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Publié
par L'Institut
International du Développement Durable (IIDD)
Vol. 05 No. 192
Vendrdi 9 Mai 2003
LES FAITS MARQUANTS DE LA CDD-11:
JEUDI 8 MAI 2003
Les délégués se sont réunis en Plénière,
l'après-midi, pour une séance d'information sur l'état
d'avancement des négociations autour du projet de décision
concernant le programme, l'organisation et les méthodes de
travail futurs de la Commission. Ils se sont également réunis
tout au long de la journée et en nocturne dans deux groupes de
travail parallèles pour le parachèvement des négociations
autour des thèmes respectifs qui leur avaient été confiés. Le
Groupe de Travail I a procédé à l'examen du programme de
travail pluriannuel et de l'organisation future des travaux,
avec deux groupes de contact formés pour négocier les
questions ayant trait à l'Annexe et à l'ordre des réunions. Le
Groupe de Travail II a lui aussi établi deux groupes pour
finaliser les délibérations autour des questions de
l'élaboration des rapports, de la coordination au sein du
système des Nations Unies, des Principaux Groupes Sociaux, des
partenariats, du Bureau, et des PEID. Tard dans la soirée du
jeudi, les négociations se poursuivaient encore autour des
questions des partenariats, du programme de travail, et de
l'organisation des travaux.
LA PLENIERE
Jeudi après-midi, les délégués se réunirent
en plénière pour entendre les rapports des coprésidents des
groupes de travail sur l'état d'avancement des négociations.
Faisant état des progrès réalisés jusque-là, le Président de
la CDD-11, Moosa, exhorta les participants à faire en sorte de
faire aboutir leurs travaux sur l'ensemble des paragraphes en
suspens.
LE GROUPE DE TRAVAIL I
Ce groupe de travail se réunit le matin
pour établir deux groupes de contact, lesquels devaient se
réunir tout au long de la journée et en séance nocturne, pour
traiter des questions du programme et de l'organisation des
travaux.
L'ORGANISATION FUTURE DES TRAVAUX:
Présidé par Richard Ballhorn (Canada), ce groupe de contact
s'est réuni pour négocier les éléments du programme de travail
futur ayant trait à l'objectif, aux conclusions et à l'ordre
des réunions prévues dans le cycle pluriannuel des travaux.
Les délégués parvinrent à un accord sur le
programme de la Session "d'Evaluation" et de la Session "Politique,"
ainsi que sur la suppression des références à la proposition,
faite par un pays industrialisé qui souhaitait voir la CDD
organiser un "Forum Intergouvernemental d'Action." Le
consensus fut réalisé autour de l'idée de tenir une Réunion
Préparatoire pour l'examen des options politiques et de
l'action possible, et pour la préparation des contributions
pouvant être apportées à la "Session Politique."
Le groupe de contact ne parvint pas à
s'entendre sur une proposition avancée par un pays
industrialisé, de rebaptiser la "Session d'Evaluation,"
"Session de Mise en Œuvre et d'Evaluation." Les délégués ne
furent pas, non plus, en mesure de réaliser le consensus
autour de la proposition avancée par nombre de pays
industrialisés et stipulant que les Sessions "d'Evaluation" et
"Politique" doivent mobiliser de nouvelles actions visant à
aplanir les obstacles et les contraintes rencontrés dans la
mise en œuvre. Tard dans la soirée du jeudi, le libellé
appelant à la prévision d'une réunion de haut niveau durant la
"Session d'Evaluation" était encore crocheté.
LE PROGRAMME DE TRAVAIL: Présidé par
Hossein Moeini (Iran), ce groupe de contact se pencha sur le
texte du Coprésident distribué mercredi, et procéda à des
échanges de vues sur: l'approche générale; le nombre de thèmes
devant être abordés dans chacun des cycles; les critères de
sélection des thèmes; l'équilibre entre aspect focalisé et
aspect exhaustif dans la sélection des thèmes; le lien entre
les thèmes; les thèmes spécifiques devant être retenus pour
les deux premiers cycles; et le cycle spécial d'évaluation.
Plusieurs pays industrialisés indiquèrent qu'ils étaient prêts
à s'accorder sur une liste indicative des thèmes à aborder au
delà des trois premiers cycles de travail, soulignant
toutefois l'importance de s'assurer d'un équilibre convenable
entre les aspects exhaustif et focalisé devant être prévus un
nombre limité de sujets. Un groupe de pays industrialisés
suggéra plusieurs critères pour le choix des thèmes, tels que
la cohérence et la gérabilité, la valeur ajoutée, l'absence
d'un foyer institutionnel, et une récente directive
ministérielle. L'eau et l'énergie furent constamment
mentionnées en tant que thèmes à retenir pour les deux
premiers cycles. Un groupe de pays en développement plaida
pour l'obtention d'un cycle consacré à l'évaluation, mais
plusieurs pays industrialisés exprimèrent des doutes quant à
l'utilité d'un tel cycle à ce stade.
Le groupe de contact se réunit de nouveau
en fin de journée pour examiner la révision du papier du
Président. Le papier présente, dans ses paragraphes
introductifs, les considérations qui doivent guider le
programme de travail de la CDD, soulignant que les thèmes
focaux doivent être traités de manière intégrée et que leur
sélection dans un cycle donné, ne diminue en rien l'importance
des autres engagements. Il note également que les thèmes
transversaux doivent être examinés à fond.
S'agissant de la nouvelle version du texte
du président de l'Annexe, les pays en développement
proposèrent de fusionner les colonnes "thèmes focaux" et
"ensemble de thèmes" en une seule colonne "ensembles
thématiques." Après débat, un pays industrialisé produisit un
papier reflétant cette nouvelle approche, et le groupe de
contact commença la négociation du descriptif précis des
thèmes de chacun des cycles, les pays en développement
insistant sur une étroite adhésion aux formulations qu'ils
avaient proposées précédemment. Tard dans la soirée du jeudi,
les négociations se poursuivaient encore.
LE GROUPE DE TRAVAIL II
Ce groupe de travail poursuivit la
négociation du projet de décision du Président et se pencha
également sur les projets de décisions concernant
l'accréditation des ONG et les PEID, dans l'objectif de
parachever le travail sur l'ensemble des questions en suspens.
Le groupe réussit à boucler une bonne partie de ses travaux
mais, tard dans la soirée du jeudi, nombre de paragraphes
figurant dans le projet de décision du Président n'étaient
toujours pas résolus.
L'ELABORATION DES RAPPORTS: Au sujet du
paragraphe proposé par le G-77/CHINE, encourageant la
poursuite du travail sur les indicateurs du développement
durable, au niveau national, les délégués décidèrent
d'utiliser la formulation exacte retenue dans le paragraphe
130 du JPOI, laquelle note l'intégration des considérations
ayant trait au rôle des femmes, à la base volontaire du
travail, et aux conditions et aux priorités nationales. Le
groupe intégra également une proposition suggérant de demander
au Secrétaire Général "d'envisager, le cas échéant, la
considération des progrès réalisés dans ce sens, y compris la
poursuite du travail sur les indicateurs sus-mentionnés, dans
le rapport à la CDD,"
Dans le paragraphe établissant les diverses
considérations devant guider l'élaboration des rapports à
soumettre à la CDD, les délégués passèrent beaucoup de temps à
débattre du sous-paragraphe décrivant les apports requis en
matière d'élaboration des rapports. Le libellé stipulant que
les rapports doivent être "exhaustifs" et axés sur "le thème
focal cadre du cycle," resta crocheté. Les délégués finirent,
cependant, par s'accorder pour dire que le libellé devait se
référer aux contributions apportées par "tous les niveaux, le
cas échéant, notamment ceux national, sous-régional, régional
et mondial." Ils s'accordèrent aussi pour stipuler que la
liste des organisations, des groupes et des institutions
pouvant fournir une contribution, devait être basée sur celle
similaire en cours de négociation dans le Groupe de Travail I.
Les délégués devaient s'accorder ensuite
sur un certain nombre de sous-paragraphes présentant d'autres
considérations devant guider l'élaboration des rapports à
soumettre à la CDD, notamment le fait: que les systèmes
existants doivent être utilisés dans la large mesure du
possible et doivent fournir le gros des données requises;
l'élaboration des rapports doit se focaliser sur les progrès
concrets réalisés dans la mise en œuvre, en tenant compte des
trois dimensions du développement durable; et les rapports
nationaux doivent fournir des renseignements sur l'état
d'avancement des SNDD.
Au sujet des requêtes touchant à la
question de l'élaboration des rapports, faites au Secrétariat,
les délégués finalisèrent les libellés portant sur les sujets
ayant trait au soutien devant être apporté aux pays en matière
d'élaboration des rapports nationaux, et sur l'établissement
des lignes directrices devant encadrer l'élaboration des
rapports. Au sujet de la proposition du G-77/CHINE, de faire
référence à un soutien "technique et financier," le délégué
des ETATS-UNIS clarifia que le Secrétariat fournissait des
"services de conseils d'experts," et non un soutien financier.
Après quelques éclaircissements fournis par le Secrétariat,
les délégués s'accordèrent pour dire que le Secrétariat
apporterait une assistance technique "à travers des sources
régulières et extrabudgétaires."
Au sujet des lignes directrices devant
encadrer l'élaboration des rapports, le délégués des
ETATS-UNIS, appuyé par l'AUSTRALIE, affirma que les lignes
directrices actuelles sont "encombrantes," et appela � leur
simplification. Les d�l�gu�s s'accord�rent sur un libell�
refl�tant ces r�serves. Les d�l�gu�s d�lib�r�rent aussi sur le
point de savoir quelle entit� le Secr�tariat doit-il
consulter, et si les propositions concernant les lignes
directrices devant encadrer l'�laboration des rapports
nationaux devaient, oui ou non, �tre soumises � la CDD, pour
consid�ration. Le MEXIQUE souligna l'importance de la
concertation avec les Secr�tariats des AEM, et le CANADA, avec
la SUISSE, l'AUSTRALIE, l'UE et les ETATS-UNIS, plaida pour la
concertation avec les "parties prenantes." Le G-77/CHINE y fit
objection. Au terme de longues discussions, les d�l�gu�s
s'accord�rent, en guise de compromis, sur des consultations
avec "les Principaux Groupes Sociaux, tel qu'appropri�."
LA COORDINATION AU SEIN DU SYSTEME DES
NATIONS UNIES: Les d�l�gu�s finalis�rent le libell�
consacr� � ce sujet, jeudi apr�s-midi. Au sujet du paragraphe
invitant les organisations au sein du syst�me des Nations
Unies, le FEM, et les institutions financi�res et du commerce
international, � participer dans le travail de la CDD, les
d�l�gu�s approuv�rent, entre autres, les libell�s
reconnaissant l'importance de l'impulsion de la collaboration
et de la coordination dans tous les domaines, y compris celui
des �changes d'information et le partage des connaissances
concernant tous les aspects de la mise en �uvre. Au sujet de
la promotion de la coordination et de la coop�ration entre les
agences, le groupe accepta la proposition de l'UE de demander
au Secr�tariat G�n�ral de pr�senter � l'ECOSOC et � la CDD, un
rapport sur ses activit�s. Au sujet des propositions
soulignant la r�activit� du syst�me des Nations Unies dans le
domaine du d�veloppement durable, les d�l�gu�s apport�rent
leur appui � la proposition de la SUISSE de prendre en ligne
de compte le travail accompli par le groupe de travail ad
hoc sur le suivi des principales conf�rences des Nations
Unies. L'UE proposa l'insertion d'un libell� requ�rant des
renseignements sur le r�sultat des discussions en cours sur la
question des 'task managers'. Au terme de longues discussions
d'�claircissements fournis par le Secr�tariat sur la fonction
et les activit�s du Comit� Ex�cutif, cette proposition ne fut
pas ins�r�e.
LES PRINCIPAUX GROUPES SOCIAUX: Les
d�l�gu�s discut�rent longuement du paragraphe appelant �
l'am�lioration des contributions apport�es des Principaux
Groupes Sociaux, � travers une vari�t� de mesures. Le
G-77/CHINE rejeta un certain nombre de propositions
additionnelles avanc�es par plusieurs pays et appelant � faire
r�f�rence aux scientifiques, �ducateurs et autres parties
prenantes. Compte tenu du d�saccord non r�solu sur la mention
'autres parties prenantes, les d�l�gu�s d�clar�rent, tard
jeudi soir, que la question risquait d'avoir besoin d'�tre
renvoy�e � la Pl�ni�re pour consid�ration, vendredi.
Au terme de longues discussions, le
sous-paragraphe appelant � une implication plus active des
Principaux Groupes Sociaux dans la mise en �uvre fut
finalement approuv�, moyennant l'insertion de la formule "autres
parties prenantes pertinentes," comme propos� par l'UE et
l'AUSTRALIE. Dans le cadre de cet accord, l'UE, les ETATS-UNIS
et d'autres Etats accept�rent une requ�te du G-77/CHINE de
supprimer le paragraphe sp�cifiant les divers(es) corps
constitutifs/ parties prenantes, tels que les handicap�s, les
consommateurs, les �ducateurs, les parlementaires, les media,
et les personnes �g�es.
LES PARTENARIATS: La question des
partenariats fut d�battue tout au long de la journ�e et jusque
tard dans la soir�e. L'UE d�clara que les lignes directrices
pr�sent�es dans le texte n'�taient pas suffisamment
exhaustives, et plaida pour "prendre en ligne de compte" les
Principes Directeurs de Bali et la r�solution 56/76 de
l'Assembl�e G�n�rale. Cela trouva l'opposition du G-77/CHINE,
et les d�l�gu�s s'accord�rent sur un texte de compromis qui "prend
note" de la r�solution et du travail sur la question des
partenariats entrepris dans le processus pr�paratoire du SMDD.
Contr� par l'AUSTRALIE, le G-77/ CHINE proposa que les
partenariats doivent "�tre bas�s sur des fonds nouveaux et
suppl�mentaires." Les d�l�gu�s s'accord�rent sur une
formulation stipulant que les partenariats doivent "inclure la
mobilisation de nouvelles ressources." Outre la mise en
exergue du fait que les partenariats doivent �tre con�us et
mis en �uvre de mani�re responsable, les d�l�gu�s
s'accord�rent �galement sur une proposition de la SUISSE
appelant les partenariats � �tre transparents. Les d�l�gu�s ne
parvinrent pas, cependant, � s'entendre sur le libell�
stipulant que les partenariats doivent �tre compatibles avec
les l�gislations nationales, avec le G-77/CHINE insistant sur
le besoin de les voir en phase avec les priorit�s nationales,
et l'UE, appuy�e par le JAPON et la SUISSE, sugg�rant qu'ils
doivent �tre en harmonie avec les priorit�s du d�veloppement
durable. Les d�l�gu�s d�battirent aussi de l'�tablissement des
rapports concernant les partenariats, avec l'UE plaidant pour
la soumission de rapports biennaux et les Etats-Unis se disant
plut�t favorables � des rapports quinquennaux.
LE BUREAU: Les d�l�gu�s discut�rent de
ce sujet, jeudi apr�s-midi. La NORVEGE et la SUISSE, contr�es
par le G-77/CHINE et les ETATS-UNIS, plaid�rent pour la
transmission d'une recommandation claire concernant le terme
du Bureau. Le G-77/CHINE indiqua pr�f�rer un Bureau
fonctionnant sur le terme d'une ann�e. Les d�l�gu�s d�cid�rent
de transmettre une d�cision � part demandant � l'ECOSOC de
consid�rer le terme du Bureau, en tenant compte du cycle
biennal de la CDD.
LES PEID: John Ashe (Antigua et
Barbuda) pr�senta au groupe un rapport sur les consultations
probantes men�es sur le projet de d�cision concernant les
pr�paratifs de la revue d�cennale de la mise en �uvre du
Programme d'Action de la Barbade (PAB). Le groupe adopta la
d�cision.
L'ACCREDITATION DES ONG: Tard, jeudi
apr�s-midi, les d�l�gu�s participant aux travaux du Groupe de
Travail II abord�rent le projet de d�cision concernant le
statut des ONG et autres principaux groupes sociaux accr�dit�s
aupr�s du SMDD. Le d�l�gu� des ETATS-UNIS proposa un libell�
de rechange, notant qu'il souhaitait s'assurer que ce sujet
sera trait� par la Commission de l'ECOSOC sur les ONG et non
par un quelconque nouveau processus. Le Royaume-Uni,
intervenant au nom de l'UE, souligna le travail � rattraper en
mati�re d'accr�ditation des ONG et la n�cessit� de traiter de
cette question de mani�re rapide. Apr�s un long d�bat, les
d�l�gu�s s'accord�rent sur un paragraphe op�rationnel
recommandant � l'ECOSOC de consid�rer, "en accord avec les
r�gles de proc�dure �tablis des Nations Unies et en prenant
note du travail en cours de la Commission charg�e des ONG, le
statut des ONG accr�dit�es aupr�s du SMDD, de mani�re � ce que
la Commission puisse b�n�ficier de leurs contributions dans
les meilleurs d�lais possibles."
DANS LES COULOIRS
Les n�gociations se sont poursuivies jusque
tard jeudi soir, et des �volutions ont �t� relev�es dans les
positions r�put�es "ancr�es" de bon nombre de pays concernant
les �l�ments encore en suspens du projet de d�cision. Dans
l'intervalle, plusieurs participants non impliqu�s dans les
n�gociations men�es � huis-clos se sont adonn�s � une
r�flexion sur les chances de r�ussite et sur l'efficacit� de
la foire aux partenariats et du centre d'apprentissage.
Certains se f�licitaient de leur inclusion dans la session
officielle; d'autres s'interrogeaient sur "le niveau entre
faible et moyen" la participation dans ces manifestations,
comme constat� en particulier dans le centre d'apprentissage,
et sur la d�cision de les inclure dans le cadre de ce qu'un
observateur a qualifi� "d'affaire compliqu�e et sans attrait
particulier."
A SUIVRE AUJOURD'HUI
PLENIERE: Une Pl�ni�re est pr�vue dans la
Salle de Conf�rence 4 � 10h pour l'adoption des d�cisions de
la session.
RAPPORT DE SYNTHESE ET ANALYSE DU ENB: Le
rapport de synth�se du ENB sur la CDD-11 sera
disponible lundi 12 mai 2003 sur:
http://www.iisd.ca/csd/csd11/ . La version
fran�aise quelques jours plus tard, le temps de finir le
travail de traduction. |