Bulletin des Négociations de la Terre

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Un service d'information sur les négociations en matière d'environnement et de développement

 

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Publié par L'Institut International du Développement Durable (IIDD)

 

Vol. 5 No. 234
Mardi 9 mai 2006

LES FAITS MARQUANTS DE LA CDD-14:

LUNDI 8 MAI 2006

La journée de lundi a été consacrée à la présentation d’exposés et à des échanges sur les Petits Etats Insulaires en Développement (PEID), axés sur l’évaluation de la Stratégie de Maurice pour la mise en œuvre du développement durable dans les PEID. Des débats ont suivi les modules thématiques de la CDD-14, notamment, l’énergie, le développement industriel, la pollution atmosphérique et les changements climatiques. Trois groupes de discussion ont lancé une série d’échanges durant toute la journée.

OUVERTURE DE LA JOURNEE CONSACREE AUX PEID

La journée des délibérations sur les PEID a été introduite par le Vice-président Yvo de Boer (Pays-Bas).

Anwarul K. Chowdhury, Sous-secrétaire Général et Haut Représentant des Nations Unies chargé des Pays les Moins avancés et des PEID, a appelé la CDD à procéder chaque année à une évaluation de la Stratégie de Maurice, et le Groupe d’Action des Inter-agences des Nations Unies, à élaborer un ensemble d’indicateurs pour le suivi des progrès accomplis. Il a souligné le rôle des institutions financières internationales et a fait état des récents débats tenus sur les questions d’assurance et de financement du secours aux situations d’urgence.

Patrizio Civili, Secrétaire Général Adjoint, DAES des Nations Unies, a souligné que les importations de pétrole consomment un grand pourcentage des revenus des PEID, mettant en relief la nécessité de la mise au point et de l’expansion de services énergétiques abordables, accessibles et renouvelables, à titre de contribution à la réduction de la vulnérabilité. Il a également souligné l’importance de la promotion des industries compétitives. Julian Hunte (Sainte Lucie), Président de l’Alliance des Petits Etats Insulaires (AOSIS), a déclaré que les PEID continuent à se battre avec le problème des changements climatiques, et a souligné que la Stratégie de Maurice ne peut être mise en application que sur la base d’un partenariat mondial. Il a indiqué que les PEID espèrent voir se concrétiser les engagements financiers et autres qui sont d’importance critique. Hunte a appelé au soutien des systèmes d’alerte précoce, de la mise en place des mesures de réponse, des efforts visant à renforcer la résistance, à travers l’introduction de modifications dans l’utilisation de l’énergie, et de l’accès aux sources d’énergie renouvelables, du transfert des technologies et de la création des capacités.

GROUPES DE DISCUSSION

Accès à l’Energie, efficacité énergétique et énergies renouvelables: Basil Sutherland, de la Caribbean Electric Utilities Services Corporation, à Sainte Lucie, a parlé des effets des différentes options politiques, soulignant que la privatisation des services électriques a donné lieu à une amélioration des services fournis aux usagers mais n’a pas réussi à baisser les prix de l’électricité, et a ajouté que la diversification des sources d’énergie est critique pour les PEID. Kassiap Deepchand, de la Mauritius Sugar Authority, a parlé de la réussite des réformes introduites dans le secteur de l’énergie ‘bagasse’’ à Maurice, à travers une étroite collaboration entre gouvernement, secteur privé et agriculteurs, réformes qui ont permis l’économie de l’équivalent de 200,000 tonnes de charbon. David Barrett, de la Petroleum Corporation of Jamaica, a souligné que les grands blocks engagés dans la génération de l’électricité dont ils ont le monopole, sont une barrière à l’introduction de nouvelles sources d’énergie renouvelable dans de nombreux PEID, ajoutant toutefois que des opportunités existent encore pour l’expansion des énergies renouvelables. Il a également appelé les concernés à catalyser des changements et à mobiliser la volonté politique, pour la mise en application des politiques.

Débat: Mettant en exergue l’engagement continu des PEID, l’UE a fait état de nouveaux instruments financiers en cours d’élaboration pour la coopération UE-PEID et a présenté un descriptif des 3 milliards de dollars de financement fournis par l’Europe à six mille projets des PEID, depuis 2000. L’AZERBAÏDJAN a parlé de la dépendance des PEID des combustibles fossiles importés, et de la responsabilité des exportateurs de pétrole de soutenir l’accès des PEID à la technologie des combustibles fossiles propres. CUBA a signalé que l’APD consacrée au PEID a été réduite de plus de 50 pour cent et a mis en relief l’importance des échanges d’expériences entre les PEID. MAURICE a déclaré que l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables sont essentiels mais que l’amélioration accrue de l’efficacité risque de se faire au détriment de l’emploi. L’ITALIE a mis l’accent sur les partenariats qui identifient les modules des PEID pour faciliter la coopération Sud-Sud. Les ONG ont souligné l’opportunité de reconstruire Grenada après le passage de l’Ouragan Ivan, en utilisant une approche plus durable. La CHINE a mis l’accent sur la responsabilité de la communauté internationale de faciliter la mise en place d’un environnement extérieur favorable aux PEID, faisant état de l’annonce faite par la Chine du lancement d’un programme de prêts, à des taux préférentiels, à hauteur de 3 milliards de yuan (plus de 375 millions de dollars). En réponse, l’ALLEMAGNE a souligné le rôle de facilitation que l’APD peut jouer dans les PEID, et a mis en exergue le rôle du FEM dans le co-financement.

Le JAPON a affirmé que la génération d’énergie est en train de se détériorer dans bon nombre de PEID et que la demande est en accroissement, et a cité le coût financier et environnemental élevé des batteries, comme étant une barrière entravant l’augmentation de la génération de l’énergie solaire. Le délégué a ajouté que l’Initiative d’Okinawa sera évaluée à la prochaine réunion du Quatrième Sommet Japon – Forum des Iles du Pacifique, en mai 2006. L’ISLANDE a mis l’accent sur l’importance du caractère abordable et sur la nécessité d’adapter les technologies. TUVALU a souligné, entre autres: les connections entre la sécurité énergétique et la dégradation environnementale; les barrières politiques; et le caractère abordable des technologies. DOMINIQUE a mis l’accent sur la création des capacités nécessaires à la gestion des énergies renouvelables, a demandé l’ouverture de guichets spéciaux pour les PEID dans les financements en provenance de l’UE et du FEM, et a proposé de consacrer une journée aux PEID, à la CDD-15. Le CANADA a déclaré que les gouvernements des PEID doivent demander aux donateurs, des ressources pour l’énergie renouvelable. La PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE a déclaré que le coût des combustibles fossiles est un gros problème. Le délégué du BRESIL a offert de partager les 38 années d’expérience de son pays, dans le domaine de la production de l’éthanol, a signalé que, dans son pays, les voitures peuvent désormais utiliser l’éthanol ou une combinaison de carburants, et a mis en lumière les contraintes qui pèsent sur le commerce de l’éthanol concrétisées par la présence de barrières tarifaires et non tarifaires à l’importation.

La COMMUNAUTE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE a mis en relief les schémas de cogénération visant à réduire les coûts initiaux, et a donné un aperçu sur les initiatives en matière d’infrastructure. Faisant état de la vulnérabilité des PEID à l’augmentation des prix du pétrole, TONGA a qualifié les difficultés posées à l’introduction des nouvelles technologies énergétiques d “écrasantes,” et a souligné l’importance de l’aide financière et de la collaboration régionale. L’AUSTRALIE a appelé à une approche multifonctionnelle à l’égard des obstacles posés aux PEID. S’agissant de l’aide aux partenariats dans la région Pacifique, la représentante a souligné le rôle des organisations régionales. Décrivant les expériences vécues en Jamaïque, le délégué des ETATS-UNIS a signalé que le manque de financement empêche les PME d’adopter des pratiques écologiquement rationnelles. Le MEXIQUE a attiré l’attention sur la coopération Sud-Sud, le transfert des technologies, l’atténuation des changements climatiques, et la mise en place de systèmes d’alerte précoce. Les FEMMES ont appelé à l’intégration des questions du rôle de la Femme dans la planification énergétique et à l’établissement de partenariats locaux de petite échelle, pour la création de PME. Le Président a indiqué que la réalisation, au sein du système des Nations Unies, d’une cohérence entre les nombreuses initiatives inscrites dans les cadres de la Stratégie de Maurice et du Plan d’Action de la Barbade, serait un grand pas en avant.

Développement industriel dans les Petits Etats Insulaires en Développement: Pamela Baldinger, de l’USAID, a parlé de l�efficacit� �nerg�tique dans le secteur de l�industrie du tourisme de la R�publique Dominicaine, mettant en relief les le�ons apprises sans le domaine de l�h�tellerie, telles que la n�cessit� d�int�grer la conservation de l��nergie et des eaux, d��tablir des appuis programmatiques, et d��laborer des �tudes de cas sp�cifiques � ce cadre. Tom Wichman, Consultant en mati�re de GES et d�Energie, Iles Cook, a mis l�accent sur les probl�mes rencontr�s dans le domaine du transfert des technologies, tels que des consultants vendant des technologies obsol�tes et des gouvernements et des organisations intergouvernementales, fournissant des aides tronqu�es. Il a illustr� son propos par des exemples de solutions �labor�es � l��chelon local, notamment, la mise en place d�une unit� de traitement des eaux et d�un extracteur d�huile de noix de coco, et a offert des conseils sur l�efficacit� �nerg�tique des r�frig�rateurs. Atina Myazoe, du Minist�re des Ressources et du D�veloppement, Iles Marshall, a parl� des initiatives entreprises en mati�re de services �nerg�tiques pour l�am�lioration des conditions socio�conomiques dans les �les ext�rieures, et a �voqu� les syst�mes solaires domestiques autonomes, qui remplacent l�huile de noix de coco, comme combustible, et l�utilisation des cong�lateurs solaires.

Carlos Echeverria, de l�Institut Interam�ricain pour la Coop�ration dans l�Agriculture a parl� du soutien apport� � l�agro-tourisme, y compris, entre autres, les efforts visant � �tablir un lien entre les communaut�s rurales et les h�tels et les associations du tourisme, la mise en place de projets pilotes, et l�interaction avec les institutions intergouvernementales, telles que l�Organisation de la Sant� Panam�ricaine, sur les questions touchant � la qualit� des eaux.

D�bat: L�ALLEMAGNE a d�clar� qu�elle souhaitait une concentration sur les approches int�gr�es et sur la recherche d�opportunit�s d��conomie r�elles comme d�montr� par l�initiative R�publique dominicaine - USAID consacr�e � l�efficacit� �nerg�tique dans le secteur de l�h�tellerie. La C�TE D�IVOIRE a soulign� que le Br�sil peut adapter les automobiles � une utilisation compl�te ou partielle de l��thanol comme carburant, et explorer les implications sur d�autres pays. Baldinger a d�clar� que les retomb�es des investissements dans l�efficacit� �nerg�tique peuvent �tre rapides, citant l�exemple d�un h�tel qui va recouvrir ses d�bours en six mois. Wichman a recommand� de remplacer la production de coprah par une production d�huile de noix de coco. Le GUATEMALA a appel� � l�adoption d�approches sensibles � l��chelon local. Le d�l�gu� des ILES MARSHALL a soulign� l�importance de la bonne gouvernance, du suivi et d�audits clairs des projets. Le d�l�gu� de l�INDE a d�clar� que son pays a engag� 300 millions de dollars � des termes concessionnels et 70 millions de dollars dans l�aide consacr�e au projet. MAURICE a d�crit que la charte du tourisme adopt�e par le pays est fond�e sur les meilleures pratiques et a indiqu� que 50 pour cent des h�tels utilisent d�j� l��nergie solaire.

Pollution atmosph�rique et adaptation aux changements climatiques: Leslie Walling, de la Caribbean Conservation Association, a appel� � l�institutionnalisation des mesures d�adaptation disponibles, y compris les m�thodes traditionnelles, en anticipation des effets des changements climatiques. Il a d�clar� qu�une �tude men�e par l�Universit� des Indes Occidentales indique que le sch�ma du r�chauffement de la surface du globe pr�cipitera d�intenses temp�tes avec des effets exponentiels. Il a mentionn� l�adoption de l��valuation des risques dans l�agriculture, et le r�le de l�industrie de l�assurance dans l�institutionnalisation de la pr�vention des risques. Albert Binger, du Centre de l�Environnement et du D�veloppement, de l�Universit� des Indes Occidentales a soulign� que les PEID pourraient satisfaire pr�s de 50 pour cent de leurs besoins en combustibles s�ils consacraient entre dix et quinze pour cent de leurs terres � la plantation des biocombustibles. Il a ajout� que cela donnera lieu �galement � d�importantes �conomies au niveau des �changes ext�rieurs.

D�bat: Le d�l�gu� de la GRECE a parl� de sa lecture des d�fis pos�s aux petits Etats insulaires, et a d�clar� que son pays est pr�t � partager ses exp�riences avec les PEID, et qu�il explorerait la possibilit� d�inviter les partenaires � cr�er un nouveau m�canisme dans lequel les besoins d�termin�s par les PEID pourraient �tre mis en phase avec le soutien mis � disposition par les pays industrialis�s. La REPUBLIQUE DOMINICAINE a mis l�accent sur la n�cessit� d�une aide financi�re progressive pour le d�veloppement des �nergies renouvelables. Le d�l�gu� des AGRICULTEURS a d�clar� que les opportunit�s de production �nerg�tique se sont av�r�es d�importantes sources de revenus pour les agriculteurs. La PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE a fait part de son espoir de voir les PEID produire un engagement politique ferme pour consacrer des ressources � l�aide � l�application du d�veloppement durable dans les PEID.

TUVALU a soulign� que les effets n�gatifs des changements climatiques sont d�j� �vidents, signalant que les engagements � financer des actions concr�tes sur le terrain font d�faut. Le d�l�gu� a indiqu� que les efforts d�att�nuation doivent impliquer les diverses parties prenantes. Le d�l�gu� des SYNDICATS DES TRAVAILLEURS a demand� pourquoi les petits Etats insulaires de la r�gion du Pacifique n�ont pas mis en application le programme de l�Organisation Internationale du Travail consacr�e � la d�cence du travail. Mettant en relief la n�cessit� d�entreprendre une action, le CAP VERT a soulign� le devoir de la communaut� internationale d�aider les PEID � mettre en application les strat�gies de d�veloppement, et va donner un aper�u sur les efforts fournis � l��chelon national pour r�duire les �missions de GES. L�ITALIE a d�clar� que l�efficacit� �nerg�tique doit �tre institutionnalis�e, et a soulign� l�importance d�aider les PEID dans la formulation des strat�gies nationales de d�veloppement durable. L�INDE a d�crit la coop�ration � long terme �tablie avec les PEID dans le domaine de l�oc�anographie, de la mod�lisation des effets climatiques, des technologies d�information et de communication, de la cr�ation des capacit�s en mati�re de n�gociations multilat�rales, et des mod�les d�att�nuation des dangers, et a soulign� le besoin d�un acc�s accru aux march�s, pour les PEID.

CLOTURE DE LA JOURNEE CONSACREE AUX PEID

Le Pr�sident de Boer a conclus en soulignant que cette journ�e de d�bat � donn� une id�e claire des probl�mes auxquels les PIED sont confront�s, des solutions cr�atives disponibles aux sein des PEID et du manque de ressources. Il a soulign� �galement la n�cessit� d�un instrument, assortis d�indicateurs, pour le suivi de la mise en application de la Strat�gie de Maurice et l�am�lioration de la coh�rence.

DANS LES COULOIRS

�C�est presque comme la f�te des m�res!� voila comment un participant int�ress� � r�agi au bouquet de solidarit� offert � l�ouverture de la journ�e des PEID. Mais, l�enthousiasme suscit� a �t� temp�r� par la suite par les comptes rendus donn�s de la situation sur le terrain, lorsque, l�un apr�s l�autre, les orateurs ont donn� des exemples crus des difficult�s, qui vont en s�empirant, que vivent les communaut�s des petits Etats insulaires.

�Nous sommes en �tat de si�ge!� Sinistre mise en garde entendue dans la bouche d�un observateur concern� qui faisait allusion au groupe de pays probablement les plus touch�s par les effets combin�s de l�augmentation des prix de p�trole et des changements climatiques. Un autre d�l�gu� a soulign�, avec tristesse, qu�en d�pit de l�attention accrue accord�e aux vuln�rabilit�s des communaut�s insulaires, illustr�e par le le tsunami de l�Oc�an Indien et l�Ouragan Katrina, les actions prioritaires d�termin�es dans la Strat�gie de Maurice n�ont pas �t� financ�es de mani�re appropri�e. Les insulaires en sont � se demander si les �les tropicales ne devront pas commencer � dispara�tre sous les eaux montantes, privant ainsi des touristes influents de la destination favorite de leur vacances, pour voir des mesures propres �tre prises.     
 

Ce num�ro du Bulletin des N�gociations de la Terre � <enb@iisd.org>, a �t� r�dig� par Peter Doran, Ph.D., Twig Johnson, Ph.D., James Van Alstine, Cecilia Vaverka, et Andrey Vavilov, Ph.D. Edition num�rique: Leila Mead. Version fran�aise: Mongi Gadhoum. Edition en chef: Pam Chasek, Ph.D. <pam@iisd.org>. Directeur du Service Information de l�IIDD: Langston James Goree VI <kimo@iisd.org>. Les principaux bailleurs de fonds du Bulletin sont: Le gouvernement des Etats-Unis (� travers le Bureau des oc�ans et des affaires environnementales et scientifiques internationales du d�partement d�Etat am�ricain), le gouvernement du Canada (� travers l�ACDI), l�agence suisse de l�environnement, des for�ts et des paysages (SAEFL), le Royaume-Uni (� travers le d�partement du d�veloppement international (DFID), le minist�re danois des affaires �trang�res, le gouvernement allemand (� travers les minist�res de l�environnement (BMU) et de la coop�ration pour le d�veloppement (BMZ)), le minist�re n�erlandais des affaires �trang�res, la commission europ�enne (DG-ENV), et la direction g�n�rale de la protection de la nature, du minist�re italien de l�environnement et de l�am�nagement du territoire. Un soutien g�n�ral a �t� accord� au Bulletin, au titre de l�exercice 2006, par: le programme des Nations Unies pour l�Environnement (PNUE), le gouvernement australien, le minist�re f�d�ral autrichien de l�environnement, le minist�re n�o-z�landais des affaires �trang�res et du commerce, SWAN International, le minist�re nippon de l�environnement (� travers l�IGES) et le Minist�re nippon de l��conomie, du commerce et de l�industrie (� travers GISPRI). La version fran�aise est financ�e par le minist�re fran�ais des affaires �trang�res et l�IEPF/OIF. Le financement de la version espagnole du Bulletin a �t� fourni par le minist�re espagnole de l�environnement. Les opinions exprim�es dans le Bulletin appartiennent � leurs auteurs et ne refl�tent pas n�cessairement les vues de l�IIDD et des bailleurs de fonds. Des extraits du Bulletin peuvent �tre utilis�s uniquement dans des publications non commerciales moyennant une citation appropri�e. Pour tous renseignement, y compris les demandes de couverture d��v�nements par nos services, contacter le Directeur du Service d�Information de l�IIDD par courriel �: <kimo@iisd.org> ou par t�l�phone au: +1-212-644-0217 ou par voie postale au: 212 East 47th St. #21F, New York, NY 10017, USA. L��quipe du ENB couvrant la CDD-14 est joignable par courriel � <peter@iisd.org>.