Bulletin des Négociations de la Terre

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 Un service d'information sur les négociations en matière d'environnement et de développement

 

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Publié par L'Institut International du Développement Durable (iidd)

 

Vol. 05 No. 208
Mercredi, 28 avril 2004
 

LES FAITS MARQUANTS DE LA CDD-12:

MARDI 27 AVRIL 2004

Le matin, les délégués ont examiné les liens entre l'eau, l'assainissement et les établissements humains, se focalisant sur l'éradication de la pauvreté et d'autres thèmes transversaux. L'après-midi, le Président de la CDD-12, Brende, a présenté la première partie du rapport de synthèse du Président, après quoi, les délégués ont fait de brefs commentaires sur le document.

LES LIENS ENTRE L'EAU, L'ASSAINISSEMENT ET LES ETABLISSEMENTS HUMAINS

Cette session était présidée par les Vice-présidents de la CDD-12, Bolus Paul Zom Lolo (Nigeria) et Toru Shimizu (Japon).

Eradication de la pauvreté: Margaret Catley-Carlson, du Partenariat Mondial pour l'Eau, a parlé des raisons qui font que l'accès à l'eau est crucial pour l'éradication de la pauvreté. Décrivant la “loi qui préside au fonctionnement des choses,” elle a expliqué que ce sont les pauvres qui souffrent le plus en l'absence de systèmes qui fonctionnent, et a souligné la nécessité d'étendre les services d'eau aux pauvres, en soutien à leurs moyens de subsistance. Elle également fait état des “coûts de la mauvaise santé” découlant de la non-fourniture des services d'eau.

Richard Jolly, de l'Université de Sussex, au Royaume-Uni, a déclaré que l'absence d'assainissement ôte une bonne partie des avantages réalisés par la fourniture de l'eau propre, et a mis en exergue le rôle de l'assainissement et de l'hygiène dans la garantie de la “dignité humaine.” Il a informé les participants qu'une avancée rapide est possible si les actions commencent à l'échelon local, et a appelé à l'affectation de ressources pour le traitement des zones rurales et des bidons-villes. Il a également souligné le besoin de reconnaître et d'appuyer le rôle des femmes et des enfants, comme agents du changement.

Pietro Garau, du Groupe de travail des ODM, chargé des Habitants des bidons-villes, a mis en relief la réticence de la communauté internationale à traiter des questions urbaines et, en particulier, de “l'urbanisation de la pauvreté.” Il a parlé des défis posés à l'amélioration des bidons-villes existants et à la prévention de l'émergence de nouveaux, et a souligné l'importance de l'implication des collectivités locales dans la mise en application du PMAJ et des ODM.

Le Débat: Plusieurs délégués ont appuyé l'idée de traiter les thèmes de manière intégrée. L'UE a souligné la nécessité de traiter des moyens d'exécution et des liens avec les thèmes transversaux, tout le long de la CDD-12. FIDJI a mis l'accent sur les défis posés à la planification urbaine et rurale du point de vue des PEID et, en particulier, au maintien des systèmes traditionnels et de l'intégrité culturelle, face à l'urbanisation rapide.

Le KENYA a appelé à la décentralisation et à la promulgation de lois pour le soutien de la participation effective des parties prenantes. L'OUGANDA a parlé de ses activités menées pour le soutien du rôle des femmes et des enfants en tant qu'agents du changement. Le représentant du COMMERCE ET DE L'INDUSTRIE a identifié les conditions-cadres favorisant la participation du secteur privé, dont: la bonne gouvernance; l'élimination de la corruption; une répartition claire des responsabilités entre les secteurs privé et public; les schémas de la garantie des risques; et le renforcement des capacités. Le représentant des PEUPLES AUTOCHTONES a affirmé que considérer l'eau comme une marchandise au lieu d'un droit humain rend la concrétisation des ODM “plus élusive, chaque jour.” Elle a également déclaré que les systèmes du marché ne sont pas conçus pour conserver les ressources naturelles, étant donné que la maximisation des profits aboutit à la surexploitation de ces ressources. L'IRAN a souligné l'importance de la gestion communautaire, et Garau a affirmé que les solutions durables sont caractérisées par un leadership communautaire. L'UICN a déclaré que la bonne gouvernance des bassins versants implique la participation des usagers en amont et en aval. L'AFRIQUE DU SUD a appelé à des processus consultatifs inclusifs dans la gestion des ressources en eau et a souligné le rôle des jeunes dans la promotion de l'hygiène.

Au sujet du financement, la SUISSE a souligné la nécessité de l'accès aux crédits, a appelé les donateurs à développer des mécanismes pour l'ouverture de lignes de crédit pour les pauvres, et a mis en exergue le rôle du secteur privé, aux échelons national et local, dans la mobilisation des ressources nécessaires à la réalisation des ODM. Le KAZAKHSTAN a attiré l'attention sur le fardeau de la subvention de l'eau. L'AUSTRALIE a souligné l'importance de l'amélioration de la croissance économique, pour l'engendrement d'opportunités pour les pauvres, a mis en relief le rôle du micro-financement et a fait état de ses efforts dans le domaine de la levée des barrières posées au commerce et aux produits agricoles. Jolly a déclaré que les subventions devraient être utilisées, plutôt pour stimuler la demande que pour l'installation de services d'assainissement.

Au sujet des PRSP, l'UE a souligné la nécessité, pour les pays en développement, d'intégrer les objectifs en matière d'eau et d'assainissement dans les stratégies nationales de développement durable (SNDD) et les PRSP. Jolly a encouragé les processus de PRSP de recourir à l'expertise des agences des Nations unies. Garau a déclaré que les PRSP devraient être propriété des gouvernements et a mis en garde contre l'adoption de priorités choisies par les agences des Nations-unies ou par les donateurs. Le délégué des ETATS-UNIS a déclaré que les PRSP ne devraient pas finir “sur l'étagère,” mais devraient servir à catalyser les processus englobant l'ensemble des parties prenantes, mis en place dans le domaine de la réduction de la pauvreté.

Au sujet des problèmes d'eau transfrontaliers, le CANADA a mis en relief son expérience, et le délégué des SYNDICATS a attiré l'attention sur les conflits potentiels dus à la rareté de l'eau. L'UNECE a encouragé la participation dans la Convention pour la Protection et l'Utilisation des eaux  Transfrontalières et des Lacs Internationaux.

La NORVEGE a parlé du rôle de l'éducation dans la réalisation des ODM et des objectifs du PMAJ, et a souligné l'impératif de latrines séparées dans les écoles. La SUISSE a souligné l'importance d'avoir des écosystèmes sains, et Catley-Carlson a mis en relief le rôle des flux environnementaux dans le maintien des services offerts par les écosystèmes. Plusieurs délégués ont souligné la nécessité d'un développement rural. Garau a attiré l'attention sur le besoin de données ventilées, établissant une distinction entre la classe moyenne urbaine et les bidons-villes. L'UE a souligné le rôle des sources renouvelables dans la fourniture de l'énergie aux pauvres. Le représentant de la COMMUNAUTE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE a souligné, entre autres, le besoin de déterminer, d'entretenir et d'améliorer les réseaux nationaux de collecte et de suivi des données nécessaires aux avis scientifiques, et d'entreprendre des recherches interdisciplinaires et pertinentes aux politiques à mettre en place. Le CANADA a appuyé le rôle central de la science et de la technologie dans le suivi et l'évaluation, et dans l'identification des moyens d'améliorer la santé humaine. Le SENEGAL a mis l'accent sur le manquement à la conduite d'études d'impact environnemental avant le développement des établissements humains.

Autres thèmes transversaux: Le Débat: L'UE a mis en exergue son expérience dans le domaine des modes durables de consommation et de production. La FRANCE a souligné l'importance de la conscientisation pour rendre les modes de consommation et de production, plus durables. Le porte-parole des JEUNES a souligné l'importance de l'éducation dans l'engendrement “d'une armée d'agents de changement.” Le porte-parole des AGRICULTEURS a expliqué comment la formation des femmes dans l'entretien des pompes d'eau, a amélioré l'infrastructure et a conduit à la promotion des femmes. Le NIGER a souligné le besoin d'un renforcement des capacités, pour permettre à toutes les parties prenantes, de participer dans la gestion de l'eau, en particulier, dans un contexte de taux élevés d'alphabétisme. Le représentant de la COMMUNAUTE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE a attiré l'attention sur les liens entre la recherche scientifique, le suivi et l'Evaluation du Millénaire des Ecosystèmes. Présentant un exemple de coopération régionale en matière de soutien au sein de la Communauté de Développement de la Région Sud Africaine, l'AFRIQUE DU SUD a décrit l'établissement d'organisations de bassins versants fonctionnelles, caractérisées par des échanges d'informations et par la prise en considération des usagers en amont et en aval.

PREMIERE PARTIE DU RESUME DU PR�SIDENT

La premi�re partie du rapport de synth�se du Pr�sident r�sume les discussions et les �v�nements qui ont eu lieu durant le segment officiel de la CDD-12. Elle englobe un chapitre traitant: de l'�valuation g�n�rale des progr�s accomplis; de la coop�ration et de la coordination inter-agences; de l'�tablissement des rapports nationaux; des indicateurs; des partenariats; et des discussions interactives avec les principaux groupes sociaux. Au sujet de chacun des trois th�mes, le rapport de synth�se fournit: une �valuation des progr�s; les contraintes et les obstacles; les le�ons apprises; et les d�fis pos�s. Ce chapitre est suivi par un chapitre consacr� aux liens entre les trois th�mes, un r�sum� des sessions r�gionales, et une synth�se des faits saillants de la Foire aux Partenariats, du Centre d'Apprentissage et des Ev�nements sp�ciaux qui ont eu lieu au cours de la semaine.

Dans sa br�ve pr�sentation de la premi�re partie du rapport de synth�se du Pr�sident, le Pr�sident Brende a indiqu� que le document ne sera pas n�goci�, qu'il s'agit d'un enregistrement de la session, et qu'il servira de contribution additionnelle aux discussions interactives minist�rielles durant le segment de haut niveau. Il a remerci� le Secr�tariat pour son assistance dans la production d'un document juste et �quilibr�. Il a soulign� que les d�l�gu�s ont r�ussi � examiner un large �ventail de sujets de mani�re int�gr�e, et ont identifi� les obstacles et contraintes pos�s dans les trois th�mes. Il a signal� que l'examen approfondi a r�v�l� que plusieurs pays ne sont pas en voie de concr�tiser les objectifs en mati�re d'eau, d'assainissement et d'�tablissements humains, et que la pauvret� continue � �tre un grave probl�me. Il a identifi� l'absence de financement, le d�clin de l'APD et le besoin d'un renforcement des capacit�s et du transfert des technologies, comme �tant les principaux d�fis � relever.

Toutes les d�l�gations qui ont pris la parole, ont fait l'�loge du rapport de synth�se comme �tant une pr�sentation juste du d�bat qui a eu lieu. Le G-77/CHINE a encourag� le Pr�sident � refl�ter les pr�occupations exprim�es dans le Groupe concernant, en particulier, les difficult�s et les obstacles auxquels les pays en d�veloppement sont confront�s dans la r�alisation des ODM et des objectifs du PMAJ. L'UE a d�clar� que les interconnexions et les th�mes transversaux, devraient �tre refl�t�s dans le rapport de synth�se. Le repr�sentant a propos� d'ins�rer une r�f�rence aux contributions r�gionales, ainsi qu'� la Foire aux Partenariats et aux autres �v�nements. Il a indiqu� que les discussions de haut niveau pouvaient placer un accent plus prononc� sur: la bonne gouvernance et la responsabilit� nationale de poursuivre les buts et les objectifs; l'int�gration de l'eau, l'assainissement et les �tablissements humains dans les NSSD ou les PRSP; le r�le d'appui des IFI; et la protection des �cosyst�mes. Il a mis en exergue la nature et la forme du processus de mise en �uvre entre la CDD-12 et la CDD-13, comme �tant �cl�,� et  a appel� le Pr�sident � �tablir un plan d'action concis, bas� sur les travaux du segment de haut niveau, ainsi que sur le soutien apport� par les parties prenantes.

Le d�l�gu� des ETATS-UNIS a attir� l'attention sur le caract�re pragmatique du d�bat et a soulign� l'importance de la Foire aux Partenariats et du Centre d'Apprentissage. Il a mis en relief l'interaction et la participation accrues des principaux groupes, par rapport aux sessions pr�c�dentes de la CDD, ce qui, � ses yeux, donne un exemple de la mani�re d'organiser les d�bats � la CDD-13. La FEDERATION DE RUSSIE a d�clar� que le rapport de synth�se d�crit les probl�mes particuliers qui ont besoin d'�tre r�solus et �tablit une plate-forme pratique pour une coop�ration future. L'INDE a d�clar� que le rapport de synth�se signalait une grande divergence de vues sur une gamme de sujets, et a soulign� que les pays n�cessitent des strat�gies en harmonie avec leurs priorit�s nationales. Il a pr�cis� que certains concepts pr�sent�s dans le rapport de synth�se ne sont pas approuv�s � l'�chelle intergouvernementale, et a souhait� voir une attention �gale, �tre accord�e aux trois th�mes d�battus � la session. Le MEXIQUE a demand� l'insertion d'une r�f�rence au Forum Minist�riel d'Am�rique Latine et Cara�bes, tenu � Panama, en novembre 2003. L'IRAN a souhait� voir sa position concernant la coop�ration inter-agences, et l'exigence, pour les agences, de ne pas aller au-del� des accords du PMAJ, �tre refl�t�es dans le rapport. Le JAPON a apport� son appui � cette intervention, et a appel�: � l'insertion d'une r�f�rence � la pr�paration aux catastrophes et aux inondations; au rattachement des pratiques agricoles et foresti�res � l'assainissement et � l'eau; et � un meilleur usage des r�seaux �manant du 3�me Forum Mondial sur l'Eau. L'AUSTRALIE a sugg�r� qu'un accent plus positif soit plac� sur les �valuations r�gionales et les partenariats, ainsi que sur la bonne gouvernance et le r�le potentiel des march�s et du secteur priv�. La SUISSE a encourag� la cons�cration d'un moment � la discussion de la mani�re de traiter des questions ayant trait � l'eau, apr�s le cycle actuel. Plusieurs d�l�gations ont pr�sent� des suggestions textuelles pour le rapport de synth�se.

DANS LES COULOIRS

L'�mission officielle du Rapport de Synth�se du Pr�sident et l'arriv�e des officiels de haut niveau ont engendr� une atmosph�re d'excitation, mardi apr�s-midi. La plupart des d�l�gu�s ont accord� leur �tampon  d'approbation� au papier, et plusieurs d�clarations ont f�licit� le Pr�sident et le Secr�tariat d'avoir bien rendu compte des d�bats de la session, men�s � ce jour. Avec plus de 80 ministres prenant part au segment de haut niveau, et le Secr�taire G�n�ral de l'ONU, Kofi Annan, s'adressant � la Commission pour la toute premi�re fois, plusieurs d�l�gu�s ont comment� que la CDD a r�ussi � maintenir l'�lan en faveur du d�veloppement durable. Nonobstant la satisfaction g�n�rale exprim�e � l'�gard du rapport de synth�se, de nombreux d�l�gu�s se sont demand�s s'il �tait suffisamment clair dans la d�termination des principales questions politiques, pour la seconde moiti� du cycle. Reste maintenant la question de savoir comment les ministres s'y prendront pour fournir les orientations politiques n�cessaire � la pr�paration de l'ann�e consacr�e � cet aspect.

Dans l'intervalle, les d�l�gu�s attendent avec impatience l'�lection du Bureau, vendredi, en �mettant des hypoth�ses quant � la composition du Bureau de la CDD-13, avec des discussions en coulisse sur les candidats possibles parmi les groupes r�gionaux.

A SUIVRE AUJOURD'HUI

REUNION DE HAUT NIVEAU: Au segment de haut niveau, qui s'ouvrira � 10h dans la Salle de l'Assembl�e G�n�rale, s'adressera le Secr�taire G�n�ral de l'ONU, Kofi Annan, apr�s quoi le Pr�sident Brende pr�sentera les principales conclusions du premier segment de la CDD-12. L'apr�s-midi, les d�l�gu�s se r�uniront dans la Salle de Conf�rence 1, pour entendre les d�clarations-th�mes et participer � la discussion th�matique consacr�e � la Cr�ation d'un environnement favorable � les politiques, la gouvernance et le financement.

FOIRE AUX PARTENARIATS ET CENTRE D'APPRENTISSAGE: Les expos�s consacr�s aux partenariats auront lieu dans l Salle de Conf�rence 6. Les travaux du Centre d'Apprentissage se d�rouleront dans la Salle de Conf�rence D. Consultez 'CSD Today' ou http://www.un.org/esa/sustdev/csd/csd12/csd12.htm pour les d�tails.


Ce num�ro du Bulletin des N�gociations de la Terre � <enb@iisd.org> a �t� r�dig� Catherine Ganzleben, Ph.D. <catherine@iisd.org>, Prisna Nuengsigkapian <prisna@iisd.org>, Richard Sherman <rsherman@iisd.org> et Andrey Vavilov, Ph.D. <andrey@iisd.org>. Edition num�rique: Leila Mead <leila@iisd.org>. Version fran�aise: Mongi Gadhoum <mongi@iisd.org>. Editrice en chef: Pam Chasek, Ph.D. <pam@iisd.org>. Directeur du Service Information de l'IISD: Langston James Goree VI <kimo@iisd.org>. Les principaux bailleurs de fonds du Bulletin sont: Le gouvernement des Etats-Unis (� travers le Bureau des oc�ans et des affaires environnementales et scientifiques internationales, du d�partement d'Etat am�ricain); le gouvernement du Canada (� travers l'ACDI); l'agence suisse de l'environnement, des for�ts et des paysages (SAEFL); le Royaume-Uni (� travers le DFID); le minist�re danois des affaires �trang�res; le gouvernement allemand (� travers les minist�res de l'environnement (BMU) et de la coop�ration pour le d�veloppement (BMZ)); et le minist�re n�erlandais des affaires �trang�res. Un soutien g�n�ral a �t� accord� au Bulletin, au titre de l'exercice 2004, par: le PNUE; le gouvernement australien; le minist�re f�d�ral autrichien de l'agriculture, des for�ts, de l'environnement et de la gestion des eaux; les minist�res su�dois de l'environnement et des affaires �trang�res; le minist�re norv�gien des affaires �trang�res; Swan International, le minist�re nippon de l'environnement (� travers l'IGES), le minist�re nippon de l'�conomie, du commerce et de l'industrie (� travers GISPRI); Un financement particulier � la couverture de cette r�union, a �t� fourni par le minist�re norv�gien de l'environnement. La version fran�aise est financ�e par le minist�re fran�ais des affaires �trang�res et l'IEPF/OIF. Les opinions exprim�es dans le Bulletin appartiennent � leurs auteurs et ne refl�tent pas n�cessairement les vues de l'IIDD et des bailleurs de fonds. Des extraits du Bulletin peuvent �tre utilis�s uniquement dans des publications non commerciales moyennant une citation appropri�e. Pour tout renseignement, y compris les demandes de couverture d'�v�nements par nos services, contacter le Directeur du Service d'Information de l'IIDD, <kimo@iisd.org>, au +1-212-644-0217 ou 212 East 47th St. #21F, New York, NY 10017, USA.