Bulletin des Négociations de la Terre

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Un service d'information sur les négociations en matière d'environnement et de développement

 

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Publié par L'Institut International du Développement Durable (IIDD)

 

Vol. 5 No. 236
Jeudi 11 mai 2006

LES FAITS MARQUANTS DE LA CDD-14:

MERCREDI 10 MAI 2006

La réunion de haut niveau a commencé le matin avec une déclaration du Secrétaire Général de l’ONU, Kofi Annan, suivie par un débat entre ministres, dirigeants du commerce et de l’industrie et représentants des institutions financières internationales. L’après-midi, le Directeur Général de l’Organisation Mondiale du Commerce, Pascal Lamy, a donné une déclaration par connexion vidéo au début du débat sur les barrières et les contraintes rencontrées dans le cadre du traitement du module thématique.

REUNION DE HAUT NIVEAU I

Faire une Différence: Dialogue ministériel avec les dirigeants du commerce et de l’industrie: Le Président Aleksi Aleksishvili (Georgie) a ouvert la réunion de haut niveau et a invité le Secrétaire Général de l’ONU, Kofi Annan, à s’adresser à la réunion. Le Secrétaire Général a décrit les risques multiples associés à la dépendance profondément ancrée du monde à l’égard des combustibles fossiles et le désespoir de ceux qui n’ont pas accès aux services énergétiques modernes. Il a déclaré que l’absence de ressources énergétiques agit comme une barrière à la réalisation des ODM et du développement industriel. Le Secrétaire Général a exhorté les pays industrialisés à aider les pays en développement à doubler leurs capacités de production d’électricité en utilisant les technologies propres, et, s’agissant des changements climatiques, a appelé à davantage de participation dans les mécanismes de souplesse. Il a déclaré que l’équité intergénérationnelle n’exerce qu’une faible poigne sur l’imagination et sur les portefeuilles.

Le Président Aleksishvili a invité la tribune comprenant des ministres et des représentants du commerce et de l’industrie et des institutions financières internationales, à commencer le débat sur le thème “Faire une différence.” Lindiwe Hendricks, Ministre des Mines et de l’Energie, Afrique du Sud, a appelé les agences multilatérales à trouver des manières innovantes d’évaluer les propositions d’énergie renouvelable, de financer les garanties des crédits nécessaires au soutien du transfert des technologies et d’investir dans les capacités des pays en développement à intégrer les meilleures pratiques.

Abdullah gin Hamad Al-Attiyah, Second Vice-premier Ministre et Ministre de l’Energie et de l’Industrie, Qatar, a décrit le rôle des activités de partenariat de son pays dans le domaine du pétrole et du gaz, notamment leur contribution à l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre (GES) à travers la conversion au gaz naturel. Annonçant sa décision de cibler les femmes dans le cadre de l’engagement consistant à approvisionner 10 millions de personnes de services énergétiques modernes avant 2015, Agnes van Ardenne-van der Hoeven, Ministre de la Coopération pour le Développement, Pays-Bas, a souligné les objectifs des pays donateurs et une proposition appelant les pays producteurs de pétrole à faire en sorte que le pourcentage de leur APD augmente avec les prix du pétrole, et à consacrer une rallonge monétaire à l’accès des pauvres à l’énergie. Au sujet des services énergétiques modernes pour les pauvres, elle a mentionné l’investissement apporté par les compagnies et a suggéré l’adoption d’une approche plus équilibrée à l’égard du Cadre d’Investissement dans l’Energie Propre, mis en place en vue de cet objectif. Elle a appelé la Présidence Russe du G8 à placer l’accès des pauvres à l’énergie en haut de l’ordre du jour de St Petersbourg, et a invité la Banque Mondiale à aborder ce sujet à sa réunion annuelle. Faisant état des titres à la une consacrés à l’énergie partout dans le monde, Paula J. Dobriansky, Sous-secrétaire d’Etat chargée de la Démocratie et des Affaires Internationales, Etats-Unis, a déclaré que les Etats-Unis sont en train de travailler plus que jamais à la mise au point de technologies de transformation de l’énergie aux fins de réduire la dépendance du pétrole. Elle a cité les baisses (en kilowatts-heure) enregistrées dans le coût des sources d’énergie renouvelables, telles que celles éolienne et solaire, a souligné l’importance des cadres politiques et réglementaires efficaces pour l’encouragement de l’investissement privé, et a donné un aperçu sur des initiatives énergétiques telles que celle du Partenariat Mondial pour l’Energie Nucléaire.

Du Ying, Vice-président de la Commission Nationale du Développement et de la Réforme, Chine, a déclaré que les écarts en matière de richesse, entre les pays et les régions, en particulier, entre le Nord et le Sud, sont en train de grandir. Il a appelé à un modèle habilitant de développement économique et a souligné les efforts continus fournis par la Chine pour la création d’un climat favorable à l’investissement. Hassan Ahmad Younis, Ministre de l’Electricité et de l’Energie, Egypte, a décrit les réformes réglementaires opérées dans le secteur de l’électricité de son pays. Valli Moosa, de l’Eskom, a souligné que le secteur privé peut contribuer à l’accès à l’énergie si des incitations de marché venaient à être créées pour une large frange d’usagers de l’électricité industrielle, en vue de permettre aux pauvres de bénéficier du développement infrastructurel. Travis Engen, du Conseil Mondial du Commerce et de l’Industrie pour le Développement Durable, a souligné que le commerce et l’industrie sont le moteur du changement et a mis en relief le lien global entre énergie et changements climatiques. John Hofmeister, de la Royal Dutch Shell, a déclaré que protection environnementale et satisfaction des demandes de la société en énergie ne sont pas des objectifs incompatibles. Soulignant que les Etats-Unis et l’UE ont la responsabilité de montrer l’exemple en servant de chefs de file, L.G. Josefsson, de Vattenfall, a souligné la nécessité d’un cadre crédible, stable et à long terme pour la réalisation des réductions de GES. Il a affirmé que la principale barrière est le processus décisionnel politique.

Abdulla Sallat, de Qatar Industries, a décrit le rôle du secteur public dans l’habilitation du secteur privé à être chef de file dans les efforts visant à diversifier l’industrie pétrochimique. Massimo Romano, d’ENEL SpA, a qualifié l’année 2012 – dernière année de la période d’engagement 2008-2012, relevant du Protocole de Kyoto – de barrière à l’investissement, et a déclaré que l’approche européenne doit englober plus de 30 pour cent des émissions pour rendre compte de la répartition des émissions entre les pays industrialisés et en développement émetteurs. Herman Mulder, de ABN AMRO, a invité les participants à “penser grand, démarrer petit,” à reproduire et à augmenter l’échelle, à s’assurer de la transparence et de l’imputabilité, et à créer des capacités à l’échelon local. Claude Nahon, du Groupe EDF, a déclaré que les partenariats ont besoin d’un environnement stable à long terme, et que les partenaires ne devraient entreprendre que ce qu’ils peuvent livrer. Fasihul Karim Siddiqi, de Hinopak Motors Ltd., a décrit les transformations en cours au Pakistan, mettant en exergue les partenariats et les perspectives sociales améliorées du secteur du commerce et de l’industrie. Len Good, du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), a rappelé l’importance des sources d’énergie hors réseaux, pour les pauvres, se concentrant sur les technologies énergétiques renouvelables testées et mises à l’épreuve et sur la mise en place de cadres politiques favorables. Kathy Sierra, de la Banque Mondiale, a décrit les travaux de la Banque sur l’élaboration d’un cadre d’investissement pour l’énergie propre et le développement.

Débat: Le délégué des BAHAMAS a comparé les efforts devant être fournis pour la réalisation d’un changement de paradigme dans les services énergétiques à ceux devant être consentis dans le cadre de la réponse mondiale au fléau du VIH/SIDA. Répondant aux Pays-Bas, l’ARABIE SAOUDITE a déclaré que le niveau de son APD est passé à 1,3 pour cent de son PIB. Une déclaration commune des ONG, des SYNDICATS DES TRAVAILLEURS, des FEMMES, des JEUNES et des COMMUNAUTES AUTOCHTONES, a souligné que le développement durable n’est pas une croissance économique soutenue, mais qu’il vise à satisfaire les besoins de base, et a mis en relief l’équité intergénérationnelle. La REPUBLIQUE DOMINICAINE a rappelé la proposition du Président Leonel Fernández d’organiser un sommet consacré au traitement de la volatilité des prix de pétrole. Répondant aux Pays-Bas, sur la question de l’adoption de normes de performance, Engen a déclaré que l’approche sectorielle est faisable et a cité les exemples du secteur de l’aluminium et du ciment.

Le Président a remercié les participants et a annoncé qu’il rentrait en Georgie.

REUNION DE HAUT NIVEAU II

La voie devant – Débat sur le module th�matique: L�apr�s-midi, le Vice-pr�sident Azanaw Abreha (Ethiopie) a pr�sid� le dialogue minist�riel sur le th�me �La voie devant�, dialogue qui s�est concentr� sur les barri�res � lever et sur la fourniture d�orientations, quant aux domaines prioritaires � traiter au cours de la r�union pr�paratoire et la session politique de 2007 de la CDD.

Les d�l�gu�s ont entendu l�adresse de Pascal Lamy, Directeur G�n�ral de l�Organisation Mondiale du Commerce (OMC), transmise par connexion vid�o. Il y a d�clar� que le pr�judice caus� � l�environnement doit commencer � figurer comme un �co�t� dans les transactions commerciales internationales. Il a ajout� que l�OMC traitera de mani�re graduelle les restrictions � l�export et les quotas appliqu�s au commerce en mati�re d��nergie, a soulign� que les n�gociations sur la lib�ralisation des biens et services environnementaux peuvent avoir un impact positif sur l��nergie, et qu�il y a des propositions pour baisser les barri�res pos�es au commerce des technologies �nerg�tiques renouvelables.

Le G-77/CHINE a fait �tat du r�le important de la CDD dans la consid�ration des moyens d�ex�cution. Le porte-parole a soulign� �galement le r�le du Plan Strat�gique de Bali pour l�Appui Technologique et la Cr�ation des Capacit�s, et a appel� � une reconstitution substantielle des fonds du FEM, signalant que son nouveau Cadre pour l�Allocation des Ressources limite s�v�rement les ressources disponibles pour l�Afrique.

Aux fins de s�assurer de la coh�rence de l�action dans le domaine des changements climatiques, la COMMUNAUTE EUROPEENNE a sugg�r� de transmettre la Synth�se du Pr�sident � la CdP-12 de l�UNFCCC. Le repr�sentant a soulign� l�importance du suivi et de l��valuation du programme de l��nergie au service du d�veloppement durable, et a r�it�r� les engagements en faveur de r�sultats tourn�s vers l�action, � la CSD-15. Le d�l�gu� des PAYS-BAS a mis l�accent sur trois sujets cl�s pour la CDD-15, � savoir: la n�cessit� d�une approche int�gr�e, soulignant l�acc�s aux services �nerg�tiques; la cr�ation des capacit�s; et la stimulation de l�investissement.

Le GABON a d�clar� que la r�duction de la pauvret� est centrale � son d�veloppement durable et ses strat�gies d�investissement, et a fait �tat de la suppression progressive de l�essence au plomb, dans le pays. La CHINE a soulign� l�importance du d�veloppement durable, en tant que strat�gie nationale et a qualifi� l�efficacit� �nerg�tique de trait principal.

Au sujet de la coop�ration internationale, le QATAR a sugg�r� la mise en place de politiques cibl�es aux fins de s�assurer que les pays manquant de ressources �nerg�tiques parviennent � r�aliser leur d�veloppement �conomique et social. Indiquant que ses ressources g�othermiques pourraient fournir de l��nergie � 600 millions de personnes, l�ISLANDE a fait �tat des obstacles pos�s, dont l�infrastructure �nerg�tique mondiale con�ue pour les combustibles fossiles. L�ARABIE SAOUDITE a appel� � la mise au point de technologies propres de combustibles fossiles.

Soulignant la n�cessit� de d�coupler la demande en �nergie et la d�gradation de l�environnement, l�IRLANDE a d�clar� que la souscription aux �nergies renouvelables ne saurait �tre laiss�e au secteur des affaires et que les processus intergouvernementaux doivent �tablir les objectifs. L�AUSTRALIE a appel� � un �monde hybride� bas� sur un assortiment de solutions �nerg�tiques efficaces. L�ALLEMAGNE a d�battu des opportunit�s d�investissement dans le MDP, gagnantes � tout les coups, et a appel� � une expansion mondiale des �nergies renouvelables et � la conclusion, pour l�apr�s 2012, d�un accord sur les objectifs dans le domaine du climat. L�INDONESIE a d�crit son utilisation de combustibles propres pour am�liorer la qualit� de l�air ambiant dans les zones urbaines.

Le d�l�gu� des EMIRATS ARABES UNIS a d�clar� que son pays a acc�d� aux 22 conventions environnementales internationales. NAURU a encourag� l�apport d�un soutien plus important � la Conversion � l�Energie Thermique Oc�anique. La COMMUNAUTE POUR LE DEVELOPPEMENT DES PAYS DE LA REGION SUD AFRICAINE a mis en exergue le Plan R�gional Strat�gique Indicatif de D�veloppement et le Pool Energ�tique Sud Africain. La SERBIE-MONTENEGRO a d�crit les travaux men�s sur les points chauds de la pollution, pr�s des centrales �lectriques fonctionnant � la lignite. Le BENIN a d�clar� que sa d�pendance de la biomasse atteint 60 pour cent de son approvisionnement �nerg�tique.

Le BANGLADESH a soulign� l�importance des technologies de contr�le appropri�es, des strat�gies de gestion et des ressources humaines et financi�res. Le NIGERIA a d�crit une nouvelle agence consacr�e au soutien des PME. L�OUGANDA a d�crit les d�fis pos�s au d�veloppement industriel, y compris la recherche, l�innovation dans la diversification et la diffusion des technologies, mettant en relief la n�cessit� d��tablir des partenariats.

Soulignant que le monde industrialis� doit passer � des modes de vies plus compatibles avec la pr�servation des ressources, la SUEDE a d�crit son initiative visant � amoindrir, d�ici 2020, sa d�pendance du p�trole. La repr�sentante a appel� � la promotion du r�le des femmes dans tous les aspects du d�veloppement durable.

L�AFRIQUE DU SUD a d�clar� que le commerce est central pour l�am�lioration de la croissance �conomique. La repr�sentante a soulign� que les engagements pris par les donateurs n�ont pas �t� honor�s, et a plaid� pour la mise en place de cadres de suivi permettant de s�assurer de l�efficacit� de l�aide.

ISRAEL a parl� de ses initiatives bas�es sur l��nergie solaire, dans le domaine de la construction. Le BELARUS a fait part de ses r�serves concernant les plans �tablis par un pays voisin de cr�er une d�charge pour les d�chets nucl�aires, pr�s de ses fronti�res. Le d�l�gu� de la BULGARIE a d�clar� que son pays a �t� le premier � accueillir des Projets d�Application Concert�e, relevant du Protocole de Kyoto. L�IRAN a appel� � des efforts pour faire face aux modes non durables d�utilisation, de production et de consommation de l��nergie. La THA�LANDE a d�clar� que les co�ts de d�part �lev�s des technologies �nerg�tiques propres et renouvelables repr�sentent une barri�re critique aux pays en d�veloppement. La REPUBLIQUE DE COREE a parl� de ses politiques appliqu�es au traitement de la demande en �nergie, et notamment de la taxation. La HONGRIE a sugg�r� un nouveau paradigme dans le d�veloppement industriel. La COMMISSION EUROPEENNE, TUVALU et le DANEMARK ont appel� � un m�canisme efficace pour le suivi des recommandations de la CDD-15. Le DANEMARK a mis en garde les subventions entravant la comp�titivit� des technologies �nerg�tiques renouvelables. La FRANCE a d�crit ses travaux de recherche sur les empreintes carboniques qui aidera � d�terminer le prix des �missions de gaz carbonique du pass�. L�ARMENIE a expliqu� qu�une tarification comp�titive de l��nergie est fondamentale pour la r�duction de la pauvret�.

DANS LES COULOIRS

La premi�re journ�e de la r�union de haut niveau a �t� marqu�e par la pr�sence de nombreux hauts dirigeants vedettes de la communaut� du commerce et de l�industrie. Aussi personne n�a �t� tr�s surpris de voir l�opportunit� d�avoir un d�bat interactif avec une tribune tri�e sur le volet �tre a peine saisie et close � midi, apr�s quelques questions timides pos�es par le parterre. Un participant a fait observer que le prix pay� pour amener quelques personnes tr�s occup�es � New York � sans parler de l�empreinte �cologique � a quelque peu dilu� la passion de la CDD pour la compatibilit� avec la conservation des ressources. Le Directeur G�n�ral de l�OMC s�est vu d�cerner un prix, pour avoir r�duit au minimum sa propre empreinte �cologique, en utilisant une connexion vid�o pour livrer sa d�claration.     
 

Ce num�ro du Bulletin des N�gociations de la Terre � <enb@iisd.org>, a �t� r�dig� par Peter Doran, Ph.D., Twig Johnson, Ph.D., James Van Alstine, Cecilia Vaverka, et Andrey Vavilov, Ph.D. Edition num�rique: Leila Mead. Version fran�aise: Mongi Gadhoum. Edition en chef: Pam Chasek, Ph.D. <pam@iisd.org>. Directeur du Service Information de l�IIDD: Langston James Goree VI <kimo@iisd.org>. Les principaux bailleurs de fonds du Bulletin sont: Le gouvernement des Etats-Unis (� travers le Bureau des oc�ans et des affaires environnementales et scientifiques internationales du d�partement d�Etat am�ricain), le gouvernement du Canada (� travers l�ACDI), l�agence suisse de l�environnement, des for�ts et des paysages (SAEFL), le Royaume-Uni (� travers le d�partement du d�veloppement international (DFID), le minist�re danois des affaires �trang�res, le gouvernement allemand (� travers les minist�res de l�environnement (BMU) et de la coop�ration pour le d�veloppement (BMZ)), le minist�re n�erlandais des affaires �trang�res, la commission europ�enne (DG-ENV), et la direction g�n�rale de la protection de la nature, du minist�re italien de l�environnement et de l�am�nagement du territoire. Un soutien g�n�ral a �t� accord� au Bulletin, au titre de l�exercice 2006, par: le programme des Nations Unies pour l�Environnement (PNUE), le gouvernement australien, le minist�re f�d�ral autrichien de l�environnement, le minist�re n�o-z�landais des affaires �trang�res et du commerce, SWAN International, le minist�re nippon de l�environnement (� travers l�IGES) et le Minist�re nippon de l��conomie, du commerce et de l�industrie (� travers GISPRI). La version fran�aise est financ�e par le minist�re fran�ais des affaires �trang�res et l�IEPF/OIF. Le financement de la version espagnole du Bulletin a �t� fourni par le minist�re espagnole de l�environnement. Les opinions exprim�es dans le Bulletin appartiennent � leurs auteurs et ne refl�tent pas n�cessairement les vues de l�IIDD et des bailleurs de fonds. Des extraits du Bulletin peuvent �tre utilis�s uniquement dans des publications non commerciales moyennant une citation appropri�e. Pour tous renseignement, y compris les demandes de couverture d��v�nements par nos services, contacter le Directeur du Service d�Information de l�IIDD par courriel �: <kimo@iisd.org> ou par t�l�phone au: +1-212-644-0217 ou par voie postale au: 212 East 47th St. #21F, New York, NY 10017, USA. L��quipe du ENB couvrant la CDD-14 est joignable par courriel � <peter@iisd.org>.