Président, il a eu l'avantage de voir
le SBSTTA évoluer depuis ses débuts hésitants, jusqu'à devenir un
centre de référence mondial dans le domaine de la biodiversité. Il
clôtura les travaux du SBSTTA-4 à 17h30.
COMPTE RENDU DE L'ISOC
Lászlo MIKLÓS (Slovaquie), Président de la
CdP-4, ouvrit la Réunion Intersessions sur les Opérations de la
Convention, le lundi 28 juin 1999. Dans son intervention, l'orateur
devait indiquer que les principales questions que les délégués
doivent traiter comprennent celles concernant: la manière d'améliorer
la clarté et l'application des décisions de la CdP; les attentes par
rapport au mécanisme de financement et autres institutions; les
mesures permettant d'améliorer les contributions scientifiques et la
base scientifique des recommandations politiques; et, la possibilité
d'établir de nouveaux organes subsidiaires. Hamdallah ZEDAN, Secrétaire
Exécutif en exercice, nota que la Convention ne sera à même de réaliser
ses objectifs qu'à travers une gestion et une organisation efficaces.
Jorge ILLUECA, au nom du Directeur Exécutif du PNUE, Klaus TÖPFER,
souhaita aux participants la réussite dans leurs travaux.
Les délégués décidèrent que le Bureau de la
CdP-4 servira de Bureau à l'ISOC. Par conséquent, Lászlo MIKLÓS en
sera le Président. Les Vice-Présidents sont Ralph ADEWOYE (Nigeria);
Elaine FISHER (Jamaïque); Ilona JEPSEN (Lettonie); Bernarditas MULLER
(Philippines); Sid-Ali BRANCI (Algérie); Mohammed Reza SALAMAT
(Iran); Robert LAMB (Suisse); et, Marcel VERNOOIJ (Pays-Bas). Mariángela
REBUÁ (Brésil) servira en qualité de Rapporteur. Les délégués
procédèrent ensuite à l'adoption de l'ordre du jour UNEP/CBD/ISOC/1
et décidèrent de mener l'ensemble des travaux de la réunion en Plénière.
Les délégués devaient ensuite entamer leurs délibérations
sur l'évaluation des opérations de la Convention et du programme de
travail. Un certain nombre d'intervenants présentèrent leurs déclarations
sur ce thème au cours des séances Plénières du matin et de l'après-midi
du lundi 28 juin. Un groupe de contact présidé par Jonathan TILLSON
(Royaume-Uni) se réunit le lundi soir et tout au long de la journée
du mardi pour élaborer la décision concernant ce sujet. Au cours des
deux séances Plénières du mardi 29 juin, les délégués présentèrent
leurs déclarations sur le thème de l'accès aux ressources génétiques
et du partage des bénéfices. Un groupe de contact présidé par
Elaine FISHER (Jamaïque) se réunit mardi soir et la journée du
mercredi pour élaborer la décision concernant les questions débattues
dans le cadre de ce point de l'ordre du jour. Le compte-rendu ci-après
résume le débat et les décisions prises par les délégués.
REVUE DES OPERATIONS DE LA CONVENTION
L'examen des opérations de la Convention et du
programme de travail par l'ISOC fut entamé sur la base de la note élaborée
par le Secrétaire Exécutif (UNEP/CBD/ISOC/1/Add.1) qui renferme les
options offertes à cet effet, y compris des propositions concernant
l'évaluation scientifique, un programme de travail plus élaboré, la
régionalisation des travaux et les besoins potentiels en matière
d'organes subsidiaires.
Cristián SAMPER (Colombie), Président du
SBSTTA-5, mit en exergue les améliorations introduites au cours du
SBSTTA-4 et suggéra que les délégués pourraient souhaiter dégager
les voies et moyens: de renforcer les contributions scientifiques
apportées au SBSTTA, y compris la conduite de revues par les pairs et
la tenue d'ateliers intersessions transparents; d'élaborer un plan
stratégique pour le SBSTTA, en laissant les questions politiques
sensibles à des groupes de travail ouverts ou autres organes
subsidiaires; d'améliorer les résultats produits par le SBSTTA pour
la CdP; de requérir du Secrétaire Exécutif une évaluation de la
pertinence des recommandations faites par le SBSTTA à la CdP et des
éventuels mécanismes de suivi de leur mise en œuvre; et, de
promouvoir la coordination avec différents organes et institutions
scientifiques.
Concernant les changements proposés au niveau
des structures disponibles, l'ALLEMAGNE, au nom de l'UE, et d'autres,
déclarèrent préférer l'amélioration des structures disponibles de
la CDB, plutôt que d'y apporter un changement fondamental. Le BRESIL
et d'autres appuyèrent l'établissement d'un organe intersessions
parallèle qui pourrait traiter des questions de mise en œuvre non
abordées par le SBSTTA, telles que celles du financement et du
renforcement des capacités. La GUYANE, au nom du G-77/CHINE, appuya
la création d'un organe subsidiaire chargé du suivi. L'INDE et
d'autres appuyèrent l'établissement d'un nombre limité des groupes
d'experts spécifiques que beaucoup souhaitaient transparents et
caractérisés par une représentation géographique équitable. Un
certain nombre d'options institutionnelles sont incluses dans
l'ensemble des recommandations finales.
Au sujet des liens institutionnels du Secrétariat,
l'ETHIOPIE, au nom du Groupe Africain, déclara que la CDB se doit de
travailler étroitement avec d'autres accords multilatéraux, et
notamment avec la Convention de Ramsar et la CITES. La représentante
des PHILIPPINES souhaita faire enregistrer dans le procès-verbal de
l'ISOC le fait que son pays estimait qu'il est "nécessaire d'évaluer"
ces liens, plutôt que "appelle à considérer la question de
savoir si une évaluation de ces liens était nécessaire".
La plupart des délégués appuyèrent l'élaboration
d'un plan stratégique. La CHINE souligna la nécessité d'établir un
plan pour dix ans assorti d'un plan à moyen terme de cinq ans, ainsi
que d'un plan de roulement de deux ans. Certains délégués soulignèrent
la nécessité d'y incorporer une certaine flexibilité. Le CAMEROUN déclara
que cette flexibilité pourrait se traduire dans la participation du
Secrétariat dans les négociations à venir de l'OMC sur les aspects
touchant au commerce relatifs à la propriété intellectuelle (TRIPs).
Dans le groupe de contact, une représentante indiqua qu'elle préférait
l'élaboration d'un certain nombre d'options pour le plan stratégique,
plutôt que l'élaboration du plan lui-même. Cette formulation se
trouve reflétée dans l'ensemble des recommandations retenues.
Concernant l'orientation devant être fournie au
mécanisme de financement, le représentant d'ANTIGUA ET BARBOUDE
requit une modification dans l'identification des questions
prioritaires "qui fourniront un soutien aux thèmes transversaux',
plutôt que 'avec une référence spéciale aux modalités des thèmes
transversaux. Plusieurs pays mirent en relief le rôle important du mécanisme
de financement dans le renforcement des capacités. Lors de la Plénière
finale, la représentante des PHILIPPINES souhaite voir le procès-verbal
de la réunion refléter le fait que sa délégation estimait qu'il
devait y avoir une évaluation de 'l'effectivité du mécanisme de
financement', plutôt qu'une "évaluation du protocole d'accord"
conclu outre la CdP et le Conseil du FEM.
Concernant l'importance des réunions et des
processus régionaux, le délégué d'ANTIGUA ET BARBOUDE s'opposa à
la tenue de ces processus. La NOUVELLE ZELANDE et d'autres y apportèrent
leur soutien. Le délégué des ILES COOK, au nom des Pays Insulaires
du Pacifique, recommanda la prise de mesures permettant d'améliorer
la participation des petits pays insulaires du Pacifique, y compris la
coopération du Secrétariat de la CDB avec les conventions régionales
et avec les organes ayant rapport avec la biodiversité tels que le
Programme Environnemental Régional du Sud Pacifique. Le projet de décision
concernant les processus régionaux resta entre crochets. Le délégué
des PAYS-BAS souhaita voir le procès-verbal de la Réunion mentionner
que de nombreuses délégations ont souhaité l'importance des réunions
régionales et que le projet de décision ne reflète pas le niveau de
soutien exprimé en faveur de ces processus.
Plusieurs délégués apportèrent leur soutien
aux recommandations du Président du SBSTTA appelant à des réformes,
en particulier concernant l'établissement de groupes d'experts dans
le cadre du SBSTTA. Dans la référence au rôle du SBSTTA quant à la
conduite des évaluations scientifiques, la NORVEGE proposa lors de la
Plénière finale de créer un mécanisme pour la conduite de ces évaluations,
y compris l'élaboration de l'Aperçu sur la Biodiversité Mondiale.
Ce point fut accepté. L'EQUATEUR suggéra un libellé additionnel
appelant le Secrétaire Exécutif à compiler l'information concernant
d'autres conventions pertinentes quant à savoir quelle sorte de liens
les rattache à la CDB et comment elle pourrait aider.
Plusieurs délégués notèrent l'importance du
MEI pour les échanges d'information, la coopération scientifique et
les préparatifs de la CdP. Un certain nombre de pays en développement
soulignèrent la nécessité d'un renforcement des capacités dans ce
contexte. Lors de la Plénière final, le Canada souhaita voir le procès-verbal
de la réunion indiquer qu'il interprétait la recommandation finale
concernant l'élaboration du MEI comme n'introduisant aucune
modification au niveau du champ d'action de ce dernier. La CHINE, avec
le CAMEROUN, requit l'élaboration de thèmes pour la Journée
Internationale de la Biodiversité de chaque année.
L'ensemble de recommandations final adressé à
la CdP-5 (UNEP/CBD/ISOC/L.2) retient quelques libellés crochetés
dont cinq options concernant la mise en œuvre. Les délégués
recommandèrent, par ailleurs, que la CdP décide entre autres:
-
de tenir les réunions de la CdP tous les ans;
-
de réviser les procédures des prises de décisions concernant
les questions administratives et financières;
-
d'intégrer les orientations adressées au mécanisme de
financement dans une seule décision;
-
de requérir du Secrétaire Exécutif la limitation du nombre
de documents;
-
de considérer la question de savoir s'il y a besoin de revoir
les liens institutionnels du Secrétariat;
-
d'élaborer des options pour le plan stratégique;
-
d'autoriser le Président du SBSTTA à assister aux réunions
des organes scientifiques d'autres conventions ayant rapport avec la
biodiversité;
-
de permettre au SBSTTA d'établir des groupes d'experts
techniques spéciaux;
-
d'appeler le SBSTTA à refléter de manière adéquate les résultats
des études scientifiques approfondies dans ses recommandations; et,
-
de promouvoir le développement du MEI.
L'ensemble des recommandations finales concernant
la mise en œuvre proposait un certain nombre de dispositions
administratives alternatives pour la mise en œuvre de la Convention,
à travers entre autres:
-
les institutions et les procédures disponibles;
-
l'intégration d'un groupe de travail sur la mise en œuvre;
-
la tenue d'une seconde réunion intersessions sur la mise en œuvre;
-
le renforcement des fonctions des réunions régionales;
-
l'acceptation que le Bureau de la CdP [et le Bureau du SBSTTA]
agira en tant qu'Organe Exécutif Intersessions; ou,
-
l'établissement d'un Organe Subsidiaire sur la mise en œuvre
(SBI).
L'ACCES AUX RESSOURCES GENETIQUES ET LE PARTAGE
DES BENEFICES
REVUE DES DISPOSITIONS DE L'ACCES AUX RESSOURCES
GENETIQUES ET DU PARTAGE DES BENEFICES: Les délégués près de
l'ISOC menèrent des discussions sur le thème de l'accès aux
ressources génétiques et les dispositions du partage des bénéfices,
en vue de fournir des orientations à la CdP-5 et de contribuer aux préparatifs
du Groupe d'Experts sur l'Accès et le partage des bénéfices dont la
réunion est prévue en octobre 1999 au Costa Rica. Les délibérations
furent entamées sur la base d'une note élaborée par le Secrétaire
Exécutif sur les options offertes pour l'accès aux ressources génétiques
et le partage des bénéfices (UNEP/CBD/ISOC/3), et inclurent l'examen
des modalités de l'opération du Groupe d'Experts.
Au cours des discussions générales Plénières,
plusieurs représentants dont ceux de l'INDE, de l'ARGENTINE et de
DJIBOUTI soulignèrent le besoin urgent de traiter le troisième
objectif de la CDB, à savoir la question du partage des bénéfices,
affirmant que les questions touchant à l'accès aux ressources génétiques
sont au centre de la Convention. Plusieurs orateurs soulignèrent
l'importance des travaux en cours dans le cadre de l'Engagement
Internationale de la FAO sur les Ressources Phytogénétiques.
Plusieurs délégations devaient par ailleurs mettre en relief
l'importance d'avoir un MEI efficace de ce point de vue, à la fois
aux niveaux national et international. L'ALLEMAGNE, au nom de l'UE, déclara
qu'une attention adéquate doit être accordée à la diversité des
pratiques et des perspectives, et recommandait que le programme de
travail à long terme de la CDB examinât régulièrement
l'application des dispositions de la CDB concernant l'accès et le
partage des bénéfices.
Le BRESIL, entre autres, déclara que l'accès
doit s'effectuer de manière compatible avec la législation nationale.
Au nom du Groupe Africain, le MALI recommanda l'initiation d'un
processus d'élaboration d'un protocole conforme aux dispositions de
l'Engagement International pour couvrir l'accès et le partage des bénéfices,
la protection des communautés indigènes et locales, la
reconnaissance de l'origine des ressources et la bio-piraterie. Le délégué
des ETATS-UNIS déclara que des dispositions contractuelles basées
sur des termes mutuellement approuvés représentaient un instrument,
à la fois efficace et flexible, pour régir le partage des bénéfices.
LE GROUPE D'EXPERTS SUR L'ACCES ET LE PARTAGE DES
BENEFICES: Au cours des discussions Plénières concernant le Groupe
d'Experts sur l'Accès et le Partage des Bénéfices, un certain
nombre de délégués appuyèrent l'inclusion de représentants issus
d'une variété d'organisations régionales et internationales dans le
Groupe d'Experts. Plusieurs orateurs dont l'UE, la CÔTE D'IVOIRE et
le KENYA, soulignèrent l'importance de l'implication des détenteurs
des enjeux et en particulier des communautés autochtones et locales.
La SUISSE ajouta le secteur privé. La REPUBLIQUE DE COREE et d'autres
mirent en exergue l'importance de la transparence. L'INDE et d'autres
endossèrent la nécessité d'une représentation géographique et régionale
équitable. Le COSTA RICA et la SUISSE, appuyés par le PEROU, proposèrent
l'établissement d'un comité exécutif ad hoc chargé, entre autres,
de l'élaboration de l'ordre du jour et du choix des experts, à
partir de la liste établie par le Secrétariat.
Pour l'ordre du jour du Groupe d'Experts, le
CANADA suggéra l'identification: des bénéfices tirés de
l'utilisation des ressources génétiques sur une base sectorielle;
des mécanismes utilisés actuellement pour le partage des bénéfices;
et, en particulier, le renforcement des capacités; de la nécessité
de nouvelles mesures améliorées; et, des cas juridiques ayant
rapport avec les DPI et les ressources génétiques pour un papier de
discussion qui pourrait être élaboré, en coopération avec
l'Organisation Mondiale pour la Propriété Intellectuelle (WIPO). Le
G-77/CHINE proposa de se focaliser sur l'accès et le partage des bénéfices,
les collections ex situ et sur la manière dont les DPI peuvent être
harmonisés avec la CDB.
Parmi les autres propositions susceptibles de
former les points de l'ordre du jour du Groupe d'Experts: la revue des
décisions de la CdP sur la question d'accès et de partage des bénéfices
et l'identification des besoins des MEI nationaux et des domaines de
formation pour le financement du FEM, y compris les capacités de négociations
sur l'accès et les dispositions du partage des bénéfices
(ARGENTINE); la prise de mesures pour l'application des dispositions
concernant le consentement éclairé (UE); le pour et le contre de
l'approche régionale et l'analyse des études de cas relatives à
l'accès et au partage des bénéfices (INDONESIE); les législations,
les politiques et les paramètres du partage équitable des bénéfices
dans les pays récipiendaires et utilisateurs (INDE); les définitions
du partage "équitable" des bénéfices et l'accès aux
ressources génétiques (COLOMBIE); le transfert et la mise au point
des technologies (BRESIL); la protection des droits des communautés
et des pays sources (MADAGASCAR); les mécanismes de suivi et
l'application des contrats et de permis (AUSTRALIE); les bonnes
pratiques en matière d'arrangements contractuels basés sur des
termes mutuellement approuvés (ETATS-UNIS); et, les points faibles
des "modèles contractuels de bio-prospection" (RAFI).
De nombreux orateurs, dont la TURQUIE, la NORVEGE,
la COLOMBIE, la RUSSIE et le MEXIQUE, suggérèrent que le Panel
examine la manière d'établir une distinction entre la recherche et
les utilisations commerciales dans le contexte de l'accès et du
partage des bénéfices. L'EQUATEUR déclara que pour des raisons
pratiques et autres, la frontière entre les deux usages n'est pas aisée
à déterminer.
De nouveaux débats axés sur l'ordre du jour, la
composition et l'opération du Groupe d'Experts sur l'accès et le
partage des bénéfices furent menés dans un groupe de contact. Alors
que la transparence, la représentation régionale et l'inclusion d'éléments
non-anglophones ont été endossées, différents points de vue
devaient être chargés de l'établissement de l'ordre du jour, de la
sélection, du fichier d'experts pertinent pour le Groupe, ou de l'élaboration
des critères de sélection des représentants des organisations régionales
et internationales pertinentes. Les délégués se mirent d'accord
pour abandonner l'idée de la mise en place d'un comité exécutif et
d'omettre le point proposé à l'ordre du jour concernant les
collections ex-situ publiques et privées acquises avant l'entrée en
vigueur de la CDB.
La décision finale concernant le Groupe
d'Experts sur l'Accès et le Partage des bénéfices (UNEP/CBD/ISOC/L.3)
recommande que la documentation préparatoire du groupe d'Experts
englobe une synthèse des études de cas élaborées sur l'accès et
le partage des bénéfices et que pas plus de cinquante experts
doivent y prendre part, avec comme observateurs des représentants des
organisations intergouvernementales et régionales. Les points
recommandés à l'ordre du jour du Groupe d'Experts sont:
-
l'accès et le partage des bénéfices à des fins
scientifiques et commerciales, y compris la revue des dispositions
contractuelles en matière d'accès et de partage des bénéfices,
ainsi que des principes ou des codes de conduite volontaires
disponibles;
-
l'évaluation des mesures juridiques et politiques, en vigueur
aux niveaux national et régional, relatives à la manière de traiter
le consentement éclairé préalable, le partage équitable des bénéfices
et les termes mutuellement approuvés;
-
la législation en matière de DPI et de systèmes sui generis;
-
le renforcement des capacités;
-
la revue des mesures d'encouragement, de régulation et d'évaluation
commerciale; et,
-
la facilitation de l'accès aux ressources génétiques.
LES COLLECTIONS EX SITU ACQUISES AVANT L'ENTREE
EN VIGUEUR DE LA CDB ET NON TRAITEES PAR LE CGRFA: Conformément à la
Décision IV/8 de la CdP-4, les délégués près de l'ISOC examinèrent
les recommandations devant être adressées à la CdP-5 concernant les
travaux futurs sur ce sujet. Le Secrétariat introduisit la
documentation qui s'y rapporte (UNEP/CBD/ISOC/4 and
UNEP/CBD/ISOC/Inf.1), notant que l'invitation que le Secrétaire Exécutif
avait lancée pour la soumission des contributions a abouti à des
apports émanant de cinq gouvernements, de la FAO, de l'IPGRI, de la
Botanic Gardens Conservation International (BCGI), de l'International
Species Information System (ISIS) et de la Fédération Mondiale des
Collections Culturelles (WFCC).
L'UE déclara que l'échange d'information sur
les collections ex situ sera utile et, avec la NORVEGE souligna que la
CDB n'avait pas d'effet rétroactif sur ces collections. L'ETHIOPIE,
au nom du Groupe Africain appuya l'idée d'intégrer les matériaux ex
situ collectés avant l'entrée en vigueur de la CDB, dans le cadre
des dispositions des fonds du FEM pour les initiatives qui renforcent
et qui établissent des banques de gènes dans les pays en développement.
Le BURKINA FASO s'opposa à la limitation de l'examen des collections
ex situ aux seules ressources phytogénétiques. La COLOMBIE suggéra
la mise en place d'un forum pour l'étude des mécanismes des
collections ex situ, en particulier les ressources génétiques végétales
et animales et les micro-organismes. L'INDE suggéra que la CdP
recommande l'établissement de lignes directrices unifiées pour l'accès
à de telles collections. Le Canada recommanda d'éviter le
double-emploi avec le travail mené par d'autres secteurs, tels que
ceux des jardins botaniques, de l'alimentation et de l'agriculture et
des collections de microbes. L'AUSTRALIE souhaita voir le procès-verbal
de l'ISOC noter que sa position, est demeurée inchangée concernant
la Décision IV/8 de la CdP-4 qui stipulait que son pays n'était pas
en faveur d'une revisitation de la question des ressources biologiques
acquises avant l'entrée en vigueur de la Convention.
Au cours des délibérations du groupe de contact
sur les collections ex situ acquises avant l'entrée en vigueur de la
CDB et non traitées par le CGRFA, les délégués examinèrent la
question de savoir quelles sortes d'information et de suivi seraient nécessaires.
Un certain nombre d'intervenants firent état des complexités posées
par ces collections, y compris la tendance de privatisation des
collections ex situ du domaine public. Un pays industrialisé mit en
exergue que le caractère politique dynamique associé à l'élaboration
d'un questionnaire signifiant que les choses devaient se faire de manière
volontaire et pilotée avant la distribution générale. Un
participant souligna qu'il ne pouvait être d'accord que sur l'échange
d'information, les principes régissant l'accès et le partage des bénéfices,
et les collections ex situ. D'autres déclarèrent que les
recommandations concernant le programme de travail, les principes
multilatéraux uniformes, le FEM, le fichier d'experts et le Groupe de
Travail ou d'Experts Spécial étaient "des incursion prématurées"
débordant le champ d'action de la CDB.
Les délégués discutèrent les points de savoir
s'il fallait inclure un questionnaire en annexe sur ces collections et
quoi y mettre, comment la CDB doit être en rapport avec les centres
abritant des collections ex situ, si le droit international peut
permettre une rétroactivité du Traité, et si la Décision IV/8 de
la CdP qui invite le Secrétaire Exécutif à collecter les données
concernant ces collections, devait être connectée à l'Acte Final de
Nairobi qui reconnaît la nécessité de traiter les questions en
suspens concernant les collections ex situ végétales "acquises
de manière non conforme à la CDB".
La proposition appelant le FEM à soutenir le
renforcement des capacités en matière d'établissement de
maintenance et d'utilisation des collections ex situ fut supprimée.
Après que le Groupe eut annexé les éléments devant faire partie du
questionnaire, un délégué remplaça la rubrique concernant
"les collections vivantes" de faune et de flore par
"collections végétales sur terrain" et "collections
animales entières". Des références appelant au rapatriement
des données et au rapatriement des 'germplasms' reproduits et sur le
remplacement du terme "banques de semences" par
"banques de gènes de semences" furent ajoutées par un
autre délégué.
La recommandation finale (UNEP/CBD/ISOC/L.5)
stipule que la CdP pourrait souhaiter examiner:
-
la continuation de la collecte des données en requérant du
Secrétariat de collecter les données concernant les matériaux et
les types décrits dans les deux annexes, tel qu'approprié et là où
nécessaire, à travers l'utilisation d'un questionnaire à élaborer
par le Secrétariat;
-
l'application des décisions sur une base volontaire par les détenteurs
de telles collections;
-
la facilitation du transfert des technologies nécessaires à
la maintenance et à l'utilisation des collections ex situ; et,
-
l'élaboration sur une base sectorielle des principes devant régir
l'accès aux ressources génétiques et le partage des bénéfices.
LES DROITS DE PROPRIETE INTELLECTUELLE ET LES
ASPECTS TOUCHANT AU COMMERCE AYANT RAPPORT AVEC LA PROPRIETE
INTELLECTUELLE: Sur la base respective des Décisions IV/8 et IV/15 de
la CdP-4, les délégués procédèrent à l'examen et présentèrent
des recommandations concernant les travaux futurs visant à élaborer
une appréciation partagée quant aux liens entre les droits de propriété
intellectuelle et les dispositions pertinentes de l'Accord de l'OMC
sur les TRIPs, et la CDB. Les discussions furent basées sur le
document élaboré par le Secrétariat et portant sur les relations
entre les DPI, l'Accord sur les TRIPs et la CDB (UNEP/CBD/ISOC/5). Au
cours de la Plénière, l'INDE déclara que les DPI ne sont pas les
principaux mécanismes permettant la réalisation d'un partage équitable
des bénéfices et que les synergies entre la CDB et l'Accord sur les
TRIPs n'ont pas été traitées des manière adéquate. La COLOMBIE
appela à la conduite de nouvelles études sur les DPI et leurs liens
avec la biodiversité, le transfert des technologies, la protection
des connaissances traditionnelles et les mesures nationales régionales
et internationales concernant l'accès aux ressources génétiques et
le partage des bénéfices. L'UE nota que les dispositions de l'Accord
sur les TRIPs et les objectifs de la CDB sont interconnectées et
qu'une attention devait être accordée à la protection des
connaissances et des innovations des communautés autochtones et
locales. Plusieurs délégations dont celles du Mexique soulignèrent
l'importance des systèmes sui generis, de la protection de la
biodiversité et des droits souverains sur les ressources biologiques.
La SUISSE suggéra que le groupe de Travail Intersessions sur
l'Article 8(j) examine le potentiel et les options offerte au niveau
des DPI et des systèmes sui generis quant à la protection des
connaissances traditionnelles.
Les délégués présentèrent une variété de
perspectives quant à la manière et au contenu de ce que la CDB doit
communiquer à l'OMC et à d'autres institutions. Le MALAWI suggéra
que la CdP doit fournir au Secrétaire Exécutif des orientations
claires quant à la manière de traiter les interconnexions entre la
CDB et l'OMC. Le BRESIL appela à l'établissement d'un mécanisme
permanent pour les échanges d'information entre la CDB, l'OMC et la
WIPO.
L'AFRIQUE DU SUD fit part de ses réserves
concernant le fait qu'aucune disposition n'a été prévue dans
l'Accord TRIPs pour la protection des DPI ayant trait aux communautés
autochtones et locales. L'EQUATEUR recommanda que les délibérations
de la CDB soient communiquées au Conseil chargé des TRIPs.
Le CAMEROUN, au nom du Groupe Africain, et avec
l'INDE mit en relief les possibilités de voir l'Accord sur les TRIPs
mettre en péril les Droits des Agriculteurs et l'application de la
CDB. L'orateur suggéra de requérir du Conseil chargé des TRIPs de déférer
à une date ultérieure à la CdP-5, les décisions concernant la
revue de la "patent excludability" et recommanda d'inviter
le Conseil à traiter les conflits potentiels avec la CDB, par exemple
au niveau de la protection des systèmes sui generis des variétés végétales
et le droits des pays à exclure des végétaux, des animaux, des
micro-organismes et autres dérivés, et des processus
microbiologiques de production animale et végétale. La NORVEGE nota
qu'il était prématuré de modifier l'Accord sur les Trips. Le délégué
des Etats-Unis indiqua que l'Accord sur les TRIPs établissait des
niveaux appropriés de protection pour les DPI, y compris pour les
brevets susceptibles de venir en soutien à la CDB. L'orateur
recommanda que la CDB examine les voies et moyens susceptibles de
permettre aux Parties d'utiliser les formes disponibles de propriété
intellectuelle, aux fins d'encourager un développement basé sur les
ressources biologiques locales et sur le savoir autochtone.
Les participants devaient considérer également
la question de "patent excludability". Un certain nombre de
délégués dont l'INDE, la NORVEGE, le TOGO et la COLOMBIE s'opposèrent
à l'octroi de brevets en matière de faune et de flore. Certains
soulignèrent que les membres signataires des TRIPs doivent être
autorisés à exclure de tels brevets pour des raisons éthiques et
sociales. Le WWF déclara que les exemptions prévues dans le cadre
des TRIPs devaient être maintenues jusqu'à ce qu'une expérience adéquate
soit acquise avec les systèmes sui generis. Le RESEAU TIERS-MONDE
souligna l'importance de la participation active de la CDB dans les négociations
sur les TRIPs.
Au cours des discussions du groupe de contact,
plusieurs délégués s'accordèrent pour dire que la CDB doit
poursuivre l'exploration des lacunes existantes en matière de
connaissances quant aux implications des DPI sur la biodiversité et
sur le partage des bénéfices. Un gouvernement préféra voir l'OMC
invitée à mener une nouvelle exploration. Plusieurs intervenants
devaient souligner l'importance d'accorder un rôle à la CDB pour la
transmission de ses perspectives aux autres foras pertinents. Les délégués
approuvèrent une proposition reconnaissant l'urgence de voir la CdP
devenir membre observateur du Conseil des TRIPs de l'OMC.
La décision finale (UNEP/CBD/ISOC/L.4) reconnaît:
la nécessité de s'assurer des liens de soutien mutuels entre
l'Accord TRIPs et la CDB; la nécessité d'une exploration par la CDB
des implications des DPI sur la biodiversité et sur le partage équitable
des bénéfices; et, l'urgence pour la CDB d'obtenir un statut
d'observateur auprès du Conseil chargé des TRIPs, au sein de l'OMC.
Les activités de suivi soumises à la considération de la CdP
englobent: l'invitation de l'OMC à reconnaître les dispositions
pertinentes de la CDB et à explorer les liens entre la CDB et les
dispositions des TRIPs; la reconnaissance du travail en cours sur
l'Article 8(j) et l'importance des systèmes sui generis et autres;
et, les voies et moyens permettant de suivre de prés le travail réalisé
par la WIPO et par l'OMC et de fournir des contributions relevant de
la perspective de la CDB, chaque fois que cela s'avère pertinent, y
compris sur les questions touchant au savoir traditionnel.
LA PLENIERE DE CLOTURE
Le Président MIKLÓS ouvrit la Plénière de clôture
à 5h10, le mercredi 30 juin. Elaine FISHER, Présidente du groupe de
contact sur l'accès et le partage des bénéfices introduisit les
textes concernant la revue de l'accès aux ressources génétiques et
les dispositions du partage des bénéfices (UNEP/CBD/ISOC/L.3), les
liens entre les DPI, les dispositions pertinentes de l'Accord TRIPs et
la CDB (UNEP/CBD/ISOC/L.4), et les collections ex situ acquises avant
l'entrée en vigueur de la CDB (UNEP/CBD/ISOC/L.5). Les délégués
les adoptèrent sans amendement.
Le Rapporteur, Mariângela RUBUA (Brésil),
introduisit le rapport de la réunion (UNEP/CBD/ISOC/L.1 and Add.1).
Elle précisa que ce rapport couvrait seulement les deux premières
journées (lundi et mardi). Le délégué des PHILIPPINES souhaita
s'assurer que les interventions faites le troisième jour (mercredi),
au cours de l'adoption du texte portant sur la revue des opérations
de la Convention seront bien insérées dans le rapport. Le Président
déclara que les commentaires seront enregistrés et que la troisième
journée sera incorporée dans le procès-verbal final. Les délégués
adoptèrent le rapport.
Le Secrétariat nota que les consultations
informelles sur le processus de reprise de la session de la CdP-Ex du
Protocole de Biosécurité auront lieu jeudi 1er
juillet 1999 dans les bureaux du Secrétariat. Ces
consultations, présidées par le Ministre Colombien de
l'Environnement Juan MAYR devaient regrouper les porte-parole désignés
par les différents groupes de négociation.
La NORVEGE indiqua que la réunion a reconnu
l'existence de lacunes en matière de connaissances et la nécessité
d'explorer les liens entre l'Accord sur les TRIPs et la CDB et
souhaita savoir ce que le Secrétariat comptait faire dans
l'intervalle pour transmettre les résultats de l'ISOC à la prochaine
réunion du Conseil chargé des TRIPs (prévue du 7 au 8 juillet
1999). Le Secrétaire Exécutif en exercice de la CDB déclara qu'il
considérera la possibilité d'envoyer un représentant pour donner au
conseil chargé des TRIPs un briefing sur les délibérations de la réunion.
Le MALAWI, en sa qualité de membre du groupe
Africain, fit l'éloge du Secrétariat pour le travail accompli et
exprima l'espoir de la voir entièrement fonctionnel et de voir tous
ses postes occupés d'ici le SBSTTA-5 et la CdP-5.
Le Secrétaire Exécutif en exercice informa les
délégués que les négociations avec le Kenya, pays hôte de la
CdP-5, étaient en train de suivre leur cours normal. Il encouragea
par ailleurs toutes les Parties qui ne l'ont pas encore fait de désigner
leurs candidats pour le Groupe d'Experts sur l'Accès et le Partage
des Bénéfices, avant le 15 juillet 1999. Le Président MIKLÓS nota
que les recommandations de la réunion aideront la CdP-5 à focaliser
son travail et exprima l'espoir de voir la CdP-5 être en mesure
d'adopter les décisions qui permettront d'améliorer les opérations
de la Convention. L'orateur devait ajouter que la Convention d'une réunion
intersessions de trois jours fournissait également une opportunité
importante pour la Convention de travailler les questions inscrites à
son ordre du jour. A 17h59, "minuit environ" en Europe
Centrale, le Président MIKLÓS clôtura les travaux de la réunion.
LES CONSULTATIONS INFORMELLES SUR LE PROTOCOLE DE
BIOSECURITE
Les consultations informelles sur le Protocole de
Biosécurité ont eu lieu le jeudi 1er juillet 1999, au siège du Secrétariat
de la CDB à Montréal. Le Ministre Colombien de l'Environnement, Juan
MAYR, présida les débats en sa qualité de Président de la Session
Extraordinaire de la CdP (CdP-Ex) tenue à Cartagène en Colombie, au
mois de février 1999. Les représentants et leurs conseillers issus
des principaux groupes de négociation de Cartagène, y compris le
Groupe de Miami, le Groupe de Compromis et le Groupe de Même Esprit,
prirent part à la réunion. Parmi d'autres participants, Klaus TÖPFER,
Directeur Exécutif du PNUE ,et Hamdallah ZEDAN, Secrétaire Exécutif
de la CDB.
Les participants rapportèrent que leur
discussion s'est focalisée sur les arrangements intersessions avant
la session de reprise de la CdP-Ex. Certains participants préférèrent
voir la session de reprise avoir lieu, avant décembre 1999. D'autres
notèrent la nécessité de laisser un peu plus de temps pour la réflexion
sur les questions en suspens et souhaitèrent sa tenue en l'an 2000,
de préférence au mois de mars. Au terme d'un débat étendu, les
participants s'accordèrent sur la tenue d'une nouvelle consultation
informelle, au mois de septembre, d'une durée de cinq jours, et, en
fonction des progrès réalisés, la session de reprise de la CdP-Ex
pourrait avoir lieu en février 2000, sur une durée de deux ou trois
jours. Les participants s'accordèrent également sur le fait que les
délégués qui prendront part à la consultation informelle de
septembre doivent avoir de leurs gouvernements les pleins pouvoirs de
négociation. Les participants devaient par ailleurs s'accorder sur le
fait que le Bureau de la CdP-Ex, en concertation avec le Secrétariat
de la CDB, doit fixer les dates précises des réunions et communiquer
les arrangements aux différents gouvernements. Chacun des principaux
groupes de négociation affirma son engagement à conclure le
Protocole de Biosécurité à la prochaine CdP-Ex. Dans le cadre de
cet engagement, ils décidèrent de ne pas rouvrir les questions qui
avaient été approuvées à Carthagène et de ne traiter que les
articles restés en suspens, y compris le champ d'action du protocole
et ses liens avec différentes conventions internationales. Aux fins
de faciliter la participation à ces réunions, le PNUE offrit d'aider
dans la mobilisation des ressources.
BREVE ANALYSE DU SBSTTA-4 ET DE L'ISOC
Hormis quelques brefs moments de divergence sur,
par exemple, les technologies de restriction des utilisations génétiques
(GURTs), l'éventuel nouvel organe subsidiaire chargé de la mise en
œuvre et l'application rétroactive de la Convention, le SBSTTA-4 et
l'ISOC se déroulèrent de manière relativement calme. Les délégués
étaient en général satisfaits de l'ordre du jour rationalisé et
plus gérable du SBSTTA-4, même si quelques-uns ont noté que
plusieurs points à l'ordre du jour tels que celui des groupes
d'experts techniques spéciaux ont été reportés au SBSTTA-5. La
plupart des participants ont accueilli favorablement l'occasion de
tenir une réunion intersessions spéciale consacrée à l'amélioration
des opérations de la CdP et du SBSTTA ont été des points importants
dans les deux réunions et la majeure partie des délégués estime
avoir préparé le terrain à un nouveau pas positif vers l'avant. La
brève analyse ci-après, élaborée sur ces questions et sur différents
accomplissements et lacunes, et ouvre une perspective sur les défis
qui attendent les prochaines réunions de la CDB, au cours de l'an
2000.
SCIENCE ET POLITIQUE: La crise identitaire qui
continue pour le SBSTTA reste l'un des points significatifs de ces débats.
Certaines délégations ont traité le SBSTTA comme une mini-CdP, mais
les délégués issus de la communauté scientifique ont souhaité
avoir plus de temps pour les discussions scientifiques et techniques.
Certaines délégations se sont déclarées concernées par le fait
que le SBSTTA ne dispose pas du mandat de prendre des décisions
politiques sur des questions telles que les GURTs et les moratoires.
D'autres firent observer que les délégations comprenant des
scientifiques, plutôt que des diplomates, se sont embourbées dans le
processus de négociation, mettant en avant des modifications
textuelles qui ne reflètent en rien les décisions précédentes de
la CdP ou les nuances politiques associées à la Convention elle-même.
En dépit de cette crise identitaire, les délégations
ont accueilli favorablement les présentations techniques qui ont
introduit les débats sur les GURTs, sur l'Initiative Taxonomique
Mondiale (ITM) et sur le Programme Mondial sur les Espèces Intruses
(GISP) et ont souhaité voir ce nouveau format s'étendre aux réunions
suivantes du SBSTTA. Plusieurs délégués devaient présenter des
commentaires sur l'amélioration de la qualité des documents
d'information générale des réunions, même si certains ont fait
remarquer que les contributions scientifiques détaillées y font
encore défaut. Les délégués ont également apprécié les
nombreuses manifestations organisées en marge de la réunion à
l'heure du déjeuner, ainsi que le Forum Mondial sur la Biodiversité
qui a précédé le SBSTTA. Certains ont commenté qu'ils estimaient
que le SBSTTA a mûri et que la "biodiversité", plutôt
qu'aucun autre thème, est désormais le principal sujet de
discussion.
Certains, ont suggéré que la discussion de la
tenue de l'ISOC a également aidé les délégués près du SBSTTA à
se focaliser sur le mandat scientifique, cela signifiait que le SBSTTA
était moins tenu pour une mini-CdP. Outre le fait d'être un forum
alternatif pour les préparatifs de la CdP, les délégués ont noté
que cet "essai sur terrain de l'éventuel organe subsidiaire de
mise en œuvre" – une vague association avec l'Organe
Subsidiaire de Mise en Œuvre institutionnalisé de la CCCC – a établi
de nombreux bons exemples qui pourraient aider à améliorer les opérations
du SBSTTA et de la CdP, dans le futur.
Les propositions appelant à l'amélioration des
contributions des résultats scientifiques du SBSTTA ont prévalu dans
un grand nombre de débats, au cours à la fois du SBSTTA-4 et de
l'ISOC. La suggestion d'ouverture du Président du SBSTTA, HAMID,
appelant les délégués à considérer la possibilité d'établir un
mécanisme structuré semblable au Groupe International sur
l'Evolution Climatique (GIEC) a reçu un soutien limité, mais les
propositions à établir des groupes d'experts et des fichiers
d'experts semblent constituer tout de même un pas dans cette
direction. Des propositions additionnelles pour l'amélioration du
SBSTTA, notamment celle appelant à une collaboration étroite avec
différents mécanismes et organes scientifiques, ne seront pas réalisées
avant le SBSTTA-6, c'est à dire après que la CdP adopte des décisions
sur ces questions.
A TRAVERS LES MAILLES DU FILET: Un certain nombre
de délégués devaient faire part de leurs réserves concernant le
fait que certains thèmes n'aient bénéficié que d'un traitement
superficiel au SBSTTA-4. Le thème des zones arides et celui de
l'utilisation viable ont été cités, à titre d'exemple. Concernant
les zones arides, certains délégués se sont demandé pourquoi on a
passé un temps aussi long à examiner les aspects scientifiques et
techniques de la biodiversité qui les caractérisent. Beaucoup ont
anticipé que le débat du SBSTTA-5 sur ce sujet sera l'occasion d'élaborer
davantage le programme de travail, bien que certains se demandent
encore pourquoi le SBSTTA-4 n'a pas achevé cette discussion, laissant
au SBSTTA-5 un ordre du jour très encombré. Certains délégués étaient
également déçus par l'abandon de la question du blanchissement du
corail, malgré la décision de la CdP appelant le SBSTTA à traiter
ce sujet avant la CdP-5. Ces délégués étaient, croit-on savoir,
moins que satisfaits de l'explication selon laquelle ce sujet était
traité dans d'autres foras.
Concernant le thème de l'utilisation durable,
plusieurs délégués ont fait part de leur mécontentement d'avoir eu
à constater que l'ordre du jour du SBSTTA-4 a rétréci ce thème
pour se focaliser sur celui du tourisme. Certains délégués ont
confié qu'ils étaient insatisfaits du fait que ce sujet ait été
"pris en otage" par l'Allemagne à Bratislava et que cette
dominance thématique se soit étendue jusqu'au SBSTTA. Comme le thème
des zones arides, celui de l'utilisation durable réapparaîtra au
SBSTTA-5. Beaucoup espèrent qu'il y aura un débat plus important sur
cette question.
Alors que la plupart des délégués souhaitaient
une analyse scientifique plus forte pour l'ensemble des thèmes,
toutes les propositions appelant à l'établissement de nouveaux
groupes techniques ont été abandonnées, à la fin du SBSTTA-4, même
si les projets de recommandations élaborés par l'ISOC indiquent
qu'elles bénéficieront d'une nouvelle attention au cours du SBSTTA-5
et de la prochaine CdP.
Le calendrier des réunions a également donné
lieu à quelques difficultés qui font que certaines opportunités ont
été ratées. Certains délégués ont déclaré qu'ils craignaient
que l'étroite proximité de la réunion de la CdP-3 de la Convention
sur la Lutte Contre la Désertification et la réunion simultanée de
son comité des sciences et des technologies, prévues fin novembre,
avec celle du SBSTTA-5, viennent limiter les chances d'interaction
entre les deux conventions. L'échéance de l'examen du thème des
zones arides n'est pas le seul exemple du mauvais choix des dates dans
le programme annuel de la CDB. Les documents élaborés pour la CdP-5
qui se tiendra du 15 au 26 mai 2000 devraient être distribués six
mois avant la réunion, ce qui veut dire qu'ils doivent être achevés,
avant le SBSTTA-5 qui est prévu du 31 janvier au 4 février 2000. Les
décisions de la CdP-5 concernant le programme de travail du SBSTTA
pourraient faciliter les efforts visant à éviter ces pertes de
synergie, dans le futur.
LE FOND ET LA FORME: Certains questions ont pris
beaucoup de temps et donné beaucoup d'émotions aux délégués. La
plus polémique d'entre elles a été sans doute, celle de savoir s'il
fallait ou non appeler à un moratoire sur l'utilisation des GURTs.
Plusieurs délégués ont commenté que l'exposé technique présenté
par Richard JEFFERSON, au cours du SBSTTA a donné une idée utile sur
la complexité de cette technologie. Les délégués étaient frappés
par le niveau de sophistication atteint par la technologie génétique,
compte tenu du fait que l'expression génétique peut être mise en
marche et arrêtée, par l'application de produits chimiques. La présentation
de JEFFERSON a stimulé toute une variété de questions qui ne sont
pas sans refléter le large spectre de connaissances impliquées.
Certaines délégations étaient à l'évidence préoccupées par les
conséquences environnementales et sociales de cette technologie. Bon
nombre d'entre elles se sont focalisées sur l'importance de la sécurité
et du renforcement des capacités, aux fins de s'assurer de l'exécution
adéquate des différentes utilisations. Le débat autour d'un
moratoire sur les essais sur terrain et autour des implications de
cette nouvelle technologie sur la sécurité alimentaire a été proéminent
durant les négociations. Pour les scientifiques présents, l'idée
d'interdire les essais sur terrain, ne coïncidait en rien avec leur
formation scientifique. Certains délégués ont suggéré, pour leur
part, que la question de sécurité alimentaire dépassait la compétence
d'une "organisation scientifique" comme le SBSTTA. D'autres
ont estimé qu'il s'agissait là d'un sujet de science sociale et
qu'il devait être examiné par cette organisation. La plupart pensent
néanmoins que le texte final qui suggère que l'utilisation des GURTs
ne sera pas approuvée avant la conduite d'évaluation scientifique
autorisée, constituait un bon compromis et reflétait une application
bien raisonnée du principe de précaution.
La présentation et la discussion de l'ITM ont
fait remonter à la surface les tensions entre la CDB et le PNUE. Les
délégués ont supprimé une proposition suggérant que l'ITM serait
formalisée sous forme de projet sous l'égide du PNUE. Les
observateurs ont suggéré que certaines délégations ont encore en mémoire
la présentation faite par le Secrétaire Exécutif du PNUE, TÖPFER,
à la CdP-4, que certains avaient interprétée comme étant une enchère
visant à supplanter la CDB. Ces tensions ne sont pas étrangères au
fait que certains postes sont encore vacants au Secrétariat, y
compris le nouveau poste chargé de la taxonomie, et au statut actuel
du Secrétaire Exécutif en exercice. Comme l'a affirmé le Malawi
durant la Plénière de clôturer de l'ISOC, plusieurs participants
espèrent que tous les postes seront occupés et que le Secrétariat
sera pleinement fonctionnel, d'ici le SBSTTA-5 et la CdP-5.
Les appels à l'application rétroactive de la
CDB aux collections ex situ ont donné lieu à des débats animés
dans le groupe de contact. Le fait que l'appel à l'établissement
d'un groupe technique sur ce sujet ait été mis au rancart par un
certain nombre de pays industrialisés suggère que beaucoup de temps
s'écoulera avant que cette question ne soit prise sérieusement en
considération. Le débat sur les liens entre la CDB et l'Accord sur
les TRIPs semble pour sa part avoir fait quelques incursions dans le
territoire sacré de l'Organisation Mondiale du Commerce. Cependant,
pour certains délégués, ces incursions sont sans importance, l'un
d'eux suggérant que le débat Plénier sur ce sujet était une
avant-première des négociations sur le commerce qui auront lieu
"dans 30 ans".
APLANIR LES DIFFICULTES: La plupart des délégués
sont sortis des réunions avec le sentiment qu'un certain progrès a
été réalisé. Le SBSTTA commence à prendre les choses en main, même
si le SBSTTA-5 a hérité de questions non résolues au SBSTTA-4 qui
viennent alourdir son panier de travail déjà important. Avec la réforme
de l'ordre du jour du SBSTTA proposée par le Président SAMPER et les
nombreuses décisions de l'ISOC, les délégués espèrent maintenant
voir ces évolutions fournir un tremplin pour l'aplanissement des
difficultés posées par la CdP. Beaucoup espèrent voir les réformes
et la mise en place de nouveaux mécanismes de mise en œuvre de la
CDB aider à rendre l'immense programme de la CDB un peu plus gérable.
A SUIVRE D'ICI LA CdP-5
REUNION DU CONSEIL DE L'ACCORD SUR LES TRIPS: La
prochaine réunion du Conseil chargé de l'Accord sur les Aspects
touchant au Commerce ayant trait aux Droits de Propriété
Intellectuelle (TRIPs) aura lieu au siège de l'OMC les 7 et 8 Juillet
1999. Pour de plus amples renseignements, contacter: OMC, Centre
William Rappard, Rue de Lausanne 154, CH-1211 Genève 21, Suisse; tel:
+41-22 739 5111; fax: +41-22-739 54 58; Internet:
http://www.wto.org/wto/intellec/intellec.htm.
NEUVIEME CONGRES EUROPEEN SUR LA BIOTECHNOLOGIE:
Cette réunion, prévue du 11 au 15 Juillet 1999 à Bruxelles, procédera
à l'examen de quatre secteurs de la biotechnologie appliquée et des
cinq sciences fondamentales qui constituent sa base. Pour plus de détails,
contacter: ECB9 Secretariat, Reyerslaan 80, B-1030 Bruxelles,
Belgique; tel: +32 2 706 8174; fax: +32 2 706 8170; e-mail:
secretariat@ecb9.be; Internet: http://www.ecb9.be/.
CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LA BIOTECHNOLOGIE
DANS L'ECONOMIE MONDIALE: Le Centre du Développement International de
l'Université de Harvard organise une Conférence Internationale sur
le thème de la Biotechnologie dans l'Economie Mondiale, les 3 et 4
septembre 1999 à l'Université de Harvard à Cambridge,
Massachusetts, Etats-Unis. La conférence traitera des implications de
la biotechnologie sur le commerce international, les droits de propriété
intellectuelle, la prospection dans le domaine de la biodiversité,
les pays en développement, la sécurité humaine et environnementale,
et les valeurs sociales. Pour plus d'informations, contacter:
Calestous Juma, Harvard University; tel: +1-617-496-0433; e-mail:
Calestous_Juma@harvard.edu.
PROTOCOLE DE BIOSECURITE: Les consultations
informelles sur les questions en suspens du Protocole de la Biosécurité
se dérouleront en septembre 1999, sur une période de cinq jours,
dont la date reste à fixer. La session extraordinaire de reprise de
la CdP est prévue en février 2000. Pour plus de renseignements,
contacter: CBD Secretariat; World Trade Center, 393 Jaques St., Suite
300, Montreal, Quebec, Canada, H2Y 1N9; tel: +1 514 288 2220; fax: +1
514 288 6588; e-mail: chm@biodiv.org; Internet: http://www.biodiv.org.
CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LES SEMENCES: Cette
conférence se tiendra à Cambridge, au Royaume-Uni, du 6 au 8
septembre 1999. Pour de plus amples détails, contacter: The World
Seed Conference Secretariat; tel: +44 1 223 323437; fax: +44 1 223
460396; e-mail: cc@confcon.demon.co.uk.
TROISIEME CONFERENCE DE TRONDHEIM SUR LA
BIODIVERSITE: La Conférence Norvège / Nations Unies sur l'Approche
Ecosystémique de l'Utilisation Durable de la Diversité Biologique se
tiendra à Trondheim, en Norvège, du 6 au 10 septembre 1999. Pour
plus d'informations, contacter: Rita Strand, NINA-NIKU; tel: +47 73 80
15 48; fax: +47 73 80 14 01; e-mail: rita.strand@ninitrd.ninaniku.no;
Internet: http://www.ninaniku.no ou http://chm.naturforvaltning.no.
CONFERENCE FAO/PAYS-BAS SUR LE CARACTERE
MULTIFONCTIONNEL DE LA GESTION DE L'AGRICULTURE ET DES SOLS: Cette
conférence co-parrainée par la FAO et les Pays-Bas aura lieu du 13
au 17 septembre 1999 à Maastricht, aux Pays-Bas. Pour de plus amples
informations, contacter: Lucas Janssen, FAO/SDRN; tel: +39 6 57052287;
fax: +39 6 57053369; e-mail: agr99-conference@fao.org; Internet:
http://www.fao.org/sd/agr99/.
GROUPE DE CONTACT DE LA FAO SUR LA REVISION DE
L'ENGAGEMENT INTERNATIONAL: Le groupe de contact se réunira du 20 au
24 septembre 1999 au siège de la FAO, à Rome, pour décider de la
manière de poursuivre la révision de l'Engagement International sur
les Ressources Génétiques pour le mettre en harmonie avec la CDB.
Pour plus de détail, contacter: FAO, Viale delle Terme di Caracalla,
00100 Rome, Italy; tel: +39 6 52251; fax: +39 6 52253152; Internet:
http://www.fao.org ou http://web.icppgr.fao.org.
REUNION DU GROUPE D'EXPERTS DU PNUE SUR LES
INTERCONNEXIONS ET REUNION INAUGURALE DES ORGANES SUBSIDIAIRES
SCIENTIFIQUES ET TECHNIQUES DES CONVENTIONS ENVIRONNEMENTALES: Ces réunions
se tiendront au mois d'octobre 1999 à Bonn, en Allemagne. Pour de
plus amples renseignements, contacter: Jorge Illueca, AED Division of
Environmental Conventions, UNEP, P.O. Box 30552, Nairobi, Kenya;
tel:+254 2 624 011; fax: +254 2 623 926; e-mail:
jorge.illueca@unep.org.
GROUPE D'EXPERTS SUR L'ACCES AUX RESSOURCES
GENETIQUES ET LE PARTAGE DES BENEFICES: Le Groupe d'Experts sur l'Accès
aux Ressources Génétiques et le Partage des Bénéfices aura lieu du
4 au 8 octobre 1999 à San José, au Costa Rica. Pour plus de détails,
contacter: CBD Secretariat; World Trade Center, 393 Jaques St., Suite
300, Montreal, Quebec, Canada, H2Y 1N9; tel: +1 514 288 2220; fax: +1
514 288 6588; e-mail chm@biodiv.org; Internet: http://www.biodiv.org.
SIXIEME REUNION DE LA CONFERENCE DES PARTIES DE
LA CONVENTION SUR LES ESPECES MIGRATRICES: Cette réunion se tiendra
dans la Ville du Cap, en Afrique du Sud, du 10 au 16 novembre 1999.
Pour plus d'informations, contacter: UNEP/CMS Secretariat, tel: +49
228 815 2405; fax: +49 228 815 2449; e-mail: cms@unep.de; Internet:
http://www.wcmc.org.uk/cms/.
TROISIEME CONFERENCE DES PARTIES DE LA CONVENTION
SUR LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION (CCD): La CdP-3 de la CCD se déroulera
du 15 au 26 novembre 1999 à Recife, au Brésil. Pour plus de détails,
contacter: CCD Secretariat, POB 260129, Haus Carstanjen, D-53153,
Bonn, Allemagne; tel: +49 228 815 2800; fax: +49 228 815 2899; e-mail:
secretariat@unccd.de; Internet: http://www.unccd.de/.
GROUPE DE TRAVAIL SPECIAL SUR L'ARTICLE 8(J):
Cette réunion se tiendra du 24 au 28 janvier 2000 à Montréal. Pour
plus d'informations, contacter: CBD Secretariat; World Trade Center,
393 Jaques St., Suite 300, Montreal, Quebec, Canada, H2Y 1N9; tel: +1
514 288 2220; fax: +1 514 288 6588; e-mail: chm@biodiv.org; Internet:
http://www.biodiv.org.
CINQUIEME REUNION DU SBSTTA DE LA CDB: Le
SBSTTA-5 de la CBD aura lieu du 31 janvier au 4 février 2000 à Montréal.
Pour de plus amples informations, contacter: CBD Secretariat; World
Trade Center, 393 Jaques St., Suite 300, Montréal, Québec, Canada,
H2Y 1N9; tel: +1 514 288 2220; fax: +1 514 288 6588; e-mail:
chm@biodiv.org; Internet: http://www.biodiv.org.
CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LA GESTION DES
RESSOURCES NATURELLES POUR UNE PRODUCTION AGRICOLE DURABLE AU 21EME
SIECLE: Cette conférence se déroulera du 14 au 18 février 2000 à
New Delhi, en Inde. Les thèmes qui y seront abordés englobent:
l'agro-biodiversité et l'agro-foresterie; la biodiversité,
population et agriculture durable; et la gestion des ressources
naturelles et la sécurité alimentaire. Pour plus de détails,
contacter: A.K. Singh, Secretary-General, Indian Agricultural Research
Institute, New Delhi, 110 012 India; tel: +91 11 5731494; fax: +91 11
5755529; e-mail: icmnr@bic-iari.ren.nic.in.
CINQUIEME REUNION DE LA CONFERENCE DES PARTIES DE
LA CONVENTION SUR LA DIVERSITE BIOLOGIQUE: La CdP-5 de la CDB se
tiendra � Nairobi, au Kenya, du 15 au 26 mai 2000. Pour plus
d'informations, contacter: CBD Secretariat; World Trade Center, 393
Jaques St., Suite 300, Montreal, Quebec, Canada, H2Y 1N9; tel: +1 514
288 2220; fax: +1 514 288 6588; e-mail: chm@biodiv.org; Internet:
http://www.biodiv.org.
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