Bulletin des Négociations de la Terre

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Un service d'information sur les négociations en matière d'environnement et de développement

 

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Publié par L'Institut International du Développement Durable (IIDD)

 

Vol. 5 No. 252
Jeudi 10 mai 2007

LES FAITS MARQUANTS DE LA CDD-15:

MERCREDI 9 MAI 2007

Le segment de haut niveau a commencé le matin par des décla­rations du Secrétaire Général de l'ONU, Ban Ki-moon, président de la CDD-15, Abdullah Bin Hamad Al-Attiyah (Qatar) et de Gro Harlem Brundtland. Cela a été suivi par les déclarations officielles des ministres et des tables rondes, tenues en parallèle, axées sur les thèmes de l'énergie au service du développement durable et du développement industriel, et de la pollution de l'air/atmosphère et des changements climatiques.

Les délégués se sont également réunis tout le long de la journée dans des séances de concertations informelles pour poursuivre la négociation du projet de document de négociation révisé du prési­dent.

SEGMENT DE HAUT NIVEAU

Le président Abdullah Bin Hamad Al-Attiyah (Qatar) a intro­duit l'ordre du jour de la CDD, soulignant l'interrelation des domaines thématiques. Il a mis en relief les avantages potentiels de la prise de mesures et a appelé à la réplication des initiatives inter­sectorielles réussies.

Le Secrétaire Général de l'ONU, Ban Ki-moon, a attiré l'atten­tion sur le 20e anniversaire de “Notre avenir commun.” Signalant que les changements climatiques sont sa première priorité, il a mis en exergue les conclusions du GIEC, a appelé à une action intégrée pour l'atténuation des changements climatiques et a émis l'espoir de voir une percée à la CdP-13 de la CCNUCC. Il a encouragé les délégations à mettre à contribution leur expertise collective pour traiter les problèmes et a plaidé pour une étroite collaboration entre les institutions de l'ONU.

L'envoyée spéciale des Nations Unies pour la lutte contre les changements climatiques, Gro Harlem Brundtland, a retracé un historique critique de l'ordre du jour environnemental multilatéral depuis le Rapport de la Commission mondiale sur l'environnement et le développement, mettant en relief ses réussites et ses déboires. Qualifiant la question des changements climatiques de question morale et d'unique défi touchant chaque pays et chaque secteur de l'économie, elle a appelé les pays industrialisés à conduire l'effort mondial visant à réaliser “une économie verte.”

TRADUIRE LES ENGAGEMENTS EN ACTIONS: TRAVAILLER EN PARTENARIAT

Le G-77/CHINE a souligné le besoin de traduire les engage­ments en actions, de travailler en partenariat fondé sur le principe de responsabilités communes mais différenciées, d'utiliser des approches globales et intégrées et de soutenir le Fonds mondial de solidarité contre la pauvreté. L'UE a souligné le rôle central des nouvelles approches de l'énergie, les objectifs et calendriers ambi­tieux qu'elle s'est fixés et le rôle de plus en plus important joué par le rendement énergétique et les biocombustibles. Le délégué a également appelé au soutien des Centres de production propre de l'ONUDI/PNUE. L'AOSIS a signalé que les changements clima­tiques menacent déjà l'existence de nombreux PEID, et a souligné le besoin de promouvoir des mécanismes de financement sensibles aux besoins particuliers des PEID. Il a également mis en exergue les pressions que le rétablissement après les catastrophes exerce sur les budgets du développement durable.

La plupart des déclarations ont mis l'accent sur les efforts nationaux fournis sur les questions thématiques. Les déclarations ont porté également sur d'autres éléments, comme suit. Le délégué des ETATS-UNIS a souligné la réussite du cycle actuel de la CDD, illustrée, entre autres, par l'élimination de l'essence contenant du plomb, en Afrique sub-saharienne, par l'amélioration de la qualité de l'air dans les bâtiments pour plus d'un million de ménages et l'augmentation de l'accès à l'énergie, à travers le Village mondial du partenariat pour l'énergie.

La REPUBLIQUE TCHEQUE a présenté un rapport sur les mécanismes volontaires et règlementaires pour l'amélioration du rendement et la réduction des émissions. Le délégué des PAYS-BAS a souligné l'objectif de son pays de devenir l'économie la plus efficace en matière de rendement énergétique, avec 20% de son énergie tirés de sources renouvelables. La REPUBLIQUE DE COREE a souligné le besoin, pour l'après 2012, d'une approche impliquant l'ensemble des principaux émetteurs, et a appelé à une plus grande coopération dans les domaines de la technologie et de la recherche et développement.

Le BOTSWANA a souligné la nécessité d'une approche intégrée et d'une plus grande attention à la question intersectorielle de l'égalité des sexes. La FINLANDE a parlé du développement rural et la croissance des méga cités comme des domaines dans lesquels la CDD a été moins active. La THAÏLANDE a appelé à un soutien technique et financier pour l'acquisition de la technologie avancée dans le domaine des combustibles fossiles et de la technol­ogie permettant de réduire les émissions de méthane des rizières. La SUEDE a souligné la nécessité, pour la CDD de produire des recommandations politiques fortes, pertinentes et focalisées. L'ESTONIE a souligné le besoin d'objectifs significatifs assortis de calendriers précis, de rendements énergétiques améliorés et de dispositions pour une évaluation adéquate de l'énergie au service du développement durable. L'ITALIE a parlé du besoin d'accélérer le dialogue climatique international et a apporté son appui à l'idée d'établir une Organisation des Nations Unies pour l'environne­ment. L'EGYPTE a souhaité un accroissement du soutien interna­tional aux activités de coopération régionale, une diversification améliorée des principales sources d'énergie et une coopération accrue dans le domaine des technologies. Le GABON a appelé au renforcement de la coopération internationale pour la réalisation des OMD. Le délégué de la CROATIE a plaidé pour la concrétisa­tion des objectifs de Kyoto et a signalé que son pays a récemment ratifié le Protocole de Kyoto. Le PORTUGAL a souligné le besoin de solidifier l'architecture à long terme de la lutte contre les changements climatiques.

Le délégué des EMIRATS ARABES UNIS a mis l'accent sur l'utilisation des technologies pour les combustibles fossiles propres, sur la sécurisation des flux d'énergie et sur le recours aux énergies renouvelables. Le MEXIQUE a mis en exergue la sécurité énergétique, la diversification des sources d'énergie et l'améliora­tion du rôle des énergies renouvelables. La CHINE a encouragé l'application du principe des responsabilités communes mais différenciées, a suggéré que les progrès sur la question environne­mentale ne peuvent être réalisés de manière réussie que dans le cadre du développement durable, a appelé à un régime commercial équitable et a encouragé le transfert des technologies.

Mettant en lumière les problèmes énergétiques posés en Afrique, le SENEGAL a proposé que les super profits du pétrole soient répartis pour compenser les pertes encourues par les pays non producteurs de pétrole et de réduire les effets défavorables sur les prix de l'énergie. L'ARABIE SAOUDITE a mis en exergue l'accès aux ressources énergétiques, comme étant un facteur majeur dans la réalisation des OMD.

L'AUTRICHE a affirmé son engagement à entamer la négociation d'engagements pour l'après 2012 à la CdP-13 de la CCNUCC. Le LESOTHO a donné des assurances qu'il réalisera la plupart des OMD d'ici 2015, avec un accroissement minimum de ses �mis�sions. Le ROYAUME-UNI a soulign� l'importance de l'acc�s � l'�nergie et a sugg�r� que l'am�lioration du rendement �nerg�tique pourrait �tre r�alis�e par l'�change d'exp�riences, le transfert des technologies propres et des m�canismes de financement. La COMMISSION EUROPEENNE a donn� des d�tails sur deux de ses initiatives phares en mati�re de d�veloppement durable: le Fonds fiduciaire pour l'am�lioration de l'infrastructure en Afrique et le Fonds mondial pour le rendement �nerg�tique et l'�nergie renouvelable. Les BARBADE a donn� un aper�u de son programme de chauffage de l'eau par l'�nergie solaire, reconnu par la CDD comme �tant un exemple de bonne pratique. La NORVEGE a appel� � une concentration sur les changements climatiques � travers la promotion du rendement �nerg�tique, des �nergies renouvelables et du pi�geage et fixation du carbone. La LETTONIE a propos� une approche coordonn�e et a soulign� l'importance de la science. Le TADJIKISTAN a fourni des d�tails sur sa crise d'eau et a appel� � une recherche accrue et � une approche r�gionale. La BULGARIE a soulign� l'importance des m�canismes fond�s sur la loi du march� et le march� du carbone. Le MAROC a sugg�r� au FEM de jouer un r�le dans la diffusion des technologies �nerg�tiques propres et renouvelables. ISRA�L a encourag� les d�l�gu�s � produire un document portant sur un r�sultat op�rationnel tourn�e vers l'avenir. Le KOWE�T a soulign� l'importance de l'am�lioration du rendement des combustibles fossiles. Soulignant que tous les pays sont partie int�grante � la fois du probl�me et de la solution, la SLOVENIE a appel� � une approche r�gionale int�gr�e. Le VIETNAM a mis l'accent sur l'importance des programmes de sensibilisation et de conscientisa�tion du public. La TANZANIE a d�clar� que toutes les solutions propos�es face aux changements climatiques devraient �tre fond�es sur l'�quit� et sur le principe des responsabilit�s communes mais diff�renci�es.

TABLE RONDE SUR L'ENERGIE AU SERVICE DU DEVELOPPEMENT DURABLE ET LE DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL

Cette Table Ronde a �t� mod�r�e par le pr�sident Abdullah Bin Hamad Al-Attiyah (Qatar). Les expos�s des conf�renciers ont �t� suivis par un d�bat. Daniel Yergin, Cambridge Energy Research Associates, a accueilli favorablement l'application de la biologie et de la biotechnologie � l'�nergie. Soulignant que l'am�lioration du rendement �nerg�tique est la priorit�, Valli Moosa, Eskom, a appel� l'ONU � mettre en application un programme d'�conomie d'�nergie dans ses �difices. Suleiman Jasir Al-Herbish, Fonds de l'OPEP pour le d�veloppement international, a appel� � l'adoption d'un assortiment appropri� des sources d'�nergie.

Les d�bats se sont concentr�s sur plusieurs sujets et, notam�ment, sur le besoin: d'une utilisation accrue du gaz naturel; d'oppor�tunit�s gagnantes � tous coups d'am�liorer le rendement �nerg�tique; de services �nerg�tiques modernes pour l'�radication de la pauvret� et la concr�tisation des OMD; de programmes de fixation du carbone; d'une agriculture ax�e sur la production de combustibles; d'une �r�surrection� du round de Doha des pourpar�lers sur le commerce international pour les pays en d�veloppement; d'une harmonisation de l'�tiquetage des �nergies avec les parte�naires du commerce; de technologies pour la r�duction des mauvais effets des combustibles fossiles sur l'environnement; d'un traite�ment des aspects n�gatifs de l'�nergie nucl�aire; et des femmes en tant que ressource pour la mise en �uvre des plans d'am�lioration du rendement �nerg�tique.

TABLE RONDE SUR LA POLLUTION DE L'AIR/ATMOSPHERE ET LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Cette Table Ronde a �t� mod�r�e par Martin Bursik, vice-premier ministre et ministre de l'environnement, R�publique tch�que. Les expos�s des conf�renciers ont �t� suivis par un d�bat.

John Holdren, Universit� de Harvard, s'est concentr� sur les strat�gies d'adaptation et sur le r�le �ventuel des Nations Unies dans le traitement de questions particuli�res touchant aux change�ments climatiques, y compris les �tudes et les plans d'action. Laurent Corbier, Chambre international du commerce, a parl� du r�le du monde de l'entreprise, de l'importance d'un travail synerg�tique dans le domaine des technologies, l'importance des politiques de financement et l'importance des collaborateurs. Abdalla El-Badri, OPEP, a soulign� que, compte tenu de l'accroissement de la demande, les combustibles fossiles auront la part du lion dans l'approvisionnement �nerg�tique des d�cennies � venir. Il a soul�ign� le besoin de nouvelles technologies, de programmes de pi�geage et de fixation du carbone et d'un passage de la biomasse � l'�nergie propre. Halldor Thorgeirsson, CCNUCC, a mis l'accent sur la conf�rence de Bali sur les changements climatiques, attendue prochainement, et a soulign� la n�cessit� de consacrer les deux prochaines ann�es � la pr�paration des n�gociations sur l'apr�s 2012, � la cr�ation de cadres et de m�canismes fond�s sur la loi du march�, � la fourniture de solutions technologiques et � une concentration sur les mesures d'adaptation.

Dans le d�bat qui a suivi, des observations ont �t� pr�sent�es par nombre de ministres et de repr�sentants des Principaux groupes sociaux. Les principaux messages exprim�s ont �t� les suivants: l'�chec � Bali �n'est pas une option�; il est besoin de fixer un prix pour le carbone; l'acc�s � une �nergie abordable jouera un r�le crucial dans l'all�gement de la pauvret�; l'adaptation est impor�tante; et une meilleure compr�hension des vuln�rabilit�s des pays aux changements climatiques, est indispensable.

CONCERTATIONS INFORMELLES

Les vice-pr�sidents Frances Lisson (Australie), Luiz Alberto Figueiredo Machado (Br�sil) et Alain Edouard Traore (Burkina Faso) ont conduit des concertations avec les groupes r�gionaux et les d�l�gations cl�s, pour traiter les points non r�solus touchant � l'�nergie, aux changements climatiques et � la pollution de l'air/ atmosph�re.

Dans les concertations sur l'�nergie, les d�l�gu�s ont enlev� les crochets figurant dans quelques paragraphes. Aucun accord n'a �merg� sur le chapeau du texte. Des divergences de vue ont pr�valu sur d'autres libell�s portant, notamment, sur: l'accroissement de la part globale des �nergies renouvelables dans l'assortiment �nerg�tique; la diversification de l'approvisionnement en �nergie; l'adop�tion d'objectifs assortis de calendriers; l'�limination des caisses de compensation; la promotion du rendement �nerg�tique et des services �nerg�tiques modernes; l'adoption de mesures incitatives pour encourager les investissements des secteurs public et priv�; et la r�duction des op�rations de br�lage � la torch�re.

Dans les concertations sur les changements climatiques, les d�l�gu�s ont enlev�, � titre provisoire, les crochets figurant dans certains paragraphes, et ont accept� les formulations de compromis du pr�sident, dans d'autres. Il leur reste � s'accorder sur le chapeau du texte. Des divergences de vue persistent, entre autres, sur: le point de savoir s'il fallait �fournir un soutien aux� ou �continuer � soutenir les� pays en d�veloppement dans la r�alisation de la capacit� de r�sistance aux catastrophes li�es aux changements climatiques; et, la question de savoir si les r�f�rences � �l'aide financi�re et technique� aux pays en d�veloppement devaient �tre plac�es dans des paragraphes particuliers, �tant donn� l'existence d'une r�f�rence globale � cette aide ailleurs dans le texte.

Dans les concertations sur la pollution de l'air/atmosph�re, les d�l�gu�s ont enlev� les crochets de la majeure partie du texte, m�me si quelques points de d�saccord demeurent, notamment, sur: �la promotion des synergies� entre les accords environnementaux multilat�raux; et le soutien des efforts visant � r�soudre le probl�me des polluants atmosph�rique provenant des transports a�riens et maritimes, �� travers� l'OMI, l'ICAO et �autres cadres interna�tionaux pertinents.�

DANS LES COULOIRS

Le processus a bifurqu� la premi�re journ�e du segment minist�riel. Les ministres se sont engag�s dans des d�clarations pendant que les n�gociations se poursuivaient dans les salles avoi�sinantes. Un observateur a �t� surpris que les ministres n'aient pas �t� plus progressistes dans leurs d�clarations, et a remarqu� que de nombreuses d�clarations ressemblaient � celles donn�es par les d�l�gations, au d�marrage de la premi�re semaine. La m�me chose a �t� dite au cours des n�gociations, un participant d�sesp�r� devant l'incapacit� apparente des n�gociateurs a tir� profit de la dynamique cr��� par les libell�s approuv�s pr�c�demment. Les n�gociations s'intensifiant, un d�l�gu� quittant la table ronde minist�rielle de l'apr�s-midi s'est demand� �si les mots nobles des ministres allaient �tre traduits par les n�gociateurs en formulations qui tiennent leurs promesses.�
 

Ce num�ro du Bulletin des N�gociations de la Terre � <enb@iisd.org>, a �t� r�dig� par Twig Johnson, Ph.D., Harry Jonas, Lavanya Rajamani, D.Phil., James Van Alstine et Andrey Vavilov, Ph.D. Edition num�rique: �ngeles Estrada. Version fran�aise: Mongi Gadhoum. Edition en chef: Pamela S. Chasek, Ph.D. <pam@iisd.org>. Directeur du Service Information de l'IIDD: Langston James Goree VI <kimo@iisd.org>. Les principaux bailleurs de fonds du Bulletin sont: Le gouvernement des Etats-Unis (� travers le Bureau des oc�ans et des affaires environnementales et scientifiques internationales du d�partement d'Etat am�ricain), le gouvernement du Canada (� travers l'ACDI), l'agence suisse de l'environnement, des for�ts et des paysages (SAEFL), le Royaume-Uni (� travers le d�partement du d�veloppement international (DFID), le minist�re danois des affaires �trang�res, le gouvernement allemand (� travers les minist�res de l'environnement (BMU) et de la coop�ration pour le d�veloppement (BMZ)), le minist�re n�erlandais des affaires �trang�res, la commission europ�enne (DG-ENV), et la direction g�n�rale de la protection de la nature, du minist�re italien de l'environnement et de l'am�nagement du territoire. Un soutien g�n�ral a �t� accord� au Bulletin, au titre de l'exercice 2006, par: le programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE), le gouvernement australien, le minist�re f�d�ral autrichien de l'environnement, le minist�re n�o-z�landais des affaires �trang�res et du commerce, SWAN International, le minist�re nippon de l'environnement (� travers l'IGES) et le Minist�re nippon de l'�conomie, du commerce et de l'industrie (� travers GISPRI). La version fran�aise est financ�e par le minist�re fran�ais des affaires �trang�res et l'IEPF/OIF. Le financement de la version espagnole du Bulletin a �t� fourni par le minist�re espagnole de l'environnement. Les opinions exprim�es dans le Bulletin appartiennent � leurs auteurs et ne refl�tent pas n�cessairement les vues de l'IIDD et des bailleurs de fonds. Des extraits du Bulletin peuvent �tre utilis�s uniquement dans des publications non commerciales moyennant une citation appropri�e. Pour tous renseignement, y compris les demandes de couverture d'�v�nements par nos services, contacter le Directeur du Service d'Information de l'IIDD par courriel �: <kimo@iisd.org> ou par t�l�phone au: +1-212-644-0217 ou par voie postale au: 212 East 47th St. #21F, New York, NY 10017, USA. L'�quipe du ENB couvrant la CDD-15 est joignable par courriel � <lavanya@iisd.org>.