Bulletin des Négociations de la Terre

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Un service d'information sur les négociations en matière d'environnement et de développement

 

Format PDF
Format Texte
 Version Anglaise
Version Espagnole


Publié par L'Institut International du Développement Durable (IIDD)

 

Vol. 5 No. 229
Mardi 2 mai 2006

LES FAITS MARQUANTS DE LA CDD-14:

LUNDI 1ER MAI 2006

Lundi matin, la CDD-14 a commencé son examen du groupe thématique du cycle 2006/07 cycle - l’énergie, le développement industriel, la pollution atmosphérique, l’air ambiant et les changements climatiques. Après avoir terminé l’élection des membres du bureau et l’adoption de leur ordre du jour et organisation des travaux, les délégués ont présenté des déclarations générales, ont entendu des rapports sur les activités de la période intersession et ont entamé les discussions thématiques. Les interventions ont été axées sur des vues d’ensemble sur les progrès accomplis dans l’application du Plan d’action 21, sur le Programme de la Suite de la Mise en Œuvre du Plan d’Action 21, du Plan de Mise en Application de Johannesburg et de la Stratégie de Maurice pour les Petits Etats insulaires en Développement.

PLENIERE D’OUVERTURE

La plénière a été inaugurée par une annonce que le Président Aleksi Aleksishvili, Ministre des Finances de Géorgie, n’a pas été en mesure de prendre part à la réunion en raison d’une série de coups accusés par l’économie géorgienne, y compris l’augmentation des prix de l’essence à l’import. Le Vice-président désigné, Azanaw Abreha (Ethiopie) a été invité à prendre la présidence et a été confirmé en tant que représentant de la région Africaine, au sein du Bureau de la CDD (les autres membres du Bureau ayant été élus en 2005). Le Vice-président Yvo de Boer (Pays-Bas) a été invité d’agir en tant que Rapporteur.

Dans une déclaration écrite, Aleksishvili a indiqué que les travaux de la session ont été organisés de manière à permettre un examen des questions à l’ordre du jour suivant une approche plus intégrée que dans les sessions précédentes. La Guyane, au nom des Groupes du CARICOM et de RIO, a mis en garde que le programme n’est pas compatible avec les décisions de la CSD-11 appelant à traiter tous les thèmes sur un même pied d’égalité. CUBA a fait part de ses réserves concernant le risque de voir l’organisation des travaux, à la CDD-14, mener à un traitement déséquilibré des questions. Les délégués ont adopté l’ordre du jour et l’organisation des travaux (E/CN.17/2006/1). CUBA et la FEDERATION DE RUSSIE ont souligné les limitations de la nature consolidée du rapport du Secrétaire Général sur les thèmes du second cycle.

EVENEMENTS ET ACTIVITES DE LA PERIODE INTERSESSION: Zhang Yishan, Chine, a présenté un rapport sur le Symposium des Nations Unies sur l’Energie Hydraulique et le Développement Durable tenu à Pékin en octobre 2004, et a présenté la Déclaration de Pékin sur l’Energie Renouvelable pour le Développement Durable, adoptée à la Conférence International sur l’Energie Renouvelable en novembre 2005. Ellen von Zitzewitz, Allemagne, a donné un aperçu sur les conclusions de la Conférence Internationale de Bonn sur les Energies Renouvelables, tenue en juin 2004.

Ton Boon von Ochssee, Pays-Bas, a parlé de la Conférence sur l’Energie pour le Développement, tenue à Noordwijk en décembre 2004, soulignant l’importance de l’élargissement de l’accès des pays en développement à l’énergie et l’intégration de l’énergie dans les processus de développement. Cheng Shuifeng, Chine, a présenté un rapport sur le Symposium International sur l’Application Intégrée des Objectifs du Développement Durable tenus à Nanchang en mai 2005, décrivant des manières pratiques de faire avancer le développement durable. Ricardo Ulate, du Costa Rica, a présenté le résultat de la Réunion de Costa Rica sur les Modes durables de Consommation et de Production, tenue en septembre 2005, mettant en relief les liens avec l’éradication de la pauvreté. Sharon Lee Smyth, Canada, a présenté un rapport sur la CdP-11 de l’UNFCCC, qui s’est déroulée à Montréal, en novembre/décembre 2005, mentionnant le lancement de deux processus consacré à la considération de l’action devant être menée au-delà de 2012, et d’une entente sur les accords de Marrakech. Nassir Bin AbdulAziz Al-Nasser, du Qatar, a présenté un rapport sur le Symposium International sur le Gaz Naturel et le Développement Durable, tenu à Doha, en février 2006, soulignant l’importance du gaz naturel dans la réalisation des Objectifs de Développement du début du Millénaire. Mettant en exergue le rôle de l’énergie propre dans la réponse à la demande grandissante en matière d’énergie et l’absence actuelle d’investissement, Jamal Saghir, de la Banque Mondiale a présenté un rapport sur la Semaine Energétique de Banque organisée à Washington DC, en mars 2006. Yashar Aliyev, Azerbaïdjan, a donné un aperçu sur le Symposium de Baku sur l’Efficacité et la Durabilité Energétique, tenu en mars 2006, qui a adopté la Déclaration de Baku, soulignant le rôle de l’efficacité énergétique pour la concrétisation des ODM. Présentant un rapport sur les Changements Climatiques et le Développement Durable - Séminaire International pour le Renforcement de la Recherche et de la Compréhension, qui a eu lieu à New Delhi en avril 2006, Siddhartha Behura, de l’Inde, a parlé de la nécessité d’intégrer les préoccupations touchant aux changements climatiques dans les stratégies de développement durable. L’AFRIQUE DU SUD a indiqué que la Conférence Ministérielle Africaine sur l’Energie Hydraulique et le Développement Durable, qui a eu lieu en mars 2006, a traité du rôle de l’énergie dans la concrétisation des ODM. Le PNUE a présenté un rapport sur la neuvième Session Extraordinaire du Conseil d’Administration/Forum Ministériel Mondial sur l’Environnement, soulignant, entre autres, l’importance du changement des modes actuels de l’approvisionnement en énergie et le besoin simultané d’élargir la disponibilité des services énergétiques. La FAO a présenté un rapport sur le Partenariat des Montagnes, mettant l’accent sur les défis à relever dans le domaine de la communication, entre les différent(e)s partenaires/parties prenantes.

DECLARATIONS GENERALES

Le Vice-président Azanaw Abreha a invité les délégués à présenté leurs déclarations d’ordre général sur les progrès accomplis dans l’application du plan d’Action 21, du Programme de la Suite de la Mise en Œuvre du Plan d’Action 21 et du PMAJ. Ces déclarations se sont poursuivies dans l’après-midi. Jose Antonio Ocampo, Sous-secrétaire Général de l’ONU, chargé des Affaire Economiques et Sociales, a mis en exergue la continuité dans les cycles de travail de la CDD et les interconnexions entre l’ensemble des thèmes.

La CHINE a souligné l’importance de la création d’un environnement favorable au commerce et à l’investissement pour la réalisation du développement durable. L’INDONESIE a déclaré que l’amélioration de l’accès à l’énergie peut promouvoir l’éradication de la pauvreté, et a mentionné le Plan Stratégique de Bali pour le l’Appui Technologique et le Renforcement des Capacités. L’Afrique du Sud, au nom du G-77/CHINE, a souligné l’importance de l’identification des barrières et contraintes auxquelles tous les pays sont confrontés, de manière à ce que des politiques et mesures pratiques puissent être déterminées durant la CDD-15. L’Australie, au nom de l’UE, a appelé à placer l’accent sur les moyens d’exécution, les thèmes transversaux, tels que ceux des modes durables de consommation et de production, et de la responsabilité sociale et environnementale du monde de l’entreprise. L’Alliance des Petits Etats Insulaires (AOSIS) a appelé les pays à ratifier le Protocole de Kyoto et à une plus grande urgence dans le soutien des plans d’action nationaux des PEID.

La Zambie, au nom du GROUPE AFRICAIN, a parlé des défis posés aux pays africains dans le cadre de chacun des thèmes des CDD-14 et CDD-15. Le délégué a appelé à l’intégration de l’atténuation des, et de l’adaptation aux, changements climatiques dans les processus politiques.

La TANZANIE a parlé de sa crise énergétique, mettant en relief, entre autre, les difficultés rencontrées dans remplacement des technologies qui utilisent des substances chimiques qui appauvrissent la couche d’ozone. L’ISLANDE a attiré l’attention de l’allègement des aspects négatifs de l’économie basée sur le carbone. La JAMAÏQUE a mis l’accent sur la fréquence et l’intensité accrus des tempêtes et autres catastrophes naturelles et sur l’importance de la réduction et atténuation des risques. La TURQUIE a déclaré être un grand importateur d’énergie et a appelé à la diversification des sources, y compris l’énergie hydraulique. L’AUSTRALIE a souligné le rôle des partenariats, ainsi que la bonne gouvernance et la libéralisation du commerce. Le CANADA a mis l’accent sur l’amélioration de l’efficacité énergétique, et a offert de partager l’expertise de sont pays. Le JAPON a parlé de l’échange d’informations et des exemples des meilleures pratiques. Le KOWE�T a appel� � l�accroissement de l�investissement dans les secteurs li�s � l��nergie. La SUISSE a appel� � des changements dans les modes de consommation et de production. L�AFRIQUE DU SUD a invit� la CDD � envisager l�int�gration d�une �valuation quinquennale dans son organisation des travaux, vu que la CDD-15 viendra marquer le cinqui�me anniversaire du SMDD. Les ETATS-UNIS ont appel� � une concentration sur la gouvernance, le financement, les technologies et les partenariats, assortie d�une focalisation sur les meilleures pratiques, sur des r�sultats mesurables et sur l�expansion de r�seaux pour la mise en application.

L�ITALIE a annonc� des plans de lancement d�un groupe d�organisation des partenariats pour le soutien de l�investissement, de la lev�e des barri�res et de la promotion de l�utilisation efficace de la biomasse. Le d�l�gu� de PALAU a appel� � une pr�sence du PNUD dans son pays et dans d�autres PEID, pour contrecarrer leur �loignement et soutenir leur engagement effectif avec les partenaires. Les ILES SALOMON a signal� que les solutions politiques pour les pays les moins avanc�s (PMA) n�ont pas �t� assorties de ressources, et a appel� � la mise en place d�un comit� permanent charg� de suivre continuellement la mise en application du d�veloppement durable. Le BRESIL a offert de partager sa technologie du fuel � l��thanol avec d�autres pays en d�veloppement et a appel� � une r�duction des barri�res commerciales impos�es aux sources d��nergie durables. TUVALU a encourag� un d�veloppement pr�coce de l��nergie renouvelable, soutenu par un fonds mondial pour l��nergie renouvelable et un m�canisme d�assurance pour les PEID.

DISCUSSIONS THEMATIQUES

Lundi apr�s-midi, les d�l�gu�s se sont r�unis dans une session parall�le consacr�e � �l�am�lioration de l�acc�s � des services �nerg�tiques cr�dibles, abordables, �conomiquement viables, socialement acceptable et �cologiquement rationnels.� Mod�r�e par le Vice-pr�sident Yvo de Boer, la session th�matique a consist� en des expos�s et des discussions de groupe, ax�s sur l�am�lioration de l�acc�s � l��nergie dans les zones urbaines et rurales, et sur les questions de parit� hommes femmes.

AMELIORATION DE L�ACCES A L�ENERGIE DANS LES ZONES URBAINES ET RURALES: Roderick de Castro, de la Fondation Mirant, a identifi� les barri�res entravant l�introduction de services �nerg�tiques modernes dans les communaut�s, aux Philippines, mettant en relief les obstacles d�ordre technologique, politique et financier.

Jyoti Parikh, Recherche Int�gr�e et Action pour le D�veloppement (IRAD), a sugg�r� d��tablir une distinction entre les services �nerg�tiques, sur la base des besoins des diff�rents groupes. Olav Kjorven, du Comit� sur l�Energie et l�Environnement, au PNUD, a mis en exergue l�engagement politique et la n�cessit� de rattacher le financement du carbone aux ODM.

Au cours du d�bat qui a suivi, plusieurs d�l�gu�s ont soulign� la n�cessit� d�une implication multipartites et communautaire. L�UE a d�clar� que l�acc�s basique � une �nergie s�re devrait �tre une priorit� en mati�re de d�veloppement. L�INDE a soulign� l�imp�ratif de lever les barri�res politiques et juridiques qui entravent la r�alisation de l��nergie pour tous. Le CANADA a soulign� l�importance de la bonne gouvernance.

La NORVEGE a soulign� la valeur de la r�forme du secteur de l��nergie. Les ETATS-UNIS ont attir� l�attention sur les partenariats entre les secteurs public et priv�, et la CHINE a d�crit les reformes et la l�gislation visant � optimiser les syst�mes �nerg�tiques et � en r�duire la consommation. L�Organisation Mondiale de la Sant� (OMS) a appel� � un engagement politique ferme en faveur de l�acc�s � l��nergie, englobant les pr�occupations de sant�. Les AGRICULTEURS et les SYNDICATS ont mis l�accent sur l�acc�s aux, et le transfert des, technologies.

PARITE HOMMES FEMMES ET ACCES AUX SERVICES ENERGETIQUES: Elizabeth Cecelski, de l�Association allemande Energie, Environnement et D�veloppement, a parl� de la situation difficile de bon nombre de femme dans les pays en d�veloppement, a plaid� pour l�int�gration de la parit� homme femme et a soulign� les effets importants de la pollution de l�air ambiant dans les foyers, due � l�utilisation de combustibles de cuisine �primitifs.� Rose Mensah-Kutin, du programme ABANTU pour le D�veloppement, Bureau R�gional d�Afrique Occidentale, a fait part de ses pr�occupations concernant les barri�res institutionnelles, �conomique et politiques qui emp�chent l�acc�s des femmes � une �nergie propre et s�re.

Dans le d�bat qui a suivi, les participants ont soulign� les implications des sources d��nergie sur la sant�, le revenu et les opportunit� �ducationnelles des femmes. Les ETATS-UNIS ont mis en relief la matrice des solutions �labor�es par les Nations Unies et d�crivant les meilleures pratiques et les le�ons apprises. La TANZANIE a mis en exergue les options bas�es sur la biomasse et, avec le PNUD, a soulign� la n�cessit� d�une intervention gouvernementale permettant d�attirer l�investissement du secteur priv�. Les FEMMES ont soulign� l�importance de la cr�ation d�un environnement favorable et de la lev�e des barri�res entravant la participation des femmes dans les processus d�cisionnels. Le d�l�gu� des PAYS-BAS a d�clar� que la premi�re priorit� devrait �tre l��nergie n�cessaires aux m�nages, et a soulign� le travail accompli par le gouvernement n�erlandais pour aider � la r�alisation de l�acc�s � l��nergie moderne, pour 10 millions de personnes d�ici 2015. L�AFRIQUE DU SUD a mis l�accent sur l�importance du travail de conscientisation dans les zones rurales. La NORVEGE a d�clar� que le d�bat devrait �tre �largi de mani�re � int�grer les enfants, les personnes �g�es et les handicap�s.

DANS LES COULOIRS

Dans les premi�res minutes de la CDD-14, des d�l�gu�s ont soulign� non sans ironie que c�est la �s�curit� �nerg�tique� - th�me pro�minent � leur ordre du jour - qui est l�un des facteurs contribuant � la situation d�urgence nationale en G�orgie, qui les prive de la pr�sence de leur Pr�sident, le ministre g�orgien des finances, Aleksishvili.

Sur le fonds, certaines r�serves ont �t� entendues dans les cercles des pays en d�veloppement, concernant le rapport du Secr�taire G�n�ral. Un d�l�gu� a inf�r� que la forme int�gr�e du rapport a brouiller les questions trait�es dans le cycle actuel, notamment celle des moyens d�ex�cution. Plusieurs d�l�gu�s ont fait observer, avec regret, que le programme de travail manquait d��quilibre et que la question de l��nergie allait probablement accaparer une part de lion de l�attention. Ce point de vue semble �tre soutenu par ceux aux yeux de qui la question de l��nergie est une question particuli�rement critique dans la recherche d�une plate-forme onusienne.

Dans d�autres �changes des couloirs, la proposition de l�Afrique du Sud d�entamer un processus d��valuation quinquennal du SMDD � la CDD-15 a donn� cours � des supputations sur la mani�re dont la CDD pourrait r�organiser son programme de travail pour s�accommoder de cela.     
 

Ce num�ro du Bulletin des N�gociations de la Terre � <enb@iisd.org>, a �t� r�dig� par Peter Doran, Ph.D., Twig Johnson, Ph.D., James Van Alstine, Cecilia Vaverka, et Andrey Vavilov, Ph.D. Edition num�rique: Leila Mead. Version fran�aise: Mongi Gadhoum. Edition en chef: Pam Chasek, Ph.D. <pam@iisd.org>. Directeur du Service Information de l�IIDD: Langston James Goree VI <kimo@iisd.org>. Les principaux bailleurs de fonds du Bulletin sont: Le gouvernement des Etats-Unis (� travers le Bureau des oc�ans et des affaires environnementales et scientifiques internationales du d�partement d�Etat am�ricain), le gouvernement du Canada (� travers l�ACDI), l�agence suisse de l�environnement, des for�ts et des paysages (SAEFL), le Royaume-Uni (� travers le d�partement du d�veloppement international (DFID), le minist�re danois des affaires �trang�res, le gouvernement allemand (� travers les minist�res de l�environnement (BMU) et de la coop�ration pour le d�veloppement (BMZ)), le minist�re n�erlandais des affaires �trang�res, la commission europ�enne (DG-ENV), et la direction g�n�rale de la protection de la nature, du minist�re italien de l�environnement et de l�am�nagement du territoire. Un soutien g�n�ral a �t� accord� au Bulletin, au titre de l�exercice 2006, par: le programme des Nations Unies pour l�Environnement (PNUE), le gouvernement australien, le minist�re f�d�ral autrichien de l�environnement, le minist�re n�o-z�landais des affaires �trang�res et du commerce, SWAN International, le minist�re nippon de l�environnement (� travers l�IGES) et le Minist�re nippon de l��conomie, du commerce et de l�industrie (� travers GISPRI). La version fran�aise est financ�e par le minist�re fran�ais des affaires �trang�res et l�IEPF/OIF. Le financement de la version espagnole du Bulletin a �t� fourni par le minist�re espagnole de l�environnement. Les opinions exprim�es dans le Bulletin appartiennent � leurs auteurs et ne refl�tent pas n�cessairement les vues de l�IIDD et des bailleurs de fonds. Des extraits du Bulletin peuvent �tre utilis�s uniquement dans des publications non commerciales moyennant une citation appropri�e. Pour tous renseignement, y compris les demandes de couverture d��v�nements par nos services, contacter le Directeur du Service d�Information de l�IIDD par courriel �: <kimo@iisd.org> ou par t�l�phone au: +1-212-644-0217 ou par voie postale au: 212 East 47th St. #21F, New York, NY 10017, USA. L��quipe du ENB couvrant la CDD-14 est joignable par courriel � <peter@iisd.org>.