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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 05 No. 201
Samedi 17 Janvier 2004
RESUME DU FORUM DE LA COMMISSION ECONOMIQUE
DES NATIONS UNIES POUR L'EUROPE SUR LA MISE EN ŒUVRE REGIONALE
DU DEVELOPPEMENT DURABLE:
15-16 JANVIER 2004
La Commission du développement durable (CDD),
à sa onzième session (CDD-11) a invité les Commissions
Régionales des Nations Unies à considérer l'organisation de
réunions régionales consacrées à la mise en œuvre, aux fins de
contribuer aux travaux de la CDD. En réponse à cette
invitation, la Commission Economique des Nations Unies pour
l'Europe (CENUE) a intégré la considération de l'ordre du jour
de la CDD, dans ses délibérations, à son premier Forum
régional sur la mise en œuvre du développement durable, qui
s'est déroulé les 15 et 16 janvier 2004, au Palais des
Nations, à Genève, en Suisse.
Le Forum a mis en présence quelques 300
délégués, représentant les Etats membres de la CENUE, des
organisations et agences spécialisées des Nations Unies, des
organisations Intergouvernementales (OIG) et des organisations
non gouvernementales (ONG), pour l'examen des questions posées
à la région dans les domaines de l'eau, de l'assainissement et
des établissements humains, par rapport aux conclusions du
Sommet mondial pour le développement durable. Le résultat de
cette réunion sera transmis au Secrétaire général de l'ONU en
guise de contribution aux préparatifs de la CDD-12.
BREF HISTORIQUE DE LA CDD
La CDD a émergé du Plan d'action 21, le
programme d'action adopté par la Conférence des Nations Unies
sur l'environnement et le développement (CNUED), tenue en juin
1992, à Rio de Janeiro, au Brésil. Le Plan d'action 21 a
appelé à la création de la CDD pour assurer un suivi efficace
de la CNUED, améliorer la coopération internationale et
examiner les progrès accomplis dans la mise en œuvre du Plan
d'action 21, aux échelons local, national, régional et
international. En 1992, la 47ème session de
l'Assemblée générale de l'ONU (AGNU) a établi, dans sa
résolution 47/191, les attributions de la CDD et sa
composition, les lignes directrices encadrant la participation
des principaux groupes sociaux, l'organisation des travaux de
la CDD, ses liens avec divers organes des Nations Unies, et
les arrangements relatifs au Secrétariat. La CDD a tenu sa
première session de fond en juin 1993 et a continué, depuis, à
se réunir sur une base annuelle.
SE/AGNU-19: En juin 1997, la 19ème
session extraordinaire de l'assemblée générale (SE/AGNU-19),
connue également sous le nom de "Rio+5," s'est tenue pour
l'évaluation de la mise en œuvre du Plan d'action 21. Les
négociations ont produit le Programme de la suite de la mise
en œuvre du Plan d'action 21 ainsi que le programme de travail
quinquennal de la CDD.
RESOLUTION 55/199 de la l'AGNU: Le 20
décembre 2000, l'assemblée générale a adopté la résolution
55/199 concernant l'évaluation décennale des progrès accomplis
dans la mise en œuvre des résultats de la CNUED. L'assemblée
générale a décidé d'organiser l'évaluation décennale de la
CNUED, en 2002, en vue de revigorer l'engagement mondial en
faveur du développement durable. L'assemblée générale a
accepté l'offre de l'Afrique du Sud d'accueillir l'événement,
baptisé Sommet Mondial pour le Développement Durable (SMDD).
La résolution stipule, entre autres, que la dixième session de
la CDD (CDD-10) servira de comité préparatoire (PrepCom), de
composition non limitée, du Sommet.
PROCESSUS PREPARATOIRE DU SMDD: La
CDD-10 a tenu quatre sessions, entre avril 2001 et juin 2002.
Présidé par Emil Salim (Indonésie), le PrepCom a mené une
revue exhaustive et une évaluation des progrès accomplis dans
la mise en application du Plan d'action 21. A la fin de la
PrepCom IV, tenue à Bali, en Indonésie, du 27 mai au 7 juin
2002, un projet de Plan de mise en œuvre avait été négocié et
transmis au Sommet pour finition. Le PrepCom de Bali a produit
également un document non négocié, contenant des lignes
directrices, publiées sous l'appellation de 'Principes
Directeurs de Bali' pour l'édification de partenariats
volontaires ou "résultats de Type II".
SMDD: Le SMDD s'est réuni du 26 août au
4 septembre 2002 à Johannesburg, en Afrique du Sud. Le Sommet
a adopté les principaux documents: le Plan de mise en
application de Johannesburg (PMAJ) et la Déclaration de
Johannesburg concernant de Développement Durable. Plus de 200
initiatives de partenariats et autres, non négociées, pour le
développement durable, axées sur la mise en œuvre du Plan
d'action 21, ont été également lancées. Le PMAJ est un cadre
d'action conçu pour la concrétisation des engagements de la
CNUED et englobant un certain nombre de nouveaux engagements.
Il renferme des chapitres sur l'éradication de la pauvreté,
les modes de consommation et de production, la base des
ressources naturelles, la mondialisation, la santé, les petits
Etats insulaires en développement, l'initiative africaine et
autres initiatives régionales, les moyens d'exécution, et le
cadre institutionnel. Le PMAJ stipule également que la mise en
œuvre du Plan d'action 21 et des résultats du Sommet doit être
poursuivie de manière efficace aux échelons régional et
sous-régional, à travers les Commissions Régionales et autres
institutions et organes des Nations Unies.
CDD-11: Réunie pour la première session
de fond après le SMDD, la Commission a tenu sa 11ème
session du 28 avril au 9 mai 2003, au siège des Nations Unies,
à New York. La session a englobé un segment de haut niveau, où
des représentants de rang ministériel ont traité des modalités
du programme de travail futur de la CDD, et ont tenu des
tables rondes ministérielles interactives, avec la
participation des principaux groupes sociaux, sur le thème des
"actions et engagements prioritaires pour la mise en œuvre des
résultats de la SMDD." Des réunions régionales consacrées à la
mise en œuvre ont également été organisées pour informer les
délégués des premières mesures entreprises dans chacune des
régions des Nations Unions, dans le cadre de la mise en
application des résultats du SMDD.
La CDD-11 a conclu ses travaux par
l'adoption d'un programme de travail pluriannuel de la CDD
couvrant la période 2004-2017. Le programme de travail est
articulé en une série de cycles de deux ans, axés sur la mise
en œuvre et orientés vers l'action, comportant chacun, une
session évaluative et une session politique. Chaque cycle de
deux ans est appelé à examiner un ensemble de questions
thématiques et une série de thèmes transversaux, le cycle
2004-2005 ayant été consacré aux thèmes de l'eau, de
l'assainissement et des établissements humains. Les questions
transversales englobent: l'éradication de la pauvreté; le
changement des modes non durables de production et de
consommation; la protection et la gestion des ressources
naturelles formant la base du développement économique et
social; le développement durable dans un monde en
globalisation; la santé et le développement durable; le
développement durable des PEID; le développement durable de
l'Afrique; d'autres initiatives régionales; les moyens
d'exécution; le cadre institutionnel du développement durable;
l'égalité des sexes; et l'éducation.
La CDD-11 a également invité les
Commissions régionales à envisager l'organisation de réunions
sur la mise en œuvre régionale, aux fins: d'apporter une
contribution à la mise en œuvre du développement durable à
l'échelon régional; permettre une focalisation sur l'ensemble
thématique retenu; et fournir au rapport du Secrétaire général,
des éléments identifiant notamment, les obstacles rencontrés
et les contraintes posées, des nouveaux défis à relever et les
opportunités offertes à la mise en œuvre.
REUNIONS DU BUREAU DE LA CDD-12: Après
l'ajournement de la CDD-11, la CDD-12 a tenu sa première
session pour procéder à l'élection de son bureau. Børge Brende,
Ministre norvégien de l'environnement, a été élu Président de
la CDD-12, par acclamation. Les autres membres du Bureau de la
CDD-12 étaient: Bruno Stagno Ugarte (Costa Rica), Toru Shimuzu
(Japon), Bolus Paul Zom Lolo (Nigeria) et Eva Tomic (Slovénie).
A ce jour, le Bureau de la CDD-12 s'est
réuni à trois reprises: Les 10 et 11 septembre 2003, à Oslo,
en Norvège, et le 3 octobre et le 18 novembre 2003, à New
York. Au cours de ces réunions, le Bureau a été informé, entre
autres, de l'état d'avancement de l'élaboration de la
documentation de la CDD-12 et de la préparation des
conclusions des réunions régionale consacrées à la mise en
œuvre.
REUNION REGIONALE SUR LA MISE EN ŒUVRE EN
ASIE DE L'OUEST: Organisée par la Commission économique et
sociale pour l'Asie de l'Ouest (CESAO), la réunion régionale
de la CDD sur la mise en œuvre en Asie de l'Ouest s'est réunie
du 19 au 21 octobre 2003, au Caire, en Egypte. La réunion
s'est tenue dans le cadre de la Commission mixte sur
l'environnement et le développement dans la région arabe,
commission composée de représentants de la CESAO, du
Secrétariat technique du Conseil des ministres arabes chargés
de l'environnement, du Département des Nations Unies chargé
des affaires économiques et sociales (DAES), et du Bureau
régional du Programme des Nations Unies pour le Développement
(PNUD), pour l'Asie de l'Ouest. Les participants ont adopté 10
décisions portant, entre autres, sur: les mesures de suivi des
résultats du SMDD et de l'Initiative arabe pour le
développement durable; les activités de suivi de la
Déclaration d'Abou Dhabi sur l'avenir du Programme arabe pour
l'environnement; le programme de travail concernant
l'environnement, d'ici 2005; les priorités et les réalisations
dans le domaine du développement durable; l'encouragement du
secteur privé à investir dans les projets environnementaux; et
l'établissement d'un fonds arabe pour l'environnement. Un
rapport consolidé sur les progrès accomplis dans les domaines
de l'eau, de l'assainissement et des établissements humains
dans la région arabe, sera transmis à la CDD-12.
REUNION REGIONALE SUR LA MISE EN ŒUVRE EN
ASIE-PACIFIQUE: Cette réunion, qui a eu lieu à Bangkok, en
Thaïlande, les 27 et 28 octobre 2003, était organisée
conjointement par la Commission Economique et Sociale des
Nations Unies pour l'Asie et le Pacifique (CESAP) et le DAES,
en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le
Développement (PNUD). Les Participants ont passé en revue
l'état d'avancement de la mise en œuvre de l'ensemble
thématique de la CDD-12, englobant l'eau, l'assainissement et
les établissements humains, dans la région. Outre les exposés
présentés et les débats avec les diverses parties prenantes,
trois sessions séparées ont été axées sur les expériences
vécues dans les régions d'Asie, d'Asie centrale et du
Pacifique. Le résultat de cette réunion sera transmis à la
CDD-12.
CONFERENCE PANAFRICAINE SUR LA MISE EN
ŒUVRE ET LE PARTENARIAT DANS LE DOMAINE DE L'EAU:
Organisée par la Commission Economique des Nations Unies pour
l'Afrique (CEA), la Conférence panafricaine sur la mise en
œuvre et le partenariat dans le domaine de l'eau, s'est
déroulée du 8 au 12 décembre 2003, à Addis Ababa, en Ethiopie,
pour procéder à l'examen des points inscrits à l'ordre du jour
de la CDD-12, relatifs à l'eau, l'assainissement et les
établissements humains. La Conférence a également fourni aux
pays africains, à la communauté internationale et aux agences
des Nations Unies, une plate-forme pour la réaffirmation de
leur engagement en faveur de la résolution de la crise de
l'eau posée en Afrique et d'une mise en œuvre collective des
actions envisagées dans la 'Vision Africaine de la Question de
l'Eau, l'Ordre du Jour concernant les Ressources en Eau et le
Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique (NEPAD),
les objectifs du SMDD et les Objectifs de Développement du
Millénaire (ODM) concernant l'eau. Le résultat de cette
réunion sera transmis à la CDD-12.
COMPTE RENDU DE LA REUNION
Le Forum de la CENUE sur la Mise en Œuvre
Régionale du Développement Durable s'est réuni le jeudi 15
janvier 2004. Brigita Schmögnerová, Secrétaire exécutif de la
CENUE, a souhaité aux délégués la bienvenue à la réunion,
soulignant la nécessité de procéder à l'évaluation des progrès
accomplis par la région dans les domaines de l'eau, de
l'assainissement et des établissements humains, depuis le SMDD
et à l'analyse des problèmes et défis qui restent à résoudre,
pour la CDD-12. Elle a ajouté que la réunion offre une plate-forme
pour l'amélioration de la prise de conscience des décideurs
politiques, sur ces sujets, et que l'apport de la région
constitue une contribution importante au processus de la CDD.
Les délégués ont ensuite adopté l'ordre du
jour sans amendements et ont élu Margaret Beckett, Secrétaire
d'Etat de l'environnement, l'alimentation et les affaires
rurales, Royaume-Uni, Présidente de la Réunion. Elena
Szolgayova, Ministre slovaque de la construction et du
développement régional, a été élu, Vice-président chargé du
thème des établissements humains. Philippe Roch, Agence suisse
de l'environnement, des forêts et du paysage, a été élu Vice-président
chargé de thème de l'eau. Zaal Lomtadze, Ministre géorgien de
l'environnement et des ressources naturelles, a été élu Vice-président
chargé du thème de l'assainissement.
Børge Brende, Ministre norvégien de
l'environnement et Président de la CDD-12, a souligné
l'importance de la volonté politique, de la gestion intégrée
des ressources en eau (GIRE), de la planification de l'eau, et
de la coopération dans la gestion des ressources en eau
partagées, et a appelé à des systèmes de gestion et une
planification urbaine, plus efficaces. Il a également mis en
relief le rôle important que l'Europe est en mesure de jouer
dans l'ouverture de la voie menant à la concrétisation des
objectifs mondiaux.
Après les remarques d'ouverture, les
délégués se sont réunis, le matin, en groupe de discussion sur
le thème des établissements humains et, l'après-midi, en
groupe de discussion sur le thème de l'eau. Le vendredi matin,
16 janvier, les délégués se sont réunis en groupe de
discussion sur le thème de l'assainissement. Un débat général
a été ensuite tenu sur les interconnexions entre les trois
sujets de fond, et sur leurs liens avec d'autres thèmes
intersectoriels, tels que le financement, les modes de
production, la gouvernance et la pauvreté. Le compte-rendu ci-après
présente un résumé des questions débattues durant la réunion.
LES ETABLISSEMENTS HUMAINS
La Vice-présidente Elena Szolgayova a
présidé le groupe de discussion sur le thème des
établissements humains. Kamo Khachatryan, de la division
chargée de la politique de l'habitat, au ministère arménien du
développement urbain, a parlé des programmes de logement mis
en place après le tremblement de terre de 1988 et a fait état
de la coopération existant avec les donateurs et avec les ONG,
ainsi que de la nouvelle législation promulguée pour la
promotion d'un développement amélioré de l'habitat.
Wolfgang Forster, haut responsable au sein
du département autrichien chargé de la recherche en matière
d'habitat, a présenté l'insertion sociale et la protection
environnementale comme étant les deux principaux défis posés
au développement de l'habitat à Vienne. Il a déclaré qu'il est
besoin d'améliorer les qualités thermiques des nouvelles
constructions, en particulier, pour la concrétisation de
l'engagement de l'Autriche dans le cadre de la réduction des
changements climatiques.
Martti Lujanen, directeur général du
département de l'habitat et de la construction, au ministère
finlandais de l'environnement, a souligné l'importance de
l'efficience énergétique, de l'abri adéquat, de la fourniture
de l'infrastructure environnementale, telle que le transport
et la gestion des déchets, et de l'amélioration de la
gouvernance et de l'équité sociale. Il a déclaré que le
principal défi posé à l'urbanisation et aux établissements
humains, est celui de la capacité de mettre en œuvre les
actions qui tiennent compte des dimensions écologiques,
économiques et sociales.
Denis Gauer, ambassadeur de
l'environnemental, ministère français de l'environnement, a
décrit les trois principes de l'amélioration de l'accès des
populations aux services de base: l'accès aux services de base
est inhérent à la dignité humaine et constitue l'un des
fondements du développement durable; les méthodes de gestion
doivent correspondre aux objectifs de la performance
technique, économique, sociale et environnementale; et le
recouvrement des coûts doit être accompagné de dispositions
garantissant la solidarité sociale et territoire.
Mihaela Al-Bashtawi, inspectrice à la
division générale chargée de la planification urbaine et
territoriale, au ministère roumain du transport, de la
construction et du tourisme, a décrit le programme social du
gouvernement qui se focalise sur le logement des jeunes. Bien
que le programme mentionne la participation des collectivités
locales, l'oratrice a indiqué qu'un manque d'expérience en
matière de planification et une certaine subjectivité dans la
répartition des unités, sont encore constatables.
Beate Weber, Maire de Heidelberg, Allemagne,
du Conseil International des Initiatives Environnementales
Locales, a mis en relief le rôle important des collectivités
locales dans la réalisation des objectifs mondiaux relatifs
aux établissements humains. Elle a déclaré que le
développement urbain doit aller au-delà de la planification
territoriale et englober les aspects sociaux, et a appelé à un
soutien accru en faveur des collectivités locales.
Stephen Duckworth, Consultant en matière
d'habitat et de finance, auprès du comité de liaison européen
chargé des logements sociaux (CECODHAS), a présenté l'étude
européenne sur les bonnes pratiques et la régénération urbaine.
Il a déclaré que la régénération urbaine doit inclure: une
durabilité à long terme; une participation authentique des
résidents; l'insertion sociale; la fourniture de services, de
formation et d'emploi; et des accords de partenariats entre
les principaux acteurs. Il a ajouté qu'un renouvellement
urbain exhaustif et durable est une entreprise à très long
terme et que la participation et la coopération des résidents,
à tous les niveaux, sont essentielles.
LE DEBAT: l'Irlande, au nom de l'UE et
des pays accédant à l'UE, a décrit les défis posés à la
concrétisation des objectifs mondiaux relatifs aux
établissements humains, notamment: le taux d'urbanisation
élevé; la nécessité d'une bonne gouvernance; la dégradation
des sols et la désertification; la nécessité de modes plus
durables de croissance économique et de consommation; la
faible participation des femmes dans la planification urbaine;
la faiblesse des activités de renforcement des capacités; et
la question des sans-abri.
Le délégué des Pays-Bas, a déclaré que les
acteurs du niveau mondial doivent identifier les actions les
plus utiles et déterminer les domaines où les ressources
limitées doivent être utilisées. La Communauté européenne (CE)
a souligné que la résolution des problèmes urbains doit aller
au-delà des frontières administratives et que la stabilité et
la continuité de l'action doivent être assurées à tous les
niveaux. Le délégués des Etats-Unis a souligné la nécessité de
partenariats entre les secteurs public et privé, de la bonne
gouvernance et de la participation publique dans les processus
décisionnels. La Belgique a déclaré que la réunion ne doit pas
mettre en relief uniquement les cas de réussite, mais doit
montré également les limites des politiques appliquées dans le
domaine des établissements humains, telles que celles
découlant des effets des changements politiques. La Suède a
souligné l'importance de l'investigation en matière
d'infrastructure urbaine, de la participation des femmes et de
la mise au point de technologies abordables et écologiquement
rationnelles.
L'Albanie a mentionné la bonne gouvernance
et le renforcement des capacités locales, commas étant des
composantes clés, pour le traitement des problèmes posés au
pays dans le domaine de l'habitat. La République tchèque a
déclaré que l'insertion sociale constitue un élément essentiel
dans la réforme du secteur de l'habitat mené dans le pays, et
a souligné la nécessité de s'assurer du suivi des progrès
accomplis, à l'aide d'indicateurs. Le Royaume-Uni a déclaré
que le comblement des lacunes du financement destiné à la
réduction des taudis des bidons-villes, pourrait être
concrétisé à travers de plus grands partenariats entre les
secteurs public et privé, des initiatives communautaires et
l'investissement des capitaux. La Pologne a fait état de
programmes et de projets pilotes visant à traiter du problème
des sans-abri. Le Canada a déclaré que la responsabilité de
fournir l'infrastructure urbaine est laissée aux collectivités
locales et aux administrations provinciales et que la
fourniture de logements est confiée au marché privé, mais que
le gouvernement fédéral s'est récemment impliqué davantage
dans les affaires urbaines, mettant à disposition des
financements pour le traitement des problèmes des sans-abri,
de l'infrastructure et des logements sociaux et des logements
aborigènes.
REMARQUES DE CONCLUSION: Le débat a été
suivi par les remarques de conclusions des panélistes.
Duckworth a souligné l'importance de la question de logement
pour les pays accédant à l'UE et du problème de la migration
ayant rapport avec des motifs environnementaux. Al-Bashtawi a
appelé à des programmes de développement d'abris temporaires,
dans les situations de catastrophe naturelle. Khachatryan a
mis en exergue l'importance de la coopération internationale
dans le traitement des questions examinées. Faisant remarquer
que la décentralisation peut accroître l'inégalité
territoriale, Forster a indiqué que la décentralisation doit
inclure des instruments de renforcement des capacités, et
prévenir l'exclusion sociale et la ségrégation. Lujanen a
affirmé que le choix de bonnes politiques permet aux Etats
d'atteindre leurs objectifs à moindre coût et de manière plus
efficace. Gauer a indiqué qu'une sécurité juridique, des
contrats respectifs, des mécanismes durables et une bonne
gouvernance sont requis pour la mobilisation des fonds
nécessaires à l'amélioration des habitats.La 'Northern
Alliance for Sustainability' (ANPED) a fait état des actions
prioritaires nécessaires à l'édification de communautés
locales durables: focalisation sur la mise en œuvre; éducation
et renforcement des capacités; implication du secteur de
l'industrie et du secteur privé; et réalisation des besoins
humains basiques. Le Centre Régional de l'Environnement d'Asie
Centrale (CAREC) a mis l'accent sur les sujets de
préoccupations posés en Asie Centrale, en particulier, le lien
entre les établissements humains et les écosystèmes.
LES CONCLUSIONS FINALES: Au sujet de la
question des établissements humains au niveau régional, les
délégué se sont accordés, entre autres, sur le besoin:
-
d'améliorer la viabilité des villes à
travers la bonne gouvernance, l'imputabilité et la
transparence des actions gouvernementales;
-
de mettre l'accent sur les réformes
nécessaires à la durabilité de l'habitat et à l'équité
sociale;
-
d'adopter une approche intégrée dans le
domaine de la planification urbaine, qui englobe la
planification de l'utilisation des terres et des systèmes de
transport;
-
de soutenir la gouvernance participative
locale, les partenariats publics-privés et la société civile,
aux fins de s'assurer d'une mise en application efficace des
politiques de développement durable; et
-
d'encourager l'implication des
gouvernements pour faciliter l'investissement dans la
réhabilitation des bâtiments disponibles, l'amélioration de
la gestion du patrimoine, et l'aide aux groupes marginalisés,
d'accéder au logement social.
A l'échelon mondial, les délégués se sont
accordés, entre autres, sur la nécessité:
-
de mobiliser un soutien international
destiné au traitement de la pauvreté et de l'inégalité, dans
le domaine des établissements humains, à travers l'aide
publique au développement consacrée à la planification
urbaine, à l'administration des terres et à la bonne
gouvernance;
-
de se focaliser sur des politiques de
mise en œuvre facilitant l'urbanisation durable et, en
particulier, l'accès aux services de base, à l'emploi et au
logement;
-
d'établir des mécanismes de facilitation
du transfert des technologies et de la diffusion de
l'information;
-
de faciliter la coopération
transfrontalière dans le traitement des objectifs de
développement durable;
-
de faciliter les partenariats publics-privés
dans l'édification et la gestion de communautés durables; et
-
de mobiliser des efforts du secteur
public dans l'instauration d'un environnement institutionnel
favorisant l'attraction de l'investissement intérieur et
extérieur.
L'EAU
Jeudi après-midi, le Vice-président
Philippe Roch a ouvert le groupe de discussion sur le thème de
l'eau, notant que la région de la CENUE dispose des
instruments juridiques et de la culture de coopération qui lui
sont nécessaires au traitement de la question de l'eau, d'une
manière holiste.
Joergen Bjelskov, Conseiller ministériel,
au Ministère danois de l'environnement, a encouragé les
gouvernements à concrétiser l'objectif 2005 du SMDD relatif à
l'élaboration de plans de GIRE, et à aider d'autres pays, en
particulier d'Asie Centrale, qui pourraient avoir des
difficultés dans la concrétisation de l'objectif.
Anatoly Kholmatov, chef du département
scientifique, au ministère tadjik chargé de la gestion de
l'eau, a appelé à la mise en place d'une stratégie régionale
conjointe en matière de gestion des ressources en eau, pour le
traitement des problèmes tels que ceux ayant trait aux
pénuries d'énergie, à la désertification et à l'utilisation
non durable de l'eau.
Ton Boon von Ochssée, ambassadeur du
développement durable, ministère hollandais des affaires
étrangères, a souligné l'importance de la GIRE et de la
gestion transfrontalière pour la concrétisation des ODM, et a
mis en relief le besoin: de partenariats publics-privés,
notamment dans le domaine des bassins versants; et d'un
renforcement des capacités.
Carl Mitchell, de l'agence américaine pour
le développement international, a noté que la fourniture de
l'accès à l'eau durable pour tous, en Europe, exige des
financements de la part du secteur privé et des ressources
additionnelles de la part des collectivités locales, et a
appelé à de nouvelles solutions, citant l'exemple réussi des
fonds tournants des projets environnementaux utilisés aux
Etats Unis.
Sergey Natalchuk, du ministère russe des
ressources naturelles, a décrit le programme national russe
dans le domaine de l'eau, qui vise à fournir une eau de
qualité à tous les citoyens d'ici 2015, et a appelé à la
coopération avec les pays voisins dans la gestion des eaux
partagées et à l'adoption de cadres bilatéraux et
multilatéraux.
Czeslaw Wieckowski, directeur du
département de la coopération internationale, au ministère
polonais de l'environnement, a souligné la nécessité d'une
structure juridique claire pour la gestion de l'eau, et a mis
en relief, entre autres, les leçons apprises ci-après:
l'approvisionnement en eau et l'assainissement ne sont pas
séparables; le principe pollueurs-payeurs doit être appliqué
de manière cohérente; les parties prenantes publiques doivent
être incluses dans toutes les étapes de la planification; et
des accords multilatéraux et bilatéraux portant sur la gestion
des eaux partagées des eaux doivent être adoptés.
Claus Sørensen, directeur des affaires
internationales au Directorat Général de l'environnement de la
CE, a noté que l'accession des nouveaux pays, à l'UE, les
placera à un niveau très élevé, dans le domaine de la gestion
de l'eau, et a ajouté que la directive-cadre de l'UE
concernant l'eau sert, pour les non-membres, de modèle dans le
domaine de l'établissement de liens entre Etats voisins. Il a
appelé à l'amélioration de la volonté politique et a souligné
l'importance de la GIRE, de l'approche fondée sur les bassins
versants, des partenariats publics privés, de la participation
publique et de la bonne gouvernance.
Olga Ponizova, coordinatrice des questions
ayant trait aux politiques appliquées dans le domaine de l'eau,
centre ECO-Accord, a affirmé que les initiatives
internationales entreprises en Asie Centrale pour la
résolution des problèmes posés dans le domaine de l'eau, sont
insuffisants, et a appelé à l'adoption d'une approche fondée
sur la GIRE, à l'accroissement de la participation publique, à
l'amélioration de la dissémination de l'information concernant
les questions de l'eau, à des réformes institutionnelles et
juridiques, à un rôle accru pour les collectivités locales, à
des initiatives financières effectives, et à une utilisation
plus importante d'instruments efficaces dans l'utilisation des
ressources en eau transfrontalières.
Jack Moss, du 'World Business Council on
Sustainable Development (WBCSD)', a indiqué que les membres du
Conseil participent activement dans la concrétisation des
objectifs du SMDD et des ODM relatifs à l'eau et à
l'assainissement, et apportent leur appui à la GIRE. Il a
appelé la CDD à traiter les questions de la réduction des
écarts entre les politiques mondiales et du manque de soutien
à l'échelon local et à se focaliser sur le suivi.
LE DEBAT: L'UE a noté que l'eau et
l'assainissement sont des sujets cruciaux pour l'éradication
de la pauvreté, la création de moyens de vivre durables et du
développement économique, et que les deux thèmes doivent être
intégrés, à la CDD-12. Il a également présenté la législation
exhaustive appliquée par l'UE dans le domaine de l'eau, comme
étant cruciale pour la réalisation des objectifs, et a indiqué
que la gestion transfrontalière des bassins versants a besoin
d'être renforcée.
La Turquie a parlé de l'expérience de son
pays dans le domaine de la gestion des ressources en eau, a
décrit un projet mis en œuvre en Anatolie du sud-est, qui
implique la participation des diverses parties prenantes. Il a
indiqué que la Turquie a commencé à intégrer la GIRE dans les
plans de gestion de l'eau, mais qu'elle manque de ressources
financières et du renforcement des capacités nécessaires à la
mise en œuvre des plans.
Le Canada a déclaré que la transparence, la
participation de la société civile, et des institutions
ouvertes et responsables, assorties de cadres juridiques
solides, sont cruciales pour la bonne gouvernance dans le
domaine de l'eau. L'Allemagne a fait état de l'importance de
la coopération dans le domaine des bassins versants, et a
affirmé que la coopération dans le domaine international dans
le domaine de l'eau, améliore la stabilité, en particulier
dans les régions arides. La France a souligné l'importance de
la gestion des bassins de collecte des eaux, de la bonne
gouvernance, et de l'impulsion des programmes de renforcement
des capacités en matière de gestion de l'eau. La Grèce a
présenté la composante Méditerranéenne de l'Initiative de l'UE
en matière de Gestion de l'Eau, qui se focalise sur:
l'amélioration de l'approvisionnement en eau et de
l'assainissement dans les régions les plus pauvres; la GIRE,
avec un accent particulier sur la gestion des eaux
transfrontalières; et des questions transversales, telles que
celles du transfert des technologies, du renforcement des
capacités et de l'éducation. L'Italie a déclaré qu'elle est en
train de mettre en place, dans le Bassin Méditerranéen, des
initiatives visant à la promotion de projets conjoints dans le
domaine des ressources en eau, dans les zones semi-arides.
L'Autriche a souligné l'importance de la
gestion des bassins versants transfrontaliers, mettant en
relief les travaux menés par la Commission sur le Fleuve
Danube, en guise de bon exemple de coopération. La Belgique a
proposé de rattacher les politiques nationales dans le domaine
de l'eau aux stratégies de développement durable. La Hongrie a
déclaré que les accords relatifs aux fleuves transfrontaliers
et portant sur des questions telles que la gestion des
inondations, la contamination et l'imputabilité, doivent être
renforcés. La Suède a déclaré que la GIRE est une condition
préalable pour une utilisation durable et efficace de l'eau
dans quelque pays que ce soit, mais qu'elle ne peut réussir
que si une législation adéquate est mise en place pour
soutenir les politiques.
Israël a donné un aperçu sur son expérience
en matière de gestion de l'eau, mettant en exergue le recours
à grande échelle de l'irrigation goutte à goutte, à la
réutilisation des eaux usées et à la dé-salaison de l'eau. Le
Royaume-Uni a appelé à la détermination des efforts de
financement nécessaires à la réalisation des objectifs
mondiaux fixés dans le domaine de l'eau. La Suisse a accueilli
favorablement toutes les références à la GIRE et a plaidé pour
des partenariats publics-privés impliquant les ONG, les
donateurs et les agences gouvernementales. La République
tchèque a souligné le besoin d'harmoniser la collecte et le
suivi des données concernant la qualité des eaux dans la
région de la CENUE. La Finlande a indiqué que les discussions
autour de la question de la bonne gouvernance devraient
traiter les aspects de la bonne gouvernance locale et de la
gouvernance du monde de l'entreprise.
L'organisation pour la coopération et le
développement économique (OCDE) a indiqué que les budgets
publics devraient être utilisés de manière efficace dans le
traitement des questions ayant trait à l'eau, et que le
secteur privé peut jouer un rôle dans la fourniture du
savoir-faire technique, et pas uniquement le soutien
financier. CAREC a fait état des accords régionaux établissant
des partenariats axés sur la concrétisation des objectifs du
développement durable, et des mesures prises pour la mise en
place d'une plate-forme juridique. Le représentant de Public
Services International (PSI) a suggéré la mise en place de
partenariats publics-publics au sein desquels des entreprises
publiques d'approvisionnement en eau, importantes et bien
gérées, viendraient apporter leur assistance aux entreprises
publiques et aux gestionnaires locaux des ressources en eau,
qui ont besoin d'aide. La Confédération Internationale des
Syndicats Libres (CISL) a souligné la nécessité d'impliquer
les travailleurs dans tous les processus décisionnels de
toutes les parties prenantes, et dans le dialogue et dans
l'éducation dans le domaine de gestion de l'eau.
LES CONCLUSIONS FINALES: au sujet du
traitement des questions ayant trait à l'eau, aux échelons
régional et mondial, les délégués se sont accordés, entre
autres, sur la nécessité:
-
d'élaborer et de mettre en œuvre des
schémas de GIRE, avec une forte participation des parties
prenantes;
-
de mettre en place des stratégies qui
répondent aux effets exercés par les changements climatiques
sur les écosystèmes aquatiques et sur le cycle hydrologique;
-
d'adopter des politiques de consommation
et de production durables;
-
d'élaborer des mécanismes de financement
innovants, tels que des schémas de compensation des services
environnementaux liés à l'eau, des fonds de roulement et des
dispositifs d'élaboration de projets;
-
de développer les bonnes pratiques en
matière de contrôle et de gestion intégrée des inondations,
et de techniques de réutilisation et de recyclage des eaux
usées;
-
de renforcer les organes mixtes de
gestion des eaux transfrontalières; et
-
d'élaborer des accords bilatéraux et
multilatéraux en vue de déterminer la conduite à suivre en
matière de prévention, du contrôle et de la réduction de
l'impact transfrontalier et des questions pertinentes pour
la GIRE.
L'ASSAINISSEMENT
Vendredi matin, le Vice-président Zaal
Lomtadzem a présidé le groupe de discussion sur le thème de
l'assainissement, reconnaissant qu'avec l'eau et les
établissements humains, l'assainissement constitue un besoin
humain de base. Il a ajouté que l'investissement dans
l'assainissement traîne derrière les autres secteurs et que la
mobilisation des ressources financières intérieures et
extérieures additionnelles, la mise en place de mécanismes
financiers innovants et le renforcement des partenariats
publics privés, sont cruciaux.
Olga Kupkova, de l'institut national
tchèque de santé publique, a plaidé pour l'adoption d'une
approche intersectorielle intégrée dans le traitement des
problèmes posés dans les domaines de l'eau et de
l'assainissement et dans la mise en œuvre des objectifs. Elle
a ajouté que la mise en place d'un cadre juridique fort, le
renforcement des capacités et l'édification de partenariats
entre gouvernements, secteur privé et société civile, sont
indispensables pour la réalisation des objectifs de la mise en
œuvre.
Dagmara Berbalk, ministre Allemande de
l'environnement, a fait état de l'engagement solide de son
pays en faveur des domaines de l'assainissement et de l'eau, à
la fois en Allemagne et dans le cadre des programmes de
développement promus à l'étranger. Elle a mis l'accent sur
l'interdépendance entre protection et gestion des ressources,
et a souligné l'importance de l'implication des différents
secteurs dans les projets d'assainissement.
Tibor Farago, directeur général au
ministère hongrois de l'environnement, a indiqué que son pays
rencontre de vrais obstacles dans la réalisation de
l'assainissement, en raison des ressources limitées, mais que
les exigences posées à l'accession l'UE ont donné lieu à des
programmes concrets et à un soutien pour l'amélioration du
secteur. Il a ajouté que la politique en matière
d'assainissement doit être intégrée dans les autres secteurs,
et notamment celui de la santé.
Oral Ataniyazova, présidente du centre de
santé reproductive et de l'environnement de Karakalpak, en
Ouzbékistan, a fait état de quelques tendances positives
enregistrées en Asie Centrale, mettant en relief, toutefois,
l'écart constatable entre les politiques internationales et la
situation des populations à l'échelon local. Elle a souligné
l'insuffisance des travaux d'évaluation et des programmes
d'aide, l'absence d'un suivi de l'utilisation des fonds de
l'aide, et le besoin d'une coordination de l'assistance.
Gourisankar Ghosh, directeur exécutif du
Water Supply and Sanitation Collaborative Council, a affirmé
que la concrétisation des objectifs du SMDD ne sera possible
qu'avec l'aide des donateurs, des ONG et des gouvernements
européens, qui sont à même de fournir soutien et renforcement
des capacités, aux domaines en crise au sein de la région,
ainsi que dans les régions en développement. Il a appelé les
gouvernements à accorder une priorité à l'hygiène et
l'assainissement, en particulier dans les écoles, et a
souligné l'importance de l'intégration de l'assainissement
dans la GIRE, et de la participation du secteur privé.
LE DEBAT: soulignant la nécessité d'une
approche intégrée, l'UE a suggéré que les thèmes de
l'assainissement et de l'eau soient traiter ensemble à la
CDD-12. Le délégué a mis en relief la législation de l'UE en
matière d'assainissement, et a appelé à une approche axée
davantage sur la coopération, à une focalisation sur les
domaines de crise, à l'octroi d'une priorité aux femmes et à
la reconnaissance des besoins particuliers des enfants.
La Suisse a indiqué que le principal défi à
relever consiste à traiter la question de l'assainissement du
point de vue des usagers et à intégrer le ménage en qualité
d'acteur social. Il a introduit le projet de code de conduite
pour la participation du secteur privé dans la gestion durable
des services d'approvisionnement en eau, qui sera présenté à
la CDD-12.
La Turquie a fait état de tendances
positives enregistrées dans la gestion de l'eau et de
l'assainissement, signalant, toutefois, que le pays a encore
besoin d'une assistance internationale dans le domaine du
renforcement des capacités et de programmes de soutien
financier, pour pouvoir se mettre en conformité avec la
législation de l'UE. La Suède a souligné l'impératif
d'intégrer l'éducation en matière d'eau, d'assainissement et
d'hygiène, dans un programme unique, soutenu par la
participation des diverses parties prenantes. Le Royaume-Uni a
déclaré que le traitement des liens entre l'eau,
l'assainissement et les établissements humains, permettrait
d'aboutir à la livraison de meilleures prestations
essentielles. Le délégué des Etats-Unis a parlé du programme
gouvernemental qui accordent des prêts à faible taux d'intérêt,
pour la mise à niveau des systèmes de traitement des eaux
usées, et a signalé que son pays apporte son aide à divers
pays à travers des mécanismes innovants, pour leur permettre
d'en faire de même.
La CISL a souligné l'importance de la
focalisation sur les travailleurs dans les discussions autour
de la question de l'assainissement. Le WBCSD a appelé à des
actions plus importantes, dans la réalisation des objectifs
mondiaux fixés dans le domaine de l'assainissement, à travers,
entre autres, le financement, la bonne gouvernance et
l'engagement politique, au profit, en particulier, de
l'échelon local.
LES CONCLUSIONS FINALES: Dans le
traitement des questions ayant trait à l'assainissement, les
délégués se sont accordés, entre autres, sur le besoin:
-
d'adopter une approche holiste dans les
domaines de la protection des ressources en eau, de
l'approvisionnement en eau et de l'assainissement;
-
de créer les cadres juridique,
réglementaire, administratif et économique nécessaires à
l'amélioration de l'approvisionnement en eau et de
l'assainissement;
-
d'encourager les personnes individuelles
à investir dans l'amélioration de l'assainissement;
-
d'améliorer la prise de conscience sur
l'importance des comportements hygiéniques; et
-
d'établir des partenariats entre les
gouvernements, les communautés locales, le secteur privé et
d'autres, aux fins d'accroître les financements en faveur de
l'assainissement et de la protection des écosystèmes.
Vendredi après-midi, la Présidente Beckett
a invité les délégués à traiter des interconnexions entre les
trois sujets de fond. Elle a présenté trois lignes directrices
à suivre dans ce débat: procéder à la détermination des échecs
subis dans la région, l'identification des obstacles posés et
des défis à relever, et la transformation des mots en actions
concrètes.
LES INTERCONNEXIONS
L'UE a déclaré que l'eau et
l'assainissement sont vitaux pour la réalisation des ODM, y
compris l'éradication de la pauvreté, l'éradication de la faim,
l'amélioration des objectifs dans le domaine de la santé, la
protection des ressources naturelles et l'amélioration des
conditions de vie des habitants des bidons-villes. Le délégué
a noté que l'eau, l'assainissement et l'infrastructure, telle
que le transport et l'énergie, soutiennent la mise à
disposition des prestations de santé et d'éducation et
constituent des conditions préalables pour des établissements
humains adéquats. Il a également appelé la CDD-12 à traiter le
besoin d'une approche intégrée, en considérant, dans chacun
des trois domaines thématiques, les meilleures pratiques et la
manière dont cette expertise pourrait être mise pleinement à
profit à travers l'ensemble des domaines thématiques, par delà
les politiques sectorielles traditionnelles.
Notant que la GIRE est la bonne voie à
suivre, la Suisse a appelé la CDD à parvenir à une entente
commune sur ce concept, et a indiqué que la coopération et
l'implication privé devraient être améliorées et que la CDD-12
devrait se focaliser sur les expériences individuelles et sur
les leçons apprises. La CE a parlé du besoin d'une bonne
coordination entre les donateurs. Le délégué des Etats-Unis a
demandé aux gouvernements de formuler leurs besoins en matière
de renforcement des capacités, de manière à permettre aux
institutions et aux pays donateurs de mieux y répondre.
L'Islande a fait état de nombre
d'initiatives du Conseil de l'Arctique dans le domaine de
l'amélioration des conditions de vie des résidents de
l'Arctique, et notamment: le rapport portant sur le
Développement Humain en Arctique, une étude exhaustive
consacrée aux conditions de vie dans la région circumpolaire,
et l'Evaluation de l'Impact Climatique sur l'Arctique, qui
examine les effets économiques et sociaux de la variabilité
climatique. L'Allemagne a recommandé l'élaboration de schémas
d'éducation en matière de développement durable, impliquant
l'ensemble des secteurs éducationnels. La République tchèque a
qualifié l'éducation d'outil clé pour la mise en œuvre des
initiatives de développement durable. La Georgie, en sa
qualité de président du département chargée des politiques
environnementales de la CENUE, a souligné l'importance des
activités sous-régionales. Le délégué des Pays-Bas a déclaré
qu'un processus d'actions tournées vers des résultats concrets
devrait commencer à la CDD-12, et que les interconnexions
entre les trois thèmes pourraient aider à établir des
priorités d'action. Israël a parlé du besoin de se référer à
de nouvelles questions techniques, telles que celle des fuites
des canalisations du tout-à-l'égout.
La CE a présenté un certain nombre
d'éléments témoignant de la réussite de l'UE, dans la
formulation, l'élaboration, la mise en œuvre, le suivi et
l'évaluation des stratégies de développement durable:
l'existence d'un mécanisme d'évaluation fréquente à un niveau
politique élevé; les rapports d'avancement des travaux et les
indicateurs structurels; et le rôle des conseils consultatifs
nationaux ou des partenariats pour le développement durable
dans la supervision de la mise en œuvre des stratégies. Il a
appelé la CDD à se focaliser sur l'élaboration des stratégies
nationales de développement durable, et notamment, des
stratégies d'éradication de la pauvreté, et l'engagement à
commencer la mise en œuvre en 2005.
La Finlande a mis en exergue les
interconnexions entre les trois thèmes de fond et les modes de
consommation et de production. La Suède a indiqué que
l'égalité des sexes est une condition préalable au
développement économique et qu'elle devrait être intégrée dans
les processus décisionnels politiques.
L'Italie a déclaré que pour réussir, les
partenariats pour le développement durable doivent être
inclusifs et transparents, et que des enseignements doivent
être tirés des expériences vécues. La Grèce a mis en relief
l'importance du traitement des questions de pauvreté et de la
parité hommes-femmes dans le domaine de l'emploi, et de la
promotion d'opportunités d'emploi dans le cadre du
développement durable.
Le représentant d'Habitat a mis l'accent
sur les domaines d'action programmatique clés qui pourraient
être améliorés, notamment: la gouvernance, la Campagne
Mondiale pour une Bonne Gouvernance Urbaine; le renforcement
des capacités, le programme "Localisation du Plan d'action 21:
Planification d'actions pour un développement urbain durable";
on monitoring, l'Observatoire urbain mondial et sa mise en
œuvre locale, l'Observatoire urbain local; et, les
partenariats publics-privés et le programme de l'Alliance des
villes.
Le représentant de CARAC a appelé à un
suivi de l'aspect social du développement durable et à la
concrétisation des objectifs globaux. La 'Royal Society for
the Protection of Birds (RSPB)' a souligné l'importance de
l'adoption d'une approche basée sur l'écosystème, et a appelé
à l'amélioration du partage des bonnes pratiques et du
transfert des connaissances. Le Forum des Parties Prenantes a
souligné le besoin d'établir un lien entre le commerce
international et le développement durable et a déclaré que
l'OMC devrait être encouragé à prendre en ligne de compte les
efforts en faveur du développement durable. Le Conseil des
Ministres des Pays Nordiques a mis en exergue les stratégies
sous-régionales de développement durable et l'importance de la
création d'indicateurs pour l'évaluation des mises en
application.
REMARQUES DE CLOTURE
La Présidente Beckett a conclu en
encourageant les délégués à adopter une approche intégrée dans
la réalisation des objectifs du SMDD, soulignant le besoin
d'améliorer le renforcement des capacités, de l'éducation, des
partenariats et du transfert des technologies. Elle a ajouté
qu'il est important pour les Etats membre de la CENUE,
d'élaborer des plans de GIRE, d'ici 2005, et de travailler à
la mise en place de stratégies nationales de développement
durable. Notant que la région de la CENUE a la capacité
d'aider les autres régions dans la mise en œuvre des objectifs
mondiaux, la Présidente Beckett a rappelé aux délégués que les
problèmes posés au sein de la région de la CENUE, sont encore
là. Elle a ensuite clôturé la réunion à 12h53, en signalant
que les délibérations et les conclusions de la réunion seront
inclues dans le rapport qui sera soumis à la considération de
la CDD-12.
A SUIVRE D'ICI LA CDD-12
REUNION PREPARATOIRE INTERREGIONALE POUR
L'EVALUATION DE LA MISE EN ŒUVRE DU PROGRAMME D'ACTION DE LA
BARBADE: La réunion préparatoire interrégionale Barbade
+10 aura lieu à Nassau, aux Bahamas, du 26 au 30 janvier 2004.
pour de plus amples renseignements, contacter: Diane Quarless,
UN SIDS Unit; tel: +1-212-963-4135 fax: +1-917-367-3391;
e-mail:
Mauritius2004@sidsnet.org; Internet:
http://www.sidsnet.org.
QUATRIEME SOMMET DE DELHI POUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE, 2004: Ce Sommet international
annuel, organisé par 'The Energy and Resources Institute
(TERI)', se déroulera du 4 au 7 février 2004, à New Delhi, en
Inde. Le Sommet de 2004 se focalisera sur l'analyse et
l'évaluation des partenariats innovants post-SMDD. Pour plus
d'informations, contacter: Summit Secretariat, TERI; tel:
+91-11-2468-2138; fax: +91-11-2468-2144; e-mail:
dsds@teri.res.in;
Internet:
http://www.teriin.org/dsds.
QUATRIEME FORUM MONDIAL SUR L'ENERGIE
DURABLE: Le FMEN-4 est prévu du 18 au 20 février 2004, à
Vienne, en Autriche, pour se focaliser sur le thème "L'énergie
pour le développement durable: reconsidération du rôle des
subventions." Le forum consacrera, au moins, une journée aux
questions ayant trait aux sources d'énergies renouvelables.
Pour les détails, contacter: Irene Freudenschuss-Reichl; tel:
+1-212-963-6890; fax: +1-212- 963-7904; e-mail:
freudenschuss-reichl@un.org; Internet:
http://www.gfse.at/.
LE DEVELOPPEMENT DURABLE AU SEIN DE L'OMC:
LE COMMERCE, L'INVESTISSEMENT ET L'ENVIRONNEMENT APRES CANCUN:
Cette conférence internationale, parrainée par le Royal
Institute of International Affairs, se tiendra les 23 et 24
février 2004, à Londres, en Angleterre. Y seront examinés, les
défis posés au système du commerce international, à la lueur
des résultats de Cancun, et notamment de la réponse apportée
par les Etats-Unis et par l'UE aux réserves des pays en
développement concernant les subventions accordées dans
l'agriculture, la dynamique de négociation du nouveau groupe
de pays en développement, le G21, et les conflits potentiels
entre le commerce international et le développement durable.
Pour d'autres renseignements, contacter the Conference Unit:
tel: +44-207-957-5700; fax: +44-207-321-2045; e-mail:
conferences@riia.org;
Internet:
http://www.riia.org/index.php?id=5&cid=38.
FORUM INTERNATIONAL SUR LES PARTENARIATS
POUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE: Ce forum, organisé par le
ministère italien de l'environnement, en coopération avec le
DAES, se réunira du 4 au 6 mars 2004, à Rome, en Italie. Pour
davantage d'informations, contacter: Gloria Visconti, Italian
Ministry for the Environment and Territory; tel:
+39-6-5722-8121; fax: +39-6-5722-8180; e-mail:
visconti.gloria@minambiente.it; Internet:
http://www.minambiente.it/Sito/settori_azione/pia/docs/forum_sd_eng.pdf.
HUITIEME SESSION EXTRAORDINAIRE DU CONSEIL
D'ADMINISTRATION DU PNUE/CINQUIEME FORUM MONDIAL DES MINISTRES
DE L'ENVIRONNEMENT: La huitième session extraordinaire du
Conseil d'Administration du PNUE/cinquième Forum Mondial des
Ministres de l'Environnement aura lieu du 29 au 31 mars 2004,
à Jéju, en République de Corée. Pour de plus amples
informations, contacter: Beverly Miller, Secretary for UNEP
Governing Council; tel: +254-2-623431; fax: +254-2-623929;
e-mail:
beverly.miller@unep.org; Internet:
http://www.unep.org.
PREPCOM DE LA REUNION INTERNATIONALE SUR
L'EVALUATION DE LA MISE EN ŒUVRE DU PROGRAMME D'ACTION DE LA
BARBADE CONCERNANT LE DEVELOPPEMENT DURABLE DES PEID: Cette
réunion du comité préparatoire se déroulera du 14 au 16 avril
2004, au siège des Nations Unies, à New York. Pour les détails,
contacter: Diane Quarless, UN Division on Sustainable
Development, UN SIDS Unit; tel: +1-212-963-4135; fax:
+1-917-367-3391; e-mail:
Mauritius2004@sidsnet.org; Internet:
http://www.sidsnet.org.
DOUZIEME SESSION DE LA COMMISSION DU
DEVELOPPEMENT DURABLE: La CDD-12 se réunira du 19 au 30
avril 2004, à New York. La réunion de cette année, baptisée "Année
d'Evaluation" sera consacrée à la revue des progrès accomplis
dans la mise en œuvre des objectifs de développement durable
et à la détermination des obstacles et des contraintes posés
dans les domaines de l'eau, de l'assainissement et des
établissements humains. Pour plus d'informations, contacter:
UN Division for Sustainable Development; tel: +1-212-963-2803;
fax:1-212-963-4260; e-mail:
dsd@un.org; Internet:
http://www.un.org/esa/sustdev/csd/csd12/csd12.htm. |