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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 8 No. 33
Mardi 27 Janvier 2004
LES FAITS MARQUANTS DE LA REUNION
INTERREGIONALE SUR LES PEID:
LUNDI 26 JANVIER 2004
La Réunion Préparatoire Interrégionale de la Revue
Décennale du Programme d'Action pour le Développement Durable
des Petit Etats Insulaires en Développement (PEID) s'est
ouverte aujourd'hui à Nassau, aux Bahamas. Le Matin, les
participants ont assisté à la cérémonie inaugurale, qui a
englobé une allocution de bienvenue, plusieurs déclarations
d'ouverture et une déclaration thème. Ils ont également élu le
Président de la Réunion, les membres du Bureau et le comité de
rédaction. Les participants ont, en outre, entendu des
déclarations de ministres et autres chefs de délégation.
L'après-midi, les participants ont tenu deux groupes de
discussions sur les nouveaux défis et les questions
émergeantes, et sur la mise en œuvre des Stratégies Nationale
de Développement Durable (SNDD). Dans la soirée, le comité de
rédaction s'est réuni pour entamer l'examen du projet de texte
de la Stratégie de la Suite de la Mise en Application du
Programme d'Action de la Barbade (PAB).
CEREMONIE D'OUVERTURE
Marcus Bethel, Ministre de la Santé et de l'Environnement
des Bahamas, a souhaité à tous les participants, la bienvenue
à la réunion, qui, a-t-il indiqué, finalisera la stratégie
mondiale des PEID, forgera les priorités communes, et
élaborera le plan devant définissant les liens des PEID avec
la communauté internationale.
Parlant au nom du Président du G-77/Chine, Jamal Nasser
Al-Bader, du Qatar, a déclaré que l'évaluation de la mise en
œuvre du PAB devrait englober les questions socioéconomiques
émergeantes, et a affirmé que cette réunion représente une
occasion unique, pour les PIED, de créer une nouvelle vision
de l'avenir.
José-Antonio Ocampo, Sous-secrétaire Général des Nations
Unies, chargé du Département des Affaires Economiques et
Sociales (DAES), a décrit les entraves structurelles
auxquelles les PIED se trouvent confrontés, en raison de la
petitesse de leur taille, de la limite de leurs ressources, de
leur isolation et de leur vulnérabilité. Il a exprimé
l'engagement du DAES en faveur des PEID, souligné l'importance
de la poursuite de l'édification sur les résultats des
réunions régionales, et a mis en exergue la valeur de la
réalisation des objectifs établis dans le Plan d'action 21,
dans le PAB et dans le Plan de Mise en Application de
Johannesburg (PMAJ). Il a enfin mis en relief l'urgence des
questions soumises aux groupes de discussions.
Anwarul Chowdhury, Secrétaire Général de la Réunion
Internationale, a encouragé une focalisation sur
l'environnement, le commerce international, le financement, la
gouvernance et le renforcement des capacités à travers des
partenariats forts et une coopération authentique. Il a
déclaré qu'une attention doit être accordée aux questions
émergeantes, notamment, le VIH/SIDA, l'utilisation des
technologies de l'information, l'accès au marché, et les
questions de sécurité, et a souligné la nécessité d'une
stratégie efficace pour le suivi. Chowdhury a exhorté les
délégués à faire preuve de réalisme et de d'esprit pratique,
de manière à permettre la concrétisation du soutien
international et de la mise en œuvre, et a souhaité voir les
travaux refléter le fait que les PEID sont des petits Etats
insulaires dotés de grandes potentialités.
Rajesh Bhagawan, ministre mauricien de l'environnement et
de l'unité chargée du développement national, parlant au nom
de l'Alliance des Petits Etats Insulaires (AOSIS), a souligné
l'importance de l'élaboration d'une position commune des PEID,
apte à servir de plate-forme pour les négociations de la
Réunion Internationale. Il a appelé à des résultats tournés
vers l'action, et a identifié le besoin de traiter des
nouveaux défis et des questions émergeantes, dont, entre
autres, la bonne gouvernance, la sécurité, le commerce et
l'investissement, la santé, l'instauration d'environnements
favorables aux échelons national et régional, le renforcement
durable des capacités, les ressources financières, les
partenariats, et l'information au service des processus
décisionnels.
Børge Brende, ministre norvégien de l'environnement, de la
Norvège, Président de la 12ème session de la
Commission du Développement Durable, a déclaré que la Réunion
Internationale doit créer une nouvelle plate-forme pour les
PEID et la communauté internationale. Il a précisé que le
processus fournir une inspiration à l'action internationale,
engendrer davantage de volonté politique, et déterminer un
ensemble clair de priorités.
Julian Hunte, ministre des affaires étrangères et du
commerce extérieur de Sainte Lucie et Président de la 58ème
session de l'assemblée générale de l'ONU, a déclaré que la
réunion doit donner une nouvelle dynamique au développement
durable des PEID, ce qui ne peut être fait que si les
participants présentent des études précises des questions
prioritaires. Il a affirmé que l'action, aux échelons national
et régional, est importante, mais qu'elle reste, à elle seule,
insuffisante pour résoudre les questions cruciales, comme
celles de l'accès aux marchés, des catastrophes naturelles et
du VIH/SIDA.
Dans sa déclaration-thème, Perry Christie, Premier Ministre
des Bahamas, a indiqué que les exigences en compétition
inscrites à l'ordre du jour politique, requièrent un
équilibrage des priorités. Il a précisé qu'une bonne approche,
un bon degré d'engagement et un bon esprit sont indispensable
dans les rangs des participants pour permettre une
amélioration de la prise de conscience de l'importance des
questions examinées, et qu'une attention particulière au
renforcement des capacités des pays à améliorer la gouvernance
est tout aussi indispensable.
PLENIERE
Au cours de la Plénière du matin, les participants ont élu,
par acclamation, les Bahamas, Président de la Réunion, et un
Bureau ayant pour membres, Belize, l'Ile Maurice et Tuvalu. Un
comité de rédaction, chargé d'élaborer le projet de Stratégie
pour la Suite de la Mise en Œuvre du PAB, pour considération
par la Plénière, jeudi après-midi, a également été élu par
acclamation. Ce comité de rédaction comprend: la Barbade,
Belize, le Cap Vert, Cuba, Kiribati, l'Ile Maurice, la
Papouasie Nouvelle Guinée, les Seychelles et Tuvalu. Après
avoir été informé que les services d'interprétariat seront
disponibles la journée suivante, les délégués ont adopté
l'ordre du jour provisoire.
Au terme de l'examen des questions organisationnelles, les
participants ont entendu les déclarations des ministres et des
chefs de délégation. BELIZE a parlé des progrès accomplis
depuis l'adoption du PAB et a mis l'accent sur les nouveaux
défis et sur les difficultés permanentes posées aux PEID,
notamment, la pauvreté, la limite des capacités, et la
vulnérabilité économique. Il a déclaré que la Réunion
Internationale doit aboutir à l'attraction de l'investissement
extérieur et à l'édification de partenariats. Tuvalu, parlant
au nom du FORUM DES ILES DU PACIFIQUE, a déclaré que la
Réunion Internationale doit se focaliser sur la création d'un
système de commerce international plus équitable, de nouveaux
partenariats, d'une coopération régionale améliorée,
d'objectifs inscrits dans un calendrier précis, ainsi que sur
les questions émergeantes telles que celles du VIH/SIDA et de
la pauvreté.
GROUPES DE DISCUSSIONS
LES NOUVEAUX DEFIS ET LES QUESTIONS EMERGEANTES:
INTEGRATION DES IMPERATIFS DU DEVELOPPEMENT HUMAIN ET SOCIAL:
Le modérateur du Groupe, Cletus Springer (Sainte Lucie), a
souligné la nécessité d'une grande focalisation sur un
développement humain qui traite des questions des moyens de
subsistance durables, de la réduction de la pauvreté, de
l'accès aux soins de sanitaires, du logement et de l'emploi.
Douglas Slater, Saint Vincent et Grenade, a parlé des
questions de santé, soulignant le besoin d'avoir des
populations saines pour s'assurer du développement durable. Il
a décrit les problèmes et les menaces, tels que le VIH/SIDA,
le SARS, le Virus du Nil occidental, les nuisibles agricoles,
et d'autres questions, comme celles des OGM, de
l'assainissement, des décharges des déchets solides et
liquides, et de la production et de l'utilisation illicites de
la drogue. Slater a également évoqué les questions de
vulnérabilité sociale, notamment, l'émigration, la pauvreté,
la sécurité et le crime, et le déclin culturel.
Au sujet de la question de l'égalité des sexes, Moelagi
Jackson, Samoa, a appelé à un engagement plus important des
femmes dans les débats et les négociations autours des PEID.
Au sujet du renforcement des capacités, elle a encouragé la
réformes des programmes universitaires pour s'assurer que les
étudiants des PEID reçoivent un enseignement ayant rapport
avec les problèmes des PEID. Au sujet de la pauvreté, elle a
souligné le besoin de se focaliser sur la santé et l'éducation
et de s'assurer que les insulaires seraient consultés. Au
sujet de la vulnérabilité, elle a souligné la nécessité
d'améliorer les capacités de résistance à travers le soutien
des agences de secours et la création de murs marins.
Desiree Cox, Bahamas, a parlé des questions de
renouvellement urbain, mettant l'accent sur les voies et
moyens d'encourager les populations à "s'y inscrire" et a
adopté les programmes de développement communautaires. Elle a
souligné la nécessité de créer des moyens de subsistance
durables, d'améliorer les liens de communication pour
l'expression des besoins communautaires, et d'être à l'écoute
du niveau communautaire, pour le renforcement du renouveau et
de la promotion des milieux urbains.
Amena Yauvoli, du South Pacific Regional Environment
Programme (SPREP), a parlé de la mise en place de mesures
visant à accroître la résistance des PEID aux changements
climatiques, et a souligné l'importance du traitement des
questions de la gestion des littoraux et de la ratification du
Protocole de Kyoto. Il a �galement soulign� la n�cessit� d'un
renforcement des capacit�s, et d'un traitement pr�f�rentiel
particulier, pour les PEID, au sein de l'OMC.
Terence Jones, du PNUD, a �voqu� les questions ayant trait
� l'instauration d'environnements op�rationnels favorable. Il
a affirm� que les ODM fournissent un cadre pour le
d�veloppement humain et la durabilit�, et a soulign�
l'importance d'une attention aux larges objectifs d�crits dans
la D�claration du Mill�naire, en particuliers, ceux ayant
trait � la s�curit� humaine.
Le D�bat: Les participants ont d�battu d'un certain
nombre de questions, et notamment: de la migration, � grande
�chelle, des enseignants, des infirmiers et autres des PEID;
des programmes nationaux cubains pour l'�radication de
l'analphab�tisme et pour la formation des m�decins et autres
praticiens de la sant�; des avantages des politiques
communautaires; des mani�res de proc�der � des �changes
d'informations, de personnels et d'�quipement, pour aider les
PEID � mieux faire face aux d�fis pos�s � la s�curit�; et du
besoin d'une meilleure planification � long terme.
MISE EN �UVRE DES STRATEGIES NATIONALES DE DEVELOPPEMENT
DURABLE: Le mod�rateur John Briceno, Belize, a appel� �
une reconnaissance des aspects �conomiques et sociaux du
d�veloppement durable, et a encourag� les pan�listes � traiter
des voies et moyens d'int�grer le d�veloppement durable dans
la planification gouvernementale.
Sateeaved Seebaluck, Ile Maurice, a d�clar� que le
d�veloppement durable ne doit pas �tre appr�hend� uniquement
dans le contexte de l'environnement, si l'on veut qu'il soit
int�gr� dans les processus d�cisionnels nationaux. Il a appel�
� l'�tablissement de correspondants nationaux du PAB, et � la
pleine participation de la soci�t� civile dans la
planification gouvernementale.
Elizabeth Thompson, Barbade, a soulign� la n�cessit�
d'engager les ministres des finances et de faire passer, �
travers toute la soci�t�, l'id�e que les questions
environnementales ont des retomb�es financi�res avantageuses
et que les effets de la d�gradation environnementale,
affectent directement les personnes. Elle a encourag� les PEID
� diversifier leurs �conomies, � entreprendre des �valuations
de la durabilit�, et de promouvoir les programmes
communautaires qui ont un impact positif.
Peter Tong, Kiribati, a soulign� la valeur: de la
consultation des communaut�s, de l'administration, de la
soci�t� civile et du secteur priv�; de l'int�gration des
priorit�s et des ODM dans les documents de planification; et
de l'harmonisation des plans avec les int�r�ts des donateurs.
Franklin McDonald, de la Jama�que, a d�clar� que les SNDD
requi�rent la cr�ation de m�canismes institutionnels
appropri�s. Il a soulign� la n�cessit� des �changes
d'informations, de l'�dification de partenariats, d'un
apprentissage � partir des processus participatifs, de
l'engagement des parties prenantes, de l'accroissement de la
coop�ration Sud-Sud, et des �changes d'exp�riences.
Bikenibeu Paeniu, Tuvalu, a d�clar� que le PAB doit �tre
appliqu� comme mod�le de d�veloppement des PEID et qu'il doit
�tre enti�rement int�gr� dans les processus nationaux de
d�veloppement.
Christopher Corbin, Sainte Lucie, a soulign� l'importance
de l'�tablissement d'objectifs de d�veloppement nationaux
clairs, et du classement des questions prioritaires. Faisant
�tat de l'�chec subi par l'approche sectorielle, il a indiqu�
que les modalit�s r�gissant l'aide au d�veloppement doivent
�tre r�examin�es de mani�re � traiter des domaines
intersectorielles.
Alvaro Umana, PNUD, a soulign� qu'en 2005, la communaut�
internationale proc�dera � l'�valuation de la mise en
application des ODM, et devrait avoir compl�t� les objectifs
du PMAJ ayant trait aux SNDD et aux strat�gies de gestion
int�gr�e des ressources en eau. Il a indiqu� que les SNDD
doivent �tre bas�es sur les besoins du pays, doivent �tre
participatifs et doivent inclure un processus de d�bat et
d'analyse. Il a �galement mis en relief, la n�cessit�, pour
les SNDD, de se focaliser sur le cadre WEHAB et lui accorder
une priorit�.
Le D�bat: Dans le d�bat qui a suivi, les participants
ont d�battu de la n�cessit�: de d�finir le terme "soci�t�
civile"; de traiter du r�le des femmes; de mieux int�grer les
questions de d�veloppement durable dans les programmes
universitaires; de d�velopper le leadership et d'impliquer les
jeunes, � l'�chelon national; d'impliquer la soci�t� civile, �
tous les niveaux des SNDD; de s'assurer de l'ad�quation des
ressources pour les questions prioritaires du d�veloppement
durable; de fournir une assistance technique pour la mise en
�uvre des SNDD; d'am�liorer la compr�hension des SNDD �
l'�chelon national; d'am�liorer la communication entre les
agences nationales; et de renforcer la valorisation �conomique
du d�veloppement durable.
DANS LES COULOIRS
Nonobstant les tentations d'un ciel ensoleill� au paradis,
la premi�re journ�e de la r�union interr�gionale des PEID a vu
une assistance nombreuse et les couloirs ont bourdonn�
d'activit�s. Si la teneur des d�lib�rations des groupes de
discussion et des �changes effectu�s dans les couloirs devait
�tre retenu comme indicateur, on a de quoi penser qu'�
l'avenir, le PAB aura une focalisation plus importante sur les
piliers �conomique et social du d�veloppement durable.
Plusieurs d�l�gu�s ont soulign� la n�cessit� d'aller au-del�
de la dimension environnementale du d�veloppement durable et
d'impliquer un �ventail plus large de minist�res dans les
processus d'�valuation et de mise en �uvre.
Bien que non encore finalis�, le projet de texte des
positions r�gionales, distribu� � la Pl�ni�re, laisse d�j�
voir que la "liste des desiderata" s'est allong�e par rapport
� ce qu'elle �tait dans les premiers rapports des r�unions
r�gionales. Plusieurs participants issus des PEID, de la
communaut� des donateurs et des OIG ont fait �tat de la
priorit� devant �tre accord�e � ces sujets. Alors que les PEID
peuvent s'entendre sur de nombreux points, certaines
divergences demeurent et les r�gions sont d�sormais charg�es
de relever le d�fi consistant � �tablir un ensemble clair de
priorit�s communes, d'ici la fin de la semaine.
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERE: Les d�l�gu�s se r�uniront �
partir de 9h, pour entendre les d�clarations des ministres et
autres chefs de d�l�gation.
GROUPES DE DISCUSSIONS: Un groupe de
discussion sur le th�me de "L'am�lioration de la comp�titivit�:
commerce, finance, entreprenariat et partenariat" aura lieu de
13h � 15h30. Un autre, sur le th�me de la "Promotion de la
diversit� culturelle, le d�veloppement des industries
culturelles et de l'habilitation des jeunes" commencera � 16h.
COMITE DE REDACTION: Le comit� de
r�daction se r�unira dans la matin�e et dans la soir�e pour
poursuivre ses d�lib�rations autour du projet de Strat�gie.
ATELIERS-SEMINAIRES: Organis�s par
Institute@SIDS, un atelier sur le th�me "Comment �difier des
partenariats efficaces" se tiendra de 10h � 13h, et un autre,
sur le th�me "Principes et pratiques de la micro-finance" se
d�roulera de 15h � 18h, tous deux dans la Salle 'Arawak B'. |