Publié par L'Institut International du Développement
Durable (IIDD) Vol. 06 No. 46 lundi 15 février 1999
LE FORUM DE LAHAYE
8 - 12 FEVRIER 1999
Le Forum International de l'examen opérationnel et de
l'évaluation de la mise en uvre du Programme d'Action (PA) de
la Conférence Internationale sur la Population et le
Développement (CIPD) s'est déroulé du 8 au 12 février 1999 à La
Haye. Le Forum de La Haye fait partie intégrante de l'évaluation
quinquennale de la mise en uvre du PA de la CIPD (CIPD+6), qui
culminera avec la Session Extraordinaire de l'Assemblée Générale
de l'ONU prévue du 30 juin au 2 juillet 1999. Organisé par le
Fonds des Nations Unies pour la Population (FUNAP) et accueilli
par le Gouvernement des Pays-Bas, le Forum devait regrouper près
de 2000 participants, dont des ministres et autres officiels
gouvernementaux de haut rang, des parlementaires, des
représentants des agences spécialisées des Nations Unies,
d'organisations internationales et non gouvernementales (ONG),
d'organisations de la jeunesse et des médias.
Les objectifs du Forum de La Haye consistaient: à procéder à
l'examen des enseignements tirés de la mise en exécution, des
expériences probantes, des obstacles et autres contraintes
rencontrés, et ce aux fins d'assurer davantage de réussite aux
étapes suivantes de la mise en uvre du PA; à offrir aux pays
traversant les mêmes expériences l'occasion de procéder à des
échanges; à mettre en présence un large éventail de partenaires
pour recentrer l'engagement envers la population et le
développement; et à fournir des contributions techniques à la
Session Extraordinaire. Le Forum procéda à l'évaluation des
expériences opérationnelles et programmatiques vécues par les
pays au niveau de la mise en uvre du PA, en se focalisant sur
les cinq thèmes fondamentaux suivants:
l'instauration d'un environnement favorable à la mise en
application du PA;
l'égalité entre les sexes, l'équité hommes/femmes et la
responsabilisation des femmes;
la santé reproductive, notamment la planification
familiale,
la santé sexuelle et les droits en matière de procréation;
le renforcement des partenariats; et,
le flux des ressources et le financement de la mise en
uvre
du PA.
En guise de point de départ des discussions, le Forum utilisa
un
papier d'information générale élaboré par le FNUAP sous
l'intitulé "Evaluation quinquennale de l'Avancement réalisé dans
la Mise en Application du PA de la CIPD," lequel identifiait
l'action future requise dans les cinq domaines thématiques et
résumait les résultats des tables rondes et autres réunions
techniques, les conclusions des consultations organisées par les
Commissions Régionales des Nations Unies, les réponses fournies
dans l'enquête d'échelle mondiale menée par le FNUAP mi-1998, et
les rapports de l'état d'avancement de l'application de la CIPD
établis par les agences spécialisées des Nations Unies.
Au cours de la semaine entière que devait durer le Forum, les
délégués se sont réunis parallèlement en sessions Plénière et en
sessions de Grande Commission. Des déclarations émanant de 134
ministres et autres officiels de haut rang et de représentants
de 45 organes des Nations Unies, d'ONG, d'organisations de
jeunesse et d'organismes intergouvernementaux devaient être
présentées en séances Plénières, au cours des quatre premières
journées, autour de la revue et de l'évaluation de la mise en
application du PA aux niveaux nationaux. La Grande Commission se
réunit durant les quatre premiers jours pour examiner les cinq
thèmes de fond. La première dame des ETATS-UNIS, Hillary RODHAM
CLINTON, fit une adresse, point d'orgue, au Forum.
Le résultat produit par le Forum consista en un projet de
rapport résumant les conclusions et les propositions d'action
issues des délibérations de la Grande Commissions. Le rapport
sera soumis à la Commission sur la Population et le
Développement (CPD) et apportera une contribution au prochain
Rapport du Secrétaire Général, qui doit servir de plate-forme à
la négociation qui sera menée au sein du Comité Préparatoire
(PrepCom) de la Session Extraordinaire, au mois de mars.
Le Forum de La Haye n'avait pas pour objet la renégociation du
PA, même si certains avaient pu s'y attendre ou même espérer
qu'il en fût ainsi. Il était plutôt une contemplation des
expériences menées à ce jour dans les différents pays et qui
permit de mettre en lumière un certain nombre de préoccupations
émergentes et nouvelles et, surtout, de souligner la longueur du
chemin qui reste à parcourir.
BREF HISTORIQUE DU PROCESSUS DE LA CIPD+5
La CIPD se tint au Caire, en Egypte, du 5 au 13 septembre 1994.
Près de 20.000 personnes, entre délégués gouvernementaux,
représentants des Nations-Unies, d'ONG et de médias devaient
assister à cette conférence qui adopta un Plan d'Action (PA) de 16
chapitres sur la question Population et Développement. Entériné
par 179 pays, le PA met en exergue les liens intégraux et de
renforcement mutuel entre population et développement et endosse
une nouvelle stratégie fondée sur les droits et focalisée plutôt
sur la satisfaction des besoins individuels des femmes et des
hommes que sur la réalisation d'objectifs d'ordre démographique.
L'un des objectifs primordiaux du PA consiste à rendre les
prestations de la planification familiale universellement
disponibles d'ici l'an 2015, et ce dans le cadre d'une approche
plus globale intégrant la santé et les droits en matière de
procréation. Il comprend d'autres objectifs pour l995-2015, et
notamment ceux de la réduction de la mortalité du nouveau-né, de
l'enfant et de la mère, ainsi que des dispositions concernant
l'accès universel à l'éducation, en particulier pour les filles.
Le PA traite aussi de questions touchant: à la population, à
l'environnement et aux modes de consommation; à la famille; à la
migration interne et internationale; à la prévention et au
contrôle du HIV/SIDA; à la technologie, à la recherche et au
développement; et au partenariat avec le secteur non-
gouvernemental. Le PA donne des estimations des niveaux des
ressources nationales et de l'aide internationale requises et
appelle les gouvernements à mettre à disposition ces ressources.
Dans sa Résolution 52/188 du 18 décembre 1997, l'Assemblée
Générale de l'ONU décida de convoquer une Session Extraordinaire
du 30 juin au 2 juillet 1999 consacrée à la l'examen et à
l'évaluation de la mise en uvre du PA de la CIPD. L'Assemblée
Générale souligna que les accords existants figurant dans le PA
ne seront pas renégociés. L'Assemblée Générale devait désigner
la CPD comme organe préparatoire de la Session Extraordinaire et
la 32ème session de la CPD en mars 1999 comme Comité
Préparatoire (PrepCom). La Division Population du Département
des Affaires Economiques et Sociales des Nations Unies (DAESNU)
et le FNUAP sont en train de collaborer et de coordonner le
processus d'évaluation de la CIPD devant aboutir à la Session
Spéciale.
En préparation pour le Forum de La Haye, le FNUAP devait
organiser six tables rondes et réunions techniques en 1998 pour
apporter à la CIPD+5 des contributions axées sur des études
techniques et opérationnelles démontrant les progrès réalisés et
les contraintes rencontrées par les différents pays dans la mise
en uvre du PA. Les réunions portèrent sur:
la Santé Sexuelle et Reproductive des Adolescents (14-17
avril, New York);
les Droits en matière de Procréation et l'Application des
Programmes de Santé Reproductive, l'Habilitation des Femmes,
l'Implication des Hommes et les Droits Humains (22-25 juin,
Kampala, Ouganda);
le Partenariat avec la Société Civile dans la Mise en
uvre du
PA (27-30 juillet, Dhaka, Bangladesh);
la Migration Internationale et Développement (29 juin-3
juillet, La Haye);
Population et Vieillesse (6-9 octobre, Bruxelles); et,
les Prestations de Santé Reproductive dans les Situations
de
Crise (3-5 novembre, Rennes, France).
Des évaluation quinquennales régionales sur le thème population
et développement furent également menées par les Commissions
Régionales des Nations Unies pour apporter des contributions au
processus CIPD+5.
COMPTE-RENDU DU FORUM DE LA HAYE
Le Directeur Exécutif du FNUAP, Nafis SADIK ouvrit le Forum de
La Haye, lundi matin 8 février 1999, en annonçant l'élection de
l'Ambassadeur Nicolaas BIEGMAN (Pays-Bas) Président du Forum. Un
certain nombre d'orateurs devaient ensuite prendre la parole
pour présenter leurs remarques introductives, dont: Wim J.
DEETMAN, Maire de La Haye; Els BORST-EILERS, Vice-Premier
Ministre des Pays Bas; Le Secrétaire Général Adjoint de l'ONU,
Louise FRECHETTE; Nana RAWLINGS, Première Dame du Ghana;
Elizabeth AGUIRRE de CALDERON SOL, Première Dame du Salvador;
Eveline HERFKENS, Ministre Hollandais de la Coopération et du
Développement; et Baron VAEA, Premier Ministre de Tonga, au nom
des Petits Etats Insulaires du Pacifique.
Le Directeur Exécutif du FNUAP, Nafis SADIK, mit en exergue
l'engagement et les actes du Gouvernement, des ONG et des
Organisations de Jeunes des Pays-Bas, qui doivent servir
d'exemple aux autres pays donateurs. Elle retraça les efforts
fournis au Caire pour la réalisation du consensus et les progrès
accomplis depuis, précisant que le Forum servira à l'évaluation
des expériences vécues, des leçons apprises et des obstacles
rencontrés. Elle introduisit le document d'information général
préparé par le FNUAP, en soulignant qu'il était destiné à servir
de point de départ aux discussions et qu'il n'était pas un
projet de texte à renégocier. Elle attira l'attention sur les
problèmes rencontrés par les jeunes, tels que ceux de la
grossesse à l'âge de l'adolescence et l'augmentation des taux
des maladies sexuellement transmissibles (MST), notamment du
HIV/SIDA. Notant que tous les progrès économiques doivent avoir
un fondement social, elle mit en relief la nécessité de
mobiliser l'engagement et les ressources nécessaires pour passer
de la prescription à l'action et souligna l'importance des
partenariats.
Le Président du Forum, BIRGMAN, introduisit le règlement
intérieur, l'ordre du jour provisoire et le calendrier des
travaux, lesquels furent adoptés par la Plénière. Les délégués
devaient ensuite procéder à l'élection des membres du Bureau du
Forum: Aicha BELARBI (Maroc), El-Hadj Ibrahima SALL (Sénégal),
Gerald SENDAULA (Ouganda), Kiyotaka AKASAKA (Japon), Datin
PADUKA HAJAH
Zaleha BINTI ISMAIL (Malaisie), Elsa BERQUO (Brésil), Rudolph
COLLINS (Guyanne), Rudolfo TUIRAN (Mexique), Teodor CHEMEV
(Bulgarie), JERZY HOLZER (Pologne), Zoreslava SHKIRYAV-NYZHNYK
(Ukraine), Rosa-Anna WEISS (Autriche) et Margaret POLLACK
(Etats-Unis). Anwarul Karim CHOWDURY (Bangladesh) fut élu
Président de la Grande Commission et Jyoti SINGH (Inde) désigné
Secrétaire et membre d'office du Bureau. Elsa BERQUO (Brésil)
devait être, plus tard, désignée au poste de Rapporteur du
Forum. Le Président BIEGMAN nota que le Bureau agira en tant que
comité de rédaction du document final devant émerger du Forum.
Les représentants des Forums des Parlementaires, des Jeunes et
des ONG, tenus à La Haye les jours précédant le Forum, devaient
à leur tour présenter des rapports sur leurs délibérations.
Le Forum International des Parlementaires décida d'uvrer pour
le renforcement de la santé reproductive et des droits qui s'y rapportent et pour la
promotion de la femme. Les participants notèrent les avancées
réalisées dans différents domaines, telles que les lois
interdisant la violence à l'encontre des femmes et mit en relief
les défis qui restent à relever. Ils appelèrent les
gouvernements à accroître le flux de l'APD pour atteindre le
seuil de 0.7% et de consacrer 4,5 à 5% à la question population.
Le Forum des ONG devait pour sa part souligner la nécessité: de
réaliser un consensus sur la formulation de politiques intégrant
les ONG en tant que partenaires; d'établir des mécanismes
permanents pour la mise en uvre du PA; de mobiliser des
ressources financières additionnelles pour les initiatives dans
le domaine de la santé sexuelle et reproductive (SSR); de
s'assurer que la réforme du secteur de la santé intègre la santé
reproductive; de mobiliser des fonds pour les activités des
femmes et des jeunes; et de prévenir la propagation du HIV/SIDA.
Le Forum des Jeunes devait, de son côté, mettre l'accent sur le
rôle central joué par les jeunes dans l'élaboration des
politiques et des programmes de mise en uvre du PA. Le Forum
formula des recommandations sur l'accès à l'éducation,
l'exercice du choix en connaissance de cause et l'accès à la
santé reproductive, l'abolition de la violence à l'encontre des
jeunes et des enfants et la prévention du HIV/SIDA chez les
jeunes.
Les participants appelèrent également: à l'intégration de la
santé reproductive et des droits qui s'y rapportent, de
l'éducation familiale, des bonnes conditions de maternité, de
l'égalité des sexes et l'égalité au niveau de la scolarisation;
à la mise en place d'une nouvelle agence onusienne pour la
jeunesse; à l'incorporation effective des questions touchant à
la jeunesse dans les programmes de développement; à
l'élaboration de programmes d'éducation nationaux conçus pour et
par les jeunes; et à la promotion de l'esprit d'entreprise des
jeunes.
GROUPE DE DISCUSSION SUR LE SUIVI DU PA DE LA CIPD
A l'issue de la Plénière d'ouverture, les chefs des
organisations onusiennes prirent part à un groupe de discussion
sur le suivi du PA. La Directrice Générale de l'OMS, Gro Harlem
Brundtland, nota que depuis la Conférence du Caire, un débat
plus ouvert a eu lieu sur des sujets touchant à la santé et aux
droit en matière de procréation, jugés tabous auparavant.
L'oratrice souligna que le manquement à l'apport d'une réponse
aux besoins touchant à santé reproductive serait un manquement
aux droits humain et à la justice sociale. Elle signala que les
ressources mondiale destinées aux interventions en matière de
santé publique n'ont pas suivi jusque là l'évolution de la
demande. S'agissant de la perspective à venir, elle indiqua que
la santé de la mère et la santé et les droits des adolescents
restaient des sujets exigeants une attention toute particulière.
Elle exprima l'engagement de l'OMS à placer la santé au centre
de l'agenda de développement.
La Directrice Exécutive de l'UNICEF, Carol BELLAMY, souligna
que
les adolescents doivent jouir des droits d'accès à l'éducation,
à la santé et aux autres prestations, et que les parents et les
enseignants doivent être actifs dans l'éducation des
adolescents. Elle mit l'accent sur la nécessité d'investir dans
l'éducation des filles, de répandre les approches favorisant les
bonne conditions de maternité et la santé reproductive de la
femme, et d'impulser la volonté politique.
Le Directeur Exécutif de l'UNAIDS, Peter PIOT, déclara que
l'épidémie du SIDA s'est aggravée depuis la réunion du Caire,
en particulier chez les jeunes. L'orateur ajouta que le SIDA
était en train de compromettre les progrès durement acquis dans
le domaine du développement, même si certains pays ont réussi à
inverser les tendances grâce à des campagnes de sensibilisation.
Il mit l'accent sur le besoin d'un engagement politique, d'un
investissement plus important et de percées technologiques.
La Directrice Exécutive du FNUAP, Nafis SADIK, déclara que les
conférences mondiales des années 1990 démontrent que
l'investissement social est fondamental pour le progrès. Elle
souligna la nécessité d'un nouveau paradigme de développement où
les politiques macroéconomiques tiendraient compte des besoins
du niveau micro et mit l'accent sur le besoin d'intégrer la
communication avec les dirigeants de l'économie dans le
plaidoyer en faveur de la question population. Elle appela: à
une approche plus intégrée dans le domaine de la santé
reproductive; à l'implication et à la sensibilisation des
hommes; à l'amélioration des données et des connaissances; et à
la maximisation des ressources destinées au secteur social.
LALLOCUTION POINT D'ORGUE
Mardi, la Première Dame des ETATS-UNIS, Hillary RODHAM CLINTON,
présenta l'allocution point d'orgue du Forum. Elle rappela que
le monde s'était mis d'accord, au Caire, que c'est l'exercice du
libre choix, et non la coercition ou le contrôle, qui produit
une famille moins nombreuse et ralentit la croissance
démographique, et que le respect des droits de la femme doivent
faire partie intégrante des efforts visant à améliorer la
qualité de vie. Elle réaffirma l'engagement du gouvernement
américain à concrétiser les objectifs de la CIPD et annonça la
proposition du Président CLINTON d'engager l'an prochain, US$25
millions à titre de contribution volontaire au FNUAP. Elle
souligna la nécessité d'entourer l'avortement des meilleures
conditions de sécurité, de la légaliser, mais de faire en sorte
qu'on ai rarement besoin d'y recourir, et de réduire le nombre
de grossesses à l'âge de l'adolescence. Elle déclara encore que
les décisions d'enfanter doivent être prises de manière libre et
responsable, sans coercition étatique. Elle mit en exergue
l'impératif d'investir dans les ressources humaines et d'ouvrir
un accès égalitaire aux prestations de la santé reproductive à
toutes. Elle appela à un engagement soutenu de la part de tous
les partenaires, en particulier des jeunes qui auront à assumer
les responsabilités au cours du siècle à venir.
LA PLENIERE
Au cours des sessions Plénières du lundi soir au Jeudi soir,
179
délégués représentant 134 gouvernements, 12 agences onusiennes,
23 ONG, 7 organismes internationaux et 3 organisations de
jeunesse, devaient présenter des déclarations concernant
l'évaluation des opérations menées dans le cadre du PA au niveau
des différents pays. Plusieurs déclarations devaient mettre en
relief la nécessité d'une approche pluri-sectorielle aux
questions de population, faire état des contraintes financières
qui ont entravé la capacité des pays en développement de mettre
en uvre le PA, et appeler les pays donateurs et les
organisations donatrices à accroître le niveau de leurs aides.
Les délégués évoquèrent l'importance: des prestations de santé
reproductive; de la conscientisation des adolescents; de la
promotion de la femme; de l'attention à accorder aux MST et
notamment à l'épidémie de HIV/SIDA; de la migration; des
partenariats; des contraintes au niveau des ressources causées
par le service de la dette et par les crises économiques; et de
l'instauration d'environnements favorables à travers
l'application d'approches globales et de cadres politiques et
législatifs appropriés. Un certain nombre d'intervenants
notèrent l'adoption et la mise en application de politiques
nationales en matière de population et la mise sur pied de
commissions chargées de la question ainsi que la mise en place
de programmes d'amélioration des conditions de la maternité. Des
réformes juridiques visant la protection des droits de la femme,
l'éradication de la violence à l'encontre des femmes et des
enfants et l'interdiction des mutilations génitales féminines
furent également mises en relief. Plusieurs représentants
devaient signaler un accroissement du nombre de femmes ayant
accédé à des postes décisionnels. Ils soulignèrent que
l'application effective du PA dépendait de l'aptitude à franchir
les barrières aux plans social, politiques et culturel, de
l'amélioration des capacités humaines et institutionnelles et de
la mise à disposition des ressources nécessaires.
Les représentants des organisations internationales parlèrent
de
leurs activités réalisées en coopération avec les gouvernements,
les communautés locales et les sociétés civiles, et réitérèrent
leur engagement envers les objectifs de la CIPD. Les
représentants de la société civile mirent l'accent sur:
l'abolition des barrières législatives; l'éradication de la
corruption; la transparence; l'amélioration des soins de santé
maternelle; l'élaboration de programmes de sensibilisation
approprié; l'implication effective des jeunes, des ONG, des
femmes et d'autres groupes dans les prises de décision; et un
classement prioritaire pour la fourniture des services
d'éducation et de santé.
LA GRANDE COMMISSION
INSTAURATION D'UN ENVIRONNEMENT FAVORABLE A L'IMPULSION DE LA
MISE EN APPLICATION DU PA: Lundi après-midi, la Grande
Commission devait aborder l'examen ce thème de fond. Joseph
CHAMIE, Directeur de la Division Population du DAESNU,
introduisit le thème.
Les discussions mirent en relief la nécessité de renforcer les
capacités institutionnelles, d'améliorer les partenariats,
d'établir des données et des indicateurs pour le suivi des
progrès, de mettre en place des stratégies d'amélioration de la
prise de conscience, et d'examiner l'impact des programmes
d'ajustement structurel (PAS) sur la création d'environnements
favorables à la mise en uvre du PA. Plusieurs délégués devaient
mettre l'accent sur l'importance de la mobilisation
communautaire, de la création de partenariats, du classement
prioritaire des groupes à haut risque et de la considération de
la question population dans le contexte plus large des
problèmes mondiaux. Ils soulignèrent la nécessité d'élaborer les
outils permettant l'intégration de la question population dans
la planification et celle de mettre en place les partenariats
aptes à apporter des avantages directes aux pauvres. Les
gouvernements furent exhortés à créer ou à renforcer les
structures capables de coordonner la collaboration de la société
civile et à faciliter dans les meilleurs délais l'intégration du
secteur privé dans la mise en uvre du PA. Un certain nombre de
participants plaidèrent pour le renforcement et la consolidation
des institutions viables, pour une articulation claire de
politiques de formation et pour l'amélioration des mécanismes
d'appui aux fins de traiter les questions liées à la promotion
de la femme et à l'allégement de la pauvreté. Les intervenants
soulignèrent l'importance de la participation du secteur privé,
de la santé et des droits liés à la procréation et de l'accès à
l'éducation et à l'emploi.
S'agissant des PAS, certains délégués notèrent qu'ils
déstabilisaient les capacités institutionnelles et entravaient
la mise en uvre du PA. Le service de la dette et l'utilisation
inconsidérée et non durable des ressources furent désignés comme
autant de motifs de la fragilisation de la capacité des
gouvernements à traiter le problème de la pauvreté. Plusieurs
délégués appelèrent à l'annulation de la dette des pays les
moins avancés et soulignèrent le besoin de mettre en place des
règles claires pour le flux des capitaux et d'instaurer un
environnement macroéconomique rationnel comme autant de
préalables pour une mise en uvre probante du PA. L'implication
du FMI dans la conception et la planification de nouveaux
programmes et dans le dialogue sur la question population et
développement fut proposée. Compte tenu de l'augmentation des
flux de migrants et de l'impact de ces migrations, les délégués
appelèrent à une attention accrue aux bouleversements
économiques et sociaux, ainsi qu'aux facteurs qui sous-tendent
la migration involontaire. La nécessité d'élaborer des
indicateurs sociaux couvrant un éventail de normes
socioculturelles pour le suivi de la mise en application du PA
fut également évoquée.
EGALITE DES SEXES, EQUITE HOMME-FEMME ET PROMOTION DE LA FEMME:
La Grande Commission aborda ce sujet mardi matin. Maria Isabel
PLATA, Directrice Exécutive de PROFAMILIA, introduisit le thème.
Nombre d'orateurs devaient souligner l'importance de
l'intégration de la perspective féminine dans les politiques de
développement. Les délégués mirent l'accent sur la nécessité:
d'entreprendre des politiques et des mesures visant à promouvoir
la condition de la femme et de la fillette; de mettre en place
des indicateurs pour le suivi des progrès dans l'intégration des
femmes; et l'élaboration de données sexo-spécifiques.
L'importance de l'évolution des attitudes négatives et des
stéréotypes envers la gent féminine fut également soulignée.
Plusieurs intervenants mirent en relief le besoin d'éliminer la
discrimination et la violence à l'encontre des femmes. Le CANADA
déclara que l'éradication de la violence à l'encontre des femmes
est essentielle à la réalisation de l'égalité et requiert des
approches intégrées, globalisantes et pluridisciplinaires, des
réformes juridiques, économiques et sociales et l'implication
des institutions, des ONG et de la société civile. La FRANCE mit
en exergue la nécessité de s'assurer que le train de la
privatisation en cours ne cause pas l'exclusion des femmes
pauvres des soins de santé. Un certain nombre d'orateurs
appelèrent à une attention accrue aux besoins des femmes âgées.
Les délégués devaient souligner par ailleurs l'importance: d'une
attention constante à l'intégration des préoccupations sexo-
spécifiques; de la consultation des femmes dans la conception
des programmes; d'un classement prioritaire de l'équité hommes-
femmes; de la formation d'un personnel spécialisé dans les
perspectives sexo-spécifiques; de l'évolutions des coutumes et
des traditions qui interdisent aux femmes d'exercer les droits
qui sont les leurs; des réformes législatives permettant de
décourager l'abus sexuel des filles; des mesures permettant de
faire prendre aux femmes conscience de leurs droits; de
l'accroissement de femmes alphabétisées; et, de la réduction, au
niveau de la scolarisation, de l'écart entre les garçons et les
filles. Le besoin d'accroître le nombre des femmes aux postes de
décision, en particulier aux niveaux politiques élevés fut mit
en exergue. L'UNIFEM apporta son appui au renforcement des
capacités au niveau des organes décideurs et à la nécessité
d'intégrer la femme dans tous les domaines, et pas seulement
dans ceux qui ont des implications sur le sujet. Nombre de
délégués mirent l'accent sur le besoin d'une approche fondée sur
les droits humains dans la mise en application du PA et sur
l'importance de s'adosser sur d'autres engagements, tels que
ceux figurant dans la Plate-forme d'Action de Pékin, pour
renforcer la mise en uvre de la CIPD. De nombreuses
interventions devaient souligner par ailleurs l'importance de la
protection de la fillette. La GRECE plaida pour l'octroi d'une
priorité à l'enseignement, à la formation technique et à
l'éducation sexuelle des filles. L'emphase fut également placée
sur la réduction du trafic sexuel et des mutilations génitales
féminines et sur l'accroissement de la responsabilité de la gent
masculine et des partenariats.
LA SANTE REPRODUCTIVE, Y COMPRIS LA PLANIFICATION FAMILIALE ET
LA SANTE SEXUELLE ET LES DROITS EN MATIERE DE PROCREATION: La
Grande Commission aborda ce thème de fond mardi après-midi et
mercredi matin. Le Dr Mahmoud FATHALLA, Premier Conseiller à la
Fondation Rockefeller et le Dr Raj ADUL KARIM, Directeur Général
du Conseil National de la Population et du Développement de la
Famille, en introduisirent les points clés. Plusieurs délégués
soulignèrent l'importance de l'intégration de la santé
reproductive dans les services de soins primaires, de
l'ouverture d'un accès universel à la santé reproductive et de
la mise en place de prestations complètes. Les délégués mirent
également l'accent sur l'importance de l'amélioration des cadres
juridiques pour la protection des droits de la femme et de la
fille et de garantir l'accès égalitaire à la santé reproductive
et aux soins de santé. Le CENTER FOR REPRODUCTIVE LAW AND POLICY
déclara que les droits aux soins de santé reproductive et à
l'autodétermination en matière de procréation sont fondamentaux
et font partie des droits humains protégés par des lois
internationales. Le besoin de l'aide internationale en faveur
des pays en développement pour l'amélioration de la qualité des
services de santé reproductive fut mis en relief. Plusieurs
délégués proposèrent la formation des auxiliaires de santé dans
le domaine de l'orientation en matière des droits liés à la
procréation et soulignèrent l'importance de la protection de la
vie privée, de l'accord préalable consenti librement et en
connaissance de cause et de la confidentialité. Les délégués
mirent en exergue les droits de la femme à l'exercice du choix
libre et éclairé dans les méthodes contraceptives sûres
disponibles. Ils proposèrent l'élaboration de normes de qualité
et de coût des prestations et d' indicateurs de suivi de
l'accès. De nombreux intervenants plaidèrent pour l'extension
des réseaux de prestations de santé de reproduction au groupes
défavorisés, et notamment aux pauvres, aux habitants des zones
rurales enclavées, aux déficients, aux hommes et aux femmes
âgés. L'ALLEMAGNE mit l'accent sur le rôle du secteur privé
quant à la garantie d'une couverture plus large par la
distribution de contraceptifs subventionnés à travers des
programmes de marketing social.
Le FORUM des JEUNES appela à l'affectation de 20% du budget de
santé public aux programmes ciblant les adolescents et intégrant
une éducation sexuelle exhaustive dans les écoles. Un certain
nombre d'orateurs apportèrent leur appui à l'intégration de
l'éducation sexuelle dans les programmes scolaires et les
efforts visant à assurer l'accès aux services de santé
reproductive appropriés aux jeunes.
Concernant l'avortement pratiqué dans des conditions peu sûres,
plusieurs intervenants devaient réaffirmer la clause 8.25 du PA
qui stipule que, là où il est légal, l'avortement doit être
pratiqué dans des conditions sûres et qui appelle à l'accès au
traitement des complications secondaires à l'avortement. La
Planned Parenthood Federation (IPPF) suggéra à la CIPD+5
d'endosser la recommandation de Pékin qui encourage la revue des
lois qui comprennent des mesures punitives à l'encontre des
femmes pour accélérer l'application de la clause 8.25. Les
délégués appelèrent au renouvellement de l'engagement en faveur
de la minimisation de la mortalité et de la morbidité
maternelles dues à l'avortement pratiqué dans de mauvaises
conditions et exprimèrent leurs préoccupations quant à la piètre
qualité des soins d'urgence obstétrique. Le ROYAUME-UNI proposa
d'élaborer des jalons intermédiaires pour 2005, 2010 et 2015
dans le domaine de la mortalité maternelle.
Le MEXIQUE déclara que l'avortement est un problème de santé
publique qui doit être maîtrisé par l'amélioration de la qualité
des prestations de planification familiale et des services de
conseil et d'orientation. La représentante proposa la mise à
disposition d'informations concernant la contraception d'urgence
conçue pour prévenir l'avortement provoqué.
L'ARGENTINE rejeta l'intégration de l'avortement dans la santé
reproductive, indiquant que l'interruption volontaire de la
grossesse ou l'avortement constituaient une agression contre le
droit à la vie de l'enfant à naître. La FEDERATION
INTERNATIONALE POUR LE DROIT A LA VIE déclara qu'une
légalisation de l'avortement dans les pays en développement
risquerait d'augmenter les taux de mortalité maternelle, au lieu
de les diminuer. Le SAINT SIEGE proposa de réaffirmer qu'en
aucun cas, l'avortement ne doit être promu en tant que méthode
de planification familiale. Il affirma que "la contraception
d'urgence" ne pouvait être considérée ni comme une application
de la planification familiale ni un exercice du soi-disant droit
à la procréation.
Concernant le HIV/SIDA, les délégués soulignèrent la nécessité
de placer un accent plus important sur la prévention et le
traitement, le conseil et l'orientation pour ceux qui en sont
touchés, les campagnes de sensibilisation, et la poursuite de la
recherche. L'UNAIDS mit en relief l'impératif d'intégrer la
prévention dans les programmes de santé généraux. Le ROYAUME-UNI
recommanda l'établissement d'un objectif mondial et d'étapes
intermédiaires pour la réduction du HIV/SIDA. La FRANCE endossa
l'adoption d'un indicateur de suivi du HIV/AIDS. Le GHANA appela
à un accès à la portée des bourses au tests et aux médicaments
permettant de prolonger la vie dans les pays en développement.
Plusieurs délégués apportèrent leur soutien à l'inclusion de la
prévention contre le HIV dans les programmes scolaires et des
programmes anti-SIDA permettant de promouvoir l'utilisation des
préservatifs et un comportement sexuel responsable, assortis
d'un accent particulier sur l'implication de la gent masculine.
La nécessité de la mise à disposition des prestations de santé
reproductive aux femmes réfugiées, et notamment des
contraceptifs d'urgence, fut soulignée par plusieurs délégués.
RENFORCEMENT DES PARTENARIATS: Les participants abordèrent ce
thème de fond le mercredi après-midi. Florence MANGUYA, de
l'Association Internationale des Femmes Médecins devait
introduire le sujet.
Le débat mit en relief les progrès réalisés au niveau de la
coopération et de la collaboration entre les gouvernements, la
société civile et la communauté internationale, et les délégués
conclurent qu'il y avait encore un champ considérable pour le
développement des partenariats. Un certain nombre de délégués
parlèrent de l'instauration d'une politique de collaboration et
à la mise en uvre et au suivi des programmes. On plaida
également pour la création de liens plus étroits et plus
formalisés aux niveaux local, national et international.
Concernant les partenariats entre la société civile et les
gouvernements, on mit l'accent sur la transparence, la
redevabilité de comptes et l'inclusion de tous. Les participants
soulignèrent l'importance des ONG, mettant en exergue la
nécessité de développer les ressources humaines et les capacités
institutionnelles. On plaida pour la considération des liens
entre les ONG et les organisations internationales. L'importance
de l'implication du secteur privé dans la mise en uvre du plan
d'action fut soulignée par de nombreux délégués. Ces derniers
mirent en relief le rôle unique des parlementaires. Les délégués
devaient également insister sur la nécessité d'une collaboration
plus étroite entre les diverses agences et organisations des
Nations Unies et le besoin d'établir un partenariat entre les
groupes intergouvernementaux. Nombre de délégués parlèrent du
besoin d'établir une coopération étroite avec les jeunes.
FLUX DES RESSOURCES ET DES FINANCEMENTS DE LA MISE EN OEUVRE DU
PA: Les délégués abordèrent ce thème de fond le jeudi matin. Le
Dr Steve SINDING, Directeur de Population Science à la Fondation
Rockfeller, introduisit le sujet. Plusieurs délégués mirent
l'accent sur la nécessité d'avoir davantage de ressources et de
financement des pays donateurs pour la réalisation des objectifs
de la CIPD. CHYPRE déclara que les pays donateurs ont
l'obligation morale d'accroître l'aide, tel que convenu au
Caire. Plusieurs orateurs soulignèrent la nécessité d'une
volonté politique.
Le délégué des PAYS-BAS identifia le besoin de mettre à jour
les
projections du coût de la mise en uvre du PA établies au Caire
et souligna la nécessité de respecter les priorités, de parvenir
à lobjectif 0.7% pour lAPD, et à lapplication de lInitiative
20/20. Le DANEMARK souhaita avoir une approche intégrée. La
BELGIQUE exhorta les bailleurs de fonds à réserver des fonds
pour les services de base. Au nom des jeunes, la NGO DEUTCH
COUNCIL ON YOUTH AND POPULATION appela les donateurs à accorder
des financements au projet de santé sexuelle et reproductive
uniquement à la condition davoir au moins 20% réservés aux
initiatives en faveur des adolescents.
La nécessité dune utilisation efficace et efficiente des
ressources disponibles fut mise en relief. De nombreux orateurs
soulignèrent la nécessité de mettre en place des mécanismes
financiers novateurs, tels quune taxe sur les transactions
financières, et daméliorer la coordination entre les agences.
Plusieurs délégués mirent en relief les avantages de la
coopération Sud-Sud et appelèrent à son soutien. Nombre de
délégués appuyèrent la mobilisation des ressources au niveau
intérieur. LOUGANDA appela à la redevabilité des comptes des
gouvernements et à des moyens novateurs pour la mobilisation des
fonds du secteur privé local. La GAMBIE souligna limportance de
linstauration denvironnements favorables pour encourager la
réalisation denvironnements favorables pour encourager la
réalisation des engagements.
La JAMAÏQUE plaida pour lannulation de la dette en échange de
la mise en uvre de lInitiative 20/20. Un certain nombre de
participants recommandèrent la nécessité dassurer le suivi des
flux des ressources. Il fut également suggéré que les
institutions financières introduisent davantage de flexibilité
dans leurs mandats et procèdent à une simplification de leurs
procédures.
Une autre contrainte mentionnée fut celle du manque de
ressources mises à la disposition des ONG. Plusieurs
participants soulignèrent le rôle de plus en plus important du
secteur privé. Le PEROU mit en relief la mobilisation du secteur
privé en faveur de la santé reproductive et de la planification
familiale, tant au niveau international que local. Concernant
les ressources nécessaires aux objectifs plus larges de la CIPD,
la NORVEGE déclara que lAgenda du Caire ne doit pas être perçu
de manière isolée des autres conférences mondiales des années
90, notant que la lutte contre la pauvreté, le droit au
développement social sappliquaient à tous les autres agendas et
que le pourcentage des financements réservés au secteur de la
population était moins important que celui canalisé vers le
développement.
LA PLENIERE DE CLOTURE
Eveline HERFKENS, Ministre Néerlandais de la Coopération et du
Développement, fit remarquer que le principal message émanant du
Forum était le fait que la CIPD est en marche. Elle affirma que
la Conférence a réussi à donner aux gens et en particulier aux
femmes davantage de choix. Elle souligna la nécessité
daméliorer la prise de conscience quant aux besoins
dinformations et de services, en particulier des jeunes et
accueillit favorablement leur implication dans le Forum.
Soulignant limportance des ressources, elle appela les
donateurs à honorer leur engagements. Elle appela aussi à
létablissement de priorités nationales, notant que
linvestissement dans la santé, y compris dans la santé
reproductive, constituait lune des conditions de la croissance
économique.
Le Président de la Grande Commission, CHOWDURY introduisit le
projet de rapport du Forum, tel que figurant dans le document
FPA/HAGUE/FC/1, en expliquant quil sagissait dun rapport
provisoire et quil devait y avoir quelques révisions mineures
par la Secrétariat du FNUAP avant sa soumission à la CPD. Le
rapport sera pris en ligne de compte avec le document
d'information générale du FNUAP sur l'évaluation de la mise en
uvre de la CIPD et les rapports des évaluations régionales,
pour la préparation du Rapport du Secrétaire Général, lequel
devra servir de plate-forme aux négociations du PrepCom.
CHOWDURY introduisit les résultats et les propositions d'action
figurant dans le projet de rapport en précisant qu'il avait
résumé les principaux points des délibérations de la Grande
Commission concernant les cinq thèmes de fond et les avaient
soumis au Bureau qui agissait en tant que comité de rédaction.
Le Président BIEGMAN déclara que le Bureau a engagé le travail
de rédaction du rapport qui n'est pas un texte négocié et qui,
par conséquent, n'est pas juridiquement contraignant pour les
délégations, mais qui apportera une contribution importante aux
négociations à New York. La Plénière devait ensuite adopter le
projet de rapport et la parole fut donnée pour les commentaires
de clôture.
L'IRAN exprima son appui à la mise à disposition de
l'information et à la sensibilisation des jeunes sur les droits
en matière de santé sexuelle et reproductive mais souligna que
les valeurs culturelles et religieuses devaient être respectées.
Le délégué précisa quil nappuyait pas linclusion de
léducation sexuelle à tous les niveaux, tel que figurant dans
le projet de rapport. LALLEMAGNE, au nom de lUE, déclara quen
dépit du fait que le projet de rapport ne fût pas un document
négocié, il fournit une synthèse utile de lensemble de ces
thèmes. La représentante fit part de son espoir de voir le
Rapport du Secrétaire Général concis et orienté vers laction.
Le GUATEMALA, lARGENTINE, le SALVADOR et la SYRIE, déclarèrent
que le rapport ne reflétait pas tout à fait leurs points de vue,
quil nétait pas un papier négocié et que par conséquent, il
nétait pas contraignant. LARGENTINE souligna la nécessité
dadapter les libellés du rapport avec ceux adoptés au Caire et
déclara que le terme "droits sexuels" qui ne figurent pas dans
le texte du Caire ne devait pas être inclus. Le Président
BIEGMAN déclara que le terme sera supprimé et remplacé par la
formulation de Pékin qui traitait de ce même sujet.
La représentante des ETATS-UNIS déclara que même si les
engagements financiers avaient un certain retard par rapport aux
engagements politiques, lapproche établie au Caire était passée
du stade de lengagement à celui de laction. Elle se félicita
du haut niveau de participation des jeunes et des ONG et des
progrès réalisés dans leffort dévaluation. Insistant sur la
nécessité dinclure dans le projet de rapport la dimension
religieuse en tant que principe, le MAROC mit en garde contre
toute reformulation du texte du Caire sans mandat. Le SOUDAN
appela à la prise en considération des différents âges et des
différentes aptitudes, ainsi que des différences entre les
valeurs et les normes nationales quant à léducation des
adolescents, en matière de santé reproductive. La COLOMBIE
souligna le renforcement des liens avec les ONG, y compris avec
les groupes de femmes et les droits de lHomme et appuya lidée
dinvestir dans des programmes de justice sociale.
Concernant les propositions d'actions en faveur de la santé
reproductive des adolescents, le MAROC mit en garde contre
linsertion de formulations contradictoires et mit en relief le
rôle de lorientation parentale dans léducation et la formation
des attitudes. Les fora des ONG et des jeunes appelèrent à leur
implication dans les décisions politiques mondiales et firent
part de leur espoir de participer dans la poursuite du dialogue
à New York.
Dans la déclaration de clôture, la Directrice Exécutive du
FNUAP, Nafis SADIK, déclara que le forum a réussi à engager les
participants dans un échange didées sur la mise en uvre du
Plan dAction et à aboutir à une entente commune sur les
objectifs de la CIPD. Elle indiqua que laccomplissement le plus
important était celui davoir démontré que le PA était beaucoup
plus quun papier, en mettant en lumière les progrès réalisés au
niveau de lexécution. Elle ajouta que la CIPD a changé les
approches en matière de population et de développement. Elle
affirma que la mise en uvre du PA renforçait le cadre des
droits de lHomme, améliorait le quotidien et sauvait des vies
de femmes, protégeait la famille et offrait des choix par-delà
la famille, libérait lesprit et ravivait la réflexion, et
quelle était basée sur des principes éthiques et moraux.
Loratrice devait ajouter que le forum a abouti à une meilleure
compréhension du concept dune approche basée sur les droits. Le
Forum a également placé la santé reproductive des adolescents et
la question des droits, y compris ceux des populations en
situation durgence, ainsi que la violence sexo-spécifique à
lordre du jour public. Elle souligna que de nombreux challenges
et obstacles restaient à surmonter et réitéra lappel à un
engagement soutenu et à une volonté politique capable dy aider
de manière productive. Elle mit en relief le besoin didentifier
de nouvelles voies de coopération avec le secteur privé, fit
léloge des pays donateurs qui ont proposé daccroître leurs
contributions au FNUAP et remercia les fondations privées qui
ont engagé des ressources pour les activités touchant à la
population et à la santé. Elle rendit hommage aux
parlementaires, aux ONG et aux jeunes qui ont participé aux
travaux du forum et appela les leaders religieux à participer
dans les dialogues. Elle remercia les participants pour les
efforts déployés et exprima lespoir de les voir poursuivre le
travail avec une détermination renfoncée et de les voir inspirés
dans "une lutte de tous les jours" avec un engagement renouvelé
et des partenariats renforcés.
Dans sa déclaration de clôture, le Président du Forum BIEGMAN
affirma que le consensus du Caire avait pris racine et que
lapproche basée sur le respects des droits de lindividu était
désormais appliquée à travers le monde entier. Lorateur déclara
que les délégués savent ce qui doit être fait et la manière de
le concrétiser, ce qui explique labsence de controverse dans le
Forum. Il nota que population et santé reproductive doivent
entrer en compétition avec beaucoup dautres secteurs pour
lobtention des financements et souligna que le manque actuel de
ressources constituait la principale contrainte pour la mise en
uvre du PA. Il exprima lespoir que le Forum, outre le fait
davoir permis une mise au point et réaffirmé lengagement de
tous, ait pu aider à susciter lintérêt et lattention des
décideurs. Il affirma également que les jeunes avaient un
intérêt direct dans les questions soulevées par la CIPD et quil
jouait un rôle important dans sa mise en uvre , et quil
accordait beaucoup de valeur à leur participation active dans le
Forum. Il appela les délégués à aller partout dans le monde
"prêcher la bonne parole", et clôtura le Forum à 17h30.
PROJET DE RAPPORT DU FORUM
Le projet de Rapport du Forum de la Haye renferme quatre
chapitres introductifs qui fournissent linformation générale,
la liste des pays et des organisations qui ont assisté, note
lélection des membres du Bureau et dautres points de
procédure, et décrivirent le fonctionnement du Forum (le nombre
et le thème des sessions de la Plénière et de la Grande
Commission). Un cinquième chapitre fournit une information
générale, décrit les progrès réalisés à ce jour, identifie les
problèmes et les contraintes et recommande des propositions
dactions pour chacun des cinq thèmes de fond. Il est précédé
par une introduction. Cette partie du projet de rapport est
résumée ci-après.
INTRODUCTION
Lintroduction note que lobjectif du Forum consistait à mener
une évaluation opérationnelle de la mise en uvre du PA. Elle
souligne les progrès réalisés au niveau des politiques et de la
conception des programmes, du renforcement des partenariats et
de la collaboration pour la mise en uvre. Lévaluation des
progrès des efforts de collaboration avec la société civile
fournit des raisons dêtre optimistes, tout comme dailleurs la
dévolution des responsabilités publiques, la décentralisation
des administrations et bien dautres évolutions
institutionnelles. Cependant, depuis 1994, le monde a été
confronté à une série dévénements ayant eu des effets sur la
mise en uvre du PA, notamment des crises financières, des
catastrophes naturelles, un effondrement des prix du pétrole et
dautres matières premières, des remous sociaux et des conflits
civils et sous-régionaux.
La population mondiale a doublé depuis 1960 et 97% de la
croissance démographique à venir se produiront dans les pays en
voie de développement. Les gens bénéficient de plus grands choix
en matière de contraception et les taux de croissance
démographique ont continué à décliner, mais la population
continue à augmenter de 77 millions dindividus par an. Il y a
plus dun milliard de jeunes entre 15 et 24 ans, un record pour
cette tranche dâge, et leurs besoins en matière de santé
sexuelle et reproductive ne sont pas adéquatement traités. Le
nombre et la proportion des personnes âgées sont en augmentation
en raison des réductions enregistrées au niveau de la mortalité
et de la fertilité, mais les politiques visant à fournir les
prestations dont ils ont besoin nexistent pas encore. Le déclin
de la mortalité a été de manière inégale, avec des baisses au
niveau de lespérance de vie dans certains pays en transition
économique en raison du stress social, de la malnutrition et de
la détérioration des services de santé, ainsi que dans les pays
les plus touchés par le fléau HIV/SIDA, tels que ceux de
lAfrique subsaharienne. La mortalité maternelle nécessite elle
aussi une attention particulière et des mesures urgentes.
Avec laugmentation de la demande pour des familles plus
petites
et lamélioration de laccès à la contraception sûre, les
niveaux de fertilité ont décliné. Néanmoins, plus de 150
millions de couples ont encore des besoins non satisfaits. Le
recours à lavortement a baissé dans les pays où laccès à la
contraception et son acceptation ont connu une augmentation,
mais un sérieux problème reste posé. La migration internationale
et ses effets sociaux ont gagné de limportance, amenant les
gouvernements à entreprendre des actions telles que celles de
laide aux femmes et aux enfants réfugiés, la promotion et
lintégration des émigrés et des sanctions pour lutter contre
limmigration illicite. Le défi à relever consiste à comprendre
les causes profondes de ce phénomène.
Lintroduction souligne également que les contextes de la mise
en uvre des programmes de population et de développement
varient et que le PA reconnaît le besoin de prendre en
considération la diversité économique, sociale, culturelle et
environnementale des différents pays et met en relief les
responsabilités communes mais différenciées à forger un avenir
commun meilleur.
Il y est aussi noté que le Forum de la Haye a réaffirmé le PA
dans un certain nombre de domaines importants. Lapproche basée
sur les droits de lHomme est de mieux en mieux acceptée et a
servi à améliorer la qualité des prestations et laccès aux
services de santé reproductive. Les organes des traités
internationaux des droits de lHomme et les bureaux nationaux
des droits de lHomme ont de plus en plus pris note de la
présence de la santé reproductive dans les recommandations et
dans les décisions. Les changements politiques intervenus dans
bon nombre de pays démontrent une volonté de passer des
programmes verticaux de planification familiale à une approche
plus globale de la santé sexuelle et reproductive où laccent
est mis sur la qualité des soins. La CIPD et la quatrième
conférence mondiale qui a suivi ont amélioré lattention
nationale quant à limportance de léquité homme-femme, de
légalité et de la responsabilisation des femmes dans le
développement durable, et les gouvernements ont franchi des
étapes importantes dans la mise en uvre des conventions telles
que la CEDAW et ont élaboré des plans dactions et des
législations pour traiter de problèmes tels que celui de la
violence à lencontre des femmes.
Le nombre et la variété des partenariats ont augmenté durant
les
cinq dernières années, permettant aux ONG de partager les
responsabilités avec les institutions gouvernementales pour la
mise en uvre du PA. Des mécanismes de coordination nationale
ont été mis en place avec une reconnaissance accrue de
limportance de la transparence et de la gouvernance. Là où les
communautés ont été impliquées, des progrès importants ont été
réalisés dans la concrétisation. Il y a également eu une
implication de plus en plus grande des groupes parlementaires et
une reconnaissance de plus en plus ouverte du besoin dimpliquer
pleinement les jeunes.
INSTAURATION DUN ENVIRONNEMENT FAVORABLE A LA POURSUITE DE LA
MISE EN UVRE DU PLAN D'ACTION
Le projet de rapport fournit un aperçu général sur le domaine
thématique de linstauration dun environnement favorable à la
poursuite de la mise en uvre du PA. La bonne gouvernance, la
transparence, la redevabilité de comptes et la promotion de la
démocratie sont listées comme autant déléments essentiels pour
la réalisation du développement durable. Il souligne la
nécessité de reconnaître et de traiter les interconnexions entre
la population, les ressources, lenvironnement et le
développement, et déquilibrer les modes de production et de
consommation.
LES PROGRES REALISES A CE JOUR: Le rapport fait état : dun
engagement politique fort; des efforts visant à articuler et/ou
à mettre en uvre des politiques à base élargie et fondées sur
les droits de lHomme en matière de population; de la
promulgation ou de la réforme des législations protégeant les
droits de la femme et interdisant la violence à son encontre, y
compris les pratiques traditionnelles néfastes; et, de
reconnaissance accrue des groupes de la société civile en tant
quentité efficace pour lévolution de la mise en uvre du PA.
Le projet de rapport identifie les tendances économiques
mondiales, la dégradation environnementale, les crises et les
conflits nationaux, la migration, la limitation des ressources
et les changements intervenus dans la structure de la population
comme autant de contraintes. Les tendances économiques mondiales
et leurs effets adverses sur le rythme de la mise en uvre du PA
englobent les flux illimités de capitaux et les programmes
dajustement structurels, le déclin du PIB, linflation et le
fardeau du service de la dette. La nécessité de répondre aux
crises économiques empêche les gouvernements de se pencher sur
les préoccupations environnementales. Le déséquilibre des modes
de production et de consommation, les mouvements non réglementés
de matériaux toxiques, lintégration inadéquate de questions de
population dans les politiques environnementales et la
planification et lanalyse insuffisante des liens entre
environnement, population et pauvreté sont mis en exergue. Les
catastrophes naturelles, linstabilité et les conflits armés
aboutissent à leffondrement de la gouvernance, à une
infrastructure inadéquate et à des priorités concurrencées. Les
migrations intérieures et internationales et la vulnérabilité
des personnes déplacées à lexploitation et aux abus des droits
de lHomme sont mis en exergue. Le projet de rapport souligne
également lattention inadéquate accordée aux besoins
économiques, sociaux et sanitaires dun nombre de plus en plus
important de jeunes et dun nombre de plus en plus élevé de
personnes âgées. Il y est également noté la nécessité de
mobiliser des ressources financières pour soutenir le PA.
LES PROPOSITIONS DACTIONS: Le projet de rapport renferme des
mesures visant à surmonter les contraintes entravant
linstauration dun environnement favorable. Sagissant des
tendances économiques mondiales, il appelle :
à la promotion dun environnement économique incitateur
pour
permettre aux pays en développement de réaliser une croissance
économique soutenue;
à la mise en place de mécanismes de gestion et de
régulation
des flux de capitaux;
à la promotion dun système déchange international ouvert
et
équitable, à travers la stimulation de linvestissement direct,
la réduction du fardeau de la dette et la garantie que les
programmes dajustement structurel tiennent compte des
préoccupations sociales et environnementales;
à lintégration de léquité homme-femme, de légalité des
sexes et de la responsabilisation des femmes dans les
initiatives politiques de développement durable;
à la réforme des secteurs de la santé et des approches qui
sy
rapportent pour y donner une priorité aux services de santé
reproductive et assurer l'accès universel; et,
à la formation des planificateurs et des décideurs, aux
niveaux national et local, pour les amener à mieux comprendre
les liens entre population, environnement et macro-économie.
Les propositions dactions en matière denvironnement
soulignent
la nécessité:
de mettre en place des mesures législatives et
administratives
visant à promouvoir des modes équilibrés de production et de
consommation;
dintégrer les facteurs démographiques dans les processus
de
planification;
délaborer de meilleurs cadres pour lanalyse des liens
entre
population, environnement et pauvreté; et,
de mener des recherches supplémentaires sur limpact de la
dégradation environnementale sur la santé, en particulier sur la
santé reproductive des femmes.
Une attention particulière aux besoins des pays émergeant de
conflits et de crises pour renforcer leurs capacités de traiter
les questions de population et de développement est proposée.
Concernant la migration, le projet de rapport met en relief le
besoin :
de traiter les causes profondes de la migration;
de promouvoir le dialogue entre les pays dorigine, de
transition et daccueil pour la protection des droits humains
des réfugiés et des migrants et la mise à disposition de
services sociaux; et,
de sassurer du traitement équitable des migrants, des
réfugiés et des personnes déplacées et de leurs droits, y
compris dans le domaine de la santé reproductive.
Le Rapport appelle également les Etats à devenir Parties
signataires de la Convention Internationale sur la Protection
des Droits de Tous les Travailleurs Emigrés et des Membres de
leurs Familles.
Concernant la structure dâge de la population, les
gouvernements sont exhortés à investir dans léducation et dans
la formation des aptitudes des jeunes, à fournir des fonds pour
les programmes visant à satisfaire leurs besoins en matière de
santé sexuelle et reproductive et à sassurer de la sécurité
économique et sociale des personnes âgées, en particulier des
femmes âgées. La solidarité entre les générations à travers une
meilleure communication et un soutien mutuel est également
soulignée.
EGALITE DES SEXES, EQUITE ET PROMOTION DE LA FEMME
Le projet de rapport réaffirme le rôle fondamental joué par le
Plan dAction dans la transformation des programmes de
population et de développement, et en particulier dans
lévolution de la qualité de vie des femmes.
LES PROGRES REALISES A CE JOUR: Des progrès ont été réalisés
dans les domaines suivants : établissement ou renforcement des
initiatives visant à promouvoir lintégration dune perspective
sexo-spécifique dans les politiques et les programmes; la
suppression des lois discriminatoires à lencontre des femmes et
des filles et promulgation de lois protectrices à leur égard;
des initiatives visant à promouvoir la participation de la femme
aux niveaux politiques et décisionnels; la mise en uvre de
mesures visant le renforcement institutionnel pour lintégration
de légalité des sexes, et notamment le renforcement des
capacités dans le domaine de la gestion des ressources humaines,
de lamélioration de la prise de conscience au plan juridique et
du travail en faveur de léradication de la violence à
lencontre des femmes; des programmes de protection de la
fillette et de promotion de son bien-être; et des avancées dans
le domaine de la nécessité pour lhomme dassurer des
responsabilités égales à légard de leur santé sexuelle et
reproductive et de celle de leurs partenaires.
LES CONTRAINTES ET LES PROBLEMES: Le projet de rapport
identifie
les contraintes et les problèmes rencontrés dans le domaine de
léquité hommes/femmes, de légalité des sexes et de la
responsabilisation hommes :femmes, et notamment : le manque de
compréhension de la manière dinterpréter les concepts sexo-
spécifiques dans différents contextes culturels et sociaux; des
dispositions juridiques empêchant la femme dexercer ces droits;
un manque de protection juridique pour les femmes exerçant leurs
droits humains et en particulier sexuels; violence à toutes les
étapes du cycle de vie de la femme, dans la vie privée et
publique; sous-représentation de la femme dans les postes de
pouvoir et de décisions, en raison de la pauvreté, de
lanalphabétisme, du manque daccès à léducation, de
linadéquation des ressources financières, de la mentalité
patriarcale, de lhostilité sexo-spécifique et du double fardeau
des obligations domestiques et professionnelles; inéquitable
rémunération des femmes pour un travail de même valeur et effets
négatifs sur les opportunités de formation et de promotion des
femmes; susceptibilité des groupes de femmes vulnérables à la
marginalisation dans les efforts politiques et programmatiques
et absence de consultation pour lélaboration de stratégies
répondant à leurs besoins; effets négatifs sur la santé sexuelle
et reproductive de la fillette causés par la prévalence
dattitudes culturelles dévalorisantes à légard des filles;
pratiques traditionnelles néfastes telles que la mutation
génitale féminine, le recours aux technologies de sélection des
sexes et la servitude sexuelle; manque de données sexo-
spécifiques; manque de capacités techniques humaines pour
lentreprise dune analyse, la conception, la mise en uvre et
le suivi de programmes dans une perspective sexo-spécifique; et,
attitudes culturelles et sociales empêchant lhomme de partager
les responsabilités familiales et manque dengagement de la part
des hommes dans le discours sur légalité des sexes et la
responsabilisation des femmes.
LES PROPOSITIONS DACTIONS: Le projet de rapport propose les
actions suivantes pour lintégration dune perspective sexo-
spécifique dans les politiques, les programmes et les activités
:
développer et renforcer lapproche des droits en matière
de
procréation de la CIPD dans le domaine des politiques et des
programmes de population et de développement;
établir des liens opérationnels entre le PA, la plate-
forme
daction de Pékin et dautres instruments internationaux en vue
de promouvoir légalité des sexes de manière systématique et
générale;
formuler des actions visant à abolir les attitudes
culturelles
, religieuses et traditionnelles négatives et les pratiques qui
asservissent la femme et renforcent les inégalités sexuelles;
adopter une perspective sexo-spécifique dans toutes les
formulations politiques, dans les processus de mise en uvre et
dans les prestations de services;
faire en sorte que tous les systèmes dinformations
mettent à
disposition des données sexo-spécifiques;
traiter la santé et le bien-être de la proportion
croissante
de femmes âgées à travers des programmes spéciaux, des services
et des mécanismes institutionnels et un suivi et répondre aux
besoins des autres groupes vulnérables; et,
supprimer tous les écarts et toutes les inégalités
sexuelles
touchant à la participation de la femme dans le marché de
lemploi, avec lapplication de politiques ou de législations
visant à établir légalité de la rémunération pour les travaux
de même valeur.
Les actions proposées pour la promotion de légalité des sexes
englobent :
le renforcement des capacités institutionnelles et de
lexpertise technique des effectifs du secteur gouvernemental,
des ONG et de la société civile dans le domaine de la promotion
de lintégration de la femme;
la promotion de léducation et de la sensibilisation des
enfants pour lélimination de la discrimination à lencontre des
femmes;
la garantie de la responsabilisation future des femmes à
travers la scolarisation obligatoire des filles;
laccélération de la participation des femmes dans tous
les
niveaux politiques et décisionnels;
la mise en place de stratégies visant la promotion de
légalité des sexes au niveau de la famille;
la ratification de la CEDAW et la suppression des réserves
existantes;
létablissement de lois visant à protéger les droits
humains
de la femme et laccès de la femme à la revendication de ses
droits; et,
lencouragement des médias et des parlementaires à aider à
lamélioration des attitudes concernant la valeur accordée par
la société à la femme.
Les actions proposées pour le traitement de la violence
englobent :
Une tolérance zéro pour toutes formes de violence à
lencontre
des femmes et des enfants, à travers une approche intégrée
pluridisciplinaire et globale inscrite dans une perspective de
cycle de vie;
La protection de la fillette, en particulier des pratiques
traditionnelles néfastes et promotion de son accès à la santé, à
léducation et aux opportunités de la vie;
Une action visant à promouvoir une image de soi positive
et
lestime de soi chez la fille et la femme, à travers des
stratégies dinformations, déducation et de communication; et,
La suppression des stéréotypes dans les programmes
éducationnels.
Le projet de rapport propose les actions suivantes visant à la
promotion de la responsabilité de lhomme et de son partenariat
avec la femme :
Limplication de lhomme dans la définition de modèles
positifs du rôle masculin pour encourager son soutien à la
sauvegarde des droits de la femme, y compris dans le domaine de
la santé reproductive et pour faciliter la sensibilisation des
garçons;
Le traitement de santé sexuelle et reproductive de lhomme
et
laider à assumer la responsabilité de son comportement sexuel;
Lélaboration de stratégies de renforcement des capacités
permettant à lhomme et à tous les concernés dassimiler les
concepts; et,
La promotion de la prise en compte de la cause par tous
les
dirigeants, et en particulier les hommes influents, pour
soutenir légalité des sexes, la responsabilisation des femmes
et la protection de la fille.
LA SANTE REPRODUCTIVE, Y COMPRIS LA PLANIFICATION FAMILIALE ET
LA SANTE SEXUELLE, ET LES DROITS EN MATIERE DE PROCREATION
Le projet de rapport en guise dinformation générale stipule
que
la CIPD endosse le principe selon lequel tous les couples et
toutes les personnes doivent être en mesure dexercer des choix
volontaires en matière de procréation, libres de toute
coercition, et assurer que cette possibilité leur est reconnue
comme un droit fondamental. Il note que la santé reproductive, y
compris la planification familiale et la santé sexuelle, englobe
l'éventail des composantes touchant à la santé reproductive de
la femme et de l'homme, depuis l'adolescence et tout au long du
cycle de leur vie.
LES PROGRES REALISES A CE JOUR: Les progrès réalisés depuis
1994
englobent un élan dans les politiques et les programmes de
développement en matière de santé reproductive et des droits qui
s'y rapportent, une meilleure compréhension de l'approche à la
santé reproductive basée sur les droits de l'Homme,
l'éloignement de la prestation de services verticale, des
objectifs et des quotas démographiques, et la promotion de la
santé reproductive des adolescents. Le rapport note en
particulier les progrès accomplis dans: l'élaboration de
politiques et/ou de législations politiques ou d'évolution
institutionnelle dans le domaine de la santé reproductive et des
droits qui s'y rapportent; l'intégration des services de santé;
la fourniture de services de haute qualité répondant aux besoins
des clients et garantissant le consentement libre et éclairé; la
promotion de l'implication de l'homme dans la santé sexuelle et
reproductive; la mise à disposition d'un large éventail de choix
de contraceptifs; la reconnaissance des risques de mortalité et
de morbidité maternelles; la reconnaissance de l'avortement
effectué dans de mauvaises conditions en tant que problème de
santé publique sérieux et l'établissement de services là où
l'avortement est légal; et, la démonstration que les efforts
visant la prévention des MST, et notamment du HIV/SIDA, sont
efficaces du point de vue coût.
LES PROBLEMES ET LES CONTRAINTES: Le projet de rapport
identifie
les problèmes et les contraintes dans le domaine des droits
touchant à la procréation notamment l'inconsistance des
approches touchant aux droits de l'Homme dans les politiques, le
manque de volonté politique et les réserves formulées à l'égard
de l'Article 12 de la CEDAW (discrimination de la femme dans le
domaine de la santé) par 54 pays. Il y a insuffisance au niveau
de la compréhension de la meilleure manière d'appliquer
l'approche de santé reproductive, un besoin de mettre en place
des mesures visant la sauvegarde de la santé reproductive lors
de la réforme des secteurs de la santé et une tendance de
formuler les politiques de santé reproductive, principalement
par le secteur sanitaire, excluant les autres secteurs
importants. Parmi les autres problèmes et contraintes: manque de
prestataires de services formés en soins de santé reproductive;
risques accrus de grossesse non désirée et de MST, et notamment
du HIV/SIDA dus au manque d'information et à l'augmentation des
pratiques sexuelles non protégées des adolescents dans les
situations d'urgence ou de réfugiés; limitation de la
progression de l'implication et de la responsabilisation des
hommes dans la santé sexuelle et reproductive; manque d'accès à
l'information et aux services de planification familiale pour
150 millions de femmes; des taux inacceptables de morbidité et
de mortalité maternelles dans les pays en développement et dans
les pays en transition économique; l'avortement pratiqué dans de
mauvaises conditions en tant que problème de santé publique
majeure et de cause de mortalité maternelle; et, propagation
continue des MST et du HIV/SIDA, en particulier parmi les
adolescents.
LES PROPOSITIONS D'ACTIONS: Le projet de rapport renferme un
certain nombre de propositions d'actions ayant trait à la santé
reproductive. Au sujet des droits en matière de reproduction, il
recommande:
la promulgation et l'application de politiques visant à la
réalisation des engagements du Caire pour garantir les droits en
matière de procréation, l'égalité des sexes et la parité
homme/femme;
la garantie que les politiques et les programmes de mise
en
uvre touchant à la santé reproductive sont fondées sur les
droits de l'Homme et couvrent le cycle de vie;
le renforcement des connaissances et de la confiance en
soi
des femmes, des hommes et des adolescents pour leur permettre de
revendiquer leurs droits en matière de reproduction et de
promouvoir leur santé reproductive;
la garantie des droits humains de la femme, y compris le
droit
d'exercer le plein contrôle et de décider librement et de
manière responsable des questions ayant trait à leur sexualité,
sans coercition, discrimination et violence;
le retrait des réserves faites par les gouvernements à la
CEDAW; et,
élaboration, au sein du système des Nations Unies de
méthodologies et d'indicateurs pour la promotion et le suivi des
droits de la femme, en particulier dans le domaine de la santé
sexuelle et reproductive.
Concernant l'élaboration et l'exécution des programmes de santé
reproductive, le projet de rapport recommande:
de s'assurer que la réforme du secteur de la santé et que
les
approches maintiennent une haute priorité pour la santé sexuelle
et reproductive, et de garantir un accès équitable à
l'information et aux services;
de s'assurer que les gouvernements facilitent des
processus
d'élaboration participatifs d'élaboration politiques;
d'engager tous les secteurs pertinents;
de promouvoir la décentralisation de la planification et
des
réalisations en matière de santé;
d'établir des partenariats stratégiques à long terme entre
les
gouvernements et l'ensemble des partenaires de la société
civile;
de renforcer l'intégration des services en vue d'aboutir à
une
acceptabilité, utilisation et rentabilité accrues;
d'accroître et d'assurer le suivi de l'investissement dans
la
qualité des prestations;
d'augmenter l'investissement dans la formation en matière
de
santé reproductive;
d'élaborer des indicateurs quantitatifs et qualitatifs
pour le
suivi des progrès;
de renforcer les services de base communautaire et le
marketing social et d'explorer les voies et moyens d'établir de
nouveaux partenariats avec le secteur privé;
d'affecter des ressources pour la satisfaction de la
demande
accrue pour l'accès à l'information, aux conseils, aux services
et au suivi sur l'éventail des méthodes contraceptives sûres et
efficaces;
de reconnaître et de promouvoir la maternité dans des
conditions sûres en tant que question relevant des droits de
l'Homme;
de former et de déployer davantage d'auxiliaires de santé
de
base dotés d'aptitudes de secouristes;
de mettre en place des systèmes d'orientation efficaces;
de s'assurer de la disponibilité d'auxiliaires dûment
formés
pour fournir des prestations de qualité, et en particulier des
soins d'urgence en matière d'obstétrique;
d'établir des repères intermédiaires pour la mortalité
maternelle;
de promouvoir la compréhension des hommes de leur rôle et
de
leurs responsabilités;
de reconnaître et de traiter la pratique de l'avortement
effectué dans de mauvaises conditions comme un problème de santé
publique;
de réduire le taux des avortements effectués dans de
mauvaises
conditions en diminuant celui des grossesses non désirées à
travers la mise à disposition d'informations et de services de
planification familiale, incluant la contraception d'urgence, et
à travers l'investissement dans la formation et l'équipement des
services médicaux et du personnel pour la gestion des
complications;
de réviser les lois comprenant des mesures punitives à
l'encontre des femmes qui se sont faites avorter de manière
illégale;
d'affirmer l'engagement envers le paragraphe 8.25 du Plan
d'Action; et,
d'élaborer un système pour le suivi de la mise en uvre.
Concernant les MST et le HIV/SIDA, le projet de rapport
recommande:
De s'assurer que les gouvernements engagent une action de
prévention de la transmission du HIV et uvrent pour
l'amélioration des soins donnés aux personnes infectées;
De fournir des ressources à l'UNAIDS;
De lancer une action d'urgence intensive contre
l'épidémie;
d'assurer la prévention du HIV/SIDA comme partie
intégrante du
domaine de la santé reproductive;
de garantir l'accès aux technologies disponibles telles
que
les préservatifs masculins et féminins;
de s'assurer que les services et les campagnes de
communication englobent les sujets de sexualité;
de s'assurer que l'homme ne menace pas les droits humains de
la femme, à travers des pratiques et autres comportements qui
feraient encourir des risques à la femme;
d'investir dans les programmes de prévention et de
traitement
des MST;
d'élaborer des objectifs en matière de prévention et de
repères pour le suivi des progrès;
d'inclure des modules sur le HIV/SIDA dans les programmes
d'éducation sexuelle des adolescents;
d'instaurer un environnement non discriminatoire vis-à-vis
des
personnes infectées par le HIV/SIDA et de mettre à la
disposition des pays en développement les médicaments qu'ils
requièrent; et,
d'appuyer la recherche et le développement.
Concernant les adolescents, le projet de rapport recommande:
de s'assurer que les programmes de santé sexuelle et
reproductive destinés aux adolescents englobent l'éducation
sexuelle et la mise à disposition de contraceptifs, les soins de
santé de base, la prévention et le traitement des MST, des
services d'orientation et de conseils efficaces;
de mettre en place des stratégies innovantes mettant à la
disposition des adolescents en matière de santé sexuelle et
reproductive, une information encourageant l'égalité sexuelle,
un comportement sexuel responsable et la prévention des
grossesses non désirées;
d'élaborer et de mettre en uvre des plans nationaux pour
l'investissement dans les jeunes, avec la pleine implication des
adolescents;
de sensibiliser et d'impliquer les parents dans la
fourniture
d'informations sur la santé sexuelle et reproductive des
adolescents;
de s'assurer que les attitudes des prestataires de soins
de
santé ne restreignent pas l'accès des adolescents aux services
et à l'information;
d'intégrer l'éducation sexuelle dans les programmes
scolaires
à tous les niveaux et de s'assurer que les enseignants reçoivent
une formation adéquate dans ce domaine;
de mettre à disposition des services de santé sexuelle
pour
tous les adolescents qui les demandent;
de s'assurer que les pères assument leurs responsabilités
en
tant que modèles de rôle positif; et,
de réaffirmer le paragraphe 5.9 du Plan d'Action
(politiques
d'habitat, d'emploi, de santé, de sécurité sociale et
d'éducation orientées vers la famille).
Le projet de rapport recommande également que les femmes,
réfugiées et les femmes en situation d'urgence reçoivent les
soins de santé appropriés, et notamment les soins de santé
reproductive, ainsi qu'une grande protection contre la violence
sexuelle et que tous les secouristes de santé bénéficient d'une
formation de base dans l'information et les services de santé
reproductive.
RENFORCEMENT DES PARTENARIATS
Le chapitre sur le renforcement des partenariats reconnaît
l'importance d'une collaboration élargie et interactive entre
les gouvernements, la communauté internationale et la société
civile pour la réalisation des objectifs du PA.
LES PROGRES REALISES A CE JOUR: Le projet de rapport reflète le
consensus virtuel réalisé au Forum autour du fait que des
avancées dans le domaine du renforcement des partenariats ont
été réalisées depuis le Caire. Il identifie une évolution
conceptuelle chez les détenteurs des enjeux, vers un
développement axé sur la personne humaine et sur un concept de
santé reproductive et sexuelle basé sur le cycle de vie. Il note
par ailleurs que plusieurs gouvernements ont adopté des mesures
importantes pour l'implication de la société civile dans les
processus politiques et décisionnels, soulignant en particulier
les réalisations accomplies dans les pays en transition
économique. Le projet de rapport indique également qu'un certain
nombre de pays ont pris des mesures pour le renforcement de la
société civile en lui fournissant des financements et en levant
les entraves juridiques. Il y est rapporté que la coordination
entre les agences des Nations Unies a été améliorée, et note en
particulier la formation en 1995 de la Cellule chargée des
Services Sociaux de Base pour Tous, par 18 organisations et
agences des Nations Unies dont des institutions de Bretton
Woods. Le projet de rapport souligne l'implication accrue des
groupes de femmes et de jeunes, des communautés religieuses, du
secteur privé et des organisations de défense, et se félicite du
succès des parlementaires qui ont assuré davantage de
financements gouvernementaux et adopté des législations sur la
santé reproductive et sur la violence sexo-spécifique, y compris
les pratiques de mutilation génitale féminine.
LES PROBLEMES ET LES CONTRAINTES: Concernant la formulation des
politiques et la mise en uvre des programmes, l'une des
contraintes entravant le renforcement des partenariats est
l'absence fréquente de cadres juridiques clairs de régulation et
de directives visant à faciliter les partenariats avec les ONG.
Le projet de rapport note également les progrès limités dans le
domaine du renforcement des ressources humaines des capacités
institutionnelles et financières des organisations de la société
civile, ainsi que de leurs faiblesses en matière de
transparence, redevabilité de comptes et de travail en réseau.
Parmi les autres contraintes identifiées dans le rapport: des
contraintes au niveau des ressources gouvernementales
disponibles pour le soutien des ONG; des problèmes de
planification stratégique pour les ONG tributaires du
financement extérieur; défaut de mécanismes de coordination et
de partenariats de financement au niveau national; absence
fréquente de cadres pluri-sectoriels pour l'identification des
thèmes clés permettant l'entreprise d'une action conjointe et
l'élaboration d'indicateurs pour l'évaluation des contributions
des groupes de la société civile; la nécessité d'accroître
l'implication du secteur privé et des jeunes; et, l'importance
d'un environnement politique stable positif.
LES PROPOSITIONS D'ACTIONS: Le projet de rapport propose un
certain nombre d'actions à opérer sur plusieurs niveaux.
Concernant la mise en place d'un environnement favorable pour
des partenariats efficaces, il stipule que la collaboration
pluri-sectorielle doit être fondée sur la négociation, des
intentions mutuellement approuvées et des résultats explicites.
Il recommande par ailleurs que les partenariats servent à
améliorer l'activité des gouvernements, plutôt qu'à se
substituer. Il appelle les gouvernements:
à mettre en place un cadre juridique qui accorde
légitimité et
autonomie aux ONG;
à adopter des politiques et à supprimer les obstacles
juridiques et bureaucratiques à l'implication de la société
civile dans la réalisation des objectifs du PA;
à édifier des partenariats avec les groupes de la société
civile; et,
à travailler avec la société civile pour définir
clairement le
rôle de chaque partenaire.
Les gouvernements et la société civile doivent élaborer des
plans directeurs opérationnels et faire en sorte que tous leur
programmes soient complémentaires ou menés conjointement. Les
systèmes doivent être transparents de manière à promouvoir la
redevabilité de comptes, des instruments utiles à l'évaluation
et au suivi de l'interaction entre les deux secteurs doivent
être créés, et les jeunes doivent participer à tous les niveaux
des processus politiques et décisionnels. Les parlementaires
doivent continuer à uvrer pour la mise en place de réseaux
nationaux et internationaux, la mobilisation du soutien
politique, l'affectation de budgets suffisants, et travailler
avec la communauté sanitaire sur les réformes législatives
nécessaires.
Concernant le renforcement des ressources humaines et des
capacités institutionnelles de la société civile, le projet de
rapport appelle à une assistance technique et financière
innovante de la part des gouvernements et des groupes
internationaux et à l'élargissement du champ d'application de
l'aide qui pourrait inclure un financement direct pour les ONG
et d'autres acteurs non étatiques. Les ONG doivent renforcer
leurs capacités et uvrer à l'édification de coalitions et de
réseaux. La coopération Sud-Sud doit bénéficier d'un soutien
pluri-sectoriel.
Le projet de rapport recommande de renforcer et d'intensifier
les efforts de mobilisation sociale en travaillant plus
étroitement avec les médias et avec le secteur privé et à
encourager les femmes opérant dans le secteur privé à uvrer en
faveur du Plan d'Action. Aux fins de promouvoir l'accès à des
services de santé reproductive et de planification familiale de
haute qualité, le rapport encourage la coopération avec le
secteur privé et avec les associations professionnelles
médicales.
Pour le renforcement de la collaboration entre les
organisations
intergouvernementales et onusiennes, le projet de rapport
appelle à l'amélioration de la coordination inter-agences à tous
les niveaux et à l'inclusion des banques de développement dans
les activités de partenariat. Le FNUAP doit continuer à
focaliser ses efforts sur l'intégration de la société civile
dans les partenariats et doit appuyer les efforts
gouvernementaux dans ce domaine. Il doit renforcer par ailleurs
le comité consultatif des ONG près du FNUAP, au niveau
international et établir des commissions au niveau régional et
national, élaborer des lignes directrices pour l'établissement
des partenariats et le renforcement des liens avec les pays en
transition économique.
FLUX DE RESSOURCES ET FINANCEMENTS POUR LA POURSUITE DE LA MISE
EN OEUVRE DU PA
Le chapitre sur les flux de ressources et les financements de
la
suite de la mise en uvre du PA met en relief la nécessité pour
les gouvernements de s'engager au plus haut niveau politique à
réaliser les objectifs de la CIPD. Le rapport met en exergue les
estimations et les ressources financières nécessaires et prend
note, en particulier des appels des parlementaires de la Haye et
des forums des jeunes et des ONG pour la mobilisation des
ressources adéquates pour les activités de population et
développement.
LES PROGRES REALISES A CE JOUR: Le projet de rapport identifie
les faits suivants: l'aide internationale destinée aux activités
touchant à la population est passée de US$1.3 milliards en 1993
à US$1.9-2.0 milliards en 1995-97, avec une petite baisse
enregistrée l'année dernière; le pourcentage de l'APD destinée
au secteur population se trouve à son plus haut niveau et les
chiffres préliminaires pour l'année 1997 montrent que les pays
donateurs ont accordé 3,09% du montant total de leur APD au
secteur population; les pays en développement sont en train de
mobiliser des ressources intérieures pour les activités en
matière de population et les estimations se situent autour de
US$8 milliards pour les ressources financières intérieures
accordées aux activités de population en 1997; et, le secteur
privé, y compris les fondations privées et les ONG, est en train
de jouer un rôle de plus en plus important dans la mobilisation
de ressources.
LES PROBLEMES ET LES CONTRAINTES: Le projet de rapport
identifie
un certain nombre de problèmes et de contraintes. Le financement
des activités de population ne s'est pas accru à un rythme
permettant d'assurer la mobilisation des US$17 milliards requis
d'ici l'an 2000. Les données préliminaires pour l'exercice 1997
indiquent que le financement a enregistré une baisse qui le
situe juste au-dessous de US$1.9 milliards et que les sources
extérieures ont réalisé 33% de leur engagement de la CIPD; le
montant total de l'APD est en baisse ayant chuté de US$56.5
milliards en 1993 à US$47.6 milliards en 1997; la majeure partie
des flux de ressources intérieures engendrées dans seulement
quelques grands pays, et les pays en développement sont en
général incapables d'engendrer les ressources nécessaires à
partir de sources domestiques pour le financement des programmes
nationaux en matière de population; des difficultés économiques
et politiques sont en train d'entraver les efforts de
mobilisation des ressources domestiques requises pour la mise en
uvre des politiques et des programmes nationaux dans un certain
nombre de pays; les insuffisances au niveau de la mobilisation
des ressources exigent une plus grande attention aux
améliorations pouvant être apportées à l'efficience et à
l'efficacité de l'utilisation des ressources; l'épidémie des
HIV/SIDA a progressé plus vite que prévu, exigeant des
ressources supplémentaires; et, les besoins des jeunes en
matière de santé sexuelle et reproductive restent traités de
manière inadéquate.
LES PROPOSITIONS D'ACTIONS: Concernant la mobilisation des
ressources, le projet de rapport appelle les pays:
à honorer leur engagement financier et à s'efforcer
d'atteindre le chiffre de 0.7% du PIB affecté à l'APD et dans ce
contexte, d'atteindre au minimum le chiffre de 4% de l'APD pour
les activités en matière de population, en considérant les
possibilités d'augmenter ce minimum à 5%;
à accroître les niveaux de financement accordé au FNUAP;
à fournir des efforts spéciaux pour réaliser au minimum
l'ensemble des US$1.3 milliards nécessaires à la prévention des
HIV/SIDA en l'an 2000, comme prévu dans le PA, en ciblant en
particulier les populations jeunes;
à mobiliser des ressources supplémentaires pour des
objectifs
plus larges dans le secteur social et celui de la population,
avec la considération des possibilités d'appliquer l'Initiative
20%;
à redoubler les efforts à l'intérieur et à l'extérieur du
pays
pour mobiliser les ressources additionnelles nécessaires, y
compris des efforts particuliers des parlementaires, en vue
d'accroître le soutien pour les programmes de population et de
santé reproductive;
à accorder aux préoccupations du secteur population et
santé
reproductive les moyens nécessaires dans le cadre de programmes
intégrés;
à assurer un rôle accru au secteur privé, et notamment aux
fondations privées et aux ONG dans la mobilisation des
ressources;
à assurer des financement des donateurs pour le soutien
des
activités de mise en uvre du PA et du renforcement des
capacités;
à mobiliser un soutien spécial provenant de sources
donatrices
extérieures pour les pays les moins aptes à engendrer des
ressources intérieures pour les programmes de population et de
santé reproductive, et en particulier pour la mise en place de
programmes intégrés de santé reproductive;
à accroître les flux de ressources destinées à répondre
aux
besoins des adolescents en la matière, en réservant 20% des
financements affectés aux programmes de santé reproductive pour
la satisfaction des besoins des adolescents en matière
d'informations et de services, et en impliquant les jeunes dans
la conception, l'exécution et le suivi des programmes; et,
à utiliser des indicateurs de performance qualitative et
quantitative dans les décisions d'octroi des donateurs, tenant
compte des recommandations du PA.
Concernant l'efficacité et l'efficience dans l'utilisation des
ressources, le projet de rapport propose:
d'améliorer l'utilisation des fonds disponibles, à travers
des
actions incluant la mise en uvre des approches de planification
stratégique, la minimisation des gaspillages des ressources
financières et humaines dus au double-emploi dans les programmes
nationaux et à explorer les possibilités d'utiliser des systèmes
de gestion reliant les décisions en matière de ressources aux
résultats;
de canaliser les ressources des gouvernements et des
donateurs
vers la promotion de l'accès des populations pauvres à
l'information et aux services;
de renforcer la redevabilité de comptes à travers la
création
de capacités techniques et managériales et des systèmes
d'information plus transparents sur les affectations et les
dépenses;
de coordonner, d'harmoniser et d'accroître la flexibilité
des
politiques et des initiatives de financement; et,
de renforcer les mécanismes de coordination des programmes
nationaux de santé reproductive dans les pays en développement.
Le rapport recommande par ailleurs des actions concernant la
mise en place de nouveaux mécanismes capables d'engendrer des
ressources additionnelles pour la couverture des objectifs de la
CIPD:
explorer l'utilisation des brais versés par les
utilisateurs,
le marketing social et d'autres formes de recouvrement
parallèlement à des approches de financement novatrices;
promouvoir et soutenir l'élargissement de la coopération
Sud-
Sud et les échanges d'information sur les stratégies et les
bonnes pratiques des programmes efficaces;
renforcer les partenariats pour la mobilisation des
ressources;
utiliser des mécanismes plus efficaces pour la réduction
de la
dette extérieure, en vue d'encourager les affectations en faveur
des programmes de population et de santé reproductive, notamment
l'annulation de la dette et le troc de la dette en échange
d'investissements dans les services sociaux; et,
plaider pour l'augmentation du financement destiné aux
programmes de population et de santé reproductive provenant des
institutions financières internationales.
Le projet de rapport propose également les actions suivantes:
soutenir la recherche méthodologique, y compris la
recherche
opérationnelle visant l'amélioration du suivi des flux de
ressources destinées aux programmes intégrés de population et de
santé reproductive;
assurer un suivi par niveaux de pauvreté et de manière
sexo-
spécifique;
assurer le suivi des flux financiers vers les parties non
évaluées du PA, en particulier celles traitant de préoccupations
sexo-spécifiques et des interactions environnementales; et,
accorder une forte priorité aux hautes discussions
techniques
autour de l'évaluation des projections budgétaires du PA, avec
une attention particulière au domaine de la maternité sans
risque.
BREVE ANALYSE DU FORUM
Les vents prometteurs du début du Forum sont tombés après une
semaine d'optimisme et de volonté renouvelée à "poursuivre le
combat de tous les jours". Le Forum s'est achevé, mais le
discours sur la poursuite de la mise en uvre du PA commence à
peine. Dans les dernières heures du Forum, de nombreux
participants ont exprimé des sentiments de satisfaction quant au
déroulement et aux résultats du processus en faisant observer
que le Forum a ravivé l'esprit de coopération et recentré les
efforts sur les objectifs établis au Caire. Les délégués auront
à peine le temps de souffler avant de devoir se rendre à New
York pour se retrousser les manches et entamer les négociations
sur la suite de la mise en uvre, mais il semble qu'il y ait
accord général pour dire que le Forum a fourni une plate-forme
solide aux étapes plus difficiles attendues.
Le Forum de la Haye n'avait pas pour objectif la négociation de
ce qui a été approuvé au Caire, même si certains s'y attendaient
ou parfois l'espéraient. Il été l'occasion de passer en revue
les expériences vécues à ce jour dans les différents pays, de
mettre en lumière un certain nombre de préoccupations
émergentes, et surtout de souligner que le chemin qui reste à
faire est long. Avant le Forum, le décor était installé la
semaine précédente durant laquelle les ONG, les parlementaires
et les associations de jeunes se sont réunis pour procéder à
l'évaluation de leurs propres accomplissements et des
difficultés rencontrées dans l'exécution du PA et pour formuler
des recommandations qui se sont avérées de grand apport pour le
Forum. Leur impact sur le Forum a été considérable, avec les
jeunes occupant une place centrale dans les débats sur la santé
reproductive, les partenariats et l'affectation des ressources.
Leur proposition appelant à ce que 20% au moins des soutiens
destinés aux programmes de santé reproductive soient réservés
aux initiatives visant à répondre aux besoins des adolescents en
matière d'information et de services devait trouver le soutien
de nombreuses délégations et se frayer un chemin pour se
retrouver parmi les propositions d'actions retenues dans le
rapport du Forum. Cette proposition est considérée par beaucoup
comme l'une des principales réalisations du Forum. Cela en
raison du fait que les questions touchant à la santé sexuelle et
reproductive des adolescents et notamment celle de
l'augmentation importante des atteintes de HIV/SIDA parmi les
jeunes, ont émergé durant les cinq années qui nous séparent de
la Conférence du Caire. La participation enthousiaste et
énergique des jeunes fut soulignée par beaucoup comme étant l'un
des traits les plus significatifs du Forum, et un témoignage du
fait que l'appel lancé au Caire pour le renforcement des
partenariats et l'implication de la société civile est en train
de se vérifier dans le réel.
L'allocution de Hillary CLINTON devait insuffler un élan
significatif aux discussions de la Haye. Son apparition à deux
reprises, la seconde, juste après avoir assisté aux funérailles
du Roi Hussein de Jordanie est considérée par beaucoup comme la
preuve de son engagement réel en faveur des questions de
population et de développement, et en particulier des droits des
femmes dans le domaine de la santé reproductive. La présence
devait également servir à attirer, de manière importante,
l'attention des médias sur le Forum et fournir une inspiration
aux différentes délégations.
Un autre accomplissement qui n'est pas passé inaperçu a été le
progrès réalisé au niveau de la promotion de la femme et de ses
droits en matière de santé reproductive, au cours des cinq
dernières années. Personne ne fut surpris de voir ces
accomplissements émerger en tant que thème de haut profil durant
le Forum, et la question de l'avortement devait de nouveau
engendrer un débat contentieux, aucun changement de position
n'ayant intervenu dans les deux camps depuis le Caire (à
l'exception notoire de la législation de l'avortement en Afrique
du Sud en 1996). Dans quelques domaines, le rapport du Forum
semblait pousser les choses au delà des points acquis au Caire,
y compris dans la mise en relief de la récente mise à
disposition de la contraception d'urgence (la pilule du
lendemain) comme moyen de réduire l'avortement pratiqué dans de
mauvaises conditions. Les appels en faveur de l'intégration de
concepts et de formulations tirés de la Plate-forme d'Action de
Pékin qui constitue une étape importante de l'avancée des
questions féminines depuis le Caire ont été considérés par
beaucoup comme un résultat important du Forum et comme un effort
visant à faire progresser son agenda. Cela a toutefois constitué
un point de controverse car certaines délégations des plus
conservatrices qui avaient fait objection à des éléments de la
Plate-forme, tels que les recommandations ayant trait aux droits
en matière de sexualité, se sont opposées à l'intégration des
libellés de Pékin dans le rapport du Forum. Elle ont tenté de
bloquer leur insertion en réitérant que le Forum n'était pas
mandaté pour réouvrir le texte du Caire. Il est, cependant,
assez significatif de constater que le projet de rapport
comprend une proposition soumise par les ONG et appelant à la
révision des lois contenant des mesures punitives à l'encontre
des femmes qui se seraient faites avorter de manière illégale,
laquelle proposition est basée sur une recommandation de la
Conférence de Pékin.
S'agissant du renforcement des partenariats, les remarques
introductives de Florence MANGUYU adressées à la Grande
Commission, "Unis, nous tiendrons la route, divisés, nous
échouerons" devaient résumer l'esprit de coopération nécessaire
à la réussite de la mise en uvre du Plan d'Action. La plupart
des délégués étaient d'accord pour dire que l'implication de la
société civile dans la mise en application du PA a été l'un des
domaines où un progrès réel a été réalisé et qui a grandement
contribué aux avancées accomplies dans d'autres domaines.
L'esprit de partenariat était incarné dans la diversité et le
degré de la participation de la société civile dans les travaux
du Forum et dans la volonté exprimée par les gouvernements à
coopérer avec d'autres concernés, aux niveaux national et
international. La reconnaissance par le Forum que les groupes de
la société civile nécessitent une assistance dans le
renforcement de leurs ressources humaines et de leurs capacités
institutionnelles est une indication avant la lettre que leur
implication et leurs contributions à la progression de l'agenda
du Caire ne pourront être que renforcées dans le futur.
Tout au long de la semaine, la nécessité de la mobilisation des
ressources devait être soulignée à plusieurs reprises comme
étant essentielle pour la mise en uvre du PA. Le fait que de
nombreux donateurs aient failli à leur engagement financier fut
identifié comme la contrainte la plus significative qui a
entravé l'exécution du PA. L'éclaircie vint à travers l'annonce
faite par Hillary CLINTON de la proposition du Président des
ETATS-UNIS d'apporter au FNUAP une contribution de US$25
millions, l'année prochaine. Cette annonce ravira l'optimisme
dans les rangs des délégations et l'espoir de voir les
programmes ambitieux qu'ils avaient discutés être financés et
réalisés. En dépit des potentialités de galvanisation de cette
annonce, la taille de la lacune reste inquiétante. La réponse à
la situation fut donnée par la Ministre Néerlandaise de la
Coopération et du Développement, Eveline HERFKENS, lorsqu'elle
lança aux bailleurs de fonds récalcitrants: "put your money
where your mouth is".
Les acquis importants du Forum, compte tenu de ses modestes
objectifs, ne laissent pas grand chose à dire à propos de ses
imperfections. Quelques délégués ont estimé qu'il aurait pu être
plus productif s'il y avait plus de temps pour formuler des
mesures concrètes. Leur conclusion est que le caractère non
contraignant du rapport du Forum et son manque de précision dans
certains domaines signifient que cette réunion ne jouera qu'un
rôle limité dans la détermination du résultat de la très
importante PrepCom en mars, et de la session Extraordinaire des
Nations Unies fin juin. Bien que certains aient également
critiqué la réunion et quelques pays donateurs pour avoir donné
dans une rhétorique non soutenue par l'action, personne ne peut
nier que le Forum a servi à inspirer, à renouveler l'engagement,
et à renforcer la détermination de faire progresser les
objectifs ambitieux du Caire. C'est ce renouvellement d'énergie
qui pourrait être juste ce dont les délégués ont besoins pour
réaliser de nouveaux progrès dans les mois à venir. L'un des
délégués devait déclarer, "le vent est en train de souffler vers
la réussite. Nous ne pouvons pas changer la direction du vent,
alors ajustons nos voiles".
A SUIVRE D'ICI LA SE/AGNU
COMMISSION DU DEVELOPPEMENT DURABLE: Le Groupe de Travail
Spécial de la CDD sur les thèmes des Modes de Consommation et de
Production et du Tourisme et du Développement Durable se réunira
à New York du 22 au 26 février 1999. Le Groupe de Travail
Spécial sur les Océans et les Mers et la Revue du Programme
d'Action pour le Développement Durable des Petits Etats
Insulaires en Développement se réunira à New York du 1er au 5
mars 1999. La CDD tiendra sa 7ème Session du 19 au 30 avril
1999. Pour de plus amples renseignements, contacter: Andrey
Vasilyev, Division for Sustainable Development; tel: +1 (212)
963-5949; fax: +1 (212) 963-4260; e-mail: vasilyev@un.org;
Internet: http://www.un.org/esa/sustdev/.
COMMISSION SUR LE STATUT DE LA FEMME: La 43ème session de la
CSF
se réunit du 1er au 19 mars 1999 à New York. Du 1er au 12, il y
aura une session interne du Groupe de Travail chargé de
l'élaboration d'un Projet de Traité Optionnel de la Convention
sur l'Elimination de Toutes les Formes de Discrimination à
l'encontre des Femmes (CEDAW). La dernière semaine servira de
PrepCom pour Pékin+5. Pour plus d'informations, contacter: the
UN Division for the Advancement of Women, United Nations, Room
DC2-1204, New York, NY 10017 USA; e-mail: daw@un.org; Internet:
http://www.un.org/womenwatch.
COMMISSION SUR LA POPULATION ET LE DEVELOPMENT: La 32ème
session
de la CPD se déroulera du 24 au 31 mars 1999 à New York et
servira de PrepCom pour la Session Extraordinaire de l'Assemblée
Générale consacrée à l'évaluation de la Mise en uvre du PA de
la CIPD. Pour plus de détails, contacter: United Nations
Population Fund, 220 East 42nd St, New York, NY 10017 USA;
fax: +1 (212) 557-6416; e-mail: dayal@unfpa.org; Internet:
http://www.undp.org/popin/icpd5.htm.
REUNION MINISTERIELLE SUR LA COOPERATION REGIONALE EN MATIERE
DE
MIGRATION IRREGULIERE: Cette réunion sera organisée par le
Gouvernement de Thaïlande du 21 au 23 avril 1999 à Bangkok. Les
invitations ont été envoyées à un niveau ministériel. Pour plus
d'informations, contacter: Peter Schatzer, International
Organization for Migration; tel: +41-22-717-9278, fax: +41-22-
798-6150, e-mail: schatzer@geneva.iom.ch.
COMMISSION SUR LES ETABLISSEMENTS HUMAINS: La 17éme session de
la Commission sur les Etablissements Humains se réunira du 5 au
14 mai 1999 à Nairobi, Kenya. Pour plus d'informations,
contacter: Information and External Relations, UN Centre for
Human Settlements, UNCHS (Habitat); tel: +254-2-623067; fax:
+254-2-624060; Internet: http://www.unhabitat.org/.
COPENHAGUE+5: Le Comité Préparatoire pour la Session
Extraordinaire de l'Assemblée Générale consacrée à la revue de
l'Application des Résultats du Sommet Mondial pour le
Développement Social (SMDS) et Autres Initiatives tiendra sa
première session à New York du 17 au 28 mai 1999. La deuxième
session aura lieu en avril 2000, avec une Session Extraordinaire
prévue plus tard en 2000. Pour plus de détails, contacter:
Secretariat, UN Commission for Social Development; tel: +1 (212)
963-6763; fax: +1 (212) 963-3062; e-mail: ngoran@un.org;
Internet: http://www.un.org/esa/socdev/wssdcal1.htm.
SESSION EXTRAORDINAIRE DE L'ASSEMBLEE GENERALE SUR LA CIPD+5:
La
Session Extraordinaire de l'Assemblée Générale de l'ONU se
réunira du 30 juin au 2 juillet 1999 à New York pour
l'évaluation de la mise en uvre du PA de la CIPD. Pour plus de
renseignements, contacter: United Nations Population Fund, 220
East 42nd St, New York, NY 10017 USA; fax: +1 (212) 557-6416; e-
mail: dayal@unfpa.org; Internet:
http://www.undp.org/popin/icpd5.htm.
| Ce numéro du Bulletin des Négociations de la Terre ©
enb@iisd.org a été rédigé et édité par Richard Campbell
(richcam@hotmail.com), Angela Churie (churie@l.kth.se),
Kira Schmidt (kiras@iisd.org), Chris Spence
(spencechris@hotmail.com). Editrice en Chef: Pamela Chasek,
Ph.D. (pam@iisd.org) . Directeur de la Publication: L. J.
"Kimo" Goree (kimo@iisd.org). Edition Numérique: David
Fernau (david@virtualstockholm.net). Version Fran�aise:
Mongi Gadhoum (mongi.gadhoum@enb.intl.tn) . Le financement de
base du Bulletin a �t� assur� par le Minist�re N�erlandais
de la Coop�ration pour le D�veloppement, le Gouvernement du
Canada (� travers le CIDA) et le Gouvernement des Etats-
Unis d'Am�rique (� travers l'USAID) et l'Agence Suisse de
l'Environnement, des for�ts et des paysages. Un soutien
g�n�ral pour l'exercice 1999 a �t� accord� par le
D�partement du D�veloppement International du Royaume-Uni
(DFID), le Minist�re Allemand de l'Environnement (BMU) et
le Minist�re Allemand de la Coop�ration et du d�veloppement
(BMZ), le Minist�re Danois des Affaires Etrang�res, la
Communaut� Europ�enne (DG-XI), Les Minist�res Autrichiens
de l'Environnement et des Affaires Etrang�res, les
Minist�res Norv�giens de l'Environnement et des Affaires
Etrang�res, les Minist�res Finlandais des Affaires
Etrang�res et de l'environnement, le Gouvernement Su�dois,
le PNUD, le FEM, et le Minist�re Islandais de
l'Environnement. La version Fran�aise est financ�e par
lACCT/IEPF avec lappui de la Coop�ration Fran�aise. Le
Bulletin peut �tre joint par courriel (enb@iisd.org) par tel:
+1-212-644-0204 et par fax: +1-212-644-0206. LIIDD peut
�tre contact� par courriel (info@iisd.ca) , par courrier
postal au 161, Portage Avenue East, 6th Floor, Winnipeg,
Manitoba R3B 0Y4, Canada; tel: +1-204-958-7700; fax: +1-
204-958-7710. Les opinions exprim�es dans le Bulletin des
N�gociations de la Terre appartiennent � leurs auteurs et
ne refl�tent pas n�cessairement les vues de lIIDD et des
autres donateurs. Des extraits du Bulletin des N�gociations
de la Terre peuvent �tre utilis�s dans dautres
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permission d'utiliser ce mat�riau dans des parutions
commerciales, contacter le Directeur de la Publication. Les
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