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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 5 No. 195
Jeudi 30 Octobre 2003
COMPTE RENDU DE LA REUNION REGIONALE SUR LA
MISE EN ASIE – PACIFIQUE, EN PREPARATION DE LA CDD-12:
27-28 OCTOBRE 2003
La Commission du développement durable (CDD),
à sa onzième session (CDD-11) a invité les Commissions
régionales des Nations Unies à envisager l'organisation de
réunions régionales consacrées à la mise en œuvre, en vue
d'apporter une contribution aux travaux de la CDD. En réponse
à cette invitation, la Commission économique et sociale des
Nations Unies pour l'Asie-Pacifique (CESAP) a convoqué une
réunion consacrée à la mise en œuvre régionale, les 27 et 28
octobre 2003, au Centre des Conférences de Bangkok, en
Thaïlande. Y ont pris part, près de 90 participants,
représentant 28 gouvernements et nombre d'organes des Nations
Unies, d'organisations intergouvernementales et de principaux
groupes sociaux. Organisé conjointement par le Département des
Nations Unies chargé des Affaires Economiques et Sociales en
collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le
Développement, ce forum va procéder à une évaluation de l'état
de la mise en œuvre de l'ensemble thématique de la CDD-12,
englobant l'eau, l'assainissement et les établissements
humains, dans la région.
Au cours de cette réunion de deux jours,
les participants ont entendu des exposés, ont engagé des
discussions impliquant l'ensemble des parties prenantes, et
ont procédé à un échange d'expériences et de leçons apprises
dans ces domaines. Trois sessions ont eu lieu, focalisées sur
les expériences vécues dans les régions d'Asie, d'Asie
Centrale et du Pacifique. Les participants ont également
entendu un exposé-débat sur les partenariats pour le
développement durable. Les conclusions de cette réunion seront
transmises au Secrétaire général de l'ONU, à titre de
contribution aux préparatifs de la CDD-12.
BREF HISTORIQUE DE LA CDD
La CDD a émergé du Plan d'action 21, le
programme d'action adopté par la Conférence des Nations Unies
sur l'environnement et le développement (CNUED), tenue en juin
1992, à Rio de Janeiro, au Brésil. Le Plan d'action 21 a
appelé à la création de la CDD pour assurer un suivi efficace
de la CNUED, améliorer la coopération internationale et
examiner les progrès accomplis dans la mise en œuvre du Plan
d'action 21, aux échelons local, national, régional et
international. En 1992, la 47ème session de
l'Assemblée générale de l'ONU (AGNU) a établi, dans sa
résolution 47/191, les attributions de la CDD et sa
composition, les lignes directrices encadrant la participation
des principaux groupes sociaux, l'organisation des travaux de
la CDD, ses liens avec divers organes des Nations Unies, et
les arrangements relatifs au Secrétariat. La CDD a tenu sa
première session de fond en juin 1993 et a continué, depuis, à
se réunir sur une base annuelle.
SE/AGNU-19: En juin 1997, la 19ème
session extraordinaire de l'assemblée générale (SE/AGNU-19),
connue également sous le nom de "Rio+5," s'est tenue pour
l'évaluation de la mise en œuvre du Plan d'action 21. Les
négociations ont produit le Programme de la suite de la mise
en œuvre du Plan d'action 21 ainsi que le programme de travail
quinquennal de la CDD.
RESOLUTION 55/199: Le 20 décembre 2000,
l'assemblée générale a adopté la résolution 55/199 concernant
l'évaluation décennale des progrès accomplis dans la mise en
œuvre des résultats de la CNUED. L'assemblée générale a décidé
d'organiser l'évaluation décennale de la CNUED, en 2002, en
vue de revigorer l'engagement mondial en faveur du
développement durable. L'assemblée générale a accepté l'offre
de l'Afrique du Sud d'accueillir l'événement, baptisé Sommet
Mondial pour le Développement Durable (SMDD). La résolution
stipule, entre autres, que la dixième session de la CDD
(CDD-10) servira de comité préparatoire (PrepCom), de
composition non limitée, du Sommet.
PROCESSUS PREPARATOIRE DU SMDD: La
CDD-10 a tenu quatre sessions, entre avril 2001 et juin 2002.
Présidé par Emil Salim (Indonésie), le PrepCom a mené une
revue exhaustive et une évaluation des progrès accomplis dans
la mise en application du Plan d'action 21. A la fin de la
PrepCom IV, tenue à Bali, en Indonésie, du 27 mai au 7 juin
2002, un projet de Plan de mise en œuvre avait été négocié et
transmis au Sommet pour finition. Le PrepCom de Bali a produit
également un document non négocié, contenant des lignes
directrices, publiées sous l'appellation de 'Principes
Directeurs de Bali' pour l'édification de partenariats
volontaires ou "résultats de Type II".
SMDD: Le SMDD s'est réuni du 26 août au
4 septembre 2002 à Johannesburg, en Afrique du Sud. Le Sommet
a adopté les principaux documents: le Plan de mise en
application de Johannesburg (PMAJ) et la Déclaration de
Johannesburg concernant de Développement Durable. Plus de 200
initiatives de partenariats et autres, non négociées, pour le
développement durable, axées sur la mise en œuvre du Plan
d'action 21, ont été également lancées. Le PMAJ est un cadre
d'action conçu pour la concrétisation des engagements de la
CNUED et englobant un certain nombre de nouveaux engagements.
Il renferme des chapitres sur l'éradication de la pauvreté,
les modes de consommation et de production, la base des
ressources naturelles, la mondialisation, la santé, les petits
Etats insulaires en développement, l'initiative africaine et
autres initiatives régionales, les moyens d'exécution, et le
cadre institutionnel. Le PMAJ stipule également que la mise en
œuvre du Plan d'action 21 et des résultats du Sommet doit être
poursuivie de manière efficace aux échelons régional et
sous-régional, à travers les Commissions Régionales et autres
institutions et organes des Nations Unies.
CDD-11: Réunie pour la première session
de fond après le SMDD, la Commission a tenu sa 11ème
session du 28 avril au 9 mai 2003, au siège des Nations Unies,
à New York. La session a englobé un segment de haut niveau, où
des représentants de rang
ministériel ont traité des modalités du programme de travail
futur de la CDD, et ont tenu des tables rondes ministérielles
interactives, avec la participation des principaux groupes
sociaux, sur le thème des "actions et engagements prioritaires
pour la mise en œuvre des résultats de la SMDD." Des réunions
régionales consacrées à la mise en œuvre ont également été
organisées pour informer les délégués des premières mesures
entreprises dans chacune des régions des Nations Unions, dans
le cadre de la mise en application des résultats du SMDD.
La CDD-11 a conclu ses travaux par
l'adoption d'un programme de travail pluriannuel de la CDD
couvrant la période 2004-2017. Le programme de travail est
articulé en une série de cycles de deux ans, axés sur la mise
en œuvre et orientés vers l'action, comportant chacun, une
session évaluative et une session politique. Chaque cycle de
deux ans est appelé à examiner un ensemble de questions
thématiques et une série de thèmes transversaux, le cycle
2004-2005 ayant été consacré aux thèmes de l'eau, de
l'assainissement et des établissements humains. Les questions
transversales englobent: l'éradication de la pauvreté; le
changement des modes non durables de production et de
consommation; la protection et la gestion des ressources
naturelles formant la base du développement économique et
social; le développement durable dans un monde en
globalisation; la santé et le développement durable; le
développement durable des PEID; le développement durable de
l'Afrique; d'autres initiatives régionales; les moyens
d'exécution; le cadre institutionnel du développement durable;
l'égalité des sexes; et l'éducation.
La CDD-11 a également invité les
Commissions régionales à envisager l'organisation de réunions
sur la mise en œuvre régionale, aux fins: d'apporter une
contribution à la mise en œuvre du développement durable à
l'échelon régional; permettre une focalisation sur l'ensemble
thématique retenu; et fournir au rapport du Secrétaire général,
des éléments identifiant notamment, les obstacles rencontrés
et les contraintes posées, des nouveaux défis à relever et les
opportunités offertes à la mise en œuvre.
Après l'ajournement de la CDD-11, la CDD-12
a tenu sa première session pour procéder à l'élection de son
bureau. Børge Brende, Ministre norvégien de l'environnement, a
été élu Président de la CDD-12, par acclamation. Les autres
membres du Bureau de la CDD-12 étaient: Bruno Stagno Ugarte
(Costa Rica), Toru Shimuzu (Japon), Bolus Paul Zom Lolo
(Nigeria) et Eva Tomic (Slovénie).
REUNIONS DU BUREAU DE LA CDD-12: Le
Bureau de la CDD-12 s'est réuni les 10 et 11 septembre 2003, à
Oslo, en Norvège, puis le 3 octobre 2003 à New York. A sa
première réunion, le Bureau a été informé, par le Secrétariat,
de l'état d'avancement de l'élaboration de la documentation de
la CDD-12, et des réunions régionales de mise en œuvre,
prévues entre octobre 2003 et janvier 2004. A la deuxième
réunion, les membres du Bureau ont appris que l'ordre du jour
des réunions programmées des Commissions régionales des
Nations Unies, a été ajusté de manière à inclure l'examen de
l'ensemble thématique de la CDD-12. Les conclusions de ces
réunions régionales seront transmises à la CDD-12. Le Bureau a
indiqué que les trois thèmes retenus, l'eau, l'assainissement
et les établissements humains, bénéficieront d'une priorité
égale et seront traités de manière intégrée, en tenant compte
des thèmes transversaux.
REUNION REGIONALE SUR LA MISE EN ŒUVRE EN
ASIE DE L'OUEST: Organisée par la Commission économique et
sociale pour l'Asie de l'Ouest (CESAO), la réunion régionale
de la CDD sur la mise en œuvre en Asie de l'Ouest s'est réunie
du 19 au 21 octobre 2003, au Caire, en Egypte. La réunion
s'est tenue dans le cadre de la Commission mixte sur
l'environnement et le développement dans la région arabe,
commission composée de représentants de la CESAO, du
Secrétariat technique du Conseil des ministres arabes chargés
de l'environnement, du Département des Nations Unies chargé
des affaires économiques et sociales (DAES), et du Bureau
régional du Programme des Nations Unies pour le Développement,
pour l'Asie de l'Ouest.
Cinquante participants issus de 14
gouvernements, joints par des représentants d'organisations
intergouvernementales et académiques, de l'industrie, et
d'organisations non gouvernementales (ONG) y ont pris part.
Les participants ont adopté 10 décisions portant, entre autres,
sur: les mesures de suivi des résultats du SMDD et de
l'Initiative arabe pour le développement durable; les
activités de suivi de la Déclaration d'Abou Dhabi sur l'avenir
du Programme arabe pour l'environnement; le programme de
travail concernant l'environnement, d'ici 2005; les priorités
et les réalisations dans le domaine du développement durable;
l'encouragement du secteur privé à investir dans les projets
environnementaux; et l'établissement d'un fonds arabe pour
l'environnement. Un rapport consolidé sur les progrès
accomplis dans les domaines de l'eau, de l'assainissement et
des établissements humains dans la région arabe, sera transmis
à la CDD-12.
COMPTE RENDU DE LA REUNION
La réunion régionale de la CDD sur la mise
en œuvre en Asie-Pacifique s'est ouverte lundi matin 27
octobre 2003. Keiko Okaido, Secrétaire exécutif adjoint de la
Commission économique et sociale pour l'Asie-Pacifique (CESAP),
a déclaré que cette réunion cherche à déterminer les
principales réalisations accomplies, contraintes posées et
opportunités offertes dans la mise en œuvre des objectifs
approuvés à l'échelle internationale ayant trait aux thèmes de
l'eau, de l'assainissement et des établissements humains, et à
partager les bonnes pratiques et les leçons apprises. Elle a
brossé un tableau de la situation mondiale actuelle dans ces
domaines, a souligné que le financement des améliorations
devant être apportées dans le domaine de l'eau et
d'assainissement en Asie, uniquement, coûtera 8 milliards de
dollars outre les 13 milliards accordés chaque année, et a
appelé à des moyens innovants de financement.
JoAnne DiSano, Directrice de la Division
des Nations Unies chargée du Développement Durable, a mis en
exergue le rôle clé des contributions nationales, régionales
et sous-régionales dans la réussite du SMDD, et a informé les
participants des résultats de la CDD-11 concernant le nouveau
programme de la Commission et l'organisation de ses travaux.
Elle a indiqué aux participants que les résultats de cette
réunion constitueront une contribution au rapport du
Secrétaire général à l'adresse de la CDD-12. Elle a souligné
que la situation dans la région Asie-Pacifique et la diversité
qui la caractérise posent des défis particuliers au
développement durable, a fait état des réussites réalisées
dans cette optique, et a invité les participants à partager
leurs expériences.
Robert England, Représentant Résident du
PNUD, a recommandé aux agences de soutenir les efforts
nationaux de mise en œuvre des Objectifs de développement du
millénaire (ODM) et des résultats du SMDD, et a suggéré que
les gouvernements intègrent les questions de l'eau et de
l'assainissement dans leurs stratégies de réduction de la
pauvreté et explorent les ressources fournies par le réseau de
développement des Nations Unies. Il a souligné par ailleurs le
besoin d'impliquer la société civile, les organisations
communautaires de base et les femmes dans les efforts visant à
l'amélioration des secteurs de l'eau et de l'assainissement.
Surachai Sasisuwan, Directeur du
département des ressources en eau, au ministère thaï des
ressources naturelles et de l'environnement, a parlé des
efforts fournis par la Thaïlande dans le traitement des
principaux défis posés à l'accroissement de
l'approvisionnement des villages en eau, et a mis en relief,
entre autres, l'importance de l'amélioration de la gouvernance
dans le secteur de l'eau, de la participation et de la
décentralisation, et de la performance du suivi.
Dans une déclaration enregistrée en vidéo,
le Président de la CDD-12 Børge Brende a déclaré que les
conférences régionales sont des conditions préalables pour
l'engendrement d'un débat productif autour des questions de la
réalisation des ODM et de l'identification des obstacles posés
à la livraison d'un meilleur approvisionnement en eau, d'un
meilleur assainissement et de meilleures conditions de vie,
ainsi que des contributions régionales apportées dans ces
domaines.
Après ces déclarations d'ouverture, les
délégués ont élu, par acclamation, Aybi Siddiqi (Bangladesh)
et Toru Shimuzu (Japon), Coprésidents de la réunion, et Adi
Sarwako (Indonésie), Rapporteur.
Au cours de cette réunion de deux jours,
les participants ont entendu des exposés suivis de débats, des
discussions avec l'ensemble des parties et ont pris part à des
sessions consacrées à l'examen de l'état de la mise en œuvre
des objectifs approuvés à l'échelle internationale, dans les
domaines de l'eau, de l'assainissement et des établissements
humains, dans la région. Les participants ont également
entendu un exposé et procédé à un échange d'expériences en
matière de partenariat dans le domaine du développement
durable. La réunion a été clôturée mardi après-midi 28 octobre.
Le compte rendu ci-après présente, dans leur ordre
chronologique, les discussions qui ont eu lieu durant la
réunion.
ETAT D'AVANCEMENT DE LA MISE EN APPLICATION
REGIONALE DANS LES SECTEURS DE L'EAU ET L'ASSAINISSEMENT
Après l'ouverture de la plénière, les
participants ont entendu des exposés et ont engagé des débats
impliquant l'ensemble des parties prenantes, autour de la
question de l'état de la mise en œuvre dans les secteurs de
l'eau et de l'assainissement, dans les régions d'Asie, d'Asie
Centrale et du Pacifique.
LES EXPOSES: Asie: David Jezeph, de la
Division de la CESAP chargée des ressources en eau, a passé en
revue la situation de l'approvisionnement en eau et de
l'assainissement en Asie du Sud, du Sud-Est et du Nord, notant
que la région abrite trois des quatre pays les plus peuplés du
monde et contient les sols les plus érodés, les villes les
plus polluées, et la plus grande partie de la population
mondiale sans accès à l'eau potable salubre et à
l'assainissement. Il a mis en relief les principales
difficultés posées à la mise en œuvre, notamment la croissance
démographique rapide et l'exode rural, a souligné la nécessité
d'une mobilisation des ressources, et a fait état de
projections indiquant que les objectifs en matière
d'approvisionnement en eau et d'assainissement ne seront
probablement pas atteints dans bon nombre de pays de la région.
Il a proposé, en guise de solution, l'identification et la
reproductibilité des bonnes pratiques, et a donné plusieurs
exemples de ces pratiques.
Asie Centrale: Bulat Yessekin, du
Centre environnemental régional d'Asie Centrale (CAREC), a
présenté un rapport sur les progrès accomplis dans la mise en
application du Plan d'action 21 en Asie Centrale, mettant en
exergue les principaux défis posés à l'amélioration de la
gouvernance, au renforcement des capacités des gouvernements
et de la société civile, et l'édification de partenariats
efficaces. Il a mis en relief le travail fourni par CAREC pour
l'amélioration de la coopération dans la région et a décrit
une initiative de partenariat impliquant l'ensemble des
parties prenantes et visant: à s'assurer de la conservation
des écosystèmes au niveau du bassin; à améliorer l'utilisation
de l'eau; et à accroître l'accès à l'eau potable en Asie
centrale.
Pacifique: Présentant les Etats
insulaires du Pacifique, John Low, Consultant, a fait état des
défis particuliers auxquels se trouvent confrontés les pays
insulaires en matière de gestion du secteur de l'eau, mettant
en relief leurs tailles restreintes, leur vulnérabilité
naturelle, et leurs ressources humaines et financières
limitées. Il a présenté un rapport sur l'état d'avancement de
la mise en œuvre nationale et a décrit les défis posés dans
les domaines de l'approvisionnement en eau, de la gestion des
ressources en eau, et de la gouvernance du secteur de l'eau et
de la prise de conscience. Il a également présenté le Plan
d'action régional du Pacifique pour la gestion durable des
ressources en eau, qualifié de voie à suivre.
DEBAT AVEC L'ENSEMBLE DES PARTIES PRENANTES:
Le représentant des jeunes a souligné l'importance de
l'amélioration des opportunités d'emploi pour les jeunes dans
le secteur de l'approvisionnement de l'eau, et le représentant
des syndicats a informé les participants que ces derniers sont
penchés sur les préoccupations de santé et de sécurité
professionnelles ayant rapport avec les questions de l'eau et
de l'assainissement. Le représentant des Peuples autochtones a
recommandé la mise à disposition de ressources financières
pour les peuples autochtones et l'amélioration de leur
participation dans le processus de mise en œuvre et dans les
partenariats. Il a également encouragé l'octroi d'une plus
grande attention à la diversité culturelle dans les efforts de
mise en œuvre. Le représentant des ONG a appelé: à une
participation effective des communautés et des principales
parties prenantes dans le traitement des préoccupations ayant
trait aux domaines de l'eau et de l'assainissement; à une
focalisation sur des approches préventives holistes dans la
gestion des ressources en eau, intégrant des stratégies de
réduction des risques; et à une reconnaissance des liens entre
les politiques suivies et les problèmes posés dans les
secteurs de l'eau et de l'assainissement et dans d'autres
secteurs, y compris celui de la sécurité alimentaire.
ECHANGE DES EXPERIENCES ET DES LEÇONS
APPRISES AUX ECHELONS NATIONAL ET REGIONAL
Lundi matin, après les exposés et les
débats, les participants ont procédé à des échanges
d'expériences nationales et régionales en matière de mise en
œuvre des mesures prises dans les domaines de l'eau et de
l'assainissement.
PRESENTATION DU PORTEFEUILLE DES MESURES
PRISES DANS LE DOMAINE DE L'EAU (PME), DANS LE CADRE DU 3e
FORUM MONDIAL SUR L'EAU: Le Japon a présenté un rapport
sur les résultats de la conférence ministérielle du 3ème
forum mondial sur l'eau, mettant en exergue le PME,
compilation de plus de 500 mesures soumises par les pays et
les organisations internationales. Le délégué a introduit le
Réseau électronique nouvellement élaboré (http://www.pwa-web.org),
dont le lancement sera effectué le 17 novembre 2003, et a
décrit ses caractéristiques, notamment la possibilité pour les
contributeurs de télécharger et de gérer les données ayant
trait à leurs actions. Le délégué a également donné un aperçu
sur le plan préliminaire du projet de partenariat dans les
domaines de l'eau et de l'environnement, en Asie, plan conçu
pour promouvoir la planification d'une gestion intégrée de
l'eau, dans la région.
La Chine: a présenté son rapport
d'évaluation national des progrès accomplis en matière de
développement durable, dans les domaines de l'eau, de
l'assainissement et des établissements humains; a mis en
exergue les principales réalisations du pays; et, a fait part
de son engagement en faveur de la coopération régionale et
internationale sur les questions de l'eau.
AUTRES EXPOSES: Le Bangladesh a
présenté le récent programme national focalisé sur
l'assainissement, décrivant les efforts fournis pour le
remplacement des latrines non-hygiéniques et le nettoyage des
dispositifs d'eau pollués. Le délégué a mis en relief
l'objectif de son pays consistant à garantir un assainissement
adéquat d'ici 2010 et a décrit les mesures et actions
nécessaires à la réalisation de cet objectif.
L'Inde a parlé des défis posés à la gestion
de l'approvisionnement en eau à la fois dans les zones
urbaines et rurales, notant, entre autres, qu'il est important
de promouvoir: la participation du secteur privé, l'adoption
d'approches fondées sur la demande, et l'établissement d'un
lien entre l'approvisionnement en eau et l'assainissement
d'une part les établissements humains d'autre part.
L'Iran a décrit les principales composantes
de son plan de gestion durable des ressources en eau,
notamment: une gestion intégrée des ressources en eau, fondée
sur la demande; une plus grande efficacité dans l'utilisation
de l'eau dans le secteur agricole; la stabilisation des
retraits des eaux souterraines; l'adoption d'une approche
fondée sur l'écosystème, en matière de développement des
ressources en eau; la mise en place de stratégies de
tarification de l'eau; la conduite d'évaluations d'impact
environnemental; et l'adoption d'une approche incluant la
gestion des risques.
L'Australie a décrit son approche en
matière de gestion durable des ressources en eau, parlant,
entre autres: d'un cadre de réforme intégrée; d'une aide
financière en faveur des initiatives menées dans le domaine
des eaux de surface; des stratégies visant à équilibrer les
exigences en matière d'environnement et d'eau; des processus
de planification de la gestion des ressources en eau; les
titres d'accès à l'eau; le commerce de l'eau; la participation
du secteur privé; et la sensibilisation communautaire.
La Malaisie a fait état des défis posés à
la gestion de l'aspect demande, soulignant le besoin de
construire une nouvelle infrastructure et de réduire les
pertes d'eau. S'agissant de l'assainissement, le délégué a
souligné le besoin de mobiliser des fonds suffisants pour la
mise en œuvre des projets pertinents.
L'Institut des Stratégies Environnementales
Mondiales (ISEM) a décrit l'Initiative de Kitakyushu pour un
Environnement Propre, et a parlé des défis posés à la gestion
de l'eau dans les zones urbaines, en Asie. Le représentant a
mis en garde contre un développement économique non accompagné
par un investissement dans la gestion des ressources en eau,
et a souligné la nécessité de combler le fossé entre la
recherche et la politique.
LES SESSIONS SEPAREES
Trois sessions séparées ont eu lieu lundi
après-midi, et ont été axés sur l'état d'avancement de la mise
en œuvre des objectifs approuvés à l'échelle internationale
dans les domaines de l'eau et de l'assainissement, dans les
régions d'Asie, du Pacifique et d'Asie centrale. Les
participants ont reçu quatre questions portant sur:
-
Les mesures prises pour promouvoir une
gestion intégrée efficace des ressources en eau (GIRE) et
les plans d'utilisation des eaux aux échelons national et
local et au niveau des bassins versants, y compris la
protection des écosystèmes, le contrôle de la pollution, la
gestion intégrée des eaux et des sols, et la gestion des
catastrophes;
-
La manière dont les ressources en eau
pourraient être mieux utilisées, notamment à travers
l'amélioration: de l'accès à l'eau potable salubre, de
l'équité, du caractère abordable et des aspects sociaux et
de parité hommes-femmes; l'efficacité de l'utilisation de
l'eau; et l'établissement d'interconnexion entre
l'approvisionnement en eau, l'assainissement, la santé et
l'environnement;
-
La manière dont les actions efficaces
pourraient être mieux mises en œuvre; et
-
Les conclusions qui pourraient être
tirées par rapport à la réponse apportée aux défis posés
dans les domaines de l'amélioration de l'approvisionnement
en eau et de l'assainissement, de l'ajustement des modes de
consommation d'eau, du rattachement de l'accès à l'eau à la
question de la qualité de l'eau et à celle de la santé, et
de la mobilisation des ressources locales pour l'expansion
de l'infrastructure de l'eau.
ASIE: Cette session, qui s'est
focalisée sur l'Asie du Sud, du Sud-est et du Nord, a été
présidée par R.S. Prasad (Inde). Le rapporteur était Mushtaq
Ahmed Memon (ISEM).
Au sujet des mesures prises pour la
promotion d'une gestion intégrée efficace des ressources en
eau et des plans d'utilisation des eaux, plusieurs pays, dont
le Bhutan, la Chine, l'Indonésie, la République démocratique
populaire du Laos, la Mongolie et la Thaïlande, ont décrit les
actions et les réformes entreprises aux échelons national et
local au niveau des bassins versants. La Chine a indiqué
qu'elle a récemment révisé sa législation relative à l'eau, et
a donné un aperçu sur les mesures prises pour l'économie, la
répartition et la protection des eaux. Au sujet de la gestion
des catastrophes, le Japon a parlé de ses efforts fournis au 3ème
Forum mondial sur l'eau, dans le domaine du traitement des
inondations. L'Iran a indiqué accorder une priorité à la
gestion des risques par rapport à la gestion des crises. Le
Bhutan a indiqué avoir établi un organe interministériel
chargé de la coordination des activités et de la législation
ayant trait à l'eau. La Thaïlande et l'Indonésie ont parlé des
dispositions prises en faveur de la participation publique. Le
Viêt-Nam a parlé de l'accent mis sur l'approvisionnement en
eau et sur l'assainissement.
Au sujet de la manière dont les ressources
en eau peuvent être utilisées, plusieurs pays ont souligné
l'importance de la gestion de l'utilisation et de
l'approvisionnement à l'échelon local. L'Iran a souligné la
nécessité d'accroître l'efficacité de l'utilisation de l'eau
dans le secteur agricole et, avec l'Indonésie et la Chine, a
mis en relief le rôle de la tarification de l'eau. La Chine a
parlé de son utilisation d'un système de quota pour réguler
l'usage résidentiel et industriel de l'eau, dans les zones
urbaines, et d'un système de tickets ou d'échange pour la
gestion de l'utilisation de l'eau, dans les zones rurales. Le
représentant des agriculteurs a mis en exergue le lien entre
les problèmes d'eau rencontrés dans les zones urbaines et ceux
rencontrés dans les zones rurales, affirmant que le gaspillage
d'eau lié à certaines pratiques agricoles exerce un impact sur
la disponibilité de l'eau dans les zones rurales, et qu'à leur
tour, les pénuries d'eau dans les zones rurales encourage
l'exode vers les zones urbaines et y exacerbe le problème des
bidonvilles.
Au sujet de la mise en œuvre efficace des
actions, l'Iran a noté le besoin d'établir des passerelles
entre la prise de décision de haut niveau et la participation
publique. La représentante d'une ONG a mis en relief le rôle
des pratiques autochtones, comme la collecte des eaux de pluie,
dans la réduction des pressions exercées sur les gouvernements
nationaux, dans le domaine de l'approvisionnement en eau. Elle
a également appelé à évaluer les expériences de gestion privée
des ressources en eau.
Au sujet de la relève des défis posés à la
gestion des ressources en eau, la Chine a fait état du rôle de
l'investissement privé, et l'Inde a mis en exergue la
participation communautaire dans les processus de
planification et de mise en application. Le Japon a souligné
la nécessité de concrétiser les objectifs du plan de mise en
œuvre conjoint consistant à développer, d'ici 2005, la gestion
intégrée des ressources en eau et les plans d'utilisation
efficace des eaux, en vue de réaliser les ODM relatifs à la
question de l'eau, d'ici 2015. L'Indonésie a déclaré que la
gestion intégrée des ressources en eau est un processus qui
nécessite un investissement et qui doit être mené de manière
graduelle. Soulignant l'importance de la mobilisation des
ressources, la Malaisie a parlé de l'écart entre l'aide
publique au développement disponible, (APD) et le financement
nécessaire à la réalisation des objectifs dans les domaines de
l'eau.
ASIE CENTRALE: Pulatkhon Umarov (Ouzbékistan)
a agi en qualité de Rapporteur de cette session. Au sujet de
la gestion efficace des ressources en eau, les participants
ont souligné le besoin de cadres législatif, financier et
institutionnel permettant de s'assurer de la coopération
intersectorielle au niveau des bassins versants et aux
échelons national et régional. Notant qu'à l'échelon régional,
les questions environnementales bénéficient de peu de priorité,
quelques participants ont souligné la nécessité d'affecter des
quantités d'eau plus significatives aux besoins écologiques,
et a appelé à un passage d'une focalisation sur l'aspect
quantitatif de la gestion des eaux à une focalisation sur
l'aspect quantitatif. Ils ont recommandé la prise de mesures
visant à améliorer les ressources en eau et d'accroître la
focalisation ayant trait à l'accès à l'eau potable salubre,
sur la réhabilitation et l'expansion de l'infrastructure de
l'approvisionnement en eau et sur l'utilisation d'approches
préventives permettant de s'assurer de la qualité de l'eau.
Les participants se sont accordés pour dire
que la mise en œuvre effective de ces actions nécessite: une
meilleure coordination entre l'ensemble des parties prenantes;
une gestion participative des ressources en eau; une
amélioration du transfert et de l'application des
technologies; et l'amélioration du renforcement des capacités
et du développement des ressources humaines. Ils ont également
recommandé aux agences donatrices de fournir des financements
ciblés et de prendre en ligne de compte les aspects culturels
et les différences entre les pays d'Asie Centrale, ainsi que
du savoir et de l'opinion des experts locaux. Les participants
ont conclu qu'en vue de relever les défis posés dans les
domaines de l'eau et de l'assainissement, il est indispensable
d'améliorer le travail de sensibilisation et de
conscientisation du public, d'explorer les possibilités d'une
implication plus importante de la communauté internationale
dans les affaires liées à la problématique de l'eau, en Asie
Centrale, et de créer des associations d'eau. Notant le manque
d'investissement dans l'infrastructure de l'approvisionnement
en eau et de financement de la gestion de l'eau, ils ont
également appelé à une utilisation plus importante
d'instruments économiques.
PACIFIQUE: Le Rapporteur de cette
session était Kay Kumaras Kalim (Papouasie Nouvelle Guinée).
Au sujet des mesures prises pour la promotion d'une gestion
intégrée efficace des ressources en eau et des plans
d'utilisation des eaux, les participants ont noté que le SMDD
et le 3ème Forum mondial sur l'eau constituent des
étapes importantes pour les îles du Pacifique, pour la
détermination et l'octroi d'une priorité aux mesures visant la
mise en place d'une gestion intégrée des ressources en eau, et
pour l'établissement d'une législation et de mécanismes
nécessaires. Au sujet de la manière dont les ressources
pourraient être mieux utilisées, les délégués ont fait état
des besoins et du manque de capacités en matière d'évaluation
des ressources en eau. Au sujet des actions visant à améliorer
la mise en œuvre de la gestion intégrée des ressources en eau,
les participants ont fait état d'un manque de volonté
politique.
RAPPORT CONCERNANT LES CONCLUSIONS DES
SESSIONS SEPAREES
Au terme des sessions séparées, lundi
après-midi, les Rapporteurs de chaque session ont informé la
Plénière des conclusions des débats qui ont été menés dans
leurs groupes respectifs. Dans le débat qui a suivi, le Japon
a informé les participants de ses activités liées à l'APD,
relatives au secteur de l'eau et a appelé à la promotion d'une
gestion de l'eau, fondée sur la notion de propriété. Les
participants ont également discuté de la hauteur du
financement nécessaire à la réalisation des objectifs de
développement, certains d'entre eux précisant que les
investissements doivent provenir de manière progressive des
partenariats public-privé opérant au niveau communautaire. La
Chambre Internationale du Commerce a présenté son papier de
discussion qui recommande, entre autres, l'instauration d'un
environnement favorable à l'édification de partenariats dans
le secteur de l'eau. Un participant a requis que la CESAP
accorde une attention particulière aux besoins des PEID. Le
représentant des Peuples autochtones a souhaité voir leur
agenda relatif à la gestion des ressources en eau, bien
reflété dans le procès-verbal de la réunion.
ETAT D'AVANCEMENT DE LA MISE EN APPLICATION
REGIONALE DANS LE DOMAINE DES ETABLISSEMENTS HUMAINS
Mardi matin, les participants ont entendu
trois exposés et ont engagé des discussions impliquant
l'ensemble des parties prenantes, sur l'état d'avancement de
la mise en œuvre des objectifs approuvés à l'échelle
internationale, relatifs aux établissements humains dans les
régions d'Asie, d'Asie Centrale et du Pacifique.
LES EXPOSES: Asie: Mohammed Aslam Khan,
de la Division chargée de l'environnement et des ressources
naturelles, au sein de la CESAP, a donné un aperçu sur l'état
d'avancement de la mise en application du Plan d'action 21 et
du Plan de mise en application conjoint, pour ce qui est des
établissements humains, dans la région. Son exposé était basé
sur un papier élaboré par la CESAP en coopération avec le DAES,
avec une contribution apportée par la deuxième réunion du
réseau sur l'initiative de Kitakyushu pour un environnement
propre en Asie-Pacifique, tenue du 15 au 17 octobre 2003, à
Weihai, en Chine. Il a présenté le cadre général de la
problématique des établissements humains, a décrit les types
et les caractéristiques des bidonvilles et a évoqué les
grandes lignes des approches politiques retenues pour la
résolution du problème des bidons-villes. Affirmant que le
taux actuel de la croissance démographique urbaine est sans
précédent, il a indiqué que les approches de gestion
traditionnelles sont incapables de relever les défis posés. Il
a encouragé les délégués à fournir les données concernant: les
politiques, programmes et projets pertinents poursuivis par le
pays; les principales contraintes rencontrées dans la mise en
œuvre; et les contributions existantes et potentielles des
parties prenantes, en particulier les ONG.
Asie Centrale: Bulat Yessekin, du
Centre régional d'Asie centrale pour l'environnement, a décrit
l'état actuel et l'évolution des établissements humains en
Asie Centrale, faisant état d'une croissance démographique
urbaine et d'un exode rural accrus. Il a souligné que la
planification des établissements humains doit tenir compte des
limitations posées au niveau des écosystèmes et des problèmes
posés dans les domaines de l'approvisionnement en eau et de la
santé.
Pacifique: Parlant des établissements
humains dans la région du Pacifique, John Low a déclaré que
l'urbanisation est une préoccupation de plus en plus
importante dans la région, où l'absence de planification a
donné lieu à un développement urbain à l'aveuglette. Low a
décrit les efforts fournis à l'échelon national pour le
traitement de ce problème, ainsi que le plan d'action régional
attendu dans le domaine de la planification urbaine. Il a mis
en relief les défis posés à la gestion de l'urbanisation dans
la région, soulignant, entre autres, l'absence de législation,
de cadres institutionnels et de capacités humaines en matière
de gestion urbaine. Low a recommandé la mise en place d'une
gestion urbaine efficace et d'une planification coordonnée et
intégrée, intégrant la participation du public.
DEBAT AVEC LES PARTIES PRENANTES:
Mettant en exergue le lien entre la non-possession de terre et
l'exode rural, la représentante d'une ONG a souligné le besoin
d'aligner les politiques de développement urbain et rural.
Elle a placé un accent sur l'importance d'une participation
communautaire directe dans les interventions gouvernementales,
citant plusieurs modèles de réussite aux Philippines. Evoquant
des modèles tirés de Chine et du Viêt-Nam, l'ISEM a mis en
relief le rôle clé des interventions gouvernementales, et a
déclaré que le problème des bidonvilles ne saurait être résolu
par la seule participation communautaire. L'ISEM a également
parlé du fossé entre les riches et les pauvres et a souligné
le rôle des gouvernements dans la répartition des richesses, y
compris, à travers l'amélioration de la couverture sociale et
le changement des structures fiscales. La République de Corée
a déclaré que les gouvernements ont un rôle à jouer mais que
les ré-établissements humains ne doivent pas s'effectuer au
détriment des droits de l'Homme. Le représentant des peuples
autochtones a mis en relief plusieurs préoccupations,
notamment: l'éviction des terres ancestrales; le manque de
reconnaissance formelle de la propriété foncière des
autochtones; et les activités de développement destructrices,
telles que l'exploitation minière et l'extraction de bois
d'œuvre, menées sur les terres des autochtones.
Plusieurs pays, dont Fidji, Samoa et la
Thaïlande, ont donné un aperçu sur leurs stratégies de
développement urbain. La Malaisie a présenté aux participants,
son régime foncier et ses normes minimales en matière de
logement, pour les pauvres. L'Inde a déclaré qu'elle est en
train de construire des villes pourvues d'une infrastructure
urbaine et de réseaux de communication améliorés, en vue de
réduire le taux de migration vers les villes existantes, et a
parlé du budget important alloué au développement rural.
L'Iran a plaidé en faveur de la construction de nouvelles
villes, mettant en relief sa stratégie de développement urbain,
prévoyant 25 à 30 nouvelles villes dans le futur.
La Chine a partagé ses expériences dans le
domaine de la résolution du problème des établissements
humains, soulignant, entre autres, le passage de politiques
gouvernementales axées sur l'approvisionnement à des
politiques axées sur la réalité du marché; la mise à
disposition de logements économiquement viables, pour les
familles à bas-revenus; les crédits à faible-intérêt et le
ré-établissement subventionné; et l'implication du public dans
la planification urbaine. Le porte-parole de la CESAP a décrit
nombre d'actions particulières prises pour l'allégement du
problème des bidonvilles dans la région. L'Indonésie a décrit
les défis associés à un taux d'urbanisation urbain.
PARTENARIATS POUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE
Après les discussions autour des
établissements humains, les participants ont entendu un exposé
et ont procédé à un échange d'expériences, dans le domaine des
partenariats édifiés pour le développement durable.
LES EXPOSES: Hiroko Morita-Lou, du DAES,
a présenté aux participants une information générale sur les
partenariats inscrits dans le cadre du SMDD, mettant en
exergue les lignes directrices produites à la CDD-11 et le
rôle du DAES dans la facilitation des discussions de la CDD
sur les partenariats. Elle a présenté des exemples de
partenariat concrétisés en Asie-Pacifique dans les domaines de
l'eau, de l'assainissement et des établissements humains, et a
invité les participants à se rendre à la Foire des
Partenariats qui se tiendra durant la CDD-12, en avril 2004,
et au Forum International sur les Partenariats, prévu à Rome,
en mars 2004.
LES ECHANGES D'EXPERIENCES: Mettant en
relief les interconnexions entre le secteur forestier et le
secteur de l'eau, le Japon a décrit le Partenariat forestier
asiatique conçu pour l'amélioration de la gestion forestière
durable, et a recommandé aux pays asiatiques de participer
dans le dialogue, impliquant toute l'Asie, sur le thème de
l'éducation au service du développement durable.
John Low, intervenant au nom de Clive
Carpenter, de la Commission du Pacifique-sud sur les géo-sciences
appliquées, a parlé du processus de consultation qui a abouti
à l'élaboration du Plan d'action de la région du Pacifique
pour la gestion durable de l'eau (GDE), et a décrit le
Partenariat de type II pour la GDE, retenu par le SMDD pour la
région du Pacifique, précisant que ses avantages englobent
l'amélioration du réseau d'action et de la prise de conscience
des besoins des PEID. Kay Kumaras Kalim a parlé du Dialogue
autour de l'eau et du climat (DEC), qui a donné lieu, entre
autres, à un programme d'action conjoint, Caraïbes-PEID, dans
les domaines de l'eau et du climat, et à une contribution au
Rapport de synthèse mondial concernant le DEC.
IDENTIFICATION DES PRINCIPAUX PROBLEMES
POSES DANS LES DOMAINES DE L'EAU, DE L'ASSAINISSEMENT ET DES
ETABLISSEMENTS HUMAINS: Rappelant que la Déclaration du
millénaire et le PMAJ contiennent des objectifs approuvés à
l'échelle intergouvernementale, l'Inde, avec la Malaisie, a
souligné que les partenariats doivent complémenter, et non
remplacer, les engagements gouvernementaux. La Malaisie a
ajouté que les partenariats ne sont que l'un des nombreux
moyens d'exécution, précisant que ces derniers englobent
également, entre autres, l'investissement extérieur direct,
l'APD et le transfert des technologies. Posant la question de
savoir comment nombre de partenariats ont survécu au-delà du
SMDD et ce qu'ils ont permis d'accomplir, le représentant de
l'ISEM a suggéré la mise en place d'un "partenariat des
partenariats" chargé du suivi des progrès réalisés dans le
cadre des initiatives de Type II. L'Indonésie a décrit le
partenariat établi dans le cadre de son programme de
conservation des eaux. Le Kazakhstan a parlé de son initiative
visant à améliorer les conditions de vie, l'approvisionnement
en eau et l'assainissement. L'Ouzbékistan a présenté l'Agence
centrale asiatique de coordination inter-étatique qui comprend
des représentants des différents secteurs gouvernementaux. La
Chine a mis en exergue ses expériences dans le domaine de la
mobilisation des collectivités locales, des organisations
civiles, des ressources financières et des médias, vécues dans
le cadre de diverses initiatives lancées dans les domaines de
l'eau et de l'assainissement. David Jezeph a cité plusieurs
exemples d'initiatives en matière de partenariat, lancées à
travers la région, et a indiqué qu'il rattacherait ces
dernières à la base de données du DAES relative aux
partenariats.
Mardi après-midi, les participants ont reçu
un rapport de synthèse de trois pages élaboré par le Président,
résumant les principaux problèmes identifiés dans les régions
d'Asie, d'Asie Centrale et du Pacifique, dans les domaines de
l'eau et de l'assainissement, et un rapport de synthèse d'une
page, résumant les problèmes posés dans le domaine des
établissements humains. Ces résumés visaient à rendre compte
des discussions qui ont eu lieu durant la réunion, et les
participants ont été invités par les Coprésidents, à présenter
leurs commentaires sur ces projets de texte.
L'EAU ET L'ASSAINISSEMENT: Asie Centrale:
L'Ouzbékistan a proposé de souligner l'importance de s'assurer
de la qualité des eaux de surface, précisant qu'il s'agit là
de la principale source d'eau potable dans la région. Bulat
Yessekin a suggéré l'insertion d'une référence au projet de
texte de la convention sur la protection de l'environnement de
la Mer Caspienne.
Pacifique: L'Australie a recommandé de
mettre en exergue les expériences positives et d'établir une
distinction entre les besoins des différents pays de la région
du Pacifique. Fidji a mis l'accent sur la détérioration de
l'infrastructure et sur le besoin d'un investissement dans les
services d'eau dans les îles du Pacifique.
Asie: L'Iran et la Malaisie ont suggéré
de restructurer le rapport de synthèse de manière à avoir un
format harmonisé pour les trois régions. La Chine et les ONG
ont suggéré d'intégrer les accomplissements dans le rapport de
synthèse. La représentante d'une ONG a souligné l'importance
de la gestion des risques et des mesures préventives, par
rapport à celles curatives, dans le domaine de la gestion des
catastrophes. Elle a également fait part de ses réserves
concernant la référence aux partenariats entre les secteurs
privé et public, expliquant que cela implique souvent la
privatisation de services publics. Les Agriculteurs ont
recommandé de mettre en relief l'importance des technologies
écologiquement rationnelles et des techniques appropriées dans
le secteur agricole. Le porte-parole de la CESAP a précisé que
ce rapport de synthèse n'est pas pour formuler des
recommandations, mais plutôt pour rendre compte des
réalisations accomplies, des contraintes rencontrées et de la
voie à suivre. L'Iran et la Malaisie ont suggéré d'identifier
le déficit des ressources, comme la principale contrainte
entravant la concrétisation des objectifs fixés à l'échelle
internationale, dans les domaines de l'eau et de
l'assainissement. Le représentant des Peuples autochtones a
signalé que les préoccupations des populations autochtones,
comme la non-reconnaissance de leurs droits fonciers et le
non-respect de leur consentement préalable en connaissance de
cause, quant aux activités de développement menées sur les
terres des autochtones, ne sont pas reflétées dans le texte.
Le Japon a fait remarquer que le texte place un accent trop
prononcé sur le rôle de la décentralisation, et a suggéré
l'insertion d'un libellé encourageant le sentiment de
propriété dans la gestion de l'eau.
LES ETABLISSEMENTS HUMAINS: L'Inde a
clarifié que la croissance économique n'offrirait de solution
au problème des bidonvilles que si elle est accompagnée de
politiques appropriées. La Chine a souligné la nécessité de
protéger les droits des émigrés. Plusieurs participants ont
suggéré de mettre en relief le rôle important du développement
rural dans le soutien du développement urbain. L'Ouzbékistan a
recommandé de souligner la nécessité de faire en sorte que la
planification des établissements humains soit cohérente avec
la gestion des bassins versants. L'Iran a déclaré que la
construction de nouvelles villes pourrait contribuer à la
résolution du problème des établissements humains et a suggéré
de placer un accent sur le rôle des gouvernements dans le
traitement du fléau des bidons-villes. L'Inde a mis en garde
contre l'utilisation de formulations prescriptives dans le
rapport.
Le porte-parole de la CESAP a indiqué que le
rapport final de la réunion rendra compte des suggestions
formulées durant la Plénière, et a invité les participants à
soumettre le reste de leurs commentaires au Secrétariat, d'ici
la fin de la semaine.
SESSION DE CLÔTURE
Au cours de la clôture des travaux, le
Coprésident Shimuzu a fait l'éloge des participants pour les
discussions fructueuses reflétant la diversité de leurs
préoccupations et a fait part de son souhait de voir ces voix
être transmises au siège des Nations Unies à New York. Le DAES
a félicité les participants pour le dialogue riche et
constructif qu'ils ont su instaurer et a fait part de son
espoir de voir la CDD-12 engendrer un esprit d'échange
similaire. La CESAP a informé les participants que le résultat
de cette réunion sera reflété dans un rapport de synthèse de
trois pages, résumant les principaux accomplissements, les
contraintes rencontrées et les propositions pour la voie à
suivre qui permettra d'apporter une contribution au rapport du
Secrétaire général destiné à la CDD-12. Il a également indiqué
qu'un rapport régional exhaustif sera mis à disposition à la
CDD-12. La réunion a été clôturée à 16h54.
A SUIVRE D'ICI LA CDD-12
ATELIER REGIONAL SUR LES STRATEGIES
NATIONALES DE DEVELOPPEMENT DURABLE: Cet atelier, prévu du
29 au 31 octobre 2003, à Bangkok, en Thaïlande, suivra la
Réunion régionale sur la mise en œuvre en Asie-Pacifique. Pour
plus d'informations, contacter: ESCAP Division of Environment
and Sustainable Development; tel: +66-2288-1234; fax:
+66-2288-1059; e-mail:
escap-esdd@un.org;
Internet:
http://www.un.org/esa/sustdev/csd/csd12/rim.htm.
CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LES
STRATEGIES D'URBANISATION DURABLE: Cette conférence, qui
se déroulera du 3 au 5 novembre 2003, à Weihai, en Chine, est
conçue pour faciliter les échanges en matière de bonnes
pratiques, de bonnes politiques et des enseignements tirés du
traitement des dimensions sociale, économique et
environnementale de l'urbanisation durable. Cette conférence
se focalisera sur les questions ayant rapport avec la
réalisation des deux objectifs de développement du millénaire,
consacrés à la réduction de la proportion des personnes qui
n'ont pas accès à l'eau potable salubre et à l'assainissement,
et à l'introduction d'une amélioration significative dans les
conditions de vie de 100 millions d'habitants de bidonvilles.
Pour les détails, contacter: Jianguo Shen, Inter-Regional
Adviser, UN-HABITAT; tel: +254-2-623541; fax: +254-2-624264;
e-mail:
jianguo.shen@unhabitat.org; Internet:
http://www.unhabitat.org/conference/weihai.pdf.
CONFERENCE SUR LE THEME DE L'EAU POUR LES
PLUS PAUVRES: Prévue les 4 et 5 novembre 2003, à Stavanger,
en Norvège, cette conférence vise à contribuer à faire avancer
les questions de la pauvreté et de l'eau, à travers le
dialogue entre les pays en développement et les pays donateurs,
les professionnels de l'eau et de l'aide, les organisations de
la société civile, et des agences de l'aide bilatérale et
multilatérale. La Conférence se concentrera sur les pays les
plus durement frappés en Afrique et en Asie, avec une
focalisation sur l'IGRE et les solutions de petite et moyenne
échelles en matière d'approvisionnement en eau et
d'assainissement. Pour plus d'informations, contacter:
International Water Association; tel: +47-2242-8100; fax:
+47-2242-8106; e-mail:
thewateracademy@thewateracademy.org; Internet:
http://www.thewateracademy.org/stavanger/inforpage.html.
REUNION REGIONALE DE LA CDD SUR LA MISE EN
ŒUVRE EN AMERIQUE LATINE ET CARAÏBES: REUNION DU GROUPE
D'EXPERTS SUR L'EVALUATION DE LA MISE EN APPLICATION DES
RESULTATS DU SMDD: Organisée par la Commission économique
des Nations Unies pour l'Amérique Latine et les Caraïbes (CEALC),
cette réunion se tiendra les 17 et 18 novembre 2003, à
Santiago, au Chili. Pour plus de renseignements, contacter: UN
Division for Sustainable Development; tel: +1-212-963-2803;
fax: +1-212-963-4260; e-mail:
dsd@un.org; Internet:
http://www.un.org/esa/sustdev/csd/csd12/rim.htm.
PREMIER FORUM DU SUD-EST ASITIQUE SUR LES
RESSOURCES EN EAU: Ce forum, prévu du 17 au 21 novembre
2003, à Chiang Mai, en Thaïlande, vise à renforcer les
capacités régionales à travers les meilleures pratiques
relevées dans l'IGRE. Pour plus de renseignement, contacter:
the Global Water Partnership’s Southeast Asia Technical
Advisory Committee Secretariat; tel: +66-2-524-5558; fax:
+66-2-524-5550; e-mail:
gwp_seatac@ait.ac.th; Internet:
http://www.gwpseatac.org.
REUNION REGIONALE DE LA CDD SUR LA MISE EN
ŒUVRE EN AMERIQUE LATINE ET CARAÏBES: FORUM REGIONAL DES
MINISTRES DE L'ENVIRONNEMENT: Organisée par la CEALC,
cette réunion aura lieu du 20 au 25 novembre 2003, à Panama.
Pour d'autres renseignements, contacter: UN Division for
Sustainable Development; tel: +1-212-963-2803; fax:
+1-212-963-4260; e-mail:
dsd@un.org; Internet:
http://www.un.org/esa/sustdev/csd/csd12/rim.htm.
REUNION REGIONALE DE LA CDD SUR LA MISE EN
ŒUVRE EN AFRIQUE: CONFERENCE PANAFRICAINE SUR LA MISE EN ŒUVRE
ET LES PARTENARIATS DANS LE DOMAINE DE L'EAU: Organisée
par la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique,
cette réunion aura lieu du 8 au 13 décembre 2003, à Addis
Ababa, en Ethiopie. La conférence traitera de l'implication
des résultats du SMDD sur les initiatives régionales dans le
domaine de l'eau, ainsi que du rôle de l'Afrique dans la mise
en application des résultats du ce même Sommet. Pour de plus
amples informations, contacter: UN Division for Sustainable
Development; tel: +1-212-963-2803; fax: +1-212-963-4260;
e-mail: dsd@un.org; Internet:
http://www.un.org/esa/sustdev/csd/csd12/rim.htm.
REUNION REGIONALE DE LA CDD SUR LA MISE EN
ŒUVRE DANS LA CEE: Cette réunion régionale organisée dans
le cadre des préparatifs de la CDD-12 se déroulera les 15 et
16 janvier 2004, à Genève, en Suisse. Pour plus d'informations,
contacter: UN Division for Sustainable Development; tel:
+1-212-963-2803; fax: +1-212-963-4260; e-mail:
dsd@un.org; Internet:
http://www.un.org/esa/sustdev/csd/csd12/rim.htm.
REUNION PREPARATOIRE INTERREGIONALE
CONSACREE A L'EVALUATION DE LA MISE EN APPLICATION DU
PROGRAMME D'ACTION DE LA BARBADE (PAB): Cette réunion
préparatoire interrégionale qui regroupera l'ensemble des
petits Etats insulaires en développement, est prévue à Nassau,
aux Bahamas, du 26 au 30 janvier 2004. Pour les détails,
contacter: Diane Quarless, Chief, United Nations Small Island
Developing States Unit, tel: +1-212-963-4135 fax:
+1-917-367-3391; e-mail:
Mauritius2004@sidsnet.org; Internet:
http://www.sidsnet.org.
QUATRIEME SOMMET DE DELHI POUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE (EDITION 2004): PARTENARIATS POUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE – TRAITEMENT DE 'WEHAB': Le Sommet
de Delhi pour le Développement Durable, événement annuel
international organisé par TERI (The Energy and Resources
Institute) depuis 2001, aura lieu du 4 au 7 février 2004, à
New Delhi, en Inde. Le Sommet de 2004 se focalisera sur
l'analyse et l'�valuation des partenariats innovants du
sc�nario post-SMDD. Pour plus d'informations, contacter:
Summit Secretariat, TERI; tel: +91-11-2468-2138; fax:
+91-11-2468-2144; e-mail:
dsds@teri.res.in; Internet:
http://www.teriin.org/dsds.
FORUM INTERNATIONAL SUR LES PARTENARIATS EN
MATIERE DE DEVELOPPEMENT DURABLE: Organis� par le
minist�re italien de l'environnement et de l'am�nagement du
territoire, en coop�ration avec le DAES des Nations Unies, ce
forum se d�roulera du 4 au 6 mars 2004, � Rome, en Italie. Il
visera � am�liorer la contribution des partenariats dans la
mise en �uvre des buts et objectifs de d�veloppement durable.
Pour de plus amples renseignements, contacter: Gloria Visconti,
Italian Ministry for the Environment and Territory; tel:
+39-06-5722-8121; fax: +39-06-5722-8180; e-mail:
Visconti.Gloria@minambiente.it; Internet:
http://www.minambiente.it/Sito/settori_azione/pia/docs/forum_sd_eng.pdf.
LA CDD AGISSANT EN GUISE DE PREPCOM DE LA
REUNION INTERNATIONALE SUR L'EVALUATION DE LA MISE EN �UVRE DU
PAB POUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE DES PEID: Cette r�union
aura lieu du 14 au 16 avril 2004, � New York. Pour plus
d'informations, contacter: Diane Quarless, Chief, United
Nations Small Island Developing States Unit, tel:
+1-212-963-4135 fax: +1-917-367-3391; e-mail:
Mauritius2004@sidsnet.org; Internet:
http://www.sidsnet.org.
DOUZIEME SESSION DE LA COMMISSION DU
DEVELOPPEMENT DURABLE (CDD-12): La CDD-12 est pr�vue du 19
au 30 avril 2003, � New York. Comme d�cid� � la CDD-11, la 12�me
session sera "l'ann�e de l'�valuation," consacr�e � la revue
des progr�s accomplis dans la mise en application des
objectifs de d�veloppement durable et � l'identification des
contraintes et des obstacles rencontr�s dans les domaines de
l'eau, de l'assainissement et des �tablissements humains. Pour
plus de d�tails, contacter: UN Division for Sustainable
Development; tel: +1-212-963-2803; fax: +1-212-963-4260;
e-mail: dsd@un.org; Internet:
http://www.un.org/esa/sustdev/csd/csd12/csd12.htm. |